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alex027

Canicule de 2006, réalité ou fiction du réchauffement climatique?

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Très bien dit!bien sûr qu'on ne comprendra jamais tout...

Très bonnes hypothèses...tu verrais plus un refroidissement dû au réchauffement climatique? de toute facon la nature n'a pas fini de nous éblouir et de nous surprendre

Ben disons qu'on peut se poser la question, ne serait ce qu'en voyant ça :

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Ce qui se passe au niveau de tous les Océans de l'Hemisphère Sud est surprenant et les anomalies de surface sont extrêmement négatives, bien sûr là bas c'est l'hiver Austral, mais les anomalies reportées sur cette carte le sont par rapport à des moyennes sur 30 ans à la même date.

Pour plus de précisions là dessus regarder le topic qui est consacré à ce qui se passe dans les couches superieures des océans /index.php?showtopic=16198'>http://forums.infoclimat.fr/index.php?showtopic=16198 -

On peut relativiser et penser que nous n'avons affaire qu'à un phénomène passager mais j'en doute, quant aux explications sur ce retournement de situation c'est simple on n'en a pas vraiment, on a des pistes et des hypothèses mais elles demandent confirmation, tout ce que nous pouvons faire c'est observer et tirer des projections avec les élements que nous avons.

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Location : Saint Hilaire (195m), 20km au Sud de Toulouse (Haute Garonne)

Très bien dit!bien sûr qu'on ne comprendra jamais tout...

Très bonnes hypothèses...tu verrais plus un refroidissement dû au réchauffement climatique? de toute facon la nature n'a pas fini de nous éblouir et de nous surprendre

En l'occurence, en lieu et place de nous "éblouir" (la nature) , elle pourrait plutôt nous "bleuir" si ces hypothèses devaient se vérifier ...

Piloutop

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Quelques remarques en vrac.

- Associer un événement unique et local, ou même deux événements rapprochés (2003, 2006), au RC global n'a pas grand sens. Ces événements peuvent très bien être provoqués par d'autres phénomènes climatiques - les oscillations pluri-annuelles à pluri-décennales sont assez nombreuses, on le sait. Il peut aussi s'agir de variations purement aléatoires du système climatique. Il est évident que plus les canicules sont rapprochées, plus la probabilité qu'elles soient dues au hasard est faible.

- Le RC global tel qu'il est scientifiquement décrit fait état d'un réchauffement progressif dû au piégeage de l'IR sortant par les GES bien diffusés dans toute l'atmosphère terrestre. Mais les mêmes modèles qui analysent ce RC global reconnaissent leur incapacité actuelle à en déduire les variations régionales attendues. Comme ces modèles sont réputés à la pointe de la simulation physico-chimique de la circulation générale et qu'ils intègrent toutes les données disponibles, je ne vois pas comment nous, sur ce forum, pourrions établir avec certitude des rapports de cause à effet entre RC global et T estivales françaises.

- Il faut par ailleurs mesurer avec plus de précision le caractère exceptionnel de ces événements caniculaires. Jean a fait un travail approfondi et très intéressant sur le Sud-Ouest et pour juillet 2006. Malheureusement, les données quotidiennes fiables commencent la plupart du temps après 1940 ou 1950, ce qui nous prive d'une comparaison avec la première phase de réchauffement global (1910-40), à l'époque où les facteurs anthropiques étaient bien moins accentués qu'aujourd'hui, mais où la hausse des Tm globale / décennie a été comparable à 1979-2005 (à cinq centièmes près de mémoire).

- La modification des flux (zonaux > méridiens) suggérée par Torrent paraît une bonne hypothèse de travail sur l'Europe occidentale. Mais peut-on la quantifier, avant même de lui chercher une explication ? Y a-t-il réellement une augmentation des flux méridiens ? Depuis quand exactement, à quelles saisons et dans quelles proportions ? J'ai l'impression "subjective" que les vents du Sud sont plus fréquents qu'auparavant, mais il faudrait avoir une estimation chiffrée. A noter : l'Arctique a déjà connu un réchauffement important en 1910-40 et si les archives sont disponibles, on devrait retrouver une semblable modification des flux sur l'Europe occidentale à cette période, pour cause d'affaiblissement du "front polaire".

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

je ne vois pas comment nous, sur ce forum, pourrions établir avec certitude des rapports de cause à effet entre RC global et T estivales françaises.

évidemment qu'on ne peut établir de façon mathématique rigoureuse un lien de cause à effet direct entre température estivale française et RC.

Ce qu'on peut dire avec certitude c'est qu'il y a similitude entre la tendance d'augmentation des températures estivales françaises et la tendance des températures globales.

C'est tout sauf surprenant.

Il faut par ailleurs mesurer avec plus de précision le caractère exceptionnel de ces événements caniculaires. Jean a fait un travail approfondi et très intéressant sur le Sud-Ouest et pour juillet 2006. Malheureusement, les données quotidiennes fiables commencent la plupart du temps après 1940 ou 1950, ce qui nous prive d'une comparaison avec la première phase de réchauffement global (1910-40), à l'époque où les facteurs anthropiques étaient bien moins accentués qu'aujourd'hui, mais où la hausse des Tm globale / décennie a été comparable à 1979-2005 (à cinq centièmes près de mémoire).

Il y a un paradoxe dans ce paragraphe.Si les relevés de température ne sont pas fiables avant 1940 comment diable peut-on être aussi précis sur le RC avant 1940?

Si l'on s'en réfère aux relevés de température terrestre, sans doute plus fiables que les relevés d'avant 1940 pour les océans, la pente d'évolution de la température entre 1910 et 1945 est moins de la moitié de la pente entre 1970 et 2005.

La modification des flux (zonaux > méridiens) suggérée par Torrent paraît une bonne hypothèse de travail sur l'Europe occidentale. Mais peut-on la quantifier, avant même de lui chercher une explication ? Y a-t-il réellement une augmentation des flux méridiens ? Depuis quand exactement, à quelles saisons et dans quelles proportions ?

Il serait souhaitable en effet de savoir ce qu'en pensent les pros.

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Location : St Georges sur Loire (49), 15 km à l'ouest d'Angers.

Je crois que l'on va pouvoir renommer ce topic : vague de froid d'aout 2006, réalité ou fiction du refroidissement climatique?? default_laugh.pngdefault_innocent.gif

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Si les relevés de température ne sont pas fiables avant 1940 comment diable peut-on être aussi précis sur le RC avant 1940?

Si l'on s'en réfère aux relevés de température terrestre, sans doute plus fiables que les relevés d'avant 1940 pour les océans, la pente d'évolution de la température entre 1910 et 1945 est moins de la moitié de la pente entre 1970 et 2005.

En fait, je parlais ici de données homogénéisées quotidiennes et françaises, en référence au gros travail de Jean sur la canicule de juillet 2006 dans le Sud-Ouest. Il existe environ 70 séries homogénéisées mensuelles et annuelles en France sur 1901-2000. Sur le plan du RC global, je pense que les données 1901-2000 sont assez fiables, surtout dans l'HN. De mémoire, le réchauffement global moyen 1910-40 était de 0,17°C/décennie, celui de 1979-2005 de 0,23°C/décennie (avec une forte hausse dans les dix dernières années).

A propos des relevés quotidiens français, on les dit non-fiables avant les années 1950. La question que je me pose est : si les T relevées ne sont pas fiables en valeur absolue, peut-on quand même les utiliser en valeur relative, par exemple en observant le nb de journées > 90e percentile de la distribution ? Si les T sont surestimées de 1°C (par exemple), à cause de divers biais de mesure comme le mauvais emplacement de la station ou son absence de ventilation, peut-on malgré tout tirer des enseignements, et comparer les grosses chaleurs estivales (sans vouloir dénicher des "records" liés à des valeurs absolues, simplement en observant la durée et l'intensité relatives des vagues de chaleur) ?

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La modification des flux (zonaux > méridiens) suggérée par Torrent paraît une bonne hypothèse de travail sur l'Europe occidentale.

Je ne veux pas paraître prétentieux mais juste apporter cette précision que vous connaissez sans doute :

Ce n'est pas une évolution zonale->méridienne. Le flux zonal n'est pas le plus naturel avec les ondes planétaires. Ces ondes planétaires sont loin d'être de jolies sinusoïdes qui se propagent à une vitesse régulière, notamment à cause des continents mais dans l'ensemble il y a bien une propagation générale d'Ouest en Est.

Et on dirait que ces dernières années ça ne s'arrange pas, avec souvent des ondulations très amples bloquées nous garantissant des flux méridiens assez intenses qui prennent le pas sur les flux océaniques de NW à SW.

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A propos des relevés quotidiens français, on les dit non-fiables avant les années 1950. La question que je me pose est : si les T relevées ne sont pas fiables en valeur absolue, peut-on quand même les utiliser en valeur relative, par exemple en observant le nb de journées > 90e percentile de la distribution ? Si les T sont surestimées de 1°C (par exemple), à cause de divers biais de mesure comme le mauvais emplacement de la station ou son absence de ventilation, peut-on malgré tout tirer des enseignements, et comparer les grosses chaleurs estivales (sans vouloir dénicher des "records" liés à des valeurs absolues, simplement en observant la durée et l'intensité relatives des vagues de chaleur) ?

C'est une excellente question et la réponse est oui, sans aucun doute.C'est d'ailleurs un des principes de l'analyse statistique (je suis entre autres statisticien de formation) :

On ne dispose pas toujours de données sûres, mais si deux données successives ont été obtenues avec la même méthode, on peut toujours les utiliser en valeur relative (comparaison entre elles), même si ces données sont biaisées au départ.

Il existe néammoins des limites à cette possibilité: Il faut que les biais statistiques des deux mesures soient toujours dans le même sens et d'importance relative proche. Il faut aussi que ces biais restent modérés, sans quoi l'analyse perdrait toute signification.

Alain

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