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Alain Coustou

Banquises et changements climatiques

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Le lien est très intéressant (et votre hypothèse ne l'est pas moins). Sait-on si ces gigantesques tourbillons existent partout, ou s'ils sont limités à certaines zones Méditerranée-Atlantique ?

Pour savoir comment se comporte la "tectonique salifère" selon le terme approprié il suffit de recenser les montées de diapirs bien connus des pétroliers. Ces magmas de sels perforent les couches de roches qui leur sont superposées et parfois coincent ainsi du pétrole selon les explications du cnrs... Quant à savoir si cela se produit sur la plaque tectonique islandaise comme s'en inquiète "lc30" sur une autre discussion de la banquise, il suffit de continuer les recherches...

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De rien. Il y a de quoi ne pas s'ennuyer. Mais je ne comprends absolument rien à toutes ces formules...peut-être que d'autre(s) en seront capables

Pour ce qui est de l'influence du climat sur la banquise je viens de lire que la NAO+ amène plus de glace au pôle nord mais je ne sais pas si j'ai bien compris.

Oui le NAO+ amène bien plus de glace au pôle nord comme l'eau du quebec a l'Island est plus froide contrairement lors du NAO-.

Plus d'infos ici -> http://la.climatologie.free.fr/nao/NAO.htm

Williams

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Pour savoir comment se comporte la "tectonique salifère" selon le terme approprié il suffit de recenser les montées de diapirs bien connus des pétroliers. Ces magmas de sels perforent les couches de roches qui leur sont superposées et parfois coincent ainsi du pétrole selon les explications du cnrs... Quant à savoir si cela se produit sur la plaque tectonique islandaise comme s'en inquiète "lc30" sur une autre discussion de la banquise, il suffit de continuer les recherches...

je ne suis pas sur de bien comprendre le débat mais: il n'y a pas de plaque islandaise, l'islande se situant justement a la limite entre plaques Eurasienne et nord americaines. De plus, l'Islande étant donc située sur une dorsale, il n'y a pas de dépots sédimentaires, or les diapirs saliféres sont issu de roches sédimentaires qui sont les seule à méme de fournir des quantitées de sels necessaires à la formation de ces diapirs .....

doncsi je ne me trompe pas, la formation de diapirs saliféres est exclue en islande. par contre il y a ce que l'on appelle un diapir asthénosphérique qui consiste en une remonté de l'asthénosphére sous les zones en extension ce qui est le cas de l'islande.

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Depuis quelques semaines, le différentiel de superficie de glace de la banquise arctique semble tourner aux alentours de moins 300 000 Km² par rapport à la même dâte de l'an passé. On verra en septembre si cette tendance se confirme.

Il existe bien sûr des facteurs météo qui participent aux variations annuelles, sans compter l'influence de la DNA. Mais j'émets l'hypothèse que le ralentissement relatif de ce déficit par rapport à ce qui avait été observé l'été dernier (entre 500 000 et 600 000 Km²) pourrait partiellement être une conséquence de la réduction de l'activité solaire depuis plus de trois ans.

Si cela était, cela irait dans le sens de l'idée (qui est la mienne) selon laquelle l'incidence des variations de l'activité solaire est maintenant (depuis le milieu des années 70) inférieure à celle des autres variables susceptibles d'exercer un effet sur le climat.

On constaterait donc en 2006 un simple ralentissement provisoire de la tendance moyenne au réchauffement et à la réduction de la banquise.

Par contre, cette tendance au réchauffement et au recul de la banquise pourrait logiquement s'accélerer au cours des prochaines années (la remontée de l'activité solaire se conjuguant alors avec les autres facteurs de forcage climatique) et je maintiens intégralement l'analyse et le calendrier prévisionnel que j'ai développés dans d'autres posts sur ce forum (et dans mon dernier livre).

Alain

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1. Il existe bien sûr des facteurs météo qui participent aux variations annuelles, sans compter l'influence de la DNA. Mais j'émets l'hypothèse que le ralentissement relatif de ce déficit par rapport à ce qui avait été observé l'été dernier (entre 500 000 et 600 000 Km²) pourrait partiellement être une conséquence de la réduction de l'activité solaire depuis plus de trois ans.

2. Si cela était, cela irait dans le sens de l'idée (qui est la mienne) selon laquelle l'incidence des variations de l'activité solaire est maintenant (depuis le milieu des années 70) inférieure à celle des autres variables susceptibles d'exercer un effet sur le climat.

Alain

Bonsoir Alain,Je suppose que quand tu parles "d'incidence", tu veux dire "forçage" ?

D'ailleurs je ne comprends pas trop ta déduction 1=>2? En 1 tu supposes que la baisse du forçage solaire explique une diminution de l'area MOINS forte que prévue, ce qui n'est après tout qu'une hypothèse, loin de faire école car les tenants du réchauffements dû aux GES tiennent les fluctuations de l'activité solaire pour entité négligeable ! Et en 2, tu conclus, à partir d'une hypothèse que tu n'as intégrée dans tes modèles que depuis moins de 6 mois que non seulement le forçage par le soleil baisse now, mais en plus que cette baisse est telle que ce forçage devient inférieur au forçage dû aux GES (alors que les incertitudes sur la part relative des forçages sont énormes). Pourrais tu m'éclairer (sans jeu de mot) sans doute ?

D'ailleurs, je pensais que les cycles solaires tendent à montrer qu'on a une plus forte activité en ce moment et pour encore 1 ou 2 ans alors que tu dis que l'activité solaire est en réduction depuis plus de 3 ans ??? As tu une source là dessus ?

Et j'ai une dernière question concernant ta prévision de l'area justement. Je résume les données d'abord :

Hivers 2005, variation de l'area par rapport à l'hiver 2004

-0,3 Mkm2 constatée (area hiver 2004=14 Mkm2, hivers 2005=13.7 Mkm2)

-1,0 Mkm2 (+- 0,2 Mkm2) prévue par ton modèle

Tu avais prévu une réduction de l'area beaucoup plus forte que celle constatée. Or tu m'avais dit que c'est parce que ton modèle n'intégrait pas l'activité solaire. Maintenant, pour la prévision de l'été 2006 c'est fait.

Et tu as prévu ceci :

Eté 2006, variation par rapport à l'été 2005

-0,3 Mkm2 constatée (toujours la même fichue valeur !)

-0,5 Mkm2 (+- 0,2 Mkm2) prévue par ton modèle

Bon il semble qu'il est encore trop tôt pour conclure, la banquise ne sera à son minimum que vers fin aout, courant septembre. Mais il y a quand même un écart de prévision de 90% pour le moment!

Par rapport à 6 mois avant, ta prévision de fonte est meilleure mais encore trop forte malgré l'intégration du forçage solaire. Est ce que tu envisages de rectifier ton modèle à la lumière de ces dernières observations ? Et est ce que ton hypothèse du "double seuil" est toujours d'actualité ?

Merci d'avance pour tes réponses.

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Le documentaire qui vient de passer sur France 2 il y'a 2 jours, me laisse penser que le climat se refroidirait en Europe de l'ouest et se réchaufferait ailleur.

Je crois beaucoup aux effets des rétroactions négatives et positives.

D'ailleur, je pencherais pour cette hypothèse plutôt que la poursuite du réchauffement climatique.

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Le documentaire qui vient de passer sur France 2 il y'a 2 jours, me laisse penser que le climat se refroidirait en Europe de l'ouest et se réchaufferait ailleur.

Je crois beaucoup aux effets des rétroactions négatives et positives.

D'ailleur, je pencherais pour cette hypothèse plutôt que la poursuite du réchauffement climatique.

j'ai vu ce doc et franchement c'etait un peu 'le jours d'aprés' en gros ce doc à le merite de poser les bases de la reflexion a avoir quand aux retroactions dues au changement climatique mais les auteurs jouent sur le sensationalisme. pour exemple, les auteurs évoquent l'augmentation du débits des fleuves russes vers l'océan arctique sur les images d'un mascaret important.... c'est jolie, ca fait peur mais c'est pas tres scientifique quand méme.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

ce qui n'est après tout qu'une hypothèse, loin de faire école car les tenants du réchauffements dû aux GES tiennent les fluctuations de l'activité solaire pour entité

je ne réponds pas à la place d'Alain Coustou mais il me semble que tu confonds évolution de l'activité solaire à court et à long terme.

Sur le CT l'activité solaire dépend du cycle de 11 ans.

Lors de ce cycle la variation d'activité correspond, sur un plan purement thermique, à 0.4W/m2 environ.

Autrement dit entre 2001 maxi solaire et 2007 mini solaire le forçage aura baissé de 0.4W/m2.

Compte tenu de l'inertie on peut estimer (à la louche) que le delta forçage réel infulençant directement la température est de l'ordre de 0.2 W/m2.

Compte-tenu d'une sensibilité climatique qu'on peut évaluer à 0.5°Cm2/W, cela fait des variations de température de 0.1°C sur un plan global.

Ces variations peuvent être plus importantes localement compte-tenu d'une influence possible de l'activité solaire sur la NAO.

Tel est le raisonnement, non pas des tenants de l'ES, mais des scientifiques qui s'occupent de l'évolution du climat et qui bien sûr n'ont aucune raison de privilégier tel ou tel forçage.

A moins de leur prêter quelque intention malhonnête.

Je ne pense pas qu'Alain ait intégré, au départ, les variations cycliques d'activité solaire et à mon avis celles-ci ne peuvent avoir d'importance que pour décrire la situation dans le détail,.

Mais ce qu'il veut dire c'est que , malgré le fait que l'activité solaire baisse (selon son cycle normal), la surface de banquise continue à baisser.

Il semble donc effectivement que cette influence soit négligeable et que l'on peut continuer à l'ignorer en première approximation.

Sur le long terme, cad les 2 dernières décades, il semble que l'on ait relevé une hausse moyenne du forçage solaire de 0.1W/m2.

Ce qui est à relativiser si on compare ce chiffre au delta forçage des GES qui est de l'ordre de 1 W/m2.

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Meteor,

Merci pour ta réponse mais j'ai bien peur de comprendre encore moins default_rolleyes.gif

je ne réponds pas à la place d'Alain Coustou mais il me semble que tu confonds évolution de l'activité solaire à court et à long terme.

Sur le CT l'activité solaire dépend du cycle de 11 ans.

Lors de ce cycle la variation d'activité correspond, sur un plan purement thermique, à 0.4W/m2 environ.

Autrement dit entre 2001 maxi solaire et 2007 mini solaire le forçage aura baissé de 0.4W/m2.

Compte tenu de l'inertie on peut estimer (à la louche) que le delta forçage réel infulençant directement la température est de l'ordre de 0.2 W/m2.

Si c'est un cycle, pourquoi le forçage OBSERVE n'est pas de 0 à la fin du cycle mais de 0.2 W/m2 ? Le 0.2W/m2 (sur 11 ans je présume) correspondrait à une tendance longue alors ? Et si on observe 0.2 W/m2 comme tu le dis, pourquoi on parle d'une valeur de 0.4 W/m2 ? Celle-ci viendrait d'où ? L'inertie à une élévation de température, ça je comprends. Mais l'inertie du forçage, qui plus est, transforme une valeur de 0.4 en 0.2 W/m2, je ne comprends pas le principe, même "à la louche" ?
Mais ce qu'il veut dire c'est que , malgré le fait que l'activité solaire baisse (selon son cycle normal), la surface de banquise continue à baisser.

Il semble donc effectivement que cette influence soit négligeable et que l'on peut continuer à l'ignorer en première approximation.

Bah non justement c'est l'inverse de ce qu'Alain Coustou dit (si j'ai bien compris, ce qui reste à vérifier ) avec cette phrase :
. Mais j'émets l'hypothèse que le ralentissement relatif de ce déficit par rapport à ce qui avait été observé l'été dernier (entre 500 000 et 600 000 Km²) pourrait partiellement être une conséquence de la réduction de l'activité solaire depuis plus de trois ans.

Désolé d'être embêtant, mais les choses restent encore confuses pour moi.C'est important car après tout, l'avenir du toit du monde et accessoirement des ours blancs est en jeu non ? default_blush.png

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Meteor,

Merci pour ta réponse mais j'ai bien peur de comprendre encore moins default_crying.gif

Si c'est un cycle, pourquoi le forçage OBSERVE n'est pas de 0 à la fin du cycle mais de 0.2 W/m2 ? Le 0.2W/m2 (sur 11 ans je présume) correspondrait à une tendance longue alors ? Et si on observe 0.2 W/m2 comme tu le dis, pourquoi on parle d'une valeur de 0.4 W/m2 ? Celle-ci viendrait d'où ? L'inertie à une élévation de température, ça je comprends. Mais l'inertie du forçage, qui plus est, transforme une valeur de 0.4 en 0.2 W/m2, je ne comprends pas le principe, même "à la louche" ?

Bah non justement c'est l'inverse de ce qu'Alain Coustou dit (si j'ai bien compris, ce qui reste à vérifier ) avec cette phrase :

Désolé d'être embêtant, mais les choses restent encore confuses pour moi.

C'est important car après tout, l'avenir du toit du monde et accessoirement des ours blancs est en jeu non ? default_dry.png

euh je crois que je me suis peut-être mal exprimé.

Sur 11 ans, l'activité solaire passe par un maxi puis un mini.

11 ans c'est la période cad que théoriquement le soleil retrouve une activité identique au bout de 11 ans.

Ceci veut dire aussi qu'entre le maxi et le mini il s'écoule 5.5 ans. (on imagine une sinusoïde pour bien comprendre)

Le delta d'activité solaire que j'appelle cyclique est , entre un maxi et un mini, de 0.4 W/m2.

0.4W/m2 sur 5.5 ans est une fluctuation suffisamment rapide pour que l'inertie thermique, principalement océanique, en absorbe la moitié.( c'est peut-être 30, 40,50,60,70% mais c'est le principe)

Il reste donc 0.2W/m2 directement transposable en température.(émission corps noir)

Mais il est bien clair que sur 1 an ce chiffre devient 0.2/5.5 = 0.036 W/m2.an.

Donc, si on regarde la variation de banquise sur un an, c'est ce chiffre qui est à prendre en compte.

Par exemple, entre mai 05 et mai 06, la banquise a baissé de tant alors que l'activité solaire a baissé de 0.036W/m2.

Ce sera encore le cas jusqu'à fév 2007 puis l'activité recommencera à monter.

lorsque Alain dit:

Mais j'émets l'hypothèse que le ralentissement relatif de ce déficit par rapport à ce qui avait été observé l'été dernier (entre 500 000 et 600 000 Km²) pourrait partiellement être une conséquence de la réduction de l'activité solaire depuis plus de trois ans

il fait intervenir, à mon avis, l'aspect cumulatif de la baisse d'activité solaire entre le maxi et le mini.

Je pense plutôt à la variabilité climatique qu'à l'intervention de l'activité solaire pour expliquer les variations se superposant à la tendance de fond.

Concernant le LT, j'ai corrigé le chiffre de 0.2W/m2 sur 20 ans.

C'est plutôt 0.1W/m2.

Ce chiffre est indépendant du cycle, il représente la tendance sur 2 périodes sinusoïdales.

Est-ce plus clair?

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euh je crois que je me suis peut-être mal exprimé.

Sur 11 ans, l'activité solaire passe par un maxi puis un mini.

11 ans c'est la période cad que théoriquement le soleil retrouve une activité identique au bout de 11 ans.

Ceci veut dire aussi qu'entre le maxi et le mini il s'écoule 5.5 ans. (on imagine une sinusoïde pour bien comprendre)

Le delta d'activité solaire que j'appelle cyclique est , entre un maxi et un mini, de 0.4 W/m2.

0.4W/m2 sur 5.5 ans est une fluctuation suffisamment rapide pour que l'inertie thermique, principalement océanique, en absorbe la moitié.( c'est peut-être 30, 40,50,60,70% mais c'est le principe)

Il reste donc 0.2W/m2 directement transposable en température.(émission corps noir)

Mais il est bien clair que sur 1 an ce chiffre devient 0.2/5.5 = 0.036 W/m2.an.

On est bien d'accord qu'en fin de cycle court, on se retrouve avec le forçage initial + un pouillième dû au cycle long. Donc, je suppose que le forçage de 0,4 W/m2 correspond à une mesure directe de la variation de l'activité solaire et le 0.2 W/m2 (ou autre selon la part estimée de l'inertie), c'et ce qu'on trouverait indirectement dans l'élévation de température. Mais comment détermine t on cette deuxième valeur, puisqu'elle est "mélangée" avec les autres contributions comme les GES ou la variation d'albédo ? Sans doute avec les ordres de grandeur physique, comme par exemple le rapport entre la capacité calorifique de l'atmosphère et de la couche supérieure de l'océan non ?. Si je comprends bien, ta valeur de 0,2 W/m2, ce serait juste un ordre de grandeur. Parce ce que cette "inertie", c'est qq chose de bien controversée également (cf position de Lindzen par exemple).
Donc, si on regarde la variation de banquise sur un an, c'est ce chiffre qui est à prendre en compte.

Par exemple, entre mai 05 et mai 06, la banquise a baissé de tant alors que l'activité solaire a baissé de 0.036W/m2.

Ce sera encore le cas jusqu'à fév 2007 puis l'activité recommencera à monter.

Non, non, je ne crois pas qu'on parle de la même chose. On parlais de la variation du rythme de la baisse, pas de la baisse en elle même.Je m'explique: depuis 2 décennies, année après année, à une même date, on constate que la surface de la banquise baisse.

A.Coustou tablait sur une accélération de cette baisse (cf le résumé des chiffres que je donne plus haut). Or il n'y a PAS d'accélération et il l'explique par le fait que l'activité solaire baisse. Alors que toi, tu affirmes au contraire que l'activité solaire qui baisse n'a aucune influence, avec la remarque suivante:

Mais ce qu'il veut dire c'est que , malgré le fait que l'activité solaire baisse (selon son cycle normal), la surface de banquise continue à baisser.

Il semble donc effectivement que cette influence soit négligeable et que l'on peut continuer à l'ignorer en première approximation.

Warff, il ne faut pas qu'on s'embrouille là ! default_crying.gif

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

On est bien d'accord qu'en fin de cycle court, on se retrouve avec le forçage initial + un pouillième dû au cycle long. Donc, je suppose que le forçage de 0,4 W/m2 correspond à une mesure directe de la variation de l'activité solaire et le 0.2 W/m2 (ou autre selon la part estimée de l'inertie), c'et ce qu'on trouverait indirectement dans l'élévation de température. Mais comment détermine t on cette deuxième valeur, puisqu'elle est "mélangée" avec les autres contributions comme les GES ou la variation d'albédo ?

t'en poses des questions!

et bien on ne mesure pas la variation de température due à ce delta forçage, on la calcule à partir d'un coeff de sensibilité climatique.

Le coeff qui semble rassembler le consensus est 0.5°C par W.m-2.

et donc un delta T = 0.1°C

Sinon tu prends la dérivée de la loi de Stefan en assimilant le delta T à un dT et le delta flux à un d flux.

Cela te donne delta T = delta flux/ 4 sigma T^3

pour un delta flux de 0.2W/m2 , sigma = 5.67 10^-8 et T= 288°K cela te donne delta T = 0.0369 °C, bien inférieur à 0.1°C (rétroactions obligent)

Non, non, je ne crois pas qu'on parle de la même chose. On parlais de la variation du rythme de la baisse, pas de la baisse en elle même.

Je m'explique: depuis 2 décennies, année après année, à une même date, on constate que la surface de la banquise baisse.

A.Coustou tablait sur une accélération de cette baisse (cf le résumé des chiffres que je donne plus haut). Or il n'y a PAS d'accélération et il l'explique par le fait que l'activité solaire baisse. Alors que toi, tu affirmes au contraire que l'activité solaire qui baisse n'a aucune influence, avec la remarque suivante:

en effet on ne parlait pas de la même chose.

Bon je ne suis pas trop d'accord qu'on ait mis en évidence une accélération.

Concernant la baisse de la surface de banquise, ce qu'on peut constater pour le moment, c'est une baisse assez régulière.

Ceci dit si on modélisait, en appliquant un delta forçage extérieur constant (comme l'ES), un forçage variable, comme le solaire et que le résultat de ces forçages étaient la diminution de la surface de la banquise, on devrait trouver une évolution différente d'une sinusoïde descendante puisque cette réduction de surface entraînerait une rétroaction positive du fait de l'albédo.

A mon avis une telle évolution n'est pas trop difficile à simuler.

Mais elle n'entraînerait pas une discontinuité telle que la suppute Alain pour cette année.

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Meteor a bien vu ce que je sous-entendais dans mon post, même si il est plus prudent que moi pour 2006. Le cycle solaire de 11 ans implique que les années encadrant le minimum théorique connaissent elles-même une activité inférieure à la moyenne. Il y a de plus une certaine inertie dans les incidences des variables. Exactement comme pour les températures estivales (la durée du jour est maximale fin juin, mais le mois statistiquement le plus chaud est le mois d'aôut).

De plus, le cycle de 11 ans est doublé d'un cycle d'approximativement 22 ans, correspondant au retournement des pôles magnétiques du Soleil.

Enfin, l'activité solaire peut également connaitre des variations plus importantes sur une plus longue durée, d'où l'optimum climatique du Moyen Âge ou le petit âge glaciaire de la fin du 18ème siècle...

Je n'étudie pas spécialement cette activité solaire, mais les observations justifiées qui m'ont été faites à leur sujet m'ont ammené à en tenir compte, avec une marge d'incertitude qui reste importante.

En ce qui concerne la réalisation de mes prévisions l'an passé, la tendance prévue a été confirmée, mais la superficie de réduction des glaces flottantes de la banquise arctique a été moins importante que je ne l'avais calculé (sans tenir compte de la variabilité de l'activité solaire). J'avais initialement envisagé une réduction pouvant aller jusqu'à 1 million de Km², mais j'ai ensuite revu cette prévision à la baisse et le chiffre final s'est trouvé peu éloigné de cette seconde prévision. (la réduction maximale mesurée par Cryospere a cependant été plus importante que celle que tu indiques et a été finalement de l'ordre de 500 000 Km², voire un peu plus).

Et, toujours d'après Cryosphere ( http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...current.365.jpg ), le déficit de l'area de la banquise par rapport à l'an passé à la même époque serait (j'emploie le conditionnel en raison de l'apparente variabilité quotidienne des mesures) actuellement de l'ordre de 500 000 Km², exactement ce que je prévois depuis plusieurs mois pour la fin de cet été.

Inversement, j'avais bien prévu une accélération considérable du dégel du permafrost. Mais mes calculs me montraient que le seuil de dégel devait être franchi en 2005 pour environ 2 millions de Km², ce qui m'a laissé fort perplexe et j'ai alors pensé m'être trompé quelque part. Celà signifiait en effet une telle accéleration que j'ai finalement préféré annoncer un dégel portant sur une superficie de l'ordre de quelques centaines de milliers de Km². Et j'ai eu tort, parceque - finalement - la superficie concernée a bien dépassé 1 million de Km² pour la seule Sibérie occidentale, d'après une équipe russo-britannique.

Moralité : L'important est plus de pouvoir déterminer les tendances, et notamment les éventuelles accélérations (ou décélérations), rétroactions (positives ou négatives), synergies et effets de seuil que de définir des valeurs rigoureusement exactes (de toute manière impossibles à déterminer à cause de la variabilité annuelle naturelle ). Et mon modèle d'équilbre radiatif semi-global est beaucoup trop général pour me permettre de faire des prévisions par pays ou par continent. Je m'y suis risqué une fois et j'ai bien juré qu'on ne m'y reprendrait plus.

Alain

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Meteor a bien vu ce que je sous-entendais dans mon post, même si il est plus prudent que moi pour 2006. Le cycle solaire de 11 ans implique que les années encadrant le minimum théorique connaissent elles-même une activité inférieure à la moyenne. Il y a de plus une certaine inertie dans les incidences des variables. Exactement comme pour les températures estivales (la durée du jour est maximale fin juin, mais le mois statistiquement le plus chaud est le mois d'aôut).

De plus, le cycle de 11 ans est doublé d'un cycle d'approximativement 22 ans, correspondant au retournement des pôles magnétiques du Soleil.

Enfin, l'activité solaire peut également connaitre des variations plus importantes sur une plus longue durée, d'où l'optimum climatique du Moyen Âge ou le petit âge glaciaire de la fin du 18ème siècle...

Je n'étudie pas spécialement cette activité solaire, mais les observations justifiées qui m'ont été faites à leur sujet m'ont ammené à en tenir compte, avec une marge d'incertitude qui reste importante.

Concernant les cycles solaires c'est justement ce que je suis entrain d'etudier et je vois qu'il y a plus de preuve qui montre que les longs cycles solaires ont et ont eu des effets sur le climat.

Sans entrer trop dans les details, l'activite de 11 ans est plus ou moins forte suivant où ce situe jupiter sur sont orbite par rapport a l'aphelie ou le perhilie lors du maximum de l'activite solaire.

Williams

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Pour compléter mes prévisions relatives à l'évolution de la banquise au cours de l'été 2006:

Le passage nord-ouest devrait se trouver libre de glace pendant quelque 2 à 3 semaines à la fin de l'été, contre une semaine en 2005.

Je rappelle que les principaux modèles d'évolution climatique - en dehors du mien - ne prévoyaient pas un tel événement avant au moins une dizaine d'années.

Actuellement, d'après la NOAA, la banquise est très affaiblie et fragmentée au nord du Canada et de l'Alaska.

http://polar.ncep.noaa.gov/seaice/hires/nh.xml

Actuellement encore, l'anomalie négative de superficie de l'area des glaces flottantes de l'Arctique par rapport à la même période de 2005 est (d'après Cryosphere) de l'ordre de 500 000 Km², ce qui est - pour l'instant - tout à fait conforme à mes prévisions, même si j'intégre une importante marge d'incertitude (+ou- 200 000 Km²) dans mes calculs, essentiellement pour tenir compte de la variabilité météorologique et de l'imprécision des mesures.

Vous remarquerez que, comme l'an passé et contrairement au GIEC et à la plupart des prévisionistes du climat, je livre des prévisions permettant de tester ma méthode à très court terme et que j'évite des prévisions hasardeuses et incontrolables à un siècle !

Alain

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Location : Merry la vallée 280m d'alt.

Voici 3 années de l'aréa de la banquise du 25 juin.....

Je trouve que c'est quand meme moins catastrophique que l'année dernière, le bassin artic a l'air d'etre plus compacte.... default_blink.png

Je pense pas qu'on arrivera à une aréa plus faible qu'en 2005.... A suivre

bankiz20045qt.jpg

bankiz20059iz.jpg

bankiz20069ro.jpg

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Voici 3 années de l'aréa de la banquise du 25 juin.....

Je trouve que c'est quand meme moins catastrophique que l'année dernière, le bassin artic a l'air d'etre plus compacte.... default_blink.png

Je pense pas qu'on arrivera à une aréa plus faible qu'en 2005.... A suivre

Très interessant. Affaire à suivre, oui.Je maintiens quand même ma prévision globale concernant l'area des glaces flottantes, basée en partie sur la constance depuis des mois d'un déficit moyen de plusieurs centaines de milliers de Km² par rapport à l'an passé aux mêmes dâtes, déficit lui-même globalement conforme aux conclusions de ma modélisation.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...current.365.jpg

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...urrent.anom.jpg Les anomalies négatives des hivers 88 et 96 n'étaient que des anomalies statistiques totalement isolées et sans aucune suite (peut-être liées à un bog du programme de mesures), contrairement à la situation actuellement observée.

Quant à la perspective de dégagement pendant deux à trois semaines du passage nord-ouest à la fin de l'été 2006, tu remarqueras que la banquise est déjà sensiblement moins compacte que l'an passé au nord du Canada. En ce qui concerne sa situation au nord de l'Alaska, le constat est plus nuancé, mais il existe maintenant un liseré de banquise peu compacte (voire absente) sur quelques Km ou dizaines de Km en bordure de ce territoire, y compris dans des secteurs où une telle situation n'existait pas l'an passé à la fin juin.

Ce n'est encore qu'une hypothèse, mais j'y vois deux explications principales possibles, toutes deux compatibles avec mon modèle: 1°) la banquise hivernale y a été moins épaisse (lien avec un léger réchauffement des eaux des mers arctiques tel que mesuré à la fin de l'été par une mission canado-britannique ?); 2°) Le ruissellement en provenance des terres voisines, accru par le dégel du permafrost, aurait déjà repris, au moins dans certains secteurs (mais je n'ai pas encore d'info à ce sujet).

Quoi qu'il en soit, je maintiens là aussi ma prévision.

Affaire à suivre donc et rendez-vous fin septembre pour conclure. En attendant, il sera possible de faire réguliérement le point sur l'évolution de la banquise au cours de cet été.

Alain

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Location : Bouffémont (95) Val d'Oise 

.

Vous remarquerez que, comme l'an passé et contrairement au GIEC et à la plupart des prévisionistes du climat, je livre des prévisions permettant de tester ma méthode à très court terme et que j'évite des prévisions hasardeuses et incontrolables à un siècle !

Alain

Merci pour ces précisions Alain. Je trouve très interessant tes prévisions à court terme de l'évolution de la banquise. Pourrai tu juste nous préciser dans quelles régions l'anomalie est la plus importante et celles ou au contraire la situation est normale voir excédentaire? Je suis vraiment très inquiet pour les prochaines années en ce qui concerne la banquise arctique. La perspective de voir cette banquise fondre complètement durant la période estivale est importante et ce dans seulement une dizaine d'année à ce rythme là!

a+

Patric95

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Merci pour ces précisions Alain. Je trouve très interessant tes prévisions à court terme de l'évolution de la banquise. Pourrai tu juste nous préciser dans quelles régions l'anomalie est la plus importante et celles ou au contraire la situation est normale voir excédentaire? Je suis vraiment très inquiet pour les prochaines années en ce qui concerne la banquise arctique. La perspective de voir cette banquise fondre complètement durant la période estivale est importante et ce dans seulement une dizaine d'année à ce rythme là!

a+

Patric95

La situation varie d'une année sur l'autre et est très différente d'un secteur arctique à l'autre. Néanmoins, on peut observer que l'amincissement et la fragmentation de la banquise tendent à s'accroitre en de nombreux endroits, en liaison probable avec une reconstitution hivernale plus tardive (dans les zones non permanentes) et peut-être également en liaison avec une tendance au réchauffement - même léger - de la masse des eaux (l'évolution des courants y est sans doute pour quelque chose). Le secteur pour lequel l'anomalie négative tend à être la plus forte est probablement celui de la mer de Barents (il comporte à lui seul l'essentiel de la perte de surface de la banquise).Quant au risque de voir disparaitre en été l'essentiel de la banquise, j'ai calculé qu'il pourrait se concrétiser vers 2017, à 2 ans près (donc dans environ 11 ans). A mon sens - et en l'absence d'un éventuel "hiver volcanique" prolongé - seule une importante réduction de la salinité des eaux de surface pourrait inverser provisoirement la tendance et retarder cette quasi disparition estivale (l'eau douce gèle plus facilement que l'eau salée).

Peu à peu, les prévisions des labos de climatologie se rapprochent d'ailleurs de mon estimation. Voici seulement 4 ou 5 ans, aucun ne prévoyait un tel événement avant le début du 22ème siècle. Actuellement plusieurs d'entre eux, dont le fameux centre Hadley, l'envisagent comme une possibilité avant 2050, voire plus tôt.

Alain

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Quant au risque de voir disparaitre en été l'essentiel de la banquise, j'ai calculé qu'il pourrait se concrétiser vers 2017, à 2 ans près (donc dans environ 11 ans).

Il faudrait quand même une sacrée accélération du réchauffement sur les deux décennies à venir, non ? Quand on regarde les cartes Cryosphere de long terme, on voit que la banquise estivale a perdu environ 2,5 millions de km2 sur les quarante dernières années... mais il en reste quand même presque 8 millions de km2 (sur un maximum séculaire de 12, soit 75%). Même la décennie 1995-2005, réputée la plus chaude surtout dans l'Arctique, n'a pas entraîné une accélération notable des pertes estivales (ni annuelles, on discerne même un léger tassement de la perte).

seasonalextentupdated8ci.jpg

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Location : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Voici 3 années de l'aréa de la banquise du 25 juin.....

Je trouve que c'est quand meme moins catastrophique que l'année dernière, le bassin artic a l'air d'etre plus compacte.... default_blink.png

Je pense pas qu'on arrivera à une aréa plus faible qu'en 2005.... A suivre

Ce pourrait être une bonne nouvelle tout ça, mais j'ai un peu de mal à appréhender une carte sans en avoir la légende. Cependant, malgré cela, si l'on regarde attentivement l'ensemble de ces cartes, ont constate, certes, un caractère plus compact de la banquise mais ce que l'on semble gagner à certains endroits parait perdu à d'autres... Ceci tempère quelque peu le constat initial!

Enfin, je suis étonné de voir, sur les graphiques édités par Charles, que la perte de superficie est encore limitée en période hivernale alors qu'elle s'accentue considérablement sur les autres saisons... Probablement, faut-il aussi compter sur une fragilisation grandissante de la banquise permanente, vis à vis du réchauffement, au fur et à mesure de l'accentuation de la fonte estivale. Plus la surface gelée se réduit en été, plus la réserve de froid aidant à la conservation estivale et au regel hivernal se réduit également.

Ceci pourrait expliquer les prévisions alarmistes quant à la disparition probable de la banquise estivale à l'horizon 2050.

Bon, d'accord, le matin je ne suis pas au top... default_sorcerer.gif :!:

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Location : Les Estables (1350m)

Bonjour,

Est ce quelqu'un à des graphiques de la variation de l'épaisseur de la banquise l'hiver depuis ne serait ce que 30 ans ?

Logiquement on verrait que la banquise est plus fine qu'avant.

default_sorcerer.gif

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Moi je dis qu'il ne faut pas du tout s'inquiéter et que la banquise pourrait progressivement se reformer.

De plus, nous ne sommes pas à l'abri d'un nouveau changement climatique et d'un possible refroidissement si le Gulf stream s'arrétait.

Autre scénario probable, l'explosion d'un volcan (comparable à celui du Tambora en 1816) et qui avait entraîné le fameux été sans soleil en Europe. En ce moment, la ceinture de feu du Pacifique est particulièrement active et nous ne sommes pas à l'abri d'une explosion majeure d'un volcan dans cette zone (exemple en ce moment merpali qui indique des signes inquiétant en ce moment).

Encore une fois, je répète et je martelle nous ne maîtrisons rien du tout du climat et même de ces conséquences possibles. Ils restent de nombreuses inconnues, et nous pouvons rapporter que de simples hypothèses et non des certitudes...

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On peut toujours vivre d'espoir et ne rien faire en tentant de se rassurer avec des "si"...

En ce qui concerne ma prévision à 11 ans environ, elle tient aussi compte de ce que la banquise parait avoir très fortement perdu en épaisseur moyenne (de 40 à 50 %) depuis une quarantaine d'années. Cependant, on ne dispose à ce sujet que de quelques dizaines de sondages ponctuels et il faudra attendre le lancement du satelite européen Cryosat 2 (chargé de mesurer cette épaisseur et son évolution) pour en savoir plus. Désolé, Snowman, il va donc encore falloir patienter deux ou trois ans pour obtenir une réponse précise à ta question. Mais ta supposition est effectivement parfaitement logique...

Quoi qu'il en soit, ce sont au moins les deux-tiers de la masse estivale de la banquise qui semblent avoir déjà disparu depuis une cinquantaine d'années et la tendance devrait s'accélérer en valeur relative au cours des prochaines années.

Quant au fait que le recul hivernal de l'area des glaces flottantes soit peu significatif si on le compare à la tendance au recul estival depuis quelques dizaines d'années (ainsi que le note justement Lolox54), cela s'explique essentiellement par le fait que le bilan radiatif de l'Arctique est peu modifié en hiver par la concentration en GES, vu que la nuit est alors quasi permanente et que quand le soleil apparait, il reste très bas sur l'horizon. On reste donc dans tous les cas au dessous du point de congélation durant la période hivernale... Pour le reste, les observations de Lolox sont plutot pertinentes.

Alain

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On peut toujours vivre d'espoir et ne rien faire en tentant de se rassurer avec des "si"...

Là, Alain, c'est un peu facile default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20"> A ce jour, les usagers du conditionnel se recrutent quand même essentiellement chez les porteurs de mauvaises nouvelles. A défaut d'évolutions exceptionnelles dans le présent, on annonce le pire à venir.

En ce qui concerne ma prévision à 11 ans environ, elle tient aussi compte de ce que la banquise parait avoir très fortement perdu en épaisseur moyenne (de 40 à 50 %) depuis une quarantaine d'années. Cependant, on ne dispose à ce sujet que de quelques dizaines de sondages ponctuels et il faudra attendre le lancement du satelite européen Cryosat 2 (chargé de mesurer cette épaisseur et son évolution) pour en savoir plus . Désolé, Snowman, il va donc encore falloir patienter deux ou trois ans pour obtenir une réponse précise à ta question. Mais ta supposition est effectivement parfaitement logique...

Quoi qu'il en soit, ce sont au moins les deux-tiers de la masse estivale de la banquise qui semblent avoir déjà disparu depuis une cinquantaine d'années et la tendance devrait s'accélérer en valeur relative au cours des prochaines années.

C'est un peu contradictoire : d'un côté tu reconnais que les données sont peu fiables (et elles le sont, les estimations de perte d'épaisseur varient de 10 à 40% selon les auteurs) ; d'un autre côté, tu maintiens que "les deux-tiers" de la masse ont disparu (alors qu'en surface, on est à 25% maxi en été et à presque rien en hiver, cf. schéma plus haut, si tant est que les estimations d'area avant les satellites soient fiables, ce qui n'est pas sûr).

Quant au fait que le recul hivernal de l'area des glaces flottantes soit peu significatif si on le compare à la tendance au recul estival depuis quelques dizaines d'années (ainsi que le note justement Lolox54), cela s'explique essentiellement par le fait que le bilan radiatif de l'Arctique est peu modifié en hiver par la concentration en GES, vu que la nuit est alors quasi permanente et que quand le soleil apparait, il reste très bas sur l'horizon. On reste donc dans tous les cas au dessous du point de congélation durant la période hivernale...

Le dernier point est surtout le plus évident : il faut rappeler qu'en hiver, à certaines extrémités du cercle arctique, le mois le plus chaud a une Tm de -5°C. Mais qu'ailleurs, cela varie en général de -20 à -47°C. Une perte significative de banquise en hiver et en surface demanderait un réchauffement exceptionnel.

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