Cirus

Tendance Hiver 2012/2013

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Cirus   

Je tenais à commencer ce sujet puisque l'année prochaine (année scolaire), je serai à fond dans le boulot en prépa maths sup. Et vu qu'elle est pas mal cotée, je risque d'avoir une pression infernale sur les épaules. Je serai donc un peu coupé de tout, et vu ce que me disait mon cousin concernant les prépas, heum, comment dire lool default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Les modos pourront toujours suspendre ce sujet jusqu'au 1er septembre s'ils le voudront. Cela dépendra de leurs volontés puisqu'il n'est pas l'heure et le moment de commencer un tel sujet.

Dans ce post, je vais utiliser les mêmes méthodes d'investigation et d'analyse que l'an dernier, c'est à dire que je vais surtout me porter sur les forçages externes au complexe tropo-stratosphère arctique. L'étude des forçages internes au complexe tropo-stratosphère arctique sera à consacrer au moment de l'hiver élargi (mi-octobre/mi-avril) lorsque que la variabilité stratosphérique verra le jour. Je vous rappelle que la repolarisation du tourbillon polaire s'effectuera au cours de la première quinzaine de septembre, ce qui dans notre cas (si la récurrence actuelle perdure tout l'été) pourrait être prometteur, puisqu'on reverra peut-être la reconstitution du vortex polaire troposphérique, défavorable à l'épanouissement des pulsions suptropicales vers les latitudes nordiques (ce qui permettrait pourquoi pas l'émergence de notre été indien, mais ici, ce n'est qu'une hypothèse très vague).

La première méthode que je vais utiliser pour anticiper ce qui va peut-être se passer l'hiver prochain est une méthode très globale. Je sais que parmi vous, certains n'aiment (mais vraiment pas du tout) les comparaisons avec des cycles antérieurs supérieurs en amplitude par rapport au cycle 24 (tel que le cycle 22 ou le cycle 23...). Du coup, je vais faire une analyse adaptée à tous étant donné que je vais utilisé des cycles très lointains dans cette analyse. Et pour cause, les cycles de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle sont très similaires au cycle actuel, peut-être légèrement moins important que le cycle 24.

33806632SC.jpg

Par analogie, on peut observer que les cycles 12, 13 (NB: j'ai oublié d'entourer le cycle), 14 et 16.

Pour ces 4 cycles, les niveaux de SSN au niveau des maximums solaires s'échelonnent entre 50 et 70.

C'est légèrement inférieur à ce qui est prévu pour le cycle 24 sur lequel il est établit des prévisions de 70 à 90 de SSN. On verra bien ce que cela donnera pour le maximum du cycle 24 et on y est pas encore rendu puisqu'il est prévu pour le printemps 2013.

417640scmax.jpg

Sur ce tableau, on peut noter que les maximums respectifs des cycles 12, 13, 14, 16 et 24 sont les années 1884, 1894, 1906, 1928 et 2013.

On sait que l'hiver 2012/2013 est l'hiver qui précède directement le maximum du cycle 24. Si on prend le même référentiel (schéma d'évolution de la variabilité de l'activité solaire). Les hivers 1883/1884, 1893/1894, 1905/1906, 1927/1928 sont donc les hivers qui précèdent directement les maximums de cycles respectifs 12,13,14 et 16. Ces hivers sont donc nos hivers d'étude.

Pour le moment, on ne s'intéresse qu'au forçage externe "soleil". On va maintenant un peu se détacher de cette position solarcentriste et nous allons à présent nous intéresser aux autres forçages externes: QBO et ENSO. Seulement, nous savons que les données/mesures stratosphériques ne remontent pas au delà des années 50. Nous allons donc seulement observer l'ENSO.

665139ENSOJMA.jpg

168066ensojma2.jpg

A partir du tableau ci-dessus et du Graphe de William Fondevilla, on peut en tirer que l'hiver 1883/1884 correspond à une la nada légèrement positive, que l'hiver 1893/1894 correspond à un hiver la nina, que l'hiver 1905/1906 correspond à un hiver el nino et que l'hiver 1926/1927 correspond à un hiver la nada légèrement positive.

Selon les modélisations du climate forecast system, l'hiver prochain, on devrait avoir une période el nino plus ou moins importante (nous le verrons bien).

Ainsi l'hiver 1906/1907 serait bien à l'image de notre hiver futur (si on néglige la QBO, vu que nous avons aucune donnée qui relate ce qui s'est passé avant les années 50.

Les hivers 1883/1884 et 1927/1928 peuvent également nous intéresser vu qu'elles ne sont pas bien loin d'une phase el nino.

Mais pour avoir une visions globale, nous allons analysé les 4 hivers précédemment cités.

Pour l'analyse de ces hivers d'étude, je suis désolé, je n'ai eu d'autre choix que de regarder les archives NCEP sur météociel.

Néanmoins, je vais vous donner les liens directs si vous êtes curieux et je vais vous un résumé des différents évènements de ces hivers.

Hiver 1883/1884

SCmax/la nina

http://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?day=1&month=12&hour=0&year=1883&map=0&mode=2

Décembre : AL ou Atlantic Low (avec garage anticyclonique européen cher à philippe ^^). Gonflement tendanciel des HPs sur l'Atlantique en début de mois.

Première vingtaine de janvier : AL

Dernière dizaine de janvier : Zonal

Première quinzaine de février : Zonal

15-20 février: Blocage scandinave (seul blocage en oméga de tout l'hiver)

Dernière dizaine de février: AL

Hiver 1893/1894

SCmax/la nada

http://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?day=1&month=12&hour=0&year=1893&map=0&mode=2

Décembre:

Vortex très concentré sur lui-même. Au cours de la première quinzaine de décembre, on assiste à une zonal très profond.

Blocage européen à la fin du mois.

Janvier:

Blocage en AS (VDF en France dans le même temps) début janvier et AL ensuite.

Zonal au cours des deux dernières dizaines de janvier.

Février:

Zonal au cours de la première qunizaine

15-20 février: Blocage en AS et VDF en France

Zonal ensuite

Hiver 1905/1906

SCmax/el nino

http://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?day=1&month=12&hour=0&year=1905&map=0&mode=2

Vortex très concentré sur l'ensemble de l'hiver.

Aucun véritable blocage en oméga sur l'hiver.

Hiver 1927/1928

SCmax/la nada

http://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?day=1&month=12&hour=0&year=1927&map=0&mode=2

Décembre

Mois de décembre très intéressant avec des pulsions chaudes atlantiques récurrentes et la formation de plusieurs GA (Blocage groenlandais).

4 janvier - 26 février: récurrence à vortex très concentré.

Sur l'ensemble de ces hivers, on remarque malheureusement, que le vortex polaire n'est pas si éclaté. Néanmoins, il y avait parfois de bonnes occasions de VDF sur certains hivers.

L'hiver 1905/1906 qui ressemble le plus à notre futur hiver a été marqué quant à lui, par un vortex très puissant sur l'ensemble de la période DJF.

A l'image de ces hivers, on peut en déduire qu'on risque d'avoir de longues périodes de vortex concentré. Des occasions hivernales pourraient tout de même se présenter.

Ici, vous retrouvez mon analyse stratosphérique du 25 juin dans laquelle j'utilise la même méthode que l'an dernier:

http://www.espacemeteo.com/Prevision-Meteo/Analyse-stratospherique

Dans cette analyse, je me ramène plutôt vers les cycles de l'optimum moderne, puisque nous avons davantage de données.

Globalement, il est possible que le début 2012/2013 soit marqué par un vortex polaire éclaté avec pourquoi pas quelques blocages nordiques.

Pour le reste de l'hiver je serai un peu moins favorable.

Le 25 juin ....

Fin automne / Début hiver 2012

Blocages nordiques récurrents et rejet des storm tracks aux latitudes méridionales

Introduction

Il semblerait que le début d’hiver prochain soit dominé par les forçages externes suivants ENSO+/QBO-/activité solaire modérée.

A l'heure actuelle, nous sommes pour l'instant en QBO- à tous les étages de la stratosphère. Seulement, la QBO de phase ouest devrait commencer à envahir la moyenne stratosphère tropicale à la fin de l'automne ou au début de l'hiver 2012/2013. L'invasion du réservoir stratosphérique par la QBO+ est souvent plus rapide que la QBO-. L'invasion par la QBO+ se fait souvent en un seul trait, tandis que l'invasion par la QBO- se fait en deux temps. Dans un premier temps, la vitesse de propagation de la QBO- est importante entre les niveaux 10 et 30 hpa. Dans un deuxième temps, la vitesse de propagation de la QBO- est beaucoup plus lente entre les niveaux 30 et 70 hpa.

Selon les modèles numériques, nous serions en période el nino l'hiver prochain. Néanmoins, l'intensité de l'ENSO+ restera à définir l'automne prochain (anomalie bien positive, ou proche de la neutralité).

Concernant l'activité solaire, nous serions toujours en phase montante puisque le maximum solaire du cycle 24 serait atteint au cours du printemps 2013.

Etude approfondie des forçages externes au tourbillon polaire

En 2011, les scientifiques Butler et Polvani ont montré qu’il existe un décalage entre les périodes la niña et les périodes el niño quant à la saisonnalité des réchauffements stratosphériques soudains ou Stratospheric Sudden Warmings (SSW). En effet, dans El Nino, La Nina and Stratospheric Sudden Warmings: A reevaluation in light of the observational record, Butler et Polvani ont mis en evidence que les Stratospheric Sudden Warmings ont davantage de chances de se produire au début de l’hiver (novembre, décembre) en période el niño qu’en période la niña sous forme de réchauffements mineurs canadiens (très rarement majeurs).

Nous serions en période el niño selon le modèle numérique Climate Forecast System (CFS), on peut donc en déduire (par argument d’autorité) que des réchauffements stratosphériques canadiens pourraient se manifester au début de l’hiver.

Or, on sait que les réchauffements stratosphériques sont capables de perturber le vortex polaire stratosphérique de manière plus ou moins durable et permettent la variabilité intra hivernale des régimes de temps. Les réchauffements stratosphériques sont les effecteurs des transitions supra synoptiques au cours d’un hiver, permettant le passage d’une récurrence à une autre.

Baldwin et Dunkerton en 2001 ont d’ailleurs montré que la variabilité stratosphérique contribue à la variabilté intra hivernale à travers les Stratospheric Vortex Intensification (SVI) et les Stratospheric Vortex Weaken (SVW) dans Stratospheric Harbingers of Anomaleous Weather Regimes.

On peut également compter sur le fait que les westerlies associées à la QBO+ vont commencer à envahir la moyenne stratosphère et les niveaux 10, 20 hpa à la fin de l’automne et au début de l’hiver. Seulement, il restera fort probablement les easterlies associées à la QBO sur une bonne partie de la basse stratosphère. Sur l’ensemble de la basse stratosphère, les easterlies vont très certainement avoir le dessus par rapport aux easterlies au début de l’hiver. A l’heure actuelle, les easterlies dominent l’ensemble de la basse stratosphère.

En 1980, Holton et Tan ont mis en évidence dans The influence of the equatorial quasi-biennial oscillation on the global circulation at 50 mb que les réchauffements stratosphériques majeurs ont plus de chances de se manifester et que la stratosphère est plus chaude que la normale en QBO de phase est contrairement à une QBO de phase ouest. Par ailleurs, en QBO-, les ondes de Rossby d’origine troposphérique ont davantage de chances d’intéragir avec les propagations vers le bas d’anomalies de vents zonaux (depuis la haute stratosphère) en raison du confinement du vortex polaire stratosphérique. En QBO+, ce dernier s’étend malgré lui vers l’équateur, voire même jusque dans les latitudes tropicales de l’hémisphère sud. De même, l’amplitude des ondes n°1 dans la stratosphère est plus importante en période QBO- qu’en période QBO+ de 40% sur une période de 16 ans.

D’après les investigations du scientifique Gray, dans Solar and QBO influences on the timing of Stratospheric Sudden Warmings (décembre 2004), les anomalies de vents zonaux associées à la QBO auraient davantage d’influence sur le début de l’hiver que sur le milieu de l’hiver et sur la fin de l’hiver. Toujours selon cette étude scientifique, l’association entre QBO- et activité solaire forte entraîne des réchauffements stratosphériques au début de l’hiver (réchauffements canadiens) et à la fin de l’hiver (réchauffement final). Le milieu de l’hiver est souvent caractérisé par un refroidissement intense de la stratosphère.

On peut donc toujours en conclure que le début de l’hiver 2012/2013 pourrait être caractérisé par quelques réchauffements stratosphériques canadiens.

D'après Solar Forcing of Winter Climate Variability in the Northern Hemisphere publié par Inerson, Gray et al, une forte activité solaire induit de fortes émissions de rayons ultraviolets. Ces rayonnements électromagnétiques sont ensuite absorbés par l'ozone au niveau du réservoir stratosphérique, permettant un dégagement de chaleur. Ceci induit une augmentation de la puissance du vortex polaire stratosphérique ainsi que troposphérique. Parmi les forçages externes au tourbillon polaire arctique, seule l'activité solaire semblerait en contradiction en termes de réponse au sein du vortex polaire. Cependant, malgré cela, nous tiendrons davantage compte des conclusions apportées par les recherches de 2004.

Comparaison supra synoptique de situations antérieures

Nous allons ici nous focaliser sur l'évolution des forçages externes au cours du temps, et non pas sur leur intensité. Nous avons déjà utilisé cette méthode l’automne dernier, et cette méthode s’est révélée fructueuse.

4 hivers semblent se rapprocher en termes de forçages externes à l’hiver prochain. Les hivers en question sont les hivers 1958/1959, 1965/1966, 1977/1978 et 1987/1988. Nous allons tenter d’analyser ces 4 hivers en profondeur.

309034qbo.jpg

En observant la QBO, on peut remarquer que tous les hivers d'étude sont caractérisés par la propagation de westerlies dans la moyenne stratosphère. Pour chacun de ces hivers, l'évolution n'est pas strictement identique, mais on peut tout de même remarquer de grandes similitudes au niveau de l'ordre des évènements. Au cours de tous ces débuts d'hiver, la phase positive de la QBO domine la moyenne stratosphère tandis que la phase négative de la QBO domine la basse stratosphère.

Sur le profil vertical de l'atmosphère ci-dessus, les traits rouges représentent les débuts de phase QBO- à 10 hpa. Les flèches bleues représentent les propagations respectives d'easterlies et de westerlies.

709764soleil.jpg

Sur ce graphique, on observe que pour les 4 hivers d'étude, nous avons un excédent plus ou moins prononcé de tâches solaires au niveau de l'hémisphère nord du soleil par rapport à son hémisphère sud, comme cela pourrait être le cas pour le prochain hiver. On remarque de surcroît que les hivers 1965/1966, 1977/1978 et 1987/1988 sont situés au niveau de phases montantes d'activité solaire (nous serons également en phase montante d'activité solaire au cours de l'hiver 2012/2013). Concernant l'hiver 1958/1959, il est situé précisément au niveau du maximum solaire du cycle 19 comme cela pourrait être le cas pour l'hiver 2012/2013 (maximum solaire du cycle 24 projeté pour le printemps 2013).

560052enso.jpg

Par ailleurs, ces hivers ont été caractérisé par une anomalie légèrement positive de la phase ENSO (El Nino Southern Oscillation). L'hiver 2012/2013 sera de même dominé par une phase El Nino peu intense.

Ainsi, on remarque que les structures sont homologues, ce qui nous permettra ainsi d'effectuer une tendance saisonnière pour l'hiver prochain. Avant d'effectuer cette tendance, nous allons observer si ces 4 hivers d'étude présentent de fortes ressemblances quant à la dynamique atmosphérique à l'intérieur du complexe tropo-stratosphère.

114414nam.jpg

On peut observer sur les profils verticaux de l'atmosphère que les débuts d'hiver qui nous intéressent ont été dominé par des décrochages d'anomalies négatives de Norther Annular Mode de la stratosphère vers la troposphère, issus de réchauffements stratosphériques canadiens (parfois mineurs, parfois majeurs). Lorsque ces déferlements de NAM- atteignent la troposphère, le vortex polaire s'éclate, se fracture, permettant la formation de blocages nordiques et une méridionalisation du jet stream. Par ailleurs, nous allons le montrer à travers les composites ci-dessous (fracture précoce du tourbillon polaire troposphérique).

799231DEC.jpg

Ces 4 cartes représentent la période mi-novembre/mi-décembre des hivers 58/59, 65/66, 77/78 et 87/88. Sur ces 4 cartes, on observe des anomalies de hauts géopotentiels au niveau des latitudes nordiques et des anomalies de bas géopotentiels rejetées vers les latitudes méridionales. Ces observations communes nous laisse envisager que le prochain hiver sera de la même façon (par analogie), caractérisé par des blocages nordiques récurrents et un jet stream positionné très au sud par rapport à sa position normale.

Conclusion

Le début de l’hiver élargi pourrait donc être caractérisé par une activité non négligeable des ondes de Rossby ou planétaires au sommet de la stratosphère. La probabilité de réchauffement stratosphérique canadien est tout de même important, favorable à l’instabilité précoce du vortex polaire stratosphérique ainsi que troposphérique. La température au niveau de la moyenne stratosphère pourrait subir de nombreuses fluctuations.

La situation serait potentiellement favorable à l’enracinement de blocages récurrents au niveau des latitudes nordiques, accompagné d’un rejet du jet stream et des storm tracks vers les latitudes méridionales.

Cette période pourrait être suivie par un refroidissement général de la haute stratosphère vers la basse stratosphère, entraînant pourquoi pas la reconstitution du vortex polaire sur sa verticale, le renforcement des westerlies dans la stratosphère.

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Cirus   

Pour ce qui est de l'hiver 2012/2013, quand on y sera, il faudra plus analyser les forçages internes au couple tropo-stratosphère arctique (Variabilité stratosphérique, activité ondulatoire), même si on pourra continuer à analyser ses forçages externes (MJO...).

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Sebaas   

Rdv au 1er septembre, quand on rentrera dans les 3 derniers mois avant l'hiver métérologique. Et comme c'est la règle sur le forum de prévi saisonnière, sans quoi on en aurait qui nous sortiraient des prévi à 1 an (d'hiver en hiver, forcément... dry.png )

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Invité Guest   
Invité Guest

1er septembre, GO! laugh.png

Les fauves sont lachés.scared.gif

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alex2b01   

Les fauves sont lachés.scared.gif

La meilleure saison arrive ! laugh.png

Tendance pression CFS :

glbz700Sea.gif

Si seulement ça se réalisait ... ! DJF+JFM = dépressionnaire en méditerranée/Europe de l'O et HP en Europe du Nord-Ouest

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Beau boulot cirrus. pas eut trop le temps de lire tout tout. mais tes propos tiennent la route. En tout cas j'ai confiance en tes prev saisonnières, car l'an dernier tu nous a fait une belle démonstration avec la grosse VDF qui c'est déroulé a peu près dans ton timing prévut, mais surtout dans son déclenchement!

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Invité Guest   
Invité Guest

C'est vrai que la vision de Cirus a beaucoup de poids et que j'y attache beaucoup d'importance pour la prévision de notre hiver.

A voir quand mème l'intensité de El Nino et les sequelles de la débacle Arctique 2012.

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judd   

Ouè... Bon, pour le moment, globalement les chiffres sont pour un réchauffement mais bon.

Sinon, je vais poster ici ma petite idée, elle est aussi valable pour l'Automne d'ailleurs.

Il faut à mon avis se tourner vers le drame Arctique du moment qui voit sa glace fondre à vitesse grand V et sans commune mesure depuis le suivi et les relevés concernant l'Aréa...

Enormément d'eau libre à ce jour. Jamais il y en a eu autant depuis que nous autres Icéens de tout âges somme sur terre.

A mon avis, il y aura forcément une incidence et un impact sur nos saisons, à commencer par l'automne et l'hiver.

Je pense que cette eau libre qui a eu le temps de se charger d'énergie solaire durant l'été va contribuer à dynamiser la cyclogénèse et certainement modifier le comportement et la puissance du VP. Ca risque de swinguer la haut. Le résultat peux conduire sur deux options.

1/ Dynamisme portant à favoriser les décrochements polaire à des latitudes plus basse = Frais et humide

2/ Possibilité de l'abaissement du Storm Track et, pourquoi pas revoir le grand retour des flux zonaux doux et humide.

En tout cas, sans me prononcer sur les T°, je pense à l'humidité et non le sec pour cet automne et cet hiver.

A voir comment les premières dynamiques Automnales vont se comporter.

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Cirus   

Beau boulot cirrus. pas eut trop le temps de lire tout tout. mais tes propos tiennent la route. En tout cas j'ai confiance en tes prev saisonnières, car l'an dernier tu nous a fait une belle démonstration avec la grosse VDF qui c'est déroulé a peu près dans ton timing prévut, mais surtout dans son déclenchement!

C'est vrai que la vision de Cirus a beaucoup de poids et que j'y attache beaucoup d'importance pour la prévision de notre hiver.

A voir quand mème l'intensité de El Nino et les sequelles de la débacle Arctique 2012.

Merci bcp Maxicobra et Philippe wink.png

Mais comme je dis à chaque fois, je ne suis pas infaillible. Et il arrivera forcément un jour où je vais me tromper.

C'est étonnant de voir à quel point leur discours est proche de celui de cirus. Spoil ou recherches parallèles ?

En tout cas ils sont en accords sur de nombreux points.

oui c'est presque pareille!

Bizarrement, je n'arrive pas à accéder au contenu du site.

Ouè... Bon, pour le moment, globalement les chiffres sont pour un réchauffement mais bon.

Sinon, je vais poster ici ma petite idée, elle est aussi valable pour l'Automne d'ailleurs.

Il faut à mon avis se tourner vers le drame Arctique du moment qui voit sa glace fondre à vitesse grand V et sans commune mesure depuis le suivi et les relevés concernant l'Aréa...

Enormément d'eau libre à ce jour. Jamais il y en a eu autant depuis que nous autres Icéens de tout âges somme sur terre.

A mon avis, il y aura forcément une incidence et un impact sur nos saisons, à commencer par l'automne et l'hiver.

Je pense que cette eau libre qui a eu le temps de se charger d'énergie solaire durant l'été va contribuer à dynamiser la cyclogénèse et certainement modifier le comportement et la puissance du VP. Ca risque de swinguer la haut. Le résultat peux conduire sur deux options.

1/ Dynamisme portant à favoriser les décrochements polaire à des latitudes plus basse = Frais et humide

2/ Possibilité de l'abaissement du Storm Track et, pourquoi pas revoir le grand retour des flux zonaux doux et humide.

En tout cas, sans me prononcer sur les T°, je pense à l'humidité et non le sec pour cet automne et cet hiver.

A voir comment les premières dynamiques Automnales vont se comporter.

Je pense également que la fonte assez extraordinaire de la banquise arctique aura un impact non négligeable sur l'hiver prochain.

De nombreuses études scientifiques ont tenté de découvrir les conséquences que pourraient avoir un océan arctique libre de glace en été sur la dynamique atmosphérique de l'hémisphère nord et plus particulièrement dans la stratosphère.

Il y a déjà eu quelques tentatives en 2009 sur l'impact que pouvait avoir la fonte de la banquise sur l'ozone stratosphérique.

Ici, voici, une étude (un peu l'une des premières "dans le genre") qui traite les conséquences que pourraient avoir une arctique libre de glace sur la stratosphère.

Implications of all season Arctic sea-ice

anomalies on the stratosphere

Cai et al (2012)

http://www.atmos-che...-12423-2012.pdf

En bref, dans la troposphère, on perdrait les schémas classiques de l'AO.

Et l'AO s'exprimerait plus dans la neutralité.

Dans la stratosphère, les modélisations ont montré que le vortex polaire stratosphérique serait plus stable en novembre décembre.

La stratosphère serait anormalement froide pour les deux mois en questions, ce qui se traduirait par des valeurs nettement positives de Northern Annular Mode.

Pour le reste de l'hiver élargi, stratosphère légèrement plus chaude que la normale, mais pas franchement de réponse signifiante.

Dans cette étude, on parle également de "tipping point" (cf théorie du basculement).

Quand on sait que la banquise estivale pourrait disparaître complètement dans les années 2020...

ici, voici une étude qui montre que la fonte du pack près des côtes sibériennes favorise l'implantation des hautes pressions au niveau des hautes latitudes sur le continent eurasiatique, permettant les décrochages polaires au coeur du continent.

Influence of low Arctic sea-ice minima on anomalously cold

Eurasian winters

Honda et al (2008)

http://media.cigionl...ian winters.pdf

Bref, la fonte de la banquise arctique n'est pas sans effet sur la dynamique atmosphérique.

On risque bien de perdre les schémas classiques de l'AO -surtout pendant la période estivale (ce qui est déjà le cas malheureusement)- .

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Sebaas   

Je rappelle à toutes fins utiles que les prédictions issues de sombres blog climato-sceptiques et autres ayatollahs promettant une nouvelle et imminente glaciation n'ont pas leur place ici. Supprimées sans sommation, et preview à la clé garantie pour leurs auteurs ou ceux qui relaient ce genre d'absurdité...

EDIT: et à ceux à qui ça ne plait pas, ils sont libres d'aller voir ailleurs dry.png

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judd   

Je rappelle à toutes fins utiles que les prédictions issues de sombres blog climato-sceptiques et autres ayatollahs promettant une nouvelle et imminente glaciation n'ont pas leur place ici. Supprimées sans sommation, et preview à la clé garantie pour leurs auteurs ou ceux qui relaient ce genre d'absurdité...

EDIT: et à ceux à qui ça ne plait pas, ils sont libres d'aller voir ailleurs dry.png

En effet, il le fallait..... Sans fondement sans rien... ça ne fait pas avancer les choses.

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judd   

Je colle mon message ici également. ça a sa place.

Posté aujourd'hui à 18:52

/index.php?app=forums&module=forums&section=findpost&pid=1906152'>snapback.pngespacesdumonde, le 02 septembre 2012 - 15:44 , dit :

Bonsoir,

Article intéressant à la une du site "contre info", bon résumé de la situation, très complet.

Lien : http://contreinfo.info/

A propos, que pensez vous de l'hypothèse qu'ils avancent ; à savoir qu'une réduction de la force des courants jet aux hautes latitudes augmenterait l'apparition de situations avec circulatuion méridienne (c'est à dire des masses chaudes remontant plus souvent vers le nord et des masses froides descendant plus facilement vers le sud) ? Car ces masses d'air ne seraient plus bloquées par ces forts courants d'altitude et seraient donc moins reprises dans la circulation d'ouest vers l'est.

Merci

Clément

Moi, ce que j'en pense c'est simple, j'y crois. Pourquoi ?

En fait, j'en parlais en prévis saisonnière. Le cyclonisme devrait être plus costaud sur le pole, le VP devrait s'en retrouver boosté mais par contre, dans le contexte actuel de réchauffement, le masse chaude remonteront plus facilement et le VP devrait se retrouver chamboulé et souvent se faire éclater. Du coup, les coulées froides devraient plus facilement descendre à des latitudes plus basse. Le tout est de savoir où et ça c'est ???

On a déjà constaté ce dynamisme depuis 2005, c'est de plus en plus fréquent que les vagues de froid sévère atteigne la Grèce, le sd de la Turquie ou encore le Nord de l'Afrique comme l'hiver dernier en Algérie et même la neige dans le désert !

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phoenix   

Je pense également que la fonte assez extraordinaire de la banquise arctique aura un impact non négligeable sur l'hiver prochain.

De nombreuses études scientifiques ont tenté de découvrir les conséquences que pourraient avoir un océan arctique libre de glace en été sur la dynamique atmosphérique de l'hémisphère nord et plus particulièrement dans la stratosphère.

Il y a déjà eu quelques tentatives en 2009 sur l'impact que pouvait avoir la fonte de la banquise sur l'ozone stratosphérique.

Ici, voici, une étude (un peu l'une des premières "dans le genre") qui traite les conséquences que pourraient avoir une arctique libre de glace sur la stratosphère.

Implications of all season Arctic sea-ice

anomalies on the stratosphere

Cai et al (2012)

http://www.atmos-che...-12423-2012.pdf

En bref, dans la troposphère, on perdrait les schémas classiques de l'AO.

Et l'AO s'exprimerait plus dans la neutralité.

Dans la stratosphère, les modélisations ont montré que le vortex polaire stratosphérique serait plus stable en novembre décembre.

La stratosphère serait anormalement froide pour les deux mois en questions, ce qui se traduirait par des valeurs nettement positives de Northern Annular Mode.

Pour le reste de l'hiver élargi, stratosphère légèrement plus chaude que la normale, mais pas franchement de réponse signifiante.

Dans cette étude, on parle également de "tipping point" (cf théorie du basculement).

Quand on sait que la banquise estivale pourrait disparaître complètement dans les années 2020...

ici, voici une étude qui montre que la fonte du pack près des côtes sibériennes favorise l'implantation des hautes pressions au niveau des hautes latitudes sur le continent eurasiatique, permettant les décrochages polaires au coeur du continent.

Influence of low Arctic sea-ice minima on anomalously cold

Eurasian winters

Honda et al (2008)

http://media.cigionl...ian winters.pdf

Bref, la fonte de la banquise arctique n'est pas sans effet sur la dynamique atmosphérique.

On risque bien de perdre les schémas classiques de l'AO -surtout pendant la période estivale (ce qui est déjà le cas malheureusement)- .

Salut j'espère que tu pourras participer grandement à la prévision de l'hiver même si tu n'auras pas beaucoup de temps. Tes analyse sur la stratosphère sont entrain de payé sur les tendances saisonnières comme tu nous l'a montré l'hiver dernier et même si il arrive à tous le monde de se tromper, le but est de comprendre pourquoi et avancé dans le progrès de cette discipline ce qui est arrivé avec tous ces mécanismes stratosphérique.Pour les tendances, pour toi ce serait donc une AO neutre et des valeurs positive de la NAM du à une stratosphère froide pour Novembre/Décembre.

Ce qui se traduirait en toute logique par une NAO+ donc une récurrence des flux zonaux pour Novembre/Décembre donc une tendance plutôt douce et humide en perspective d'après tes analyses ?

Par contre ce que je ne comprend pas c'est le fait que si les HP envahissent le pôle (si le responsable est la fonte des glaces), ce qui donnerait des récurrences AO- donc de NAO- également.

Après ce que je remarque est que la tendance pour les prochains moins est un QBO- couplé à un ENSO+, l'effet de ce dernier sur l'Europe n'est pas avéré cependant on remarque que leurs associations ont tendances à moins que je me trompe de donné

une tendance négative à l'AO et NAO donc une tendance à priori froide sur l'Europe à l'image de ce qui s'est passé en 2010.

A la différence que l'activité solaire est plus dynamique qu'il y a deux ans bien qu'on est connu plus forte activité à l'approche d'un supposé maximum solaire.

Je colle mon message ici également. ça a sa place.

Posté aujourd'hui à 18:52

/index.php?app=forums&module=forums&section=findpost&pid=1906152'>snapback.pngespacesdumonde, le 02 septembre 2012 - 15:44 , dit :

Bonsoir,

Article intéressant à la une du site "contre info", bon résumé de la situation, très complet.

Lien : http://contreinfo.info/

A propos, que pensez vous de l'hypothèse qu'ils avancent ; à savoir qu'une réduction de la force des courants jet aux hautes latitudes augmenterait l'apparition de situations avec circulatuion méridienne (c'est à dire des masses chaudes remontant plus souvent vers le nord et des masses froides descendant plus facilement vers le sud) ? Car ces masses d'air ne seraient plus bloquées par ces forts courants d'altitude et seraient donc moins reprises dans la circulation d'ouest vers l'est.

Merci

Clément

Moi, ce que j'en pense c'est simple, j'y crois. Pourquoi ?

En fait, j'en parlais en prévis saisonnière. Le cyclonisme devrait être plus costaud sur le pole, le VP devrait s'en retrouver boosté mais par contre, dans le contexte actuel de réchauffement, le masse chaude remonteront plus facilement et le VP devrait se retrouver chamboulé et souvent se faire éclater. Du coup, les coulées froides devraient plus facilement descendre à des latitudes plus basse. Le tout est de savoir où et ça c'est ???

On a déjà constaté ce dynamisme depuis 2005, c'est de plus en plus fréquent que les vagues de froid sévère atteigne la Grèce, le sd de la Turquie ou encore le Nord de l'Afrique comme l'hiver dernier en Algérie et même la neige dans le désert !

Je suis d'accord que les flux zonaux se sont fait très discret du moins beaucoup plus que dans les années 90. De ce fait nous avons globalement des hivers plus froid qu'en cette décennie. Depuis 2005, nous avons connu 4 hivers froids dont 3 faisant preuve d'anomalie négative pas vu une seul fois depuis 1991 (anomalie inférieurs -1°c cf: 71/2000). Depuis 1991 et ce jusqu'en 2005, nous avons dénoté aucun hiver réellement froid ce qui est du à ses flux zonaux omniprésent en cette période. Il y a eu la VDF de 1997 mais très honnêtement cet hiver fut au final dans les normes 71/2000 ( je prend cette référence car connaissant les anomalies de ces hivers).

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Cirus   

Salut j'espère que tu pourras participer grandement à la prévision de l'hiver même si tu n'auras pas beaucoup de temps. Tes analyse sur la stratosphère sont entrain de payé sur les tendances saisonnières comme tu nous l'a montré l'hiver dernier et même si il arrive à tous le monde de se tromper, le but est de comprendre pourquoi et avancé dans le progrès de cette discipline ce qui est arrivé avec tous ces mécanismes stratosphérique.

Pour les tendances, pour toi ce serait donc une AO neutre et des valeurs positive de la NAM du à une stratosphère froide pour Novembre/Décembre.

Ce qui se traduirait en toute logique par une NAO+ donc une récurrence des flux zonaux pour Novembre/Décembre donc une tendance plutôt douce et humide en perspective d'après tes analyses ?

Par contre ce que je ne comprend pas c'est le fait que si les HP envahissent le pôle (si le responsable est la fonte des glaces), ce qui donnerait des récurrences AO- donc de NAO- également.

C'est dans ce domaine que tu dis que l'AO se dérèglerait c'est à dire que l'AO et la NAO ne concorderait plus aussi bien qu'avant car logiquement si les HP/HG sont présente en haute latitudes, les flux méridionaux deviennent majoritaire.

Après ce que je remarque est que la tendance pour les prochains moins est un QBO- couplé à un ENSO+, l'effet de ce dernier sur l'Europe n'est pas avéré cependant on remarque que leurs associations ont tendances à moins que je me trompe de donné

une tendance négative à l'AO et NAO donc une tendance à priori froide sur l'Europe à l'image de ce qui s'est passé en 2010.

A la différence que l'activité solaire est plus dynamique qu'il y a deux ans bien qu'on est connu plus forte activité à l'approche d'un supposé maximum solaire.

Merci Phoenix default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

Oui, j'aurais bcp de mal à poster cet hiver. Reste à voir la charge de travail que j'aurai cette année en maths sup.

Rentrée après-demain.

En faîtes, dans mon post que tu as cité, ce sont les résumés brefs des 2 études scientifiques que j'évoque.

Il n'y a pas de prévisions TLT dans ce post^^.

Mes tendances saisonnières se trouvent dans le post d'ouverture tout en haut.

L'étude de Cai et al met en relief les conséquences que pourraient avoir une banquise arctique estivale complètement disparue (scénario "no-ice" dans les figures) sur la stratosphère ainsi que sur la troposphère. Ce ne sont que des modélisations pour les décennies futures, mais cette étude mérite quand même le détour puisque c'est la première à tenter d'appréhender les effets d'un océan arctique libre de glace sur la stratosphère sur la question de la dynamique.

Pour en revenir aux tendances saisonnières, en bref ...

Début d'hiver marqué par un vortex polaire instable. SSW canadiens possibles. Température moyenne stratosphérique fluctuante.

(conclusion de mon premier post de ce topic).

Probabilité de décrochages polaires plus importante.

Pour janvier et février, je ne me suis pas encore prononcé sur ces deux mois il me semble, enfin, je ne sais plus.

Mais pour ces deux mois, je verrais plutôt une stratosphère plus froide et un vortex polaire un peu plus stable.

Mais tout ça méritera confirmation à l'entrée de l'hiver.

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judd   

Pour ma part, j'ajouterais tout de même que cette possibilité de décrochements et de VDF plus courantes et plus marquée fait partie du processus de réchauffement et non d'un refroidissement. Ca devrait durer le temps de la transition avant que ça s'équilibre sur le pôle. Peut être 5,10,20 ou 30 ans.

A suivre en tout cas. Le sujet est très intéressant.

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phoenix   

Merci Phoenix wink.png

Oui, j'aurais bcp de mal à poster cet hiver. Reste à voir la charge de travail que j'aurai cette année en maths sup.

Rentrée après-demain.

En faîtes, dans mon post que tu as cité, ce sont les résumés brefs des 2 études scientifiques que j'évoque.

Il n'y a pas de prévisions TLT dans ce post^^.

Mes tendances saisonnières se trouvent dans le post d'ouverture tout en haut.

L'étude de Cai et al met en relief les conséquences que pourraient avoir une banquise arctique estivale complètement disparue (scénario "no-ice" dans les figures) sur la stratosphère ainsi que sur la troposphère. Ce ne sont que des modélisations pour les décennies futures, mais cette étude mérite quand même le détour puisque c'est la première à tenter d'appréhender les effets d'un océan arctique libre de glace sur la stratosphère sur la question de la dynamique.

Pour en revenir aux tendances saisonnières, en bref ...

Début d'hiver marqué par un vortex polaire instable. SSW canadiens possibles. Température moyenne stratosphérique fluctuante.

(conclusion de mon premier post de ce topic).

Probabilité de décrochages polaires plus importante.

Pour janvier et février, je ne me suis pas encore prononcé sur ces deux mois il me semble, enfin, je ne sais plus.

Mais pour ces deux mois, je verrais plutôt une stratosphère plus froide et un vortex polaire un peu plus stable.

Mais tout ça méritera confirmation à l'entrée de l'hiver.

Merci de cette réponse Cirus. Oui j'ai mal compris alors car je me disais aussi comment l'AO et la NAO pourrait ne pas devenir négative si les HP commençait à envahir de manière massive le pôle comme en 2010.Donc pour toi un début d'hiver avec une tendance froide ce qui pourrait collé avec la configuration QBO-/ENSO+ puis une stratosphère plus froide. Généralement avec une stratosphère froide, ce serait une tendance plus douce qui pourrait s'imposer avec le retour de flux zonaux mais bon c'est assez flou à 4/5 mois des échéances.

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judd   

Merci de cette réponse Cirus. Oui j'ai mal compris alors car je me disais aussi comment l'AO et la NAO pourrait ne pas devenir négative si les HP commençait à envahir de manière massive le pôle comme en 2010.

Donc pour toi un début d'hiver avec une tendance froide ce qui pourrait collé avec la configuration QBO-/ENSO+ puis une stratosphère plus froide. Généralement avec une stratosphère froide, ce serait une tendance plus douce qui pourrait s'imposer avec le retour de flux zonaux mais bon c'est assez flou à 4/5 mois des échéances.

C'est aussi une probabilité à ne pas négliger. En effet, les perturbations des circulations de masses d'air peuvent également conduire à un abaissement du Storm-track qui depuis plus de 10 ans c'est retiré bien au Nord.

Dans ce cas, des hivers aux allures de 90 - 2000 sont aussi probable.

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mike   

Merci Phoenix wink.png

Oui, j'aurais bcp de mal à poster cet hiver. Reste à voir la charge de travail que j'aurai cette année en maths sup.

Rentrée après-demain.

En faîtes, dans mon post que tu as cité, ce sont les résumés brefs des 2 études scientifiques que j'évoque.

Il n'y a pas de prévisions TLT dans ce post^^.

Mes tendances saisonnières se trouvent dans le post d'ouverture tout en haut.

L'étude de Cai et al met en relief les conséquences que pourraient avoir une banquise arctique estivale complètement disparue (scénario "no-ice" dans les figures) sur la stratosphère ainsi que sur la troposphère. Ce ne sont que des modélisations pour les décennies futures, mais cette étude mérite quand même le détour puisque c'est la première à tenter d'appréhender les effets d'un océan arctique libre de glace sur la stratosphère sur la question de la dynamique.

Pour en revenir aux tendances saisonnières, en bref ...

Début d'hiver marqué par un vortex polaire instable. SSW canadiens possibles. Température moyenne stratosphérique fluctuante.

(conclusion de mon premier post de ce topic).

Probabilité de décrochages polaires plus importante.

Pour janvier et février, je ne me suis pas encore prononcé sur ces deux mois il me semble, enfin, je ne sais plus.

Mais pour ces deux mois, je verrais plutôt une stratosphère plus froide et un vortex polaire un peu plus stable.

Mais tout ça méritera confirmation à l'entrée de l'hiver.

ou la la je trouve que ca parle bien vite tout ca

La disparaition de la banquise de l'arctique en été faut pas trop réver, ca ne se passera pas comme certains pourraient le penser

Une fois l'AMO passé dans le cycle négatif, la banquise de l'arctique se reconstituera et bien plus vite que ce que tous le monde croit. Ainsi, il y aurait un net refroidissement de l'atlantique nord au cours de ce cycle négatif mais pas avant 2020. En attendant, la fonte de la banquise se poursuivra, de manière parfois plus lentement et d'autres années plus rapidement.

La fonte de la banquise qui produit des hivers froid je ne crois pas à cette théorie sinon comment expliquer les hivers très froid des années 60 quand il y avait une bonne banquise? Méfiance quand meme avec tous ces gens qui nous disent un peu de tout et du n'importe quoi

Minimum solaire prolongé/QBO négatif plus récurrent/PDO- auraient plus d'effet sur le climat froid de l'hiver en Europe et au USA, avec des jets dévié vers l'équateur de manière récurrente. Ce proccessus pourrait s'accélérer dans les 30 prochaines années puisque l'activité solaire devrait rester faible pendant les deux prochains cycles et tout ceci pourrait s'accélérer encore davantage quand l'AMO repassera dans sa période négatif de 30 ans environ ( 2020?2050?)

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Cirus   

ou la la je trouve que ca parle bien vite tout ca

La disparaition de la banquise de l'arctique en été faut pas trop réver, ca ne se passera pas comme certains pourraient le penser

Une fois l'AMO passé dans le cycle négatif, la banquise de l'arctique se reconstituera et bien plus vite que ce que tous le monde croit. Ainsi, il y aurait un net refroidissement de l'atlantique nord au cours de ce cycle négatif mais pas avant 2020. En attendant, la fonte de la banquise se poursuivra, de manière parfois plus lentement et d'autres années plus rapidement.

La fonte de la banquise qui produit des hivers froid je ne crois pas à cette théorie sinon comment expliquer les hivers très froid des années 60 quand il y avait une bonne banquise? Méfiance quand meme avec tous ces gens qui nous disent un peu de tout et du n'importe quoi

Minimum solaire prolongé/QBO négatif plus récurrent/PDO- auraient plus d'effet sur le climat froid de l'hiver en Europe et au USA, avec des jets dévié vers l'équateur de manière récurrente. Ce proccessus pourrait s'accélérer dans les 30 prochaines années puisque l'activité solaire devrait rester faible pendant les deux prochains cycles et tout ceci pourrait s'accélérer encore davantage quand l'AMO repassera dans sa période négatif de 30 ans environ ( 2020?2050?)

Cet été, en terme de records, nous avons atteint 2,5 millions de km2 (voir "cryosphere today") en area récemment, et 3,6 millions de km2 en extent selon le NSIDC et 3,7 millions de km2 selon IJIS.

En bref, les chiffres sont là. On ne peut pas passer à travers.

223638piomas1.jpg

Face, à ce graphique déconcertant, on se demande bien comment un jour, la banquise estivale ne pourrait pas disparaître.

2020? 2025? 2030? Tout est possible. Mais quand on voit la tendance générale (même si ce sont des "tendances idéalisées"), il y a de quoi tomber de haut...

D'année en année, le volume de la banquise arctique dégringole rapidement.

Et concernant l'area par exemple, on voit bien qu'on chute vraiment!

473134area.jpg

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judd   

ou la la je trouve que ca parle bien vite tout ca

La disparaition de la banquise de l'arctique en été faut pas trop réver, ca ne se passera pas comme certains pourraient le penser

Une fois l'AMO passé dans le cycle négatif, la banquise de l'arctique se reconstituera et bien plus vite que ce que tous le monde croit. Ainsi, il y aurait un net refroidissement de l'atlantique nord au cours de ce cycle négatif mais pas avant 2020. En attendant, la fonte de la banquise se poursuivra, de manière parfois plus lentement et d'autres années plus rapidement.

La fonte de la banquise qui produit des hivers froid je ne crois pas à cette théorie sinon comment expliquer les hivers très froid des années 60 quand il y avait une bonne banquise? Méfiance quand meme avec tous ces gens qui nous disent un peu de tout et du n'importe quoi

Minimum solaire prolongé/QBO négatif plus récurrent/PDO- auraient plus d'effet sur le climat froid de l'hiver en Europe et au USA, avec des jets dévié vers l'équateur de manière récurrente. Ce proccessus pourrait s'accélérer dans les 30 prochaines années puisque l'activité solaire devrait rester faible pendant les deux prochains cycles et tout ceci pourrait s'accélérer encore davantage quand l'AMO repassera dans sa période négatif de 30 ans environ ( 2020?2050?)

En fait Mike, je ne pense pas que tu ai saisi le sens de la conversation.

En fait, la fonte de la banquise n'augurerait pas des hivers froid mais des probabilité de VDF plus accrues en raison des décrochements qui pourraient être plus récurrents (tout ça au conditionnel).

Mais entre ses vagues de froid possible, la grande douceur est tout aussi possible. Disons que nous pourrions avoir des hivers plus contraster en terme de T°.

Pour ce qui est des moyennes, du coup, dans les clous plus ou moins.

C'est le potentiel de décrochement arctique qui serait plus élevé sans pluswink.png

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Cirus   

La fonte de la banquise qui produit des hivers froid je ne crois pas à cette théorie sinon comment expliquer les hivers très froid des années 60 quand il y avait une bonne banquise? Méfiance quand meme avec tous ces gens qui nous disent un peu de tout et du n'importe quoi

Tiens, j'ai oublié de répondre à cette partie de ton post.

Qui c'est qui t'a parlé d'hiver froid?

Tu as juste créé un enchaînement logique dans ta tête de causes à effets qui consiste à dire que blocage nordique = vdf sur l'Europe occidentale.

Il n'en était pas question dans mon post.

Je parlais juste d'implantation plus ou moins récurrente de hauts géopotentiels dans les parages des côtes sibériennes.

Et si au moins, tu avais fait l'effort de lire en entier l'étude de honda et al sur ce sujet.

Tu aurais pu lire que leurs blocages nordiques eurasiatiques ne conditionnent pas d'une manière stricte les déferlements d'anomalies basses vers l'Europe occidentale favorisant les VDF. Ca se limite davantage au continent lui-même la plupart du temps.

Concernant l'étude de Cai et al, c'est l'une des premières tentatives de modélisation des effets d'une arctique sans glace sur la stratosphère (température, vortex polaire ...). Elle n'est pas à négliger pour le moment. Il faudra peut-être attendre les prochaines études sur la même question.

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mike   

En fait Mike, je ne pense pas que tu ai saisi le sens de la conversation.

En fait, la fonte de la banquise n'augurerait pas des hivers froid mais des probabilité de VDF plus accrues en raison des décrochements qui pourraient être plus récurrents (tout ça au conditionnel).

Mais entre ses vagues de froid possible, la grande douceur est tout aussi possible. Disons que nous pourrions avoir des hivers plus contraster en terme de T°.

Pour ce qui est des moyennes, du coup, dans les clous plus ou moins.

C'est le potentiel de décrochement arctique qui serait plus élevé sans pluswink.png

mais au contraire j'ai très bien compris smile.png

Vague de froid, hiver froid enfin peu importe, ni l'un ni l'autres n'auraient à voir quelques choses par rapport à la fonte de la Banquise

El Nino, La Nina, PDO, QBO,AMO, activité solaire ce sont eux les responsables de tout

Et je pense également à 80% que le minimum solaire prolongé avec l'AMO+ ont accéléré considérablement la fonte de la banquise

Entre 1930 et 1950, on parlais aussi d'une banquise qui fondait mais ce n'était pas aussi rapide pour trois raisons:

- On sortait à peine d'une période froide du siècle précédent

- L'activité solaire était en forte hausse et le contraire de ce qui se passe actuellement

- la fonte de la banquise de l'époque était du à l'AMO+ très forte des années 1930 ( accélération davantage pendant le minimum solaire mais souvent de très courte durée à l'époque)

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mike   

Tiens, j'ai oublié de répondre à cette partie de ton post.

Qui c'est qui t'a parlé d'hiver froid?

Tu as juste créé un enchaînement logique dans ta tête de causes à effets qui consiste à dire que blocage nordique = vdf sur l'Europe occidentale.

Il n'en était pas question dans mon post.

Je parlais juste d'implantation plus ou moins récurrente de hauts géopotentiels dans les parages des côtes sibériennes.

Et si au moins, tu avais fait l'effort de lire en entier l'étude de honda et al sur ce sujet.

Tu aurais pu lire que leurs blocages nordiques eurasiatiques ne conditionnent pas d'une manière stricte les déferlements d'anomalies basses vers l'Europe occidentale favorisant les VDF. Ca se limite davantage au continent lui-même la plupart du temps.

Concernant l'étude de Cai et al, c'est l'une des premières tentatives de modélisation des effets d'une arctique sans glace sur la stratosphère (température, vortex polaire ...). Elle n'est pas à négliger pour le moment. Il faudra peut-être attendre les prochaines études sur la même question.

et pourtant des blocages nordiques ont plus de chances de provoquer du grand froid sur l'europe occidental que l'inverse des cas. Bien sur ca arrive que ca échoue encore heureux mais les chances sont au moins bien plus grandes qu'un flux zonal bloqué sur les hautes latitudes.

Le scénario de février 2012 ou 1956 sont des cas exceptionnelles et rares et interviennent souvent lorsqu'on a un ENSO- couplé à un QBO négatif ( les jets qui ont été dévié vers l'équateur depuis 3 ans aurait peut être aidé à accélérer le blocage russe pour le cas de 2012), ca arrive souvent mais les vagues de froid restent la plupart du temps cantonné sur la Russie et l'europe de l'Est pour la plupart des cas.

En ce qui concerne la fonte de la banquise qui provoquerait plus de vagues de froid ou d'hiver froid je les vu à plusieurs reprises sur le forum, ca date pas d'aujourd'hui

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th38   

Entre 1930 et 1950, on parlais aussi d'une banquise qui fondait mais ce n'était pas aussi rapide pour trois raisons:

- On sortait à peine d'une période froide du siècle précédent

- L'activité solaire était en forte hausse et le contraire de ce qui se passe actuellement

- la fonte de la banquise de l'époque était du à l'AMO+ très forte des années 1930 ( accélération davantage pendant le minimum solaire mais souvent de très courte durée à l'époque)

Tu n'as pas l'impression d'oublier une 4ème raison ?

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