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Tout ce qui a été posté par Veranne
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Oui, surtout si tu sais que chez Barleworld, il était 84ème du Tour 2008 et 36ème du Giro 2009. Et puis, pouf, il arrive chez Sky et il devient un autre coureur... C'est encore plus grossier avec Bradley Wiggins, 123ème du Giro 2005, 124ème du Tour 2006, 134ème du Giro 2008 (Vive les équipes françaises ). Ah et ouf enfin 4ème du Tour 2009 à 29 ans en entrant chez Garmin (derrière Contador, Andy Schleck et Lance Armstrong). Puis arrivée chez Sky : 3ème de la Vuelta 2011 et année 2012 de folie (Paris-Nice, Dauphiné, Tour de France) où seul Froome est plus fort que lui en montagne. Le pire, c'est que quand il était chez Cofidis, il ne passait pas un pont d'autoroute ! La fraude est à mon avis bien plus grossière que celle de Lance Armstrong (1999-2005 ; 2009-2010) ou même Bjarne Riis (1993-1997) pour ne citer que des affaires avérées. Pour leur première participation au Tour, Anquetil (23 ans), Merckx (24 ans), Hinault (23 ans) et Fignon (22 ans) avaient gagné. LeMond (23 ans) avait fait 3ème mais avait gagné le Dauphiné et le championnat du monde à 22 ans. Zoetemelk (24 ans), 2ème ; Poulidor (26 ans) 3ème. En fait pour voir des progressions semblables à celles de Wiggins et Froome, il faut aller voir dans les années 90 avec Indurain, Rominger, Riis et cie. Vive le dopage sanguin et les gros rouleurs qui se mettent subitement à grimper comme des motos !
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Une course en Andalousie au mois d'août : c'est quand même un drôle de concept... Cette transplantation de la course en août permettra-t-elle de voir du beau temps au Lacs de Covadonga ? Michel s'interrogeait l'autre jour sur une éventuelle dépénalisation de la dope : ça existe déjà plus ou moins avec le Tour d'Espagne ! L'an dernier était un bon millésime avec Christopher Horner, qui a 41 ans et 11 mois se baladait dans l'Angliru et se payait même le luxe de lâcher Nibali, pourtant lui aussi très bien "préparé" ! Cobo, Froome et Wiggins en 2011, c'était aussi du lourd
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Hello, J'ai vérifié la carte topo et franchement, il n'y a pas d'obstacle majeur non plus pour les flux de nord-ouest à Espezel. Les plus hautes crêtes de la forêt de Bélesta atteignent environ 1050 m contre 900 m à Espezel. Ce n'est finalement pas une barrière très conséquente. Quelques sommets à 1500-1600 m pour les flux O-N-O quand même (qui ne cache pas Montségur). Restent les autres facteurs déjà évoqués pour expliquer la différence de faciès : exposition, vent, milieu ouvert... Il y a une autre différence qui pour le coup est vraiment plus nette, c'est le passage de la Haute-Ariège en Cerdagne, après le Puymorens (1915 m).
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Je ne suis pas compétent sur le sujet mais finalement 2 villages (Montségur et Espézel) distants d'une quinzaine de km à vol d'oiseau et à la même altitude qui présentent globalement les mêmes moyennes de T°C et de précipitations, c'est somme toute pas totalement incongru, non ? Réflexion faite, je pense que j'ai été abusé par mon passage en forêt de Bélesta et sur les pentes du Taulat, qui sont orientées au nord et qui ont donc logiquement une végétation de versant nord (hêtraie-sapinière). De surcroît, le Plateau de Sault a été cultivé et défriché pendant très longtemps et est resté un milieu ouvert de prés, qui deviennent plus vite grillés en période sèche ou avec le gel. Le facteur sol ne me semble a priori pas concluant pour départager les trois puisqu'il me semble que toute la zone correspond à des calcaires plus ou moins marneux (Bélesta et Montségur comme Espezel). Peut-être après qu'il y a des différences subtiles de sols à l'échelle très locale qui m'échappent. Pour l'influence méditerranéenne, elle est très visible sur les hauteurs de Quillan (également calcaires), à environ 20 km à l'est d'Espézel, vers 300-500 m d'altitude (chêne vert, chêne pubescent, pins, etc.) donc ça semble tout à fait crédible pour le Plateau, même si cette influence y serait évidemment tempérée par l'altitude. Pour en finir avec mon dimanche de glande/ordi, j'ai regardé sur streetview, le Col de Pradel (1673 m), à partir du moment où l'on bifurque de la route de Pailhères : c'est carrément superbe !!!! Une toute petite route et de très très très beaux paysages par beau temps. Bien mieux que la trop large route de Pailhères à mon avis. Certains passages ont l'air en revanche très pentus. Ce col a le potentiel pour devenir un de vos préférés, à mon humble avis ! Qui sera le premier Icéen à le gravir : Xav ou toi ? Un autre coureur que personne n'attend et qui s'entraîne en cachette ? Allez bonne semaine les gars !
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Alors là oui, j'avoue que ça m'en bouche en coin ! Comme quoi, les paysages sont trompeurs et je me suis laissé abusé par la forêt de pins entre Belcaire et Camurac et les pelouses parfois sèches du plateau. La station d'Espezel est située bien sur le plateau vers le village ? La pédologie et l'orientation peuvent-elles expliquer cette impression ? Ou suis-je tout simplement venu à la mauvaise saison la mauvaise année (printemps 2007) ? Ah, et du coup, t'aurais des stats sur Montségur pour avoir un comparatif à altitude à peu près égale (ou sur un site toujours en position d'avant chaîne mais pas dans le piémont) ? En tout cas, je savais que c'était plus froid (plus continental) mais alors pour la pluie, je tombe des nues Pour Millar, effectivement, il avait déjà gagné à Guzet-Neige comme l'indique ton lien Wikipedia... mais en 1984. Ca a été d'ailleurs une belle montée avec tous les petits grimpeurs de l'époque qui sont passé à l'attaque : Millar, comme à son accoutumée avait attaqué de loin dans une échappée avec "JR" (Jean-René Bernaudeau). Dans Guzet-Neige, il a distancé ses compagnons. En contre, Delgado et Herrera reviennent très fort mais échouent à quelques dizaines de secondes du petit grimpeur Ecossais de chez Peugeot qui remporte pour la 2ème année consécutive la 1ère étape de montagne du Tour. Encore derrière, Fignon parvient à prendre une quarantaine de secondes à son rival Hinault et semble plus que jamais le favori de ce Tour 84. Mais en 1988, c'est une autre histoire. Robert Millar, un poisseux lui aussi ,ne deviendra jamais le seul coureur à avoir gagné deux fois à Guzet-Neige, du fait d'un incident carrément ahurissant. A 350 m de la ligne, Bouvatier lance le sprint en côte en accélérant très fort, Millar le suit mais semble déjà battu à 200 m de la ligne. Ghirotto est comme on s'y attendait déjà largement distancé et apparemment hors du coup. Quand l'incident survient... Les gestes confus du gendarme, Bouvatier et Millar qui tirent tout droit et se retrouvent sur le parking de stockage des voitures, le chant des petits oiseaux en lieu et place du brouhaha du public (comme le dira plus tard Bouvatier dans une émission). Ils réalisent vite leur erreur, font demi-tour mais il est trop tard car Ghirotto a lui tourné tranquillement sur la bonne route et remporte cette étape devant Millar (2) et Bouvatier (3) ! Ca ne s'invente pas... Et c'était à Guzet-Neige il y a un quart de siècle. Pour Cardenas en 2001 vainqueur dans ton jardin, j'ai reregardé entre temps la montée que je n'avais vue qu'une fois à la TV à l'époque => à oublier en effet : Armstrong nous la joue comme d'hab avec sa cadence de pédalage improbables ; Ullrich plus lourd que jamais et collé sur sa selle tire du braquet comme s'il avait un plateau de 55 dents (j'exagère) ; Un 3ème larron venu de nulle part et révélé à 32 ans passés (comme Rumsas en 2002) nommé Roberto Laiseka complète la supercherie. Je me demande si ce n'est pas d'ailleurs cette année 2001 qu'avait été établi le record d'ascension car l'an dernier, Froome l'avait pratiquement égalé me semble-t-il.
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Lol, et ben non, justement ! D'où le rebondissement et le suspense que je laissais entendre... Millar était effectivement grandissime favori. Déjà double vainqueur d'étape sur le Tour en 83 et 84 (à chaque fois dans les Pyrénées), meilleur grimpeur et 4ème du Tour 84, 2 fois deuxième de la Vuelta (85 et 86), une fois 2ème du Giro (87) et un nombre impressionnant de victoires et de places d'honneur dans les courses en montagne, C'était l'un des meilleurs grimpeurs de la décennie avec Herrera, Parra, Delgado et Hampsten. Mais l'inimaginable se produit, le truc qu'on doit voir peut être une fois par décennie sur le Tour. Regarde les 3 dernières minutes de la vidéo. Chapatte s'emmêle dans les commentaires (comme souvent) mais ce n'est pas Millar qui gagne à l'issue de ce final rocambolesque dans la station aréigeoise. Dans la même collection, la même année, j'aime beaucoup le dénouement du Championnat du Monde. Le Belge "Claudie" Criquielion, champion du monde 84 et grand spécialiste des classiques ardennaises est dans son jardin à Renaix, à moins de 10 bornes de chez lui. A 1 km de l'arrivée (début de la vidéo), à l'amorce de la dernière côte, il est détaché avec Maurizio Fondriest, un petit coureur Italien de 23 ans qui avait été le seul à suivre Fignon dans le Poggio en début d'année. Le rêve de Criquiélion se réalise... quand soudain le Canadien Steve Bauer, 4ème du Tour 88, vice champion olympique à Los Angeles et vainqueur d'étape sur le Tour revient sur eux à 700 m de la ligne. Comme Criquiélion, Bauer est un redoutable finisseur, très bon sprinter et excellent sur les courses d'un jour. Le sprint s'annonce : qui va gagner ? Désolé pour la qualité de l'image et du son
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Salut Xav, C'est clair, quel plaisir, l'Ariège, c'est un 1/4 de % de la population française mais 80% des messages de la page 14 des passionnés de vélos d'IC. Pour la question de MidiPyr, je pronostique Felix Cardenas mais je ne sais pas si je me mélange avec le Plateau de Beille. Il faut dire que je ne me suis pas passionné pour ces années Armstrong. En tout cas, en 2003, c'est sûr, c'est Sastre qui avait gagné et L.A avait été un peu distancé par Ullrich, de sorte que pour la 1ère fois depuis longtemps, il y avait enfin du suspense pour le maillot jaune. Dès que t'auras ton vélo, c'est bien, tu vas avoir l'embarras du choix avec ta splendide base de départ ! Et puis franchement, le Chioula, même par le côté "facile", faut déjà y monter en VTT depuis Bélesta : il doit y avoir pas loin de 1000 m de dénivelé et c'est interminablement long. Donc "chapeau" comme dirait Adam ! Moi je l'avais fait... mais en bus lors d'une sortie fac. On s'était arrêtés vers Espezel : c'est un autre monde niveau climat et paysages en quelques km par rapport à chez toi ! Je ne sais pas quelle est la différence approximative de pluviométrie entre Espezel (plateau abrité) et Lavelanet (position d'avant-chaîne) mais ça doit être saisissant. T'as des infos ? Sinon, côté rando, avec un de mes copains, on était allés au Pic Saint-Barthélémy depuis Montségur par la Montagne du Taulat, j'imagine que tu dois bien connaître ce bel endroit. Mais côté vue, on s'était fait avoir, début avec plafond nuageux assez bas puis brouillard vers 1600 m et juste avant d'arriver au sommet, grand soleil mais mer de nuages...
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Oui, du coup, si ta soeur est partie en point d'appui dans le premier col, tu dois déjà savoir qu'entre sandwicheries infâmes sur la dalle et frites molles du RU, pas grand chose à attendre de la bouffe là-bas... Du moins, c'était encore le cas en 2009. Par contre, il paraît qu'il n'y a plus trop de grèves/blocages... A part le Port de Lers, je n'ai jusqu'ici jamais eu l'opportunité de gravir tous les cols de la Haute-Ariège que tu cites. J'étais spécialement attiré par la route des Corniches de Bompas au col de Marmare pour les vues que j'imagine splendides. Ca se fera un jour ! Pour le reste, c'est sûr que c'est finalement assez logique que tu trouves le Port de Lers facile après avoir monté Beille et Pailhères ! Mais moi, je le trouve dur quand même ce Port de Lers, y compris les 4 premiers km (sauf les portions descendantes bien sûr). C'est une longue histoire entre ce col et moi. Je l'ai gravi pour la première fois au 20ème siècle à 16 ans sur un VTT avec mon père. Il m'a lâché et j'avais même vomi après avoir tenté d'ingérer un BN (JP Ollivier ne le dit pas dans ses émissions ). La "gerbe" avait été déposée à environ 5 km du sommet quelques centaines de mètres après la dernière épingle dans la forêt... Guzet-Neige, je n'y suis jamais allé mais je suis passé plusieurs fois à Latrape (au col , à 1111m), et même passé à la trappe au Col de Latrape lors de l'Ariègeoise 2007 (170 km) ! Encore un petit col que je trouve très sympa à descendre avec sa route large et ses épingles. D'ailleurs, l'enfilade Port de Lers-col d'Agnes-col de Latrape est superbe et ça doit être encore mieux avec Guzet-Neige, haut-lieu de la légende du Tour de France. En 1988, Guzet-Neige était le théâtre d'une arrivée à rebondissements complètement imprévisible : Trois hommes ont survécu à l'échappée matinale et s'apprêtent à se disputer la victoire à 1km du sommet. Mais qui va gagner ? - le petit Robert Millar, roi du sprint en montagne et vainqueur dans cette même station en 84 ? - Philippe Bouvatier, le grand espoir français, qui avait déçu mais dont la carrière semble enfin décoller à 24 ans depuis son passage chez BH ? - Ou le gros Massimo Ghirotto, qui avait déjà été été distancé dans le col d'Agnes mais était revenu in extremis dans la descente pour s'accrocher ensuite tant bien que mal ? Suspense : http://www.ina.fr/video/I00010811 Commentaires : Robert Chapatte et Raymond Poulidor Allure : un monde par rapport aux Pantani, Armstrong, Froome et Quintana : font-ils le même sport ? Bref, bon W-E et vive l'Ariège !
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Salut les jeunes, je vois que vous êtes sur de bons rails. C'est cool, MidiPyr, tu l'as monté par le plus beau côté (ça commence à te faire une bonne collection de cols ariégeois !). Sinon, c'est clair, c'est un chouette coin : la forêt de chênes et de frênes puis les bouleaux, la cascade, quelques lacets sympas, les troupeaux de vaches et enfin les 800 derniers mètres en faux plat à partir de la dernière épingle où l'on peut sprinter comme des bourrins ! Je ne peux que recommander chaudement l'endroit aux vélocipathes d'Info climat ! D'ailleurs, n'est-ce pas génial de pouvoir faire autant de cols en si peu de km ? Ex. 7 cols, en à peine plus de 100 km, en faisant Tarascon => Vicdessos => Port de Lers => Etang de Lers => Col d'Agnes => Ercé => Col du Sarailhé => Biert => Col de la Crouzette => Col de Portel => Col de Péguère => Col de Port => Tarascon. Voit-on ça dans les Alpes ? T'inquiète pour l'emploi du temps, en toute logique, t'auras forcément des après-midi voire des journées entières de libres... C'est la fac ! Par contre, des copains à la fac, oui, mais des copains cyclistes, un seul... et il a fallu attendre le M2. Cela dit, ça a été fructueux, c'est lui le grand imitateur de Jalabert & Adam ! Cirrus, en effet, ça a l'air très sympa ces petits dénivelés et puis ces maisons qui ont parfois un petit air de Province de Liège... Très dépaysant pour nous autres "sudistes". Pour ma part, j'espère pouvoir poster ici quelques photos de sortie dans l'Orléanais, quand je pourrais reprendre le vélo (d'ici quelques mois, ça serait super !).
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Salut les gars ! Super MidiPyr pour le Port de Lers. C'est un col magnifique et sauvage, je trouve. Un de mes préférés ! T'es monté par Massat puis l'Etang de Lers ou par Vicdessos ? Quelles impressions ??? Ah du coup, tu rentres en fac de géo ? Je suis passé par là mais il y a déjà quelques temps. Nous avions notamment un duo de profs extras spécialisés dans la phytogéographie et la zoogéographie. Ils nous avaient emmenés dans la Montagne Noire et en Ariège : c'était super ! Peut-être que si tu t'inscris à un club de vélo, tu auras des coéquipiers pour rouler ? Ou peut-être avec des copains de fac eux aussi passionnés... En trucs loins mais pas trop, il y a aussi un joli coin différent de chez nous que je n'ai jamais réussi à atteindre : Cordes, Puycelsi, Vaour, Penne, la Grésigne. Peut-être à ton programme de saison 2015 ? Cirrus, c'est de belles moyennes, tu dois avoir un bon vent d'ouest souvent par chez toi non ? Ca a l'air sympa et varié ta région en tout cas. (suis un imposteur, j'ai streetviewé ) A+ !
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Super ce sujet qui nous fait découvrir des trucs hallucinants. Vos discussions sur les métaux m'ont obligé à sonder 3 albums de Children of Bodom sur le net pour exhumer ce truc : Je sais on dirait une musique de jeu vidéo ou de train fantôme mais c'était LA musique "officielle" de l'arrivée du gâteau pour nos fêtes d'anniversaire ! Un peu plus "râpeux" que la madeleine de Proust, j'en conviens ... Sinon, je vois que les groupes autrichiens sont honteusement sous-représentés ici, donc voici un peu de mon maître, l'inventeur du Death Mozart : http://www.youtube.com/watch?v=G-kJVmEWWV8 Et pour finir, une extraordinaire chanson du Petit Taureau des Minimes. Pour moi, c'est la plus belle qu'un auteur ait pu écrire sur son pays (avec la Supplique pour être enterré sur la plage de Sète de Brassens) : http://www.youtube.com/watch?v=jU8Tg1cRZhY Au plaisir !
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Ah ok merci pour ta réponse depuis la Laponie française Comme il y a de hauts sommets dans le coin (> 1500 m), je m'attendais à plus montagneux comme parcours. Mais comme tu dis, s'il n'y a pas de routes... Qui sait, peut-être qu'un jour s'il veulent faire dans la surenchère médiatique, il goudronneront des routes vers des sommets, comme les organisateurs de la Vuelta l'avaient fait avec l'Angliru, à partir d'un chemin muletier !
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Pas mal ce concept de la course "au-dessus du cercle polaire"... De possibles incursions de froid à la mi-août sont envisageables pour avoir un jour des conditions dantesques sur cette course ? En tout cas, c'est déjà arrivé sous nos latitudes, dans les Alpes lombardes, au cours de l'ascension du Passo di Gavia (2621 m), le 5 juin 1988. Une tempête de neige à partir de la moitié de l'ascension, -5°C au sommet et des coureurs frigorifiés dans la descente vers Bormio. Echappé, Johan Van der Velde pensait avoir fait le plus dur en conservant 1 minute d'avance au sommet... Il finira à 47 minutes du vainqueur. Le pionnier américain Andy Hampsten, qui n'aurait probablement jamais remporté le Giro sans cette tempête, y gagnera le surnom de Snow rabbit... Jamais pu trouver de vidéo filmant toute l'ascension et les coureurs galérant dans la neige mais on a une petite idée avec cette vidéo (le sommet du col est en réalité beaucoup plus enneigé que ce que l'on voit sur les pentes dans la 1ère minute) : Et surtout avec les photos qui accompagnent ce texte : http://cyclinghistorybyfbs.blogspot.fr/2012/11/gavia-2013-bormio-88-in-our-minds.html
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Oui, je sais. Je voulais dire que j'avais toujours rêvé de l'Ironman car piscine, vélo et course à pied étaient mes trois sports préférés. Mais que faire 1200 km en vélo comme Paris-Brest-Paris, même en rêve, je ne l'avais jamais envisagé. C'est un peu comme le Tour du Mont Blanc ou les 100 km de Millau en course à pied, un autre sport ! Les Iron Man rassemblaient globalement les distances maximales que je faisais dans ces 3 sports (sauf pour la course où je n'ai jamais fait plus d'un semi). Mais là, il fallait enchaîner les trois ! On change de dimension. Ca m'attirait mais contrairement au marathon qu'on peut faire tranquille sans entraînement spécifique quand on est habitué à courir 20 bornes, là aucune place possible pour le dilettantisme ! Je n'ai donc jamais eu l'occasion de franchir le pas. Pour les 600 km du brevet, 30 h, c'est rapide. Parce qu'il faut dormir un peu non ?
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Hello ! Et bien tu fais déjà entre 30 et 70 km de plus que moi ! Et puis, tu a déjà de quoi faire sur tes coteaux entre Lavaur et Graulhet, Lautrec, Garrigues, Montpitol, Montjoire, Lavalette... Sinon, je t'assure, pour les plus longues sorties, rien d'insurmontable avec un peu d'entraînement, de la passion et un bon vélo de route (les 600 km de Michel Gagnard dans la nuit et sous la pluie, c'est un autre sport !). Comme toi, je faisais des petites sorties de 50 km vers 16-17 ans et puis comme j'adorais ça, à 18, je suis entré dans le club de vélo de mon village où l'on faisait des sorties de 90 à 110 le dimanche. Au début, j'avais un peu de mal à les suivre sur le plat mais au bout de 3-4 fois, on prend le rythme. Ensuite, les sorties de 130-140 km en semaine (vive la fac du Mirail et son emploi du temps "chargé" ) avec mon "mentor" du club ou un de mes bons copains. Puis de fil en aiguille,160 ou 170 bornes, où de toute façon on ne se mettait jamais à bloc. Si jamais ces longues sorties te plaisent, ça viendra tout seul, progressivement... Avec un de mes potes, ce qui a été l'un des moteur de ces longues sorties, c'était le côté découverte. Comme au bout d'un certain temps on commençait à trop bien connaître le Lauragais, on allait plus loin ! Avec le recul, notre exigence de dépaysement était modeste car très franchement, un Alsacien ou un Breton ne verra pas une grande différence entre le Lauragais et le Volvestre ou le Lauragais et la Piège . Mais nous, si ! Du coup, on allait dans le Volvestre ou dans la Piège et on était contents . Au fil des sorties, en rayonnant depuis nos bases, on arrivait à voir un bon morceau de Sud-ouest, de Samatan (Gers) à Saissac (Aude) et de Rabastens (Tarn) à Sabarat (Ariège, vers le Mas d'Azil). Qui sait, peut-être qu'au fur et à mesure que tu seras tenté par les longues sorties, tu voudras découvrir ce Sidobre qui te tend les bras .
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Lol, oui, Adam est quand même un peu beauf mais finalement on finit par s'attacher . Impressionnant ces Paris-Brest-Paris et ces brevets 600 km de vélo d'un coup, Monsieur Gagnard. Ca se fait en combien de temps ???? J'avoue que j'ai toujours rêvé de l'Iron Man mais 1200 km en vélo en une course, même en rêve, oh ! Le côté "sans assistance" par contre, je suis bien plus "petit bras" que toi ! Partir pour 160 ou 180 bornes, super. Mais après ça, la bonne douche, le bon plat de pâtes, la sieste, la bonne fatigue, irremplaçable... En 2003, j'étais allé d'Escalquens (près de Toulouse) à Véranne (sud-est Pilat) en deux étapes d'environ 225 km chacune. La 1ère passait d'ailleurs par Lavaur (km 35) et arrivait à Aubrac, à la limite entre Aveyron et Lozère. La combine est que mes parents avaient un camping car et qu'on se fixait des rendez-vous (eux se promenaient de leur côté) pour le repas du midi et le soir : c'était super de pouvoir faire du vélo comme d'habitude sans avoir de sacs à porter. Et le must, la douche à 16h30 à la fin de la journée de vélo et le bon repas de maman (à 20 ans, on a le droit encore ). Mon père qui est un peu joueur avait fait les derniers km de la montée d'Aubrac avec moi et accélérerait car j'étais un peu cuit. L'année d'avant, avec mon père, on avait fait encore plus "bourgeois", sur le même parcours mais en 3 jours et en mangeant tous les midis au restaurant et le soir à l'hôtel ! Avec juste nos papiers, une carte de crédit, deux petits sacs à dos. C'était sympa ce concept. En tout cas, l'Aubrac, la Margeride, les Gorges de l'Allier, les Hautes gorges de la Loire et les environs du Mezenc en vélo, c'était le paradis. Concernant le dopage, c'est vrai que c'était quand même fort ce coup du "Tour du renouveau" remporté... par Lance Armstrong . Cela dit, je crois que ça serait encore pire si tout était légalisé, quand on voit ce qui se passe au football américain, avec des espérances de vie < 50 ans... Et puis, il y aurait comme aujourd'hui le problème de l'inégalité face à l'argent : faire 25 km/h de moyenne dans le dernier kilomètre du Ventoux après avoir produit des accélérations hallucinantes comme Froome l'an dernier, ce n'est pas à la porter de toutes les bourses ! Bonne nuit !
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Ouais c'est clair. Et ça conduit même parfois à visionner des courses sur le net en roumain ! Ou monter en Vélo'v de Saint-Paul à Fourvière : 1,1 km à 10,7% de moyenne. Avec un vrai vélo, ça passe tout seul mais avec ces veaux 3 vitesses de 23 kg, sur fond de commentaires de mon pote imitant Adam ("Ah il est bien le Français, y va faire top 20 là") et Jalabert ("y a plus d'essence dans le moteur, il tourne les jambes mais il avance plus"), quelle rigolade ! Je ne peux plus faire de sport pendant une période qui durera sans doute encore quelques mois à cause d'une bête prescription de fluoroquinolones. Mais dès que je pourrais remonter en selle, je me ferais un plaisir d'essayer de poster des jolies photos sur ce fil. J'habite désormais à Olivet, près d'Orléans. Cette région est désespérément plate MAIS il y a la Loire, qui touche parfois au sublime et souvent du beau patrimoine bâti dans les villages du Val...
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Super sujet ! Il faut dire que j'aime beaucoup les photos et que je suis un mordu de vélo de route, en vrai comme à la télé. C'est toute ma jeunesse ! J'adore le vélo parce que c'est un sport très physique mais où il n'est pas impossible de s'accrocher à plus fort que soi (contrairement à la course). J'adore aussi parce que c'est l'occasion de visiter, découvrir des nouveaux paysages, se promener. Comme toi MidiPyr, j'aimais partir 4 ou 5 h pour arpenter les routes du Lauragais (même si pour rien au monde, je monterais sur cet engin que l'on nomme VTT !). Lavaur était à exactement 35 km de chez moi et j'aimais bien venir dans ton secteur : Belcastel, Lacougotte, Magrin. C'était chouette ! Pour les amateurs de vélo qui ne connaîtraient pas, le Midi Toulousain est un petit paradis car on peut rouler pratiquement toute l'année, c'est vallonné, il y a très peu de voitures sur les routes secondaires et des vues magnifiques sur les Pyrénées. Les sorties d'hiver par 70 km/h d'Autan où l'on se débat pendant 50 km pour ensuite rouler à 45 km/h comme des clients du Dr Ferrari, c'est quelque chose ! Puis les belles couleurs du printemps, où l'on pouvait pousser jusqu'à la Montagne Noire et son superbe versant sud (Saissac, Labécède, Villemagne, La Pomarède...). Puis comme toi, des fois on prenait la voiture direction les sublimes Pyrénées ariégeoises. C'était vraiment mon Pays de Cocagne ! Ensuite, j'ai dû déménager à Cergy-Pontoise puis en petite couronne sud-est de Paris : quel choc ! Quelques coins pas trop mal certes, notamment dans le Vexin ou dans le 78. On dégotte toujours quelques "légendes" et défis à faire avec les copains. Mais le compte n'y est pas : et puis que de voitures et de diesel ! Mes parents sont originaires et vivent à Véranne dans une région très bien connue de ce forum : les Monts du Pilat. En été, c'est un coin génial avec des montées et des points de vue qui n'ont rien à envier aux Alpes. Faire du vélo dans les Monts du Pilat, c'est aussi accéder à une grande diversité de paysages et de météos. Le contraste est saisissant entre les froides et humides sapinières du versant nord qui évoquent les Vosges (Le Bessat, La Valla, Saint-Genest) et le versant méridional qui annonce déjà la Méditerranée avec ses fruitiers, ses vignes, son chêne vert et ses cigales (Malleval). Toutefois, même si l'on peut ruser avec la météo tel un navigateur, il est difficile de faire du vélo en hiver dans le Pilat. Le Pilat a aussi fait basculer nos vies (ma fiancée et moi) en nous donnant cette saloperie de maladie de Lyme. Je ne peux plus faire de vélo comme avant mais la passion est toujours intacte. Grâce à l'empilement de nos traitements qui nous enlèvent une bonne partie de nos symptômes, j'ai pu refaire des toutes petites sorties (50 km) avec un de mes copains de fac. Comme je ne suis plus à mon niveau, on a fait des courses "à handicap", des défis : partir 3 minutes avant et se faire rattraper dans le 15%, j'avais l'impression d'être un coureur AG2R échappé depuis 150 km qui se fait déposer par le train bleu de l'US Postal dans le dernier col ! A l'arrivée, le chambrage avec les imitations de Holtz, Adam, Jalabert, Vasseur, Virenque pour sûr, Quel plaisir ! J'espère guérir ou du moins progresser encore et pouvoir un jour découvrir en vrai toutes ces légendes qui me font rêver : Lagos de Covadonga, Angliru, Navacerrada, Stelvio, Gavia, Joux Plane, Grand Colombier, Izoard... Sinon, même si le Tour 2014 était plutôt sympa (comme 2011), j'avoue que j'ai du mal à me passionner pour le cyclisme contemporain, très stéréotypé avec oreillettes, peu de rebondissements et une course au maillot jaune réduite aux derniers km de la dernière montée. A l'inverse, j'adore le cyclisme de l'avant EPO, dans les années 80, où il y avait des rebondissements et des défaillances presque tous les jours (par ex. Tour 1983, 1986, 1987, 1989, Vuelta 83, 84, 85 ou 87...), des attaques de loin, et pas de grimpeur d'1m90.... ! Certes, ces coureurs prenaient pour la majorité d'entre eux des amphet et des corticoïdes. Mais cela bouleversait moins les hiérarchies entre coureurs, contrairement à ce qu'on a vu par la suite avec le dopage sanguin (Riis et Wiggins qui ne passaient pas un pont d'autoroute et qui deviennent subitement des cracks à 29 ans, c'est quand même !). Et permettait même parfois à des coureurs propres comme Hampsten, Delion ou Mottet de gagner de grandes courses. Ce cyclisme, je ne l'ai jamais connu mais découvert en regardant des archives sur internet. Passionnant... Bonne soirée à tous !
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Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
Tout à fait d'accord avec cette phrase et le reste de ton analyse. Je vais même aller plus loin : pour quelques milliards d'euros de gains cumulés pour la Sécu, le "tout génériqué" nous a aussi rendus dépendants des Chinois et des Indiens. Leurs usines fabriquent une part désormais majoritaire des substances actives de nos génériques, dont la qualité laisse de surcroît parfois à désirer (cf. récents heurts Chine-USA sur la question). Le moment venu, c'est un très bon instrument de chantage. Comme les labos des pays riches ne font pas de marge, ils abandonnent la partie et certaines molécules-phares du traitement des maladies infectieuses sont désormais introuvables (extencilline => syphillis) ou souffrent de sérieuses difficultés d'approvisionnement (doxycycline). Comme dans bien d'autres segments de nos politiques publiques, peu de régulation de la part de nos autorités, peu de vision stratégique, faiblesse face aux lobbies. -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
@Guillaume, Et pourtant... Nous aurions aussi voulu qu'il en soit ainsi. Cependant, dès lors que nous avons été confrontés au problème, nous avons développé une vision quelque peu différente. L'intérêt de dauber sur eux ? Le premier, ça défoule, pardi ! Le deuxième est fondamental : avoir conscience du savoir très limité de la majorité (pas tous) de nos infectiologues hospitaliers dans le dépistage et le soin de la maladie de Lyme est dans notre contexte actuel une question de survie pour le malade. Sans désir excessif de polémique, je m'explique. Voici en très résumé les directives appliquées par l'immense majorité de nos hospitaliers : Un erythème migrant "homologué" ou un test Elisa positif suivi d'une confirmation au Western blot vous donneront accès à 3 petites semaines d'amoxicilline ou de doxycycline, voire de ceftriaxone si une borrelia est identifiée à la ponction lombaire. Si au-delà de ces traitements de monoantibiothérapie, vous rechutez, vous serez alors considéré comme atteint d'un syndrome Post-Lyme, assimilé à des séquelles de la maladie. Qu'importe si ce sont les mêmes qui avaient presque disparu pendant le traitement et que ça empire au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'arrêt du traitement. Qu'importe si ces symptômes repartent à nouveau quand on reprend le traitement. Pour eux, l'infection est bien terminée car il est inconcevable qu'elle ait pu survivre à 3 semaines d'antibiothérapie. Au mieux, ils vous renverront vers votre médecin traitant ou un autre spécialiste selon votre symptomatologie : je connais beaucoup de malades dont la seule issue proposée a été antidépresseurs et antidouleurs... Le hic, c'est que le test indirect Elisa est peu sensible et soumis à un redressement statistique sur le seuil de positivité (cf. ce qu'a dit le Pr Perronne sur le sujet, qui fait partie de la petite minorité de professeurs qui a compris le problème). Egalement pollué par ce redressement statistique, le test Western Blot est plus fiable mais ceux qui étaient négatifs à l'Elisa n'y auront tout simplement pas accès (à moins de le payer eux-mêmes et de savoir que ce test existe). Le problème, c'est que nos hospitaliers ont tendance à s'arquebouter sur ces tests peu fiables et à laisser de côté la clinique. L'autre grande erreur qu'ils font, c'est de nier la capacité, dans certains cas, de l'infection à revenir au-delà de l'antibiothérapie. Contre toute évidence clinique et en dépit de certaines publications scientifiques prouvant le contraire depuis les années 80. Cela les conduit, chaque année et en toute bonne foi, à abandonner ou mal orienter des milliers de patients. Quant à votre croyance sur le lien entre le fait d'avoir triomphé d'études sélectives et difficiles et le fait d'être capable de soigner la maladie de Lyme, la réalité est malheureusement moins reluisante. Comme souvent dans l'histoire des sciences et de l'humanité, être en haut de la hiérarchie n'est pas forcément un gage de compétence. Vous avez sans doute à l'esprit l'exemple de la majorité des généraux alliés de la Guerre de 14, qui répétaient inlassablement les mêmes erreurs de l'offensive à outrance (Charleroi, Artois, Gallipoli, Chemin des Dames, etc.), qui se soldaient à chaque fois par un bain de sang inutile. Chefs ils l'étaient, compétents ils ne l'étaient pas. Toutes proportions gardées, nous pourrions aussi plus largement relativiser la compétence d'une grande partie de nos élites et experts : politiques, économistes, juges, etc. Dans le cas qui nous intéresse, les progrès les plus importants pour les malades sont venus de généralistes/internistes, chercheurs en free lance, qui ont été confrontés au problème et non des pontes. Alan MacDonald, qui a observé les premières cystics forms et biofilms de borrelia, avait par exemple commencé dans son garage en dehors de ses heures de travail ! A l'inverse, la spécialisation à outrance de notre système de santé est clairement un handicap pour la compréhension de ces maladies multisystémiques, qui requièrent une vision de la médecine beaucoup plus globale que celle qui est inculquée à nos spécialistes. Sans compter les biais induits par nos modes de sélections/promotion qui favorisent le conformisme, et ce dès la 1ère année, avec le "régurgitage" de la leçon sous forme de QCM. Ensuite, quel apprenti-médecin serait assez téméraire pour chercher les foudres de ses maîtres en adoptant une thèse qui mettra en lumière l'inefficacité de leurs consensus ? Quant aux Consensus en médecine, détrompez-vous, ils ont pris beaucoup d'importance dans les années 90 et servent aussi à la Sécu pour mettre au pas les médecins déviants. C'est sans doute, pour répondre à la question de Bruno, une différence majeure avec l'Allemagne, où la liberté de prescription et l'ouverture d'esprit (formation plus solide en homéo, phyto) sont plus grandes que chez nous. Après trois semaines sans aucun traitement, je suis incapable de monter un escalier, complètement attardé mental et sans mémoire, perclus de douleurs, dépressif au sens physique du terme. Grâce à nos recherches et à des médecins courageux et ouverts, je vis avec peu de douleurs, travaille, refais du vélo, et même si intellectuellement, je ne parviens pas à retrouver durablement mon état d'avant, j'ai une vie digne et indépendante, en attendant mieux. Alors quand je repense au chef de service des maladies infectieuses d'un des plus grands hôpitaux de province qui nous a dit qu'il n'y avait que deux ( )maladies transmises par les tiques (la borreliose de Lyme et l'encéphalite à tiques) et que s'il y avait quelque chose, ça a bien été nettoyé", expérience qui a été vécue par de nombreux autres malades avec d'autres infectiologues d'autres hôpitaux (avec des fois des trucs beaucoup plus trash), je vous conseille de ne pas en attendre trop d'eux pour le jour où vous seriez concerné... Consulter pour tirer le meilleur de ce qu'ils savent, bien sûr. Mais en cas de rechute et d'abandon (Post Lyme) ou aiguillage vers des voies de garage (antidépresseurs, antidouleurs) ou maladies incurables type SEP, fibromyalgie, Alzheimer, maladie mentale, on trouve vite l'instinct pour envisager d'autres solutions... Désolé pour le caractère peu synthétique de ma réponse mais qui, je l'espère, aura le mérite de faire "tilt", le moment venu. -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
Bonjour, L'un des meilleurs spécialistes américains du traitement du Lyme chronique a publié fin 2013 un super bouquin, dont la version française est sortie début juin. La référence : Richard Horowitz, Pourquoi je ne guéris pas ? Soigner Lyme & les maladies chroniques inexpliquées, Thierry Souccar Editions (39 euros) Vision d'interniste très précieuse pour identifier les différentes pièces du puzzle/co-facteurs dont souffrent les malades chroniques de Lyme : des co-infections aux problèmes immunitaires en passant par les toxiques, l'inflammation, les dysfonctionnements mitochondriaux et hormonaux et bien sûr les intestins. Bref, le livre qui manquait pour mettre de l'ordre dans l'empirisme tous azimuts dans lequel les malades de Lyme sont un peu contraints de patauger. Une très bonne référence, en tout cas pour permettre de progresser à nouveau (ça c'est sûr) voire de guérir (ça, ????) pour les personnes qui souffrent d'un Lyme chronique mais aussi pour les personnes atteintes de Scléroses en plaque, Alzheimer, polyarthrite rhumatoïde, maladies mentales. A des années lumières du Consensus que suivent bêtement et sans efficacité la majorité de nos infectiologues hospitaliers... A bientôt ! -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
Bonjour Jojo, Je ne connais pas de médecin qui tient la route sur Dijon mais peut-être que les référents de l'association France Lyme si : http://francelyme.fr/contacter/ Peut-être aussi chez Lyme sans frontières. Généralement, au stade érythème pour une borréliose seule avec un système immunitaire à peu près fonctionnel, les traitements officiels à 3 semaines 3x1 g suffisent. A titre personnel, je pense que si tout va bien et que tu ne ressens rien d'anormal, tout baigne. Tu peux toujours aller chez ton médecin qui te prescrira le fameux test Elisa, dont la sensibilité est médiocre (30 à 50%). Ensuite, si et seulement si tu es positif, tu auras droit au test d'anticorps Western Blot dont la sensibilité est meilleure que le 1er test ! Autrement dit, tout ceux qui sont négatifs au 1er et positifs au second passent au travers des mailles du diagnostic. Je sais que certains médecins spécialisés demandent un WB même si ELISA positif. Les meilleurs spécialistes américains, scandinaves et germaniques combinent d'autres tests, qui n'ont guère d'intérêt pour les patients bien portants, qui ont mieux à faire que de dilapider leurs économies ! Mais je peux en parler si besoin. Pour ton président, il a quand même beaucoup de symptômes non-spécifiques au tableau classique de la borrelia, à part l'arthrose, qui peut aussi venir d'un autre pathogène. Avait-il un érythème ? Une grippe estivale ? Des paralysies faciales ? Fièvre, vomissements, infection urinaire, peut-être babesia, la fièvre Q ? Comment était cette fièvre ? A-t-il des problèmes respiratoires ? C'est toujours difficile de savoir quels sont les pathogènes en cause. Il y a les tests de co-infections, plus ou moins efficaces en France selon les pathogènes (pas mal pour les mycoplasma, les chlamydia, la fièvre Q, mauvais sur les bartonella et les babesia). Mais dans son état, le plus important est de faire une antibiothérapie combinée (par ex. 4g amoxicilline + 300 mg doxycycline) d'épreuve pour confirmer qu'il a bien une infection bactérienne (ça on le sait mais certains docteurs ont la tête dure) et... surtout pour aller mieux ! Si amélioration nette à l'issue du traitement ou grosse aggravation temporaire (réaction de "herx") suivie d'une amélioration après le traitement, il y a quelque chose ! Après, se pose l'épineuse question de quelle thérapie adopter... En attendant d'avoir un médecin convenable, il peut bricoler avec la phytothérapie mais ça demande énormément de connaissances pour s'en sortir qu'avec cela. Uncaria tomentosa (griffe du chat) et l'EPS d'Echinacée-cyprès sont par exemple très efficaces... et bien au-delà de Lyme ! Par contre, ça ne dure souvent que tant qu'on en prend. Moi-même, je vais tester un protocole phyto combiné en plus des antibios mais je n'ai pas commencé donc aucun recul là-dessus. Il peut me contacter s'il veut sur mail. -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
Boitsfort, bonsoir, Voici la réponse faite par un de tes compatriotes spécialisé dans le soin des Lymés chroniques à la question que j'avais posée pour Radar. La plupart de ceux qui soignent vraiment le Lyme chronique ont un avis dans la même veine et penchent en faveur d'une antibiothérapie ''préventive". A ta place, j'irais le voir (je te transmets ses coordonnées en mail perso). Bien placés pour voir les ravages causés par les maladies de Lyme chroniques, ils jugent que les avantages de cette solution excèdent ses désagréments, moyennant la prise de probiotiques bien dosés, le respect des conduites à adopter pour la prise du médicament... Mais ce n'est pas l'avis de la majeure partie des infectiologues de l'hôpital qui s'appuient sur le faible risque de contracter la maladie de Lyme et préconisent de guetter l'arrivée d'un érythème migrant ou d'une "grippe estivale" avant de traiter. Ayant moi-même eu à subir les conséquences de ces infections composites, j'ai donc un parti-pris en faveur de l'option "traitement préventif". Par contre les infectiologues n'ont pas tort quand ils disent que le risque de contracter la maladie est minime. Les infectés à une ou plusieurs souches de borrelia constituent un groupe plus large que les "malades de Lyme". Parce que leur système immunitaire arrive à bien gérer l'infection, parce que leur corps est capable d'excréter en abondance les toxines des bactéries, nombreux sont ceux qui n'auront pas ou peu de symptômes. Et puis, il y a les nombreuses personnes dont la tique n'était pas infectée par borrelia ou qui ont retiré la tique comme il faut et à temps. Certains d'entre eux ont peut-être récupéré mycoplasmae, babesiae, bartonellae, coxiellae, que leur corps parvient à maîtriser sans qu'une maladie ne se déclenche. Mais celle-ci peut aussi survenir plus tard, à l'occasion d'un stress immunitaire, d'une nouvelle co-infection. Par contre aussi, un traitement antibiotique trop court ou trop peu dosé ne servira à rien. Pour Hopf Seidel, il est même un facteur majeur de passage à la chronicité. Christophe, bonsoir ! La tique est le vecteur principal de part ses comportements hématophages orientés sur des espèces-réservoir de nombreux pathogènes : rongeurs surtout, cervidés ensuite. Cependant, il existe des vecteurs secondaires. Voici ce qu'en disait Klinghardt en 2006 : "Nous sommes également conscients que, dans les zones endémiques des Etats-Unis, jusqu'à 22% des mouches et des moustiques piqueurs sont porteurs de Bb et de co-infections. Dans le sud de l'Allemagne de l'Est et l'Europe de l'Est, 12% des moustiques ont été présentés pour être infectés. De même de nombreux poux, puces, araignées et autres insectes piqueurs sont porteurs de spirochètes et co-infections. Dans ces conditions, faire de l'histoire d'une piqûre de tique la condition pour qu'un médecin soit disposé à envisager la possibilité d'une infection Bb semble cynique et cruel". Bb = borrelia burgdorferi, la borréliose hégémonique aux Etats-Unis. Par contre, nous sommes d'accord, ces vecteurs ne pourront refiler que des pathogènes présents au lieu de cueillette. Si les borreliae sont rares dans le coin, les chances d'être infecté seront proche de zéro. Je ne connais pas les propriétés de l'Aspi Venin mais ça a dû minorer encore le risque. A priori, dans le Gard méditerranéen, tu as peu de chances. Pour les Cévennes, je ne serais pas aussi catégorique. Ton araignée t'a sans doute filé des trucs "locaux" mais tant que le système immunitaire est fonctionnel et qu'on n'y introduit pas de "bug" comme le VIH ou les borrelia, il fait bien son travail. Si symptômes anormaux, chercher aussi les pathogènes méditerranéens (rickettsies, tibola, etc.). Voilà, bonne soirée ! -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
@Radar, (je mets l'info sur le forum public car elle est susceptible d'intéresser du monde) J'ai vu comme convenu mon médecin Lyme ce matin. Comme le dr belge, au vu de l'absence de symptômes hormis cette tâche anormale, il ferait quand même un traitement de prophylaxie de 3 à 4 semaines. Il mettrait Doxycycline 2*100 mg (matin et soir au milieu du repas) et Cefuroxime 3*250 mg (matin, midi et soir). Voilà, en espérant que tout se passe bien pour toi pour l'avenir ! -
Gare aux tiques et à la maladie de Lyme
Veranne a répondu à un sujet de Veranne dans Météo, environnement et société
Oui, au plaisir, n'hésite pas à me contacter sur le mail perso. Je serais intéressé par ton retour, notamment sur ton traitement d'homéopathie (traitement général ou spécifique sur borrelia ?) et ses effets. J'espère qu'elle sera douée et te permettra de retrouver une vie plus confortable ! Rocéphine, c'est le nom commercial de la ceftriaxone. C'est l'antibiotique de référence pour les neuroborrélioses. Même si c'est presque mission impossible pour guérir un Lyme chronique avec ça, tu verras, c'est super effet sur la tête et la pêche. En bricolant avec les plantes pendant et après la cure d'antibios (mon doc me donne avec un autre antibio à action intra-cellulaire), je peux tenir 3 semaines avant de commencer à retrouver mon QI de joueur de l'équipe de France de foot . Tu as 2 g/jour ou plus ? Les piqûres sont supportées diversement. Avec la marque Ratiopharm 1 g/3,5 ml, ça passe comme une lettre à la poste. Par contre avec les 1 g pour 10 ml également injectables en IV, ça fait bien mal pendant 45 minutes. Ma fiancée fait elle des gros bleus mais a beaucoup moins mal avec la marque précitée. Bon courage !