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Veranne

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Tout ce qui a été posté par Veranne

  1. Bonjour, @Radar La réponse à la question que j'avais posée au Doc belge est arrivée. Comme elle est susceptible d'intéresser au-delà, je la mets sur le forum public. "Je pense que la tête de la tique est encore dans la plaie de la photo que tu m'as envoyée.Ce qui peut expliquer la rougeur inflammatoire autour.C'est une raison supplémentaire pour donner un traitement par tétracycline de 3 à 4 semaines d'office : la tique n'est que rarement porteuse de borrelia, mais quasiment toujours d'autres infections (mycoplasme, chlamydiae, babesiae etc) sensibles aux tétracyclines". Sur ce, je lui ai donc demandé quelle tétracycline (doxycycline ou minocycline) lui semblait la plus adaptée et à quelle dose. L'attente de sa réponse ne doit pas interrompre tes autres démarches. @Ghost70, enchanté, camarade de 1983 Même si guérir la maladie de Lyme est difficile pour nos médecins (du moins, pour ceux qui essaient), un jour on y arrivera ! Il n'y a qu'à voir les super résultats obtenus aux Etats-Unis par Klinghardt, Horowitz, Sapi, Cowden, etc... et plus près de chez nous, le BCA et les médecins du groupe Chronimed. En attendant, sans parler de guérison, augmenter notre qualité de vie, c'est largement plus accessible par une lutte anti-infectieuse sur tous les terrains (antibios, phytothérapie, homéopathie, alimentation) et une détoxification (en évacuant bien les toxines, on n'est pas guéri mais on n'a bcp de moins de symptômes). A l'automne dernier, j'étais perclus de douleurs lombaires et au genou et surtout complètement à l'ouest, incapable de comprendre des choses élémentaires, je perdais mes affaires, dormais 12 h par jour, me sentais déprimé et vivait dans la peur de ne pas obtenir ma titularisation. A partir du moment où mon doc m'a prescrit des cures de ceftriaxone et que j'ai bricolé avec de la phyto entre deux traitements antibios, j'ai retrouvé mes capacités cognitives (et même pu lire le GAJA en une semaine comme si je n'étais pas malade). Cela m'a permis de finir ma scolarité presque sereinement et d'obtenir ma titularisation. Pourtant, si je ne prends rien du tout, je me retrouve exactement au point de départ au bout d'une semaine, faute d'avoir taper jusqu'à présent sur l'infection sous toutes ses formes (mais j'ai des pistes !) Je t'écris à tout hasard au cas où tu ne connaîtrais pas déjà tout ça. Si tu as besoin : - de trouver un médecin qui t'aiderait à aller (beaucoup) mieux, tu peux t'adresser aux associations France Lyme et Lyme sans frontières ou même à moi en mail perso. Je ne connais aucun médecin en Haute-Saône (si j'ai bien compris ton pseudo) mais à Paris, en Rhône-Alpes ou en Belgique, si. - si tu as besoin d'informations pour mieux connaître la maladie, les traitements complémentaires, les forums de malades comme le Forum Lyme francophone et Melodie sont irremplaçables. On profite de l'expérience des autres, on acquiert le goût du test. Quand on découvre que ça marche, qu'on va mieux, c'est le pied. Du coup, on veut pas s'arrêter en si bon chemin. Voilà, en tout cas garde espoir et peut-être à bientôt en mail perso.
  2. Bonjour Radar, Sur le forum (période creuse), nous sommes trois sur trois à trouver que ta tâche résonne "infectieux", même si ce n'est pas l'érythème migrant classique. Cependant, il faut tenir compte du fait que sur un forum de malades, tu trouveras la part des gens qui n'ont pas eu de chance en étant du mauvais côté des statistiques, et sont traumatisés par ces maladies qui nous gâchent leur vie. Il y a un biais, comme, à l'autre extrême chez la plupart des médecins qui se focalisent sur leurs sérologies (tests indirects) sensibles à seulement 30% et passent à côté de la plupart des cas. Comme l'expliquent très bien les Dr Horowitz et Klinghardt, spécialistes américains, la symptomatologie de la maladie de Lyme est en réalité souvent parasitée par celle d'autres infections préexistantes ou opportunistes. Plus que le spirochète de borrelia en lui-même, qui a la capacité d'échapper au système immunitaire et donc de le fatiguer, c'est l'association de borrelia avec ces co-infections, dont tu trouveras une liste sur le doc d'Hopf Seidel, qui semble déterminer le passage du statut de porteur sain asymptomatique positif à borrelia à celui de malade de Lyme. C'est pour ça que la maladie ne se déclenche parfois que plusieurs années plus tard ou jamais, à l'occasion d'une nième co-infection. Donc à rechercher et traiter ces co-infections fréquentes : parasites, bartonella, afipia felis, coxiella burnetii, mycoplasma pneumoniae, babesia...(attention, comme pour borrelia, sérologies pas très fiables car tests indirects basés sur des antigènes qui ne représentent pas tous les pathogènes) J'ai écrit à un médecin spécialisé belge spécialiste de ces maladies (en espérant qu'il ne soit pas en vacances et me répondra) et verrait le mien mardi. Je t'invite à potasser les docs d'Hopf Seidel (celui de la page 1) et la réactualisation 2013 figurant dans un de mes messages précédents, histoire de voir la conduite à tenir. Faute de pouvoir obtenir les traitements d'Hopf Seidel, dans le cas d'une infection primaire à borrelia, 6 g d'amoxicilline (nouveau consensus depuis le 14/03/12) pendant 21 jours est le traitement officiel des médecins français. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-04/clamoxyl_14032012_avis_ct9472.pdf Reste à en convaincre les médecins scotchés sur leur 3*1 g quel que soit le stade. Si on porte à 30 jours avec une telle dose à prendre bien au milieu des repas (prendre des probiotiques bien dosés en complément), à ce stade de développement asymptomatique, généralement, ça suffit pour les borrélioses classiques. Je connais de nombreux cas de guérison sans aucune séquelle quand l'érythème était le seul symptôme. Il y a aussi : - la ceftriaxone en intra-musculaire ou intra-veineuse 2g/jour - la doxycycline 200 mg si érythème isolé => les équipes allemandes et américaines qui obtiennent les meilleurs résultats mettent 400 à 600. C'est bien pour pas mal de co-infections mais il semble que la doxycycline en monoantibiothérapie favorise l'enkystement des borrelia et donc leur réapparition au-delà du traitement (Sapi, 2011). C'est pourquoi, Sapi et Hopf Seidel préconisent de l'allier avec un tinidazole, qui tape aussi sur les biofilms et les formes kystiques. A ce jour, je n'ai pas de retour sur cette bi-thérapie, que je compte essayer. C'est plus problématique si on a des co-infections. Moi-même, je ne sais toujours pas à 100% si j'avais une borréliose mais l'effet de l'amoxicilline à seulement 4 g pendant 11 j après 3g pendant 10 j (soit 21 j) a été prodigieux sur mes articulations et ma forme. Il n'a cependant pas empêché l'apparition de nouveaux symptômes neurologiques (fasciculations, douleurs aux tempes). Signe certainement de co-infection à ce jour non complètement identifiées qui expliquent certainement que je ne sois toujours pas sorti d'affaire même si je suis bien sous traitement/plantes (j'ai heureusement d'autres projets pour aller mieux/savoir). A l'arrêt du traitement de 21 j, mon état s'est très vite dégradé avec apparition progressive de problèmes cognitifs sévères semblables à ce que peut éprouver un autiste ou un Alzheimer (problèmes qui disparaissent complètement avec injections de ceftriaxone). Le vrai problème de ces maladies, plus encore que le dépistage, est le manque de connaissance et de reconnaissance du corps médical quant à la possible chronicité de ces maladies, c'est à dire de rechute après une antibiothérapie classique (amoxicilline ; doxycycline ; clarythromycine ; ceftriaxone) et parlent de syndrome post-Lyme. Pourtant, la persistance via les formes kystiques de la borrelia, les co-infections et les biofilms est prouvée depuis 15 ans in vitro et cliniquement. Mais contrairement à toi, j'étais très malade à seulement J+14 avec une infection bien disséminée et l'incapacité de monter un escalier, après une grande fatigue et tous les signes d'infection la semaine qui avait précédé à partir de seulement J+6 (ganglions, fièvre, diarrhée, etc.). Le traitement avait donc été trop court, trop peu dosé et sans doute pas assez large. Je te tiens au courant sur les réponses. Mais je ne souhaite pas te faire perdre du temps... Que ces délais non-souhaités n'entravent pas d'éventuelles démarches de ta part. Bon courage.
  3. Bonsoir, Pour moi, ça ne ressemble pas à l'érythème migrant classique de borrelia burgdorferi qu'on voit dans les livres. Mais ça ne veut pas dire que tu n'as pas récolté un autre pathogène, à éliminer. J'ai posté la photo de ta tâche sur le Forum Lyme pour recueillir plusieurs avis. Je te tiens au courant Et as-tu eu des symptômes anormaux depuis cette morsure ? Dans le cas d'une borréliose en phase érythème, tu ne devrais rien avoir ressenti à ce stade mais si c'est un truc avec co-infections (préexistantes ou transmises par la tique), le début de la maladie est rapide (ça a été notre cas).
  4. Bonjour Radar, Même si 5 heures, c'est théoriquement trop peu, on n'est jamais complètement à l'abri si jamais tu as pressé l'abdomen de la tique par exemple. La désinfection n'empêche la contamination (paramètre sans grand rôle) Quand as-tu eu la tâche rouge autour de la piqûre ? Immédiatement après, ou quelques jours après (8-15 jours) ? Peux-tu en faire une photo et poster ça ? Je t'invite à lire Petra Hopf Seidel, dans le lien que j'ai posté en bas de mon 1er message (28 juillet 2012). Et une version power point en partie renouvelée : http://www.dr-hopf-seidel.de/mediapool/87/874128/data/Frz._Vortrag_in_Strasbourg_.pdf Il y a tout un tas de préconisations de traitements pour les infections primaires. Sinon, même la haute autorité de santé française commence à bouger puisque la préconisation sur l'amoxicilline en phase primaire qui est désormais passée à 21 j à 6g par jour pour Lyme. Ce qui devrait permettre de diminuer un peu le nombre de malades basculant dans la chronicité. Un peu tôt pour la sérologie 3 semaines après la piqure mais tu peux essayer en n'oubliant jamais qu'un résultat négatif veut juste dire que tu n'as pas développé d'anticorps contre l'antigène testé, qui est loin de représenter toutes les souches de borrelia et autres zoonoses. Si besoin, j'ai plein de docs. ++++
  5. Miaow, évidemment que les tiques des chats et des chiens sont aussi dangereuses pour nous que celle qu'on récolte en forêt. Seulement, on est pas forcément sensibles aux mêmes germes. Notre système immunitaire maîtrise bcp mieux les babésioses canines que le chien mais on peut en souffrir aussi. Inversement, pour les matous, la borrelia, c'est du pipi de chat ! J'ai lu sur un article de La Dépêche qu'un chien et sa maîtresse avaient contractés une borréliose. Bernard, merci beaucoup pour cette émission, que je viens d'écouter avec attention. Voici mon commentaire : L'émission a le mérite d'aborder le sujet mais je reste un peu sur ma faim. En bien : 1. un grand merci au Docteur Teulières, qui est de loin le plus compétent du lot, malgré le fait qu'il ne soit qu'un "simple généraliste". Evidemment, il faut lire entre les lignes du jargon. Quand il parle incidemment d'"épreuve thérapeutique", ça veut dire qu'en cas de symptômes atypiques et de tests négatifs, il faut quand même faire un traitement aux antibios et observer la réaction. Heureusement qu'il corrige l'autre docteur qui dit que le sud est épargné et que la ponction lombaire est un examen fiable. Deux énormes erreurs qui ont conduit à abandonner ou à confiner des centaines de patients dans des diagnostics poubelles (SEP, dépression, fibromyalgie). 2. les participants ont insisté sur le manque de formation des médecins généralistes et des spécialistes dans la détection de la maladie. Il faut savoir que c'est encore plus le cas au sujet de son traitement. Teulières en profite pour glisser prudemment que la maladie peut revenir même après plusieurs traitements antibiotiques. Une remarque de bon sens, qui n'était pourtant pas envisagée par le consensus des infectiologues de 2006 ! En moins bien 1. l'émission laisse croire que c'est une maladie qui se contracte essentiellement dans les forêts. Les forêts sont effectivement les zones les plus risquées mais les contaminations dans les jardins publics et privés, les prés sont également nombreuses, etc. 2. le tire-tique, ça marche bien pour une tique adulte (1 cm). Pour les nymphes qui représentent la majorité des contaminations (1 à 2 mm), c'est une autre histoire. 3. la présentation monolithique de l'évolution de la maladie faite par les deux hospitaliers est un stéréotype dangereux : 1. l'érythème. 2. les douleurs articulaires, etc. Je rappelle que ma fiancée et moi avons eu des tâches rouges qui n'avaient rien à voir avec la description standard de l'érythème... en même temps que l'apparition des douleurs articulaires, quand la maladie était déjà disséminée. Par contre, le 1er symptôme qu'on a eu, c'est une espèce de gastro-entérite. J'ajoute que des centaines de malades qui témoignent sur le Forum Lyme Francophone n'ont jamais vu d'érythème migrant. Pourtant, ils avaient bel et bien une infection bactérienne avec amélioration de leur état après antibios. 4. le doute d'un deux pontes au sujet des douleurs dentaires ("l'arthrite oui, les douleurs dentaires ça reste à prouver") témoigne d'une vision étroite où le diagnostic se fait par validation de symptômes agréés ou pire, par un test non-fiable (mauvais antigène). Je tiens à souligner que j'ai eu, en plus des traditionnelles arthralgies (genou puis dos, cervicales, doigts) des tas de symptômes a priori non validés officiellement mais jamais ressentis auparavant : joue dure (n'étant pas allée jusqu'à la paralysie faciale), maux de tête, énorme fatigue, vertiges, diarrhées, sensation d'hypoglycémies, gros problèmes de concentration et de compréhension, même pour des choses évidentes, douleurs testiculaires, etc. J'ai eu personnellement à faire à un chef de service en infectiologie d'un CHR qui a mis en doute la fièvre à 38°5 vécue par ma fiancée, car ce n'était pas dans le tableau clinique. Ridicule quand on voit son conseil : "Mademoiselle, vous êtes guérie, vous pouvez tout arrêter, 300 mg de Doxycycline par jour, c'est bcp trop". Elle l'a écouté, une semaine après, elle était de nouveau plantée. Florilège, il nous a aussi dit : "il n'y a que deux maladies transmises par les tiques : les borrélioses et l'encéphalite à tiques ". Le problème, c'est que 90% des infectiologues de l'hôpital français sont aussi incompétents que lui. Ils n'ont pas compris qu'il n'y avait pas que borrelia et que la tique filait aussi tout un tas d'autres saloperies qu'ils ne pensent jamais à tester : bartonella, babesia, chlamydia pneumoniae, mycoplasma, coxiella burnetti, etc, etc. C'est ça qui explique la diversité des tableaux cliniques, avec la diversité des terrains de chaque malade bien sûr. La fièvre de ma fiancée s'expliquait d'ailleurs peut-être par son test positif à coxiella burnetti (fièvre Q). Teulières explique bien entre les lignes que plus on traite tard, plus on a à faire à d'autres pathologies diverses dont certaines étaient auparavant contenues par le système immunitaire... Certaines personnes font des infections urinaires à répétition, d'autres ont la thyroïde atteinte, des atteintes cardiaques... Moi, ma bête noire, lors de mes pauses antibios, c'est la sensation d'Alzheimer, de ne rien comprendre et de se noyer dans un verre d'eau... 5. Il existe l'association Lyme sans frontières fondée par Judith Albertat une ancienne malade, qui a vécu 10 ans d'enfer avant d'être diagnostiquée. C'est l'association à laquelle appartient la malade qui a appelé. Ils sont très revendicatifs, savent bien faire le buzz, ce qui est très bien pour faire avancer la cause. Malheureusement, ils n'ont pas encore assez travaillé l'argumentation scientifique, si bien qu'ils passent parfois pour des illuminés et se font ratatiner par les infectiologues hospitaliers, qui peuvent expliquer sans se remettre en question que 3 semaines de Doxycycline puis 3 semaines de Ceftriaxone si ponction lombaire positive = éradication de la maladie= plus besoin de traiter, il faut vivre avec les "séquelles". Il existe une autre association France Lyme, qui a très bien travaillé le volet scientifique et a de nombreuses publications internationales qui prouvent la supériorité des multiantibiothérapies de longue durée (+alimentation, phytothérapie, etc, etc), l'absence de fiabilité des tests, etc. Par contre, ils ne maîtrisent pas encore le volet "média", ce qui est un handicap quand on sait que les autorités de santé ne réagissent vraiment que lors des scandales sanitaires. L'idéal serait de conjuguer les qualités des deux associations. 6. Teulières parle d'un besoin d'un centre national de référence sur les borrelioses. Il en existe un à l'Institut Pasteur. Le pb, c'est qu'il est entièrement dans les mains des espèces de hiérarques en blouse blanche qui persistent à penser que 3 semaines d'antibios, tout le monde il est guéri ! Caustique, je rajouterais "Youpi !" 7. Le nombre d'infections annuelles est évidemment bcp plus important que les 10000 indiqués. Voilà, pour finir sur une note optimiste, les malades de Lyme ne sont pas plus persécutés que les autres, mais ils sont tout simplement de la nullité de notre système de santé en termes de soin des maladies chroniques. Des SEP à la fibromyalgie en passant par les si fréquents syndromes du côlon irritable, tout est à revoir... Heureusement que tous les médecins ne sont pas comme ce que la machine en fait. Voilà, bonne nuit à tous,
  6. Merci Catlino et bravo pour ton civisme. J'avais été interpellé par ton 1er message sur les bienfaits du chauffage au bois. Je souhaitais en souligner les effets pervers sur la qualité de l'air. Il n'y a qu'à voir les mégapoles de certains pays en développement pour se rendre compte de la menace d'une généralisation du chauffage au bois. Un peu la même histoire que les ampoules basse-consommation... au mercure. Je vois que tu as depuis précisé ta pensée. Du coup, ça fait germer chez moi une question un peu hors sujet : à isolation égale, les installations de chauffage au bois mises actuellement sur le marché permettent-elles d'écarter ce risque de pollution atmosphérique grave ? Ou construit-on dès à présent, selon une tradition bien française, les scandales sanitaires de demain ? Les zonages RT 2012 sont un peu baroques aussi. Mais comme ça n'a pas été médiatisé, personne ne s'en plaint. Et au final, la cause avance, même si le non-respect des normes par les professionnels du BTP et l'absence de contrôle sérieux de leur exécution par les pouvoirs publics, pose question. Sur le reste, je rejoins totalement Cotissois : plus on essaie de faire juste, plus c'est compliqué. Au risque de passer pour un technocrate froid, je serais dans un premier temps en faveur d'une taxe pigouvienne pure, sans adaptation de prix selon les régions. Et dans un deuxième temps, d'une redistribution de la manne moins aveugle sous la forme de subventions aux travaux d'isolation des bâtiments pour les publics les plus vulnérables : HLM, logements locatifs... et régions où la consommation au m² est la plus forte. On en revient à l'épineuse question du zonage. Mais là, ça ferait moins polémique car ça ne se verrait pas directement sur la facture... Pas très démocratique, me direz-vous . Désolé pour le hors-sujet, Treize Vents et bon dimanche à toutes et à tous.
  7. Bonjour, Intéressant et parfois surprenant. Je dois dire que suis surpris par le scepticisme des Britanniques car leur gouvernement est plutôt dans le peloton de tête en matière de lutte contre le changement climatique. Cameron était avec Merkel l'un des plus fervents défenseurs de la 3ème Révolution industrielle prônée par Jeremy Rifkin (en gros, construire un modèle de développement économique basé sur la combinaison des énergies renouvelables et d'un système de distribution décentralisée équivalent à ce qu'à fait internet pour l'information). Après, c'est vrai que dans ce pays, il y a un gouffre entre l'élite et la working class. Pour le Japon, je ne connais pas du tout ce pays. Et serais curieux de savoir pourquoi. Pays démographiquement âgé en plein marasme économique depuis 20 ans (autrement dit, d'autres "chats à fouetter") ? Autres raisons culturelles ?
  8. Ouahhhh droupi entre 20 et 30 tiques par an et jamais malade. Tu devrais jouer au Loto ! Plus sérieusement, il est fort possible que les tiques t'aient déjà effectivement contaminé mais que ton corps arrive à maîtriser le pb tout seul. Attention, cependant avec cette traîtresse de maladie : des fois, elle se déclare plusieurs années après, à la faveur d'un affaiblissement... ou d'une nouvelle infection. Violentes lombalgies inexpliquées, genou bloqué, sciatiques, pb neuros, vertiges, dérèglements hormonaux. Si ces pb surviennent, il te faudra interroger la piste Lyme qui peut en être une des causes. Même s'il peut y en avoir d'autres, comme l'intoxication aux métaux lourds, aux pesticides... et autres causes toxicologiques, qui sont à l'origine de la plupart des maladies chroniques.
  9. Carrément dans une boîte hermétique, c'est encore mieux. Il ne faudrait pas qu'elle s'échappe... Pas seulement la tâche rouge mais aussi toute fatigue anormale, simili gastro, maux de tête, douleurs articulaires, paralysie faciale. Bref, tout ce qu'on a pas en temps normal ! Désolé pour la psychose. J'ai un de mes copains qui s'est fait piquer près d'Albi il y a déjà 6 mois. Aucun pb. En plus, la maladie est pour l'instant peu fréquente là-bas. Il en va tout autrement dans les Vosges, les Landes ou même chez moi dans les Monts du Pilat. Meilleurs voeux de santé ! Fabien
  10. Christophe, Désolé, j'ai complètement zappé. Mais l'idéal est de stocker la/les tiques dans des bocaux et de les faire analyser. Comme ça, on sait exactement ce que les tiques portent comme bactéries. C'est bcp plus fiable que les tests indirects qu'on fait ensuite. J'ai lu ça sur les Recommandation du Dr Petra Hopf Seidel. Mais je ne sais pas à qui il faut s'adresser en France (Ecole Vétérinaire ? je me renseignerai). Bon, après, c'est pas forcément une évidence. Peut-être pour la prochaine fois si ça vous arrive ? Je croise les doigts et prie pour vous deux !
  11. Bonjour Orage FM, Pour répondre à ta question, il y a une forte surreprésentation de cas chez ceux qui habitent dans les régions les plus infestées et pratiquent des activités de plein air en forêt. Les personnes surexposées sont : - les forestiers - les cavaliers/personnes qui travaillent avec les chevaux - les ramasseurs de champignons (l'humidité influe sur le nombre de tiques) - les randonneurs/orienteurs - les chasseurs - les campeurs qui font du camping sauvage en forêt Cependant, il y a des malades qui ont été contaminés en passant leur tondeuse/débroussailleuse dans leur propre jardin. J'en connais même qui l'ont attrapé en jouant au foot ou encore plus improbable au restaurant pieds nus dans l'herbe ! Pour les femmes/filles, proscrire les nus pieds !
  12. Christophe, Logiquement le Gard n'est pas très touché. Ce qui veut dire que les tiques n'étaient pas forcément infectées. Par contre, si vous les avez enlevées avec de l'alcool, c'est de nature à faire régurgiter la tique les bactéries qu'elle a dans le corps et à augmenter les chances de contamination. La position officielle et la plupart des médecins vous conseilleraient sagement de ne rien faire et de guetter les 1er symptômes de la maladie : érythème migrant, syndrôme grippal, faiblesse anormale, douleurs articulaires, etc. Mais nous, on n'a pas eu d'érythème caractéristique de Lyme mais des tâches rouges migrantes qui sont apparues... quand l'infection était déjà disséminée (genou bloqué pour moi, douleurs articulaires généralisées pour ma copine). 15 jours de perdus pour ma copine, qui avait trouvé sa tique dès le 27 juin mais traitée seulement le 10 juillet. Comme elle a eu un traitement inadapté à ce stade (2g par jour d'Amoxicilline), elle serait peut être déjà guérie si elle avait pris dès le début de la Doxycycline à haute dose (300 mg par jour mais + pour les grands gabarits). Je rejoins totalement Catlino : pour certaines personnes, à part une légère fatigue, aucun symptôme identifié au départ et une maladie qui se déclenche plusieurs mois après. Evidemment, il est aussi tout à fait possible que vous ayiez été contaminés et que votre système immunitaire maîtrise ça tout seul. 35% de sérologie positive chez les forestiers, peu de malades. Et encore la sérologie minore largement le nombre de personnes infectées puisque méthode de dépistage indirect (anticorps). En ce qui me concerne, ayant déjà été contaminé une fois, à la moindre nouvelle piqure, je dois immédiatement reprendre des antibios. Mon avis de malade est qu'il vaut mieux prendre 300 à 400 mg de Doxycycline (selon gabarit) par jour pour rien pendant 21 ou 28 jours que gérer un Lyme disséminé plus tard. Je n'aurais pas hésité si j'avais su. Evidemment, il faut prendre toutes ses précautions pour ne pas avoir les inconvénients de la Doxycycline : prendre le cachet bien au milieu du repas (pour éviter les brûlures d'estomac), ne pas s'allonger jusqu'à 1h30-2h après le cachet, prendre des probiotiques bien dosés pour éviter de se bousiller la flore intestinale, prendre des produits pour évacuer (artichaut, radis noir...) et minimiser les risques de se bousiller le foie, etc. Faire attention aussi au risque de photo-sensibilisation. Voilà, une position pas très académique étant donné les probabilités d'infection mais vous êtes quand même deux : 2 organismes différents, 2 systèmes immunitaires différents. Il se peut très bien que l'un de vous seulement soit malade si contamination il y a eu. Allez bon courage,
  13. Juste un message pour dire que je ne suis toujours pas guéri. Nette amélioration à chaque cure antibio et rechute systématique à chaque pause. Situation malheureusement fréquente à partir du moment où l'infection est disséminée, avec les protocoles actuels. Bcp d'interrogations : mon foie et mes reins tiendront-ils ? Arriverais-je à me débarrasser de ce truc un jour ? Vie précaire... Je peux vous affirmer que la position des autorités sanitaires et la croyance de la grande majorité des médecins, en gros tout le monde guérit en 3 semaines d'Amoxicilline ou Doxycycline (+ 3 semaines de Ceftriaxone en intra-veine si la ponction lombaire est positive) est on ne peut plus fausse. Les forums Lyme sont remplis de patients comme moi (plusieurs centaines, en comptant rien que ceux qui témoignent). Raison de plus pour redoubler de prudence et prendre cette maladie à temps, soit dès la morsure de tique/nymphe si vous avez la chance de l'identifier. Et encore mieux prévenir cette morsure : vêtements couvrants, éviter les fougères/sous-bois, s'enduire de répulsif, etc. Pas mal de cas cette année dans les Monts du Pilat (la faute à un avril-juin très pluvieux ???=> retour d'est et tutti quanti). En espérant encore une fois que ma démarche puisse en épargner quelques uns Portez-vous bien. Fabien
  14. Salut Miaow, Je n'ai malheureusement pas les connaissances nécessaires pour te donner la réplique. A la fac, j'ai appris un truc totalement inopérant qui s'appelle l'histoire et la géographie. Pour les interférences entre Lyme et intox. aux métaux lourds, j'ai lu ça chez P. Hopf Seidel (lien dans mon 1er message) mais je n'en sais pas plus. Pour le HIV, j'imagine aussi que c'est un facteur aggravant, comme pour les autres maladies, d'ailleurs. Pour les amalgames en mercure, par contre, c'est un problème de santé public très sous-estimé, de loin la première cause d'empoisonnement aux métaux lourds, avec la transmission verticale mère-foetus. Les quelques expériences scientifiques sérieuses ont montré que les doses relarguées étaient infiniment supérieures à la pollution environnementale sur laquelle on se focalise tant (facteur 8 ou 10). Il n'y a que l'ordre des dentistes et les prothésistes pour dire que tout va bien. Ce n'est pas le sujet de ce fil mais il y a une forte corrélation entre intoxication aux métaux lourds et les syndrômes de fatigue chronique, fibromyalgie, Alzheimer, cancers et dépression. "Curieusement", la chélation du mercure guérit des familles entières de malades soit disant fibromyalgiques ou dépressifs à se pendre, autistes, qui étaient en fait des intoxiqués congénitaux aux métaux lourds. Comme pour Lyme, la France est encore totalement à la ramasse mais commence à s'y mettre. L'interdiction des amalgames dentaires est en cours de négociation dans le cadre d'une nouvelle réglementation européenne. Par contre, pour ce qui est de la désintoxication, les médecins qui la pratiquent sont très peu nombreux. Pourtant, ses bénéfices seraient énormes, y compris pour la Sécu. puisque les malades chroniques sont des grands consommateurs de soin et de médicaments symptômatiques. Passionnante conférence d'un pionnier. C'est passionnant : http://a2mstrad.free.fr/mercure.html J'ai une grande admiration pour les médecins qui savent remettre en cause ce qui ne marche pas pour soigner leurs patients La question sociétale que je me pose est : pourquoi notre pays est-il aussi rétif au changement en matière de santé publique ? Pourquoi se cantonne-t-on aussi souvent à un raisonnement de type 1 symptôme = 1 médicament ? Pourquoi ne met-on pas le paquet sur la prévention en essayant d'agir sur les causes des maladies chroniques (toxicologie, infectiologie) ? Et pourquoi les autorités de santé sont-elles un facteur de ralentissement (l'amiante hier, le mercure, Lyme et les pesticides aujourd'hui) de la décision ? ++
  15. Une autre idée pour expliquer la flambée des cas, peut-être y est-on plus sensible qu'avant ??? Hypothèse non-documentée et semble-t-il moins convaincante que celle de la prolifération des vecteurs, qui est unanimement constatée (plus de tiques). La part du terrain et du système immunitaire est importante car certains séropositifs règlent le pb tous seul et d'autres développent la maladie, à des degrés de violence divers. Apparemment, les intoxications aux métaux lourds, bcp plus fréquentes qu'on le croit (amalgames dentaires au mercure principalement) sont des facteurs aggravants comme celles aux pesticides car il perturbent la réponse immunitaire. Pour autant, est-ce vraiment pire qu'avant sur ce plan ? Que savez-vous sur cet aspect terrain-système immunitaire ? Cela vous semble-t-il pertinent pour expliquer la recrudescence des cas ? Merci
  16. Moi aussi j'ai failli écrire qu'on se croirait dans les Vosges ! Comme quoi, ça doit bien ressembler un peu. En effet, il y a des petits dénivelés bien sympas en Val d'Oise aussi. Je suis déjà passé en vélo dans le coin dont tu parles. La côte entre Viarmes et Saint-Martin du Tertre était en effet anormalement longue, tout comme la descente vers Beaumont. Mon coin préféré reste quand même La Roche-Guyon, sur les côteaux de la Seine. Quand j'ai commencé à apercevoir le donjon depuis le sentier désert situé sur le côteau de la Seine, je me suis dit qu'Edgar Pierre Jacobs avait une fois de plus bien choisi son décor ! Silence pesant et inquiétant, soleil couchant de septembre, ombre du château, etc. Il ne manquait plus que les corbeaux, qui tournoient sur la falaise Je mettrais bien mes photos (bien moins belles que celles de Jérémie mais suffisantes pour inciter à visiter) mais je ne sais pas comment il faut faire.
  17. Félicitations pour ton magnifique reportage Meteo 78. Difficile en effet de croire que l'on est à 30 km à vol d'oiseau du périphérique avec de tels paysages, falaises, cours d'eau de 1ère catégorie. C'est vraiment chouette ce coin de l'Ile de France. Et malheureusement unique si près de Paris. Ca change des déprimants champs à perte de vue et sans relief de la Beauce et de la Brie ! Merci pour le dépaysement.
  18. Oh Christophe, c'est le bon plan la fiancée pharmacienne, tu es entre deux bonnes mains ! Pour le reste, c'est très frustrant, effectivement. D'autant plus que l'information des simples citoyens par les pouvoirs publics est très déficiente pour ne pas dire nullissime. Si j'avais su, jamais nous ne serions allés nous asseoir là-bas et jamais je ne me serais promené presque tous les jours en forêt ! Pour autant, l'infection est chez nous disséminée mais espérons-le non déjà chronique. Les 3 semaines d'antibio préconisées par le consensus médical de 2006 (trop court, pas assez dosé) ont amélioré notre état (de manière spectaculaire pour les douleurs arthriques) mais n'ont pas empêché d'autres symptômes d'apparaître. Pendant ma pause antibio. de 7 jours, les douleurs aux lombaires sont revenues mais celles au genou (désormais fugaces) n'ont pas pu se réinstaller, tout comme le syndrôme de joue dure. Nous avons actuellement un autre traitement de 3 semaines de Doxycycline 300 mg/jour. Ca risque d'être long mais il ne faut surtout pas lâcher car on sait que sinon ça sera pire. En cas de tique plantée, P. Hopf Seidel préconise de mettre la tique dans un récipient et de la faire analyser (j'imagine qu'en France c'est du ressort de l'Ecole vétérinaire) pour savoir quels agents elle contenait. Ca paraît fastidieux voire farfelu mais ça permet d'ajuster le traitement au mieux.
  19. Attention Lolox, Toto et les autres. Comme l'a écrit Catlino plus haut, les symptômes peuvent parfois se déclencher des années après la morsure connue. Plusieurs hypothèses : - transmission via une autre morsure (non-identifiée) ou un autre vecteur (humain, taons, etc.). - les 1ers symptômes sont passés inaperçus : tâches "furtives", fatigue passagère non-identifiée... - le système immunitaire craque subitement à la faveur d'une faiblesse (autre maladie, fatigue) après avoir contenu les bactéries pdt des années. Il faut donc toujours avoir à l'esprit cette piste infectieuse, même à retardement. Quand les symptômes sont nombreux et concernent de nombreuses parties du corps (douleurs articulaires multiples, fourmis anormalement nombreuses, palpitations), c'est une hypothèse à évoquer systématiquement lors d'un diagnostic. Ne pas oublier aussi ce que j'ai écrit plus haut : co-infections fréquentes (besoin de combinaisons d'antibios), limites des sérologies, méconnaissance des médecins. Sur le dernier point, j'ai lu un témoignage révélateur : une femme tond les herbes hautes de son jardin. Le lendemain, elle trouve plantée sur elle une tique. Son mari, médecin, lui enlève et désinfecte. Mais il ne juge pas utile de lui donner de traitement antibiotique, même après l'apparition d'une petite tâche rouge, qui ne l'inquiète pas plus que ça. Aujourd'hui, elle est malade chronique de Lyme. Le pb, c'est que bcp des médecins sont à l'image de celui-ci. Cependant, il existe aussi de nombreux porteurs assymptomatiques, dont le système immunitaire parvient parfaitement à juguler l'infection tout seul. Il y aurait une prévalence de 35% de positifs à borrelia chez les forestiers (le test mesure la concentration d'anticorps). Bien peu sont effectivement malades.
  20. Brrr, ta thèse sur l'élevage des tiques ! Pour les encéphalites à tiques, on est heureusement moins exposés qu'en Europe centrale. Borrelia, bartonella et chlamydia sont en revanche bcp plus fréquentes. Pour les borrélioses et ses co-infections (qui sont la règle), tu as plein d'autres symptômes puisque ces sales bêtes s'attaquent à tout l'organisme : douleurs arthriques, pb neurologiques, épuisement, vertiges, destruction de la thyroïde, perte de l'ouïe, de la vue, hypertension cranienne, infections "opportunistes", etc. Bref, plus l'infection est ancienne, plus les symptômes sont variés et nombreux. Tellement que les médecins ont bcp de mal à diagnostiquer les Lyme phase 3 car ils ont tendance à s'enfermer dans le monisme 1 symptôme = 1 maladie = 1 médicament. D'où ce petit sujet, dont le but est de vous inciter à vous informer sur ces infections, pour réagir de manière adéquate le moment venu. Il est aussi à mon avis très important de savoir que la majorité des médecins les connaissent peu, pour éviter de subir une erreur de diagnostic ou un traitement inadapté.
  21. Bonsoir, Après lecture de cette page du site du Dr George... http://www.maladies-a-tiques.com/Ecosysteme.htm ... je me rallie à la thèse défendue par Orphrydium, Bernardt et Catlino : la forte augmentation des effectifs des espèces-hôtes, et en premier lieu des cervidés, est certainement la cause principale de la prolifération des tiques et donc de l'explosion récente des cas de Lyme. Les facteurs climatiques jouent un rôle important dans les variabilités inter-annuelles (années humides=années à tiques) mais le trend s'explique d'abord par la prolifération des hôtes. Détail intéressant, les jardins bien tondus et sans tas de feuilles mortes ne sont pas un habitat favorable aux tiques. @Leon 13 : rassure-toi, très peu de chances de contracter un Lyme dans les corniches désséchées des Alpilles. /emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20"> Par contre, tu as un truc sympa (mais rare) par chez toi, transmis par une autre tique : ça s'appelle la fièvre boutonneuse méditerranéenne.
  22. Merci pour vos témoignages et merci aux modérateurs d'IC d'avoir fait preuve d'ouverture en validant ce sujet "hors sujet" ! Grecale, moi non plus, je n'en sais rien. Je ne sais même pas si c'est une question d'altitude. Certainement plus de biotope. Ptet bien que tu risques ta vie dans ton hamac en attendant que les châtaignes tombent . Orphrydium, ta mère souffre-t-elle seulement de maux articulaires ou a-t-elle aussi de la grande fatigue et des conséquences neurologiques (pertes de mémoire, etc.) ? Est-ce que ça évolue positivement ou non ? Il y a au moins deux solutions : soit l'infection est éteinte mais a causé des lésions qui se répareront lentement (c'est le credo des spécialistes de Strasbourg), soit l'infection est encore active et son état pourrait s'améliorer avec une antibiothérapie plus prolongée. Si elle a été traitée peu de temps après la piqure, il faut pencher pour la seconde solution. En effet, les traitements courts de 3 semaines améliorent l'état du patient mais ne suffisent pas toujours pour les infections récentes. Quant aux infections chroniques, n'en parlons pas : aucune chance de guérison en 3 semaines. Il faudrait aussi savoir à quoi elle a été infectée car les tiques fournissent souvent un package de bactéries : borrelia bien sûr, mais aussi babesia, bartonella, chlamydia, etc. S'en débarrasser requiert souvent un cocktail d'antibio. selon les tissus colonisés, les formes de bactérie, etc. Orphrydium, Bernardt et Catlino, votre raisonnement convaincant permettrait d'écarter la responsabilité du facteur "extension de la forêt" au profit de la cause "gibier-hôtes". En tout cas, nous sommes plus exposés qu'avant car il y a plus de tiques et que ces tiques sont plus souvent contaminées. Cette maladie a toujours existé (Otzi!) mais elle est aujourd'hui en pleine explosion avec de plus en plus de formes sévères. La priorité reste quand même d'assurer une prévention et une prise en charge médicale à la mesure des enjeux. La politique de prévention menée contre le SIDA dans les années 90 est pour moi un modèle à répliquer. Sinon, pour la question de Catlino, "à quoi est due cette maladie ?", je ne sais pas. Voici l'une des causes, dont j'ignore l'importance pour l'Europe. Pour les Etats-Unis, elle pourrait être prépondérante. Plum Island (Massachussetts) abritait un programme de recherche sur les armes bactériologiques, reconverti en centre de recherche sur les maladies animales. Des fuites accidentelles de bactéries et de virus ont eu lieu à plusieurs reprises. http://en.wikipedia...._Disease_Center En 1975, le comté de Lyme, tout près de là, sur la côte du Connecticut a été le théâtre de nombreux cas d'un syndrôme arthrique non-identifié, qui prendra le nom de maladie de Lyme. La bactérie en cause est isolée en 1982 : elle est nommée borrelia burgdorferi, en l'honneur de son "découvreur". Ce qui était une maladie inconnue il y a 35 ans, concerne maintenant une bonne partie du territoire américain. Ca c'est à peu près sûr. Mais de nombreuses questions se posent : borrelia burgdorferi est-elle une souche européenne importée par les Américains à des fins d'expérimentations ? Où est-elle une souche de borrelia "boostée" qu'ils ont créée et qui s'est retrouvée en Europe par la suite (les aptitudes de colonisation des borrelia ne sont plus à démontrer) ? En tout cas, en Europe, nous avions déjà de nombreuses souches : borrelia afzelii, borrelia garinii. etc. Malheureusement, tout ça est un peu "conjecturel". Peut-être que l'explication principale repose tout simplement, comme nous le pensions, dans l'explosion du nombre de tiques et de leurs hôtes. Ce qui maximise les possibilités d'infection.
  23. Merci Grecale de l'avoir signalé. Tu as raison, cela requiert sans doute une approche plus fine. Peut-être l'a-t-il attrapée dans la Montagne corse, dont les caractéristiques ne sont pas méditerranéennes avec ses hêtraies humides, ses châtaigneraies, ses pins laricios, ses prés humides, etc. A mon sens, cela joue aussi pour les autres montagnes "méditerranéennes" : le Vallespir, les Corbières occidentales, les Cévennes, le Haut-Var, etc. En tout cas, cette tique apprécie les biotopes frais et humides et il y en a aussi dans la zone méditerranéenne (frais vallons, zones humides...). Il y a bien une très belle hêtraie sur le versant nord des Albères (Massane), alors que c'est en pleine zone méditerrannéenne, à moins de 10 km de la côte. Il est très probable qu'elle abrite aussi la tique vectrice de Lyme. Malheureusement, je n'en sais pas plus. Il y a aussi une autre hypothèse : la tique est le vecteur principal de la bactérie mais d'autres vecteurs minoritaires existent. L'homme en est d'ailleurs un (transmission congénitale), la transmission par les taons, les moustiques est débattue mais pas (encore ?) communément admise. Il est tout de même frappant que la moitié des patients positifs à Borrelia n'aient aucun souvenir de piqure de tique. Par ailleurs, Daniel G., qui a attrapé Lyme dans les années 90 à l'époque où c'était encore moins connu m'a dit qu'il avait fait une expérience. Il avait enfermé une tique enlevée de son chat dans un bocal hermétique, et bien un an après, elle vivait toujours lorsqu'il a rouvert le bocal. Pourtant, je m'étais rassuré en lisant que Ixode ricinus ne survit pas aux atmosphères trop sèches des maisons et meurt rapidement si elle ne trouve pas d'hôte. Ce qui est donc faux. A la vérité, ces bestioles sont hyper-adaptables et (presque) increvables. Il existe aussi une autre espèce de tique en zone méditerranéenne, qui est adaptée à la sécheresse mais véhicule d'autres maladies, comme la fièvre boutonneuse méditerrannéenne (mais très rare).
  24. Bonsoir Catlino, Malheureusement, les Vosges donnent un aperçu de ce que sera sans doute la France dans quelques années car l'endémie s'étend. Oui, il faut faire un maximum de prévention, surtout auprès des p'tit jeunes Gawo, Count, Judd, Paix et tous les autres, qui ne doivent surtout pas voir leurs vies pleines de promesses brisée par cette m**** (même si la maladie ne revêt pas forcément une forme très grave). Si ça pouvait en sauver qu'un seul, cela vaut le coup ! Oui, les pouvoirs publics et les médecins sont en retard en France par rapport aux Etats-Unis et à l'Allemagne. L'information est très déficiente. Moi-même, je ne connaissais absolument pas les dangers de Lyme il y a encore 5 semaines, alors que je me promenais quasi-quotidiennement dans les belles et très giboyeuses forêts du Pilat, que j'ai un chat et un chien (tous les facteurs de risque). Et effectivement, même diagnostiqué tôt, trop souvent, 3 semaines d'Amoxicilline ne suffisent pas (+ 3 semaines de ceftriaxone en cas d'échec), contrairement aux croyances de la majorité des médecins français. Les malades chroniques sont nombreux et certains souffrent le martyr (perte d'emploi, handicap, désocialisation). A cette souffrance physique, s'ajoute un manque de reconnaissance car la majorité des médecins hospitaliers leur disent, "non, non, c'est pas Lyme, on vous a donné vos 3 semaines d'antibios (+3 semaines), vous êtes guéri, vous avez autre chose. Ou alors c'est des séquelles qui vont se résorber", alors que l'infection repart de plus belle. Alors comme tu le dis, bcp vont se faire soigner en Allemagne (notamment chez le Dr Hopf-Seidel). Ca marche mais ça leur coûte très cher. Cependant, il existe aussi des médecins français qui soignent pragmatiquement Lyme (le plus connu étant le Pr Péronne à l'Hôpital de Garches), même s'ils sont encore peu nombreux. Pour répondre à tes interrogations sur l'augmentation du nombre de tiques. Peut-être : - les hivers sont moins longs qu'avant, ce qui allonge la durée d'activité et de reproduction des tiques. Cependant, en Russie, Allemagne, Pologne, où les hivers sont plus longs que chez nous, il y a encore plus de tiques mais ce sont surtout des pays forestiers, où il pleut bcp en été (orages du climat continental). - les principaux supports des tiques prolifèrent et la forêt s'étend : gros gibier mais aussi petits mamifères comme les campagnols qui abritent l'essentiel des larves. Cependant, je ne peux expliquer pourquoi la proportion de tiques infectées par borrelia augmente elle aussi. Peut-être le fruit d'une contamination de l'hôte (ex : une souris assymptomatique) à la tique. Et pourquoi ces borrelia sont plus sévères qu'il y a 30 ans ? En tout cas, j'espère que ça aidera peut-être l'un d'entre vous à gagner du temps, le jour où il sera confronté à cette m****. Bonne soirée. Fabien
  25. Bonjour Tintin ! Félicitations pour ton heureux évènement (ou alors je ne comprends rien). Tout à fait d'accord avec toi sur "ça sert à rien d'avoir un traitement préventif sous-dosé" qui peut conduire à une résistance de la bactérie aux antibios. Cependant, je conseille vraiment le traitement préventif en cas de morsure, au moins dans les régions où la maladie est endémique. Certes, la Doxycycline a des effets indésirables comme la photo-sensibilité, ce qui est pas terrible en plein été. Certes, ce sont des semaines longues et contraignantes. Mais les effets indésirables sont bien peu de choses face aux conséquences d'une infection chronique. Si on avait su, on n'aurait pas hésité. Tu vois, malgré tout on s'était un peu mais mal renseignés et on guettait l'érythème migrant. Manque de bol, les plaques rouges sont arrivées après les douleurs articulaires et l'infection était déjà disséminée... C'est vraiment sournois cette maladie. De toute manière, un Lymé chronique qui veut améliorer son état devra prendre des mois et des mois de traitement antibio. tous plus violents les uns que les autres. C'est un peu comme un feu finalement, il suffit d'un verre d'eau pour l'éteindre au début mais on n'est même pas sûr d'y parvenir si on attend. ++
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