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Fil67

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Tout ce qui a été posté par Fil67

  1. Je suis pas assez calé technique là dessus, mieux vaut faire une recherche, sur le forum ici, ou ailleurs sur internet. Le forçage en tout cas, pour ce que j'en sais, c'est un élément dynamique, en altitude, qui va permettre de "déverrouiller" le bas de l'atmosphère ( quand y'a matière à déverrouiller naturellement). La carte dont tu parles permet de localiser les anomalies de tropopause ( là où son altitude varie plus ou moins brusquement), généralement favorables dans leurs parages à la mise en place d'un temps plus perturbé. Elle ne s'utilise pas seule à mon avis, parce que d'autres éléments viennent s'y ajouter pour déterminer l'évolution du temps en basse couche. Suffit pas d'une zone de décrochage de cette tropopause pour obtenir un forçage efficace et "productif", il faut aussi jeter simultanément un oeil aux zones de divergence à haute altitude, la position du jet stream ayant lui aussi son importance.
  2. Le souci avec les mailles fines, c'est que si il n'y a pas concordance parfaite entre les différents modèles dispo à telle échéance sur tel secteur, la prévision n'en est que plus compliquée finalement, car avec de type de modèle on a tendance à pouvoir/vouloir trop facilement dire sur tel secteur du département il tombera tant, et sur tel autre, tant, de telle heure à telle heure. Donc du coup, en dehors des phases d'unanimité parfaite qui arrivent sans doute de temps en temps sur certains épisodes ( je n'ai cependant aucun recul là dessus, je l'avoue), si c'est pour ne pas pouvoir en tirer une prévision précise ( ce pour quoi est conçu logiquement le modèle à maille fine) autant en rester sur les modèles à mailles plus larges. Ceux-ci, même 12 ou 24 heures avant l'événement en question, ne peuvent pas non plus se planter royalement, surtout si leurs modélisations suivaient une tendance similaire les sorties précédentes. En-dessous de 12/24 heures, ils affinent, pour la plupart, la situation si changement de dernière minute.
  3. Au vu des cartes de cumuls de pluie de quelques modèles, la grande tendance, c'est que plus on ira vers l'est, moins ça descendra. A priori, le Rhin pourrait ces 2 prochains jours constituer une sorte de barrière quasi infranchissable pour les précipitations remontant du sud-sud-ouest. PAs étonnant ceci dit, avec un flux orienté de la sorte, ce qui se forme sur le sud de la France sous l'influence du talweg golfe de Gascogne va progresser en crabe vers le nord-nord-est, en ondulant plus qu'autre chose, et très certainement en payant chèrement tout kilomètre gagné vers l'est. Pour moi, j'y vois encore trop la config type de la plupart des flops orageux de l'été passé. Là évidemment on n'espère plus une composante orageuse dominante, mais simplement des précipitations instables plus ou moins généralisées. Ca passerait à priori nettement mieux à en croire les modèles en cours de nuit de lundi et lundi en début de journée, avec l'approche de l'ex tempête tropicale Henri, qui va donner un bon de rein au talweg gascon, faisant lui-même alors temporairement pivoter le flux au sud-ouest le temps de son retrait vers les Iles britanniques, avec alors meilleure progression des fronts ondulants de samedi-dimanche. Une fois Henri installé dans le fief de l'actuel talweg gascon ( dès mercredi), on va voir de quoi il sera capable. Redressement du flux au sud-sud-ouest avec nouvelle advection chaude et nouvelles probabilités de front ondulant du sud-ouest au nord-est, en espérant un passage moins problématique par la suite?
  4. Insensé dans le sens où ça approcherait alors, atteindrait, ou peut-être même dépasserait le maximum théorique possible en cette saison à cette altitude par chez nous, comme si ça n'avait pas déjà assez donné jusque là. On s'en éloigne un peu cependant dans l'ensemble, au vu des diverses sorties de ce midi semble-t'il. L'activité dépressionnaire sera peut-être bien proche ce coup-ci, pour une fois, et du coup, l'advection subtropicale, ce serait pour l'Europe centrale et orientale, tandis qu'on serait ici dans les conditions perturbées, à l'interface avec l'air plus frais atlantique. A prendre avec des pincettes cependant, un coup d'oeil à l'ensembliste américain de midi suffit à résumer la situation, avec un écart de presque 20°C de masse d'air à 1500 mètres entre les scénarios frais et chauds pour la seconde moitié/fin de semaine prochaine.
  5. Euh si, on a ça en magasin sinon en ce 10 septembre, un pack exceptionnel de 3 cartes collector Attention, offre limitée, réservée aux crédules fanas d'hiver, sous réserve de disponibilité, et sujette à confirmation. Photos non contractuelles, bien évidemment. Ben quoi, en voilà des éléments du coup! PS: voir clauses particulières dans le contrat ( j'allais oublier...)
  6. Les champis vont aimer, c'est certain /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Et ils ont un peu de retard à rattraper selon les secteurs... Prises pêle-mêle, un rapide florilège des plus belles simulations - plus ou moins actuelles - concernant les possibles advections chaudes de la semaine prochaine. Ca envoie du lourd, et oui, l'été météorologique est pourtant bel et bien terminé. Enfin, sur le nord-est de la France, logiquement. On commence par l'ami américain, qui a souvent eu le nez creux avant les autres cet été quand il s'agissait de brandir le spectre de la canicule: L'échéance est lointaine et sort clairement du cadre de la prévision, mais c'est néanmoins une config type à vague de chaleur sur l'ouest de l'Europe, avec un talweg atlantique plongeant loin vers le sud, allant titiller la zone subtropicale au large du Maroc, et induisant à l'avant un puissant soulèvement anticyclonique directement issu de l'Afrique du Nord. Dorsale d'altitude qui à son tour va soutenir ensuite les hautes pressions au sol sur l'europe centrale, le flux s'orientant entre les deux au sud-sud-ouest. Quelques semaines en arrière, et ce ne sont pas simplement 15/16°c à 1500 mètres qui nous survolaient. Sans aller aussi loin, on peut s'arrêter au milieu de semaine. Le modèle européen et canadien ont tous les deux en stock des scénarios là aussi sérieusement estivaux en terme de masse d'air véhiculée. Petit hors d'oeuvre avec le modèle canadien pour commencer, pour jeudi prochain: Globalement, la même situation type que celle proposée par le modèle américain quelques jours plus tard, avec des décalages géographiques cependant. Mêmes causes, mêmes conséquences. On frôlerait les 18°c à 1500 mètres sur l'extrême est en Alsace, ce point chaud étant sans doute attisé par l'influence du foehn au-dessus de l'arc alpin dans ce flux de plein sud quasiment ( bulle à 20°C à 1500 mètres sur la Bavière. On reste à notre journée de jeudi toujours, et on sert le plat principal avec l'hypothèse européenne, actuellement la plus insensée de celles que l'on vient de voir: On notera au passage la similitude de configuration générale avec le modèle canadien, et surtout le 20°c et plus à 1500 mètres pour Vosges, Alsace et partie de Franche-Comté. Là encore, la bulle chaude est clairement influencée par les effets de foehn en flux de sud. Il n'empêche que, 20°c à 1500 mètres mi-septembre, tout va bien ma petite dame /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> On parle là bien de possibilités, pas encore de prévisions, car le modèle américain, curieusement, décale sacrément cette advection chaude de milieu de semaine sur l'Europe centrale, c'est donc que les choses ne sont pas fixées du tout encore. Je ne m'avancerais pas en terme de probabilité par conséquent, même si ces cartes témoignent finalement d'une chose: les modèles voient à moment donné cette éventualité, c'est donc du domaine du faisable. Côté précip, comme dit, la situation générale sera favorables à de bons arrosages. Pour preuve la carte des cumuls ces 7 prochains jours ( juste pour témoigner du potentiel, là encore en aucun cas une prévision) C'est bel et bien la diagonale sud-ouest/nord-est qui est visée pour le moment. Alors oui, ça + les températures éventuelles montrées plus haut = paniers bien remplis en perspective, en effet /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> En sortant brièvement mais totalement de l'échéance, je me demande si il faut pas commencer à guetter du côté du Labrador passé la mi-septembre. Ca commence à bien décharger par là bas niveau air polaire, nettement plus que côté sibérien "européen". A voir si c'est là une tendance qui se dessine actuellement ou pas, car ça a naturellement son importance en terme de configuration générale sur l'ouest de l'Europe ( tendance à favoriser les apports d'air plutôt doux sur l'ouest de l'Europe, à l'avant des conditions perturbées sur l'Atlantique, avec des situations plutôt calmes en dehors des littoraux atlantiques ) Bon en attendant, place au flux de sud-ouest dépressionnaire, aux pluies instables, et à la douceur très rapidement.
  7. Comme expliqué par Matt68, changement de temps en vue. Enfin, changement de conditions pour commencer, même si concrètement au final, ça devrait forcément déboucher sur autre chose que du grand ciel bleu et du vent d'est. Pour ce vendredi, une belle dépression d'altitude parfaitement isolée viendra garnir notre ciel, mais sans doute de manière tout à fait inoffensive. Il s'agira bel et bien d'un lointain reste du champ dépressionnaire d'altitude scandinave du début de semaine, alors que la situation générale pouvait encore être comparée à une situation oméga. Bref, voilà pour la petite histoire. Pour la nuit prochaine, situation générale: La voici cette plantureuse dépression d'altitude, enveloppant de manière presque sensuelle le nord-est de la France, le Bénélux, l'Allemagne dans son intégralité, et les pays de l'arc alpin. Qu'on se s'y trompe pas cependant, un coeur glacial /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> -25°C à 5000 mètres d'altitude... Le contraste thermique avec le niveau 1500 mètres ( 5/6°C) est suffisant pour favoriser des conditions instables, ce qui apparaît sur la carte de vendredi en mi-journée, avec les valeurs de Cape en diagonale sur l'Allemagne: Pour le nord-est de la France, pas ou très peu d'énergie disponible cependant, et un environnement plus stable sans doute en raison d'un manque d'humidité. La transition pour le week-end sera intéressante. Dès samedi, on bascule en effet en flux de sud-ouest: Et on ne retrouve quasiment plus trace de notre dépression de la veille ( si ce n'est sous forme d'une simple ondulation axée du large de l'Ecosse au Danemark), ayant disparu devant l'advection d'air nettement plus doux par le sud-ouest dans toutes les couches de l'atmosphère. On notera un axe anticyclonique secondaire dans ce flux de sud-ouest, axé quant à lui samedi à minuit de Münich à Hamburg. Le flux de sud-ouest à l'arrière de cet axe va prendre en cours de journée de samedi un contour un peu plus dépressionnaire, mais sans grand soutien dynamique dans un premier temps. La masse d'air va se déstabiliser pour de bon sur la France, le long d'un axe sud-ouest/nord-est cette fois ( carte pour la mi-journée) Les meilleures réserves étant "attribuées" à la partie sud de cet axe, et surtout autour de la Méditerranée. Pluies instables pour nous, coups de tonnerre, peut-être ici ou là un orage, mais bon, comme dit plus haut par Judd et Matt, ce qui ressort de tout ça avant tout, c'est le potentiel pluvieux, avec cette alimentation très humide par le sud-sud-ouest dans un contexte devenant de plus en plus dépressionnaire. On restera dimanche encore dans la même configuration générale, à savoir flux de sud-ouest dépressionnaire, avec probabilités de passages pluvieux ou pluvio-orageux non négligeables, avant une brève intrusion plus fraîche en début de semaine prochaine, rapidement anéantie par la reconstitution de la situation générale du week-end, à savoir flux de sud-ouest dépressionnaire. De sacrées advections chaudes pour la saison par moment dans tout ça la semaine prochaine, mais dans cette ambiance majoritairement dépressionnaire pour le moment, ça sent la poursuite des conditions pluvio-instables pendant plusieurs jours, avec certainement l'opportunité de récupérer sur l'intervalle à peu près partout à moment donné de bons cumuls de pluie. Ralala...Ca en été, et on les tenait, les fronts orageux... C'est le pourtour méditerranéen qu'il faudra aussi garder à l'oeil dans ce type de config, mais pas encore d'isolement dépressionnaire en vue là bas la ces prochains jours, ça ne devrait pas déboucher sur les gros cévenols.
  8. L'humidité relative grimpe la nuit. La masse d'air contient une certaine quantité d'humidité, de nuit comme de jour, liée à sa nature et à son "passé". La journée, l'air peut être ressenti comme sec en effet, mais en l'absence de changement de masse d'air via un renforcement ou un pivotement des vents entre temps, durant la nuit suivante par temps calme et dégagé, avec la chute de la température, on approche du point de rosée d'autant plus facilement que les nuits rallongent. Ca facilite alors la formation des brumes ou des brouillards près du sol. Ceci dit, les prévisions de radiosondage montrent une masse d'air plus humide sur une épaisseur plus importante sur le sud de l'Allemagne la nuit prochaine ( jusque vers 600/700 mètres), en lien avec les cumulus qui se sont formés là bas aujourd'hui. Une partie de ces cumulus se résorbe actuellement, mais une autre partie pourrait bien finir par se retrouver piégée sous l'inversion thermique, et évoluer en bancs de stratus par la suite là bas. Mais ça ne devrait pas concerner la région à priori, ou alors de manière très localisée. Il y aurait plutôt comme dit quelques bancs de brume ou de brouillard par endroits dans les campagnes.
  9. Je pensais initialement surtout à jeudi matin et vendredi matin. On va avoir des petites inversions thermiques pour ces nuits à venir, liées en basse couche à des augmentations nocturnes habituelles des taux d'humidité ( si tant est que le vent d'est à nord-est tombe totalement dans ces basses couches). J'avais tablé sur une possible condensation à l'interface de ces inversions thermiques, avec cette humidité dispo en basse couche, mais en effet, rien de méchant, l'inversion ne sera pas épaisse de toute façon. Ca risque plutôt de se traduire généralement par une ambiance simplement brumeuse sous 500/600 mètres ( peut-être un ou deux bancs de brouillard en zone humide). Le temps que le vent reprenne et ne brasse tout ça en cours de matinée.
  10. La fraîcheur de ces derniers jours est surtout due au flux de nord qui s'est mis en place entre les hautes pressions nord-atlantiques, et les conditions dépressionnaires sur l'est de l'Europe au début. Mais si je comprends bien ta question, oui, en effet, si l'anticyclone avait pu passer tranquillement sans avoir à bousculer auparavant les conditions dépressionnaires plus à l'est, nous aurions rapidement basculé sur son flanc occidental, en advection chaude ( l'Islande et de manière plus générale une bonne partie des eaux entourant le nord de la Grande-Bretagne ont tapé sur du 8/10°c à 1500 mètres ces derniers jours, alors que la moyenne là bas tourne en ce moment du nord vers le sud entre 0 et 3/4°c au mieux à cette altitude). Alors, oui, tu mets tout ça plus à l'est, et on aurait effectivement sans doute eu des températures momentanément bien élevées ici ( probablement du 30°C dans les plaines du nord-est). Maintenant, à voir si ce schéma aurait pu se conserver tel quel dans le cas de l'absence de conditions dépressionnaires à l'est. JE ne pense pas, ça aurait débouché sur autre chose très certainement. Sinon, on bascule actuellement pile poil dans l'axe de surface des hautes pressions, centrées en cours de nuit à venir du côté du sud de la Norvège. En altitude cependant, c'en est terminé de la progression de l'axe de la dorsale vers l'est. Il ne franchira pas la France. Un résidu de conditions dépressionnaires est-européennes est en train de se détacher actuellement, prenant la direction de l'Europe centrale, et commencera à influencer le temps sur la région à partir de jeudi-vendredi, avant de nous survoler à partir du début du week-end. Mais de manière très très marginale, voire anecdotique ( les précipitations y étant associées resteront essentiellement sur l'Europe centrale, l'est de l'Allemagne tout au plus). Par contre, ça va attiser le courant d'est en basses couches, bise sensible à prévoir momentanément. Pour les phénomènes de basse couche, faudra voir à plus brève échéance. Pour le week-end, ce résidu dépressionnaire centre-européen, qui se sera infiltré en flux d'est sous les hautes pressions scandinaves puis russes, prendra, ou tentera de prendre contact avec les conditions dépressionnaires approchant par l'ouest via l'Atlantique. Du coup, le flux va sans doute basculer à moment donné au sud-ouest, assez rapidement après l'épisode de vent continental, avec envolée du mercure probable pour le courant du week-end ( nuits très douces si nuageuses, et journées potentiellement chaudes si plutôt dégagées, ou dans zone foehnée en Alsace centrale). Ce mix débouchera sans doute sur une situation instable, qui pourrait peut-être, enfin, nous procurer quelques petites joies moins localisées que durant une bonne partie de l'été, à voir. Bon, y'aura plus non plus des masses et des masses d'énergie à disposition non plus, mais bon, avec le dynamisme croissant, l'alimentation en air humide et doux par le sud-ouest, qui sait?
  11. L'approche de la petite dépression d'altitude par l'est en fin de semaine, même si en mode plutôt désactivé pour nous, pourrait en effet faciliter l'entrée par l'ouest des conditions plus perturbées atlantiques ensuite, en préparant un peu le terrain, ou du moins en le laissant plus libre. Par contre, le bloc anticyclonique russe dans le même temps a toujours l'air très très massif dans les cartes, et apparaît encore longtemps, et assez clairement même, sur les cartes moyennes. Oui, ça sent un peu le c.l entre deux chaises tout ça /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> A moins que l'Atlantique ne donne un bon coup de boost et place mieux ses pions, chose à laquelle on n'est cependant pas vraiment très habitués en début d'automne. Un blocage dépressionnaire ouest-européen pourrait sinon être l'issue/alternative la plus probable à la situation générale à venir. En attendant, jeudi et vendredi, tentative d'approche de l'iso 10°C à 1500 mètres par le sud, mais renforcement simultané des vents de secteur est-nord-est en basse couche. Le potentiel de la masse d'air en place en altitude ne sera très certainement pas utilisé jusque dans les plaines dans ces conditions, ( pas de règle des +15°C pour les maximas au sol en journée, même si il fait beau), et l'Europe centrale se chargera même très probablement de l'alimentation superficielle et assez continue en air plutôt frais au sol . M'est avis que ça sent les premières inversions à stratus jusqu'assez tard en matinée. Petites, car partiellement bien "déboulonnables" en journée du fait de leur faible épaisseur, mais assez étendues tout de même, avec des bancs de stratus qui pourraient se presser plus longuement sur les fonds de vallées vosgiennes côté alsacien, poussés par les vents d'est, et partant de temps en temps à l'assaut des cols ou des crêtes suffisamment bas pour être franchis ( notamment aux heures "froides").
  12. Petite visite privative de l'isotherme 0°C à 1500 mètres pour la région demain matin. Pas de grande conséquence sur les températures en plaine, d'autant plus que la nuit à venir, nuageuse le plus souvent, tamponnera le passage furtif de cette masse d'air particulièrement fraîche pour la saison. Mine de rien, si ce 0°c se concrétise bel et bien pour demain matin à l'altitude là, cela fera à priori minimum 30 ans que ça n'était plus arrivé. Ca avait bien failli vers les 18/19 septembre 2011, mais raté de peu ( 2°c au plus bas en masse d'air à 1500 mètres). Un petit record de fraîcheur à ajouter au palmarès des trophées de l'année 2015.
  13. Bonjour à tous et à toutes. Nouveau sur le forum, et je mets les pieds dans le plat de suite avec ce petit tour d'horizon de la situation générale des jours à venir. Illustration avec la carte moyenne de l'ensembliste du modèle américain datant du 4 sept 18h ( en accord presque parfait avec la dernière sortie de minuit) Le début de week-end est placé sous le signe d'une situation oméga, l'anticyclone central étant situé au large de l'Irlande, flanqué de ses deux zones dépressions garde-fou, la première vers le Labrador, la seconde visant l'Europe centrale. La France et le nord-est du pays notamment sont concernés par cette dernière, même si de façon marginale, l'activité dépressionnaire se traduisant surtout par des passages nuageux fréquents, et quelques risques de précipitation plutôt mineurs. La position sur le pied droit de l'anticyclone central assure une alimentation en air issu des parages de la mer de Norvège, frais pour la saison, l'apport d'humidité étant garanti par les conditions dépressionnaires toutes proches d'une part, et par le passage au-dessus de la mer du NOrd pour ce qui est des basses couches ( pas mal de stratus matinaux au sortir de la nuit) A partir de lundi, le schéma général se décale lentement vers l'est. L'anticyclone central vient de positionner sur l'Ecosse, tandis que la dépression orientale du côté de la Russie commence à s'affaiblir, marquant probablement la fin de la situation oméga en tant que telle. Les pressions au sol regonflent un peu par l'ouest du continent, à l'approche de l'anticyclone britannique. En altitude, le contour reste cependant encore vaguement dépressionnaire, avec un flux de nord-nord-ouest faiblissant graduellement. Temps mitigé, restant globalement assez crasseux avec la poursuite du maintien de l'humidité de basse couche, mais sec très certainement. A partir de mardi, mais surtout dès mercredi et jeudi, la situation semble se bloquer en mode anticyclone scandinave. Le flux va basculer à l'est en basse couche, les conditions vont rester globalement anticycloniques en ce qui nous concerne, avec toutefois une petite composante dépressionnaire résiduelle traînant encore sur l'est ou le centre de l'Europe ( les résidus de la zone dépressionnaire russe du début de semaine). Probablement de belles journées à la clef malgré tout, avec une masse d'air dans l'ensemble plus sèche, même si il faudra garder à l'oeil une probabilité d'apport d'humidité en basse couche par l'est ou le nord-est, en lien avec ces conditions faiblement dépressionnaires sur le continent. On arrive mi-septembre, ce type de configuration peut déjà permettre d'avoir plus sérieusement à faire aux fameux stratus matinaux localement dans les plaines. Légère hausse des températures en altitude, en lien avec l'éloignement du pied froid de l'anticyclone vers l'est de l'Europe, avec des valeurs dans la fourchette 6/8°C à 1500 mètres au mieux, se traduisant en plaine par des valeurs franchissant plus facilement la barre des 20°C. L'Atlantique pourrait reprendre progressivement la main au fil des jours suivants, avec retour de conditions plus dépressionnaires associées à de vrais risques de précipitations par l'ouest, mais processus très laborieux, lent, et il faudra d'abord se débarrasser de la situation à anticyclone scandinave pour de bon avant ça, notamment pour la façade est. On se souvient peut-être du schéma général de la seconde moitié de l'automne dernier, avec persistance des hautes pressions bloquantes sur le continent et incessantes butées dépressionnaires sur la façade ouest de l'Europe, laissant entre les deux une large diagonale soumise à un temps très mou, plutôt doux, pas spécialement perturbé ou arrosé, mais pas pour autant sec et dégagé.
  14. Gelée blanche tôt ce matin par endroits sur la tourbière du côté du Haut-Chitelet vers 1200 mètres et des brouettes, première de la saison, à point pour une petite mise en bouche en vue de l'ouverture de la saison froide qui approche /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> J'en profite ainsi/aussi au passage pour rallier le forum, grosissant les rangs de la section nord-est/massifs de l'est.
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