Aller au contenu

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Dionysos

Adhérent Infoclimat
  • Compteur de contenus

    4041
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Dionysos

  1. Oui, les stations les plus impactées sont les stations de climat semi-continental fortement impactées par les phénomènes de basse couche en hiver (Nancy, Mâcon ...) et par contre plutôt bien ensoleillées en été Les pourcentages de Colmar et Mulhouse doivent être meilleurs que ceux de Strasbourg et Nancy car le Sud Alsace est réputé moins affecté par les phénomènes de basse couche en hiver ex ensoleillement de décembre 2024 : Strasbourg : 40,2 h Colmar 79,5 h (le double) Mulhouse le 28 décembre 2024 à 14h00 : Insolation Strasbourg 28 décembre 2024 : 0 min ...
  2. Tu parles bien sûr de l'Ardèche du Sud, on va dire au sud du Coiron et du Col de l'Escrinet Dans une large moitié nord, je ne pense pas qu'il y ait jamais eu d'oléiculture, même à petite échelle dans les jardins privatifs. L'oléiculture ancienne à grande échelle la plus septentrionale de France (et paraît-il du monde ...) c'est l'olive de Nyons J'imagine qu'elle a dû bien souffrir aussi en 1956. Et en 1985, où c'est descendu également très bas dans le sud. 1985 a fait beaucoup moins de dégâts que 1956 ... parce que l'oléiculture était au creux de la vague dans les années 1980 Beaucoup d'arbres étaient morts en 1956, beaucoup d'oléiculteurs avaient jeté l'éponge et n'avaient pas replanté Le renouveau (relatif) de l'oléiculture a commencé dans les années 1990, il me semble
  3. Mon mimosa en pot a énormément souffert de la canicule, les 3 quarts de ses feuilles ont grillé/séché (malgré mes efforts pour arroser) Il n'est pas mort et il reste quelques feuilles vers le bas (qui était moins exposé au soleil), mais, dans ces conditions, la floraison de l'hiver prochain s'annonce très maigre ... Depuis la fin de canicule, la météo est plus "fraîche" et moins ensoleillée, mais il n'est tombé que 10 mm de pluie, ce qui est bien insuffisant pour compenser un mois de quasi sécheresse + une canicule .... En Espagne, avec le RC, la culture de l'olivier demande de plus en plus d'irrigation car il ne pleut plus assez ... (l'olivier est un arbre méditerranéen, mais pas un arbre du désert ...) Avec trop de sécheresse, si on n'irrigue pas, les oliviers survivent, mais leur production de fruits est fortement diminuée Les olives et l'huile d'olive restent par ailleurs relativement un marché de niche, comparé à d'autres fruits et d'autres huiles, même si en France, avec le snobisme pour tout ce qui est 'méditerranéen" , la consommation a augmenté et s'est plus répandue en dehors de la zone méditerranéenne au cours des 50 dernières années.
  4. Le record absolu 2003 d'Annecy n'est plus , il a été battu le 12 août 2025 (38,7° contre 38,5° en 2003) Le même 12 août 2025, la station de Saint-Geoirs s'est approchée comme jamais auparavant de son record 2003 (39,2° contre 39,5° en 2003) Il reste néanmoins d'autres stations que tu n'a pas citées, telles que Dole, Mâcon ou Marseille-Marignane, par exemple. je sais que les records 2003 ou antérieurs sont désormais minoritaires partout. Je dis juste qu'ils sont "moins minoritaires" à l'est de la ligne que j'ai mentionnée. Et à l'est de cette ligne, ils ont été battus moins souvent et de manière moins nette globalement. Par exemple Lyon Bron n'a dépassé jusqu'à présent qu'un seule et unique fois son record de 2003, le 24 août 2023, là où Toulouse a déjà dépassé le sien 3 fois NB : la station du Grenoble-Le Versoud est particulière , elle pâtit d'une exposition défavorable (Nord-Ouest), elle grimpe d'ailleurs très lentement le matin En août 2023, toutes les stations MF du coin ont largement dépassé le pic 2003 de cette station, Grenoble CEA, notamment. Ainsi que Chambéry Challes les Eaux dont l'exposition est totalement différente de celle du Versoud (sur un versant exposé plein sud) Le Versoud se trouve sur la rive gauche de l'Isère, la moins ensoleillée (ce n'est pas un hasard si les "ghettos de riches" sont sur l'autre rive : Biviers, Saint-Ismier, Montbonnot, etc 😉 )
  5. Pour revenir sur les records absolus vs les records de 2003, il me semble qu'on peut tracer une ligne à l'ouest de laquelle des records absolus post 2003 ont été majoritairement et parfois largement établis, et à l'est de laquelle les records 2003 et antérieurs ont globalement mieux résisté pour l'instant. D'ailleurs, à l'est de la ligne, quand les records 2003 ou antérieurs ont été dépassés, c'est souvent de manière moins nette , et à de moindres reprises qu'à l'ouest de la ligne Bien sûr, on peut trouver des contre-exemples des 2 côtés, mais globalement, ça me semble assez flagrant. Je prends un exemple ... En 2003, Colmar avait culminé à 40,9° et Toulouse à 40,7° ... Depuis 2003, Colmar est resté scotché à 40,9° , alors que Toulouse a dépassé à 3 reprises, et assez nettement, les 40,9° de Colmar en 2003 ...
  6. J'ai dressé un petit bilan des grandes villes les plus touchées par la canicule 2025 J'ai pris la période du 7 au 17 pour les villes de l'ouest ( Bordeaux, Toulouse) et du 8 au 18 pour les autres Le prix spécial du jury est attribué à Nice, dont la txm est plus modeste, mais dont la tnm sur les 11 jours est effroyable : 26° !
  7. Bravo pour ton travail Le petit défaut de ces graphiques, de mon point de vue personnel, c'est qu'il accorde plus d'importance à la sévérité qu'à la durée, qui , à mes yeux , est au moins aussi importante Typiquement, l'événement climatique de juillet 2019 me semble surestimé En terme de durée, cet événement répond d'ailleurs limite à la qualification de "canicule" Une station comme Paris-Montsouris a eu 3 jours au-dessus des seuils de canicule, pas un de plus. Si on prend août 2025, la txx de Bordeaux est légèrement supérieure à celle de Toulouse , mais, sur l'ensemble, la canicule est plus sévère à Toulouse qu'à Bordeaux. Au milieu, Bordeaux a un petit répit avec une tx à 31,9°, alors que Toulouse enquille 10 tx > 35° ...
  8. une station comme Chambéry-Challes Les Eaux a enregistré moins de 10 mm de pluie du 21 juillet au 19 août Inutile de dire que la végétation naturelle locale (qui n'est pas méditerranéenne) a très modérément apprécié D'autant plus que dans cette période de 1 mois sans pluies significatives , il y a eu une canicule de presque 10 jours ... Hors zone méditerranéenne , le niveau de sécheresse ne sera jamais le même que dans la zone méditerranéenne, mais la végétation naturelle n'a clairement pas le même seuil de résistance ...
  9. En même temps, raisonner à l'échelle du pays, ça n'a pas forcément toujours grand sens, notamment en terme de canicules qui concernent rarement l'intégralité du pays Le 11 août, il y a une tx de 41° à Toulouse et 25° à Cherbourg ... Quelle est la pertinence de l'ITN dans ce cas précis ?
  10. Ce critère n'est clairement pas assez restrictif, en tout cas pour la moitié sud du pays Depuis la création de la station de Grenoble CEA fin 2019, seul juillet 2021 n'a pas atteint ce chiffre , tous les autres mois de juillet étaient à ce niveau ou au-dessus ... De mon ressenti personnel, la chaleur estivale reste largement supportable, même sans clim, tant que la tn ne dépasse pas 20° et que la tx reste en dessous de 35° (grosso modo) Ce qui mettrait le seuil critique plutôt vers 25-26° de tm Avec une tm de 23°, il fait chaud, mais raisonnablement chaud, ce qui est quand même le propre de l'été , non ?
  11. Pour moi, si on a une "2003" bis, en terme de sécheresse et persistance anticyclonique, là c'est clair que ça va faire très très mal, donc pourquoi pas approcher des 50° ... Après une année "à la 2003" ne se produit pas tous les ans , ni même tous les 10 ou 20 ans ... Si on prend Toulouse-Blagnac, le record actuel est 1,7° au-dessus du pic de 2003 La plupart des stations ont un écart plus faible, par exemple 0,9° à Lyon Bron. Une station comme Annecy- Meythet a mis 22 ans pour battre son record 2003 de ... 0,2°. Et certaines stations n'ont toujours pas battu leur record de 2003 ... (Mâcon, Colmar ...) Par contre, la zone méditerranéenne (hors Côte d'Azur), avec ses taux d'humidité systématiquement très bas, est susceptible d'y arriver plus vite ... (elle n'a pas forcément besoin d'une situation exceptionnelle "à la 2003" )
  12. Les 50° en France sont certainement possibles ... La question est de savoir à quelle échéance. Lors de cette canicule d'août, dans les stations fiables (sans surchauffe), les tx maximales étaient autour de 42,5° ... Donc, ça ne me semble pas possible à court ou moyen terme. Sauf si survenait à nouveau une situation comparable à celle de 2003 , avec un blocage anticyclonique sur plusieurs mois et une sécheresse durable. Là, les 50° pourraient être approchés effectivement, car le RC a fait du chemin depuis 2003 ... Par contre, je te rejoins sur le fait que, hors zone méditerranéenne, la végétation naturelle n'est pas du tout prête à supporter la nouvelle donne. Il suffit de voir l'état pitoyable de la végétation dans la cuvette grenobloise, après 1 mois sans pluie significative , 8 tx > 35° et 2 jours où les 40° ont été frôlés Alors qu'on imagine bien que cette végétation risque de devoir affronter pire que ça dans les années à venir ...
  13. @Clem68, pour illustrer ce que je dis, j'ai beaucoup de mal à croire à la fiabilité des 40,3° de Besançon-Thise en 1921, sachant que la station n'est pas montée plus haut que 38,3° en 2003 ... Pour moi, le vrai record de Besançon Thise, ce sont les 39° du 25 juillet 2019, et on est bien postérieur à 2003 ... Par contre, pour Colmar, les 40,9° du 13 août 2003 sont toujours valables
  14. J'ai déjà posé la question sur ce topic, et, sur le réseau synoptique (échantillon d'environ 170 stations anciennes, réparties sur tout le territoire), un peu plus de 20% ont encore un record en 2003 (ou avant) Sachant que dans ces 20%, on inclut des records très anciens, antérieurs à 1951, qui, de mon point de vue personnel, devraient être écartés. Les abris n'ont été totalement normalisés qu'en 1951 et certains records antérieurs à cette date sont clairement douteux, si on regarde les températures atteintes dans les stations concernées depuis 1951 ...
  15. J'ai pris la station de Lyon Bron En 1976, sur tout l'été , il y a une unique tx > 35° (d'assez peu, d'ailleurs) En juillet 1983, là c'est nettement plus sérieux, puisqu'il y a 7 tx > 35°, les 40° sont même frôlés le 22 juillet On est sur une canicule un peu oubliée du grand public, mais qui soutient même la comparaison avec celle que nous venons de vivre , au moins en terme de tx (je parle pour le Centre-Est, pas le Sud-ouest où la canicule d'août 2025 a été exceptionnelle) Donc, à Lyon, et probablement dans tout le Centre-Est , juillet 1983 est nettement au-dessus de 1976 en terme de chaleur (je ne parle pas de la sécheresse) Je me risquerais même à dire que juillet 1983 est la plus grosse canicule dans la région entre 1947 et 2003
  16. Un article récent concernant la canicule : https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/temoignages-est-ce-que-toutes-les-vacances-seront-comme-ca-desormais-des-touristes-racontent-comment-les-canicules-et-vagues-de-chaleur-chamboulent-leurs-etes_7431739.html?utm_source=firefox-newtab-fr-fr Malgré tout, si vous escomptez une baisse des prix pour acheter une résidence secondaire sur la Côte d'Azur ou dans le Luberon, quelque chose me dit qu'il va peut-être falloir attendre encore un peu 😉
  17. En effet. Et autrefois , l'iCU devait avoir un impact mineur (à part peut-être à Paris) car la France était beaucoup moins urbanisée et les villes beaucoup moins denses. L'urbanisation s'est surtout beaucoup accélérée à partir des années 1950-1960
  18. Le Rhône est certainement très bien "placé", ça ne fait aucun doute, mais il y a une réserve qui est que les seuils de déclenchement de la vigilance canicule varient d'un département à l'autre , ce qui fausse un peu les résultats En tout cas, pour comparer l'impact de la canicule sur les départements, la txx, voire même la txm, sont des éléments importants mais ils ne suffisent pas. Il y a aussi la tnm , car la tnm conditionne la capacité vitale à bien dormir pour bien récupérer Et aussi le taux d'humidité car, encore une fois, à température égale, une chaleur "sèche" est normalement moins difficile à supporter qu'une chaleur "humide" Et l'ICU.
  19. Une nouvelle fois, il me semble qu'il y a un élément important à rappeler, même s'il n'est pas purement météorologique, c'est l'îlot de chaleur urbain (ICU) Avec le RC, les étés sont évidemment globalement bien plus chauds qu'il y a 70 ou 80 ans, mais également depuis cette époque les grandes agglomérations se sont considérablement densifiées et une part bien plus importante de la population habite dans ces grandes agglomérations. L'ICU influe essentiellement sur les tn, or, on le sait, en période de canicule, les tn sont au moins aussi importantes que les tx ( les Nicois ne me contrediront pas 😉 ) Car, canicule ou pas, la nuit il faut bien arriver à dormir ... et il faut aussi essayer de rafraîchir le plus possible les intérieurs... On le sait , en canicule, les tn dans les centre-villes peuvent être plusieurs degrés supérieures aux tn des stations météo officielles situées en périphérie . C'est un élément à prendre en compte., les canicules sont encore plus difficiles à vivre dans les grandes agglomérations. Edit : j'ajouterai que la climatisation peut avoir un effet pervers .. on part de chez soi le matin (en ayant tout fermé évidemment) , on passe toute la journée à travailler dans un bureau climatisé (bon, c'est mieux que de travailler sur un chantier .. ) Du coup, quand on rentre le soir chez soi, on a l'impression qu'à l'intérieur il fait une chaleur abominable, alors que c'est une chaleur "normale" en période de canicule dans une habitation non climatisée avec une isolation lambda ... la climatisation nous deshabitue de la chaleur...
  20. A Grenoble-CEA, on s'approche des 35°, à voir s'il y aura une 9ème tx > 35° consécutive ... Quoi qu'il en soit, l'été 2025 est d'ors et déjà l'été qui compte le plus de jours de très forte chaleur depuis la création de la station en 2019, à savoir 15 tx > 35° Par contre, la station du CEA, si elle avait existé, aurait-elle fait pire en 2003 ? Il est quand même très vraisemblable que oui La station du Versoud, qui est moins chaude que la station du CEA (pour une raison d'exposition essentiellement), avait enregistré lors de l'été 2003 au total 22 tx > 35 ° , dont 11 tx > 35° consécutives pour la mythique canicule d'août. Evidemment, cette comparaison est valable pour Grenoble (et plus globalement le Centre-Est je pense), je ne prétends pas qu'elle soit applicable à toute la France ...
  21. A Grenoble CEA, c'est donc la 8ème tx > 35° consécutive , avec même une tx plus élevée que la veille, 37,1° Record d'août 2023 égalé (mais rappelons que la station n'existait pas en 2003 ) D'après les prévisions, la série pourrait s'arrêter là (espérons le ...)
  22. Oui, bien sûr, mais je vais te dire, en toute sincérité, sans mentir, à Grenoble, entre la journée de mercredi (tx 39,4°) et la journée de jeudi (tx 35,7°) , je n'ai pas senti de réelle différence ... Selon mon ressenti personnel, la baisse de température n'était pas suffisamment significative pour être vraiment appréciable, d'autant plus qu'en contrepartie, le taux d'humidité était plus élevé. D'ailleurs, les humidex étaient du même niveau mercredi et jeudi (au-dessus de 40 une bonne partie de l'après-midi) Et puis, sur la durée ça devient difficile, comme je disais, il y a une lassitude qui commence à s'installer ...
  23. Merci. La station de Saint-Geoirs, en Isère, est en sévérité 10, ce qui est pleinement justifié car cette canicule a produit la 2eme tx la plus élevée tous mois confondus de l'histoire de la station (à 0,3° du record du 13 août 2003) Le top 10 de la station contient des tx de 2003, 2023 et 2025, ainsi qu'une tx de 1983 et une de 2019, mais elles sont désormais en queue de top 10 ( 9eme et 10eme place)
  24. Oui, j'étais justement venu sur ce topic pour poster ça : Cas autochtone de chikungunya à Eybens (Isère) : point de situation | Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes Eybens est dans la cuvette grenobloise, c'est là où j'habite ... (exactement, je suis à la limite des communes de Grenoble et Eybens) Cas autochtone de chikungunya à Eybens (Isère) : point de situation | Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes
  25. Les tx du jour ne sont pas tout à fait définitives, mais elles seront en baisse sensible dans le Centre-Est par rapport aux 2 jours précédents (environ 3° en dessous, un peu partout) Néanmoins, à Grenoble, on est à nouveau au-dessus du seuil de très forte chaleur, il s'agit du 7ème jour consécutif de tx > 35° Il y en avait eu 8 consécutifs en août 2023 (quasi 9, puisqu'il fallait y ajouter une tx de ... 34,9° ...) Ca commence à peser ...
×
×
  • Créer...