gaet34

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À propos de gaet34

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    Cumulonimbus capillatus
  • Date de naissance 11/05/1991

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    Mérignac (33) / originaire de Grabels (34)

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  1. Bonjour, Situation pas inintéressante pour le début et milieu de semaine. Le talweg qui étire son tourbillon vers le sud-ouest (je vous renvoie à la très juste analyse de @Fil67 sur le topic LT) va conduire à une nette accélération du flux WSW en altitude, provoquant une frontogénèse sur l'air chaud latent antérieur, plutôt en moyenne tropo. Dès la fin de nuit prochaine, les choses se mettent progressivement en place, avec un peu de convection à l'étage moyen (coupe WSW en ThetaE, VV et Hu par exemple) surplombant des basses couches encore très sèches. Il y aura sans doute quelques échos au radar, mais majoritairement des virgas. Au fil des heures, la tendance sera à l'approchement des forçages et à l'humidification des basses couches. A l'avant de la trace frontale, les averses vont se multiplier, d'abord à l'étage moyen, puis commencer à s'organiser de plus en plus. Focus sur mardi 14h : en thetaE 850, on voit bien l'advection de basses valeurs (air froid et sec) à l'arrière du front froid balisé de la Vendée à la Moselle. A l'avant, l'air se réchauffe également, mais on a du mal à percevoir une organisation de l'air chaud, en tous cas à 850 hPa, dans le sud-ouest. Première coupe NNW>SSE du Maine-et-Loire au Tarn, on voit bien la trace du front froid en basses couches, et l'air chaud qui s'organise, mais plutôt en moyenne tropo. Pour représenter les choses, on pourrait tracer un pseudo-front froid dans la partie nord, et au sud, un (pseudo-) front chaud d'altitude de plus en plus actif. C'est une étape classique dans la formation d'un front quasi-stationnaire ondulant : jet d'altitude peu mobile, activation de l'air chaud à l'avant, le tout piloté par un talweg d'altitude qui organise également le front froid. Le front devrait néanmoins être plus actif car plus alimenté en eau précipitable et avec une meilleure convergence plutôt sur l'est du massif Central. Je reprends ma coupe SW > NE de Saragosse à Lyon, on voit parfaitement l'activation du front : profils plus humides voire saturés et légèrement instables de type "noyé dans la masse", avec des vitesses verticales ascendantes sur toute la colonne. Quant à l'air sec en basses couches, il résiste dans le sud-ouest mais cette fois il n'empêchera pas la pluie d'atteindre le sol. C'était pour la phase 1 ; dans la phase 2, une fois l'air le plus chaud évacué, il reste du dynamisme associé au fond de talweg qui tournicote au-dessus de la région. On se retrouve dans des incertitudes de l'ordre synoptique, les modèles hésitant entre une évacuation assez rapide vers l'est du fond de talweg (GFS, CEP), et une persistance sous forme de GF un peu plus longue (ARPEGE). Il est donc normal que ce dernier, à la différence de GFS, soit plus généreux en RR, d'autant qu'il y a également ensuite de l'évolution diurne que GFS galère à gérer et au contraire ARP un peu trop généreux. Petit risque de gelées jeudi matin également, avant de repartir sur une nouvelle séquence plus douce, mais humide et donc caractérisée par de l'évolution diurne. Le week-end est plus incertain, on hésite encore entre assèchement et réchauffement en flux de sud-est ou persistance de marais barométrique avec augmentation du risque d'averses.
  2. A Cissac-Médoc avec 1100ha brûlés, il s'agit bien du plus gros feu toutes périodes confondues dans le massif des Landes de Gascogne depuis celui démarré le 25 avril 2002 entre Hourtin et Carcans (1500ha), à une époque où le Médoc portait de lourds stigmates de Martin et la forêt n'était pas nettoyée. D'autres départs cet après-midi en Dordogne..
  3. Saint-Magne : feu circonscrit, 50ha Cissac-Médoc: 600ha Lesparre-Médoc: feu maîtrisé, 3ha Blanquefort: 5ha
  4. Oui, 5636 ha entre Saint-Aubin et Carcans en mars 1990
  5. Sur le feu de Cissac Médoc, plus de 500 ha brûlés
  6. Ce scénario extrême de GFS aura eu le mérite de réveiller ce topic, moi en premier On attendra encore quelques runs avant de proclamer des gelées généralisées voire de la neige à basse altitude, pour l'instant le scénario est beaucoup trop fragile. Cette synoptique de flux de nord-est froid accéléré par une dépression d'origine dynamique sous le vent des Alpes a pour initiation une déformation du courant-jet au niveau de l'Ecosse à +90/+96H, qui conduit à un déferlement de basse tropopause suffisamment massif pour créer et advecter de l'air exceptionnellement froid pour la saison en moyenne tropo. Cette advection étant ensuite relayée en basses couches par une masse d'air continentale, froide et sèche. CEP et son ensemble sont plus modérés, avec une interaction beaucoup plus faible, et donc pas de déformation du jet, le talweg plongeant donc sur l'Europe centrale en effleurant le pays par le nord-est. Sur le déterministe européen comme sur son ensemble, le temps sensible de la semaine sera autant influencé par ce talweg froid en provenance d'Ecosse que de la GF açoréenne qui aura tendance à se rapprocher, engendrant un conflit de masse d'air (doux et humide au sud, frais et sec au nord) plus ou moins "sud". Enfin, Arpege en bout d'échéance était plus intéressant dans son 12Z d'hier que dans le ce matin. Pour (seule) illustration (désolé, pas trop le temps), un petit GIF des 6 derniers GFS sur l'échéance fixe de lundi 12TU en Z + PV + Vent à 500 hPa; où l'on voit que même si la tendance des derniers runs est à un décalage ouest de l'interaction décrite plus haut, le changement proposé par le dernier GFS 6Z est caricatural et va à l'encontre de l'évolution inverse de ARPEGE. Mon opinion est donc que GFS est sans doute dans l'exagération ; je ne dis pas non plus que la semaine prochaine n'a pas de probabilité d'être marquée d'un coup de froid. En altitude et au moins dans le nord-est, c'est fort probable. Par contre, pour la moitié sud-ouest du pays, c'est beaucoup plus hypothétique étant donné la proximité de la goutte froide et sa tendance à se rapprocher du pays, aussi délicat à prévoir que l'interaction en haute tropo vers l'Ecosse à +96H (en terme de réglages fins et vu les conséquences, je dirais que c'est une échéance lointaine). En terme d'interactions synoptiques, celle entre la goutte froide en approche depuis les Açores et le décrochage de tropo quelque part entre l'est du pays et l'Europe centrale devrait conduire à une situation intéressante avec conflit de masse d'air probablement orageux à l'interface. Considérant la faible mobilité du cut-off et l'alimentation en eau précipitable à l'avant il n'est pas exclu qu'une bande centrale du pays ait droit à un arrosage copieux mais bienvenu.. à suivre aussi.
  7. Cumul radar brut surestimé par la grêle. Dans les pluvios le max de cumul sur cette cellule est de 20mm à Maubourguet dans le 65
  8. Remarque pertinente, l'influence de la nébulosité dans le déclenchement de la convection sur Arome. Pas le temps de sortir des cartes, mais je trouve que Arome "explose" un peu trop en soirée sur le piémont pyrénéen. En y regardant de plus près, le phasage altitude / basses couches n'est pas optimal. Le premier axe de forçage correspond au front froid matinal plutôt du nord Aquitaine au bassin parisien, à l'avant duquel on devrait trouver quelques déclenchements de convection profonde depuis l'étage moyen, toujours aussi difficiles à prévoir (des champs comme la tpw vers 700 hPa ou les VV vers 500 sont de bons indicateurs, notamment sur Arpege). Le second correspond à la sortie gauche de jet qui plonge côté espagnol. C'est pas assez cisaillé pour organiser durablement la convection, cela manque d'air chaud en basses couches pour que ce soit sévère ; néanmoins Arome réussit à construire quelque chose d'assez esthétique pour la saison. Mais j'ai toujours d'assez gros doutes ; je trouve le forçage d'altitude et la convergence un peu trop faiblardes pour donner une aussi belle structure en ligne (voire arquée ?) complètement mature en arrivant sur la plaine toulousaine; j'émets l'hypothèse que Arome exagère le diabatisme et donc la CAPE côté espagnol, en amplifiant un système pas du tout acquis. Pourquoi pas quelques orages assez costauds côté espagnol, mais côté français, je suis vraiment sceptique ! A suivre demain.. Dans le doute, si j'étais de service je mettrais pas mal de depts en jaune demain à 6h, mais ce n'est pas le cas ! (mais je pense qu'il devrait y avoir quand même une bonne tartine)
  9. Oui on est dans un schéma classique de coup de chaud gagnant par le sud-ouest, fréquent au printemps, avant que le vent d'ouest ne rentre et ne pousse l'axe de chaleur (comparativement aux normales plus vers le nord et l'est). Ce schéma ne se reproduit pas forcément tous les ans, il y en a déjà eu 3 au mois de mars, le 11 avec les premières chaleurs en sud Aquitaine, le 16 où il y a eu jusqu'à 26.7 à Socoa, et donc demain. Autan voire plus que la température de la masse d'air, ce qui compte également c'est l'épaisseur des isohypses (anticyclonique en altitude, avec un axe de dorsale depuis l'Espagne ou le proche atlantique) qui garantit en général un ciel dégagé, et le flux en basses couches, de sud-est, donnant un faible régime d'autan dans son domaine. Lors des situations précédentes (mais non exhaustive) qui ont approché les records, ce schéma était respecté 3 fois sur 5 16/03/2017 (24.4° à Mérignac), on est plutôt dans le second mode d'obtention de tx chaudes en mars, le secteur chaud atlantique en subsidence 11/03/2017 (24.1°), bel exemple de poussée de fièvre à l'avant d'un talweg atlantique, régime d'autan L'an dernier le 26/03/2016 (23.4°), très fortes épaisseurs, le talweg plonge sans doute pas assez sud, autan moins marqué Le 21/03/1990 (26.2°), autre exemple de secteur chaud en subsidence Le jour du record à Mérignac le 25/03/1981 (27.7°), le cas d'école Dans ce cas on n'est pas forcément au niveau des records de température à 850 hPa, qui ont plutôt lieu lorsque des secteurs chauds atlantiques "s'écrasent" dans la région (les situations des 16/03/17 et 21/03/90 y ressemblent un peu). Voici les valeurs mesurées à 850 hPa à 00UTC au RS de Mérignac 10.0° le 25/03/81 12.2° le 21/03/90 5.2° le 26/03/16 (et oui !) Lors des "cas d'école" on peut avoir 17 à 18°C de plus entre le niveau 850 hPa mesuré la nuit précédente à minuit et la tx du jour à Mérignac. Bref, tout ce bla-bla pour montrer que la T850 est un paramètre intéressant pour prévoir une fourchette de tx, mais qu'elle ne fait pas tout ; il faut aussi prendre en compte la nébulosité en moyens / hauts à l'approche du talweg, le vent de basses couches qui peut freiner la hausse des tx lorsque le vent de sud-est est trop fort (on le remarque très souvent à Blagnac), ou au contraire lorsque le vent d'ouest rentre trop tôt. Cette (relative) décorrélation est encore plus flagrante l'été, où joue en plus la cumulification à partir de l'étage moyen. Pour l'éventuelle dégradation orageuse de vendredi, je n'y crois guère. Je verrais bien quelques déclenchements à l'étage moyen en fin de nuit de jeudi à vendredi jusqu'en début de matinée, ensuite ce serait surtout flotteux et pas assez instable.
  10. Pour répondre à @neige84 La couche d'isothermie a fini par être balayée par la puissance du redoux d'altitude véhiculée par un jet de basses couches particulièrement profond. J'ai pas scruté en détail les modèles aujourd'hui mais Arome d'hier mettait déjà bien en évidence ce phénomène, avec un jet proche de 60kt à 700 hPa associé à une masse d'air gagnant en eau précipitable. Ainsi la mise en place du phénomène d'isothermie n'a pas résisté à la puissance de l'advection douce.. Sauf exceptions locales, exemple certaines vallées de l'Ariège. Ce redoux en altitude se faisant par bouffées, pas étonnant de constater des fluctuations de température très importantes, avec une tendance malgré tout à la hausse.
  11. 16.2° en 1997
  12. Non, ce n'est pas du foehn (il n'y a pas de vent), mais l'affaissement par subsidence d'une masse d'air chaud d'altitude. Alors effectivement, il y a aussi la compression adiabatique qui explique l'envolée des T°C ; mais pour moi la première caractéristique du foehn ce n'est pas une anomalie locale de températures, mais un écoulement perpendiculaire à un relief. Les tx ont l'air d'être définitives sur le Pays Basque puisque le vent d'ouest est rentré.
  13. 38 km/h actuellement au Pic du midi Max de 118 ce matin, rien de remarquable @nath65
  14. Comme souvent, le vent de sud a soufflé en tempête sur les crêtes pyrénéennes, jusqu'à 144 km/h au Pic du Midi ou 163 à Iraty. Chose moins fréquente, il a déferlé assez largement dans les vallées, jusqu'au piémont. 99 km/h à Adast près de Pierrefitte Nestalas (65), 98 à Luchon (31),. Sur le piémont, 89 à Oloron (64), 79 à Tarbes ou encore 71 à Cos (09) En moyenne montagne, 102 km/h au niveau du col de Peyresourde (65/31) et 113 sur le plateau de Beille (09)
  15. Mon commentaire est valable pour l'Aquitaine où la dégradation devait s'initier. Au nord les éléments étaient réunis, d'ailleurs j'ai remarqué que les modèles ont souvent tendance à sous-estimer les ingrédients orageux sur le nord-ouest en début de saison.