gaet34

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À propos de gaet34

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    Cumulonimbus capillatus
  • Date de naissance 11/05/1991

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    Mérignac (33) / originaire de Grabels (34)

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  1. 33.4°C / Td 5°C relevés à Angoulême à 1h48 locales ! Avec des rafales à 82 km/h liées au système orageux en Aquitaine qui s'est effondré, bel exemple de heatburst également. Le "retour à la normale" est également impressionnant : 32.5/5.9 à 2h24, 25.1/15.7 à 2h30.
  2. Pour le graphique, les vagues de chaleur plus intenses que celles de fin juin 2017 ont toutes été observées plus tard (juin 2005 ex aequo) ; la valeur de l'indicateur thermique maximal, 26.4°C, a battu largement (oui, 0.3°C sur 30 stations, c'est beaucoup) le précédent record du 28/06/2005. Donc je maintiens que ce début d'été est exceptionnel. On est bien d'accord qu'il fera très chaud avant, personnellement je miserais même sur quelques vieux records mensuels par endroits mardi. Pour la "fin assez rapide", ok pour La Rochelle, Brest ou Boulogne/mer. Mais pour une large façade est et les régions méditerranéennes, l'épisode ne fera que commencer à peine le mercredi ! Il est possible que le repli du thermomètre en milieu de semaine mette fin à l'épisode de vague de chaleur avec les indicateurs définis par MF à l'échelle nationale, mais j'en suis loin d'être convaincu. Ensuite, à l'échelle régionale, le centre-est et encore moins le sud-est n'auront de "pause fraîcheur" en milieu de semaine, et je trouve que la tendance à une énième hausse des températures pour le week-end est relativement solide, plus fiable que la trajectoire du talweg entre mardi et jeudi
  3. Pour info, les pics des deux précédentes canicules ont atteint respectivement 26.4° et 25.8° à l'échelle de l'indicateur thermique national pour les 22 juin et 7 juillet, respectivement. Pour info également, le seuil des 25°C pour l'indicateur thermique n'est pas atteint tous les ans (ce n'était pas le cas en 2008 et 2014 par exemple), cette année au 12 juillet il a été atteint 5 fois au cours de deux épisodes distincts. Donc non, ce début d'été n'a rien de "classique". Petite illustration avec le fameux graphique à bulles des vagues de chaleur où j'ai placé approximativement les deux événements de ce début d'été. Pour la semaine à venir, il ne fait guère de doutes que la France va subir un troisième épisode de canicule. La masse d'air responsable stationne actuellement sur le sud de l'Espagne et atteint 30°C à 850hPa ; après un léger répit (24/26 dimanche restreints au sud de l'Espagne dimanche à 850 hPa), il va y avoir une nouvelle pulsion chaude, plus vers le nord et donc la France cette fois. Dès ce week-end, la masse d'air s'assèche et se réchauffe à la faveur du rapprochement de l'AA qui va induire un flux d'est à nord-est en basses couches, donnant un temps bien ensoleillé mais pas encore trop chaud, avec des nuits encore respirables. Paradoxalement, les températures vont baisser côté Méditerranée avec la fin du flux d'ouest. Sur ce "substrat", à savoir un week-end bien ensoleillé et de plus en plus chaud, une masse d'air caniculaire va gagner le pays à l'avant d'un talweg atlantique qui gagne vers le Portugal mardi. Les très fortes chaleurs vont poindre en Nouvelle Aquitaine et les fortes chaleurs se généraliser sur le pays lundi, mais c'est mardi qui devrait être la journée la plus spectaculaire avec le flux de sud à sud-est bien établi en basses couches, il devrait faire en tx 35°C de la région lyonnaise au bassin parisien et jusque sur les côtes de la Manche occidentale, et des pointes possibles à 40°C dans le sud-ouest. En soirée, cela devrait se déstabiliser et tourner à l'orage, mais difficile dans quelles proportions ! Possiblement violents de l'Aquitaine à la Normandie. Pour la suite, il y a trop d'incertitudes sur la localisation exacte du talweg atlantique pour se risquer à faire des prévisions de températures. Mais même dans le scénario "frais", la façade est aurait un dernier jour de canicule. Dans un scénario intermédiaire, mercredi devrait être une journée encore chaude et lourde, et la chaleur devrait à nouveau monter en régime pour le week-end. On surveillera aussi les très fortes chaleurs qui se réfugieront près de la Méditerranée à partir de jeudi, je pense qu'il y a moyen d'avoir du 40°C là bas d'autant qu'il n'y a pas de risque de rafraîchissement orageux. Dans le "meilleur" des cas, la vague de chaleurs durerait 3 jours entre lundi et mercredi avec un pic très élevé mardi, et dans le pire, elle débuterait lundi pour se terminer... ???? Le temps de rédiger ce message, je vois celui de @-Tom- avec lequel je ne suis pas du tout d'accord.
  4. Dans la base de données interne de Météo France
  5. 2.4 mm entre 21h34 et 21h35 10.5 mm entre 21h26 et 21h32 22.5 mm entre 21h25 et 21h40 37.5 mm entre 21h08 et 21h38 Pas de record, l'orage de juillet 1995 était plus violent : 17.6 mm en 6 minutes, 26.5 mm / 15 minutes, 42.3 mm / 30 minutes La valeur observée à Bourgoin (38) il y a moins d'une heure également dans le top10 avec 5.8 mm entre 17h04 et 17h05
  6. Je confirme ces données, excepté pour la valeur de juillet, c'était 0.2 mm le 9 et non 0.3 le 10. Cette période de 136 jours établit également le record de sécheresse à Salon de Provence, tandis qu'à Marseille Marignane elle n'a duré "que" 89 jours du 26 avril au 23 juillet inclus
  7. Une nouvelle valeur fait son entrée dans le top, il s'agit des 5.0 mm en 1 minute observés à Avrée (58) samedi soir
  8. Holà Dans ces situations molles avec advection chaude à tous niveaux, suivons les faiblesses de tropo qui peuvent dans le meilleur des cas donner quelques Cb Ac-genitus. Pour preuve, il y a bien quelques déclenchements d'étage moyen sur le Golfe et le nord de l'Espagne en lien avec de petites faiblesses de tropo. Pas beaucoup d'eau au passage ni de phénomènes sévères, mais de l'orage en air sec c'est souvent joli à voir et pour l'anecdote, ça peut donner des heatbursts ^^ Sinon, c'est bien moins intéressant que ce qu'on pouvait imaginer il y a quelques jours. Demain soir au mieux, de faibles orages pourront concerner l'ouest des Pyrénées et, comble de l'audace, déborder vers le piémont béarnais avant de mourir. La position du cut-off et sa circulation complètement fermée n'est vraiment pas favorable à quelque chose d'organisé de ce côté des Pyrénées ; sans doute des débordements un peu plus nombreux vers le sud de l'Aquitaine en cours de nuit de vendredi à samedi, et pour samedi en journée la situation est plus propice en allant vers le massif Central. Côté thermique d'ailleurs, demain devrait être une journée un peu moins chaude qu'aujourd'hui, avant une nouvelle poussée de fièvre vendredi ; sans aller jusqu'aux valeurs proposées par Arpege, la barre des 35°C devrait être fréquemment franchie ! On surveillera aussi les tn samedi matin..
  9. J'ajoute également Adast, récente station Radome, qui a bien vu le foehn cette nuit; avec une tn de 19 et des sautes du mercure vers 25 à 4h du matin (td mini 7°C), pourtant en fond de vallée du Gave. Hormis ce coin je pense qu'on peut plutôt parler de brise nocturne que de foehn sur le 65. De plus Campistrous est sur un plateau avec les effets associés, qui domine de 200m la sortie de la vallée de la Neste ; du coup je pense que Lannemezan et son plateau se sont retrouvés dans la veine de brise de montagne nocturne, laquelle n'atteignait pas le fond de vallée qui est resté au frais (11°C en tn à Bazus et Arreau)
  10. Elle n'a pas été lancée et personnellement je ne l'aurais pas lancée non plus. Les 100 n'ont été atteints que sur le côtier, 70-90 dans l'intérieur, sans facteurs aggravants, le jaune convient. Vivement la vigilance infra départementale
  11. Pour un truc aussi organisé comme aujourd'hui, le paramètre prédominant est effectivement forçage d'altitude et cisaillement de vent. Quand c'est moins cisaillé / instable avec un contexte plus convergent, effectivement il faut pas qu'il y ait du stratus.. mais ça peut aussi partir d'au-dessus, s'il y a le moindre petit forçage et que les couches moyennes sont sèches ^^ exemple un talweg qui gagne depuis l'Espagne le lendemain d'une entrée maritime, avec des orages matinaux sur Gavarnie. Donc pour répondre à ta dernière question, le paramètre le plus important dans la prévi orageuse, c'est bien la dynamique d'altitude. On en trouve toujours une trace pour comprendre la convection profonde. Ensuite, pour appréhender certains facteurs inhibants / aggravants, il faut prendre en compte humidité et convergence en basses couches, et cisaillement à tous niveaux, et bien sûr le relief.. Aujourd'hui c'est l'un des rares jours de l'année où la barrière pyrénéenne est quasi "transparente" vis à vis des orages, grâce à ce contexte particulièrement instable et cisaillé.. Souvent, ça reste plutôt d'un côté ou de l'autre de la chaîne...
  12. 14 mm tombés en 18 minutes, beau rinçage, ça indique le potentiel pluvieux des cellules aujourd'hui...
  13. Il y a "nuages bas" et nuages bas Tout dépend la température de la masse d'air associée à ces nuages bas, l'instabilité de celle qui la surplombe, et à la hauteur de l'inversion. Dans le cas d'une couche assez mince et homogène surplombée d'une masse d'air encore instable, et s'il y a des trouées, la cumulification qui prend au niveau de la couche de nuages bas est plus profonde qu'en ciel clair où il y a inhibition. Tu dois souvent observer cela sur le piémont avec ces invasions de stratus qui se déchirent et cumulifient à la mi-journée. Mais en général la convection est peu profonde et ça forme juste une couche de stratocu un peu plus épais contre le relief avec brouillard en montagne Souvent, on associe présence de nuages bas à inhibition convective car cela réduit l'instabilité en basses couches (t2m moins élevée), mais elle reste présente à l'étage moyen, où les phénomènés à l'origine des orages ne sont pas exactement les mêmes. Dans tous les cas, ça gâche le plaisir des chasseurs d'orage. Dans le cas d'aujourd'hui, le forçage d'altitude est tellement vigoureux, avec beaucoup d'instabilité en basses couches, que les nuages bas actuels n'auront pas ou très peu d'influence sur la sévérité des orages. Comme la signalé Clem064, ça se dégage actuellement, car le foehn se met en place avec augmentation des cisaillements profonds, ça va te nettoyer ça du sol au plafond.
  14. Oui, c'est un élément qui est apparu sur les dernières actualisations, c'est vrai que souvent on se focalise sur grêle / rafales mais dans ce genre de situations les cumuls peuvent être très forts au niveau de la tête d'onde, un peu au nord du minimum de surface, qui pivote de manière anti horaire et qui induit un déplacement plus lent au nord. Comme chacun y va de sa petite analyse ce matin, je vous propose la mienne, rédigée en fin de nuit. Pas surpris que AROME propose de telles valeurs de flotte. Une situation similaire le 31 août 2015, il y avait eu jusqu'à 80-150 mm très localement. @Run999H c'est vrai que la Gironde, j'ai pas mal hésité. Mais le sud est du département peut connaître de très fortes lames d'eau, ce que suggère des outils inaccessibles au grand public (PE AROME).
  15. Et si en plus tu ne lis même pas les réponses qui te sont adressées.. Bref