gaet34

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À propos de gaet34

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    Cumulonimbus capillatus
  • Date de naissance 11/05/1991

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    Mérignac (33) / originaire de Grabels (34)

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  1. 16.2° en 1997
  2. Non, ce n'est pas du foehn (il n'y a pas de vent), mais l'affaissement par subsidence d'une masse d'air chaud d'altitude. Alors effectivement, il y a aussi la compression adiabatique qui explique l'envolée des T°C ; mais pour moi la première caractéristique du foehn ce n'est pas une anomalie locale de températures, mais un écoulement perpendiculaire à un relief. Les tx ont l'air d'être définitives sur le Pays Basque puisque le vent d'ouest est rentré.
  3. 38 km/h actuellement au Pic du midi Max de 118 ce matin, rien de remarquable @nath65
  4. Comme souvent, le vent de sud a soufflé en tempête sur les crêtes pyrénéennes, jusqu'à 144 km/h au Pic du Midi ou 163 à Iraty. Chose moins fréquente, il a déferlé assez largement dans les vallées, jusqu'au piémont. 99 km/h à Adast près de Pierrefitte Nestalas (65), 98 à Luchon (31),. Sur le piémont, 89 à Oloron (64), 79 à Tarbes ou encore 71 à Cos (09) En moyenne montagne, 102 km/h au niveau du col de Peyresourde (65/31) et 113 sur le plateau de Beille (09)
  5. Mon commentaire est valable pour l'Aquitaine où la dégradation devait s'initier. Au nord les éléments étaient réunis, d'ailleurs j'ai remarqué que les modèles ont souvent tendance à sous-estimer les ingrédients orageux sur le nord-ouest en début de saison.
  6. Un peu précoce pour avoir une dégradation orageuse en "air chaud" un 3 mars quand même, de plus les nombreux cirrus ont pas mal inhibé le potentiel convectif. Du coup sur Bordeaux il y a eu un ciel vaguement chaotique et instable, une grosse averse, le front est déjà passé et il n'y a plus d'orages à prévoir. Plus que 9°C à Biarritz ; la galerne a été moins virulente que prévu, ça n'a pas assez chauffé avant (tx de 21.0 quand même, maxi dans la région à Tarbes, 23.4)
  7. Vu la tronche du talweg d'altitude, particulièrement dynamique, et la manière dont l'air chaud vient converger sur la Provence, je ne suis pas étonné de la réaction de Arome. Des phénomènes venteux sévères sont à redouter sur les départements en orange, et en particulier sur les littoraux provençaux (également concernés par VVS jaune). Le jet de basses couches de ESE vient se renforcer jusqu'à 60 kt à 950 hPa. La convergence avec le flux SSW piloté par la dépression de basses couches de grande échelle (45/50 kt) donne des profils particulièrement cisaillés, l'hélicité grimpant jusqu'à 300 m²/s² sur certains hodographes Vu la "climatologie" du coin, un outbreak de trombe est déjà à redouter entre 5 et 7h locales. En rafales, Arome régit ponctuellement à plus de 120 km/h oui, mais je crains que ça ne soit plus généralisé.
  8. Bonsoir, Situation diablement intéressante en fin de nuit de vendredi à samedi sur le Languedoc. Un talweg dynamique pivote sur la Catalogne. Beau soulèvement frontal à l'avant, dans l'air doux et instable. L'advection froide est massive à l'arrière, avec un net phénomène d'isothermie dans l'axe du talweg d'altitude. Arome, qui apporte un gain considérable dans ces situations en modélisant explicitement les différents types d'hydrométéores, n'y va pas de main morte. Il n'est pas idiot d'envisager de la neige collante jusqu'en plaine dans l'intérieur. Quelques coupes pour s'en convaincre, choisies du sud-ouest de l'Aude au nord-est du Gard : En ThetaE, on visualise assez bien l'advection douce massive en basses couches (valeurs >32°C), avec quelques tranches d'instabilité, surtout au-dessus de 800hPa. Le dynamisme aidant, des orages noyés dans la masse n'auront aucun mal à se produire malgré un manque d'instabilité absolue (MUCAPE vers 100/200 J/kg, un peu plus en mer). Ces orages seront surtout pluvieux, avec des lames d'eau horaires approchant parfois les 20 mm, ponctuellement un peu plus sur le Larzac. 4 heures plus tard, le front a progressé, avec un contraste encore plus brutal de masse d'air. L'iso-thetaE 34°C vient tangenter le niveau 850 hPa. On est dans le cas d'une advection thermique différentielle. Encore plus d'air chaud à l'avant, qui donne des précipitations encore plus soutenues dans les couches moyennes de l'atmosphères. Par rétroaction, cela contribue au refroidissement des très basses couches, par consommation de l'enthalpie. L'advection froide, ensuite, est bien canalisée par le vent d'ouest à l'arrière. Le champ de vitesse verticale permet de bien appréhender la structure frontale : à l'avant, vitesses verticales ascendantes sur toute la hauteur de la troposphère, c'est ce qui donne cet épisode pluvio-orageux remarquable pour la saison. Juste à l'arrière, des vitesses verticales subsidentes. Concernant le vent qui est un facteur nécessaire pour la mise en place de ce phénomène, on voit bien la zone de dévente juste à l'avant de la trace frontale. L'idée que je me fais de la situation est la suivante : - demain en journée, entrées maritimes classiques, avec une activité orographique faible, plutôt dirigée sur l'Hérault. Le vent de sud-est se renforce progressivement en cours de journée. - dans la deuxième partie de nuit, l'activité orographique se renforce et "bave" un peu vers le piémont, avec des "grappes" d'intensité modérée, à caractère orageux, qui pourront temporairement se régénérer sur le piémont. - en toute fin de nuit, une structure en ligne se met en place depuis l'Aude. Fortes rafales de sud-est immédiatement à l'avant. Pluies soutenues et orage noyé dans la masse pendant 30 à 45 minutes - le vent bascule à l'ouest et en l'espace de 5/10 minutes, des flocons se mêlent à la pluie, jusqu'en plaine, grosso modo à l'ouest du fleuve Hérault. Sur l'extrêmité est du Languedoc, la convergence est moins nette et tous les mécanismes de l'isothermie ne sont pas forcément en place. Cela dit, la LPN devrait également chuter vers 400m. Le risque est donc maximal dans l'intérieur des PO, Fenouillèdes surtout, sur toute l'Aude et l'ouest de l'Hérault pour la neige en plaine.. Côté quantités, c'est vraiment délicat à dire.. mais je me lance ! allez, 2/5 cm d'une neige collante dans l'intérieur de l'Aude, 10 cm dès 200m ; sur Montagne Noire, Corbières, Larzac, 15/20 cm à 500m. Sur Montpellier, sans doute quelques gros flocons ? Ca va être limite..
  9. Dès vendredi sur les versants sud, ça sent le gros plâtrage avec ce flux de sud associé à des advections froides et ce talweg dynamique qui plonge sur l'Espagne. Les chutes se généralisent dans la nuit ensuite à l'ensemble de la chaîne.. Ensuite, le flux sera un peu trop ouest pour que ça profite vraiment au massif, qui aura quelques miettes malgré tout. Il y a quand même une différence entre CEP d'une part et GFS/ARPEGE d'autre part, le premier ne voit pas l'enfoncement aussi sud du talweg de dimanche par rapport aux autres. On sent quand même qu'on est dans une situation limite où l'air doux finit par emporter la partie dans des champs restant dépressionnaires en altitude. Le retour de la dorsale ne s'effectue que timidement. Du coup, je sais pas si cela sera si favorable que ça au vu de l'iso 0..
  10. Oui tu as raison, de même qu'en Méditerranée, la submersion a lieu uniquement avec les vagues et la surcote, les coefficients de marée n'intervenant pasq
  11. Ces cas d'"arpegeades" ont effectivement lieu le long des fronts et talwegs de petite échelle, lorsque le modèle libère l'énergie accumulée sous maille, ce processus déformant ensuite le champ de vent à grande échelle pour, dans les cas les plus extrêmes, modéliser une dépression fermée de petite échelle et des valeurs de vent irréalistes au sein de celle-ci. Cela se retranscrit au niveau du champ de rafales bien sûr, mais également dans celui de vent moyen au niveau du sol et dans les basses couches. Le nouveau schéma de convection devrait permettre de canaliser l'énergie sous maille en la redistribuant de manière plus homogène le long des fronts, en gros en augmentant la convection sous maille le long des fronts de grande échelle, pour éviter ensuite ces cas d'arpegeades qui résultent de CAPE insuffisamment consommées. En outre, le choix de diminuer le poids (=un coefficient sans dimension) de l'énergie cinétique turbulente dans la paramétrisation des rafales semble indépendant de ces problèmes d'arpegeades, la paramétrisation de l'énergie cinétique turbulente étant a priori pertinente dans Arpege. Après, si c'est pour corriger un biais chronique de surestimation des rafales ou parce que le nouveau schéma de convection répond en proposant de l'énergie cinétique plus forte toutes choses égales par ailleurs, je ne sais pas, je ne suis pas modélisateur.. Pour la situation à venir, une fois que Arome entrera dans la danse, il faudra veiller à ne pas forcément le comparer avec son coupleur Arpege, puisque Arome résout explicitement la convection et que les fortes rafales qu'il devrait proposer dans les grains ont une origine physique bien réelle, contrairement aux arpegeades donc (tout le monde suit?). On devrait rester sur un scénario de coup de vent à fort coup de vent avec possibles violentes rafales au niveau des grains. En terme de rafales on pourrait atteindre 90, ponctuellement 100 km/h dans les terres et 110/120 voire 130 sur les littoraux les plus exposés. Le paramètre le plus marquant semble être effectivement le risque de submersion marine aux heures de pleine mer, en particulier mardi matin sur tout l'Atlantique. Rappelons que la submersion marine est la conjonction d'une forte surcote phasée avec de forts coefficients de marée et un état de mer tempétueux. A la pleine mer, la submersion est l'action des fortes vagues (et en particulier de la houle, plus énergétique) qui vont inonder par paquets de mer les régions exposées du littoral. De ces trois processus, c'est celui de surcote qui est le plus délicat à modéliser puisqu'il fait intervenir des phénomènes physiques complexes et non linéaires. Si vous voulez vous faire mal au cerveau, il y a des équations sympa dans ce doc http://wwz.ifremer.fr/epigram/content/download/60011/822803/file/bertin_epigram2012-xynthia.pdf Edit: j'avais pas vu qu'il y avait un sujet consacré à la conjonctions grandes marées / houle, si un modo veut déplacer ce paragraphe dans le sujet adéquat..
  12. Vigilance orange sur Nord et Pas-de-Calais à partir de jeudi 10h. Pas trop de soucis à se faire cependant, les plus fortes rafales au sein de cette tempête (Thomas selon les allemands, Doris selon le MetOffice) auront lieu à la bascule en NW sur le flanc ouest du creux dépressionnaire qui circulera de l'Irlande du Nord à la Frise. Les plus fortes rafales seront de SW à 100/110 km/h (loc un peu plus sur les caps du pas de Calais, avec 80/90 km/h de vent moyen sans doute au plus fort à Gris-Nez) sur l'extrême nord du pays, tandis que sur le nord et l'est de l'Angleterre, ainsi qu'aux Pays Bas, on devrait atteindre les 130 km/h en NW (et même dans l'intérieur côté anglais avec suspicion de formation de sting jet), puis la tempête s'affaiblira rapidement sur le continent
  13. "excessivement" je sais pas, on est resté en dessous des épisodes de février 2003 ou octobre 2012 en ce qui concerne la durée des fortes rafales Pour les feux de forêt, contrairement aux idées reçues ils sont beaucoup plus fréquents dans le massif des Landes de Gascogne en fin d'hiver/début de printemps. Simplement ce sont des feux généralement rapidement maîtrisés qui ne parcourent pas beaucoup de surface (quelques centaines de m²), contrairement aux feux estivaux. D'ailleurs l'un des plus gros feux des dernières décennies dans la région bordelaise a bien eu lieu en mars, en 1990
  14. Douceur remarquable en milieu de nuit avec à minuit des températures souvent comprises entre 12 et 14°C sur toute la région, jusqu'à 18°C à la pointe de Socoa. L'exception nous vient des secteurs déventés, bien rares ce soir, le plus marquant étant la station de Tarbes Ossun avec 4.7° à minuit.
  15. Les épisodes hivernaux sur le Languedoc compensent les lames d'eau horaires moindres par des durées plus longues. Ce qui fait qu'à partir de 3/4 jours, les fréquences d'occurrence de forts épisodes sont aussi importants en fin d'hiver / printemps qu'à l'automne. A Castanet par exemple, depuis 2008, les lames d'eau maximales sur 4 jours ont eu lieu 5 fois à l'automne (2010, 2012, 2014, 2015, 2016) et 4 fois en fin d'hiver / printemps (2008, 2009, 2011, 2013) En général, sauf sécheresse hivernale marquée, l'humidité des sols joue un rôle aggravant. Exemple : à un épisode pluvieux de durée de retour 5 ans sur un bassin correspond un épisode de crue de durée de retour 10 ans. C'est justement une telle durée de retour qui semble prévue sur une durée de 3/4 jours sur le Haut Languedoc. A Castanet, pot de chambre du Haut Languedoc dans ce genre de flux, le record sur 4 jour remonte d'ailleurs à un épisode printanier : 509 mm en mars 2011 et les durées de retour 5/10/20 ans en 4 jours sont 390/450/520 mm Les sols sont moyennement humides et un peu enneigés sur le secteur. Orb / Agout / Thoré ou Aude / Orbieu /Agly ou Têt / Tech pour les crues les plus significatives ? Cela dépendra surtout de l'angle du flux d'alimentation et de l'instabilité dans la masse. Je mets une pièce pour les plus forts cumuls totaux sur Castanet mais avec les plus fortes lames d'eau horaires sur sud PO lundi soir. Quant aux crues, "grands" bassins de l'Orb et Agout en ligne de mire, cependant on restera loin des crues majeures du passé sur les versants atlantiques http://pluiesextremes.meteo.fr/france-metropole/Le-Sud-Ouest-ravage-par-les-inondations.html