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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

C'est le "non officielle" accolé à "capitale" que je ne comprends pas... capitale "économique", "institutionnelle", etc, d'accord, mais "non officielle" là je bloque !

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Merci pour tes précisions Dann, je pensais que les saison sèches de ces climats Ivoiriens étaient moins significatives.   #500. Pôle Sud.   500e fiche et donc un lieu vraiment spéc

# Hors-Série: Le Baïkal.   Je voulais en savoir un peu plus sur l'influence qu'a ce lac sur le climat local: j'ai donc cherché sur Ogimet des stations lacustres, et j'ai été rapidement confr

#410. Malye Karmakuly.   Voici une fiche un peu exceptionnelle pour conclure cette série Russe. Je pense que peu de monde à déjà entendu ce nom: Malye Karmakuly est la première implantation

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il y a une heure, mottoth a dit :

C'est le "non officielle" accolé à "capitale" que je ne comprends pas... capitale "économique", "institutionnelle", etc, d'accord, mais "non officielle" là je bloque !

 

Oui c'est la formulation qui m'était inconnu... résidence d'été ça irait mieux 🤣

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#523. Abha.

 

Environ 720 000h vivent dans l'agglomération d'Abha, la plus haute grande ville Saoudienne: à 2250m d'altitude cette ville au climat clément est devenu une destination prisée des Saoudiens pour échapper aux chaleurs infernales du reste du pays.

Taif est à 420kms, Djeddah 530kms, Médine 765kms et Riyadh 850kms.

41112_map0.jpg

 

Ici les montagnes d'Asir atteignent par endroit 3000m. La station étudiée est sur l'aéroport, à 2100m d'altitude et seulement 9 kms du principal escarpement qui descend vers les plaines côtières de la Mer Rouge. La mer est à 88kms. Immédiatement à l'ouest de la ville d'Abha les crêtes s’élèvent à près de 2900m.

41112_dem.jpg

 

Le centre ville d'Abha est à 16kms de la station, et donc 150m plus haut. La ville voisine de Khamis Mushait est encore plus proche, à 10kms.

41112_map1.jpg

 

Vue vers le nord-est:

41112_map2NEv2.jpg

 

Voici un panorama de la ville et de la cassure du relief: à gauche le plateau (plus de 2000m d'altitude), à droite on descend vers les zones côtières. Des entrées d'air maritimes sont visibles, arrivant du sud (droite de la photo) sous la forme de strato-cumulus. On verra plus bas en détail l'arrivée des brises d'origine marine chargées d'humidité.

41112_photo.jpg

 

41112_Abha_A.png

 

C'est la ville la plus arrosée du pays: je n'ai que 170 mm annuelles avec mes données mais il semble que le mois de mars y soit bien plus sec que sur les normales plus anciennes qui font plutôt état d'une lame d'eau annuelle de 220mm dont 47mm en mars. Comme à Taif, le printemps est la saison la plus arrosée, puis viens l'été qui est sous l'influence lointaine de la mousson en provenance de l'océan Indien... souvenez vous on avait vu que celle ci concerne en effet le sud de la Péninsule Arabique avec la fiche de Salalah, en Oman. L'été reçoit donc quelques orages, et le pic de chaleur est décalé en juin, ce qui marque effectivement l'entrée dans la frange nord de la zone des climats à dynamique tropicale.

La chaleur reste très modérée durant toute l'année, ce qui fait la deuxième particularité de ce climat et sont attrait dans une région globalement trop chaude pour être vraiment hospitalière. L'hygrométrie est aussi généralement moins sèche, tout en évitant aussi des td trop hauts (on dépasse rarement 20°c). Ajouter y un vent généralement pas trop fort et une poussière pas trop envahissante (sauf en juillet), et l'on obtient en effet de loin le climat le plus agréable de la région.

 

On a vu que le relief s'élève de quasiment 1000m vers l'ouest avant de plonger vers la mer, et c'est donc par le sud et le sud-ouest que les influences maritimes pénètrent dans la région. Quasiment en toutes saisons on trouve un courant thermique entre les plaines maritimes et le plateau, sauf en automne où la mer Rouge reste chaude plus longtemps (inertie thermique) tandis que les plateaux se refroidissent vite. On visualise donc bien tout cela sur les roses des vents:

41112_Abha_C.png

En toute saisons un note un fort contraste d'humidité entre le vent d'origine marine (SSE à SO) et les vents du plateau (N à E).

 

 

Durant les mois de soleil haut on a une alternance diurne entre vent du plateau (le matin) et vent d'origine marine (l'après midi), que l'on pourrait requalifier de brise de montagne et brise de vallée. En saison de soleil bas on note surtout un renforcement du vent marin dans l'après midi, et quel que soit le mois considéré on obtient donc un important sursaut de Td dans l'après midi où en soirée avec l'arrivée de l'humidité marine.

On note aussi un convection diurne en toutes saisons sur les stats de nébulosité horaire, qui peut-être aussi être confondue avec des entrées maritimes.

41112_Abha_B.png

 

 

Voici un hiver normal. On alterne entre quelques périodes plus humides et de plus rares périodes très sèches sous le vent du plateau. Le phases les plus maussades donnent des journées assez ennuagées, quasi automnales, avec un peu d'orage ou de pluie. Mais le temps reste aussi parfois au beau fixe pendant des semaines, avec une douceur printanière et une hygrométrie agréable, ni trop sèche ni trop forte.

41112_DEC09-FEB10.png

 

 

Le printemps est une saison orageuse, en lien avec le maximum pluviométrique annuel. L'activité orageuse est parfois quasi quotidienne, et ces orages peuvent donner beaucoup d'eau, même si les fortes pluies restent rares et très irrégulières d'une année sur l'autre.

41112_MAR-MAY14.png

 

BONUS: avril 2016 et ses inondations.

41112_APR16.png

 

 

L'été commence d'abord par un minimum d'hygrométrie et le maximum thermique en juin. C'est donc souvent chaud et sec, avec des vents continentaux qui font jeu égal avec les vents marins. Puis en juillet et aout l'activité orageuse reprend, avec beaucoup d'orages secs. Une mousson à bout de souffle influence la zone, et doit soulever pas mal de sable dans les régions côtières plus au sud car cette saison, et en particulier juillet, est la seule où le vent des plaines côtières ramène souvent de la poussière - alors que le reste de l'année les épisodes de sables proviennent plutôt du plateau comme ici autour du 10/06.

41112_JUN-AUG15.png

 

Ces résumés mensuels cachent des variations de conditions de température et d'humidité bien plus radicales au quotidien: il se livre ici un combat permanent entre l'air du désert et l'air marin, et suivant les déplacements du front d'humidité les conditions varient très vites et parfois plusieurs fois par jour, notamment en saison de soleil haut.

Voici donc un exemple avec les journées des 19 et 20/06/2011. J'ai encadré les phases vraiment sèches sous le vent du plateau en orange, et celles vraiment humides sous le vent d'origine marine en vert: on peut gagner plus de 20°c de Td en moins d'une heure lorsque le vent bascule au sud (rappel: la colonne 'dd' donne la direction du vent en degrés).

On a vu sur les tableaux horaires que le mécanisme de brise favorise les conditions sèches en début de journée et les conditions humide en fin de journée, mais au jour le jour rien n'est figé: les entrées maritimes peuvent arriver à midi ou seulement au couché du soleil, et l'on peut aussi rester pendant plus de 24h sous le même régime ou au contraire connaitre plusieurs flux et reflux de l'air marin en une seule journée, comme ici le 20/06 avec un retour très temporaire de condition sèches (et plus chaudes !) en début de nuit.

41112_19-20JUN2011.png

RH: humidité relative en %; Bio:Hheat Index ou Windchill; dd: provenance du vent en°; ff: vent moyen en km/h; QNH: pression au niveau de la mer; I: insolation en heures: N: nébulosité totale en octats: VV: visibilité en kms; WW: temps présent codé façon METAR. Dates et heures en temps universel (ajouter +3 pour l'heure locale).

 

C'est en automne que le vent d'origine marine est le moins présent, et cela engendre le minimum annuel de RR et d'hygrométrie: le Td moyen se situe entre 1°c et 2°c du 24/09 au 12/10, contre un minimum secondaire de 3.5°c autour du 07/06. C'est une période splendide, sans grande agitation et avec une chaleur très supportable.

41112_SEP-NOV09.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. La prochaine fiche nous ramènera dans un enfer chaud et humide au bord de la mer Rouge.

 

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#524. Jizan.

 

La ville Saoudienne de Jizan compte environ 100 000h et est située à l’extrémité sud-ouest du pays, au bord de la mer Rouge.

Abha est à 150kms, Sanaa 235kms, Asmara 425kms, Ta'if 550kms, Djeddah 640kms, Riyadh 985km,s Salalah 1225kms et Dammam 1295kms:

41140_map0.jpg

 

Nous sommes sur la plaine côtière de 60 à 70kms de large qui borde la mer Rouge. Les montagnes d'Asir séparent cette plaine de l'intérieur de la Péninsule Arabique, et nous avons vu précédemment à Abha ou Ta'if comment ces montagnes agissent comme barrière climatique. Jizan est résolument du côté maritime:

41140_dem.jpg

 

La station étudiée est sur l'aéroport, à 2.5km du centre ville et 4.4kms de la mer Rouge.

41140_map1.jpg

 

41140_Jizan_A.png

 

C'est je pense le climat le plus chaud des 524 cas déjà étudiés dans ce fil, avec une Tm annuelle de 30.9°c ! L'humidité de basse couche de la mer Rouge renforce cette chaleur par des Td élevés toute l'année, si bien que l'indice Biométéo (qui se résume ici au seul Heat Index américain vu qu'il ne fait jamais assez froid pour utiliser le Windchill) atteint une moyenne annuelle de 36.8. En effet d'après le wiki anglais de cette ville la température de la mer oscille entre 26.6°c et 32.0°c au long de l'année, de quoi fournir toute la vapeur nécessaire pour donner l'un des climats les plus constamment chaud et humide de la planète. Nous sommes en fait au nord d'une zone où l'on va retrouver des climats côtiers tous aussi chauds et moites les uns que les autres: Massawa (Erithrée), Djibouti, Aden (Yemen), Berbera (Somalie). Le point chaud du globe (en Tm annuelle) se trouve quelque part dans cette région, coincé dans l'arrière pays entre montagnes d'Afrique de l'est et les rivage de la mer Rouge: officiellement il s'agit de la localité Éthiopienne de Dallol dans la dépression du Danakil (-130m) avec 34.6°c de Tm annuelle... seulement cette moyenne n'est basée que sur 7 années de données, anciennes de surcroit (1960-1966), et le lieu est apparemment aujourd'hui déclaré "ville fantôme": on n'est donc pas près d'en savoir plus sur le climat et les records de cette zone, et j'en parle d'ailleurs aujourd'hui car je ne pense pas avoir un jour suffisamment de données pour faire une fiche sur les villes citées plus haut.

 

Jizan va donc être notre seule opportunité de voir en détail le climat de cette région particulièrement inhospitalière, car en plus d'être atrocement chaude elle reste aride malgré toute cette humidité de basse couche. J'en ai parlé à propos de Abha: cette zone est sous l'influence d'une mousson en été, et c'est particulièrement vrai en progressant vers l'Afrique: seulement cette mousson (du sud-ouest en Afrique) place la zone sous le vent des massifs de l'Ethiopie et il en résulte un effet de foehn a grand échelle qui explique la sécheresse et la chaleur extrême de cette saison en lieu et place d'une saison des pluies. Sur la péninsule Arabique cette mousson arrive tout de même avec un regain d'humidité de basse couche prélevé durant sa traversée de la mer Rouge, et son soulèvement contre l'Asir ainsi que sa confrontation avec l'air continental plus sec donne des orages sporadiques en été, phénomène déjà observé à Abha et plus au nord (Ta'if, voire même Médine). La plaine n'échappe pas à cette instabilité estivale, ainsi Jizan connait-elle un timide maximum pluviométrique en aout.

 

Les roses des vents sont un peu difficiles à décrypter, car je vous ai parlé de mousson de sud-ouest en été mais on constate tout le contraire.

Les vents de sud-ouest observés de octobre à avril (saison de soleil bas) sont en fait des brises de mer - plutôt diurnes -, tandis que les vents de tendance est à sud-est sont des brises de terre - plutôt nocturnes.

En été un courant d'ouest est majoritaire: cette direction plein ouest marque la transition entre le courant de nord-ouest présent plus au nord en mer Rouge (cf Djeddah, Wejh) et une mousson de sud-ouest.

41140_Jizan_C.png

On constate en juillet que le courant d'ouest majoritaire en été devient franchement humide s'il prend une direction plus "moussonique" de sud-ouest, au contraire il est plutôt moins humide en prenant une composante nord.

 

 

La tendance aux alternances de brises de terre (nocturnes) et de brises de mer (diurne) est surtout visible durant le semestre de soleil bas mais elle donne un maximum de Td qui coïncide avec les heures les plus chaudes en toutes saisons. Il en résulte des t° ressenties moyennes tout simplement insupportables de mai à septembre, avec jusqu'à 48 de moyenne horaire durant les après midis de juin: cela surpasse les pires valeurs horaires moyennes observées à Djeddah (45), Wejh (45) et même Manama (47).

41140_Jizan_B.png

 

 

Les hivers sont déjà chauds: les tx passent rarement sous les 30°c et les tn rarement sous 20°c. L'hygrométrie n'atteint pas des valeurs remarquables mais est déjà pesante, quasi tropicale. Comme pour tout les climats arides chauds, des trombes d'eau peuvent tomber en 1 ou 2h sans prévenir, comme cela semble avoir été le cas en fin de nuit du 18 au 19/12. Le vent est peu pénible, il s'agit essentiellement de petites brises.

41140_DEC13-FEB14.png

 

 

Cet exemple de printemps serais parfaitement normal sans son coup de frais rarissime des 19 et 20/03, avec une tn qui frôle les records absolus. La baisse d'hygrométrie temporaire qui accompagne cette pause dans la chaleur est notable mais moins exceptionnelle.

Pour le reste je trouve que dès le mois de mars c'est déjà pénible, avec des nuits déjà chaudes combinées à un Td tropical. Puis dès avril la chaleur ne lâche plus son emprise avec une Tm de 31°c (déjà !), et mai est déjà un mois de plein été. En cette saison c'est le pic de pluviométrie dans l'Asir voisin théâtre des conflits entre air maritime et air continental, mais les orages débordent peu ici et l'on se contente de peu: seulement un véritable orage pluvieux sur cet exemple.

41140_MAR-MAY07.png

 

 

En été on trouve tout ce que ce climat a de pénible à son paroxysme: chaleur, humidité, et poussière. Comme suspecté en écrivant la fiche sur Abha, cette plaine se charge effectivement de poussière durant cette saison où le vent se renforce et où des grains orageux soulèvent des haboobs.

Cette saison 2010 est normale sur le bilan des 3 mois, chaque mois semble peu s'écarter des moyennes et pourtant elle est assez atypique:

- juillet est l'un des moins chaud (3e) de ma période d'étude, on y trouve un épisode orageux remarquable en milieu de mois... souvenez vous j'avais présenté ce mois sur la fiche de Médine: il était le plus chaud de ma période d'étude mais un orage en milieu de mois avait donné la tnn de juillet; il s'agit de la même dégradation orageuse généralisée sur l'ouest Saoudien.

- juin 2010 était celui de tout les records à Djeddah, avec 3 tx supérieures à 50°c. on ne retrouve pas de tels excès ici mais ce mois de juin fut tout de même le 2e plus chaud de ma période d'étude.

- aout est plutôt normal, un peu sec mais c'est compensé par juillet.

41140_JUN-AUG10.png

 

Avant de finir avec l'automne, voici une courte vidéo (1' 42") d'un atterrissage à Jizan au moment où un haboob s'avance sur l'aéroport: on y voit ainsi en peu de temps l'extérieur puis l'intérieur du phénomène:

Bien que datée du 25/04/18, cette vidéo semble avoir été prise le 21/04/2018 juste avant ça: OEGN 211500Z 11030G40KT 0200 SS FEW030CB BKN100 32/22 Q1009 NOSIG

 

 

Enfin voici un automne complètement normal. Septembre est encore un mois de plein été, insupportable, puis la suite est à peine plus respirable. Au moins les vents de sable ont cessé.

41140_SEP-NOV11.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Plus qu'une fiche avant de terminer cette série Saoudienne.

 

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#525. Sharurah.

 

Environ 90 000h vivent à Sharurah, une oasis Saoudienne à 40kms de la frontière avec le Yémen.

Abha est à 475kms, Jizan 485kms, Salalah 745kms, Riyadh 825kms, Djeddah 950kms, Dubai 1215kms.

41136_map0.jpg

 

Le désert Rub al-Khali, qui s'étend au sud et au sud est du pays, est la région la moins colonisée par l'homme et notamment le coin sud-est (entre les Emirats Arabes Unis et le sultanat d'Oman) qui est un véritable no-man's-land extrêmement désertique. Sharurah est la seule opportunité d'avoir une idée précise du climat de ce désert.

Au nord de la ville le désert est parcouru par des cordons de dunes qui sont parallèles aux vents dominants. Au sud (sud-est surtout) le relief devient plus accidenté et s'élève vers le Yémen: les montagnes du Yémen isolent le désert Rub al-Khali de l'humidité du golfe d'Aden.

41136_dem.jpg

 

La station étudiée est sur l'aéroport, à 2kms du centre-ville. A moins de 10kms au nord-et à l'est on trouve les premières dunes.

41136_map1.jpg

 

41136_Sharurah_A.png

 

 

La continentalité est vraiment forte, 17°c de différence entre janvier et juillet ce n'est pas si courant par 17°N. Les hivers sont plutôt chauds mais peuvent connaître à l'occasion une fraicheur marquée (8°c de txn en janvier !!!). Et les étés sont torrides, voici encore une fiche où l'on dépasse facilement les 35°c de Tm estivale, et ce malgré l'altitude de 726m.

Ce climat est vraiment désertique, avec une lame d'eau annuelle d'environ 45mm seulement. Deux maximums pluviométriques sont malgré tout discernables:

- en avril durant la grande instabilité et les conflits méridiens importants qui secouent l'ensemble du Moyen Orient

- en aout, en relation avec la faible mousson qui concerne le sud de la péninsule Arabique à cette saison (cf Salalah, Jizan, Abha).

En dehors de ces deux petites saisons un peu pluvieuses de nombreux mois sont complètement secs, et notamment l'hiver: si bas en latitude plus aucune pluie d'origine tempérée ne parvient, les queues de perturbations polaires qui viennent parfois refroidir la zone se sont complètement asséchées en chemin.

 

Côté roses des vents on retrouve enfin un vrai alizé, de nord-est à est, qu'aucun relief ne vient contrarier: au contraire c'est ce vent qui a modelé les cordons de dunes du Rub al-Khali. De juin à septembre c'est un peu plus partagé, avec l'apparition d'un vent de SSO qu'on pourra assimiler à une mousson, un peu comme au Sahel.

41136_Sharurah_C.png

En été les vents de sud / SSO sont un peu plus humides, mais c'est un peu brouillé par un phénomène de brises.

 

En effet on retrouve aussi une tendance à l'alternance entre "brises de montagne" en début de matinée (des parties hautes vers le fond des cordons de dunes) et "brises de vallée" l'après midi.

Les courbes de Td trahissent des problèmes de mesure importants: le Td ne devrais pas être aussi bien corrélé à la t° dans ce genre de milieu fortement continental, et d'ailleurs j'ai du supprimer pas mal de Td complètement délirants en été entre 2005 et 2010 (j'ai trouvé des pointes à 30°c durant les heures les plus chaudes, donnant des Heat Index complètement irréalistes)... une situation malheureusement pas inédite, on la retrouve hélas de façon récurrente à Sibi, au Pakistan, ville bien connue pour être le point chaud de ce pays. Dans ce milieu très sec le Td devrait soit stagner autour de sa valeur moyenne soit connaitre un creux durant les heures les plus chaudes si l'agitation thermique diurne produit des subsidences. Les valeurs de Td de l'ensemble de cette fiche sont donc probablement toutes plus ou moins surévaluées, et les valeurs réelles d'hygrométrie encore plus basses que celles habituellement reportées.

41136_Sharurah_B.png

 

 

Voici un hiver normal: les températures peuvent connaitre d'importantes variations:

- les amplitudes thermiques diurnes sont fortes, on est proche d'un climat de fond de dune avec un fort refroidissement nocturne

- je l'ai déjà dit les refroidissements d'origine polaire arrivent jusqu'ici, avec par exemple quelques journées vraiment fraiches après le 20/01.

Dès le mois de février la température monte déjà vite, ce qui marque bien la forte continentalité de ce climat.

On remarque aussi le sable, forcément bien présent vu l'environnement.

41136_DEC10-FEB11.png

 

 

Voici un exemple de printemps instable et poussiéreux comme il se doit. La séquence humide de fin avril / début mai a probablement donné en quelques jours la majorité des précipitations annuelles. Bien sur la chaleur est déjà souvent trop forte, ce climat cesse d'être agréable dès le mois de mars.

41136_MAR-MAY13.png

 

 

L'exemple d'été a été pris en 2015, durant l'un des rares moments de ma période d'étude où les mesure de Td ont semblé bien tenir la route: on est donc largement au dessous des valeurs moyennes de cette fiche, mais probablement plus proche de la vérité. Cet exemple permet donc de mieux mettre en évidence la seule véritable période de l'été sous l'influence de la mousson de SSO, du 28/07 au 10/08: c'est court et assez léger, j'en conviens.

On remarque que comme souvent dans les déserts tropicaux les Tx sont bien plus régulières que les tn, bien plus sensibles aux conditions de vent ou de la couverture nuageuse.

41136_JUN-AUG15.png

 

 

L'automne est la période de l'année où le vent est le plus calme, et l'on ne déplore donc que très peu d'épisodes de sable par rapport au reste de l'année. Passé les températures encore vraiment chaudes de septembre c'est donc la période la plus agréable de l'année, avec l'hiver.

41136_SEP-NOV17.png

 

 

Voilà, c'est tout pour l'Arabie Saoudite, a part un petit résumé à venir.

 

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il y a 48 minutes, mottoth a dit :

#525. Sharurah.

 

[fiche]

 

Voilà, c'est tout pour l'Arabie Saoudite, a part un petit résumé à venir.

 

 

Station intéressante. J'attends avec impatience le résumé !

Merci encore !

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

Si l'on considère le maximum pluviométrique annuel, on peut distinguer 3 variantes dans l'ensemble des climats arides de la péninsule Arabique:

- les climats a maximum pluvio hivernal: les pluies sont principalement le fait de la cyclogenèse d'origine polaire, avec de façon épisodique un abaissement suffisant de la zone barocline vers le sud. On les retrouve dans le nord de l'Arabie et près des mers (Golfe persique ou Mer Rouge), avec probablement  un petit regain de cyclogenèse au dessus du Golfe Persique.

- les climats à maximum pluvio au printemps: les régions du centre-sud de la péninsule et les région montagneuses sont plus concernées, la forte continentalité et/ou les conflits entre air maritime et continental donne une instabilité maximale autour du mois d'avril (Ta'if, Abha, Riyadh, Sharurah)

- les climats à maximum pluvio estival, d'origine tropicale: la frange sud est concernée, au sud de 17°N: Jizan, Salalah... Sharurah et Abha sont en marge également, on peut y trouver l'extension maximale vers le nord d'une faible mousson qui concerne le sud de la péninsule, et qui est un bien timide chainon entre la mousson Africaine et la mousson Indienne.

40xxx_Saudi_Arabia.jpg

 

Bien sur il ne faut pas oublier non plus les zones côtières où l'on troque de la température contre du Td, avec au final des conditions largement aussi insupportables voire pire (Djeddah, Jizan, Manama au Bahrein), car partout les mers sont surchauffées et fournissent une humidité de basse couche souvent inégalée ailleurs dans le monde.

Côté chaleur sèche on peine aussi à imaginer se que serait le climat de villes comme Médine, Riyadh ou Sharurah sans l'effet de l'altitude: ces 3 villes situées à plus de 600m d'altitude connaissent des Tm toutes supérieures à 36°c en juillet ! Les deux points chauds du pays sont la frontière Koweïtienne et les régions de basse altitude entre Médine et Djeddah / La Mecque, Djeddah ayant le record national officiel de chaleur avec 52°c en juin 2010.

 

Enfin à peu près partout les vents de sables sont un facteur supplémentaire de pénibilité du climat, seule une saison s'accorde au niveau national à être clémente partout: l'automne, période la moins ventée et souvent agréable si la chaleur résiduelle de l'été n'est pas trop forte.

 

Voilà, c'est tout pour cette région, on y reviendra dans quelques mois ou quelques années pour fignoler un peu Oman et les Emirats Arabes Unis (Khassab semble être une bonne raison à elle toute seule), on s'attaquera aussi à l'Iran d'ici environ un an. En revanche cela me semble cuit pour le Yémen: la disponibilité des données n'a jamais été bonne, elle est à présent nulle en raison de la guerre.

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#526. ???

 

A vous de devinez la prochaine étape, qui sera le début d'une série je pense assez longue. C'est une ville de plaine (alt < 500m):

99999_XXX02.png

Edited by mottoth
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Megève (1106 m)/Saint-Gervais (808 m) en semaine - Samoëns (716 m) les WE

Mmmmh ça ressemble à une ville en limite de climat méditerranéen, restant océanique... Bordeaux ?

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Montpellier, Seythenex (74, 780m)

Bordeaux Mérignac !

 

Tu te lances sur toutes les SYNOP de France ? :P

Edited by Toto74
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Canejan - Pessac en Gironde (51m) (mais originaire du Vaucluse, au pied du célèbre Mont-Ventoux).

C'est l'aeroport de Merignac c'est sûr (bien vu @nicolass), voici son record absolu de tx:

 

https://www.infoclimat.fr/observations-meteo/archives/4/aout/2003/bordeaux-merignac/07510.html

Edited by Fonky
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La Tronche (260 m)

Je pense également que c'est Bordeaux, tout y est :le rythme thermique et le rythme pluviométrique saisonnier. 

Edited by Yves38
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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)
Le 16/10/2018 à 19:17, Meteorologist Office a dit :

Je n'avais pas pensé à Bordeaux au début lol mais ça se pourrait bien lol, en tout cas ça y ressemble étrangement. 

C'est vrai qu'aux villes que je pensais, les étés ne seraient pas forcément si chaud que ça mais il y a une certaine correspondance tout de même. 

 

Je pense surtout que le régime pluviométrique des zones du NO américain est plus marqué: plus sec en été, plus arrosé en hiver. Et puis c'est une zone déjà couverte dans ce fil, et en effet on avait constaté que le climat de Portland ou Seattle est sur beaucoup d'aspects bien proche de ce que l'on retrouve en France.

 

Le 16/10/2018 à 17:44, Toto74 a dit :

Tu te lances sur toutes les SYNOP de France ? :P

 

Non, la série sera longue parce que je compte la terminer dans le nord de la Suède: il y a en effet une longue diagonale que j'ai peu couverte entre la France et la Suède, avec en chemin Benelux, Allemagne et Suède (le plus gros trou à combler, je n'ai fait aucune localité suédoise à ce jour).

Pour la France je vais m'en tenir pour les prochaines fiches à quelques synoptiques principales de l'ouest et du nord. La méditerranée ne sera pas faite cette fois ci (Marseille, Montpellier, la Corse), elle le sera ultérieurement à l'occasion d'une série qui ira jusqu'à Malte et dans le sud de l'Italie.

 

#526. Bordeaux.

 

Tout le monde s'est vite accordé sur Bordeaux, dont l'agglomération compte 905 000 habitants (7e de France).

Biarritz est à 165kms, Toulouse 215kms, Lyon 460kms, Brest 490kms, Paris 490kms et Strasbourg 755kms.

07510_map0.jpg

 

La topographie est bien plane à l'ouest de la Gironde, où l'aéroport de Mérignac (et la station étudiée) est implanté. L'océan est à 42kms de distance.

07510_dem.jpg

 

Nous somme en périphérie de la zone urbanisée, à 8kms du centre-ville.

07510_map1.jpg

 

Vue vers les nord-est:

07510_map2NE.jpg

 

07510_Bordeaux_Av2.png

 

L'ICA obtenue avec les données de la période d'étude (et des tnn loin des records historiques) donne 0.80, soit un climat océanique modéré. Le régime de précipitation est purement océanique, et la douceur hivernale conforme à ce que l'on imagine d'un climat océanique de cette latitude. En fait seules les vagues de chaleurs sortent de ce domaine: Bordeaux étant sous le vent de la péninsule Ibérique et des Pyrénées, elle est généralement bien placée sur la trajectoire typique des coups de chalumeau en provenance du Maroc. Quelques jours par an cette ville est donc brièvement la plus chaude de France lorsqu'une vague de chaleur arrive sur le pays, et l'on retrouve ainsi une txx annuelle médiane de 36.7°c: c'est plus que Lyon Bron (36.3°c) pourtant plus chaude de 1.4°c en Tm de juillet, et c'est pas loin de Toulouse (36.9°c).

 

On distingue 3 vents dominants:

- le vent d'ouest, brise/courant océanique en été ou vent zonal.

- le vent de sud-est, perturbé en hiver; il finit souvent par basculer à l'ouest après le passage d'un front.

- le vent de nord à nord-est, qui correspond à des phases plus anticycloniques et sous influences continentales.

En été, lorsque la zone barocline évolue bien plus au nord de l'Atlantique, le vent d'ouest se renforce paradoxalement: c'est un courant thermique de l'océan frais vers les terres plus chaudes.

07510_Bordeaux_Cv2.png

 

 

A part en automne on distingue l'après-midi des vents d'ouest prépondérants, lorsque brise diurne et courant océanique se renforcent mutuellement pour pénétrer les terres en profondeur.

07510_Bordeaux_Bv2.png

 

 

Je ne vais pas trop commenter les exemples de saisons, puisque rien n'est vraiment inconnu ou inhabituel pour nous français.

Voici un hiver assez représentatif malgré les faibles anomalies thermiques positives des deux premiers mois. La pluie et la grisaille de janvier est compensée par février sur cet exemple.

Pas mal de brumes et brouillards nocturnes dès qu'il fait beau.

07510_DEC03-FEB04.png

 

 

Voici le printemps 2005, dans la moyenne malgré ses deux coups de chaleur précoces de fin avril et fin mai. La encore la grisaille et l'humidité d'avril est nettement compensée par le mois suivant.

07510_APR-MAY05.png

 

 

Difficile de trouver un été normal en tout point, j'ai donc favorisé les températures: l'été 2017 est pile dans la moyenne, avec notamment quelques coups de chaleur typiques du Bordelais (une txx annuelle de 37.1°c cette année là). En revanche c'est à la fois un peu gris et sec, notamment juillet vraiment pas assez ensoleillé.

07510_JUL-AUG17.png

 

 

Difficile de trouver également un bon mois d'octobre pour illustrer l'automne, en voici donc un un peu gris:

07510_OCT02.png

 

BONUS: un automne vraiment très pluvieux, l'automne 2000. Cela remonte à trop loin pour que j'ai des souvenirs de cette saison, y a t'il du monde ici qui peut apporter des précisions sur ces deux mois exceptionnellement pluvieux ?

07510_OCT-NOV00.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

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Il y a 4 heures, mottoth a dit :

Tout le monde s'est vite accordé sur Bordeaux, dont l'agglomération compte 1.2 millions d'habitant (5e de France).

 

 

900000 pour l'agglomération(= unité urbaine). C'est la 7ème en France.

1,2 million c'est pour l'aire urbaine, c'est différent.

Ne donnons pas aux Bordelais plus d'importance qu'ils ne s'en donnent déjà ! 😄

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il y a 21 minutes, Jess a dit :

 

900000 pour l'agglomération(= unité urbaine). C'est la 7ème en France.

1,2 million c'est pour l'aire urbaine, c'est différent.

Ne donnons pas aux Bordelais plus d'importance qu'ils ne s'en donnent déjà ! 😄

 

🤣 C'est être rigoureux ça !

Voir l'édition 2018 des TEF (Tableaux de l'économie française) pour classement :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3353488

>

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3303318?sommaire=3353488

Oui aire urbaine ≠ unité urbaine.

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Il y a 8 heures, mottoth a dit :

Non, la série sera longue parce que je compte la terminer dans le nord de la Suède: il y a en effet une longue diagonale que j'ai peu couverte entre la France et la Suède, avec en chemin Benelux, Allemagne et Suède (le plus gros trou à combler, je n'ai fait aucune localité suédoise à ce jour).

 

 

Je soupçonne que l'actualité de cet été n'est pas étrangère à ce choix, il va y avoir quelques chiffres intéressants !

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Il y a 10 heures, mottoth a dit :

 

Je pense surtout que le régime pluviométrique des zones du NO américain est plus marqué: plus sec en été, plus arrosé en hiver. Et puis c'est une zone déjà couverte dans ce fil, et en effet on avait constaté que le climat de Portland ou Seattle est sur beaucoup d'aspects bien proche de ce que l'on retrouve en France.

 

Oui d'ailleurs si un Français s'installant en Amérique du Nord souhaite retrouver un climat similaire c'est bien sur la côte Ouest des USA qu'il faut s'installer, plus particulièrement Nord Ouest, du côté de Portland. On retrouve un climat similaire à la France ( même si dans une moindre mesure) du côté de Vancouver également.

 

Au fait est-ce que tu comptes prochainement revenir sur l'Amérique du Nord dans tes fiches climato? 

 

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)
Il y a 18 heures, Jess a dit :

 

900000 pour l'agglomération(= unité urbaine). C'est la 7ème en France.

1,2 million c'est pour l'aire urbaine, c'est différent.

 

 

Je ne connaissais pas cette nuance.

 

Il y a 14 heures, Arkus a dit :

 

Je soupçonne que l'actualité de cet été n'est pas étrangère à ce choix, il va y avoir quelques chiffres intéressants !

 

Oui en effet, ça m'a manqué de ne pas avoir de fiches suédoises cet été.

Il y a 12 heures, Meteorologist Office a dit :

Au fait est-ce que tu comptes prochainement revenir sur l'Amérique du Nord dans tes fiches climato? 

 

 

Y revenir: bien sur. Prochainement: je ne sais pas encore.

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#527. Limoges

 

Rythme ralenti cette semaine, c'est les vacances :)

Limoges compte environ 134 000h, et de par sa position cette ville est un bon repère du climat non-côtier du centre-ouest de la France. Bordeaux est à 185kms, Toulouse 250kms, Lyon 305kms, Paris 335kms et Brest 510kms.

07434_map0.jpg

 

L'Atlantique est à environ 190kms, et le Limousin est une région de collines qui s'élève en pente douce vers le Massif Central, à l'est.

La station étudiée est sur l'aéroport de la ville et sa position est un peu particulière: elle est au sommet d'une colline, à 400m d'altitude et 180m au dessus des quartiers les plus bas de la ville. Une telle situation donne des amplitudes thermiques diurnes plus faibles, avec notamment des tx pénalisées: il suffit en effet de regarder régulièrement les cartes de prévisions nationales des bulletins TV pour se rendre compte que les Tx de Limoges sont souvent bien basses.

07434_dem.jpg

 

La station est à 7.5kms du centre-ville. Les conditions en ville sont donc probablement souvent assez différentes de celles de l'aéroport, avec des tx pas aussi basses mais peut-être aussi certaines minimales plus basses.

07434_map1.jpg

 

Vue vers le nord-ouest:

07434_map2NW.jpg

 

07434_Limoges_Av2.png

 

L'ICA est à peine plus élevé que celui de Bordeaux: 0.82 contre 0.80. C'est essentiellement du à la position sur une colline, qui atténue les amplitudes thermiques. Le régime pluviométrique commence à être cependant bien dégradé par la continentalité, il est moins "pur" que celui de Bordeaux.

 

Les vents de nord-est sont normalement synonymes de beau temps, avec des conditions continentales et anticycloniques.

Les vents de sud à sud-ouest sont le contraire, perturbés et d'origine maritime, et en été on retrouve un courant océanique plus franchement d'ouest qui rappelle celui vu à Bordeaux.

07434_Limoges_Cv2.png

Curieusement les vents de SSO n'ont rien d'estival en juillet...

 

07434_Limoges_Bv2.png

 

 

Voici l'hiver 2003-2004 comme exemple - le même que pour Bordeaux. On y retrouve la plupart des types de temps possibles en cette saison, notamment la neige qui tombe bien plus facilement qui sur le littoral: en France 400m d'altitude changent pas mal la donne pour ce paramètre.

Le brouillard est souvent présent en hiver, 10% du temps en janvier: on reste souvent la tête dans le stratus sur cette colline.

07434_DEC03-FEB04.png

 

 

Le printemps 2005 présente à la foid un bilan globalement neutre et des températures très contrastées: froid record début mars, chaleur record mi-mars, fin avril puis fin mai, une année pas du tout ennuyeuse !

07434_MAR-MAY05.png

 

 

Voici le cœur de l'été 2012, où un juillet maussade a été compensé par un beau mois d'aout. Les tx peuvent être souvent très justes avec largement moins de 20°c, il faut garder en tête qu'en centre ville presque 200m plus bas la situation n'est probablement pas "si pire".

07434_JUL-AUG12.png

 

 

Et un petit mois d'octobre pour finir, en  2004:

07434_OCT04.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Et bien sur n’hésitez pas à me compléter voire me corriger, surtout si vous êtes de la région, perso je n'ai jamais mis les pieds à Limoges.

 

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

#528. Clermont Ferrand

 

Environ 480 000h sont recensés dans l'aire urbaine de Clermont Ferrand. Nous sommes à mi-distance entre Limoges (153kms) et Lyon (150kms). Toulouse est à 280kms, Paris 330kms, Strasbourg 460kms et Brest 645kms.

07460_map0.jpg

 

Nous sommes ici dans la plaine de la Limagne, qui s'ouvre sur le nord. Dans les autres directions on trouve partout des reliefs du Massif Central, avec notamment la Chaine des Puys (ou Volcans d'Auvergne) au sud-ouest, qui va contrarier les influences océaniques. La topographie autour de la station est l'inverse de celle de Limoges: c'est un fond de cuvette.

07460_demv2.jpg

 

La station étudiée est sur l'aéroport, dans la commune d'Aulnat, à 5kms du centre-ville.

07460_map1.jpg

 

Vue vers le sud-ouest et la chaîne des Puys. Le Puy de Dôme (1465m) domine la ville à 14kms à l'ouest de la station.

07460_map2SW.jpg

 

07460_Clermont_A.png

 

Bien qu'à mi-distance entre Limoges et Lyon, ce climat tient bien plus de celui du Lyonnais, avec un ICA de 1.02 (Lyon Bron: 0.99, Limoges: 0.82) qui classe ce climat dans la catégorie des climats semi-continentaux d'abri. Et le régime pluvio, qui montre un net minimum hivernal, vient confirmer cette classification: en cette saison le relief bloque la plupart des pluies, qu'elles soient d'origine océanique ou même méditerranéenne. Et à l'inverse on retrouve en été un maximum fait de pluies convectives développées sur le relief voisin, même si aucune saison n'est franchement arrosée.

 

L'ouverture de la plaine de la Limagne vers le nord favorise sans surprise des vents nord/sud. On retrouve aussi parfois du vent d'ouest associé aux épisodes les plus perturbés.

Sans surprise également, les vents de secteur sud à ouest sont foehnés par le relief en hiver.

07460_Clermont_C.png

 

07460_Clermont_B.png

 

 

J'ai choisi l'hiver 2014-2015, moyen en tout, pour illustrer l'hiver: aucun coup de froid marquant durant cet hiver, mais tout de même une tnn de -9°c fin décembre, proche de la valeur médiane annuelle (-10°c): les coups de froids peuvent être sévères dans cette enclave semi-continentale, mais ils sont souvent moins durables que dans les régions de l'Est de la France.

07460_DEC14-FEB15v2.png

 

 

Voici le milieu du printemps 2000, avec deux mois assez proches des normales. Des gelées assez tardives se produisent en avril presque chaque année, la dernière gelée de produisant en moyenne autour du 12/04. La première décade de mai montre une instabilité orageuse tenace, typiquement continentale.

07460_APR-MAY00v2.png

 

 

L'été lui aussi peut être assez contrasté: les coups de chaleurs peuvent être aussi forts que dans les plaines du sud-ouest ou dans le Lyonnais, avec une txx annuelle médiane proche de 37°c. Mais on trouve aussi quelques nuits bien fraiches, ainsi durant cet été 2001 très moyen on a approché 6°c à deux reprises, ce qui n'est pas si fréquent ailleurs dans les plaines d'une grande moitié sud de la France.

07460_JUL-AUG01v2.png

 

 

Enfin un cours exemple d'automne, le mois d'octobre bien contrasté de 2012, qui se termina un peu comme celui qu'on vient de vivre avec un coup de froid précoce en dernière décade.

07460_OCT12.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Edited by mottoth
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Remarque : tu es dans une autre optique et cela ne remplace en rien ton travail d'analyse, tu pourrais peut-être ajouter pour les stations françaises le lien vers la fiche climato de MF [données climato disponibles sur bien d'autres services nationaux > pas imposer une surcharge de travail]

 

Lien : https://donneespubliques.meteofrance.fr/?fond=produit&id_produit=117&id_rubrique=39

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La Tronche (260 m)

Merci pour cette dernière fiche de Clermont-Ferrand.

 

Ce qui caractérise le climat de Clermont, c'est une certaine sécheresse hivernale, assez remarquable dans le contexte français : les trois mois d'hiver totalisent environ 13% du total annuel des précipitations, bien moins qu'à Limoges où l'hiver reçoit environ 25% des précipitations et même moins qu'à Lyon ou Strasbourg où la saison froide reçoit respectivement 19 et 17 % des précipitations. L'effet d'abri de la chaîne des Puys, immédiatement à l'ouest de la cité auvergnate, semble expliquer cette indigence hivernale, plus que la continentalité. 

Autre point à noter,  c'est l'effet d'abri du Massif Central vis à vis des pluies méditerranéennes automnales venant du sud alors que ces dernières remontent sans peine la vallée du Rhône et font de l'automne la saison la plus arrosée à Lyon.

 

Les températures minimales relativement basses sont également un autre trait du climat clermontois avec une Tnn inférieure à -15°C durant les 18 dernières années, bien plus basse que celles de Lyon ou Limoges à la même latitude et durant la même période. 

Edited by Yves38
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