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Climats du monde

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Yves38   

Merci pour cette dernière fiche de Rome, climat très comparable à celui de Perpignan pour les températures aussi bien moyennes que extrêmes mais beaucoup moins venté. Les moyennes de températures sont aussi très proches à Nice mais à Nice les extrêmes sont un peu moins accusées.

La répartition saisonnière des pluies est par contre un peu différente de celle de Perpignan avec un maximum bien centré sur l'automne et l'hiver et un net minimum estival alors que le maximum à Perpignan est bien moins net et déborde sur le printemps. L'orientation de la côte, différente pour les deux villes est peut-être responsable de cette situation.

A noter que Nice a un régime pluviométrique que je qualifierais d'intermédiaire entre ceux de Perpignan et Rome.

L'ensoleillement, comparable à celui de Perpignan, est un peu faible pour un climat méditerranéen qui compte souvent plutôt 2800 h annuelles, cependant il semble y avoir également quelques disparités dans le domaine méditerranéen pour cette caractéristique puisque à Tunis on a près de 3000 h annuelles.

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mottoth   

#198. Florence.

 

Peut-être la plus belle ville de l'Italie, j'ai eu la chance d'y passer deux fois. Rome est à 240kms, Nice 320kms.

16170_map0.jpg

 

Zoom sur la Toscane. Florence est dans une position bien continentale, à 75kms de la mer. De petites chaine de collines se dressent à l'ouest entre la cuvette de Florence et la mer. Au nord et à l'est passe la chaine des Apennins, qui bien qu'elle ne soit pas très haute (environ 1000m entre Florence et Bologne) dessine une frontière naturelle avec la plaine du Pô et l'Adriatique.

16170_map1.jpg

 

Vue vers le NE. Le centre ville est à 6kms, les premières collines des Apennins à 4kms.

16170_map2_NE.jpg

 

16170_Firenze_A_v7_33.png

 

La sécheresse estivale est peu marquée, on commence à être dans la zone de transition du climat méditerranéen. On retrouve quand même le même pic automnal qu'à Rome.

L'effet cuvette joue pas mal: la station est peu ventée, la chaleur estivale bien plus forte qu'à Rome malgré le gain en latitude, et les gelées fréquentes en hiver - des gelées qui peuvent être étonnamment tardives ou précoces, comme ce -3.2°c en avril 2003. La fin de l'automne et le début de l'hiver sont assez brumeux, avec de l'humidité souvent piégée en basse couche - un trait qui commence à faire penser à la plaine du Pô.

 

Les vents les plus marquants sont:

- le vent de NE, venant des montagnes. C'est souvent du foehn, il peut être très sec, trop sec pour le matériel de la météo Italienne qui est peu performant pour les basses HR: j'ai hélas pas mal de trous dans les données de Td et d'HR durant les épisodes de foehn.

- le vent d'OSO, d'origine marine. Celui-ci fait souvent monter le Td en été, et les chaleurs peuvent être vraiment lourdes.

16170_Firenze_C_v7_33.png

 

 

Sur les tableaux horaires on trouve un régime des vents assez complexe que je n'analyserai pas trop en détail pour pas dire de bêtises.

Le creux de Td durant les après-midis d'été est le signe du brassage vertical de l’atmosphère par les vents thermiques diurnes.

16170_Firenze_B_v7_33.png

 

 

Voici l'hiver 2003-2004, qui est le plus proche des moyenne que j'ai pu trouver (tn +0.2°c, tx -0.4°c, RR -3.3% avec 1 journée pluvieuse manquante).

- Les périodes de beau temps frais et foehné ont concerné surtout décembre et janvier.

- On trouve aussi des épisodes très brumeux lorsque le vent molli et que la grisaille s'installe.

- Et bien sur des séquences de mauvais temps, dont une assez longue fin février.

16170_DEC03_FEB04.png

 

Lors d'épisodes dépressionnaires hivernaux, la bascule du vent peut provoquer une levée du foehn très brusque. En voici un exemple le 2/01/2010, la bascule se fait entre 15hTU et 18hTU:

16170_02_JAN2010.png

 

 

Enfin l'été 2000, hyper normal pour les t° (tn 0.0°c, tx -0.2°c), un peu humide (+23% de RR) à cause des orages de juillet.

On y trouve donc quelques séquence d'instabilité, un épisode de fraicheur mi-juillet, une période brumeuse et moite fin juillet, et une longue vague de chaleur stable durant la 2e quinzaine d'aout.

16170_JUN_AUG00.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Remise à jour

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Climat intéressant car on est a la limite entre deux climats: celui tempéré continental du Nord de l'Italie et celui typiquement méditerranéen du Sud. Je dirai ici que c'est trop humide pour être méditerranéen. Je dirais donc que c'est un climat tempéré chaud humide et océanique.

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Yves38   

Climat intéressant car on est a la limite entre deux climats: celui tempéré continental du Nord de l'Italie et celui typiquement méditerranéen du Sud. Je dirai ici que c'est trop humide pour être méditerranéen. Je dirais donc que c'est un climat tempéré chaud humide et océanique.

Oui, pour Florence l'amplitude annuelle est de 18,9°C, c'est déjà un peu trop pour un vrai climat océanique, surtout à cette latitude. Je dirais plutôt "de transition méditerranéen, océanico-continental", ouf c'est terminé !

Intéressant cette fiche, je pense que si on franchit les Apennins, bien que ce soient des montagnes modestes, on trouve un climat qui ressemble déjà beaucoup à celui de la plaine du Pô.

D'après les données sur les % de ciels clairs ou couverts, l'ensoleillement doit être un peu plus faible qu'à Rome.

PS, complètement HS : d'accord avec mottoth, cette ville est une merveille, Rome aussi d'ailleurs.

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#198. Florence.

Peut-être la plus belle ville de l'Italie, j'ai eu la chance d'y passer deux fois. Rome est à 240kms, Nice 320kms.

J'ai eu moi aussi la chance d'y aller. C'était en... 1994 ! Ville magnifique en effet. Venise est également dans mon top, avec son atmosphère particulière.

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thib91   

Un peu trop de touristes à mon goût..je préfère Sienne, plus confidentielle et pittoresque perchée sur ses 3 collines.

Sinon je serai curieux de voir à quoi ressemble les épisodes pluvieux de fin d'automne/début d'hiver, ont-ils les caractéristiques des épisodes classiques méditerranéens cad grosses lames d'eau sur quelques heures?

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Gaël13   

Merci pour cette fiche ! smile.png

Pour moi on reste dans du méditerranéen, bien qu'il y ait des facteurs limites en effet, le nombre de jours de pluies > 1 mm est de 86 j, ce qui est comparable à Carcassonne, le creux estival est léger en effet, et les brumes assez fréquentes.

MathieuBreizh, quand tu dis que c'est trop humide pour du méditerranéen, tu parles du taux d'HR moyen ? Ou de la pluviométrie annuelle ? Car des RR annuel > 800 mm il y en a plein dans le Var ou encore le Gard, dans des zones clairement méditerranéennes. Ex : Fréjus près de Saint-Tropez, RR annuel moyen de 812 mm . (http://www.agrometeo.fr/fonddoc/Livret%20BD.pdf , p 100 ).

Si tu parles de l'HR moyen, on est à 68% sur Florence, ce qui n'est pas énorme (on est à 70% d'HR moyen à Marseille-Marignane).

Enfin, 28 j de gel en moyenne c'est comparable encore une fois à la station de Marseille-Marignane, d'ailleurs la tnm de Janvier en est proche.

Cette ville a l'air magnifique en effet wub.png

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dann17   

Climat plutôt agréable: beaucoup de soleil, hivers courts et étés longs et chauds. Ça change de la Norvège en tout cas! Je dirais qu'on a affaire a un climat méditerranéen très classique, similaire a ce qu'on retrouve en Provence. Je le nommerai "méditerranéen subhumide a été long". La foret de chênes verts est surement le biome dominant ici je pense.

S'agissant de Rome, pas mal d'accord avec ça, sauf peut-être pour le biome climacique : en effet, pour la période 1950-2000 (lorsque j'étudie la corrélation biome-climat, je préfère me servir de celle-ci plutôt que la 2000-2015 pour des raisons évidentes), mon indice hydrique annuel vaut IhA = +12, et l'indice hydrique estival (Ihe) vaut, quant à lui, -20. Cela signifie que l'été est évidemment sec, mais que, sur l'année entière, le climat reste un peu plus humide que sec (« sub-xérique » selon mon appellation).

En conséquence de quoi il doit effectivement y avoir des peuplements de xérophiles dus à l'été sec (chênes verts, notamment, présents surtout sur les sols rocailleux ou calcaires), mais les végétaux non-xérophiles (décidus) sont sûrement légèrement majoritaires.

http://www.eoearth.org/view/article/153930/

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Un peu trop de touristes à mon goût..je préfère Sienne, plus confidentielle et pittoresque perchée sur ses 3 collines.

Sinon je serai curieux de voir à quoi ressemble les épisodes pluvieux de fin d'automne/début d'hiver, ont-ils les caractéristiques des épisodes classiques méditerranéens cad grosses lames d'eau sur quelques heures?

Il faut éviter les grosses périodes touristiques. wink.png Je suis revenu à Venise en 2006, mais en janvier ; oui, le temps n'était pas exceptionnel (pas mal de brume), mais il n'y avait pas grand monde et ça donnait une ambiance particulière.

Pour les gros épisodes pluvieux, avec un record en 24 h (2000-2015) de seulement 61 mm, je pense qu'ils sont très modérés. Le plus gros passe au nord, dans le golfe de Gênes.

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dann17   

Florence : effectivement, je partage l'avis de la plupart d'entre vous, on est ici à la limite du climat méditerranéen.

Les données 1950-2000 l'en faisaient même sortir de peu : un peu trop humide dans l'ensemble. L'indice hydrique annuel IhA valait 32 (climat « subhumide »), soit un peu au-dessus de la limite méditerranéenne évaluée à 25.

Quant à l'été, il restait plutôt sec (Ihe = -4).

Mais désormais, en 2000-2015, les conditions sont devenues très légèrement plus chaudes et un tantinet moins pluvieuses, si bien qu'il y a fort à parier que l'indice hydrique annuel soit repassé tout juste sous les 25.

Autrement dit, le climat actuel de Florence est sans doute tout juste méditerranéen.

Mais s'agissant de la végétation, compte tenu des conditions 1950-2000, il va de soi qu'elle ne présente quasiment aucun aspect méditerranéen : seuls quelques peuplements de xérophiles (chênes verts sans doute) doivent être présents, mais dans les endroits les plus rocailleux et secs. Sinon, on a affaire à une forêt décidue très majoritaire.

À noter également que la plaine de Florence rentre tout juste dans le domaine subtropical, à l'instar de quelques autres localités italiennes (comme La Spezia, Terni, et Messina). En effet, les données 1950-2000 donnaient un indice de subtropicalité de 11170, et celui-ci atteint même les 12480 pour la période 2000-2015, soit légèrement au-dessus du seuil de 11000.

Cela signifie que quelques plantes (sûrement des herbes) subtropicales peuvent probablement subsister et pousser naturellement là-bas.

Indice de continentalité : Ic = 0,37

Bref, un climat à la limite entre « tempéré maritime subméditerranéen à été chaud (et d'affinité subtropicale) » et « tempéré méditerranéen d'affinité subtropicale ». Fait partie également de la catégorie « tempéré à été long ».

Je ne mettrais pas en avant l'aspect continental, car même si l'indice de continentalité est relativement élevé, la physionomie du climat reste dans l'ensemble assez différente de celle du climat continental. Mais c'est vrai qu'on n'en est pas loin (le « substrat » plutôt continental commence à jouer un rôle non négligeable : ce sont d'ailleurs ces pluies estivales légèrement exacerbées par la « continentalité » qui ont fait entrer Florence dans la subtropicalité).

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...À noter également que la plaine de Florence rentre tout juste dans le domaine subtropical, à l'instar de quelques autres localités italiennes (comme La Spezia, Terni, et Messina). En effet, les données 1950-2000 donnaient un indice de subtropicalité de 11170, et celui-ci atteint même les 12480 pour la période 2000-2015, soit légèrement au-dessus du seuil de 11000.

Cela signifie que quelques plantes (sûrement des herbes) subtropicales peuvent probablement subsister et pousser naturellement là-bas...

Cela reste néanmoins très théorique, il n'y a apparemment aucune espèce particulière à ces zones, ni spontanée ni adventice.

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dann17   

Cela reste néanmoins très théorique, il n'y a apparemment aucune espèce particulière à ces zones, ni spontanée ni adventice.

Oui, tu as raison. Il est logique qu'aucune espèce subtropicale spontanée n'y ait été aperçue là-bas, puisque les conditions ont évidemment dû être bien plus froides par le passé (lors du petit âge de glace, et surtout lors des glaciations). Et donc, les plantes subtropicales qui séjournaient sans doute dans les environs au cours du Miocène n'ont évidemment pas dû résister ni s'adapter à ces refroidissements. Les refuges climatiques possibles n'ont pas pu, eux non plus, être suffisamment efficaces pour éviter à ces plantes de disparaître, puisque la niche écologique actuelle des plantes subtropicales (qu'on retrouve bien plus au sud ou à l'ouest : centre de la Tunisie ou Macaronésie) a été coupée (éloignée géographiquement et climatiquement). Il semblerait donc que ni le vent ni les insectes ou oiseaux n'aient permis, pour le moment, de réimplanter des espèces subtropicales dans la région de Florence.

Mais ce qu'indique la valeur de l'indice de subtropicalité, c'est qu'avec les conditions climatiques actuelles régnant à Florence, des plantes subtropicales (pas toutes, bien sûr, mais quelques unes) pourraient probablement y prospérer naturellement.

Tu comprends ?

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Sur Google Street, les environs de Florence ont un paysage typiquement méditerranéen avec oliviers, chênes verts et cyprès(quoique, on retrouve encore pas mal de feuillus). En revanche, a partir de 200-300 mètres d'altitude, les feuillus deviennent nettement majoritaires (il s'agit surtout de chênes). Vers 1000 mètres, les chênes cèdent la place aux hêtres. Bref, ça prouve bien qu'on est a la limite nord du climat méditerranéen !

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dann17   

Sur Google Street, les environs de Florence ont un paysage typiquement méditerranéen avec oliviers, chênes verts et cyprès(quoique, on retrouve encore pas mal de feuillus). En revanche, a partir de 200-300 mètres d'altitude, les feuillus deviennent nettement majoritaires (il s'agit surtout de chênes). Vers 1000 mètres, les chênes cèdent la place aux hêtres. Bref, ça prouve bien qu'on est a la limite nord du climat méditerranéen !

Attention quand même, Mathieu : la végétation tout près de Florence est presque exclusivement de la végétation plantée : oliviers, cyprès, pins parasols et vignes, etc.. tout ceci a été majoritairement planté. Donc évidemment, l'aspect visuel tout près de la ville est très « méditerranéen ». Cependant, il ne faut pas oublier que :

1- on est effectivement à la limite du climat méditerranéen, et la limite est celle de l'humidité et non celle du froid.

2- méditerranéen ou pas, on est ici en plein climat tempéré à été long => cyprès, pins parasols, oliviers y sont à leur aise d'un point de vue thermique.

3- les chênes verts et les oliviers sont souvent plantés, ou occupent naturellement les sols les moins profonds. Et l'élasticité écologique de ces espèces (du côté de leur besoins hydriques) leur permet sans problème de s'adapter à des conditions très légèrement plus humides qu'en climat méditerranéen.

Je suis presque persuadé que s'il n'y avait eu ici aucune implantation humaine, la végétation (largement) dominante (et ce, même aux altitudes les plus basses) serait composée de feuillus non xérophiles.

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Oui, tu as raison. Il est logique qu'aucune espèce subtropicale spontanée n'y ait été aperçue là-bas, puisque les conditions ont évidemment dû être bien plus froides par le passé (lors du petit âge de glace, et surtout lors des glaciations). Et donc, les plantes subtropicales qui séjournaient sans doute dans les environs au cours du Miocène n'ont évidemment pas dû résister ni s'adapter à ces refroidissements. Les refuges climatiques possibles n'ont pas pu, eux non plus, être suffisamment efficaces pour éviter à ces plantes de disparaître, puisque la niche écologique actuelle des plantes subtropicales (qu'on retrouve bien plus au sud ou à l'ouest : centre de la Tunisie ou Macaronésie) a été coupée (éloignée géographiquement et climatiquement). Il semblerait donc que ni le vent ni les insectes ou oiseaux n'aient permis, pour le moment, de réimplanter des espèces subtropicales dans la région de Florence.

Mais ce qu'indique la valeur de l'indice de subtropicalité, c'est qu'avec les conditions climatiques actuelles régnant à Florence, des plantes subtropicales (pas toutes, bien sûr, mais quelques unes) pourraient probablement y prospérer naturellement.

Tu comprends ?

Oui, je comprends parfaitement, mais ce qui me chiffonne, c'est qu'avec les quantités d'espèces introduites volontairement ou non par l'Homme au cours de l'Histoire, il semble n'y avoir aucune espèce d'origine subtropicale particulière naturalisée dans ces zones et pas dans beaucoup d'autres régions franchement tempérées, où les adventices thermophiles sont les mêmes... En fait, il ne semble pas y avoir de différence floristique dans les adventices de ces zones limites subtropicales et d'autres qui n'atteignent pas ce critère théorique, le critère des frimas hivernaux semblant largement primordiaux.

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J'ai eu moi aussi la chance d'y aller. C'était en... 1994 ! Ville magnifique en effet. Venise est également dans mon top, avec son atmosphère particulière.

Moi c'était en 1993, lors d'un voyage scolaire en classe de 3ème. biggrin.png

Eh bien on avait beau n'avoir que 13/14 ans, j'ai le souvenir que toute la classe avait été envoutée par cette ville grandiose. Et je ne parle pas de la bouffe, à tomber par terre !

Sympa cette série italienne, j'espère qu'on va bientôt pouvoir découvrir quelques stations de la plaine du Pô, avec son climat si particulier... default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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dann17   

Oui, je comprends parfaitement, mais ce qui me chiffonne, c'est qu'avec les quantités d'espèces introduites volontairement ou non par l'Homme au cours de l'Histoire, il semble n'y avoir aucune espèce d'origine subtropicale particulière naturalisée dans ces zones et pas dans beaucoup d'autres régions franchement tempérées, où les adventices thermophiles sont les mêmes... En fait, il ne semble pas y avoir de différence floristique dans les adventices de ces zones limites subtropicales et d'autres qui n'atteignent pas ce critère théorique, le critère des frimas hivernaux semblant largement primordiaux.

Merci pour ta remarque (c'est très intéressant).

En fait, je m'étais déjà penché là-dessus il y a quelques temps, et j'avais fait une petite trouvaille :

Ecrire cela dans la recherche Google, et cliquer sur le premier lien pdf.

« contribution to the flora of montenegro and fr yugoslavia »

Comme on peut le voir au bas de la page 106 de ce document, cette plante, (Lippia nodiflora) pousse dans les régions tropicales et subtropicales. Or, on la trouve près du lac Skadar, au Montenegro, tout près de Podgorica. Et il s'avère qu'à Podgorica, l'indice de subtropicalité atteignait (pour la période 1950-2000) la valeur de 12890, càd assez nettement plus que les 11170 de Florence (comme on peut le voir sur la carte ci-dessous).

subtropitaliebalkans.jpg

C'est la raison pour laquelle je pense qu'à Florence, le niveau de subtropicalité (de la période 1950-2000) est certes atteint, mais beaucoup trop faible pour avoir déjà permis la pousse de telles plantes. Alors que vers Podgorica, le niveau de subtropicalité a visiblement permis le maintien de cette plante.

Il est vrai, tu as raison de le préciser, que, dans nos contrées européennes, le critère principal est celui des frimas hivernaux. Mais ce n'est pas toujours le cas pour les plantes subtropicales : en effet, elles ont aussi besoin d'eaux chaudes, bref, de "pluies chaudes".

Dans la région de Florence, il semblerait que les frimas hivernaux ne soient pas trop problématiques pour des plantes subtropicales. En revanche, les pluies chaudes estivales sont tout juste suffisantes, mais gagneraient à être plus chaudes et/ou présentes, comme c'est le cas à Podgorica.

ps : désolé pour le petit hs en cours....

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Attention quand même, Mathieu : la végétation tout près de Florence est presque exclusivement de la végétation plantée : oliviers, cyprès, pins parasols et vignes, etc.. tout ceci a été majoritairement planté. Donc évidemment, l'aspect visuel tout près de la ville est très « méditerranéen ». Cependant, il ne faut pas oublier que :

1- on est effectivement à la limite du climat méditerranéen, et la limite est celle de l'humidité et non celle du froid.

2- méditerranéen ou pas, on est ici en plein climat tempéré à été long => cyprès, pins parasols, oliviers y sont à leur aise d'un point de vue thermique.

3- les chênes verts et les oliviers sont souvent plantés, ou occupent naturellement les sols les moins profonds. Et l'élasticité écologique de ces espèces (du côté de leur besoins hydriques) leur permet sans problème de s'adapter à des conditions très légèrement plus humides qu'en climat méditerranéen.

Je suis presque persuadé que s'il n'y avait eu ici aucune implantation humaine, la végétation (largement) dominante (et ce, même aux altitudes les plus basses) serait composée de feuillus non xérophiles.

Oui tu as raison. Je me fiais aux plantes présentes dans les parcs et les jardins de la ville qui est évidemment plantée. Après tout, on retrouve bien du chêne vert en Bretagne (c'est de plus en plus planté dans les jardins) pourtant le climat n'y est guère méditerranéen.

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mottoth   

Intéressant cette fiche, je pense que si on franchit les Apennins, bien que ce soient des montagnes modestes, on trouve un climat qui ressemble déjà beaucoup à celui de la plaine du Pô.

Je voulais enchainer sur Bologne, 100kms plus au nord et un contraste souvent saisissant entre la météo des 2 villes. Mais la station de Bologne ne reporte H24 que depuis janvier 2015, il va falloir donc attendre quelques années avant que je puisse faire une fiche cohérente.

Sinon je serai curieux de voir à quoi ressemble les épisodes pluvieux de fin d'automne/début d'hiver, ont-ils les caractéristiques des épisodes classiques méditerranéens cad grosses lames d'eau sur quelques heures?

On trouve chaque automne des épisodes de 40 ou 50mm/24h, mais pas de pluies vraiment extrêmes. Rome est plus extrême à ce niveau.

Pour les gros épisodes pluvieux, avec un record en 24 h (2000-2015) de seulement 61 mm, je pense qu'ils sont très modérés. Le plus gros passe au nord, dans le golfe de Gênes.

En effet. Gênes sera d'ailleurs la prochaine fiche.

J'ai pris un peu de retard car ces stations italiennes me donnent beaucoup de fil à retordre, notamment ces valeurs manquantes d'HR dès qu'elle passe sous 30% sur certaines années. J'ai du faire de nouveau développements, notamment pour importer des Td manquants de METARs; j'ai fait aussi pal mal d'interpolations à la main pour combler les trous. Et d'autres améliorations de code par dessus, des ajustements que j'aurais du faire depuis longtemps.

Bref, nouvelle fiche pas avant lundi.

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mottoth   

#199. Gênes.

 

Gênes est à 155kms de Nice, 200kms de Florence et 400kms de Rome:

16120_map0.jpg

 

Le golfe de Gênes et la plaine du Pô sont séparés par les Apennins, qui comme à Florence ne sont pas une chaine très imposante (moins de 1000m d'altitude) mais dessinent néanmoins une barrière climatique.

16120_map1.jpg

 

La station est sur l'aéroport, à 8kms du centre ville. Comme à Nice, l'aéroport est construit sur un polder, et comme à Nice on ne trouve pas de plaine côtière digne de ce nom. On retrouvera donc comme à Nice une station très maritime et très ventée, puisque pile à la frontière entre milieu maritime et continental.

16120_map2.jpg

 

Vue vers le nord et les collines immédiatement au nord de la station:

16120_map3_N.jpg

 

16120_Genoa_A_v7_33.png

 

Avec cette station je rentre vraiment dans le vif du sujet concernant tous les problèmes de qualité des données italiennes... outre les nombreux synops manquants - seulement 90% de synops disponible n'est pas digne d'une station européenne -, les reports de RR sont particulièrement irréguliers et omettent les précipitations neigeuses: j'ai donc un petit biais négatif sur les mois d'hiver, car la neige peut tomber fort ici même si elle reste rare. Pour les années avant 2010 le Td n'est pas reporté pour les HR inférieures à 30%; c'est très embêtant pour une station soumise à un vent de terre qui vire souvent au foehn -> j'ai bouché les trous manuellement avec pas mal d'approximations, mais il valait mieux ces "à peu prêt" que laisser un tel biais vers le haut.

 

Le manque de reports de RR (seulement 80% des jours disposent de données complètes) est en partie responsable de ce régime de RR un peu délirant, avec ce pic démesuré en novembre. Les vieilles normales 1961-90 montrent une répartition plus régulières, avec un pic de "seulement" 171mm en octobre. Cependant le cumul annuel similaire aux normales 1961-90 (1116mm vs. 1079mm, +3.4%) et la ressemblance avec le diagramme de Nice sur la même période incitent a ne pas mettre non plus à la poubelle les stats obtenues, qu'il conviendra de ne pas analyser en détail:

16120vs07690_RR.png

 

La sécheresse estivale est vraiment peu sévère, d'autant plus que le Td est particulièrement élevé au fond de ce golfe. On est donc là aussi en marge du climat méditerranéen, en tendant vers le subtropical.

 

Les tableaux qui suivent rappellent aussi la fiche de Nice, tout d'abord les roses des vents qui montrent:

- un vent de terre perpendiculaire à la côte, ultradominant en saison froide (de NE ici, NNO à Nice)

- un vent de tendance est parallèle à la côte, surtout présent en saison chaude (de SE ici, plein est à Nice)

- des brises marines de Sud et SO, surtout en saison chaude (de SE à sud à Nice).

Bref ce sont quasiment les roses des vent de Nice auxquelles on aurait appliqué une rotation horaire de 45°, soit l'angle entre l'orientation moyenne de la côte ici et à Nice.

16120_Genoa_C_v7_33.png

 

Les tableaux horaires montrent un cycle diurne de brises et d'humidité que l'on avait aussi à Nice, ainsi qu'un certain plateau de t° durant les heures chaudes.

16120_Genoa_B_v7_33.png

 

 

Impossible de trouver des exemples d'hiver "moyens" en raison du trop grand nombre de données manquantes et du nombre élevé d'hiver incomplets qui en résulte.

Voici donc 2 exemples très opposés:

- 2011/2012: Un hiver normal en t° (tn +0.1°c, tx +0.2°c) mais très sec en RR (18% de la moyenne) ou en Td. Cet hiver inclus la vague de froid de février 2012, mais aussi quelques épisode de foehn bien marqués en décembre.

16120_DEC11_FEB12.png

 

 

- L'hiver 2013/2014, doux (tn +1.5°c, tx +0.8°c) et très arrosé (250% de la moyenne).

16120_DEC13_FEB14.png

 

 

Je n'avait pas trop de choix sur les étés à présenter pour les mêmes raison, voici 2001 qui n'est pas trop éloigné des normales (tn +0.5°c, tx +0.2°c, RR 77% de la moyenne).

Les tx > 30°c ne sont pas légions, elle surviennent généralement lorsque le vent de terre se maintien en journée, dans une ambiance assez sèche. Sinon c'est une chaleur modérée mais très moite qui règne, avec des Td corrélés à la température de la mer qui peuvent s'envoler très haut.

A noter 2 trombes reportées en aout 2001, le 8 et le 29.

16120_JUN_AUG01.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

 

Modifié par mottoth
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Toto74   

Gênes a vraiment un climat particulier, ce qui m'a le plus marqué c'est la qualité d'eau qu'il peut tomber en automne lors d'épisodes méditerranéens, avec par exemple le cumul stratosphérique de novembre 2014 et ses 975,7mm ! default_ohmy.png/emoticons/ohmy@2x.png 2x" width="20" height="20"> :o

http://www.infoclimat.fr/climatologie-mensuelle/MNWLIG060/novembre/2014/genova-genova-sestri-ponente.html

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mottoth   
Citation
Gênes a vraiment un climat particulier, ce qui m'a le plus marqué c'est la qualité d'eau qu'il peut tomber en automne lors d'épisodes méditerranéens, avec par exemple le cumul stratosphérique de novembre 2014 et ses 975,7mm ! ohmy.pngohmy.png

http://www.infoclimat.fr/climatologie-mensuelle/MNWLIG060/novembre/2014/genova-genova-sestri-ponente.html

Merci de m'y faire penser, j'avais en effet préparé le résumé de ce mois de novembre mais oublié de l'inclure. Le voici donc. Par contre je ne sait pas d'où viennent les données d'Infoclimat, les synops de cette période ne semblent pas contenir d'erreur - ils sont cohérents entre eux - mais je n'obtiens pas autant: 730mm. Bon, c'est déjà énorme !

16120_NOV14.png

 

Modifié par mottoth

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Merci de m'y faire penser, j'avais en effet préparé le résumé de ce mois de novembre mais oublié de l'inclure.

Petit complément avec quelques cumuls pour ce mois de novembre 2014 historique en Frioul-Vénétie julienne, de l'autre côté de la botte italienne, au nord-est :

1 309,8 mm à Chievolis

1 176,8 mm à Musi

1 056,0 mm à Coritis

947,2 mm à Piancavallo

914,8 mm à Bordano

903,2 mm à Tolmezzo

839,4 mm à Barcis

744,4 mm à Cave del Predil

706,9 mm à Enemonzo

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Gaël13   

Merci pour cette fiche smile.png , en ce qui concerne le vent, il s'agit des rafales max ou du vent moyen max ?

Sinon, un climat qui ressemble à celui de Nice pour ces T°C, en plus humide cependant , le nombre de jours de pluies (rr>1 mm) est de 76j, ce qui est comparable aux zones limites du domaine méditerranéen Français. Je parlerais de climat méditerranéen (très) maritime subhumide.

ps : ok merci Mottoh, donc on peut en déduire que les vents de directions SE, NNE/NE et OSO sont les vents les plus forts (vent moyen > 25 km/h) sur cet échantillon.

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mottoth   

Merci pour cette fiche smile.png , en ce qui concerne le vent, il s'agit des rafales max ou du vent moyen max ?

Sur la fiche suivante il n'y que le vent moyen. Le "max wind" c'est la plus forte rafale sur 24h, ici pour Gênes la colonne reste vide car cette donnée n'est jamais reportée dans les synops - les usages varient selon les pays, pour l'Italie c'est "niet".

16120_NOV14.png

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