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Damien49

Hydrates de méthane

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Je ne vois pas en quoi cette observation viendrait contredire mon analyse. Malgré la présence des calmes équatoriaux, l'atmosphère globale finit par voir sa composition tendre à s'homogénéiser plus ou moins après quelques mois (j'écris "plus ou moins", car cette homogénéisation n'est pas parfaite en ce qui concerne le méthane, ainsi qu'on peut le constater sur le graphe dont tu as eu la bonne idée de nous donner le lien dans ton post).

Rien d'étonnant alors que l'accroissement constaté des émissions de méthane par les sols dégelés dans l'HN (et plus tard par les émissions en provenance des gisements d'hydrates de méthane) ait des effets quelques mois plus tard sur la concentration atmosphérique (qui reste très faible, ne paniquons tout de même pas !) en méthane du reste de la planète. Le contraire eut été surprenant...

Alain

Elle vient contredire car la composition de l'atmosphère ne s'homogénéise pas "plus ou moins après quelques mois". Le temps de vie (chimique) du méthane est de l'ordre de 10 ans. Or on observe en moyenne une différence de rapport de mélange de 150 ppbv (environ 8%) entre hautes latitudes nord et sud. Avec un temps de vie de 10 ans, ce gradient n'existerait pas si "l'atmosphère globale s'homogénéisait plus ou moins après quelques mois".

Le temps d'échange inter-hémisphérique au travers de la barrière équatoriale est en moyenne de l'ordre d'un an et demi (détermination à partir notamment du SF6 et du Krypton-85). Or les changements de pente observés par la NOAA sont pratiquement synchrones à Alert ou Cape Grim. Pas pour rien que les gars de la NOAA eux-mêmes envisagent sérieusement d'autres scénarios.

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Hum... default_confused1.gif

Je croyais pourtant avoir été prudent et avoir soigneusement évité tout excès de language et toute affirmation inconsidéremment péremptoire dans mon précédent post : j'ai largement utilisé le conditionnel, parlé d'hypothèses, introduit des marges d'incertitude, évoqué plus des probabilités que des certitudes et noté que toutes les conclusions (donc y compris les miennes) sont susceptibles d'être nuancées, voire remises en cause par de nouveaux faits ou de nouvelles hypothèses.

Que faudrait-il de plus, sinon renoncer à toute analyse et à toute tentative de prévision ? Comment pourrions nous alors espérer progresser dans la connaissance et dans la contribution à l'interprétation scientifique ?

Alain

Alors toujours pas un mot d'explication sur la localisation des cheminées ?

Mer du Labrador ou mer de Norvège ?

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Yann, bravo! thumbup1.gif ! Bravo, car ce message tempérise une majorité de posts inévitablement orientés vers le RC d'origine anthropique. Pourtant, un débat prenant en compte la complexité du climat et sa variabilité naturelle devrait permettre bien plus de projections, comme celle d'un refroidissement possible thumbup.gif indépendamment même des effets des GES, dont l'impact réel sur notre climat est d'ailleurs toujours à démontrer. Or, aujourd'hui, il n'en est strictement, le climat se réchauffe, et il continuera à se réchauffer tout ce siècle durant, point. Et les banquises disparaitront... Mais oui, nous sommes au fond passionnés par une science si prévisible!

Non, je suis pas un sceptique du réchauffement climatique, les chiffres sont là. Je suis juste sceptique sur la nature qu'on lui donne, sur l'évolution qu'on lui envisage, et finalement sur ce que tout cela signifie véritablement.

Le climat, le temps, la météo, tous est si imprévisible. Qui peut prévoir correctement une chute de neige h-4? Qui peut assurer à coup sûr une tendance à 7 ou 10 jours? Qui peut savoir de quel trempe sera notre prochain hiver ? Et qui peut savoir dans quel état se trouvera la banquise arctique ou notre climat en 2020 ou plus ?

Et bien moi je peux affirmer haut et fort que cet hiver, les températures seront beaucoup plus basses qu'elles ne l'ont été cet été !

On sait très bien que les GES font monter la température, comme le déclin du soleil à l'horizon les fait baisser..

Par contre pour le détail , la chronologie et l'intensité des évenements, il est certain qu'il y a un faisceau de possibilités, et c'est là dessus-et uniquement - que l'on peux discuter.

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Pour demeurer sur le sujet de ce fil et donner des sources (charte du forum), je signale à celles et ceux intéressés par la question des hydrates de méthane, leur formation, leur devenir et les analogues du passé qu'il existe un ouvrage de vulgarisation en français, publié par EDP Sciences et encore relativement récent (paru fin 2006) : Le méthane et le destin de la Terre, rédigé par quatre chercheurs français.

Bonne lecture.

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Je vous livre tel quel et sans commentaire le texte ci-dessous (et son lien), daté du 7 septembre 2009 et tout juste trouvé sur le Yahoo groupe "Climat" :

Le méthane océanique participe de façon non-négligeable au réchauffement climatique

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60406.htm

Le réchauffement de la température des courants marins en Arctique au cours des 30 dernières années, a déclenché la libération de méthane, puissant gaz à effet de serre, habituellement stocké sous forme d'hydrates de méthane dans les sédiments océaniques profonds.

Les scientifiques du NOCS (National Oceanography Centre Southampton, Centre national d'océanographie de Southampton), en collaboration avec des chercheurs des Universités de Birmingham, du Royal Holloway London et de l'IFM-Geomar en Allemagne, ont révélé que de véritables panaches de bulles de méthane s'échappent d'environs 250 "cheminées" situées entre 150 et 400 mètres de profondeur sur le plancher océanique, au niveau de la marge continentale à l'ouest du Spitzberg occidental [1]. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles de méthane serait "considérable", et contribuerait au changement climatique. Cette découverte ne font que confirmer les différentes prédictions faites lors d'études précédentes.

Les données ont été recueillies par le James Clark Ross, navire royal de recherche, lors d'une mission dirigée par le Natural Environment Research Council (NERC, conseil de recherche pour l'environnement), dans le cadre de l'Année Polaire Internationale [2] (API - en anglais, International Polar Year, IPY). Les bulles de méthane ont été détectées à l'aide d'un sonar et des échantillons d'eau de mer ont été prélevés à différentes profondeurs. Les résultats indiquent que le réchauffement de 1° C du courant marin circulant à l'ouest de Spitzberg au cours des trente dernières années a entraîné la libération de méthane par décomposition de l'hydrate de méthane contenu dans les sédiments sous les fonds marins.

Selon le professeur Tim Minshull, directeur de la Faculté des sciences de la terre et de l'océan à l'Université de Southampton, le but de cette étude était "de déterminer quelle quantité de méthane serait libérée par les couches sédimentaires du plancher océanique si toutefois la température des océans venait à augmenter dans les prochaines années". Les chercheurs ayant pris part à cette étude ne s'attendaient donc pas à "découvrir des éléments indiquant que le processus de relargage du méthane avait déjà commencé."

Il y a une trentaine d'années, l'hydrate de méthane situé sous les fonds marins au alentour de Spitzberg était stable à des profondeurs de 360 mètres. Actuellement, l'hydrate de méthane est stable à des profondeurs supérieures à 400 mètres. Graham Westbrook professeur de géophysique à l'Université de Birmingham affirme que "si ce processus venait à se répandre le long des marges continentales de l'Arctique, des dizaines de mégatonnes de méthane pourrait être libérés dans l'océan chaque année", contribuant d'une part à l'acidification des océans mais également au réchauffement climatique.

L'Hydrate de méthane

Sous des conditions de température et de pression particulières, la glace (H2O) peut piéger des molécules de méthane (CH4), formant une sorte de cage emprisonnant les molécules de méthane. On appelle les composés résultants des hydrates de méthane ou encore des clathrates de méthane. Ces cages cristallines peuvent stocker de très grandes quantités de méthane. L'hydrate de méthane, est donc une "glace" qui contient une quantité énorme de gaz : la fonte de 1 cm3 de cette glace libère jusqu'à 164 cm3 de méthane.

Une importante quantité de matière organique qui se dépose sur les fonds océaniques est incorporée dans les sédiments. Sous l'action des bactéries anaérobies, ces matières organiques se transforment en méthane dans les premières centaines de mètres de la pile sédimentaire. Un volume très important de méthane est ainsi produit. Une partie de ce méthane se combine au molécules d'eau pour former l'hydrate de méthane, dans une fourchette bien définie de température et de pression. Par exemple, un hydrate de méthane qui se trouve dans les sédiments océaniques par 600 mètres de fond à 7° C est stable; il deviendra instable avec une augmentation de température de moins de 1° C. Devenir instable signifie que la glace fond et libère son gaz méthane.

On retrouve les hydrates de méthane en milieu océanique, principalement à la marge des plateaux et sur les talus continentaux, mais aussi à plus faible profondeur dans les régions très froides, comme dans l'Arctique. La marge des plateaux continentaux et les talus constituent une zone privilégiée pour accumuler les hydrates de méthane parce que c'est là que se dépose la plus grande quantité de matières organiques océaniques. On retrouve aussi des hydrates de méthane dans les pergelisols, c'est-à-dire dans cette couche du sol gelée en permanence, même durant les périodes de dégel en surface. Le grand volume de matières organiques terrestres accumulées dans les sols est transformé en méthane biogénique qui, au contact de l'eau est piégé dans des hydrates. Les pressions y sont faibles, mais la température très froide, bien au-dessous de 0° C.

Une déstabilisation massive des hydrates de méthane causée par exemple par une augmentation de 1 ou 2° C de la température des océans, ce qui est tout à fait compatible avec les modèles climatiques actuels, risque de produire une augmentation catastrophique des gaz atmosphériques à effet de serre.

--

[1] Le Spitzberg occidental, à 500 kilomètres à l'est du Groenland, est la plus grande île de l'archipel du même nom dans l'océan Arctique, que l'administration norvégienne appelle Svalbard. Elle a une surface de 37 673 km2 et des dimensions de 280 km de long pour 40 à 225 km de large. Ses couches géologiques et ses fossiles permettent de mieux comprendre la dérive des continents.

[2] L'Année polaire internationale (API - en anglais, International Polar Year, IPY) est un évènement récurrent de collaboration internationale dans le domaine de l'étude des régions polaires (Arctique et Antarctique). Ce "label" a été créé suite au constat selon lequel l'observation scientifique des phénomènes géophysiques et climatologiques ne pouvaient se faire efficacement que par le biais d'une coordination internationale, et non plus seulement par des nations seules. La première édition a été imaginée par Karl Weyprecht, un officier de la marine austro-hongroise qui n'a jamais vu le projet se réaliser de son vivant, en 1882-1883. Les années 2007 à 2009 sont celles de la quatrième édition.

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Location : Agde (34) littoral ouest Hérault

Alain, ça sent le réchauffé ta "news toute fraiche"... Damien et toi en avaient déjà parlé au mois d'Aout. Il y a quelque chose de nouveau depuis ?

Il y a eu un nouvelle article sur le sujet, sur Futura Science.

http://www.futura-sc...197/#xtor=RSS-8

Il semble que les observations de méthane qui s'échappe dans l'atmosphére en Arctique sont confirmer. Maintenant il faudrait savoir, si ses suintements sont la depuis longtemps et si le phénoméne s'emplifie.

Je suis pas du tout un expert sur le domaine, alors je laisse la parole aux autres a propos de ses nouvelles sur le suintement du méthane en Arctique.

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...

J'ai pris mes information dans le rapport du Pr. Peter Wadhams (avril 2005).

Wadhams et son équipe avaient fait leurs observations en utilisant un sous-marin britannique. Ils avaient constaté que 11 des 12 immenses colonnes de plongée des eaux (au moins 1 Km de diamètre chacune sur 3 à 4 Km de profondeur) repérées les années précédentes avaient disparu et que seule subistait une colonne d'environ 1 Km de profondeur.

Wadhams en avait déduit que le Gulf Stream ralentissait très fortement et pourrait s'arréter très rapidement, ce qui n'a absolument pas été confirmé par la suite.

Très différente et bien plus synthétique, mon explication personnelle (développée entre autres sur les forums d'InfoClimat) avait alors été que les eaux qui empruntaient jusque là les puits de plongée disparus devaient plutôt se diffuser en oblique et contribuer à réchauffer la masse des eaux arctiques à faible et moyenne profondeur, à commencer par la mer de Barents puis les mers situées au nord de la Sibérie....

Alain

Peter Wadhams voyait ses colonnes de plongée d'"eaux froides" en mer du Labrador,

vous expliquez leur disparition par des plongées d'"eaux chaudes" en oblique dans la mer de Barents.

Cela mérite au moins un commentaire que je vous demande.

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Peter Wadhams voyait ses colonnes de plongée d'"eaux froides" en mer du Labrador,

vous expliquez leur disparition par des plongées d'"eaux chaudes" en oblique dans la mer de Barents.

Cela mérite au moins un commentaire que je vous demande.

11 puits de 1km de diamètre; rendez vous compte de la représentativité de ces tourbillons

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Peter Wadhams voyait ses colonnes de plongée d'"eaux froides" en mer du Labrador,

vous expliquez leur disparition par des plongées d'"eaux chaudes" en oblique dans la mer de Barents.

Cela mérite au moins un commentaire que je vous demande.

Toutes ces mers sont contigües. Et dans la mesure où il n'existe semble t'il quasiment plus de plongée verticale des eaux relativement tièdes (tout est relatif) du GS à l'extrémité de sa branche terminale nord, mais probablement enfoncement oblique sous une très faible pente avec diffusion dans la couche d'eau des 1000 premiers mètres, plusieurs "mers" voisines (nord de la mer de Norvège, mer du Labrador, mer de Barents, etc...) sont probablement concernées par le phénoméne.

Pour être plus explicite, il peut y avoir début de plongée dans une mer, poursuite de la plongée dans la (ou les) mer voisine et diffusion dans les mers suivantes.

En fait, le réchauffement (très faible, mais il suffit d'une fraction de degré pour déstabiliser les gisements d'hydrates de méthane les plus proches de leur point de fusion) semble s'étaler depuis le nord de la mer de Norvège ou depuis les mers voisines jusqu'à la mer de Laptev et au-delà, en suivant plus ou moins le talus continental au large de la Sibérie.

Ceci dit, je suis parfaitement conscient que cette plongée suivant une faible oblicité reste pour l'instant une hypothèse (j'en prend la responsabilité), mais elle me parait cadrer au mieux avec les faits d'observation qui s'accumulent depuis 2005 : Disparition massive des puits de plongée sans arrêt de la branche nord du GS, trois années de recul record de la banquise estivale (2007, 2008, 2009) même si 2009 n'est que 3ème dans cette série, un réchauffement mesurable (et vérifié) des 1000 premiers mêtres de la couche d'eau au large de la Sibérie, importantes émanations de CH4 en provenance des gisements de clathrates du même secteur...

Au delà de la discussion sur les mers concernées, d'autant plus accadémique que les limites de ces mers sont purement conventionnelles, l'essentiel me paraît donc être la réalité (ou non) de mon hypothèse de plongée en oblique, suivie d'une diffusion et d'une dérive au large de la Sibérie.

Alain

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Toutes ces mers sont contigües. Et dans la mesure où il n'existe semble t'il quasiment plus de plongée verticale des eaux relativement tièdes (tout est relatif) du GS à l'extrémité de sa branche terminale nord, mais probablement enfoncement oblique sous une très faible pente avec diffusion dans la couche d'eau des 1000 premiers mètres, plusieurs "mers" voisines (nord de la mer de Norvège, mer du Labrador, mer de Barents, etc...) sont probablement concernées par le phénoméne.

Pour être plus explicite, il peut y avoir début de plongée dans une mer, poursuite de la plongée dans la (ou les) mer voisine et diffusion dans les mers suivantes.

En fait, le réchauffement (très faible, mais il suffit d'une fraction de degré pour déstabiliser les gisements d'hydrates de méthane les plus proches de leur point de fusion) semble s'étaler depuis le nord de la mer de Norvège ou depuis les mers voisines jusqu'à la mer de Laptev et au-delà, en suivant plus ou moins le talus continental au large de la Sibérie.

Ceci dit, je suis parfaitement conscient que cette plongée suivant une faible oblicité reste pour l'instant une hypothèse (j'en prend la responsabilité), mais elle me parait cadrer au mieux avec les faits d'observation qui s'accumulent depuis 2005 : Disparition massive des puits de plongée sans arrêt de la branche nord du GS, trois années de recul record de la banquise estivale (2007, 2008, 2009) même si 2009 n'est que 3ème dans cette série, un réchauffement mesurable (et vérifié) des 1000 premiers mêtres de la couche d'eau au large de la Sibérie, importantes émanations de CH4 en provenance des gisements de clathrates du même secteur...

Au delà de la discussion sur les mers concernées, d'autant plus accadémique que les limites de ces mers sont purement conventionnelles, l'essentiel me paraît donc être la réalité (ou non) de mon hypothèse de plongée en oblique, suivie d'une diffusion et d'une dérive au large de la Sibérie.

Alain

Je suis prêt à lire beaucoup de choses sur les clathrates mais pas sur la topographie.

La distance entre la mer du Labrador et la mer de Barents est d'environ 4000 km.

Autant dire que la mer Ionienne et le golfe du Lion sont voisins.

Elles sont séparées par la mer du Groenland et l'Islande et cela n'est pas académique.

Le nord de la mer de Norvège non plus n'a pas de voisinage avec la mer du Labrador.

Par ailleurs reprendre "plongée verticale des eaux relativement tièdes (tout est relatif) du GS à l'extrémité de sa branche terminale nord" est simplement se moquer de Peter Wadhams qui voyait ses colonnes de plongée d'"eaux froides" en mer du Labrador.

Que vous ayez des idées sur des plongées tièdes, pourquoi pas.

Que vous appeliez Waldham à la rescousse en lui faisant dire le contraire de ce qu'il a écrit, non.

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Paru dans GRL :

Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burde, E. J. Dlugokencky et al.

Geophys. Res. Lett., 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780.

Fin du résumé :

Near-zero CH4 growth in the Arctic during 2008 suggests we have not yet activated strong climate feedbacks from permafrost and CH4 hydrates.

De quoi calmer les alarmes des clathrates fondants.

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Location : FIRMI ( aveyron)-320m

bonsoir,dans le dernier science § vie,ils disent que les hydrates de methane commencent a se dégagé en grande quantité dans les fonds de l'artique a cause du réchauffement .jusqu'a présent la profondeur de "sécurité"etait de 450 mètres pour évité cela et maintenant il serait passé a 500 métres. default_blink.png

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Paru dans GRL :

Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burde, E. J. Dlugokencky et al.

Geophys. Res. Lett., 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780.

Fin du résumé : Near-zero CH4 growth in the Arctic during 2008 suggests we have not yet activated strong climate feedbacks from permafrost and CH4 hydrates.

De quoi calmer les alarmes des clathrates fondants.

Il ne me semble guère surprenant que 2008 n'aie pas connu d'importantes retombées climatiques ("strong climate feedbacks") de la récente reprise de la croissance de la la concentration atmosphérique en CH4. D'autant plus que les émanations en provenance de la mer de Laptev n'ont - semble t'il - été observées qu'en 2009...

Pour ma part j'ai écrit aussi bien dans ce forum que dans mes publications que je ne m'attends à de sérieuses conséquences du relachage atmosphérique du CH4 des clathrates qu'à partir des environs de 20025.

En tenant compte à la fois du lent réchauffement des océans, des interactions océan/atmosphère, des courants marins et de l'évolution de la banquise arctique, j'estime en effet que ce n'est que dans les années 2020 et au delà que risque de survenir la déstabilisation des grands gisements de la mer de Baufort, au nord de l'Alaska, puis d'autres gisements en d'autres lieux.

La déstabilistion en cours des petits gisements d'hydrates de méthane situés au large de la Sibérie n'est probablement donc qu'un avertissement. De plus, le volume de CH4 en cause y est relativement modéré et les panaches de gaz sont absorbés en grande partie par l'eau qu'ils traversent. Il risque d'en être différement pour des gisements plus importants, comme celui de la mer de Baufort, surtout quand les eaux de ces régions seront saturées en gaz...

Alain

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Location : Cévennes - Joyeuse - Alt: 187 m

.............que je ne m'attends à de sérieuses conséquences du relachage atmosphérique du CH4 des clathrates qu'à partir des environs de 20025.

.................

Alain

Pour une fois, je suis d'accord avec toi default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Complément à

Paru dans GRL :

Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burde, E. J. Dlugokencky et al.

Geophys. Res. Lett., 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780.

Fin du résumé :

Near-zero CH4 growth in the Arctic during 2008 suggests we have not yet activated strong climate feedbacks from permafrost and CH4 hydrates.

Soit : La croissance quasi nulle du CH4 en Arctique en 2008 suggère que nous (?) n'avons pas encore activé les rétroactions climaiques fortes à partir du pergélisol et des hydrates de méthane.

Ceci annule l'alerte affolante parue ici sous la plume d'Alain Coustou en 2008.

Il y était question de :

.. zones où la mer bouillonnait sous l'effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins,

.. concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu'à 100 fois les niveaux habituels

Tout ceci était couvert par Orjan Gustafsson de l'Université de Stockholm et Igor Semiletov du département de l'Extrême-Orient de l'Académie Russe des Sciences.

Alain Coustou déplorait n'avoir pas été cru et nous parlait de "permafrost sous-marin", (s'il pouvait aujourd'hui nous dire ce que c'est, je l'en remercie).

J'ai écrit ce message car il me paraît bon de signaler les alertes qui s'avèrent injustifiées.

Ceci n'est pas tant pour mettre en cause les auteurs des alertes mais pour dire ce qu'il en est réellement.

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Désolé Marot, mais il m'arrive comme à tout le monde de commettre des lapsus d'écriture, surtout quand je rédige trop vite. Si j'ai écrit un jour "permafrost sous-marin" (ce dont je ne me souviens pas), ce ne pouvait être bien évidemment que par un tel lapsus, car on ne peut parler que de clathrates (ou d'hydrates de méthane) à propos du CH4 sous-marin des marges continentales. Même si il est possible d'envisager que le permafrost cotier puisse se trouver recouvert par la mer à marée haute. A marée haute seulement, car si du permafrost était recouvert d'eau liquide en permanence et sous faible pression, il me semble qu'il cesserait rapidement de constituer du permafrost, car dépassant (même de très peu) la température de fusion de la glace.

Par ailleurs, cher Ardèche, dans mon précédent post, il fallait bien évidemment lire 2025 et non 20025 ! default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> Surtout que je ne me risque pratiquement jamais à des prévisions au delà d'une cinquantaine d'années (et encore : avec beaucoup de "si" et une importante marge d'incertitude).

Des prévisions à un siècle (comme celles du GIEC) me paraissent quasiment dénuées de sens, étant donné l'importance et le nombre de variables aléatoires mises en jeu...

Alain

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Désolé Marot, mais il m'arrive comme à tout le monde de commettre des lapsus d'écriture, surtout quand je rédige trop vite. Si j'ai écrit un jour "permafrost sous-marin" (ce dont je ne me souviens pas), ce ne pouvait être bien évidemment que par un tel lapsus, car on ne peut parler que de clathrates (ou d'hydrates de méthane) à propos du CH4 sous-marin des marges continentales. Même si il est possible d'envisager que le permafrost cotier puisse se trouver recouvert par la mer à marée haute. A marée haute seulement, car si du permafrost était recouvert d'eau liquide en permanence et sous faible pression, il me semble qu'il cesserait rapidement de constituer du permafrost, car dépassant (même de très peu) la température de fusion de la glace.

Alain

Le pergélisol existant aujourd'hui n'est pas toujours en équilibre avec le climat actuel. Le pergélisol extracôtier sous la mer de Beaufort est épais de plusieurs centaines de mètres et a été formé lorsque la plate-forme continentale était exposée à de l'air froid pendant la dernière glaciation

http://www.cawa.fr/pergelisol-le-methane-fait-bouillir-l-ocean-article002291.html

http://gsc.nrcan.gc.ca/permafrost/climate_f.php

Vu ma profession , je peux certifier moi-même qu'il existe des permafrost par 100m d'eau dont l'épaisseur est de 700m de profondeur

J'ai écrit ce message car il me paraît bon de signaler les erreurs qui sont écrites .

Ceci n'est pas tant pour mettre en cause les auteurs des alertes mais pour dire ce qu'il en est réellement.

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Je reconnais ne pas avoir envisagé la survie actuelle du permafost sous-marin (zones jadis émergées lors de la précédente glaciation), des milliers d'années après la fin de la précédente glaciation et le retour de la mer. Mais ta doc fait état d'une lente dégradation de ce permafrost ("Ce pergélisol est présentement en déséquilibre avec la température de l'eau de la mer de Beaufort et est en voie de lente dégradation") Si, outre le permafrost de surface et les hydrates de méthane sous-marins, il fallait aussi compter sur ce risque supplémentaire, celà ne me paraitrait pas être une très bonne nouvelle. Surtout si le déséquilibre actuellement constaté devait s'aggraver et la dégradation s'accélérer...

Ca mérite pour le moins des études de terrain plus nombreuses et si possible continues.

Alain

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Je reconnais ne pas avoir envisagé la survie actuelle du permafost sous-marin (zones jadis émergées lors de la précédente glaciation), des milliers d'années après la fin de la précédente glaciation et le retour de la mer. Mais ta doc fait état d'une lente dégradation de ce permafrost ("Ce pergélisol est présentement en déséquilibre avec la température de l'eau de la mer de Beaufort et est en voie de lente dégradation") Si, outre le permafrost de surface et les hydrates de méthane sous-marins, il fallait aussi compter sur ce risque supplémentaire, celà ne me paraitrait pas être une très bonne nouvelle. Surtout si le déséquilibre actuellement constaté devait s'aggraver et la dégradation s'accélérer...

Ca mérite pour le moins des études de terrain plus nombreuses et si possible continues.

Alain

Présentement en déséquilibre, certes oui, depuis quelques milliers d'années, depuis que la mer de Beaufort existe.Ce n'est donc ni nouveau ni inquiétant en soi.

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Guest Guest

Bonjour,

Juste pour faire un état des lieux à cette année, voici un lien vers un article :

http://www.worldclim...thane/#more-387

On y constate l'évolution du taux de CH4 dans l'atmosphère depuis 1983 à début 2009, avec une relative stabilisation depuis 10 ans.

Attention aussi à l'échelle du graphique, il s'agit de ppb (parties par milliards) et non ppm (parties par millions), par exemple courramment utilisées pour quantifier le CO2 atmosphérique.

A+

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Bonjour,

Juste pour faire un état des lieux à cette année, voici un lien vers un article :

http://www.worldclim...thane/#more-387

On y constate l'évolution du taux de CH4 dans l'atmosphère depuis 1983 à début 2009, avec une relative stabilisation depuis 10 ans.

Attention aussi à l'échelle du graphique, il s'agit de ppb (parties par milliards) et non ppm (parties par millions), par exemple courramment utilisées pour quantifier le CO2 atmosphérique.

A+

Hello,

Ce n'est pas un article, c'est un commentaire sur un blog sceptique, pas tout à fait pareil...

Et c'est plutôt du réchauffé, la stabilité du taux de CH4 atmosphérique est discutée depuis pas mal d'année maintenant(notamment pour identifier les causes de cette stagnation - rôle supposé des zones humides des régions tropicales).

Ce qui est nouveau, c'est qu'après la stagnation observée de 1999 à 2006, les taux de CH4 atmo recommencent à augmenter depuis 2007.

Bye

T

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Guest Guest

Hello,

Ce n'est pas un article, c'est un commentaire sur un blog sceptique, pas tout à fait pareil...

Et c'est plutôt du réchauffé, la stabilité du taux de CH4 atmosphérique est discutée depuis pas mal d'année maintenant(notamment pour identifier les causes de cette stagnation - rôle supposé des zones humides des régions tropicales).

Ce qui est nouveau, c'est qu'après la stagnation observée de 1999 à 2006, les taux de CH4 atmo recommencent à augmenter depuis 2007.

Bye

T

Salut Tomar,

Désolé de ma contribution maladroite, mon intention n'était pas de faire le lien vers le commentaire du blog, mais plutôt vers le graphique.sleep.gif

Pour rectifier un peu le tir et poster "neutre", voici le lien vers le site NOAA :

http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/iadv/

mlo_ch4_ts_obs_03397.png

D'ailleurs, sur ce graphique, comme tu le soulignes, on voit nettement mieux la reprise d'augmentation depuis 2007, globalement suivant le même trend que 1987 à 1999.

A+

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Merci Misteph,

Cette présentation est plus neutre en effet.

Bon dimanche

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On y a déjà fait allusion, mais l’importance des panaches de méthane qui seraient de plus en plus nombreux à se diffuser dans certaines des mers périarctiques a été confirmée par un article du Geophysical Research Letters, signalé par un entrefilet paru dans Sciences et Avenir, numéro de janvier 2010.

En voici quelques extraits, malheureusement peu développés et assez approximatifs, comme c’est souvent le cas dans les revues de vulgarisation scientifique :

« Une équipe internationale a localisé à l’ouest du Spitzberg (Groenland) près de 250 panaches de bulles de méthane (…).

Issu de la décomposition des hydrates de méthane contenus dans les sédiments du plancher océanique, ce gaz serait libéré à la faveur de la hausse d’1°C de la température du courant marin à cet endroit, selon l’article de Geophysical Research Letters. »

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