mottoth

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À propos de mottoth

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    Cumulus congestus
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    Villeurbanne (69), Aeroport St Exupery (69), St Genis les Ollières (69)
  1. #389. Gomel. Gomel est la 2eme plus grande ville du Bélarus, avec environ 530 000h. Elle est située au sud-est du pays, et est aussi appelée Homel ou Homiel. Elle est plus proche de Kiev (220kms) que de Minsk (280kms). Moscou est à 580kms, Varsovie 680kms. C'est toujours aussi plat: La station synoptique est à environ 4.5kms du centre ville, dans les quartiers sud de la ville. C'est le première étape de cette série (et peut-être la seule) avec un ICA supérieur à 1.20, on atteint même 1.25. L'hiver y est presque aussi froid qu'à Minsk, mais l'été est plus chaud et la Tm de juillet dépasse même 21°c. Avec une txx de 39°c on atteint ici des chaleurs inédites dans cette série au centre et à l'est de l'Europe. Et en même temps les -29°c de tnn rivalisent avec celles de Minsk et Vilnius. L’accroissement de la continentalité se voit donc sur les extrêmes, sur les Tm, et sur le régime de RR de plus en plus contrasté (le ratio mois le plus humide / mois le plus sec dépasse 3). On retrouve ce flux de sud dominant en hiver, déjà présent à Minsk ou Vilnius: il ne s'agit donc pas d'un vent local, mais bien de l'écrasement du flux zonal atlantique sur le flanc ouest des hautes pressions continentales hivernales (a.k.a. l'anticyclone de Sibérie), et de sa déviation vers le nord. L'hiver 2003-2004 fut pile dans les normes de t° et un peu excédentaire sur les RR. La neige attend début janvier pour s'installer, mais l'hiver est bien rythmé par plusieurs invasions sibériennes marquées par un temps froid et plus lumineux. Les extrêmes de tnn/txn (-22°c/-13°c) sont proches des valeurs normales (-23°c/-14°c). Les redoux peinent ici à vraiment dépasser le 0°c, les plus forts plafonnent généralement à 5°c maxi. Voici encore le printemps 2011, décidément bien représentatif pour le Bélarus. L'été est marqué par des périodes de beau temps chaud plus longues que vers la Baltique, et des séquences de 7 à 10 jours comme celles de cet exemple pris en 2012 sont communes en été. Cependant ces chaleurs sont généralement tempérées par des phases de fraicheur aussi marquées que plus au nord. Comme nous nous rapprochons de la Russie, il est temps de revenir sur l'été 2010 qui fut dans ce secteur l'équivalent climatique de l'été 2003 en France. Mai 2010 a été le 3e mois de mai le plus chaud de la période d'étude, tandis que juin, juillet et aout ont tous les trois été les plus chauds de leur catégorie. Voici le point culminant de cet été, en juillet et aout. La première quinzaine d'aout est aussi monstrueuse que celle d'aout 2003 en France. On termine par un mois d'octobre proche des normales, 2001. Malgré une première gelée précoce (-3°c le 27/09) et un épisode de froid sec précoce (-7°c le 26/10), ce mois se termine avec un petit excédent de t°. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, et ce sera également tout pour le Bélarus. J'ai un peu rushé hier soir et ce soir pour arriver à poster 4 fiches cette semaine, mais les très grandes similarités des climats présentés ne prêtaient pas non plus à des analyses très détaillées donc je ne pense pas que cette hâte soit dommageable. Rendez vous lundi pour la suite après un nouveau weekend à la montagne
  2. #388. Minsk. La capitale du Bélarus compte un peu plus de 2 millions d'habitants. Vilnius est à 180kms, Brest 330kms, Varsovie 490kms, Kaliningrad 470kms et Moscou 675kms. Encore beaucoup de plaine, même si ça et là autour de la ville certaines collines dépassent légèrement les 300m d'altitude. La station étudiée est à 6kms du centre ville vers la limite nord-est de l'agglo. C'est un peu cloisonné par les arbres. Peu de changements par rapport à Vilnius qui n'est qu'à 180kms. Les étés sont un peu plus doux car nous sommes un peu plus au sud, les hivers un poil plus froid car nous sommes un poil plus à l'est. La rusticité est la même qu'à Vilnius, mais l'enneigement plus durable. On retrouve également des roses des vents qui ont tendance à privilégier les flux méridiens plutôt que l'opposition est/ouest, même si le tout reste bien partagé. Voici encore l'hiver 2016-2017, sur la période 2000-2017 c'est le plus représentatif malgré un déficit de RR de 21% et un coup de froid début janvier assez sévère. Le neige au sol s'attarde plus de deux mois et demi - et encore elle n'a disparu que 3 jours avant le début de ce décompte le 12/12. On retrouve une "polarisation" du temps que j'avais déjà signalé sur quelques fiches Russes, dont Moscou: plus il fait doux plus il fait gris et brumeux, et plus il fait froid plus il fait beau. Voici le printemps 2011, un très bon exemple qui ne s'écarte pas trop des normales. Eté 2016: parfaitement normal lui aussi. Enfin un mois d'octobre très moyen pour finir, un peu gris et frais mais pas très arrosé. A suivre...
  3. Certaines chaleurs sont vraiment humides, avec par exemple ce record de haut Td à Vilnius (2000-2017): 23.7°c, ce qui n'aide pas à trouver la fraicheur nocturne. A part le sud-ouest et le pourtour méditerranéen peu de villes de France montent aussi haut d'ailleurs. Par contre au Quebec ce sont des valeurs atteintes je pense chaque année.
  4. #387. Vilnius. Vilnius est la capitale de la Lituanie, avec son agglomération elle regroupe environ 700 000h. Kaliningrad est à 290kms, Brest 295kms, Varsovie 390kms et Moscou 805kms. Malgré quelques collines qui dépassent 300m d'altitude au sud est de la ville, on reste dans le domaine de la plaine. Le lit de la Vilnia, qui a donné son nom à la ville, est visible de par le sillon généralement profond de 30m à 80m qu'il a creusé dans la plaine. Cette station bénéficie d'un emplacement particulièrement campagnard pour l'ex-URSS, puisqu'elle et est à 14kms du centre-ville dans une zone faiblement urbanisée. On se situe ici en limite du climat semi-continental et continental léger. On retrouve un niveau de chaleur estival similaire à Kaliningrad voire Koszalin, alors que le froid hivernal s'accentue: en été les isothermes sont plutôt orientés est-ouest, en hiver c'est quasiment nord-sud. La rusticité progresse donc, près de -22°c en tnn annuelle médiane. L'enneigement continu dépasse ici les deux mois (9 à 10 semaines). Je ne m'attarde pas trop sur le reste, fiche après fiche on ne trouve que peu de changements. Les roses des vents diffèrent un peu de celles des plaine de l'Allemagne de l'Est et de la Pologne: les flux dominants prennent une composante plus méridienne, notamment en hiver où le vent de tendance sud à sud-est semble dominer... faut-il déjà y voir l'influence de l'anticyclone sibérien sur les vents synoptiques ? Pas si sur: cette influence n'est encore que sporadique, et le rail zonal d'origine atlantique prend régulièrement le dessus jusqu'à l'Oural voire même plus loin. Pour l'hiver et le printemps j'ai repris les même exemples que pour Brest: L'hiver 2016-2017 a été au final parfaitement normal, même s'il fut marqué par un fort coup de froid début janvier. Durant la première quinzaine de février on note une différence intéressante avec Brest: alors que Brest a fréquemment été dans la zone de conflit de masse d'air avec de copieux abats neigeux, Vilnius a bénéficié d'un temps plus sec mais plus froid. Printemps 2011: de la bonne douceur en avril, qui n'empêche pas des gelées tardives en mai. Ensoleillement et précipitations conformes aux normales. Eté: voici 2013. Un peu comme en 2016 dans la région, on tient un bilan normal grâce aux chaleurs de juin, avec une période très douce autour du solstice. En revanche en dernière décade d'aout on trouve déjà pas mal de tn fraîches et un avant gout d'automne. Enfin pour finir voici plusieurs mois d'octobre, tous bien différents. Quelques uns s'accordent à dire dans le topic de prévision saisonnières consacré à l'automne prochain que c'est une saison ennuyeuse et/ou monotone, voici quelques contres exemples qui montrent bien la variabilité inter-annuelle forte de cette saison en Europe: - Octobre 2002: froid, très gris, brumeux et humide. - Octobre 2012: contrasté, froid et neige précoce en dernière décade. Assez gris. - Octobre 2000 (j'en ai fait allusion dans la fiche sur Brest): doux, sec et très lumineux. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  5. #386. Brest. Comme son homologue Française, la Brest Biélorusse est quasiment à l'extrême ouest de son pays. Mais c'est probablement le seul point commun entre ces deux villes - en tout cas ce n'est pas le climat qui va les rapprocher. La ville compte 340 000h et était autrefois connue sous le nom de Brest-Litovsk. Varsovie est à 185kms, Minsk 335kms, Kaliningrad et Cracovie 355kms. On retrouve un terrain très plat, à la jonction entre la plaine d'Europe du Nord et celle d'Europe de l'Est. Dans les pays de l'ex-URSS on retrouve des stations synoptiques principales systématiquement implantées hors des aéroports, et souvent en milieu semi-urbain ou à la lisière de la ville. Elles sont facilement repérables sur l'imagerie satellite car toutes installées selon le même plan, dans un carré d'environ 25m de côté aligné face au sud. On retrouve aussi ce modèle d’implantation dans les pays asiatiques de l'ancien bloc communiste: Chine, Corée du Nord, Vietnam, Iran. Ici la station est en milieu moyennement urbanisé, à 3.5kms du centre. La frontière Polonaise n'est qu'à 4.6kms. Par rapport à Varsovie à la même latitude, l'ICA progresse de 0.02 point, avec à la fois des hivers plus rudes (1°c de moins en janvier) et des étés plus chauds (0.3°c de plus en juillet). La Tm de juillet, presque 20.5°c, est quand même d'un bon niveau pour une ville Européenne à 52°N... dans un autre temps, cela s'approcherait de la Tm de juillet de Lyon (20.7°c sur la période 1961-1990): autrement dit, on peut anticiper le fait que le RC ne va mettre que environ 40 ans pour donner des étés aussi chauds à cette ville de la frontière Bélarus/Pologne que ceux que connaissait ma ville de Lyon durant la 2e moitié du XXe siècle. Les hivers ne sont en revanche aucunement comparables, et l'on commence à avoir ici une bonne rusticité, que les américains définissent par la tnn d'une année normale: on tombe à presque -20°c ici, alors qu'en Pologne on a encore le plus souvent des valeurs entre -15°c et -18°c (-15°c à Koszalin, -16°c à Poznan, -17°c à Varsovie et Cracovie). Dans cette plaine chaque centaine de kms de progression vers l'est nous rapproche d'autant de l'hiver Russe, et l'augmentation de la rusticité suit la baisse graduelle des Tm de janvier. Les vent conservent ici une dominante est-ouest similaire à ce que l'on retrouve depuis Berlin. L'hiver dernier (2016-2017) est l'un des plus neutre que j'aie à ma disposition, bien que janvier tire un peu la moyenne vers le bas. La neige reste un moyenne 74 jours au sol par an, avec une durée maximale continue d'environ 7 semaines (48jours), et l'exemple suivant est bien dans les clous avec 7 semaines de neige au sol du 3/01 au 21/02. Comme ailleurs dans cette plaine, ciel gris et faibles amplitudes thermiques diurnes occupent la majorité de cette saison. Voici encore un exemple de printemps assez contrasté et pourtant plutôt normal: 2011. Comme pour Kaliningrad je n'ai pas trouvé de paire juillet/aout au bilan suffisamment neutre pour être un bon exemple d'été, j'ai donc pris là aussi la période complète JJA de 2016, qui atteint un bilan bien normal grâce aux chaleurs de juin. C'est curieux mais il m'a été également impossible de trouver un bon exemple de mois d'octobre. En voici donc deux, opposés. - Octobre 2009 est froid et gris mais globalement conforme à l'idée terne que l'on se fait de l'automne dans ce coin. On note tout de même une neige bien précoce au milieu du mois. - Octobre 2005 est plus surprenant et montre que cette saison peut aussi être inondée de lumière. Ce n'est pas le seul mois de ce genre, octobre 2000 a encore été plus doux et plus ensoleillé ! A suivre... (je vais essayer de poster la suite ce soir mais ne suis pas sur d'avoir le temps).
  6. Dans cette zone et vers les Pays Baltes il me semble que les records de froid "modernes" datent de janvier 1987, on doit en effet se situer en dessous de -30°c. En revanche je trouve suspects ce 36.5°c alors que toutes les vagues de chaleurs pourtant majeures des dernières années (2010, 2015) ne s'en approchent pas.
  7. Szczecin: Non, vu que c'est entre Berlin et Koszalin et que je ne préfère pas multiplier les fiches dans cette zone sans reliefs où les transitions sont lentes et graduelles. Sinon j'en serais à 10 fiches rien que pour la Pologne et l'on avancerais pas Lublin, Rzeszow: non, pas plus que Zamosc, Bialystok ou Suwalki. J'ai zappé tout l'est de la Pologne pour favoriser des villes de l'autre côté de la frontière: Toujours le même soucis de ne pas trop multiplier les étapes dans une zone où les changements sont progressifs. Donc à la place de Lublin ou Bialystok il y aura Brest, au Belarus, ce sera d'ailleurs la prochaine fiche. A la place de Rzeszow ou Zamosc on passera directement à Lvov en Ukraine (mais bien plus tard, dans une future série). Et à la place de Suwalki on lorgnera directement vers Vilnius.
  8. Je rejoins moi aussi ces impressions... après avoir souffert de déjà deux coups de chaleurs distincts à 37°c depuis le début de l'été j'espérais que les prévis de fraicheur seraient à la hauteur pour ces jours ci, mais finalement on se retrouve encore aujourd'hui avec des tn/tx de l'ordre de 20°c/28°c à Lyon, et la fraicheur promise aux abonnés absents. Mais c'est pas si grave, car en effet les intérieurs sont vivables malgré tout... Lyonnais et Grenoblois, nous sommes passé maitres dans l'art de réchauffer un appartement le moins possible !
  9. #385. Kaliningrad. Comme la fiche précédente de Koszalin, cette fiche sur Kaliningrad doit en grande partie son existence à l'impossibilité d'une fiche pour Gdansk, afin de garder une maille moyenne de 300kms entre chaque ville étudiée. Et puis le lieu est intéressant: Kaliningrad est dans l'exclave russe du même nom, territoire de 15000 km² (soit l'équivalent de 2 ou 3 départements français de taille moyenne) issu du démantèlement de la Prusse Orientale à l'issue de la seconde guerre mondiale. C'est donc officiellement le bout de Russie le plus occidental, à seulement 1350kms de Paris, et on l'appelle parfois la Russie Baltique. Kaliningrad compte environ 430 000h. Koszalin est à 290kms, Varsovie 285kms, Moscou 1090kms. La mer Baltique est à 26kms, mais on trouve également deux grand lagons intérieur dont un à seulement 11kms de la station. C'est donc très plat et assez maritime. La station étudiée est assez urbaine et le cloisonnement de la ville va se ressentir sur les mesures de vent plus faibles. Le centre ville est à 3kms. Comme à Koszalin on retrouve des précipitations automnales et hivernales (jusqu'en janvier) assez copieuses, sans doutes accentuées par la présence de la mer Baltique. Cette dégradation du régime de RR continental classique contribue à retrouver ici un climat tout juste à la limite entre océanique (dégradé) et (semi-)continental. Malgré le caractère océanique encore présent les tnn et txn hivernales - absolues ou médianes annuelles - trahissent la proximité de la "mère Russie" avec des valeurs de 3.5°c à 8°c plus basses qu'à Koszalin seulement 300kms plus à l'ouest dans un milieu similaire et sans relief qui s'intercale. On retrouve des roses des vents similaires aux villes de la plaine Allemande et Polonaise, à savoir une orientation essentiellement est-ouest. La mer étant à l'ouest, le mécanisme de brises terre/mer, s'il est présent, se superpose au flux zonal ou continental. La mesure des vents étant moins sensible, il n'est pas vraiment possible de mettre en évidence cet éventuelle alternance de brise: si elle est présente elle doit de toute façon être moins systématique qu'à Koszalin. Voici un exemple d'hiver au bilan un peu froid, à cause du mois de janvier: 2003-2004. Mais au moins on dispose d'un beau mois hivernal avec des morceaux de froid russe dedans. Décembre fut lui bien sous le signe de la douceur, et février partagé. Le deuxième problème des stations Russes, avec l'implantation urbaine un peu trop cloisonnée, est le report très imprécis des visibilités horizontales. Ainsi la mesure est souvent arrondie très nettement vers le bas, à 4kms (la nuit surtout), ce qui donne des conditions de brume largement sur-estimées: mon tableau principal de statistiques se retrouve pollué par des fréquences d’occurrence de brume manifestement erronées, et les résumés mensuels comme ci-dessous sont également pollués par des pictos brume trop envahissants. Voici un exemple de printemps que je ne pense pas avoir encore essayé dans cette série sur l'Europe centrale et orientale: 2012. Là encore on trouve de grandes variations de t° pour au final un bilan thermique neutre. Je pensais tous ces exemples des fiches précédentes un peu exagérés mais au final il faut se rendre à l'évidence: le climat de cette zone connait de grande amplitudes en cette saison, et notamment des chaleurs précoces qu'il est normal de retrouver quasiment chaque année. J'ai eu du mal à trouver un été bien représentatif en me restreignant seulement sur juillet et aout: j'ai donc pris un exemple de 3 mois pour au final retrouver un bilan neutre. Voici donc l'été 2016 dans sa totalité, de juin à aout. Juillet et aout ne sont ici pas particulièrement folichons (aout est même presque automnal), mais juin apporte le quotas de fortes chaleurs attendu dans un été normal. Enfin un exemple de mois d'octobre plutôt beau et doux: 2011. A part octobre 2012 que j'ai souvent montré sur d'autres fiches, les mois d'octobre sont généralement moins agités que le printemps, avec des variations de t° plus lentes et plus modérées. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Gros weekend prolongé à venir, avec notamment 2 jours à la montagne, donc on se retrouve je pense mercredi.
  10. Oui, je me demandais si le record absolu de Fès n'avait pas été inquiété: 46.4°c avant hier, 46.2°c hier, c'est exceptionnel.
  11. Il est toujours difficile pour une fiche donnée de faire la part des choses entre le RC et le changement de milieu autour de la station (urbanisation), mais il est clair que fiche après fiche on voit quand même le RC déjà bien à l'oeuvre... je ne pense pas avoir fait une seule fiche où les moyennes de t° sur ma période d'étude soient plus basses que les normales 1961-1990 voire 1971-2010. #384. Koszalin. Je comptais terminer la Pologne par une fiche sur Gdansk, mais à mon grand étonnement les données synoptiques de cette ville ne sont pas partagées au niveau mondial. Je pensais également faire une fiche sur la Poméranie et sa plus grande ville Szczecin, mais elle était un peu trop proche de Berlin à mon gout, dont j'ai déjà fait la fiche. Finalement j'ai coupé la poire en deux et trouvé la ville de Koszalin, une ville de Poméranie de 110 000h situé près de la mer Baltique, entre Szczecin et Gdansk. La ville et idéalement située à 8kms de la mer. Je dis idéalement car elle est largement soumise aux influences maritimes sans être purement côtière. La station synoptique est en lisière nord-ouest de la ville, sur un terrain assez bien dégagé mais quand même moins que sur un aéroport. Par rapport à Poznan l'ICA passe de 1.07 à 0.95 et l'on repasse donc en climat océanique dégradé. Le changement se voit nettement sur les amplitudes thermiques plus faibles (qu'elles soient diurnes ou annuelles), les pluies d'automne plus abondantes boostées par une mer "tiède", ou le raccourcissement et le décalage des périodes moyennes avec gel: la date de la première gelée recule de plus de 2 semaines par rapport à Poznan (17/10 au 3/11) et celle de la dernière gelée recule même un peu (23/04 au 25/04). La position plus proche de la mer mais pas immédiatement sur le littoral ne fait pas de Koszalin une ville plus ventée ou tempétueuse: le vent moyen annuel est plus faible qu'à Poznan, bien qu'il soit délicat de comparer le vent d'une station aéroportuaire hyper dégagée (Poznan) à celui d'une station non aéroportuaire. Qui dit proximité d'eau dit brises diurnes, et on retrouve ici durant les mois où le soleil est le plus haut des brises de terre nocturne (secteur 150°) et des brise de mer diurnes (secteur 300°). Ce qui nous donne des roses des vents où "l'affrontement est/ouest" est moins visible qu'à Berlin ou Poznan: Les brises de terre de SE à SSE se retrouvent sur toutes les roses des vent, en automne et en hiver c'est même un vent thermique qui prend le pas sur le flux zonal d'ouest (seuls les zonaux les plus forts prennent le dessus). Confirmation ci dessus de la nature thermique du vent de SE hivernal avec l’écoulement du froid continental vers la mer plus douce. L'hiver dernier (2016-2017) fut le plus normal des hivers à ma disposition, tant au niveau des t° que des RR. L'hiver est dominé par la grisaille et les faibles amplitudes thermiques. Le froid est atténué par rapport au centre du Pays. Cet exemple 2016-2017 eu beau être parfaitement normal, il lui manque quelque chose: un bon coup de froid. En effet la tnn n'est que de -8.3°c, assez loin des -15°c dépassés en moyenne une année sur deux. Voici donc en bonus janvier 2004, avec 2 coups de froids bien plus dignes des minimums normalement atteints en hiver: Difficile de trouver un bon exemple de printemps, en voici encore un avec des déséquilibres et surtout de fortes valses de températures: 2013. Avril est froid, notamment en début de mois où l'on sort du mois de mars le plus froid de la période d'étude, avec neige et froid polaires très tardifs. Puis après le 10/04 on sort du gel quotidien et le printemps arrive vraiment. Le mois de mai est tout en montagnes russes, avec des nuits étonnamment douces sous les brises de terre (ce mois avait été particulièrement frais en France, mais pas ici). J'ai repris le même exemple qu'à Poznan pour le cœur de l'été: 2001. Dans l'ensemble un peu doux, mais avec de faibles anomalies. C'est vraiment un très bon exemple, avec des pics de chaleurs conformes aux attentes statistiques. Enfin un mois d’automne moyen en tout: octobre 2008. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Je ne suis pas sur d'avoir le temps de poster une nouvelle fiche demain, sinon rendez vous mercredi prochain...
  12. D'après les données contenues dans les BUFR elle est plutôt ici: 37°11'23"N 3°47'22"W Encore mieux placée (80m de la piste, 280m de la route) et parfaitement dégagée. Les cartes de T850 prévues postées hier montraient les plus hautes valeurs sur le sud-est de l'Espagne, plus vers Grenade que vers Cordoue ou Séville. Donc si la prévis est en train de se réaliser je ne trouve pas choquant que Grenade fasse mieux et soit à priori en train de battre son record absolu.
  13. #383. Poznań Poznan est la plus grande ville du centre-ouest de la Pologne, son agglomération compte 1.1 million d'habitants. Berlin est à 240kms, Prague et Ostrava 315kms, Cracovie 330kms et Varsovie 280kms. Nous sommes au cœur de l'immense Plaine d'Europe du Nord qui s'étend du Nord de la France à la frontière Polonaise (NB: la plaine ne s'arrête pas à la frontière, elle continue du Belarus jusqu'à l'Oural sous un autre nom, la Plaine d'Europe de l'Est). La station est sur l'aéroport, à la lisière de la ville, à 6.5kms du centre-ville. Sur les fiches de Varsovie et de Cracovie j'émettais des doutes sur la fiabilité des données d'insolation. Ici tout semble OK, avec un cumul annuel qui semble conforme à ce que la région peut offrir. Nous somme en plein dans le domaine du semi-continental, entre Berlin qui est à la limite avec l'océanique dégradé (ICA de 1.01) et Varsovie à la limite du continental léger (ICA de 1.16). Nous avons donc ici un exemple assez pur de de genre de climat, avec des précipitations peu abondantes et au régime plutôt uniforme si l'on fait abstraction du net pic de juillet. Les automnes et les hivers sont particulièrement peu ensoleillés, avec brumes, brouillards et stratus fréquents. Ici les vents ne sont pas contraints par le relief, on retrouve donc une répartition sur toutes les directions, avec cependant deux faisceaux privilégiés: - les vents de tendance ouest, affiliés à la circulation zonale, pourvoyeurs de douceur en hiver et de fraicheur en été, mais souvent synonymes de mauvais temps. - les vents de tendance est, que l'on trouve en situations de blocages, et qui apportent des t° plus extrêmes (froid en hiver, chaleur en été) et un temps souvent anticyclonique. Le bon partage entre ces deux influences contraires justifie et explique pleinement la dénomination "semi-continentale" de ce climat, où ni le flux océanique ni le flux continental ne domine complètement l'autre. Voici l'exemple de l'hiver 2003-2004: son bilan neutre pour les RR mais un peu sous les normales de t°, notamment à cause de janvier assez froid: on y trouve deux bons exemples de coups de froids sibériens, conformes à que l'on est en droit de redouter (ou d'espérer) durant un hiver normal. L'intermède doux de début février est lui complètement anormal, c'est d'ailleurs le plus gros redoux de ma période d'étude, non seulement pour une première décade de février mais aussi pour le mois de février entier ! Voici un exemple de fin de printemps pris en 2016... je n'ai pas pu trouver de meilleurs exemple, et celui là est particulièrement contrasté, mais au final avec avantage à la chaleur en mai et notamment quelques jours de chaleur lourde en fin de mois. Voici un exemple d'été très moyen, pris en 2001. Le bilan est parfaitement normal, et il ne se passe vraiment rien d'extraordinaire durant ces deux mois. La chaleur ne monte généralement pas très haut (on plafonne à 32°c, 33°c voire 34°c qui est le maximum annuel médian), et les averses assez fréquentes mais souvent faibles (on passe rarement plus de 3 jours complètement au sec). Enfin revoici octobre 2012, avec un bilan proche des normales, et son coup de froid à la fin du mois. Ce coup de froid en cependant moins notable que dans les villes plus au sud passées en revue ces dernières semaines, et cet exemple de mois d'octobre commence à ressembler à un bon exemple, assez représentatif. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
  14. #382. Cracovie. Cracovie est la deuxième ville de Pologne, mais seulement la troisième agglomération de Pologne, avec un total de 1.7 millions d'habitants. Nous sommes dans la région de la Petite Pologne, adossée aux monts Tatras. Poprad est à 115kms, Kosice 185kms, Ostrava 125kms et Varsovie 245kms. Le relief n'a pas une grande influence ici, avec de larges plaines ouvertes sur les influences d'ouest (zonal océanique) ou de nord à est (intrusions arctiques et sibériennes). La station étudiée est sur l'aéroport, à 10kms du centre ville. NB: les données d'insolations sont à prendre avec des pincettes. Elles me paraissent sous-évaluées, notamment en hiver où les plus belles journées ne dépassent jamais 77% du maximum théorique d'insolation (cette valeur devrait se situer entre 90% et 97%). C'est bizarre, à Varsovie - la seule autre fiche Polonaise déjà faite ici - j'avais le problème inverse avec des cumuls moyens annuels (2260h) et estivaux (337h en juillet) clairement sur-évalués. C'est un climat semi-continental à faiblement continental qui bien sur ressemble à celui d'Ostrava, en moins venté (à Ostrava le couloir de la porte de Moravie fait effet venturi). L'ambiance moins ventée donne un temps plus brumeux et un peu plus froid en hiver, ici les extrêmes sont vraiment rigoureux. Le zonal est ici orienté à l'OSO, et son pendant continental est à l'ENE. Voici l'hiver 2008-2009, au bilan normal et au déroulé classique, avec une vague de froid "standard" en première quinzaine de janvier. Bonus: janvier 2006, le mois le plus froid de ma période d'étude, et la vague de froid qui donna les records de tnn et txn de cette période d'étude. L'hiver polonais peut être vraiment redoutable. Je me retrouve une fois de plus à vous montrer le printemps 2005 en exemple: ici encore c'est celui dont le bilan est le plus normal, et pourtant on trouve des variations de t° plus amples que la normale avec notamment un mois de mai qui alterne chaleurs record et grande fraicheur. Voici l'été 2009, plutôt beau et sec mais relativement standard. Et enfin octobre 2012, ici aussi assez contrasté avec un coup d'hiver précoce en dernière décade. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
  15. La station de Tourpan a déménagé de 4 kms en janvier 2016, dans un milieu radicalement différent de l'ancien emplacement: je vous renvoie à mon message de septembre 2016 pour plus de détails. Le nouvel emplacement est nettement plus chaud en été, notamment sur les tn. Les valeurs relevées hier sont impressionnantes mais ne peuvent hélas être comparées à celles d'avant 2016. Mais il est indéniable que cette région vit elle aussi un coup de chaud inhabituel en ce début d'été.