mottoth

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À propos de mottoth

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    Cumulus congestus
  • Date de naissance 02/05/1975

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    Villeurbanne (69), Aeroport St Exupery (69), St Genis les Ollières (69)
  1. Attention il y a bien deux stations très différentes pour Casablanca. La numéro 60155, plus proche du centre ville et de l'océan, est bien sur plus tempérée mais aussi plus arrosée, il y aurait près de 100mm d'écart sur le cumul annuel avec celle étudiée ici.
  2. #355. Casablanca Après la série sur le Japon où la qualité excellente des données me permettait de travailler rapidement, me voilà de retour dans des pays "difficiles". Je suis en effet assez déçu de la qualité des données marocaines: si pour Tanger ça allait encore, j'ai du depuis abandonner une fiche (Oujda, trop de trous dans les données), et désormais je suis ralenti par les nombreuses incohérences des données horaires, notamment les tn farfelues qui se multiplient depuis 2011. Généralement je commence par considérer suspecte une tn lorsque l'écart avec les données horaires dépasse 1.5°c à 2°c, ce seuil varie un peu selon les fiches mais s'il est dépassé une alerte apparait et je fais un arbitrage manuel. Sur les fiches de Casablanca et Agadir (et surement d'autres à venir) je suis confronté à beaucoup plus d'alertes que d'habitude, avec des tn parfois 5°c ou 8°c inférieures à la plus basse t° horaire: pour cette fiche j'avais plus de 900 cas à arbitrer rien que pour les tn, qui pour la plupart se sont soldés par l'écrasement de la tn encodée et l'estimation d'une nouvelle tn via l'algorithme que j'ai développé en conséquence (ces valeurs estimées apparaissent en italique sur les résumé mensuels). Au final le résultat est acceptable mais le temps perdu me ralenti pas mal: une fiche sur le Maroc me prend 5 ou 6h, pour le Japon 3h suffisaient de l'ouverture du canevas excel vierge à la publication dans ce fil. Donc il m'a fallu 3 jours pour arriver à la suite, avec aujourd'hui la plus grande ville marocaine: Casablanca compte plus de 5 millions d'habitants. Rabat est à 92kms, Tanger 305kms, Oran 690kms. La plaine côtière s’élève en pente douce: la station étudiée est sur le site de l'aéroport, à 26kms et 200m d'altitude. Le centre ville est à 24kms de la station. J'ai noté aussi la position de la station 60155, beaucoup plus urbaine et océanique, d'où sont tirées les normales consultables sur la page wiki. En été cette station très tempérée par l'océan connait parfois des tx 10°c plus basses que celles de la station étudiée aujourd'hui. L'éloignement du littoral beaucoup plus important qu'à Tanger donne une ICA en hausse (0.83 vs. 0.73), mais qui reste néanmoins plutôt océanique. On trouve de gros écarts de températures par rapport à la station de Casablanca ville (60155), qui à une amplitude thermique diurne moyenne 5°c plus faible. Ainsi mis à l'écart de l'effet modérateur immédiat de l'océan le site de l'aéroport connait donc des tx accablantes lorsque le four du Sahara s'invite dans cette plaine: si une goutte froide estivale au large du Portugal amorce cette pompe à chaleur, qui fini souvent quelques jour plus tard en France, alors les 40°c sont facilement dépassés ici et l'on peut même atteindre des chaleurs difficilement tolérables, ainsi les 47°c ont été dépassés deux fois sur la période d'étude. Le vent continental d'est à sud-est qui accompagne cette chaleur est nommé Chergui, il est l'équivalent local du Sirocco. L'abaissement en latitude par rapport à Tanger et l’éloignement vis à vis de la cyclogenèse méditerranéenne se ressent bien sur les précipitations: Casablanca est même plus sèche que Oran, et passe sous le seuil de semi-aridité. Au final ce climat est assez proche de celui de Oran, et j'ai envie de reprendre l'appellation que Dann lui avait donné: semi-aride subméditerranéen (limite maritime) à été très long. Ce climat est aussi assez proche de celui du grand Los Angeles, notamment la ville de Burbank déjà vue dans ce fil. Les roses des vents hivernales sont bien partagées entre flux de sud-ouest perturbé ou flux de nord-est anticyclonique. En été je pense que le courant de nord dominant est le vent synoptique qui résulte de l'anticyclone subtropical des Açores à l'ouest et de la dépression thermique de surface du Sahara à l'est, vent qui se superpose aux brises océaniques. Notez en été un pic de nébulosité en fin de nuit (vers 6hTU): ce sont des entrées maritimes (ou plutôt océaniques), souvent accompagnées de brume voire de brouillard. Voici l'hiver 2013-2014: normal avec les pluies de janvier qui compensent un décembre sec. En dehors des quelques périodes perturbées le temps est soit franchement beau avec de bonne amplitudes thermiques soit fortement brumeux et humide. Sur cet exemple un inhabituel coup de Chergui hivernal donne la txx de janvier (pour la période d'étude) le 8/01 avec presque 29°c. Le printemps est aussi ennuagé que l'hiver, avec pas mal d'humidité océanique en basse couche donnant de brumes et brouillards. D’épisodiques coups de Chergui peuvent faire dépasser la barre des 35°c pour quelques heures dès le mois de mars, et les 40°c dès le mois de mai. Voici un été normal 2005: c'est assez monotone et tempéré sauf lorsque le Chergui s'en mêle: il provoque quelques tx supérieures à 40°c dans l'été; la txx de 43°c de cet année là est conforme la la valeur médiane. Un exemple plus extrême avec aout 2010, mois le plus chaud de ma période d'étude, marqué par une pointe à 47°c et aussi quelques nuits étouffantes. Voici le détails des conditions qui ont régné durant les chaleurs des 25 et 26. Ainsi durant la nuit du 25 au 26 un coup de Chergui a fait remonter la t° à 41°c vers 1h du matin. NB: la tn de la nuit du 25 au 26 fait partie des tn bidon que j'ai effacé et qui ont été estimées. Enfin voici un automne au bilan normal, 2004. Ce bilan normal cache quelques disparités, notamment un pic de RR en octobre au lieu de novembre. Notez les coups de chaleurs épisodiques qui surviennent également en cette saison: plus de 40°c en septembre, encore plus de 30°c en novembre... A bientôt !
  3. Merci. Généralement avec la méthode Köppen on tombe plus facilement dans le semi-aride mais pour une fois c'est ton indice qui favorise la semi-aridité. #354. Tanger. Tanger est la ville la plus septentrionale du Maroc, au bord du détroit de Gibraltar, elle compte 950 000h. Oran est à 480kms, Alger 825kms, Rabat 215kms, Lisbonne 440kms. Le relief est accidenté, mais son orientation générale forme un entonnoir qui canalise les vents d'est vers le détroit de Gibraltar. La station étudiée est sur l'aéroport, construit sur une petite plaine côtière ouverte sur l'océan Atlantique. L'océan est à 3.9kms, la ville à 8kms. Le détroit mesure 14.5kms dans sa plus petite largeur. Voici une variante océanique du climat méditerranéen maghrébin, avec des pluies copieuses en automne et début d'hiver et une chaleur assez modérée en été. Le vent est très présent, il souffle souvent de manière soutenue. La proximité de l'océan - moins chaud que la méditerranée - donne des point de rosée moins élevés en été. La domination des vents d'est explique sa forte vitesse moyenne, mais est une surprise: la méditerranée étant plus chaude (surtout en été) je m'attendais à un courant thermique opposé. En hiver ce vent d'est souffle dès que les conditions sont anticycloniques, tandis que le vent d'ouest est la signature de tempêtes atlantiques. En été le courant d'est domine domine aussi, à l'exception de brises océaniques diurnes localisées. Voici un hiver normal, 2003-2004, où les pluies excédentaires de décembre compensent le temps sec de janvier. Le mauvais temps s'installe généralement par phases d'une semaine voire 10 jours, qui correspondent à un abaissement de la zone barocline tempérée vers le sud. Ces dégradations pluvieuses prennent souvent un caractère orageux. Entre ces phases de mauvais temps le temps est souvent beau, mais il peut être marqué par un vent d'est sensible comme ici début février. Je n'ai pas pu trouver un exemple équilibré de printemps, j'en ai donc "bricolé" un avec avril 2003 et mai 2000. Et encore: ce mois de mai est assez arrosé, mais il montre bien une tendance à l'instabilité qui perdure pendant tout le printemps. Voici l'été 2000, bien dans les normales. On distingues deux types de temps dominants: - un temps pas trop chaud et un peu brumeux et/ou nuageux sous les brises océaniques - un temps venté, chaud et sec lorsque le vent tourne à l'est. L'alternance des ces deux types de temps donne au final un été moins monotone que ce que je m'imaginai. Voici enfin 2016 comme exemple d'automne. A part les fortes pluies de la dernière décade de novembre ce fut un automne plutôt normal. Sur cet épisode de pluies marquées on retrouve la tendance qu'a le mauvais temps à s'installer pendant 7 à 10 jours lorsqu'il s'invite. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  4. #353. Oran. L'agglomération de Oran compte au total 1.5 million d'habitants, ce qui en fait la deuxième ville d'Algérie. Alger est à 365kms, Valence 430kms: La côte méditerranéenne est assez accidentée et souvent bordée de collines pouvant dépasser 500m d'altitude. Pour cette raison le site de l'aéroport - où est situé la station étudiée - bénéficie d'un abri partiel vis à vis des pluies hivernales venant de l'ouest. Environ 80kms plus au sud l'Atlas Tellien (chaine nord de l'Atlas) puis les hauts plateaux isolent partiellement cette côte de l'intérieur du continent, protégeant la région des chaleurs brûlantes du Sahara. Le centre ville est à 8kms et la mer à 9.5kms de la station synoptique. Ce climat est une variante plus sèche du climat d'Alger, c'est un climat méditerranéen sec (les normales 1976-2005 reprises sur wikipedia font tomber ce climat en domaine semi-aride selon la définition de Köppen). L'hiver est marqué par les pluies sporadiques et irrégulières issues de l'abaissement du zonal atlantique vers le Maghreb. L'été est marqué par le beau temps chaud tempéré par les courants thermiques marins. Je vois deux raisons au déficit de précipitations par rapport au climat d'Alger: - le relatif abri des colline côtières, phénomène très local - l'abri à échelle régionale de l'Espagne et des sierras dans le sud du pays, qui doivent bien assécher les flux océaniques de nord-ouest. Plus à l'est vers Alger la méditerranée est bien plus large et favorise une cyclogenèse qui recycle / réactive les perturbations d'origine océanique. Sur les roses des vents on retrouve le zonal hivernal avec une orientation OSO à sud-ouest due au relief. En été le courant thermique de nord, de la mer vers le continent chaud, donne des brises de nord. L'hiver alterne les périodes de beau temps calme anticyclonique, dans vent et sans nuages, et les périodes perturbées avec du vent et des pluies généralement faibles. De petites gelées se produisent en moyenne 2 fois par an, et de façon exceptionnelle la neige peut tomber et même tenir au sol, comme en janvier 2005. Le printemps est une période instable autour de la méditerranée, si bien que le beau temps durable ne s'installe pas avant juin. Avril et mai sont donc encore assez ennuagés, avec des petites pluies. On peut également connaitre des coups de sirocco avec les premiers 30°c dès la fin février. L'exemple de 2010 est assez sage en la matière et bien dans les normales: Voici un exemple de mois d'avril bien plus perturbé et fortement arrosé, avec un bon déficit sur les tx à la clé. L'été se déroule sous le soleil, et seuls quelques orages arrivent à donner un peu de pluie. La modération des t° par la mer a un prix: l'humidité, avec un Td souvent bien supérieur à 20°c et une moiteur marquée. Lorsque le vent prend une composante plus continentale (de sud ouest) l'hygrométrie baisse mais les températures montent vite: on dépasse facilement les 36°c et l'on dépasse en moyenne les 40°c une fois tout les deux ans. Sur cet exemple pris en 2008 pas de grosse surchauffe en juillet et aout (38.4°c le 7/08), mais une txx de 40.0°c a été par la suite enregistrée début septembre. Pour l'automne j'ai délibérément choisi de ne pas montrer une saison normale (je n'avais pas vraiment de bon exemple de toute façon): voici 2012, fortement arrosé en novembre. Outre les tempêtes méditerranéennes cet automne montre également les coups de sirocco occasionnels de cette saison, avec une tempête de poussière le 18/10 ou une dernière pointe à plus de 30°c le 4/11. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'ai prévu de rester un petit moment au Magheb, avec probablement l'Algérie et le Maroc couverts dans leur totalité d'ici quelques semaines.
  5. Je débuterais demain une nouvelle série, à vous de deviner par où je vais commencer à l'aide du tableau suivant:
  6. Et voici, avec un peu de retard, un résumé de la dernière série sur le Chili: On remarque la nette opposition des régimes de RR entre Mendoza et Santiago, alors que plus au sud Bariloche et Puerto Montt ont des régimes qui présentent de grandes similitudes. Cela donne envie d'en voir plus, l'enjeu d'une future série Argentine sera de préciser où et comment l'on fait la transition entre les régimes de Mendoza et Bariloche. D'ici la fin de l'année je tenterais de répondre à cette question.
  7. Récapitulatif des fiches traitant ce secteur postée à ce jour: A l'exception de la presqu'ile de Choshi on voit bien la tendance aux hivers plus sec le long des côtes est. Sur la côte ouest, celle de la mer du Japon, le régime de RR est plus flou, plus uniforme, et l'hiver devient même la saison la plus arrosée par endroits (Niigata ou Aomori).
  8. #352. Choshi. C'est la dernière étape de cette série sur la moitié nord-est du Japon. Choshi est une ville de 64 000h construite à l’extrémité est de la grande région de Tokyo, sur un cap au bord de l'océan Pacifique. Tokyo est à 100kms, Maebashi à 180kms, Sendai 280kms. Nous sommes dans la continuité de la grande plaine de Tokyo. La situation très maritime va toutefois changer beaucoup de choses pour Choshi. L'océan n'est qu'à 400m de la station. Cela fait encore beaucoup de différences en à peine 100kms dans une même plaine, l'océanicité est bien plus forte qu'à Tokyo et se manifeste autant sur une plus grande modération des températures que sur un régime pluviométrique bien plus uniforme. L'hygrométrie en prend un coup aussi, notamment en été où la présence de l'océan donne des Td tropicaux. Voici un tableau qui rassemble des données de Choshi et de Tokyo afin de comparer plus facilement: L'ICA perds quand même 0.24 point, c'est pas mal sur une aussi courte distance: la différence n'est que de 0.20 entre Akita et Morioka, distantes elles aussi de 100km mais séparées par des montagnes. Voici un autre graph pour visualiser les différences de régime pluviométrique en un seul coup d'oeil: On retrouve sur les deux villes le maximum d'automne imputable aux systèmes tropicaux. Juillet et aout font partie des mois les moins arrosés à Choshi: sans renfort de nature convective les précipitations sont limitées par la présence de la cellule anticyclonique subtropicale. En revanche l'hiver est bien plus arrosé à Choshi: plus éloignée de l'abri des montagnes, elle bénéficie de conditions de foehn moins fortes et moins fréquentes, et est bien plus à merci des perturbations tempérées qui évoluent sur le proche Pacifique. L'influence du régime de mousson semble totalement absent sur le régime de RR, on doit pouvoir parler simplement de climat maritime subtropical. D'ailleurs le flux de sud moussonique n'est pas aussi dominant sur les vents d'été qu'ailleurs dans la région, on trouve encore un bon pourcentage de vents de nord-est frais durant les mois les plus chauds. En hiver le zonal asséché est encore bien présent, mais ce vent de nord-est perturbé et bien plus humide est lui aussi encore de la partie. Pour toute cette grande région de Tokyo j'ai repris systématiquement les même exemples de saisons. Voici donc à nouveau l'hiver 2004-2005. Il est ici excédentaire en précipitations uniquement à cause du déluge de mi-janvier. C'est dans l'ensemble plus nuageux qu'à Tokyo et moins sec, et aussi bien plus venté. Retour sur février 2014, qui avait enseveli le reste de la région sous la neige (couche maxi de 22cms à Tokyo, 78cms à Maebashi, 114cms à Kofu). Ici ce ne fut pas du tout la même histoire: Choshi s'est retrouvée dans le secteur chaud des deux perturbations qui ont donné tant de neige plus à l'ouest, si bien qu'il faisait 13°c le 14/02 alors qu'il neigeait à Tokyo et plus à l'ouest. Les lames d'eau associées à ces deux perturbations restent remarquables. Le printemps est là aussi déjà plus nuageux que dans les terres, même si on retrouve des journées de foehn voire même de poussière asiatique (le 17/03). En mai les brumes et brouillards océaniques font leur apparition, ce qui rappelle des choses vues vue sur la côte est d'Hokkaido (Kushiro). L'été la chaleur est moins forte que dans les terres, par exemple en juillet la Txm est 4°c plus basse qu'à Tokyo. Mais l'humidité accablante rend cette saison tout aussi pénible, et les épisodes de beau temps chaud sont accompagnés de Td purement tropicaux (24°c et plus). Le début de l'été est bien plus poussif sur ce cap, par exemple fin juin on n'enregistre que 28°c sur des journées où la zone Tokyo-Maebashi-Kofu chiffrait 35°c à 38°c. En automne, sur cet exemple de 2007 on retrouve les phénomènes tropicaux que j'ai déjà détaillé dans les fiches précédentes. Le typhon Fitow (le 6/09) et la tempête Faxai (27/10) sont à eux deux responsables d'une bonne partie du cumul pluviométrique de cette saison. Et on finit par octobre 2004, ici aussi le mois le plus arrosé de ma période d'étude avec l'enchainement des typhons Ma-on le 08/10 et Tokage le 19/10. Voilà, c'est tout pour l'instant pour le Japon. Je publierais une ou deux cartes pour faire le bilan dans l'aprem.
  9. Oui, Soundgarden c'est mes année étudiantes. C'est aussi des heures à essayer de comprendre leur plans à la guitare, mais au final c'est cette voix qui m'impressionne le plus. Inoubliable donc.
  10. Chris Cornell est mort hier, l'une des plus incroyable voix du rock des ces 30 dernières années. (son uniquement pour cette dernière) R.I.P. Chris.
  11. #351. Kofu. Avant dernière étape de cette série au Japon. J'avais dans un premier temps décidé de garder cette fiche pour plus tard, mais j'ai finalement décidé de l'inclure à cette série car elle présente au climat similaire à Maebashi et elle est dans la même région géographique, à savoir à l'est des deux plus grandes chaines montagneuses qui scindent pratiquement Honshu en deux le long du 138e méridien est. Kofu est une ville de 190 000h enclavée au milieu des montagnes, à 110kms de Tokyo et 95kms de Maebashi. A part une trouée vers le nord-ouest et une autre au SSO le bassin de Kofu est vraiment bien cloisonné. Le Mt Fuji est à 37kms et est bien visible de la ville. L'océan est à 60kms de distance. Cette petite plaine intérieure mesure 30kms dans sa plus grande longueur. Vue vers le nord est et les premiers reliefs à 1.5kms de la station. SI l'ICA est un peu moins élevé qu'à Maebashi c'est du au régime de RR, qui est un compromis entre celui de Tokyo et de Maebashi: le maximum unique est ici en septembre. Côté températures cette cuvette est vraiment continentale, avec des amplitudes thermiques diurnes inhabituellement fortes au Japon qui sont favorisée par la faiblesse du vent. Le gel est donc fréquent en hiver, avec 15 jours de plus qu'à Maebashi. Les températures estivales (tx) font parties des plus chaudes du Japon, je crois d'ailleurs que Kofu détient le record absolu national de txx avec les 40.7°c du 10/08/2013. Les stats d'hygrométrie souvent basses laissent supposer des conditions de foehn régulières, ce sont les courants de nord-ouest à NNO qui sont les plus secs. Ils correspondent à l'orientation du zonal hivernal dévié ainsi par l'ouverture du relief dans cette direction. En été le courant de mousson arrive par la vallée qui s'ouvre au sud-ouest de la cuvette. Les vents sont particulièrement faibles pour une station Japonaise, il est même souvent discret la nuit. En journée l'agitation thermique et la proximité des montagnes engendrent des subsidences qui font baisser le Td de façon assez notable. Ce phénomène s'estompe un peu en été mais l'hygrométrie est tout de même un peu moins accablante qu'ailleurs durant la saison chaude. Encore une fois j'ai repris exactement les mêmes exemples de saisons que pour Tokyo et Maebashi, même si parfois ils ne sont pas parfaitement équilibrés. Revoici donc l'hiver 2004-2005, qui ressemble beaucoup à celui vécu à Maebashi avec un peu plus de neige et des gelées nocturnes plus fortes. Ciel bleu et foehn léger restent les acteurs stars de l'hiver. En bonus voici aussi l’incroyable février 2014 et son mètre de neige tombé en 24h le 14. Sur les 16 autres hivers de ma période d'étude la couche de neige au sol n'a jamais dépassé 15cms, les épisodes des 8/02/2014 et 14/02/2014 sont absolument exceptionnels tant par leur intensité que leur répétition à une semaine d'intervalle. Cela a du être un véritable chaos pour les habitants de la région (Tokyo avait été elle aussi touchée avec jusqu'à 25cms en centre-ville). Le printemps est souvent plaisant avant que les nuages ne deviennent trop envahissants en mai. Durant les plus belles journées des amplitudes thermiques d'une vingtaine de degré sont courantes, ce qui au Japon n'est pas très habituel et est réservé aux vallées et cuvettes les plus enclavées. L'été 2011 a un bilan à peu près normal, à part les fortes chaleurs précoces de juin et les précipitations excédentaires. Entre les périodes moins chaudes et instables on retrouve les séquences de canicule d'une semaine à dix jours typiques de cette partie du Japon. L'automne 2007 est plus sec que la normale (-19%) mais est conforme à la valeur médiane: le principal apport de RR en cette saison venant des cyclones et tempêtes tropicales, leur irrégularité fait qu'une minorité de mois très excédentaires en précipitations compense une majorité de mois sous les normales. Pour finir voici le mois d'octobre 2004, dans la catégorie des mois très excédentaires: comme à Tokyo ou Maebashi la succession d'ex-cyclones et tempêtes tropicales lui a valu la palme du mois le plus arrosé de ma période d'étude. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
  12. La Namibie, j'ai déjà regardé la possibilité de travailler sur ce pays et si ma mémoire est bonne les données d'avant 2007 sont vraiment de mauvaise qualité. Donc encore quelques années à attendre avant d'avoir un bon échantillon.
  13. #350. Maebashi. L'étape d'aujourd'hui revient sur le plus grand foyer de population du Japon (un tiers de la population du pays), à savoir la plus grande plaine du pays, dans laquelle est construite Tokyo. Maebashi est une ville de 340 000h à l'extrême nord-ouest de cette plaine, là où la montagne sépare cette plaine de la côte de la mer du Japon. Tokyo est à 100kms, Niigata 165kms. Les monts Mikumi sont la principale barrière vis-à-vis de flux zonal que l'on trouve surtout en hiver. C'est l'un des complexes montagneux qui engendre un effet de foehn marqué dans toute cette grande plaine qui s'étend jusqu'à l'océan Pacifique; on trouve également les monts Hida ou les monts Akaichi, ainsi que le Mt Fuji dont l'influence est nettement moindre mais qui est le repère géographique incontournable de la région. C'est donc ici que s'arrête le tissu semi-urbain à urbain qui s'étend de manière quasi continue jusqu'à Choshi, un port sur le Pacifique à presque 180kms de là, qui sera la prochaine étape du voyage. Vue vers le nord, les premiers reliefs sont à 10kms. C'est la deuxième fiche sur l'intérieur de Honshu et on retrouve là encore un climat à la continentalité nettement plus affirmée que sur les côtes. Les précipitations hivernales sont pénalisées par le foehn d'ouest à nord, et les précipitations estivales (juillet et aout) sont renforcées par la convection sur les montagnes environnantes. Voici une comparaison des régimes pluvio avec Tokyo, 100kms au sud-est: Cela fait beaucoup de différences en à peine 100kms pour une même plaine. En automne Maebashi est beaucoup moins touchée par les typhons que Tokyo - chacun le sait dès qu'un système tropical touche terre il s'épuise très vite -, et au final on obtient deux graphiques bien différents. Voici également une comparaison centrée sur les températures: Sans surprise c'est bien plus continental à Maebashi. Il faut cependant nuancer: une bonne part de la différences en hiver, notamment sur les tn (il gèle ici 10 fois plus qu'à Tokyo), est due à l'énorme ilot de chaleur urbain de Tokyo et la la localisation hyper urbanisée du point de mesure. On retrouve du gel fréquent et des tn souvent proches de -5°c sur l'aéroport de Narita, 55kms à l'est de Tokyo dans l'une des zones les moins urbanisées de cette plaine. En été par contre on voit que les plus grosses chaleurs on tendance à être modérées à Tokyo par la baie. Les vents dominants sont canalisés dans la plaine selon une direction nord-ouest / sud-est. En hiver le zonal varie donc entre le nord-ouest et le NNO, avec un effet de foehn continu. En été les brises thermiques semblent dominer: de montagne (NO) la nuit, de vallée (SE) le jour. Pour tous les exemples de saisons j'ai pris exactement les même qu'à Tokyo, fiche qui a pour l'occasion été remaniée ce matin. L'hiver choisi est donc 2004-2005. Un décembre doux (avec une tx record le 5/12 durant le passage d'une dépression à cœur chaud) compense la fraicheur de février. Vis à vis de la neige on change vraiment de domaine par rapport à toutes les fiches vues récemment sur le nord de Honshu: elle se fait plus rare, avec quelques petites chutes occasionnelles qui ne tiennent pas longtemps au sol. Le type de temps dominant est le beau temps sec et pas trop froid, avec ce vent qui descend des montagnes. Bonus: retour sur février 2014 et les chutes de neige exceptionnelles qui ont concerné la grande région de Tokyo et Maebashi en particulier: C'est souvent très agréable au printemps. La saison 2009 fut marquée par un beau mois d'avril, période recommandée pour les voyages car elle coïncide avec le cherry blossom. Puisque je l'ai évoqué, c'est l'occasion de vous montrer la date moyenne du pic de fleuraison des cerisiers de Japon. Pour les Japonais cette carte a plus de valeur que bien d'autres cartes climato: Eté 2011: bilan normal, mais il fut marqué des des chaleurs précoces notamment fin juin. Par rapport à Tokyo juillet et aout sont marqués par les pluies convectives localisées. Sur cet exemple la différence est nette le 31/08, où les bandes pluvieuses de la tempête tropicale Talas en approche par le sud ont connu un fort boost convectif et orographique: 152mm le 31/08 et 135mm le 01/09 pour Maebashi, seulement 05mm et 32mm pour Tokyo. Automne 2007: normal sur les t°, excédentaire sur les RR notamment grâce aux systèmes tropicaux de septembre: le typhon Fitow le 06/09, la tempête tropicale Danas le 11/09. Retour également sur octobre 2004, qui bien que moins impressionnant qu'à Tokyo est ici aussi le mois avec le plus fort cumul de ma période d'étude. Les systèmes tropicaux qui contribuèrent à ce cumul furent Ma-on (8/10) et Tokage (20/10) C'est il me semble le premier cas de climat subtropical - a tendance continentale - vraiment net que l'on rencontre durant cette série sur le Japon, mais il a fallu le concours de plusieurs chaines de montagnes pour en arriver là. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  14. Ce régime pluvio est d'autant plus trompeur que le minimum hivernal est du en bonne partie au relief qui foehne le flux zonal qui serait sinon bien plus humide à Sendai. Si cette partie du Japon était plate il y a fort à parier que l'ICA de Sendai se retrouverais autour de 0.85 avec des RR hivernales deux fois plus fortes. En effet, voici une comparaison avec Vladivostok: Février est 1.5°c plus chaud que décembre à Vladivostok. Février est 2.0°c plus froid que décembre à Sendai.
  15. #349. Niigata. Niigata est une ville de 810 000h sur la côte de la mer du Japon. Sendai est à 170kms, Akita 225kms, Tokyo 250kms, Sapporo 610 kms. La plaine côtière sur laquelle Niigata est bâtie fait 20 à 25kms de large et est parfois légèrement sous le niveau de la mer. On retrouve ces deux chaines de montagnes qui séparent cette côte de Sendai et de la côte pacifique. Au sud les monts Echigo, qui forment le début des Alpes Japonaises, vont avoir tendance à foehner certains flux d'été - notamment lorsqu’un typhon est présent sur le proche Pacifique - et à donner des chaleurs particulièrement intenses. La station est à 2.3kms de la mer et à proximité d'un fleuve (410m). C'est encore un milieu urbain et maritime à la fois. J'ai été surpris par la résilience de la neige dans cette ville, qui connait un froid hivernal comparable à une bonne partie de la France avec en plus des écarts vers le négatif très timides. On retrouve une stat insolite déjà vue le long de ces côtes Japonaises: la neige au sol est observée plus souvent que le gel (40 jours/an contre 33 jours/an). Les chutes régulières et fortes suffisent à compenser l'absence de gel continu. J'ai fait un petit tableau afin de comparer plus facilement Niigata et Sendai: Malgré une amplitude thermique annuelle plus forte à Niigata, l'ICA est nettement plus océanique: c'est principalement en raison du régime de RR de nature maritime dans cette ville, avec un net maximum hivernal. Sur cette côte de la mer du Japon la persistance du ciel bouché et du mauvais temps en hiver est vraiment impressionnante, tandis que Sendai joui de conditions plutôt agréables (150h d'ensoleillement en janvier c'est très correct). En été la chaleur est nettement plus forte à Niigata, et les pluies un peu moins fréquentes (mais comparables en quantité): outre le fait que cette côte n'est pas soumise aux épisodiques vents frais qui descendent le long de la côte Pacifique depuis Hokkaido il faut aussi y voir le foenn diffus mais généralisé des flux de sud moussonique. En hiver, le zonal, d'ONO, fort et humide, chargé de neiges d'effet de la, domine. En été les acteurs principaux des roses des vents sont - le vent de terre de sud est, légèrement foehné, qui correspond je pense à la mousson asiatique - le vent subtropical chaud de sud ouest, chaud et moite, qui accompagne les période de beau temps - une brise de mer de nord qui se lève parfois en journée. Voici un hiver classique, 2007-2008: Le froid est long à arriver, ce n'est que fin décembre que le gel et la neige deviennent fréquents. Ensuite on retrouve le même type de temps que plus au nord, des neiges intermittentes mais durables. Ici la pluie se mélange souvent ou prend même le dessus. La neige à quand même du mal à cumuler et les données de neige au sol peuvent être trompeuses: la couche de neige est mesurée le matin (9h locales), elle doit souvent fondre complètement en journée avant la constitution d'une nouvelle petite couche par les averses la nuit suivante (regardez cette série avec seulement 1cms au sol en février: on est exactement dans ce cas de figure).. Il suffit d'une anomalie froide de t° de 1°c ou 2°c pour que la neige prenne vraiment et l'on peut se retrouver certains hivers avec des couches de neige impressionnantes. Voici par exemple février 2010 avec presque 80cms de neige tombés en 2 jours. Notez tout de même la faiblesse du froid: la tnn depuis 2000 n'a même pas atteint -5°c, ce lieu m'en rappelle un autre où il peut neiger de grosses quantités avec des t° pourtant limites: la côte nord de la Turquie et ses neiges à effet de lac de la mer Noire. Entre le mauvais temps hivernal quasi constant et l'été trop chaud les saisons intermédiaires sont vraiment les plus agréables dans cette partie du Japon. Sur cet exemple de printemps on trouve même un beau mois d'avril: Pour l'été j'ai choisi 2016 malgré un déficit de RR non négligeable: en effet son profil thermique est parfait, et le profil d'ennuagemment ou de RR sont pas mal non plus malgré donc ce déficit de pluie sur chaque mois. C'est donc en aout que l'on retrouve les journées les plus chaudes et les plus belles. En juillet on trouve pas mal de ces journées "molles", temps estival typique de la région, ni beau, ni franchement pluvieux, ni frais, ni vraiment chaud, et peu venté. Les pics de chaleurs sont à mettre au crédit des courants de sud à sud-est foehnés induits par la tempête tropicale Chanthu (le 16/08) et le typhon Mindule (20/08). Le coup de chaud du 29/08 et les pluies du 30/08 sont aussi à mettre au crédit d'un cyclone: Lionrock. Septembre étant l'apogée de la saison cyclonique les coups de chaleurs sont encore fréquents. Sur cet exemple la chaleur de la mi-septembre est à mettre au crédit du flux de sud induit par le passage du typhon Saomai sur les Corées. Le reste de la saison est plus classique, avec des perturbations déjà fréquentes mais le beau temps qui revient facilement. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !