mottoth

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À propos de mottoth

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    Cumulus congestus
  • Date de naissance 02/05/1975

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    Villeurbanne (69), Aeroport St Exupery (69), St Genis les Ollières (69)
  1. Des METARs impressionnants: YBHM 272330Z AUTO 120103G125KT 0150 // OVC005 36/36 Q0967 YBHM 280030Z AUTO 30099G142KT 0350 // OVC004 36/36 Q0966 Soit en effet des rafales de 263 km/h. Pression min de 961hPa à 0h49 TU. Les rafales sont restées supérieures à 100 noeuds (185 km/h) durant 10h d'affilée. Par contre le capteur thermo-hygrométrique a pété les plombs
  2. Je trouve que thermiquement le climat de Port Hardy est plus proche de l'Irlande ou de l'Ecosse. Mais ces régions d'Europe sont elles aussi plus au nord que cette localité de la côte Pacifique, et en effet la dérive nord-atlantique y est pour quelque chose. Dans le Pacifique l'équivalent de cette dérive passe plus loin sous les aléoutiennes. La fiche suivante a des t° plus proches de la région de Bergen: l'hiver y est similaire, et l'été à peine plus frais (-1°c). Mais à chaque fois les équivalent Européens - qu'ils soient dans les iles Britanniques ou en Norvège - se trouvent 5° plus au nord. #312. Ketchikan. Je voulais initialement faire une fiche sur Prince Rupert, 145kms plus au sud-ouest en Colombie Britannique, mais j'ai abandonné faute de données suffisamment contrôlées. Je me suis rabattu donc sur cette localité au sud du panhandle ("poignée de casserole") alaskaïen. On ne trouve qu'une localité de l'Alaska encore plus au sud: Metlakatla, à 30kms de là sur Annette Island (parfois présentée dans les ouvrages sur la climatologie). Ketchikan est donc une petite ville de 8000h, et elle est célèbre pour être l'une ville les plus pluvieuse de l'Amérique du Nord. Port Hardy est à 595kms, Vancouver 900kms. Les montagnes dépassent 2500m d'altitude vers le nord-est, et la région d'iles et de fjords très accidentés autour de Ketchikan favorise aussi le renforcement orographique des pluies océaniques. La station de Terrace (71951) sera la prochaine étape, pour demain. La station étudiée est sur l'aéroport, à 370m de l'eau, et 5kms du centre-ville situé de l'autre côté du détroit. Vue vers l'est: juste derrière Ketchikan la Deer Mountain atteint 915m d'altitude, donnant un renforcement local supplémentaire des pluies orographiques. NB: le report des couches de nuage est incomplet, les couches dont la base est supérieure à 3600m d'altitude sont ignorées... ce qui en dit long sur la grisaille de ce climat, car malgré tout les stats de nébulosités sont bien élevées ! On dépasse donc 4000mm de précipitations par an, et plus de 500mm sur certains mois... C'est environ 50% de plus qu'à Prince Rupert, et plus du double de Port Hardy qui était pourtant déjà fort humide. C'est également plus de 60% qu'à Bergen, l'un des climats Européen qui supporte le mieux la comparaison (Bergen et Ketchikan ont toutes 2 un ICA de 0.61). Petite bizarrerie: on retrouve encore ce minimum thermique en décembre malgré la très grande océanicité, et ensuite le second mois le plus froid est - plus logiquement - février ! Différence avec l'Europe: ici les records de froid sont plus extrêmes, lors des Arctics Outbreaks en provenance de l'intérieur du continent on peut trouver des valeur plus basses que ce dont les côtes Écossaises ou la côte sud-ouest de la Norvège sont capable. A Prince Rupert aussi le froid peut être bien plus sévère: -19.2°c de tnn sur ma période d'étude depuis 2000 (le 18/01/2012), et jusqu'à -24°c dans les annales de Environnement Canada. Comme à Port Hardy le relief canalise les vents exclusivement selon un axe NO/SE, et là aussi la nature des vent me semble un peu inattendue: - le vent de SE est de nature océanique, humide et perturbé, doux en hiver et frais en été - le vent de NO est de nature plus continentale, plus sec et synonyme de beau temps, froid en hiver et plus chaud en été. J'ai eu plus de mal que d'habitude avec les METARs de cette station US, et j'ai plus de trous dans les données de RR. Donc il m'a été difficile de trouver de bons exemples, disposant de moins de saisons présentant un bon niveau de complétude. On commence avec l'hiver 2013-2014, très normal niveau RR ou température mais auquel il manque un bon arctic outbreak qui fait plonger les t° vers les valeurs plus conformes aux extrêmes médians (à savoir tnn/txn d'environ -14°c/-7°c). On distingue 2 types de temps principaux, les mêmes qu'à Port Hardy: - beau et froid (je rappelle que les nuages élevés ne sont pas reportés, les belles journées ne sont pas toutes aussi dégagées). - (très) pluvieux et doux, sans gel. Ce deuxième type de temps domine, et peut s'étirer sur le longues séquences de plus d'une semaine de pluie non stop !!! La neige n'est pas si fréquente, sur cette exemple il n'y a qu'en février qu'on la voit un peu plus. Contrairement à la pluie elle tombe en plus faibles quantités, quoique selon les stats de la NOAA on cumule quand même 1m par an... ce qui parait honorable mais ne représente que 8% du total des RR de DJF. NB: pas de mesures de la couche de neige au sol disponibles, hélas. Re-voici l'hiver qui vient de s'écouler, 2016-2017. Il est froid, même si 2007-2008 et 2008-2009 ont fait mieux. Et comme à Port Hardy il est assez sec, seulement 80% de la normale. Une fois n'est pas coutume, le beau temps semble avoir dominé durant cet hiver atypique. Le plus gros des pluies tombe en 3 séquences diluviennes très bien délimitées en janvier et février. Voyez comme la barre des 100mm/24h est franchie facilement: on en trouve des exemples dans les 2 saisons présentées ici. Notez aussi la signature typique d'un arctic outbreak sur l'hygrométrie: celle ci plonge facilement sous les 30% durant quelques jours début février. Un dernier exemple de mois hivernal, cette fois volontairement extrême pour montrer un arctic outbreak vraiment froid, le plus froid depuis ma période d'étude avec peut-être même le record absolu de tnn le 19/01/2012: -19°c (-2°F, alors que le record semblait de 0°F ou -1°F). Avril 2001 fut un peu frais pour le tn mais montre bien le lent démarrage du printemps, avec encore des périodes de pluie continue interminables... Eté 2006: tout est normal en juin et juillet, mais aout est extrêmement frais et gris (RR normales cependant). Comme à Port Hardy on trouve une txx annuelle en juin sur cet exemple, cela n'est pas inhabituel dans cette zone. Cette fois-çi la clémence des étés de Vancouver ou même Port Hardy a bien disparu: c'est plus gris que bleu... je n'ai pas de données ensoleillement pour ici, sachez qu'à Prince Rupert la normale est de 1240h annuelles et de 171h pour le mois le plus ensoleillé (mai). Bergen cumule elle 1190h annuelles, et l'on doit se trouver autour de cette valeur ici aussi. Voici un exemple de beau mois d'aout pour compenser l'exemple pas vraiment équilibré de 2006: 2010. On y trouve la txx d'aout de la période d'étude (presque 29°c le 15/08/2010), et des nuits presque douces en début de mois. Enfin un exemple de mois d'octobre, maximum de RR annuel. J'ai choisi 2010 qui décroche le pompon du mois le plus pluvieux de ma période d'étude, avec en plus un vent qui atteint le seuil de la tempête 3 fois dans le mois. On n'avait pas encore vu de telles intensités de pluies aussi récurrentes en zone tempéré, ce genre de tableau de RR est plutôt l'apanage de certains climats tropicaux. Voilà, c'est tout pour Ketchikan, la plus pluvieuse des villes de cette taille en Amérique du Nord. Des volontaires pour aller habiter là-bas ? (Canade Goose ? )
  3. #311. Port Hardy On passe d'un extrême à l'autre avec un retour vers l'océan: Port Hardy est un village de 4000h situé presque au bout de l'ile de Vancouver, et vous allez voir que en effet c'est très océanique. Vancouver est à 345kms, Kamloops 490kms, Calgary 940kms. L'ile de Vancouver n'est plus très montagneuse dans son extrémité nord-ouest, et bien que situé sur la côte est de l'ile port Hardy ne bénéficie d'aucun effet d'abri. La station étudiée est sur l'aérodrome, à 9.5kms du village et 500m de l'océan. A Vancouver l'ICA était de 0.70, ici on a 0.51; c'est encore plus océanique, avec plus de précipitations en toutes saisons et des t° encore plus modérées. Ici plus de quasi-sécheresse estivale, et quasiment plus du tout de chaleur: la txx médiane annuelle atteint péniblement les 25°c. Côté température l'équivalent Européen semble être Belfast, cependant la comparaison s'arrête là car les été sont ici plus ensoleillés qu'en Irlande et le régime pluvio beaucoup moins uniforme. Le vents sont canalisés par le relief. Le vent d'ESE est signe d'une dépression au large et de mauvais temps, tandis que le vent de NO est anticyclonique. En été on retrouve un pic de grisaille matinal en phase avec ce que l'on a observé plus au sud. Les brouillards sont fréquents entre aout et octobre. L'hiver 2001-2002 est le plus normal que j'ai trouvé, le voici donc. On y trouve cependant une vague neigeuse un peu trompeuse fin janvier: la neige est rarement aussi abondante, elle est le plus souvent mélangée à la pluie et ne laisse qu'une faible couche de slush au sol. L'hiver 2016-2017 fut lui aussi le plus froid de ma période d'étude (avec 2008-2009 juste derrière), plus par la constance du froid que par son intensité. Il fut en revanche plutôt sec, signe de l'abaissement plus bas en latitude de la zone barocline qui a donné un hiver très arrosé plus au sud. L'épisode de neige de début février est réduit à quelques saupoudrages alors que la région de Vancouver croulait sous la neige. Voici un mois de printemps banal, c'est pas folichon mais on a quand même une poignée de belles journées. Voici l'été 2002, parfaitement normal. Il n'est pas incongru de trouver la txx annuelle en juin dans ce genre de climat. Malgré la fraicheur on trouve de belles périodes de beau temps très ensoleillé. En enfin un mois d'octobre normal, donc maussade. Le mauvais temps s'installe durablement, le le pic de pluviométrie survient le mois suivant. Voilà, c'est tout pour aujourd’hui !
  4. #310. Calgary. Petit excursion en dehors de la Colombie Britannique et de l'autre côté des Rocheuses aujourd'hui, afin de voir un exemple de climat des Prairies: depuis que j'y fait référence il fallait bien que je vous en montre un bout. Calgary est la 4eme agglomération du pays, avec près de 1.4 millions d’habitants. Cranbrook est à 205kms, Kamloops 450kms, Vancouver 685kms, Spokane 464kms. Les premières bosses des Rocheuses s’élèvent 30kmd à l'ouest, et la chaine se dresse à 60kms. Calgary est dans une haute plaine qui descend en pente douce vers l'est, c'est le début des prairies. Dans le coin sud-ouest on peut voir la vallée de la Kootenay (cf Cranbrook). La station étudiée est sur l'aéroport, dans la partie nord de l’agglomération, à 7.8kms du centre-ville. Dans sa plus grande longueur la zone urbanisée mesure 35kms du nord au sud. Vue vers l'est et les rocheuses. De ce côté des Rocheuses on trouve un climat nettement continental, avec un minimum de RR hivernal et un pic en juin; la cassure avec les climats de Cranbrook ou de Kamloops est nette. Les températures sont d'un niveau similaire à Cranbrook, l'été est logiquement plus froid (-2.5°c en juillet) en raison de l'altitude un plus plus grande et du gain en latitude. Le temps est en revanche encore plus contrasté, regardons par exemples les t° de janvier: Cranbrook: tnm/txm: -10.0°c / -1.8°c. 10-centiles tn/tx: -19.5°c / -10.0°c. 90-centiles tn/tx: -1.8°c / 5.7°c. Calgary: tnm/txm: -11.5°c / -0.3°c. 10-centiles tn/tx: -23.7°c / -14.9°c. 90-centiles tn/tx: -1.0°c / 9.6°c. La fourchette de tx entre le 10-centile et le 90-centile - soit la largeur de l'intervalle dans lequel se trouvent 80% des tx - est de 15.7°c à Cranbrook et de 24.5°c à Calgary ! A titre de comparaison cette valeur est de 10.6°c Paris et 13.1°c à Lyon, Kamloops est à 13.9°c, Montréal à 17.9°c. Donc la variabilité des températures est exacerbée de ce côté des Rocheuses, ce qui fait une deuxième cassure assez nette avec les climats plus à l'ouest. D'où vient cette variabilité ? - Aucun relief ne protège Calgary des intrusions arctiques - Un acteur très présent vient accentuer les redoux : le Chinook, nom donnée au foehn qui descend des Rocheuses. Le Chinook se met en place dès que le flux zonal d'ouest se renforce suffisamment, et c'est souvent en hiver. Les rocheuses sont le 2eme obstacle massif à l'humidité océanique, et le foehn associé explique le minimum de RR hivernal marqué alors que nous ne sommes qu'à 820kms de l'océan Pacifique. Contrairement à Cranbrook - pourtant aussi froide en moyenne -, la faiblesse des RR et le souffle chaud du Chinook empêchent le maintien d'une couche neigeuse pérenne durant l'hiver, On retrouve sur les roses des vent à la fois cette sensibilité aux flux méridiens et l'empreinte du Chinook qui souffle souvent fort de l'ouest. On voit sur ce tableau ci-dessus le caractère chaud et sec du Chinook (secteurs 260° à 290°). On voit le vent de nord-est (secteur 50°) qui accompagne les froids les plus intenses. Voici l'hiver 2004-2005, au bilan normal mais au déroulé encore plus contrasté que d'habitude puisqu'on y trouve la tnn de ma période d'étude: -35.0°c le 13/01/2005. Décembre est vraiment incroyable avec ses changements de temps répétés et ses températures en montagnes russes. La suite de l'hiver se déroule à un rythme plus calme mais toujours avec des variations de température impressionnantes. Notez les coups de Chinook - parfois largement au dessus de 10°c - qui anéantissent la couche de neige. Il y a peu d'endroits au monde où l'on trouve une telle alternance de froids aussi sévères et de francs dégels. Voici l'hiver 2016-2017, assez froid mais sans plus (2010-2011 et 2013-2014 ont été plus froid, et 2008-2009 aussi froid). Par contre c'est bien l'hiver le plus humide de ma période d'étude, avec des neiges remarquables durant la première décade de février. En conséquence le Chinook n'a pas réussi cette année à faire disparaitre la neige durant les 3 mois d'hiver. J'ai pris le même exemple de printemps (2000) qu'à Cranbrook, je vous conseille d'ouvrir les 2 fiches dans 2 onglets séparés pour comparer: la variabilité du temps et des températures sont vraiment bien plus fortes à Calgary, avec notamment ce retour de l'hiver mi-avril bien plus prononcé, ou la perturbation pluvio-neigeuse des 10 et 11/05 qui n'a pas concerné Cranbrook. L'été 2007 offre un bilan très normal, mais avec des disparités qui nous montrent bien ce qu'il peut offrir ici: de fortes perturbation pluvio-orageuses en juin, de la chaleur en juillet, de la fraicheur en aout. Du 16 au 18/07 on a même des chaleurs humides (Td max de 21°c) drainées ici depuis les plaines américaines, le genre de phénomène qui ne passe pas la barrière des Rocheuses. Enfin un automne où chacun des mois ne s'est pas trop éloigné des normales. Les premiers flocons sont observés dès mi-septembre... Voilà, c'est tout pour les prairies, le reste de l'Alberta et des provinces plus à l'est fera l'objet d'une autre série bien plus tard... et vous vous en doutez déjà cela sera aussi spectaculaire qu'ici à Calgary !
  5. Terrace sera bientôt au programme #309. Cranbrook Cette fiche n'était pas prévue initialement dans cette série, c'est en parcourant l'un des documents mentionnés dans ce fil ces derniers jours que j'ai vu que cette région de la Colombie Britannique est un peu à part des grands ensembles climatiques de la province. Cranbrook est une ville de 20 000h, situé dans la vallée de la rivière Kootenay, qui trace une longue vallée NNO/SSE en plein milieu des Montagnes Rocheuses. Cette région est donc encore un peu plus éloignée et abritée des influences océaniques, mais ne fait pas encore partie du domaine des prairie. Cette fiche sur Cranbrook permet aussi d’appréhender le climat des régions montagneuses du nord-ouest du Montana, vers Kalispell ou Missoula, que j'ai écarté de ma "to-do list" une fois de plus en raison d'observations trop automatisées. La Kootenay River divise donc en deux dans le sens de la longueur les Rocheuses, à l'ouest elle prennent le nom de Purcell Mountains, tandis qu'à l'est on dit tout simplement les Rocheuses (Rocky Mountains). La Kootenay s'écoule vers le sud, fait un 180° aux Etats Unis à travers le Montana et l'Idaho, puis remonte vers le nord via le lac Kootenay, de l'autre côté des Purcell Mtns. La station étudiée est sur l'aéroport, à 11kms du centre ville. La St Mary's River passe 3 ksm plus au sud et 120m plus bas, l'aéroport n'est donc pas complètement en fond de vallée. Vue vers l'ENE et les Rocky Mountains. On retrouve sensiblement le même régime pluvio qu'à Kamloops, à l'exception d'un pic plus net en mai et juin, un trait typique du climat des prairies. Passé ce pic les pluies estivales restent très limitées pour une vallée cernées de montagnes, et là on retrouve plutôt un trait typique des bassins de l'ouest Américains avec une humidité faible et une dorsale d'altitude qui prolonge souvent les HP subtropicales. Donc c'est un climat assez hybride, avec des étés chauds pour l'altitude. C'est la première fiche de tout l'ouest du continent américain où j'arrive à discerner une période d'enneigement continue moyenne: elle dure plus de 2 mois et demi, du 7/12 au 25/02. Les vents suivent la vallée de la Kootenay (sud/nord) et celle de la St Mary's (ouest). Le vent de sud est le plus sec en hiver, et en toutes saison le vent d'ouest est le plus perturbé. Voici encore l'hiver 2006-2007, qui est ici aussi encore bien normal. Comme à Kamloops on retrouve des séquences de temps mou et gris: 6 au 10/12, 3 au 9/02. Les phases de zonal les plus fortes arrivent jusqu'ici et donnent un temps doux et venté (11/12 au 15/12, 1ere décade de janvier, 16 au 21/02). Et l'on trouve aussi des séquences de temps arctique qui ont la particularité de se dérouler ici sans grand vent, bien à l'abri des montagnes (11 au 21/01, 27/01 au 3/02) Voici l'hiver 2016-2017, de loin le plus froid de ma période d'étude et aussi le plus humide. Du grand froid au programme, et un mois de février extrêmement neigeux avec une couche max de 78cms mesurée le 6/02 en fin de matinée, un record depuis au moins 2000. Là encore les grands froid sont particulièrement calmes. Voici le printemps 2000, assez normal malgré le déficit de RR (-13%). Quel beau retour de l'hiver le 14/04 ! Eté 2008: -13% sur les RR, -0.3° c à -0.4°c sur les t°, mais cela reste un bon exemple avec une temps souvent radieux, des coups de chaleurs typiques de ce qu'il faut attendre ici, et des coups de frais qui rappellent que l'on est tout de même à plus de 49°N et plus de 900m d'altitude. Enfin l'automne 2011, qui est bien dans les normales excepté le mois de septembre très beau et très sec. A suivre...
  6. Pour compléter cette aparté sur ces problèmes de dispo et/ou qualité des données, voici les stations de l'ouest Canadien que j'ai du écarter à contre-coeur pour diverses raisons: - Prince Rupert: les METARs sont 100% automatiques, et comme toutes les stations 100% auto nord-américaines sans détection complète des couches nuageuses on peut y trouver à la fois un temps présent à la pluie et un report de ciel clair. La nature des RR elle même n'est pas toujours bien détectée, notamment le brouillard givrant ou le poudrin de glace reporté de façon abusive comme de la neige. Une bonne nouvelle cependant: j'ai une bonne alternative, au climat encore plus spectaculaire ! - J'hésite toujours à écarter Prince George pour la même raison... la fiche est prête mais j'ai peut-être un autre bon candidat pour représenter la zone. A suivre... - Dawson: les METAR sont enrichis par des obs humaines, mais par d'obs 24h/24. Il y a une pause la nuit dans les obs, or j'ai fait le parti pris de calculer les moyennes quotidiennes sur 24h... Heureusement qu'il y a déjà un très beau suivi sur le forum pour l'un des pôle du froid les plus connus du Yukon. - Inuvik: cette station m’intéressait beaucoup car elle est à la fois proche de l'océan Arctique et encore assez continentale, contrairement à Barrow qui est très maritime. Mais la station synoptique est complétement découplée du METAR: elle est située à 3.5kms et surtout 40m plus haut que l'aéroport, sur un sommet... durant mes tests préliminaires fin janvier j'ai constaté des différences de 2°c sur les tn par un temps ni vraiment calme ni complètement dégagé, un résultat hélas attendu vu la différence d'altitude. Ses formules sont plus complexes que la simple considération du seuil P < 2T, et oui je crois savoir que l'HR rentre en ligne de compte.
  7. Les données contenues dans les synops Canadiens sont souvent très, très incomplètes: l'état du ciel où le temps présent sont omis pour beaucoup de stations. Je me base donc en premier sur les METARs et j'y intègre ensuite les données climatologiques des synops (tn, tx, RR). J'ai donc fait la liste complète des METARs non complètement automatisés, c-à-d avec obs humaines: Au final je n'ai donc qu'une quinzaine de bon "candidats" sur une province comme la Colombie Britannique. Et encore, c'est quand les données METARs ne divergent pas trop des synops, comme par exemple le triste cas de Quebec City, complètement inexploitable depuis quelques années.
  8. Dans cette zone, et avec le même standard de qualité de données, je n'ai que Penticton et Kelowna mais cela me semble un peu trop redondant avec Kamloops. La prochaine étape sera Cranbrook, plus montagneuse mais quand même étonnamment chaude en été.
  9. #308. Kamloops. Le centre de la Colombie Britannique est coincé entre deux chaines de montagnes: la chaine côtière à l'ouest, qui fait barrage aux influences et aux pluies océaniques, et les Rocheuses à l'est qui font barrage à la plupart des descentes arctiques qui concernent les prairies de l'Alberta. Kamloops est une ville de quasi 100 000h située au sud de la Province, à mi-chemin entre ces deux chaines de montagnes. Vancouver est à 255kms, Calgary 455kms, Spokane 405kms. Entre ces 2 chaines c'est loin d'être plat, avec des plateaux et de profondes vallées. Kamloops est dans l'une d'entre elles, orientée est-ouest. La station étudiée est sur l'aéroport, bien en fond de vallée, en bordure de la zone urbanisée et à 9kms du centre-ville. On retrouve un climat aux allures steppique, similaire à celui de Spokane. Cette zone centrale, bordées par les Rocheuses et les chaines côtières, est une extension des grands bassins steppiques de l'ouest Américain. Le régime de RR est ici plus uniforme en raison d'une instabilité estivale plus forte (on commence à être loin des hautes pression subtropicales), mais l'on reste coupé à la fois des pluies océaniques et des grands conflits méridiens qui sévissent plus à l'est des Rocheuses. Bien sur les vents dominants suivent la vallée, et seul en hiver se dégage un courant majoritaire d'est. Voici le même hiver que celui présenté dans la région de Vancouver, 2006-2007. Ici aussi il fut parfaitement normal. Cette région étant à l'écart à la fois de l'agitation océanique et de l'agitation des prairies, les phénomènes locaux ont la part belle, notamment une grisaille assez persistante au long de l'hiver. Cette grisaille est surtout matérialisée par des stratus, alors que plus au sud on trouvait beaucoup de brouillards à Spokane ou même Boise. Les barrières montagneuses ne bloquent pas tout non plus: les plus forts courants océaniques donnent de fréquents redoux avec des nuits sans gel, tandis que les descentes arctique les plus vigoureuses envahissent toute la province et donnent des arctic outbreaks jusqu'aux côtes océaniques. Donc on trouve de temps en temps des baisses spectaculaires de température, comme l'épisode de mi-janvier 2007. Cette fois ci je citerais Varsovie comme comparaison Européenne, qui connait sensiblement les même températures hivernales (moyennes ou extrêmes), les même types de temps, la même fréquence et la même durée d'enneigement. Voici l'hiver 2016-2017, le plus froid depuis 2000 à égalité avec 2008-2009. RR normales. Voici un mois d'avril normal, mois le plus sec de l'année. Voici l'été 2016, on ne peu pas trouver plus normal que celui là: +0.1°c sur les tx, +0.1°c sur les tn, +0.1mm sur les RR !!! On n'est plus de tout à Varsovie, mais plutôt à nouveau vers les steppes d'Asie Centrales, avec un niveau de chaleur remarquable pour une ville au nord de 50°N (on fait encore mieux qu'à Semey). Les hautes pressions subtropicales sont assez loin mais souvent prolongées par une dorsale d'altitude générée par le relief de la chaine côtière. L'instabilité est fréquente, mais comme à Spokane l'air est sec et les averses et/ou orages ne donnent que peu d'eau. On a déjà vu octobre 2004 pour Vancouver et Abbotsford, là encore il est normal mais avec un beau dégradé de l'été à l'hiver, avec même une première neige au sol le matin du 21/10 - la seule occurrence en octobre depuis au moins 2000. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  10. Merci, pour ceux qui lisent l'anglais sans peine je recommande, ça fait un super complément à la série que je débute sur la Colombie Britannique. Par contre je n'y ai pas trouvé la réponse à la question du moment, à savoir pourquoi on trouve le minimum thermique de régions si océaniques en décembre. J'ai cherché un peu plus aujourd'hui et rien trouvé d'autre. #307. Abbotsford. On est en lointaine banlieue de Vancouver, afin de voir une station plus continentale et moins soumise aux brises maritimes. Nous en sommes en zone semi-urbaine, de par son étendue l'agglo d'Abbotsford compte tout de même plus de 180 000h. La frontière Américaine est à 2.8kms par exactement 49°N, Vancouver est à 60kms, le détroit à 28kms et Seattle à 175kms. On se trouve bien sur la même zone plane de la Fraser Valley que Vancouver. Au nord-est la vallée de la Fraser se resserre: Abbotsford est à l'entrée d'un des couloirs qui donnent sur l'intérieur de la Province. Cela se traduira par des vents froids et sec bien plus violents qu'à Vancouver lors des occasionnels Arctic Outbreaks, ces rares coups de froids qui arrivent à passer les différentes barrières montagneuses depuis le Yukon ou l'Alberta. Par rapport à Vancouver l'Indice de Continentalité Absolue ICA ne progresse que de 0.02 point, de 0.70 à 0.72. Pourtant le temps sensible va connaitre de grosses différences, notamment en été avec des amplitudes thermiques bien plus fortes. Sur l'année, les amplitudes thermiques diurnes sont ici en moyenne 2°c plus forte, ce différentiel atteint 3.5°c en été. Les RR sont plus fortes (30%) qu'à Vancouver, probablement en raison d'une convection estivale un peu plus forte, mais surtout en raison d'un abri plus faible de l'ile de Vancouver vis-à-vis du flux hivernal perturbé de sud-ouest. Je viens de parler du flux de sud-ouest perturbé hivernal, il s'agit de flux d'altitude, car au ras des pâquerettes on retrouve un flux dominant de NE de nature thermique (continent froid -> océan tiède). Et en été on retrouve le flux thermique opposé, tout comme à Vancouver. La signature des Arctic Outbreaks sur les vent de secteur 80° de janvier est nette, avec des conditions plus froides et surtout bien plus sèches. J'ai au maximum repris les exemples de saisons utilisés pour Vancouver, afin de pouvoir comparer. Re-voici donc l'hiver 2006-2007. Il est ici aussi parfaitement normal pour les t°, en revanche les RR ont un excédent de 15%. On retrouve les effets attendus d'une plus grande continentalité par rapport à Vancouver: ils sont visibles surtout par temps calme, il fait alors plus froid avec des amplitudes plus importantes. L'hiver 2016-2017 fut le plus froid de la période d'étude, et probablement depuis 1992-93. On constate comme sur l'exemple précédent que par rapport à Vancouver les situations hivernales sont exacerbées: - les chutes de neiges sont plus fortes - le froid plus intense - le vents d'ENE associés aux intrusions arctiques bien plus forts qu'à Vancouver. Encore un exemple de printemps pas trop dépaysant pour nous Français: On a vu avec l'été 2005 combien les tx montaient difficilement au dessus de 25°c à Vancouver, avec une txx de moins de 29°c. Ici on trouve un niveau de chaleur plus convenable même si l'on évite les excès: le seuil des 30°c est dépassé 6 fois sur cet exemple. Sur la période 2000-2016, on compte: - 42 jours de chaleur à Abbotsford, 12 à Vancouver - 10 jours de forte chaleur à Abbotsford, 0.4 à Vancouver. Enfin un mois d'octobre normal: C'est tout pour aujourd'hui !
  11. #306. Vancouver. L'agglomération de Vancouver compte plus de 2.4 millions d'habitants. Seattle est à 205kms, Spokane 450kms, Calgary 685kms. Cette agglomération s'étale sur une plaine côtière qui mesure environ 80kms dans sa plus grande longueur. Le détroit de Georgia sépare le continent de l'ile de Vancouver, et plus loin à l'ouest se trouve l'océan Pacifique. Dans le coin sud-est le Mt Baker culmine à 3285m. La station étudiée est celle de l'aéroport, à 10kms du centre ville et 4kms du détroit. Cette station est très exposée aux brises marines et n'est pas la plus représentative de la ville ou de la plaine, mais c'est la seule avec autant de données exploitables. Je vous renvoie à ce topo de Canada Goose sur les fortes disparités de cette zone. Vue vers le NNE: Toujours une grande similarité avec certains climats Français, on retrouve des t° qui ressemblent été comme hiver à celles que l'on peut rencontrer entre Caen et Lille. Par contre le régime pluvio est encore très contrasté pour un climat océanique, avec une quasi sécheresse estivale, et les étés presque aussi ensoleillés qu'en moyenne vallée du Rhône. En hiver le vent d'est domine: c'est un courant thermique du continent froid vers l'océan doux. En été c'est un régime de brises: brises de terre d'est la nuit, brise marine de sud-ouest à ONO en journée. Voici un hiver standard, 2006-2007. Beaucoup de mauvais temps, venté et pluvieux, et quelques périodes de temps calme soit brumeuses soit froides. Il neige plus fréquemment et plus abondamment qu'à Seattle. Voici l'hiver 2016-2017: c'est le plus froid depuis au moins 2000, en revanche - et contrairement à toutes les villes de l'ouest américain plus au sud vues précédemment - il n'a pas été plus arrosé que la normale, j'ai même un petit déficit de 5%. Pas de grosse pointe de froid (on peut toucher -15°c), mais du froid assez récurrent et un gros épisode neigeux début février (suivi détaillé à partir d'ici sur le forum). Avril 2010 fut bien dans les normes (sauf le vent) et est un bon exemple de milieu de printemps. En cette saison la similarité avec les climats du nord-ouest de la France est à son maximum. Enfin un été normal, 2005, où tout est dans les clous sauf l'ensoleillement qui peine à démarrer avant mi juillet. La modération océanique est vraiment forte, avec très peu de franche chaleur et pas d'orages. Et pourtant il fait vraiment beau au cœur de l'été, à partir du 16/07 on a quasiment 7 semaines de soleil. Mais rappelez vous les disparités locales, durant cet été les 30°c ont du être approchés ou dépassés plus facilement et plus régulièrement ailleurs dans l'agglomération. Enfin le milieu de l'automne. On l'a vu le minimum thermique survient tôt, en décembre, et donc la baisse est déjà bien entamée en octobre. Ce qui fait que la fin du mois peut ressembler plus à une mi-novembre de chez nous en France. Bon, à part les 2 mois d'été vraiment agréables c'est quand même un peu trop pluvieux pour moi. Et pour les hivernophiles la saison froide présente les mêmes chances de froid et de neige que dans une bonne partie de le France, avec son lot de lamentations... A suivre...
  12. Voici un article de la NOAA qui montre bien que l'ouest du continent Americain est plus froid en décembre: https://www.ncdc.noaa.gov/news/when-to-expect-coldest-day-of-year Il disent que le décalage vers février dans le nord-est est du à la couche neigeuse qui contribue au refroidissement en modifiant l’albédo des sols. Mais cela n'explique pas pourquoi les zones océaniques de l'ouest ne connaissent pas de décalage vers la fin de l'hiver, ni même pourquoi un Etat enneigé comme le Montana ne subit pas le même sort que les autres zones enneigées. De même le maximum thermique est bizarrement décalé en aout dans certaines zone, comme au Texas, et j'ai du mal à l'expliquer:
  13. Moi non plus je ne me l'explique pas, surtout au nord du 40°N.
  14. #305. Spokane. Spokane compte 213 000h intra-muros, 550 000 avec l’agglomération. Seattle est à 360kms, Vancouver et Portland 450kms, Boise 460kms. Spokane est au nord-est d'un bassin de steppe (les channeled scablands) qui occupe le centre de l'Etat du Washington. Au nord et à l'est se dressent les montagnes Rocheuses. La ville connait de nettes variation d'altitude: le centre-ville est à 562m, le lit de la Spokane River s'abaisse vers 470m au nord-ouest, certains quartiers sont à quasiment 800m et l'aéroport GEG - où se situe la station étudiée - est sur un plateau à 720m d'altitude. L'aéroport, à l'écart sur le plateau, échappe au plus gros de l'ICU de cette agglomération de 25kms d'est en ouest. La persistance d'une nette sécheresse estivale si haut en latitude commence à être inattendue: le régime de température montre pourtant une bonne continentalité et nous ne somme pas si loin des montagnes. C'est la barrière des Rocheuses qui explique selon moi cette sécheresse estivale, en bloquant l'humidité de basse couche qui circule à l'est de celles-ci. Les bassins de l'Ouest Américain coincés entre les chaine côtières (Cascades, Sierra Nevada, etc...) et la barrière des Rocheuses développent donc une tendance steppique pas uniquement en raison des haute pression subtropicales: celles ci laissent place à quelques perturbations mais l'air y est trop sec pour que celles ci ne précipitent vraiment. Au sud-ouest le plateau s'abaisse en pente très douce vers le cœur du bassin des channeled scablands, et au loin dans le quart nord-est les montagnes sont les plus présentes. On trouve donc un courant thermique de grande échelle qui va des plaines vers les montagnes, qui domine durant une bonne moitié de l'année. Voici l'hiver 2012-2013, avec des t° normales et des RR quasi normales (-8%). En hiver l'un des acteur principal est le brouillard, souvent givrant. Il est très présent (15% du temps en janvier, c'est énorme), et ce facteurs parmi d'autres fait que l'on peut tout à fait comparer les hivers de Spokane avec ceux de Bucarest. En effet, la quantité de RR, le niveau de froid ou de douceur, et la longueur des phases de temps ou d'enneigement fait penser aux hiver Roumains. Voici l'hiver passé (2016-2017), marqué par le froid et des précipitations généreuses - notamment la neige très persistante. Vraiment un bel hiver: Un mois d'avril normal - quoique marqué par des HR assez basses: L'été 2009 fut un modèle de normalité. C'est beaucoup moins monotone que dans les bassins plus au sud: on trouve de sérieux rafraichissements au coeur de l'été, et le grand beau temps n'est pas assuré même s'il domine. Les orages ne sont pas rares, signe que la convection fonctionne, mais le milieu est sec et il n'y a pas beaucoup d'humidité à précipiter. Je ne trouve pas d'équivalent pour ce climat en Europe: les plateaux de la Grèce, des Balkans et de la Turquie présentent des t° estivales similaires mais moins contrastées, et les précipitations convectives sont plus fortes. Il faut se rapprocher des steppes d'Asie Centrale pour retrouver un temps à la fois aussi sec et aussi agité/contrasté en été. Enfin un mois d'octobre normal, où le début ressemble à l'été (une hygrométrie bien basse notamment) et la fin ressemble à l'hiver (premiers flocons le 26). Voilà, c'est tout pour cette partie des Etats Unis, la prochaine étape sera Canadienne.
  15. #304. Seattle. Seattle compte 680 000h intra-muros et plus de 3 millions dans son agglomération , c'est la plus grande ville du nord-ouest des Etats Unis. Portland et Vancouver sont à 205kms, Boise 640kms et Eureka 730kms. L'océan "libre" est à près de 150kms, néanmoins la baie de Puget s'enfonce dans les terres pour baigner la ville de Seattle. A l'ouest de cette baie orientée sud-nord on trouve la massif des Olympic Mountains, qui on va le voir ne bloquent pas vraiment les pluies océaniques (aucun relief ne vient vraiment perturber les flux humides de ouest à sud-ouest). A l'est la chaine des Cascades est en revanche une nette frontière climatique entre l'ouest (la baie de Seattle, les plaines côtières) et le reste de l'Etat de Washington. A 78 kms au sud-est de la ville le Mt Rainier culmine à 4392m. La station étudiée est celle de l'aéroport de Tacoma, à 18kms du centre ville et 3.1kms de la baie. On retrouve un climat océanique à régime pluviométrique contrasté - ou à été sec - très similaire à celui de Portland. Le gain en latitude nous vaut un peu plus de RR - notamment en été - et des t° un peu plus basses. Comme il y a peu de d'endroits dans le monde qui rappellent autant les climats de France et d'Europe de l'ouest continuons la comparaison: - pour les t° je trouve que l'on est très proche de Rennes ou Nantes. - en revanche pour le régime bien marqué de RR et l’ensoleillement estival - sans aucune mesure avec celui de la Bretagne - il faut encore une fois se tourner vers la moitié nord du Portugal. Les vents dominants sont une fois de plus bien contraints par l'orientation de la baie de Puget et du relief, on retrouve donc du NNE / SSO. L'exemple d'hiver choisi est un peu sec (80% des RR normales) mais pile dans les normales thermiques. En dehors du mauvais temps océanique dominant, les hivers sont marqués (ou non) par des épisodes plus rares de beau temps froid, sec et venté, sous une espèce de bise sèche d'origine continentale qui se met en branle sous d'occasionnels blocages anticycloniques qui s'installent sur la Colombie Britannique. On en trouve un bel exemple début janvier, qui se conclut par un épisode de pluie verglaçante. Voici l'hiver qui vient de se terminer (2016-2017): le plus froid depuis au moins 2000 (2009 fut quasiment aussi froid, à 0.1°c près), mais pas si humide que cela (seulement 16% d'excédent, bien moins que toutes les villes passées en revue depuis Santa Maria). On retrouvera l'épisode neigeux inhabituel de la première décade de février sur la fiche de Vancouver. Petit exemple de mois d'avril normal, que l'on pourrait facilement retrouver en France: Voici un été typique, avec beaucoup de beau temps en juillet et aout mais des températures souvent très sages. Et enfin un exemple d'automne bien dans la moyenne: Voilà pour Seattle, c'est probablement le moins dépaysant des climats des Etats Unis pour nous Français, avec des t° (tant moyennes qu'extrêmes) semblables à celles rencontrées dans le quart nord-ouest de la France, mais avec des extrêmes pluviométriques plus marqués.