mickael23

Changement climatique en France

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Dionysos   

Le réchauffement climatique en France ne se traduit pas spécialement  par une multiplication des canicules (en tout cas , pour l'instant)

L'exemple (certes remarquable) de 2003 reste isolé , et les étés de ces dernières années n'ont pas  été spécialement plus chauds ni plus ensoleillés que la moyenne.

 

Néanmoins, ce réchauffement climatique est incontestable , surtout depuis le début des années 80.

Mais il se manifeste davantage en hiver et automne, semble-t-il.

Et il ne s'accompagne pas nécessairement d'une augmentation de l'ensoleillement.

 

Un exemple concret de ce réchauffement  : Meteo France donne, pour Grenoble, une moyenne de 28 jours de neige par an sur la période 1961 - 1990...

Avant vécu à Grenoble ces 20 dernières années , je peux dire que ces chiffres sont désormais  complètement dépassés, sur 1996 -2016 , on est plutôt entre 5 et 10 jours grand maximum (pour l'anecdote, 0 jour de neige au sol durant l'hiver 2015-2016...)

 

 

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Tomar   
Il y a 2 heures, Dionysos a dit :

Le réchauffement climatique en France ne se traduit pas spécialement  par une multiplication des canicules (en tout cas , pour l'instant)

L'exemple (certes remarquable) de 2003 reste isolé , et les étés de ces dernières années n'ont pas  été spécialement plus chauds ni plus ensoleillés que la moyenne.

 

Néanmoins, ce réchauffement climatique est incontestable , surtout depuis le début des années 80.

Mais il se manifeste davantage en hiver et automne, semble-t-il.

Et il ne s'accompagne pas nécessairement d'une augmentation de l'ensoleillement.

 

Un exemple concret de ce réchauffement  : Meteo France donne, pour Grenoble, une moyenne de 28 jours de neige par an sur la période 1961 - 1990...

Avant vécu à Grenoble ces 20 dernières années , je peux dire que ces chiffres sont désormais  complètement dépassés, sur 1996 -2016 , on est plutôt entre 5 et 10 jours grand maximum (pour l'anecdote, 0 jour de neige au sol durant l'hiver 2015-2016...)

 

 

Curieux, il me semblait que c’était justement l'été qui s'était le plus réchauffé depuis 20 ou 30 ans, et que l'hiver était en retrait.

 

Je me trompe peut-être...

Modifié par Tomar

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serge26   

Par chez moi, ce sont le printemps et l'été qui se réchauffe le plus.

les première chaleurs arrivent beaucoup plus tôt qu'avant et c'est surtout visible sur les mois d'avril et mai.

Par contre pour l'automne et l'hiver la hausse est moins nette, bien que le nombre de jour de gel soit en décroissance et que la premiere gelée au sol arrive de plus en plus tard.

nota : ce constat est fait sur mes 40 années de relevés (début en octobre 1977)

 

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il y a 21 minutes, Tomar a dit :

Curieux, il me semblait que c’était justement l'été qui s'était le plus réchauffé depuis 20 ou 30 ans, et que l'hiver était en retrait.

 

Je me trompe peut-être...

 

C'est bien ça, voir les infos sur ce site : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/climathd 

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meteor   
il y a 28 minutes, Tomar a dit :

Curieux, il me semblait que c’était justement l'été qui s'était le plus réchauffé depuis 20 ou 30 ans, et que l'hiver était en retrait.

 

Je me trompe peut-être...

 

D'après les données de berkeley, de 1976 à 2012 pour la France, il y a de très fortes disparités selon les saisons.

Je pensais bien comme Tomar que c'était l'hiver qui s'était le moins réchauffé mais dans ces proportions j'en reste coi.

Voici donc les valeurs que je viens de tirer de cette base:

 

hiver: 0.13°C/décennie

printemps:0.51°C/décennie

été:0.37°C/décennie

automne:0.24°C/décennie

 

çà me surprend tout de même mais si ceci était confirmé cela modérerait significativement le fait d'incriminer le RC dans nos déboires actuels concernant la douceur de nos derniers hivers, pour ne parler que de ceux-là...

 

je vais voir si berkeley a des données plus récentes.

 

Modifié par meteor

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Tomar   

Merci Higurashi, merci Meteor

 

C'est très net, impressionnant même sur les données de Berkeley..

Ca corrobore aussi les prévisions de réchauffement régional qui chez nous prolongent ces disparités saisonnières - hivers se réchauffant moins que le printemps et l'été, mais avec une raréfaction des épisodes très froids.

 

Par contre Meteor, les derniers hivers doux sont peut-être juste la traduction d'un rattrapage ? Je doute que le facteur 4 entre les dynamiques de réchauffement  de printemps et d'hiver se maintienne sur le long terme, même si ça ne convergera pas complètement.

 

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meteor   

oui ce serait étonnant effectivement.

sinon où pourrait-on trouver les anomalies mensuelles pour la France de 2013 à maintenant?

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Tomar   
il y a une heure, meteor a dit :

oui ce serait étonnant effectivement.

sinon où pourrait-on trouver les anomalies mensuelles pour la France de 2013 à maintenant?

Sue le site de météofrance, pour les saisons : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/bilans-climatiques

 

Les anomalies hivernales des dernières années

2015/16 : +2,6

2014/15 : +0,2

2013/14 : +1,8

2012/13 : -0,3

2011/12 : 0

Soit une anomalie moyenne de +0,86 sur ces 5 saisons

 

Les anomalies de printemps pour la même période

2016 : -0,3

2015 : +0,8

2014 : +0,9

2013 : -1,3

2012 : +0,8

Soit une anomalie moyenne de +0,18

 

Il y a bien un rattrapage tout récent pour l'hiver (exclusivement dû aux 3 derniers) et un tassement pour le printemps, encore plus marqués si on prend seulement les 4 dernières années.

 

Modifié par Tomar

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meteor   

ok merci

 

en intégrant les dernières valeurs j'obtiens depuis 1976:

 

hiver: 0.24°C/décennie

printemps:0.40°C/décennie

 

ceci illustre la difficulté de donner une tendance précise sur une petite région pour une période relativement courte (la saison) et bien que la durée soit de l'ordre de 40 ans.

on n'est pas dans la tendance de l'anomalie globale annuelle...

 

Modifié par meteor

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Tomar   
il y a 31 minutes, meteor a dit :

ok merci

 

en intégrant les dernières valeurs j'obtiens depuis 1976:

 

hiver: 0.24°C/décennie

printemps:0.40°C/décennie

 

ceci illustre la difficulté de donner une tendance précise sur une petite région pour une période relativement courte (la saison) et bien que la durée soit de l'ordre de 40 ans.

on n'est pas dans la tendance de l'anomalie globale annuelle...

 

Merci

 

Je venais de faire le calcul et je retombe sur les même chiffres arrondis.

Oui on atteint les limites de l'interprétation pour des séries courtes de données assez variables (plus que la moyenne annuelle). Par exemple, l'anomalie froide du printemps 2013, assez importante et placée en fin de période, pèse fortement sur la tendance.

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meteor   

Je réexaminais Berkeley + MF et entre deux hivers de l'époque "moderne" le fameux 1963 à -3.8°C et le 2015 à 2.6°C, il n'y a pas moins de 6.4°C de différence!

 

L'hiver de 2015 est équivalent en terme d'anomalie positive à l'été 2003 à 2.6°C aussi.

Il est 2°C au dessus de la tendance de 0.24°C/décennie que je donnais plus haut et là aussi c'est assez énorme.

Bien sûr c'est de très loin le record absolu jamais mesuré depuis le début de la base soit 1764.

Etonnant dans ces conditions que "certains" aient pu faire du ski de fond pendant 4 mois, alors que ces mêmes certains n'ont pas pu faire un mètre ce mois de décembre 2016.:(

 

Modifié par meteor

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Dionysos   

Dans les Alpes, le réchauffement hivernal est particulièrement marqué.

En témoigne le déficit récurrent d'enneigement dans les stations de ski de moyenne altitude (lesquelles sont probablement vouées à disparaître à moyen terme)

 

Ceci peut être dû à une particularité locale.

En effet, dans les Alpes, les brumes, brouillards et autres nuages bas sont rares. Du coup, les périodes anticycloniques d'hiver s'accompagnent généralement  d'un bon ensoleillement, et donc d'un bon niveau (relatif) des températures diurnes. Ce qui n'est pas forcément le cas dans d'autres régions plus affectées par les phénomènes de "basses couches"

À cet égard, les chiffres d'ensoleillement de décembre 2016 sont d'ailleurs un vrai cas d'école (Grenoble : 123 h, Lyon : 67 h, Mäcon : 20 h...)

 

En ce qui concerne l'été, et à l'échelle de la France, la fréquence des canicules ne me paraît pas plus élevée qu'autrefois.

Ces dernières années ont vu, comme depuis toujours,  l'alternance d'étés "magnifiques" et d'étés plus "moyens" (sauf, bien sûr, dans le midi méditerranéen où les étés sont invariablement beaux et chauds)

 

 

 

 

 

Modifié par Dionysos

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Tomar   
Il y a 1 heure, Dionysos a dit :

Dans les Alpes, le réchauffement hivernal est particulièrement marqué.

En témoigne le déficit récurrent d'enneigement dans les stations de ski de moyenne altitude (lesquelles sont probablement vouées à disparaître à moyen terme)

 

Ceci peut être dû à une particularité locale.

En effet, dans les Alpes, les brumes, brouillards et autres nuages bas sont rares. Du coup, les périodes anticycloniques d'hiver s'accompagnent généralement  d'un bon ensoleillement, et donc d'un bon niveau (relatif) des températures diurnes. Ce qui n'est pas forcément le cas dans d'autres régions plus affectées par les phénomènes de "basses couches"

À cet égard, les chiffres d'ensoleillement de décembre 2016 sont d'ailleurs un vrai cas d'école (Grenoble : 123 h, Lyon : 67 h, Mäcon : 20 h...)

 

En ce qui concerne l'été, et à l'échelle de la France, la fréquence des canicules ne me paraît pas plus élevée qu'autrefois.

Ces dernières années ont vu, comme depuis toujours,  l'alternance d'étés "magnifiques" et d'étés plus "moyens" (sauf, bien sûr, dans le midi méditerranéen où les étés sont invariablement beaux et chauds)

 

 

 

 

 

C'est ta perception Dionysos, mais elle ne correspond pas aux observations. Même dans les Alpes, le réchauffement a été bien plus marqué en été qu'en hiver, à basse ou moyenne altitude.

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/economie_emploi/developpement_economique/fichiers_pdf/alpe-vaud-rapp-chang-clim-wsl-2013.pdf

une étude suisse assez complète pour le canton de Vaud, comprenant Alpes, Jura et plateau entre les deux. Dans tous les cas c'est l'été qui s'est plus réchauffé que l'hiver, à toute altitude.

 

Pour les canicules aussi ta perception est fausse. Meteofrance note une augmentation des canicules depuis 1980 :

http://www.meteofrance.fr/actualites/39861264-canicule-et-changement-climatique

je reprends textuellement :

"Le recensement des vagues de chaleur en France depuis 1947 montre que ces épisodes ont été plus fréquents depuis 1980, en cohérence avec l'accélération du réchauffement moyen observé sur la période. Ainsi, on a recensé beaucoup plus d'épisodes entre 1981 et 2015 que sur de la période 1947-1980, de durée équivalente. "

Et en effet le graphique est très parlant.

http://www.meteofrance.fr/documents/10192/36888448/Graphe_vague_chaleur_1947_2015_HD/326dfb95-400a-45d3-b48b-66f3ef08f824?t=1465994848000&json={%27type%27:%27Media_Image%27,%27titre%27:%27Vagues%20de%20chaleur%20en%20France%20entre%201947%20et%20juillet%202015%27,%27alternative%27:%27Vagues%20de%20chaleur%20en%20France%20entre%201947%20et%20juillet%202015%27,%27legende%27:%27Vagues%20de%20chaleur%20en%20France%20entre%201947%20et%20juillet%202015%27,%27credits%27:%27M%C3%A9t%C3%A9o-France%27,%27poids%27:%27170,5ko%27}

Dans les années 50, deux canicules en 52 et 57, intensité assez faible

Dans les années 60, une seule, très faible

Dans les années 70, deux canicules, d'intensité moyenne à assez forte (et oui, 76 n'est pas une canicule exceptionnelle, mais une sécheresse exceptionnelle)

Dans les années 80, deux canicules, dont celle très intense de 1983, la plus longue observée depuis au moins 1947

Dans les années 90, 5 canicules en 10 ans !

Dans les années 2000, "seulement" 4, mais l'ovni 2003 compense largement la diminution d'une unité

Dans les années 2010 (en cours), déjà 4 canicules en 6 ans... Et encore il faut y rajouter une cinquième, celle de fin août 2016 (la plus tardive de nos tablettes, cette vague de chaleur n'a pu être pris en compte dans le graphe ci-dessus, antérieur à l'été 2016). Ca fait donc 5 en 7 ans jusqu'à présent.

 

Ca se passe de commentaires non ?

 

Modifié par Tomar
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th38   

Tout le problème pour savoir quelle saison se réchauffe le plus, c'est que le RC est récent, et ne permet pas une analyse sur des données suffisamment longues.

Jusqu'en 2010, les printemps et les étés sont effectivement les 2 saisons qui se sont le plus réchauffées. Mais cette affirmation se fait sur des données masquées par un bruit important..

Je prend l'exemple des hivers en France.

Années 80 contre années 70 : -0.2°C ! Que se passe t-il ? Ca se refroidit ?

Années 90 contre années 80 : +0.6°C Oulla ! gros réchauffement !

Années 2000 contre années 90 : +0.0°C Panne du réchauffement ?

6 années 2010 contre années 2000 : +0.8°C Ca y est, les hivers sont finis !

Trop de bruit à mon avis pour comparer les saisons. Mais la réalité est bien là, sur le long terme, ça se réchauffe  tout au long de l'année.

Les normes 1991/2020 qui arriveront dans 4 ans, ont bien des chances de rapprocher la vitesse de réchauffement des 4 saisons.

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Dionysos   
il y a 45 minutes, Tomar a dit :

Pour les canicules aussi ta perception est fausse. Meteofrance note une augmentation des canicules depuis 1980 :

http://www.meteofrance.fr/actualites/39861264-canicule-et-changement-climatique

je reprends textuellement :

"Le recensement des vagues de chaleur en France depuis 1947 montre que ces épisodes ont été plus fréquents depuis 1980, en cohérence avec l'accélération du réchauffement moyen observé sur la période. Ainsi, on a recensé beaucoup plus d'épisodes entre 1981 et 2015 que sur de la période 1947-1980, de durée équivalente. "

Et en effet le graphique est très parlant.

 

Dans les années 50, deux canicules en 52 et 57, intensité assez faible

Dans les années 60, une seule, très faible

Dans les années 70, deux canicules, d'intensité moyenne à assez forte (et oui, 76 n'est pas une canicule exceptionnelle, mais une sécheresse exceptionnelle)

Dans les années 80, deux canicules, dont celle très intense de 1983, la plus longue observée depuis au moins 1947

Dans les années 90, 5 canicules en 10 ans !

Dans les années 2000, "seulement" 4, mais l'ovni 2003 compense largement la diminution d'une unité

Dans les années 2010 (en cours), déjà 4 canicules en 6 ans... Et encore il faudrait sans doute rajouter une cinquième, celle de fin août 2016 (la plus tardive de nos tablettes).

 

Ca se passe de commentaires non ?

 

 

Oui, en ce qui concerne les étés, notre perception du réchauffement peut être faussée par la confusion entre forte chaleur et ensoleillement durable (les 2 n'allant pas forcément de pair)

Par exemple, une forte canicule de 5 jours peut très bien survenir au sein d'un été globalement peu ensoleillé.

Lequel été laissera alors un souvenir mitigé... (malgré la survenue temporaire d'une canicule en son sein )

 

On a beaucoup parlé de la "canicule de 2003" , mais pour moi ce que l'année 2003 (dans son ensemble) avait de plus remarquable, et qui ne s'est pas encore reproduit à ce niveau, était son exceptionnel ensoleillement (pour exemple : record absolu depuis le début des mesures à Grenoble, avec 2450h)

 

De même, pour les hivers alpins, la réduction très nette de l'enneigement moyen tiendrait alors plus à une certaine raréfaction des précipitations, qu'à une hausse massive des températures ?

 

Il est vrai que le seul niveau des températures ne peut suffire à caractériser un climat (il y a aussi l'ensoleillement et les précipitations)

 

 

 

 

Modifié par Dionysos

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th38   
il y a 15 minutes, Dionysos a dit :

 

 

Il est vrai que le seul niveau des températures ne peut suffire à caractériser un climat (il y a aussi l'ensoleillement et les précipitations)

 

Le RC, ce sont les températures qui montent.

Après, on peut se poser la question : y a t-il une influence sur le régime est la quantité des précipitations ?

S'accompagne t-il d'une hausse de l'ensoleillement ?

Là aussi, le recul n'est pas assez encore important.

Concernant l'insolation, je rappelle en plus que MF a changé tous ses capteurs en 1990. Avec la décennie très sombre qui a suivit, on a dit -démontré- que les nouveaux capteurs donnaient des chiffres inférieurs.

Mais depuis 2000, on a en France une insolation qui est très généreuse, et cela dans la plupart des régions.

Pour en tirer une vraie tendance, la moyenne 91/20 sera nécessaire, mais beaucoup plus encore, la moyenne 2001/30.

...Il faut donc attendre...je ne vois pas bien comment on pourrait faire autrement.

Modifié par th38

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williams   
Il y a 6 heures, meteor a dit :

ok merci

 

en intégrant les dernières valeurs j'obtiens depuis 1976:

 

hiver: 0.24°C/décennie

printemps:0.40°C/décennie

 

ceci illustre la difficulté de donner une tendance précise sur une petite région pour une période relativement courte (la saison) et bien que la durée soit de l'ordre de 40 ans.

on n'est pas dans la tendance de l'anomalie globale annuelle...

 

 

Meteor, si tu veux dans mon site en bas de cette page tu as en gros le lien du fichier Excel qui est le bilan de prévision saisonnière où il y a les données mensuelles de Météo-France de 25 stations météo prises sur Météo-France de 2007 à nos jours ainsi que la moyenne de l'anomalie de la température mensuelle, saisonnière et annuelle pour toute la France et voir de certaines régions (Sud, Nord, Ouest, Est, Sud-Est...) et ceci en se basant sur la moyenne 1981-2010 comme Météo-France et aussi la moyenne 1971-2000 comme c'était la cas avant 2010. S'il le faut j'ai un fichier qui remonte jusqu'à 1950 pour ces données.

 

Pour les étés il faut voir qu'il est étonnant que 13 ans après l'été 2003 que tout le monde se rappel qu'il n'y a pas eu un seul été avec au moins une moyenne de l'anomalie de la température d'au moins de 2,5°C (contre 3°C en 2003) et qu'en plus il y a eu la moitié des étés (7/14 étés) avec une moyenne de la température de saison soit avec une anomalie inférieures à 0.5°C et supérieure à -0.5°C par rapport à la moyenne 1981/2010. Pourtant on nous avaient que les étés allaient bien se réchauffer juste après qu'il y a eu cet été qui avait marqué les esprits.

 

Par contre l'automne est bien la saison qui c'est le plus réchauffé surtout depuis 2004 où il y a eu 8/13 automnes chauds voir même bien chauds.

 

Williams

Modifié par williams

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th38   
Il y a 9 heures, williams a dit :

 

Pour les étés il faut voir qu'il est étonnant que 13 ans après l'été 2003 que tout le monde se rappel qu'il n'y a pas eu un seul été avec au moins une moyenne de l'anomalie de la température d'au moins de 2,5°C (contre 3°C en 2003) et qu'en plus il y a eu la moitié des étés (7/14 étés) avec une moyenne de la température de saison soit avec une anomalie inférieures à 0.5°C et supérieure à -0.5°C par rapport à la moyenne 1981/2010. Pourtant on nous avaient que les étés allaient bien se réchauffer juste après qu'il y a eu cet été qui avait marqué les esprits.

 

Williams, réfléchit un peu.

2003 c'est un écart de 3.2°C/à la moyenne 81/10, moyenne centrée donc sur 1995.

Si on avait un ou plusieurs été au cours des 15 étés suivants qui avaient une anomalie d'au moins 2.5°C comme tu le dit, cela veut dire qu'en 20 ans, (climat centré sur 2015) la température moyenne des étés aurait augmenté de 1.5°C ou 2°C.

Tu voit en 2100 ce que ça donnerait ? Ca ferait entre 8 à 10°C d'augmentation.

C'est ce genre de remarques qui rend opaque toute visibilité du RC auprès de la population et qui amène encore des gens à en douter

Car la pente de nos étés à 0.4°C par décennie nous amène pourtant dans 80 ans (c'est loin....mais pas tant que ça) à une augmentation de 4°C.

Donc oui, en fin de siècle, 2003 sera un été frais.

Je n'ai qu'une chose à dire : c'est dramatique.

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Dionysos   

Pour rebondir sur ce qu'à écrit williams, je me souviens effectivement qu'en 2003 , les médias (toujours avides de sensation) annonçaient "une canicule tous les 5 ans"

Le grand public a interprété "un été comme celui de 2003 tous les 5 ans"

Or, ce n'est pas la même chose.

la canicule est un phénomène remarquable mais temporaire.

Comme je le disais plus haut , une canicule plus ou moins brève peut très bien survenir au sein d'été globalement  moyennement  ensoleillé.

 

Bien plus que sa canicule de 10 jours, ce qui caractérisait l'année 2003 , c'était la persistance sur une très longue période de la forte chaleur et de l'excellent ensoleillement.

Sur ce point, la première année suivante à peu près comparable est l'année 2015 (donc 12 ans après effectivement)

les chiffres d'ensoleillement annuel de Grenoble le confirment d'ailleurs : 2015 vient en 2ème position (2350h)  derrière le record de 2003 (2450h)

 

En ce sens, donc, une année comme celle de 2003 n'est pas encore "la règle" (heureusement, dirons certains)

Quant à savoir si elle le deviendra , et à quelle échéance, l'avenir le dira...

 

 

 

 

 

Modifié par Dionysos

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zonal 45   

Je suis en train de me livrer à une statistique là-dessus, et depuis les années 90, il semblerait que les hivers ne se radoucissent plus (c'est globalement stable), par contre ils sont plus courts : novembre est l'un des mois qui s'est le plus radouci/réchauffé récemment et apparemment ça continue. 

Et je confirme que les étés sont en moyenne de plus en plus chauds, et le trend semble se poursuivre.

 

Quand j'aurai fini, je vous mettrai les diagrammes ici.

 

Zonal 45 

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Il y a 2 heures, Dionysos a dit :

Quant à savoir si elle le deviendra , et à quelle échéance, l'avenir le dira...

 

Je pense que c'est peu probable que 2003 devienne une année fraîche ou la norme, même dans un climat de plusieurs degrés plus chaud. Cela resterait un événement chaud. Alors oui, les modélisations montrent une montée en flèche des canicules type 2003 et même pire mais c'est aussi à replacer dans le contexte des modèles qui génèrent un réchauffement en tentant de préserver le plus possible la circulation générale connue (la stabilité de la cellule de Hadley par exemple). http://88.167.97.19/temp/Built for stability_ngeo1200.pdf

 

Si on regarde les analogues des paléoclimats à la situation attendue, par exemple le Miocène, on voit que le climat européen est globalement de type subtropical humide avec une faible amplitude saisonnière. Le caractère humide évitant aux températures de monter trop haut, avec en conséquence une chaleur limitée mais bien plus humide (donc niveau confort c'est pas une bonne nouvelle pour autant). On pourrait voir ça comme une hausse de la moyenne de la distribution, mais avec une baisse de la variance (c.a.d un aplatissement des extrémités). A ce niveau c'est probable qu'on atteigne les limites des modèles actuels, on verra bien maintenant. 

Modifié par Higurashi
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Dionysos   
Le 28/12/2016 à 19:46, th38 a dit :

Mais depuis 2000, on a en France une insolation qui est très généreuse, et cela dans la plupart des régions.

Pour en tirer une vraie tendance, la moyenne 91/20 sera nécessaire, mais beaucoup plus encore, la moyenne 2001/30.

...Il faut donc attendre...je ne vois pas bien comment on pourrait faire autrement.

 

Nous avons d'ors et déjà quelques indications...

 

Prenons l'exemple de Grenoble.

la moyenne de la période 1981-2010 était à 2065h / an (source MF)

La moyenne des 15 dernières années (2002 -2016) s'établit à 2125 h , ce qui semblerait témoigner effectivement d'un léger accroissement de l'ensoleillement.

En particulier, la barre des 2300h/an a été dépassée 3 fois au cours des 15 dernières années (2011 et 2015, et bien sûr 2003 , record absolu avec 2414)

Bien sûr la période est trop courte pour savoir si la tendance va se confirmer

Je ne sais pas d'ailleurs si cette tendance est confirmée sur d'autres villes de France ?

 

Il me semble par contre que l'on donne trop d'importance à la "fréquence des canicules", pour caractériser l'évolution du climat

Si l'on met de côté l'OVNI 2003, il y a, au maximum, 1 canicule par an, et qui ne dure presque jamais plus de 5 jours consécutifs...dans une année qui en compte 365...

Pour moi, la canicule reste donc un phénomène isolé (heureusement) , même s'il est peut-être moins rare qu'il l'était autrefois.

 

Les statistiques annuelles moyennes (niveau des températures, cumul d'ensoleillement, nombre de jours de précipitation) me paraissent être des indicateurs plus pérennes.

 

 

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Dionysos   

En fouillant dans les archives , j'ai trouvé des moyennes qui illustrent que l'ensoleillement de Grenoble est en constante progression depuis 1950 (progression lente certes, mais réelle) :

MOY 1951/1980    2019
MOY 1961/1990    2040
MOY 1971/2000    2039
MOY 1981/2010    2067
MOY 1987/2016    2096
MOY 2002/2016    2124

 

2 curiosités :

- le cumul de 1976, qui avait établi un record à l"époque, a déjà été dépassé à 5 reprises depuis (en 40 ans)

- le record absolu ne date pas de 2003 , comme je le pensais, mais de 1989 : 2465 h (2003 est juste un peu en dessous)

 

Modifié par Dionysos

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Posté(e) (modifié)

Je reviens à ce topic car une forte période de chaleur semble s'emparer de la péninsule ibérique et de la France... peut on admettre qu'il y à un lien avec le réchauffement climatique ?

 

Le réchauffement peut t-il avoir un impact sur la répartition des centres d'actions (placement des anticyclones par exemple) qui nous infligent ainsi des advections brûlantes venues d'Ibérie méridionale?

 

Assiste t-on réellement à une véritable tendance , est t-il  arrivé le début des étés caniculaires pour les régions du Sud de la Loire au moins? (à l'image de ce que beaucoup de scénarios climatiques ) laissent envisager d'ici la fin du Siècle. Ainsi par t-on vers une énorme multiplication des vagues de chaleurs d'été , et vers la fin de la neige en plaine au moins dans l'Ouest et les plaine du Centre du Pays...?

 

Je pose ces questions ce soir, car j'ai comme la véritable impression qu'il se passe réellement quelque chose d'assez anormal climatologiqumement parlant

 

 

Quel(s) sont vos avis sur la Question?

 

ah et aussi quel(s) impacts sur la végétation en France? extension de la végétation méditerranéenne? mort des chênes pédonculés et des hêtraies du Centre de la France par exemple?

Modifié par mickael23

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th38   
il y a 9 minutes, mickael23 a dit :

Je reviens à ce topic car une forte période de chaleur semble s'emparer de la péninsule ibérique et de la France... peut on admettre qu'il y à un lien avec le réchauffement climatique ?

 

Le réchauffement peut t-il avoir un impact sur la répartition des centres d'actions (placement des anticyclones par exemple) qui nous infligent ainsi des advections brûlantes venues d'Ibérie méridionale?

 

Assiste t-on réellement à une véritable tendance , est t-il  arrivé le début des étés caniculaires pour les régions du Sud de la Loire au moins? (à l'image de ce que beaucoup de scénarios climatiques ) laissent envisager d'ici la fin du Siècle. Ainsi par t-on vers une énorme multiplication des vagues de chaleurs d'été , et vers la fin de la neige en plaine au moins dans l'Ouest et les plaine du Centre du Pays...?

 

Je pose ces questions ce soir, car j'ai comme la véritable impression qu'il se passe réellement quelque chose d'assez anormal climatologiqumement parlant

 

 

Quel(s) sont vos avis sur la Question?

 

ah et aussi quel(s) impacts sur la végétation en France? extension de la végétation méditerranéenne? mort des chênes pédonculés et des hêtraies du Centre de la France par exemple?

C'est un super gros sujet que tu met là !

Rapidement, plusieurs remarques :

-Une canicule n'a jamais fait un climat........sauf qu'elles se multiplient, contrairement aux vagues de froid qui se raréfient

Oui, il y a une réelle tendance.

Depuis 1947, il y a eu, selon MF 23 vagues de froid, et 22 canicules (on est vraiment tempéré !!!)

Depuis 2000, on comptabilise 3 vagues de froid (dont deux 2001 et 2003 de faible intensité, et une de forte intensité (2012) mais 8 canicules dont 1 d'intensité exceptionnelle (2003) 1 de très forte intensité (2006) et 3 de forte intensité (2 en 2015, une en 2013)

De fait les moyennes comme les extrêmes montent, et cela pour tous les mois de l'année.

Dans 3 ans on pourra comparer les normales 61/90 avec 91/20. C'est sûr, il va y avoir de gros dégâts.

 

Enfin là aussi beaucoup de choses seraient à dire, mais la végétation suit très lentement, car sa vitesse de déplacement n'est pas si rapide que cela. Mais c'est vrai dans la vallée du Rhône, le climat méditerranéen monte vers le nord, même si c'est environ à la vitesse de l'escargot...

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