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Niveau des océans : suivi et perspectives

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meteor   

Evidemment si le bilan de glace de l'ensemble du continent Arctique , Péninsule comprise est positif, il devient difficile d'imaginer que l'Arctique contribue à la hausse du niveau de la mer mais il me semble qu'on n'en est pas à pouvoir dire ça . On reste un peu dans la marge d'incertitude .

Tu veux dire Antarctique je pense.

Sinon, je n'ai pas lu l'article en question, mais le danger dont on parle depuis au moins 10 ans concernant l'Antarctique provient de la WAIS (West Antarctic Ice Sheet).

Si je me rappelle bien, la WAIS, de par sa configuration, s'appuie sur un (des) énorme(s) shelf (s) maritime(s).

Ce shelf consiste en une banquise de mer très épaisse (plusieurs 10 aines de m) qui retient l'écoulement des glaciers du WAIS.

Si ce shelf est attaqué par le réchauffement des océans dans cette zone, c'est une très grosse masse de glace qui pourrait s'effondrer dans l'océan antarctique et qui ferait monter le niveau très fortement et très rapidement.

Si je me souviens bien, il y a 5m de niveau dans la WAIS.

Bien plus que la fonte tranquille des glaciers par la base, ce sont ces genres de phénomènes qui peuvent entraîner les 2m en question en 2100.

Maintenant la modélisation a t-elle fait suffisamment de progrès pour qu'on puisse donner une probabilité?

bon j'ai lu l'abstract:

"Polar temperatures over the last several million years have, at times, been slightly warmer than today, yet global mean sea level has been 6–9 metres higher as recently as the Last Interglacial (130,000 to 115,000 years ago) and possibly higher during the Pliocene epoch (about three million years ago). In both cases the Antarctic ice sheet has been implicated as the primary contributor, hinting at its future vulnerability. Here we use a model coupling ice sheet and climate dynamics—including previously underappreciated processes linking atmospheric warming with hydrofracturing of buttressing ice shelves and structural collapse of marine-terminating ice cliffs—that is calibrated against Pliocene and Last Interglacial sea-level estimates and applied to future greenhouse gas emission scenarios. Antarctica has the potential to contribute more than a metre of sea-level rise by 2100 and more than 15 metres by 2500, if emissions continue unabated. In this case atmospheric warming will soon become the dominant driver of ice loss, but prolonged ocean warming will delay its recovery for thousands of years."

Ce n'est donc pas tout à fait le phénomène que je décrivais mais plutôt un genre d' hydro-fracturation de la masse du shelf, par le réchauffement atmosphérique et pas forcément le réchauffement océanique.

Ce dernier intervenant dans une quasi irréversibilité du phénomène.

Dans l'article du Monde ils parlent aussi de l'Antarctique Est qui serait moins stable que pensé initialement.

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CP3   

Traduction en français du dernier article de James hansen publié dans nature , au sujet de la possible montée accélérée des eaux :

" Nous utilisons des simulations numériques climatiques, des données paléoclimatiques et des observations modernes pour étudier l ‘effet de la fonte des glaces croissante en Antarctique et au Groenland. L’eau de fonte tend à stabiliser la colonne d’eau de l’océan, ce qui induit des effets secondaires amplificateurs qui augmentent le réchauffement sous la surface de l’océan et la fonte des plateformes glaciaires. L’eau froide de fonte et les effets dynamiques induits causent le refroidissement de la surface de l’océan dans l’océan Austral et l’Atlantique-Nord, augmentant par là le déséquilibre énergétique de la planète et le flux de chaleur vers la plupart de la surface des océans de la Terre. Le refroidissement de la surface de l’océan Austral, augmentant la stratification, ralentissant la formation des eaux profondes, et augmentant la perte de masse des plateformes glaciaires. Ces effets secondaires rendent les plateformes glaciaires en contact avec l’océan vulnérable à une désintégration qui s’accélère. Nous postulons que la perte de masse de la glace la plus vulnérable, suffisante pour augmenter le niveau de la mer de plusieurs mètres, est mieux approximée par une exponentielle que par une réponse plus linéaire. Des temps de doublement de 10, 20 ou 40 ans aboutissent à une montée de niveau de la mer de plusieurs mètres en environ 50, 100 ou 200 ans. Le temps de doublement de la fonte de glace récente est plutôt dans le bas de cette fourchette, mais les données sont trop récentes pour confirmer la nature de cette réponse. Ces effets secondaires, qui incluent le réchauffement sous la surface de l’océan, aident à expliquer les données paléoclimatiques et indiquent un rôle dominant de l’océan Austral dans la contrôle du CO2 atmosphérique, qui exerce un contrôle étroit sur la température globale et le niveau de la mer. L’échelle millénaire (500-2000 ans) de la ventilation de l’océan profond affecte l’échelle de temps pour un changement naturel de CO2 et par là l’échelle de temps pour un climat paléo-global, les changements des plateformes glaciaires, mais cette échelle paléo-millénaire ne devrait pas être mal interprétée comme l’échelle pour la réponse des plateformes glaciaires à un rapide, et important forçage humain. Ces effets secondaires climatiques aident à l’interprétation des événements tardifs de l’interglaciaire précédent ( ?prior), quand le niveau de la mer est monté à +6-9 mètres avec des preuves de tempêtes extrêmes alors que la Terre était moins d’1°C plus chaude qu’aujourd’hui. La fonte des glaces qui refroidit l’Atlantique Nord et l’Océan du Sud augmente les gradients de température atmosphériques, l’énergie cinétique turbulente, et la baroclinicité, causant par là des tempêtes plus puissantes. Les modèles, les preuves paléoclimatiques et les observations en cours impliquent ensemble que 2°C de réchauffement au dessus du niveau préindustriel pourrait être dangereux. Si les fortes émissions des combustibles fossiles continuent, nous prédisons qu’elles vont amener (1) le refroidissement de l’océan Austral, surtout dans l’hémisphère Ouest ; (2) le ralentissement de la circulation océanique autour de l’océan Austral; (3) le ralentissement et éventuellement l’arrêt de la circulation thermohaline de l’Atlantique avec un refroidissement de la région Nord-Atlantique ; (4) des tempêtes de plus en plus puissantes ; et (5) une montée de niveau de la mer qui augmente de façon non linéaire, et atteindra plusieurs mètres sur une échelle de temps de 50 – 150 ans. Ces prédictions, en particulier le refroidissement dans l’océan Austral et l’Atlantique Nord, avec un réchauffement réduit (et même un refroidissement) de l’Europe, diffèrent fondamentalement des actuelles évaluations du changement climatique. Nous discutons les observations et les modèles nécessaires pour rejeter ou éclaircir ces affirmations. "

Source : https://dorotaretelska.wordpress.com/

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CP3   

Dans une certaine mesure , l' éventuelle fonte accélérée des calottes de glaces artic et antartique ne seraient pas forçément une mauvaise nouvelle sur le très long terme . En effet , cela empêcherait un rechauffement trop important de l' atmosphère et éviterait donc une trop grande fonte des permafrost terrien et sou-marin risquant d' induire le dégazage d' énorme quantité de methane , ainsi que d' hydrates de méthane dans l' atmosphère . Cela éviterait donc l' emballement ,au moins , à ce niveau là .

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Le 03/04/2016 à 17:15, CP3 a dit :

Dans une certaine mesure , l' éventuelle fonte accélérée des calottes de glaces artic et antartique ne seraient pas forçément une mauvaise nouvelle sur le très long terme . En effet , cela empêcherait un rechauffement trop important de l' atmosphère et éviterait donc une trop grande fonte des permafrost terrien et sou-marin risquant d' induire le dégazage d' énorme quantité de methane , ainsi que d' hydrates de méthane dans l' atmosphère . Cela éviterait donc l' emballement ,au moins , à ce niveau là .

 

Ce n'est pas tout à fait le sens de cet article :

http://dr-petrole-mr-carbone.com/arctique-acceleration-inexpliquee-de-la-concentration-atmospherique-de-methane/

 

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La finalité de l'article, elle est résumée à la fin de ce dernier :

 

"Appelées événements de Dansgaard-Oeschger, ces phases de réchauffement ont elles mêmes pu provoquer (avec la fonte et la débâcle des calottes glaciaires de l’Arctique suivi d’un affaiblissement de la circulation océanique issue du Gulf Stream) des phases de refroidissement encore plus longues sur l’hémisphère nord, de 5000 à 10 000 ans, appelées événements de Heinrich. La bombe climatique du méthane, c’est un peu tout ça"

 

Pour dire que finalement, à chaque action, il y a une contre réaction.

Ce qui est inquiétant c'est que selon l'article, les phases de réchauffement sont brèves alors que celles de refroidissement sont, longues, très longues, jusqu'à l'extinction partielle de la vie.

Parce que sur notre planète, ce sont bien les refroidissements qui ont favorisé les extinctions de masse, pas les réchauffements.

 

Le chaos semble difficilement imaginable en climatologie.

Et pour cause, les lois physique sont parfaitement calées sur les caractéristiques de notre planète (coup de bol qui a créé la vie sur terre default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" title=";)" width="20" />).

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sirius   

" Et pour cause, les lois physique sont parfaitement calées sur les caractéristiques de notre planète (coup de bol qui a créé la vie sur terre default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" style="vertical-align:middle;border:0px;color:rgb(39,42,52);font-family:'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;word-spacing:0px;background-color:rgb(255,255,255);" title=";)" width="20" />). "

il y a une heure, franckdemline a dit :

...

Et pour cause, les lois physique sont parfaitement calées sur les caractéristiques de notre planète (coup de bol qui a créé la vie sur terre default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" title=";)" width="20" />).

 

Disons qui a permis mais,

1 ça ne garantit en rien que les contre-réactions sont suffisantes pour conserver notre forme de vie

2 et surtout ça ne garantit en rien qu'elles permettent de conserver notre style de vie

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Il y a 10 heures, sirius a dit :

" Et pour cause, les lois physique sont parfaitement calées sur les caractéristiques de notre planète (coup de bol qui a créé la vie sur terre default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" style="vertical-align:middle;border:0px;color:rgb(39,42,52);font-family:'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;word-spacing:0px;background-color:rgb(255,255,255);" title=";)" width="20" />). "

 

Disons qui a permis mais,

1 ça ne garantit en rien que les contre-réactions sont suffisantes pour conserver notre forme de vie

2 et surtout ça ne garantit en rien qu'elles permettent de conserver notre style de vie

 

Aucun gros bouleversement du style perte de l'eau terrestre ou encore disparition du magnétisme n'est attendu dans un proche avenir et surtout ce ne serait pas la faute de l'homme.

 

La vie perdurera c'est sûr mais comme tu le dis, notre forme ou notre style de vie pourraient changer.

 

Ce changement sera long et progressif.

 

 

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sirius   

il y a 26 minutes, franckdemline a dit :

 

 

Ce changement sera long et progressif.

 

 

 

Pourquoi?

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Puisque la météo est plutôt maussade en ce premier jour de juillet dans pas mal de régions, pourquoi ne pas regarder cette vidéo dans le cadre des Mardis de l'Espace des sciences à rennes avec Catherine Jeandel:

 

 

 

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Puisque la météo est plutôt maussade en ce premier jour de juillet dans pas mal de régions, pourquoi ne pas regarder cette vidéo dans le cadre des Mardis de l'Espace des sciences à Rennes avec Catherine Jeandel:

 

 

 

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serge26   

Une petite mise à jour du sujet en ce début d'année 2017

MSL_Serie_MERGED_Global_AVISO_GIA_Adjust_TPJ1J2.png

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Yoann44   

Intéressant de voir que la hausse du niveau des mers stagne depuis le fort réchauffement de la planète à partir de la mise en place de l'el nino 2015-2016...

 

Cela vient renforcer mon sentiment qu'el nino a permis ? S'est couplé ? avec une libération par l'océan de l'énergie excédentaire dû au RCA (tandis que la "pause" du RCA des années 2000 est étrangement corrélé avec une augmentation sensible du niveau de la mer).

Cela est aussi à mettre en relation avec la réanalyse de la NOAA qui tend à montrer que des biais de mesures avaient sous-estimé la chaleur océanique durant cette période, et qu'il n'y a pas eu de pause durant les années 2000, la croissance de l'anomalie de température mondiale se cantonnant durant ces années majoritairement dans les océans.

 

Nous avons bien de la chance d'avoir un tel tampon climatique ! Il faut par contre espérer que ce relargage de chaleur océanique dans l'atmosphère ne continue pas (à la faveur d'un autre el nino rapproché par exemple...)

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Posté(e) (modifié)

Merci a toi, Serge, pour cette courbe.

 

3,26 mm/an, c'est quand même bien peu pour arriver aux 80, 90 cm voire 1 m en 2100 comme l'a prôné le GIEC.

Il va falloir à un moment que les choses s'accélèrent pour que les choses sérieuses soient prisent au sérieux.

Parce qu'au rythme actuel, dans 80 ans ce ne sera que 26 cm de plus.

La diffusion des chiffres peut jouer l'effet inverse à celui escompté, un Trump aurait facile à dire qu'il avait raison et ce serait catastrophique pour le climat.

Modifié par franckdemline

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il y a 4 minutes, franckdemline a dit :

3,26 mm/an, c'est quand même bien peu pour arriver aux 80, 90 cm voire 1 m en 2100 comme l'a prôné le GIEC.

Il va falloir à un moment que les choses s'accélèrent pour que les choses sérieuses soient prisent au sérieux.

 

Ça s'accélère déjà, l'évolution n'est pas linéaire. Et il est plus que probable que la non-linéarité continue de s'accentuer à mesure que le climat continue de se réchauffer. Donc cela n'a pas de sens d'extrapoler linéairement jusqu'en 2100.

 

Sea-Level-1.gif

 

http://academics.eckerd.edu/instructor/hastindw/MS1410-001_FA08/handouts/2008SLRSustain.pdf

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Il y a 2 heures, Yoann44 a dit :

Nous avons bien de la chance d'avoir un tel tampon climatique ! Il faut par contre espérer que ce relargage de chaleur océanique dans l'atmosphère ne continue pas (à la faveur d'un autre el nino rapproché par exemple...)

 

Je préciserais même d'énergie latente car au delà de la chaleur envoyée dans l'atmosphère, c'est surtout beaucoup de vapeur d'eau qui a été transférée vers ce dernier.

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Yoann44   
Il y a 13 heures, franckdemline a dit :

 

Je préciserais même d'énergie latente car au delà de la chaleur envoyée dans l'atmosphère, c'est surtout beaucoup de vapeur d'eau qui a été transférée vers ce dernier.

 

Justement ce serait intéressant d'avoir une idée de l'évolution de la concentration globale de vapeur d'eau depuis quelques années. Si des mesures existent à ce niveau, on pourrait ainsi savoir si cette chaleur a bien été transféré à l'atmosphère par une évaporation plus importante de l'océan depuis 2015. En comparant ainsi avec la courbe de l'évolution du niveau de la mer, on pourrait voir si une corrélation se dessine.

Existe-t-il ce genre de mesures sur toute la planète ? (car j'imagine la difficulté que cela doit être de le mesurer)

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sirius   
il y a une heure, Yoann44 a dit :

 

Justement ce serait intéressant d'avoir une idée de l'évolution de la concentration globale de vapeur d'eau depuis quelques années. 

qu'est ce que tu appelles "concentration globale" ?

Si tu parles de la colonne d'eau, on a bien une augmentation qui suit à peu près Clausius Clapeyron. (http://www.remss.com/research/climate) mais c'est pas uniforme du toput. Par ailleurs, cette augmentation, c'est surtout dans la couche limite , au dessus c'est moins clair  mais c'est sans doute plus lié à la difficulté des mesures  (un peu comme pour le hot spot)

Je ne sais pas si ça t'avance beaucoup mais de toute façon, on sait que les trois quarts des flux convectifs sont sous forme de chaleur latente.

 

RSS_twp_trend_ocean.PNG

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Yoann44   

L'optimisme n'est pas de mise en terme de montée du niveau de la mer d'ici 2100...

 

Une étude de la NOAA, basée sur les dernières recherches sur le Groenland et l'Antarctique, montre bien que le GIEC sous-estime dangereusement la possible déstabilisation importante des calottes polaires au courant de ce siècle...

Des études paléoclimatiques ayant montré qu'avec des taux de CO2 et de températures comparables à aujourd'hui, une fonte majeure et rapide des calottes polaires a déjà eu lieu dans le passé, entraînant une hausse majeure du niveau des océans ! Imaginez donc la réaction des calottes polaires si les températures augmentent comme prévu de +2 à +5°C selon nos émissions de gaz à effet de serre...

Les dernières observations sur l'inlandsis Antarctique confirme d'ailleurs nettement les prévisions les plus pessimistes...

 

https://docuclimat.com/2017/01/25/lantarctique-fond-menace-notre-avenir-et-nous-regardons-si-la-croissance-se-porte-bien/

 

Je vous laisse à la lecture de cet excellent article de Johan Lorck du blog global climat pour en savoir plus sur cette étude qui je l'espère en réveillera quelques uns sur l'urgence de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre... :

 

https://global-climat.com/2017/01/28/la-noaa-revoit-a-la-hausse-ses-previsions-delevation-du-niveau-de-la-mer/

 

Yoann 

https://docuclimat.com/

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Etude publiée dans Nature, parue il y'a quelques jours.

 

L'océan est le plus grand puits de dioxyde de carbone anthropique (CO2). Celui-ci a en effet absorbé environ 40% des émissions de CO2 depuis le début de l'ère industrielle. Des données récentes montrent que le taux d'absorption du CO2 par l'océan a augmenté au cours de la dernière décennie. Nous montrons dans la présente étude que la variabilité de la circulation océanique est le principal moteur des changements de ce taux d'absorption au cours des dernières décennies. (...) Nous constatons qu'au cours des années 1990 une intensification de la circulation océanique méridienne a entraîné une augmentation du dégazage naturel de CO2, affaiblissant ainsi le puits de CO2. Cette tendance s'est inversée au cours des années 2000, à mesure que la circulation s'affaiblissait. L'affaiblissement de cette circulation est susceptible de renforcer le puits de CO2 dans un proche avenir via le piégeage de CO2 dans les océans profonds, mais à terme peut finalement limiter l'absorption océanique de CO2 anthropique.

 

http://www.nature.com/nature/journal/v542/n7640/full/nature21068.html

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Une grosse étude est sortie concernant la diminution de l'oxygène dans les océans : http://www.nature.com/nature/journal/v542/n7641/full/nature21399.html 

 

Les modèles océaniques prédisent un déclin de la quantité d'oxygène dissous dans l'océan de 1 à 7% d'ici à 2100, causé par la combinaison d'une diminution de la solubilité de l'oxygène (l'eau chaude peut contenir moins d'oxygène dissous) et d'une ventilation réduite de l'océan profond (liée à l'augmentation de la stratification océanique). Un tel recul de la teneur en oxygène océanique pourrait affecter les cycles des nutriments et l'habitat marin, avec des conséquences économiques potentiellement néfastes. Les observations régionales indiquent une diminution continue des concentrations d'oxygène dissous dans la plupart des bassins océaniques.  

 

Nous constatons que la teneur en oxygène dissous dans l'océan - environ 227,4 ± 1,1 petamoles- a diminué de plus de 2% (4,8 ± 2,1 petamoles) depuis 1960, avec de fortes variations selon les bassins océaniques et selon la profondeur. Nous suggérons que les changements observés dans l'océan supérieur sont principalement dus à une diminution de la solubilité et de la consommation biologique induite par le réchauffement global. Les changements dans l'océan plus profond peuvent avoir leur origine dans la variabilité multidécennale à l'échelle du bassin, le ralentissement de la circulation océanique et une augmentation potentielle de la consommation biologique.

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Lolox   

Dans le journal "Le Monde" du 29 Avril dernier, un article était proposé sur une étude récemment publiée et démontrant une accélération de 30% de la montée des Océans constatée entre la période de 2004 à 2015 par rapport à la période 1993 / 2004.

Il s'agit d'un étude menée par une équipe franco-suisse, publiée dans la dernière revue "Geophysical Research Letters".

 

L'une des principales conclusions de cette étude, c'est que sur la dernière période on parvient à retrouver l'impact des pertes des calottes glaciaires sur le niveau des océans. A priori, c'est la première étude permettant d'établir une corrélation nette entre ces deux évolutions, même si instinctivement on pouvait penser qu'à force de fondre les calottes glaciaires allaient impacter l'augmentation du niveau des océans  ;)

 

Voici le lien vers l'article de la revue en question :

 

http://blogs.agu.org/geospace/2017/04/26/sea-level-rising-faster-now-1990s-new-study-shows/

 

"Using this approach, the new study finds the global mean sea level, or the average height of the world’s oceans, has been increasing by 3 millimeters (.1 inches) per year on average during the satellite period.

The research also finds the rate of global mean sea level rise increased by 0.8 millimeters (.03 inches) per year during the second half of the satellite period, from 2004 to 2015. The increase is mainly due to accelerated melting of the Greenland Ice Sheet, according to the new research."

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williams   
Posté(e) (modifié)

Entre 2004 et 2015 c'est logique d'avoir une accélération aussi importante puisque 2004 est lors d'un La Nada et 2015 un fort El Nino. L'ENSO joue un rôle temporelle sur le niveau des océans.

 

Puis je croyais qu'on ne pouvais pas se baser sur 10 ans en climatologie.

 

Williams

Modifié par williams

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Lolox   

C'est vrai pour ce qui touche à la climatologie, mais comme on ne dispose des mesure satellitaires du niveau des océans que depuis 1993 on est bien obligé de faire avec pour l'instant :D .

 

En outre, je rajouterais qu'il ne s'agit pas à proprement parler de climatologie au sens strict du terme. Il ne s'agit pas de mettre en évidence une évolution climatique passée ou à venir, mais plutôt de mettre en cohérence/relation les constatations sur ces deux périodes... Ce n'est pas tout à fait pareil que d'essayer de mettre en évidence un réchauffement de 0.02°C/an sur les 30 dernières années, tu l'admettras ?! :P

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williams   
il y a 35 minutes, Lolox a dit :

C'est vrai pour ce qui touche à la climatologie, mais comme on ne dispose des mesure satellitaires du niveau des océans que depuis 1993 on est bien obligé de faire avec pour l'instant :D .

 

En outre, je rajouterais qu'il ne s'agit pas à proprement parler de climatologie au sens strict du terme. Il ne s'agit pas de mettre en évidence une évolution climatique passée ou à venir, mais plutôt de mettre en cohérence/relation les constatations sur ces deux périodes... Ce n'est pas tout à fait pareil que d'essayer de mettre en évidence un réchauffement de 0.02°C/an sur les 30 dernières années, tu l'admettras ?! :P

 

Je ne vois pas trop se que tu veux dire à ton deuxième paragraphe dont surtout la première phrase, car quand on nous parle d'une accélération de la montée du niveau de la mer c'est suite au conséquence du réchauffement climatique qu'on nous dit ceci et donc cela a un lien avec la climatologie comme la fonte de la banquise... Donc ici ils disent ceci pour mettre en évidence une conséquence de l'évolution climatique donc la preuve des liens entre les deux comme il est dit dans le texte en nous disant "Le niveau global de la mer est l'un des meilleurs indicateurs du changement climatique...". 

 

Mais comme il faut se baser sur 30 ans pour l'évolution du climat suite à ce qui a souvent été dit alors il faut faire de même pour se qui en est la cause ainsi que pour ses conséquences si non cela n'a plus de sens.

 

Williams

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Lolox   
Il y a 1 heure, williams a dit :

 

Je ne vois pas trop se que tu veux dire à ton deuxième paragraphe dont surtout la première phrase, car quand on nous parle d'une accélération de la montée du niveau de la mer c'est suite au conséquence du réchauffement climatique qu'on nous dit ceci et donc cela a un lien avec la climatologie comme la fonte de la banquise... Donc ici ils disent ceci pour mettre en évidence une conséquence de l'évolution climatique donc la preuve des liens entre les deux comme il est dit dans le texte en nous disant "Le niveau global de la mer est l'un des meilleurs indicateurs du changement climatique...". 

 

Mais comme il faut se baser sur 30 ans pour l'évolution du climat suite à ce qui a souvent été dit alors il faut faire de même pour se qui en est la cause ainsi que pour ses conséquences si non cela n'a plus de sens.

 

Williams

 

Il n'y a pas besoin d'attendre 30 ans pour observer la diminution du volume de l'Inlandsis Groenlandais d'année en année... Les observations actuelles sont assez édifiantes en la matière.

Cette étude portait essentiellement sur une quantification précise de l'augmentation du niveau marin depuis les débuts des relevés satellitaires, avec en arrière plan effectivement l'évolution de l'Inlandsis Groenlandais constatée depuis une vingtaine d'années.

En aucun cas il s'agit sur cette étude de quantifier le changement climatique global, mais simplement d'en observer les répercussions sur le niveau des Océans en partant de l'hypothèse que la perte du volume de l'Inlandsis (qui ne peut à ce jour être remise en cause) doit influencer l'évolution des masses d'eau océaniques.

 

Si pour être recevable, une telle étude doit attendre 30 ans de relevés précis concernant le niveau des océans, autant dire que la science n'avancera pas.

 

Quand on parle de 30 ans de délais pour se pencher sur la climato, c'est une manière de compenser l'extrême variabilité du climat en fonction des nombreux cycles qu'on lui connait et d'éviter ainsi des biais qui pourraient être préjudiciables à la véracité des conclusions auxquelles les études aboutissent.

 

C'est dommage qu'après toutes ces années passées à te pencher sur la climatologie, tu ne sois pas en mesure de comprendre le pourquoi du comment on procède dans cette discipline :-/

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