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lame2

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Everything posted by lame2

  1. Etonnamment la synoptique générale est assez bien maîtrisée par les modèles et c'est assez visible sur les écarts-types qui ne présentent pas une explosion de l'incertitude même à longue échéance (surtout sur GEFS d'ailleurs). Comme je le précisais dans un précédent post, je pense que ceci est lié au fait que la trame de fond est cernée dans ses grandes lignes. Et, ce sont principalement les petites anomalies Atlantiques qui peuvent largement changer la donne et qui rendent la prévisibilité très faible pour nous en fin de semaine. Les modèles focalisent en tous cas l'incertitude au sud et à l'est immédiat du Groenland à partir de 144h pile dans la phase d'ascension de la dorsale Atlantique. D'ailleurs sur CEP 12z et GFS// 12z, la dorsale ne parvient pas à drainer sur son flanc oriental les anomalies froides continentales jusqu'à nous à cause d'anomalies Groenlandaises qui gênent (avec un comportement et une temporalité différente pour les 2 modèles) l'ascension de la crête. D'ailleurs, le mouvement du vortex Groenlandais est clairement atypique dans les projections avec son déversement massif vers le continent américain et son explosion façon puzzle qui ne laisserait que des miettes (au rôle pourtant fondamental) sur l'Atlantique.
  2. Il y a une trame de fond qui semble s'affirmer au fil des runs et qui est en lien direct avec la forte pulsion méridienne Pacifique prévue s'élever à partir des îles Aléoutiennes et s'amplifier vers le pôle. Ce vaste mouvement visible sur tous les modèles participerait: - au mouvement rétrograde d'ouest vers l'Est, d'une partie du VP Groenlandais qui est envisagé se déverser partiellement sur une partie du continent américain durant l'échéance -au mouvement également rétrograde vers l'ouest du VP Sibérien qui se dirigerait partiellement vers l'Europe occidentale Cette circulation rétrograde côté américain laisserait tout loisir aux mouvements méridiens de s'imposer, voire de s'amplifier sur le quadrant Atlantique et les quelques anomalies basses qui échapperaient au mouvement vers l'Est serviraient de levier aux pulsions subtropicales du côté du Labrador. Cette trame de fond semble assez solide, et laisse envisager la mise en place d'une dorsale Atlantique s'élevant entre Groenland et Scandinavie en 2ème partie d'échéance. Avec un tel scénario, on se rend compte, au regard de la PE que les anomalies froides voire glaciales venant partiellement de Sibérie sont envisagées déborder jusqu'au sud de la Scandinavie jusqu'au nord de l'Allemagne de façon majoritaire. Pour le reste, la capacité de ces anomalies basses à descendre plus largement jusqu'à nous reste incertaine et les diagrammes mettent bien en évidence cette incertitude. C'est le comportement des petites anomalies Atlantiques qui peuvent alors changer la donne: on surveillera celles qui surplomberont la crête et celles qui circuleront à la base de l'édifice. En tous cas, on note depuis hier une tendance à l'amplification des mouvements qui constituent la trame de fond dont je parle, il est bien évident que plus cette trame de fond sera puissante, plus le basculement vers des scénarios hivernaux pour nous se confirmera.
  3. A lire certains posts, on a l'impression que la situation est scellée pour ce topic avec douceur et flux d'ouest de bout en bout. Je trouve au contraire que la situation est très ouverte pour la 2ème partie du topic et la fin d'échéance. Pas le temps d'aller beaucoup dans le détail (désolé) mais on note la reprise de mouvements méridiens amples sur l'Atlantique et beaucoup d'hésitation des modèles sur la situation entre Groenland et Scandinavie ou un couloir favorable ou non à une amplification de dorsale s'ouvre ou se referme en fonction des modèles et des mises à jour. Que ça aboutisse à un scénario hivernal pour l'Europe occidental est une autre histoire mais il y a du potentiel notamment lorsqu'on remarque qu'une partie de la modélisation envisage dans le même temps un rapprochement du VP Sibérien vers l'ouest.
  4. Waouh Tao! tu y vas fort ce soir. On se croirait revenu au belles années du forum lorsque le "fil" se transformait en règlement de compte à ok corral (mes expressions sont d'époque aussi ). Bon, moi je prends du recul, on le connait notre Virgile, un ours mal léché en mal d'hiver qui ne fait pas dans la dentelle, qui est tout sauf politiquement correct. C'est un peu le John Mc Enroe d'IC ou notre Zlatan. Oui il est clivant, dictatorial et parfois de mauvaise foi. Comme tu le reconnais, il a aussi beaucoup d'expérience et détecte souvent les signaux faibles. Après chacun s'exprime à sa manière et je peux comprendre que ses propos peuvent blesser et donner l'impression qu'il se place au dessus de la mêlée pour donner la leçon. Mais je crois en fait qu'on est tous un peu Virgile par moment, je crois détecter dans ses propos beaucoup de frustration par rapport au potentiel que proposait la situation à venir comme on est beaucoup à pouvoir ressentir. Et je me dis régulièrement que si on se retrouvait tous autour d'une bière, parlant du forum et surtout de notre passion pour la météo, on passerait sans doute un bon moment et on serait étonné les uns par les autres. Derrière les claviers, on est réduit à des pseudos, à des raccourcis de ce qu'on est vraiment. Bref, pour revenir en 2 mots à la situation à venir, clairement le signal est assez clair ce soir pour envisager que notre bulle chaude groenlandaise migre vers l'Ouest (Baffin et continent américain) vers la fin de l'échéance et laisse finalement progresser vers l'est les anomalies basses Atlantiques pour finir par porter une circulation d'OSO sur la France en fin de semaine. Mais, j'attends quand même attentivement regarder les sorties de demain matin car je remarque que cette projection n'est pas encore complètement actée par l'ensemble GEFS. C'est peut-être ma façon (plus soft) de mieux supporter la frustration
  5. Comme dit plus haut, la bascule entre 2 types de circulation très différentes (en gros flux de SO ou flux à composante plus ou moins nordique pour nous) se joue à très peu. A chaque alimentation de la dorsale, on sent qu'on peut basculer de l'un à l'autre au moindre décalage. D'ailleurs, sur le CEP, la bascule véritable vers une circulation SO se joue finalement assez tard dans l'échéance et il finit par "choisir" franchement le scénario SO entre 192 et 216 h avec une petite anomalie basse Atlantique qui finit par verrouiller définitivement la porte des hautes latitudes.
  6. Oui c'est sans doute un élément déterminant car quand on regarde les différentes alimentations de ce pseudo blocage, on se rend compte qu'elles ne manquent pas. Entre 0 et 240 h, on dénombre assez souvent 4 alimentations successives (la 1ère démarre à h+48, la 2ème se situe à peu près à 120 h, la 3ème à 168 h et on note parfois une autre après 200 h!). On note également qu'elles sont toutes suffisamment puissantes pour atteindre le Groenland voire le nord de l'inlandsis. On pourrait croire qu'avec un tel déchainement subtropical Atlantique, le blocage devrait être suffisamment puissant pour diriger jusque vers nous un flux à composante nordique de façon assez continue. Mais on remarque aussi que cette latitude élevée de la crête du blocage, facilite d'une part la circulation d'ouest en est des anomalies basses Atlantiques entre les pulsions et d'autre part l'interaction de celles-ci avec le bloc continental en amont de la France. Lorsque les pulsions s'envolent moins vers le nord, le couloir d'alimentation reste plus longtemps ouvert, les anomalies basses circulent moins et l'interaction est moins présente. C'est un peu tout l'enjeu de cette configuration, et l'évolution du soir de la majorité des modèles vers une latitude moins haute de la crête ou vers une évacuation moins prégnante vers Baffin est peut-être un signal vers un rajustement plus favorable à venir? Je trouve que la PE engage quand même à la prudence quant au scénario exact auquel nous serons soumis, il y a encore de grands écarts de modélisation sur le comportement de cette dorsale et sur l'articulation entre son alimentation et la circulation sous "blocage".
  7. On remarque que la PE est très éclatée ce matin, encore plus qu'hier et que la volatilité devient forte à partir du 18 janvier. De ce point de vue le diagramme de Toulouse est assez édifiant. Il fait penser aux diagrammes nord Américains,: J'aurais pu prendre le diagramme de Paris qui propose 30°C de différence à 850 hpa entre le scénario le plus froid et le plus doux mais il est un peu moins spectaculaire Les amateurs d'hiver peuvent se consoler en se disant que pas mal de scénarios envisagent que le vortex sibérien pourrait finir par nous rendre une visite plus ou moins longue et/ou plus ou moins intense (quelque fois extrême d'ailleurs) mais que le processus est parfois long voire très long. Ils peuvent aussi s'inquiéter en voyant beaucoup de scénarios doux ou très doux avec beaucoup de variation et que certains d'entre eux envisagent un bel isolement d'une bulle chaude sur le Groenland mais nous mettant sur toute l'échéance à l'écart du décrochage continental (P24 par exemple) qui nous positionne essentiellement en flux de SO sous influence des anomalies basses circulant sous le "blocage". Bref, sans surprise, on n'est pas plus avancé ce matin, on va serrer les fesses encore un bon moment nous qui les avons souvent entre 2 chaises
  8. Dans la situation synoptique proposée, il y a une conjonction d'éléments qui ne sont pas si communs en début d'échéance à 150 h: - le décrochage d'un gros morceau de vortex en provenance de Sibérie se dirigeant jusque sur la Russie occidentale et poussé vers l'Ouest par de petites branches du jet inversées, l'inertie étant encore en cours à ce moment là - une poussée méridienne puissante en direction du Groenland Ce schéma de base est assez solide, c'est un cadre relativement stable comme l'a précisé Tao dans son post de ce midi. A partir de là, l'hivernophile même peu imaginatif construit facilement la suite des événements et envisage aisément le dipôle magique qui se construirait avec un blocage ancré sur le Groenland et les masses d'air glaciales qui déborderaient allègrement à n'en plus finir jusque sur la France. On remarque tous que nos modèles n'envisagent pas pour le moment massivement ce scénario. Ils hésitent, pédalent, avancent, reculent et surtout, ont énormément de difficultés à envisager un scénario majoritaire. La PE reste très éparpillée sur les conséquences du schéma initiale car, d'une part, le point de départ dont on parle se situe déjà assez loin dans l'échéance (j+7) et d'autres part, le comportement des anomalies basses Atlantiques qui interagiraient plus ou moins à un moment ou un autre avec le vortex Sibérien sont mal appréhendées par les modèles plus tôt encore dans l'échéance (120 h par exemple): D'ailleurs ces interactions sont à double tranchant car elles auraient vocation à "attirer" les anomalies sibériennes vers nous dans leur parcours vers l'ouest, mais elles auraient aussi tendance à soulever des anomalies de tourbillon subtropicales dans notre direction (du coup au fil des sorties on souffle "le chaud et le froid" voire les 2 à un moment ou un autre) En tous cas, il me paraît prématuré de parler de temps sensible en France pour la semaine du topic. Pour autant, devant les mouvements amples issus du schéma initial et de leur inertie, je serai étonné qu'à un moment où un autre le vaste morceau de vortex ne déborde pas au moins temporairement jusqu'à nous. Nous ne sommes pas face à un simple décrochage polaire temporaire et savoir qu'il peut être à un moment ou un autre en partie piloté par des anomalies Atlantiques qui ont vocation à venir vers nous milite en ce sens.
  9. Après l'affaissement progressif de notre dorsale Atlantique vers la France sur la 1ère partie d'échéance, on retrouve ensuite assez clairement le signal d'une circulation à nouveau méridienne sur le quadrant Atlantique. C'est clair depuis quelques runs sur CEP et GEM et GFS// et sur les ensembles. Evidemment ce type de circulation est potentiellement favorable aux hivernopiles même si notre position très occidentale sur l'Europe nous laisse par nature à portée immédiate des influences plus maritimes au moindre décalage.
  10. Oui d'autant que les troupes d'anomalies basses Atlantiques sembleraient rester peu prégnantes sur l'Atlantique à J +10. La position entre 2 chaises est évidemment une option pour nous dans ce contexte.
  11. Pour un retour d'Est digne des années 80, je vote pour GFS//
  12. La configuration synoptique globale semble maintenant bien cernée pour le début de semaine prochaine avec une dorsale centrée entre GB et Islande et dont la crête s'étendrait vers la Scandinavie. Notre cut-off continental serait lui centré sur la France. Au sud de, sur l'Atlantique, circulerait une anomalie basse qui aurait un parcours zonal et qui viendrait interagir avec le bloc continental. Il semble vraiment que cette acteur pourrait avoir un rôle important à jouer dans la semaine du topic sur notre temps sensible. Effectivement, dans son parcours vers l'Est, il semble très probable que cette anomalie se phase avec une anomalie de surface aux alentours du sud de l'Espagne ou plus au sud et se creuse. Ce creusement aurait pour effet de générer un flux de SSE qui remontrait plus ou moins vers la France en milieu de semaine. La position de ce creusement, sa puissance sont encore mal appréhendés par les modèles. En terme de temps sensible, pour la France, le début d'échéance serait très froid avec des maxi proche de 0°C sur pas mal de régions. On passerait progressivement entre le we prochain et le début de la semaine du topic à un flux s'orientant du N au NE puis à l'Est. Il faudra d'ailleurs surveiller la fin de cette semaine en flux de Nord qui pourrait apporter des surprises si un front secondaire se glisse dans ce petit courant de N. La masse d'air s’assécherait ensuite au fur et à mesure que le flux deviendrait continental. Pour autant entre le we et le début de semaine prochaine il n'est pas exclu qu'il y ait un/des passages neigeux (notamment en cas de retour d'Est) et quasiment toutes les régions seraient potentiellement exposées au regard des températures envisagées. Par la suite, aux alentours de mercredi, la prévisibilité devient plus délicate au fur et à mesure de l'avancée de l'anomalie Açorienne et de sa capacité à advecter de l'air doux vers nous. Il est en tous cas envisageable, dans ce contexte, qu'à un moment où un autre un conflit de masse d'air neigeux se mette en place avant un éventuel redoux. Par ailleurs, il est assez remarquable de constater que la dorsale Atlantique pourrait continuer à rester haut en latitude par la suite, on en aurait alors peut-être pas fini avec cette séquence hivernale?
  13. GFS 6z a au moins le mérite de mettre en évidence le grain de sable qui pourrait empêcher le cut-off continental de rester longtemps vissé sur la France. Encore une fois, il s'agit de l'anomalie Atlantique qui en interagissant avec le bloc continental ferait basculer rapidement le flux au SSE sur le pays. Ce scénario est à prendre au sérieux même s'il devient minoritaire. On remarque d'ailleurs que c'est aussi en se phasant avec une anomalie de surface située devant elle que l'anomalie d'altitude entrerait à nouveau en cyclogenèse à l'entrée de l'Espagne activant ensuite le flux de SSE en notre direction et ce, malgré un blocage encore vaillant sur l'Islande: On voit que sur GFS// 6z cette même anomalie d'altitude ne peut pas véritablement entrer en phase avec une anomalie de surface devant elle où l'air plus froid continental aurait pris le dessus: la dépression se comblerait laissant le cut-off continental garder son équilibre:
  14. Qui a dit qu'il ne pouvait plus y avoir de vagues de froid en France de nos jours? On constate juste que lorsque le flux s'oriente un temps soit peu au SSO sur la France, les températures s'envolent généralement assez facilement et que lorsque le flux prend une composante nordique ou continentale, les températures ont beaucoup plus de mal à baisser rapidement. En faisant simple et même sans doute simpliste, on peut juste remarquer que les masses d'air froides descendent moins souvent moins densément en latitude et vice versa pour les masses d'air chaudes. Du coup les synoptiques favorables le sont souvent moins ou mettent du temps à l'être. Bref ce débat est un peu stérile dans un contexte où quotidiennement on constate simplement en observant notre environnement les effets du RC. Pour en revenir à notre situation, GFS nous donne une autre variante du devenir possible de notre dorsale qui là évoluerait en magnifique blocage situé en Mer de Norvège. Mais on serait à l'échéance du prochain topic sous l'influence des anomalies basses Atlantiques circulant en dessous et finissant par ramener à terme de l'air plus doux vers nous ( on serait situé trop bas en latitude pour en profiter= ce serait pas un drôle de pied de nez ça .
  15. On remarque quand même que dans notre combat entre nos 2 cut-off (talweg Atlantique devenant cut-off à gauche et cut-off continental à droite), l'avantage revient ce soir au cut-off continental au moins dans un 1er temps. D'ailleurs notre bloc continental (sans corps) prend un certain air de supériorité à 144h par rapport à son concurrent venant de l'ouest Jusque là, sur GFS et GEM, l'interaction entre les 2 se passait vers l'Islande et la circulation Atlantique reprenait rapidement le dessus (dans l'échéance du topic) dès que cette interaction intervenait car dans ce double mouvement, le blocage était rapidement coupé de son alimentation en anomalies hautes et le jet d'ouest reprenait place sur l'océan pour radoucir l'Europe occidentale dès le début du topic suivant. Depuis ce soir, elle intervient plus au sud et plus tard sur le proche Atlantique. 2 effets communs aux 3 déterministes s'en suit: - la dorsale est renouvelée sur l'Atlantique - le bloc continental ne serait pas suffisamment déséquilibré par l'interaction dans l'échéance du topic et le cut-off maintiendrait sur nous un flux plus ou moins nordique ou pseudo continental. Cependant sur les 3 modèles ensuite, sur les échéances du topic suivant l'interaction parviendrait plus ou moins tôt à faire arriver vers un flux plus océanique par le sud. Il faut dire que nous avons à faire à des cut-off (acteurs par nature mobiles car détachés de leurs racines subpolaires ou continentales, dans un environnement soumis à de nombreux mouvements méridiens). C'est pourquoi la situation peut vite évoluer à partir du moment où intervient l'interaction (comme le suggère d'ailleurs quelques courbes qui grimpent très fort sur GEFS en fin d'échéance). Malgré tout, les évolutions du soir sur le timing de l'interaction sont plutôt de nature à renforcer le cut-off continental notamment via le renouvellement de la dorsale.
  16. Un des risques mis en évidence par GFS et GEM est lié à ll'interaction entre les anomalies basses Atlantiques et celles qui seront positionnées sur l'Europe (Kyrion en a parlé notamment). On remarque que lorsque les anomalies hautes restent massivement présentes dans le couloir d'alimentation entre centre Atlantique Islande et Mer de Norvège au moment fatidique, l'interaction est beaucoup moins forte entre les anomalies basses Groenlandaises et celles venant du continent Européen et le conditions sont alors favorables à un renouvellement du blocage comme sur CEP 0Z. Les renouvellements de blocage dans ces parages sont beaucoup plus complexes à aboutir et également à appréhender par les modèles en tous cas. On remarque quand même entre le 0z et le 6z à l'échéance de samedi (échéance identique) que l'interaction joue moins et un peu plus tard. Le non renouvellement du blocage se joue à très peu sur le dernier 6z: le couloir d'alimentation est beaucoup plus large sur l'Atlantique par rapport à la sortie précédente. Du coup, l'interaction venant plus tard, il s'en faut de peu pour qu'une partie des anomalies hautes juste au sud du talweg Atlantique, ne passent devant le talweg Atlantique pour consolider le blocage(cercle rouge sur GFS 6z)). En l'occurrence, ça ne suffit pas pour autant et la faible circulation Atlantique reprend ensuite le dessus. On voit qu'il faut quand même un bon boulevard s'anomalies hautes sur l'Atlantique comme l'Européen l'envisage pour éviter les interactions vers l'Islande qui seraient synonymes de basculement vers une circulation d'ouest.
  17. S'il fallait voter ce matin, je signerais des 2 mains pour le run IFS, avec son petit bloc continental qui s'isolerait et autogénèrerait de l'air froid sans qu'il soit besoin d'aller chercher ni très haut ni très à l'est (de toute façons, il n'y a rien à aller chercher par là ). C'est un peu la démonstration de ce qu'on pourrait tirer de mieux de cette situation avec à la clef et juste pour l'anecdote un retour d'est en fin d'échéance qui blanchirait une bonne partie de la France + un renouvellement du blocage à j+10, mais là on est dans la fiction au vu des échéances et de la dispersion des modèles qui sont parfois très loins de partager (comme GEM par exemple). Pour le reste, je rejoins l'analyse de sastrugis juste au-dessus sur les enjeux de la fin de semaine.
  18. Vous pouvez dire ce que vous voulez. Avec la configuration impressionnante qui est envisagée: barrage Atlantique pas vu depuis des années je trouve la situation projetée sur l'Europe inédite vue la configuration générale prévue. Pas d'invasions massives d'air froid continental. Ok la masse d'air est un tantinet océanique par période mais quand même: Après, quel bol nous avons pour une fois, d'être positionnés tout au bout de l'Europe. Franchement comme le disait Kéké dans un de ces posts, on prend quand même! je rajouterai même que sur un malentendu, on peut sans doute tirer quelque chose d'hivernal. Mais à nouveau, on en perd nos repères habituels. Sérieusement, sans référence à 850 hpa, il y a 10 ans, je n'aurai pas du tout envisagé ces valeurs en regardant uniquement les projections à 500 HPA fin décembre et début janvier. Désolé de faire ce constat. Ouf il y a décembre 1916 pour nous rassurer .
  19. oui je suis d'accord avec ta remarque. Les dorsales les moins solides sont souvent celles dont la crête s'envole rapidement vers le pôle ou file très vite vers l'Est. J'avais fait la remarque au tout début de la modélisation de l'épisode à venir et on se rend compte que la très grande partie de l'alimentation initiale de notre dorsale redescendra par son couloir d'alimentation initial, tandis qu'une petite partie de sa crête stationnerait un moment important entre Groenland et Scandinavie. Ensuite, la solidité d'un blocage tient aussi et surtout à la rythmique des poussées successives mais c'est vrai que lorsque la porte reste ouverte (couloir d'alimentation) , ça facilite. Sinon, ce qui est notable aussi sur le run de GFS, c'est qu'au-delà du renouvellement systématique de la dorsale sur l'Atlantique, à aucun moment des anomalies froides d'altitudes n'arriveraient à envahir massivement l'Europe continentale (en lisant littéralement le run, la France s'en tirerait bien).
  20. On voit que ça reste très limite pour de nombreuses régions pour connaître significativement de la neige la semaine prochaine en plaine. Pour autant les occlusions peut-être nombreuses, l'humidité très forte, le dynamisme envisagé peuvent offrir de bonne surprises par endroit notamment sous les plus fortes intensités, aux heures favorables et évidemment les 1ères hauteurs seront favorisées et l'ENE de la France. Dès que les précipitations seront intenses quelques part, l'isothermie pourra jouer un rôle important. Pour autant, j'ai le sentiment que le plus souvent, on aura plutôt quelques flocons mouillés noyés dans la masse, les températures étant souvent trop limites (le syndrome du degré de trop...). On verra bien, c'est sans doute le live qui nous le dira. Les petits fronts secondaires difficiles à anticiper par les modèles peuvent changer la donne après l'arrivée du décrochage initial. Pour la suite (fin de topic) la dorsale paraît toujours très en forme mais la prévisibilité pourrait devenir plus faible. D'une part on arrive sur des échéances lointaines, ensuite les phases de renouvellement sont toujours délicates à appréhender, il faudra surveiller notamment les anomalies basses qui passeront sous l'édifice et qui peuvent favoriser un repositionnement et un renforcement de la dorsale plus à l'Est ou finir par insuffler un courant plus océanique vers nous. Edit: quand on regarde le CEP qui sort, on se dit qu'en terme de dynamisme, ça pourrait être très intense quand même avec par exemple ici un minimum secondaire qui serait vu débouler d'Irlande et circuler d'ouest en est sur la France!
  21. GFS a évolué ce matin par rapport à ces sorties d'hier. Vers 120 heures, après l'extension initiale de la poussée méridienne vers le Groenland, il envisage une alimentation plus forte qu'hier de la dorsale. Du coup, elle n'est plus surmontée d'anomalies basses Groenlandaises ensuite et, elle n'est pas gênée dans son extension vers la Mer de Norvège, elle décrocherait alors un peu d'anomalies basses continentales (stationnées au nord de la Scandinavie) qui descendraient ensuite jusqu'à nous dans un flux plus nordique sur son flanc oriental. GEM ne suit pas cette orientation et envisage que les anomalies bases Groenlandaises surmonteraient à nouveau rapidement la dorsale après la poussée initiale, ce mouvement ayant pour effet de faire basculer la crête de la dorsale vers l'ouest, le flux resterait resterait orienté au NO pour nous et ne pourrait se redresser ai contraire. La PE GEFS ne suit que minoritairement et moins intensément l'orientation GFS qui reste donc fragile. Pour autant, cette orientation est à suivre d'autant qu'on a vu cette évolution s'affirmer peu à peu au fil des runs de la journée d'hier et qu'on sait la propension actuelle des anomalies de HTP à s'amplifier.
  22. Désolé pour cette petite digression initiale sur la situation actuelle où on se rend compte qu'un faible talweg Atlantique, réussit en s'enfonçant brièvement environ à la latitude de l'Afrique du Nord à nous envoyer massivement des anomalies de HTP . La masse d'air propulsée vient des tropiques et le thermomètre s'envole dans le SO (18°C actuellement à Biarritz) En voyant ça, on ne peut s'empêcher de remarquer la facilité avec laquelle les anomalies de tourbillon subtropical remontent dès qu'un talweg plonge un peu vers le sud et que le jet se distend. D'ailleurs, je pense que ces velléités, ces facilités des anomalies de tourbillon subtropical à remonter vers le nord sont en partie responsables du fait que, malgré une configuration à 1ère vue très esthétique et prometteuse on risque d'avoir une situation très limite pour pas mal de régions la semaine prochaine d'un point de vue hivernal. De ce point de vue, on parle beaucoup de la poussée méridienne Atlantique qui va déclencher le décrochage Groenlandais qui est envisagée très puissante (j'y reviendrai ensuite), mais on parle peu de celle qui va générer le 1er décrochage de cette semaine et qui est actuellement en cours d'ascension sur l'Atlantique. A l'échéance de samedi, elle aura terminé son parcours zonal, et sa cheminée d'alimentation barrera l'Europe continentale du sud au nord l'Europe, et sa crête sera arrivée jusqu'en mer de Norvège (elle ne vient pas d'Asie mais de l'Atlantique principalement) et elle s'amplifiera très largement(lignes rouges). Je l'ai déjà dit, ce mouvement ample aura pour effet d'amplifier le basculement du décrochage polaire vers l'Océan et d'empêcher toute continentalisation du flux, car le mouvement généré par l'amplification aura pour effet de faire basculer les anomalies basses continentales vers l'Océan également. Notons qu'au début des modélisation de cet épisode, l'amplification de cette poussée n'était pas envisagée et la conjonction du décrochage polaire et des anomalies basses continentales finissait par s'opérer sur l'Europe elle-même. En parallèle la poussée méridienne Atlantique à l'origine du décrochage Groenlandaise joueraient aussi un rôle dans le fait que le décrochage auraient des difficultés à plonger davantage vers le sud. On le voit à l'échéance de lundi où les anomalies hautes qui constitueront le corps de la pulsion méridienne initiale se seraient affaissées du centre Atlantique à l'Italie (ligne rouge ci-dessous) offrant un matelas au décrochage arctique qui serait empêché de descendre davantage, le jet d'ouest s’immisçant entre les 2. D'ailleurs plus à l'Est, ce seraient les restes de la crête (cercle rouge) qui guiderait les anomalies basses continentales vers l'Océan plutôt que vers la Scandinavie via une branche du jet orientée au NE qui la surplomberait. On note au passage la prédominance du jaune et du vert par rapport au bleu et violet sur la carte ci-dessus, on note aussi des traits noirs sur l'Atlantique, mais ça c'est juste pour le clin d’œil (pour ceux qui le voient ). Et si on regarde les anomalies de pression à la même échéances, en prenant du recul, on remarque qu'on serait entouré de rouge de notre côté de l’hémisphère; On peut se consoler (pour ceux qui aiment l'agitation) en se disant qu'on le coup de bol d'être dans le bleu dans cet océan de rouge.
  23. Notre chance pourrait se situer au niveau de la solidité de cette dorsale qui pourrait peut-être évoluer en blocage et favoriser une réalimentation froide arctique après l'arrivée du décrochage initial. Le signal d'une dorsale évoluant en blocage devient plus prégnant au fur et à mesure des actualisations. Et comme signalé plus haut, la masse d'air en Altitude resterait particulièrement froide favorisant l'instabilité après le passage du front. La masse d'air en basses couches serait souvent limite pour des phénomènes hivernaux mais l’isothermie pourra peut-être jouer surtout aux heures les plus froides en plaine? Sinon, juste pour illustrer ce que je disais plus haut par rapport à la rotation du décrochage arctique un peu trop à l'ouest sur l'Atlantique et son alimentation en air froid continental (talweg continental) venant finalement accélérer le phénomène (branche du jet orientée NE sur la mer de Norvège) et rendant la situation limite pour nous dans un 1er temps:
  24. En regardant les différentes sorties de GFS depuis vendredi soir, même sur le modèle américain, qui reste le plus stable dans sa modélisation, on a l'impression que la poussée méridienne se décale vers l'ouest. En réalité elle n'a quasiment pas bougé depuis le 12z de vendredi soir, la stabilité est d'ailleurs assez étonnante tant dans sa trajectoire que dans la latitude atteinte par sa crête. En revanche, c'est le décrochage polaire qui a bougé et qui tend à rompre en cutt-off, à pivoter sur lui même et à plonger vers l'Atlantique. Dans les 1ère sorties, ce décrochage polaire Groenlandais était rejoint par un talweg situé en Mer de Norvège qui donnait corps au décrochage, qui bien que partiellement océanisé, contenait une structure lui permettant de prendre une composante continentale par la suite et il ne se rompait pas en cut-off. 12z de vendredi pour le 26/12: 0z de ce matin pour le 26/12: Dans les dernières sorties et celle de ce matin, les restes de la crête de la 1ere dorsale (celle de Noël) se situeraient vers la mer du Groenland (entourée en noir) empêchant la jonction entre le décrochage arctique et le talweg de Mer de Norvège, pire, cette bulle d'anomalies hautes favoriserait la rupture rapide du décrochage Groenlandais en cut-off et le basculement de sa tête vers l'Océan. On remarque au passage que le talweg de Mer de Norvège est modélisé moins massif que dans les 1ères modélisations. Du coup l'alimentation du décrochage en air froid continental serait mineure mais elle serait aussi rapidement interrompue par sa rupture. Si ce scénario se confirme, il faut espérer que la dorsale reste solide longtemps, car le drain froid serait discontinu et n'aurait pas de relai sur le continent. Le relai devrait venir d'un nouveau décrochage polaire. Lorsque sur des modélisations comme GEM, la poussée est envisagée moins massive vers Baffin (comme précisé hier par Kyrion), le phénomène de cut-off est moins intense et la tête du décrochage bascule moins vers l'ouest même si on trouve le même phénomène à l'Est d'alimentation quasi nul en air glacial continental. En tout état de cause, malgré des mouvements majeurs côté Atlantique, la situation paraît bien bancale pour nous et l'absence d'hiver depuis le début de la saison sur le continent Européen n'y est sans doute pas pour rien car aucun véritable relai n'est à attendre de ce côté là. Il faut croiser les doigts pour que la dorsale s'installe pour un long moment et trouve un nouveau relai arctique.
  25. On voit au fil des runs que la poussée méridienne à l'origine de la dorsale de la dernière semaine de l'année est envisagée de plus en plus puissante par les modèles. Et Peu à peu la modélisation se rapproche de la projection de GFS qui, à quelques détails près, modélise systématiquement la mise en place d'un GA plus ou moins intense. Il est souhaitable pour les hivernophiles français que le scénario final soit un peu en retrait de la modélisation de l'américain (un peu moins haut, un peu plus Est) . Quelque chose du genre GEM 12z par exemple même si ce serait tendu avec une telle projection pour des conditions hivernales généralisées (au moins dans un 1er temps). Je pense d'ailleurs que si on recadre la modélisation, on se rend compte que le scénario du modèle Canadien est plus probable que celui de l'américain qui me semble surestimer la pulsion médirienne (même s'il mène le bal actuellement et que les autres modèles s'en rapprochent). Sinon, si un scénario type GFS l'emporte, avec une descente initiale océanisée, ça pourrait bien être hivernal sur l'Atlantique et l'Europe de l'ouest resterait majoritairement un peu en marge. Je serait curieux de voir si, par le passé, un GA aussi puissant positionné de la sorte en décembre a laissé l'Europe de l'ouest en marge de conditions hivernales (je n'en ai pas le souvenir de mon côté). Sur d'autres périodes de l'année, on a pas mal d'exemple en tête mais à cette époque de la saison, c'est étonnant. Que c'est compliqué d'avoir des conditions hivernales même avec de puissantes dorsales. Avec GEM, la puissante dorsale génèrerait un décrochage de largeur modeste (un peu comme CEP d'hier) dans lequel les décalages peuvent rapidement changer la donne sur le plancher des vaches d'où la complexité de la situation également.
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