Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

lame2

Adhérent Infoclimat
  • Posts

    1799
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    4

Everything posted by lame2

  1. D'ajustements en ajustements, on remarque sur la modélisation que la pulsion subtropicale Atlantique (celle qui suivra la pulsion à l'origine de la dorsale du week-end prochain) est envisagée prendre moins en latitude et redescendre sytématiquement sur nous, nous laissant trés majoritairement voire totalement à l'écart de la descente froide générée qui s'étalerait sur l'Europe du nord, voire centrale ou de l'Est en fonction des scénarios. Ce qui est remarquable c'est que cette pulsion commence vers H+60 environ pour se poursuivre en continu jusque vers 300H pour les runs les plus extremes (énorme!), ça pouvait être un atout pour les hivernophiles car on pouvait miser qu'à un moment où un autre la porte des hautes latitudes finiraient par s'entrouvrir vu le temps long envisagé. Mais maintenant, cette pulsion est souvent envisagée avec des racines subtropicales qui se rapprochent de nous dans un nouveau mouvement vers l'Est à long terme. Et quand ce n'est pas le cas, c'est le talweg Atlantique qui est envisagé plonger à nouveau vers le centre de l'océan. Si ce type de mouvement se confirmait, on pourrait dormir sur nos 2 oreilles à nouveau un long moment encore.
  2. Pour moi la modélisation ne fait que retranscrire les incertitudes liées comportement des différents acteurs, à savoir: - la dorsale Atlantique envisagée plus ou moins ample - amplitude qui dépend notamment du passage plus ou moins massif et coordonné d'une partie du vortex d'Ouest en Est dans le même moment, et de l'effet plus ou moins grand de levier de la cyclo à la sortie du continent Américain. Tous ces mouvements auront des conséquences sur la mise en place d'un éventuelle ou pas d'un "toboggan" plus ou moins ample en notre direction. En tous cas, les acteurs en jeu sont de grande dimension, la morceau de vortex qui se déplacerait est ample et la pulsion de tourbillon subtropicale envisagée est elle-même massive. Mais il n'est pas impossible que tout cela accouche d'une souris pour nous: - vortex trop massif pour permettre une amplification de l'ondulation - pulsion trop massive qui finit pas s'affaisser sur nous empêcherait le déferlement vers nous C'est en tous cas la modélisation des déterministes le plus souvent jusqu'à maintenant... et encore ce soir pour GFS et GEM. Mais il y a eu le 18z de GFS et les ensembles qui laissent subsister le doute. Et les écarts-types qui mettent en évidence des incertitudes importantes sur une vaste zone de contact entre les 2 grands acteurs. Après, même si la route du Groenland est fermée longtemps et qu'il n'y a pas de blocage en vue , ce n'est peut-être pas déterminant pour qu'un bout de vortex vienne nous rendre visite vue l'ampleur et le caractère continue de la poussée subtropicale si elle se confirme.
  3. Oui Bruno, il ne faut pas prendre mon illustration avec GFS 12z au pied de la lettre , je voulais juste matérialiser que ce mouvement rétrograde de la dorsale commence à laisser des perspectives d'une ondulation ouest Atlantique plus forte surtout que des masses d'anomalies négatives de tropopause passent dans le même temps aux hautes latitudes du Groenland vers le nord de la Scandinavie. Je voulais aussi montrer que GFS avait pas mal évolué depuis mon post de ce matin, passant de ça: A ça, ce soir: Je m'étonnais ce matin de voir si peu de verticalité dans les projections malgré ce mouvement rétrograde ou plutôt malgré des advections de tourbillon subtropicales s'élevant plus à l'ouest dans un contexte d'une circulation d'ouest positionnée particulièrement haut sur l'Atlantique. Ce soir, il y a un peu plus de verticalité sur une partie des projections et comme tu le précises le contrôle GEFS est le plus exacerbé en ce sens. L'ensemble GEFS est donc lui aussi plus dispersé. Pour autant, ne nous y trompons pas, on remarque sur les déterministes que la circulation méridienne ne l'emporte jamais dans les projections et que le jet d'ouest finit toujours par écraser les tentatives d'élévation avant toute amplification des dorsales aux hautes latitudes. Mais je joue le jeu de ce topic en essayant de détecter quelques signaux dans cette période de disette...Et tant que le tube ne se resserre pas complètement...
  4. On dirait que GFS m'a entendu Il commence à modéliser ce fameux mouvement rétrograde de la dorsale de façon plus prononcée avec la mise en place temporaire d'un début de toboggan vers l'Europe occidentale.... C'est toujours pas le grand soir mais ça avance un peu... au moins chez l'américain. A voir comment va réagir le reste de la modélisation ce soir.
  5. Un peu étonné de ne pas voir plus de dispersion sur le diagramme GEFS de la fin d'échéance au vu de la tendance d'une partie de la modélisation à envisager un mouvement rétrograde vers l'ouest de la dorsale présente sur notre quadrant la semaine prochaine. Il semblerait que la zone barocline reste trop nord au niveau de l'Europe occidentale malgré cette tendance, à suivre quand même....
  6. C'est vrai, ce n'est pas le grand soir sur les modèles et d'ailleurs les analyses ne se bousculent pas, ce qui est un signe en soi. Mais je trouve qu'il y a des éléments encourageants et qui devraient au moins temporairement nous soumettre à des conditions hivernales dont l'intensité et la durée ne sont pas encore déterminées même si la majorité de la modélisation n'envisage pas un épisode très intense et très durable. D'abord notre dorsale du week end prochain devrait opérer un décrochage Arctique qui amènera temporairement de l'air froid à toutes altitudes sur une bonne partie du pays. Ensuite, même si les modèles divergent toujours sur l'extension de la crête vers la Scandinavie (essentiellement GFS) ou un affaissement rapide de celle-ci vers la GB (majorité des modélisations), l'air froid devrait rester présent au moins en basse couche au moins sur l'est du pays avec un flux de continental qui se maintiendrait sur la 1ère partie de la semaine. L'océan devrait rester libre d'anomalies basses et la pulsion suivante renforcerait la dorsale initiale. On pourrait alors se retrouver sous un amoncellement de hauts géopontentiels avec la mise en place possible et progressive d'un flux de SE en lien avec l'affaissement de la dorsale sur l'Europe continentale en 2ème partie du topic et avec une hausse progressive des températures en fonction de la vitesse plus ou moins grande de l'affaissement. En tous cas, nos advections douces Atlantiques ont quand même une capacité assez désarmante à exploser façon puzzle le peu d'anomalies basses qu'elles décrochent. Dans ce contexte, le plus redoutable pourrait être de retrouver une partie de ces anomalies repoussées d'Est en Ouest, du continent européen vers l'Atlantique à l'ouest immédiat de la France pouvant ainsi jouer le rôle parfait d'attraction pour le talweg Atlantique suivant et ce serait alors le retour à la case départ en fin d'échéance. Mais ce mouvement des HP Atlantiques peut aussi peut-être initier autre chose si les mouvements méridiens se prolongent (comme sur certaines modélisations) et si les anomalies basses décrochées initialement ne se décalent pas massivement vers l'océan.
  7. Le changement de configuration synoptique s'affirme encore un peu plus ce matin encore avec un recul progressif des bas géo potentiels Atlantiques vers l'Est de l'océan au fur et à mesure de l'élévation progressive d'une dorsale à l'ouest immédiat de l'Europe occidentale. La conséquence 1ère de ce changement devrait être une bascule du flux d'une composante SSO à une orientation ONO pour la fin d'échéance. Pour la suite, et donc pour l'échéance suivante, la modélisation devient plus flou. Alors que la dorsale est vue majoritairement se maintenir sur le proche Atlantique sans extension importante de la crête vers le nord ou vers la Scandinavie (scénario majoritaire: froid de basse couche et sec en début d'échéance suivante) il y a plus d'incertitude quant à la capacité de la crête à s'étendre vers le nord ou la Scandinavie ce qui permettrait au flux de prendre une composante plus continentale dans ce cas (scénario minoritaire). Mais on remarque alors des mouvements plus amples s’esquisser sur nos modèles: - migration progressive d'anomalies basses du Groenland vers le nord de la Scandinavie - nouvelle pulsion douce Atlantique tendant à s'étendre vers le Groenland ou l'Islande Les conséquences de ces mouvements sont pour le moments très mal appréhendés par les modèles au vu de l'échéance lointaine: ça peut aller vers un renforcement de la dorsale initiale avec un amoncellement de HG sur l'est Atlantique et l'Europe occidentale , à la mise en place d'un flux de ONO en cas d’effondrement rapide de cette nouvelle dorsale, à la mise en place de configuration plus hivernales si les mouvements méridiens s’exacerbent ou se poursuivent. Bref, le topic suivant semble être beaucoup plus ouvert que celui-ci avec l'effacement progressif des anomalies basses sur le centre Atlantique, nous serions alors moins sujet à notre fameux flux de SSO.
  8. Oui, je partage Kéké, les ingrédients que tu pointes et qui sont présents sur le CEP et GFS pourraient nous permettre de changer plus clairement de configuration à terme. Et en soi, rien que le fait de constater la tendance ensembliste inédite cet hiver à la mise en place progressive d'anomalies positives de hauts géopontentiels sur l'Atlantique (topic suivant) est un élément encourageant en ce sens.
  9. Oui la banane de Straturgis prend de l'ampleur ce matin 😎, si je puis dire 😀 Comme dit plus haut, la crête de la banane pourrait gratter de l'air froid d'altitude dans son ascension qui se rabattrerait temporairement sur le nord de a France en fin d'échéance, puis en s'étendant vers l'Europe centrale ensuite, elle nous gratifierait d'un flux d'est restant froid surtout en basse couche. Pas une synoptique exceptionnelle, mais sans doute des conditions bien froides et sèches en avançant vers la fin d'échéance et la suivante.
  10. Il y a effectivement encore ce soir une appréhension différente de l'anomalie "açorienne" par les déterministes mais ils continuent malgré tout de concert à nous proposer des scénarios en flux à composante sud ou SO et qui les placent en haut des courbes T850 (même si ça pourrait être différent en basses couches en fonction des inversions). Pour autant la PE continue à être dispersée et tant que c'est le cas, on ne peut pas complètement exclure un scénario à la GFS 18z d'hier soir (scénario minoritaire donc le moins probable.)
  11. GFS est effectivement redevenu "raisonnable" après son blocage modélisé en mer de Norvège du 18z. Mais tout n'est pas rentré dans l'ordre pour autant, bien au contraire. C'est même le foutoir sur la PE avec des diagrammes très éclatés et des scénarios dans tous les sens. Les modèles ont énormément de difficultés avec la petite anomalie Açorienne qui: -tantôt rompt en cut-off au moins temporairement (comme sur GF18Z et GEM 0z de façon foins marquée) pour favoriser l'alimentation de la dorsale et son ascension méridienne (au moins temporaire sur le modèle Canadien) vers la Mer de Norvège - tantôt ne se rompt pas, circule des Açores vers le nord de la France favorisant moins l'alimentation de la dorsale à l'arrière qui circule dans une trajectoire remontant davantage en flux de SO pour installer un AF (GFS0z) ou une circulation plus anticyclonique sans véritable dorsale comme sur UKMO. Les écarts ne font que se creuser ensuite entre la modélisation en fonction de l'option initiale et en fonction l'amplification possible ou non de la dorsale liée à la séparation franche et continue du jet Atlantique en 2 ramifications. On aurait quand même tendance à privilégier les scénarios type AF car il sont finalement moins en rupture avec la circulation actuelle: circulation classique des anomalies Atlantiques (SO-NE) sans rupture en cut-off. Et ils sont repris par la majorité des dernières sorties déterministes en attendant le CEP. Par ailleurs dans les scénarios type GFS18z, le gros des anomalies négatives du talweg Atlantique reste cantonné assez longtemps entre sud de la pointe du Groenland et Terre-Neuve et sans déborder franchement vers l'est, laissant une porte ouverte vers les hautes latitudes plus rectiligne pour la dorsale. Classiquement, on a souvent un jet qui tend à reprendre vite entre Groenland et Islande annihilant vite les velléités méridiennes. Mais les jeux restent en fait ouverts tant que la cyclo Açorienne est mal appréhendée. Edit: En tous cas le CEP a choisi le camp de l'AF. Les déterministes ont clairement choisi leur camp ce matin.
  12. GEFS propose à nouveau plusieurs scénarios qui finissent à un moment ou un autre par nous positionner sur le flanc oriental de la dorsale et donc soumis à une advection froide d'altitude au moins temporaire (7 scénarios). Il est aussi à noter que bons nombres d'autres scénarios de l'ensembliste américain envisagent une dorsale peu mobile avec un flux très faible voire faiblement continental qui nous soumettraient peu à peu à des phénomènes de basses couches. Le déterministe lui, continue à nous soumettre à l'alimentation chaude de la dorsale avec, dans ces conditions, des températures qui resteraient globalement douces (mais il est minoritaire dans cette option). GEM repositionne la dorsale plus à l'ouest nous soumettant au moins temporairement à des conditions plus froides à toute altitudes et UKMO semble suivre cette option. En tout état de cause, même s'il reste encore beaucoup d'inconnue , nous devrions changer de configuration (comme le précise Kéké) et retrouver des conditions plus sèche et plus fraîches (voir dans ce cas si elles seront de basses couches ou également d'altitude).
  13. Intéressant 13v effectivement. L'essoufflement dont tu parles devient assez net vers le 24 décembre avec une cassure du jet Atlantique qui commencerait à s'opérer au milieu de l'Océan: Le train d'anomalies basses Atlantiques commencerait alors à se désorganiser et à se rompre et les hautes latitudes resteraient peu dépressionnaires comme c'est le cas depuis quelques temps: Dans le même temps, les bas geopotentiels seraient très étalés assez bas en latitude de l'ouest Atlantique jusqu'aux confins est méditerranéen. Ce type de contexte facilite généralement la mise en place d'une circulation méridienne potentiellement favorable pour l'Europe déjà envahie d'anomalies basses. Mais pour que la mécanique s'embraye, il faut des leviers puissants. Et dans le même temps la cyclogénèse Ouest Atlantique manque franchement de dynamisme, le risque est alors qu'une ondulation assez molle soit soulevée et circule zonalement vers nous comme le projette la modélisation majoritaire. Les déterministes sont en effet ce soir assez en accord et GEFS suit majoritairement pour modéliser ce type de scénario. Mais tout n'est peut-être pas encore joué au regard du diagramme ENSCEP qui sous-entend que la PE est encore éclaté, les petites anomalies peu organisées qui circuleront sur l'Atlantique dont parle 13v peuvent peut-être encore changer la donne au moment charnière même si j'y crois peu au regard des dernières sorties des modèles.
  14. Depuis hier, on remarque sur nos modèles un affaiblissement progressif de la circulation zonale dans le courant de la semaine du topic: - le talweg Atlantique "reculerait" progressivement vers l'ouest Atlantique - une circulation plus méridienne se mettrait en place quelque part entre l'est Atlantique et le continent européen Cette tendance est en train de s'affirmer au fil des runs. Les conséquences de cette nouvelle configuration, si elle se confirme, pourraient être très différentes pour nous en fonction du placement des poussées subtropicales méridiennes. La tendance majoritaire pour l'instant tend à modéliser celles-ci à partir du très proche Atlantique pour nous atteindre dans un flux majoritairement positionné au sud. Dans cette hypothèse, la douceur pourrait être remarquable au cours de la semaine du topic. Si l'advection douce est positionnée plus à l'ouest, les conséquences pourraient être différentes allant de la mise en place de phénomènes de basses couches si nous sommes un peu à l'est de l'advection jusqu'à la mise en place d'une advection froide à tous les étages (cf GFS très minoritaire sur cette option). Il se peu aussi qu'on reste dans une configuration "entre 2 chaises": en bout de course de la circulation Atlantique soumis aux effluves douces de la poussée méridienne comme sur GEM.
  15. Avec ce contexte plutôt ouvert aux hautes latitudes (Groenland notamment), on a tendance à penser qu'un zonal plus bas en latitude, plus mou et devenant ondulant, les scénarios plus hivernaux devraient apparaître: Mais rien n'y fait. Le jet Atlantique ne rompt pas sur les modèles comme sur GFS 12z pr exemple: Même si on a vite fait d'imaginer que la branche sortant de Terre-neuve "pourrait" rejoindre celle du Groenland qui descend sur le flanc oriental de l'isolement de HG. Il n'en est finalement rien sur les modélisations, le zonal semble indéboulonnable, comme une trame de fond sans fin. Et quand les ondulations s'activent comme plus tard dans l'échéance, les talwegs plongent sur les Açores comme le signale Kyrion, nous exposant alors à un flux de SO. Dans ce contexte, pour retrouver des schémas hivernaux, il faut que les anomalies basses Atlantiques entrent en profondeur en Europe occidentale en continuant à circuler bas en latitude. On voit parfois ce type de scénario mais très loin, hors échéance et de façon minoritaire.
  16. Evolution intéressante des modèles à LT effectivement Stratrugis. Avec un zonal qui pourrait ralentir peu à peu circuler bas en latitude, plongeant vers la méditerranée, avec des hautes latitudes peu à peu alimentées en anomalies hautes sur notre quadrant. C'est le CEP qui est le plus prompt à modéliser ce mouvement ce soir. Et les modèles l'initient assez tôt dans l'échéance avec ces 2 coups "de pioche" donnés par les 2 talwegs Atlantiques qui plongeraient à 120 heures assez bas en latitudes pour soulever régulièrement des anomalies hautes entre Groenland et Scandinavie. La suite est lointaine et incertaine, elle ouvre dans un 1er temps la porte à un zonal bas en latitude mais elle laisse aussi entrevoir d'autres pistes qui pourraient mener vers un changement de configuration plus net à LT vers des scénarios plus hivernaux si la tendance initiale à la plongée des anomalies basses Atlantiques vers la méditerranée s'affirme.
  17. Ah ouais, ça devrait vraiment être chaud alors 🤩😋 Désolé, c'était trop tentant 😎
  18. Sans chercher plus loin les causes profondes de ce changement qui sont plus complexes à identifier, on note au moins une cause assez visible à cette évolution de circulation sur l’Atlantique; On va passer d'une circulation méridienne avec plongée constante d''une branche du jet sur le centre Atlantique vers le sud, puis après un méandre prononcé, remontée de cette branche vers l'Islande: A une circulation plus zonale avec la branche Atlantique du jet qui va s'orienter progressivement ouest/est dans les 120 heures: Cette orientation aurait pour effet de permettre à la goutte froide dont tu parles de reprendre une circulation zonale vers la France plutôt que de la faire stagner sur le centre de l'océan. Ensuite, cette circulation d'ouest faiblement ondulante s'imposerait plus largement avec l'avancée du talweg Atlantique vers l'est et avec un abaissement progressif de la zone barocline sur l'Europe de l'ouest. Dans ce nouveau contexte, au gré des ondulations le flux varierait entre OSO dans un 1er temps au moins.
  19. C'est plutôt un cauchemar! Le pire, c'est que c'est la réalité actuelle:
  20. Ça devient de plus en plus méridien sur les modèles pour la 2ème partie d'échéance. Même GFS Det qui nous laisse très majoritairement en marge du décrochage continental et quasi continuellement sous l'alimentation douce de l'immense couloir de HP, n'en reste pas moins impressionnant dans sa modélisation de la branche du jet qui court, après un méandre très serré sur l'Atlantique, du cœur de l'Océan jusqu'en Sibérie. Dans ces conditions, il y a de quoi "ramener" vers l'ouest en retour, au moindre décalage à gauche de cette branche du jet. C'est ce recalage pas à pas plus à l' "ouest" de la dorsale que les calculateurs nous proposent en ce moment. Et ça peut évidemment ne pas suffire et nous laisser le cul entre 2 chaises.... comme le plus souvent dans ces conditions.
  21. Finalement GEFS laisse une part plus importante que je ne pensais au doute comme signalé plus haut. On a encore pas mal de modélisation avec un jet d'ouest qui n'arrive pas à réellement s'imposer en fin d'échéance. Et même ceux-là, envisagent parfois une reprise méridienne à l'arrière. On a même à nouveau des scénarios de mise en place de blocage qui reviennent (dédoublement du jet Atlantique= une branche qui monte vers les hautes latitudes, une autre qui plonge vers la méditerranée en opposition au cut-off continental). Bon ben, y a plus qu'à attendre le CEP...
  22. Les modèles ont encore surestimé la capacité de l'air froid en très haute altitude (en l’occurrence associé au talweg Groenlandais)à pénétrer profondément et sur la durée vers le sud. C'est flagrant quand on regarde le diagramme Z500 du 12z d'hier et celui de ce midi. La correction est importante, elle va sans doute se poursuivre dans le GEFS de ce soir. GEFS 12Z hier soir: 6Z de ce midi (correction en cours...): Evidemment si tout cet air froid ne descend plus aussi massivement, la donne n'est plus la même. C'est énervant et intrigant de voir se répéter ce genre "d'erreur" des modèles ces dernières années. Et on n'était pas à 144h... GFS 12 z hier et GFS 12Z de ce soir à l'échéance de mercredi prochain:
  23. Le CEP nous fait un pschitt ce matin, avec un déferlement mou et une dorsale qui ne s'amplifie pas, un jet d'ouest qui reprend très vite à l'arrière. Un simple coup de froid rapide....Dingue quand même. C'est peut-être le caractère très particulier, atypique de la mise en place de cette configuration qui pose difficulté. Ce fameux déferlement Groenlandais, dès qu'il devient plus mou sur la modélisation, la belle mécanique s'enraye. L'Européen est isolé parmi les déterministes dans cette configuration, il l'est même si on le challenge par rapport au panel GEFS (2 scénarios correspondants). Mais c'est le CEP et on commence à connaître cette musique depuis quelques années.
  24. De temps en temps le 18z aime nous envoyer du rêve. Ce soir, il sort le grand jeu avec succession de poussées subtropicales remarquablement cadencées pour se relayer et ancrer un blocage qui drainerait vers nous des masses d'air de plus en plus glaciales dans une rythmique exceptionnelle. On le prendrait à la légère si on ne savait pas que les modèles flirtent de runs en runs avec ce type de synoptique et que les ingrédients de ce type de mécanique sont tous proches avec nos acteurs synoptiques du moment. Quand on voit comment cela se passe lorsque le talweg déferle de cette façon, c'est impressionnant. Et il a au moins le mérite de nous montrer le potentiel de la situation. Pour autant, on reste prudent et on a encore bien en tête les scénarios GEM par exemple ou quelques scénarios GEFS qui continuaient dans le 12 z de nous servir des miettes voire moins de cette situation.
  25. Oui doubleKnacki, le jet à la sortie du continent a son importance mais, déjà à 96 h, on a des différences importantes dans la forme, le comportement, la trajectoire du talweg Groenlandais et aussi dans sa capacité à soulever des anomalies hautes vers la Mer de Norvège. L'écart-type à 96h met déjà bien en évidence ces divergences: (D'ailleurs on dirait presqu'un foetus ce truc là ..... il va accoucher d'une souris ou d'une vague de froid??) Les mêmes éléments d'incertitude qu'hier subsistent, on les remarque aussi en comparant les 2 cartes GFS// et CEP à 96h dans les zones mises en évidence: Sur CEP: Un talweg plus allongé, déjà orienté franchement NO et porté par le jet descendant vers le sud de l'Espagne, et une advection commençant à former une bulle de HTP vers la mer de Norvège propulsée à l'avant du talweg du fait de son avancée vers le sud. On devrait commencer à y voir plus clair demain soir comme le disait Kéké plus haut. En tout cas, dans ce contexte d'instabilité intense des modèles, le CEP impressionne par sa répétition systématique d'un scénario quasi identique;
×
×
  • Create New...