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lame2

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  1. Oui GFS det est isolé par rapport aux autres Det sur la 1ère partie d'échéance, on peut aussi ajouter ICON dans le camp majoritaire. Edit. Pas isolé dans son ensemble par contre
  2. Une dorsale un peu plus élevée, un talweg continental européen qui plonge un peu moins vers l'Océan et une circulation Atlantique un peu moins incisive qui permet à la zone barocline de descendre un poil un peu plus au sud. Ce sont des réajustements qu'on retrouve partout sur les modèles et qui peuvent changer un peu la donne sur la moitié nord. On sait effectivement depuis un petit moment que les décalages minimes peuvent avoir des conséquences à méso échelle. Ce qui est intéressant de noter, c'est que la PE réajuste aussi un peu vers le bas sur la moitié nord tout en redevenant dispersée à partir du 8 février. A voir si ce type de "calage" prend du galon dans les sorties à venir pour faire évoluer la situation sur un partie des régions de la moitié nord ou même plus largement? Il y a un saut de puce pour passer d'une configuration à une autre. Serait-ce la chansonnette poussée par Kéké qui commencerait à produire ses effets?
  3. Hier soir sur GFS la crête de la dorsale s'amplifiait vers l'Islande en favorisant la descente des anomalies continentales vers la France en redescendant sur son flanc oriental: Ce matin à la même échéance, on constate que la crête de la dorsale est moins ample: le barrage n'existe plus et les anomalies continentales s'échappent vers l'Atlantique plutôt que de descendre vers nous. A l'arrière sur l'Océan, les troupes Atlantique peu vaillantes peuvent circuler librement vers l'est et seront renforcées par les anomalies continentales: C'est un peu le même schéma sur GEM et Ukmo un peu moins prononcé et l'américain enfonce le clou déjà un peu entrevu dans son 18z. Pour autant GFS est en haut des courbes de son ensemble qui reste partagé entre les 2 scénarios exposés ci-dessus même si le 2nd scénario prend de l'ampleur par rapport à hier. Tout ça se joue à très peu mais avec des conséquences radicalement différentes pour nous. En attendant le CEP...
  4. Moment de suspension ce soir sur les déterministes qui sont enfin d'accord dans les grandes lignes de cette synoptique de précision. Pourvu que cela tienne... A l'échéance de Samedi, GFS, CEP, UKMO et GEM modélisent une petite dorsale parfaite qui ne monterait pas très haut: jusqu'au sud de l'Islande. A partir de là, une rythmique d'horloger se mettrait en place grâce au jet Atlantique ondulant et surmontant la dorsale: après l'ondulation, le jet plongerait vers la méditerranée. La courbure du jet Atlantique puis sa cassure temporaire aurait pour effet d'affaiblir la circulation d'ouest et de faire basculer le talweg continental vers le SO, la plongée du jet vers la Méditerranée renforcerait le talweg continental et activerait sa descente vers nous. Evidemment ce type de configuration s'il se confirme est propice aux conflits neigeux là où la rencontre entre l'influence océanique et continentale a lieu comme ça é été précisé plus haut. On remarque ce soir un accord entre les déterministes pour le scénario décrit ci-dessus se mette en place et que le conflit se produise sur la France. Et avec des scénarios apparentés, ils n'envisagent pas la neige dans les mêmes régions (normal à cette échéance). Mais le scénario et les conséquences ne sont pas encore partagés par la PE GEFS qui reste indécise et c'est normal au vu de l'échéance. Et comme précisé aussi par Iseran, les décalages peuvent changer la donne pour nous car on pourrait changer radicalement de masse d'air en quelques centaines de km. Pour autant, lorsque la mécanique décrite ci-dessus s'installe, on remarque sur GFS, CEP et GEM qu'elle se poursuivrait avec les mêmes implications pour la dorsale suivante. Tout ça est palpitant et reste tout de même très serré.
  5. Les modèles sont une belle école d'humilité... Le piège se situe souvent lorsque les déterministes semblent affirmer une tendance au fur et à mesure des actualisations, et quand cette tendance nous arrange, on se laisse vite captiver Ce midi, je trouvais cette belle harmonie entre les déterministes pour ne laisser échapper quasi aucune anomalie basse Atlantique vers l'Est laissant tranquille la crête du blocage naissant. Ce soir GEM et CEP, chacun à leur manière malmènent la crête de la dorsale à l'Est du Groenland pile au moment de son extension. Et sur GFS, c'est à la base de la dorsale que ça interagit. Dans tous les cas, la dorsale aurait toutes les difficultés du monde à drainer jusqu'à nous les anomalies froides continentales. Les 2 fragilités qui semblaient s'éloigner ce matin et ce midi reviennent en force ce soir! Il faut prendre ces projections avec sérieux car elles sont concomitantes, elles préfigurent peut-être un recadrage des modèles vers une configuration plus classique? En tout état de cause, on attendra la confirmation d'une éventuelle nouvelle tendance lors des prochaines sorties. Et c'est vrai que le diagramme ENSCEP incite également au doute. GEFS est beaucoup plus partagé avec une bonne moitié des scénarios qui envisagent que les anomalies froides continentales réussiraient à déborder jusque sur la moitié nord du pays. Enfin, on remarque que les scénarios GEM et CEP n'évacuent malgré tout pas la dorsale même à TLT et restent tout proche d'une projection de blocage en lecture littérale.
  6. Oui je trouve que la probabilité de mise en place d'un blocage nord-Atlantique augmente au regard des dernières sorties. Pourtant, la tendance du matin sur les déterministes est à une dorsale initiale qui monterait moins haut en latitude et qui aurait par voie de conséquence moins la capacité de permettre aux anomalies basses continentales de descendre rapidement vers nous. Pour autant, sa base serait plus "solide" et plus large et on remarque de ce fait moins de scénarios modélisant une interaction entre anomalies Atlantiques et continentales par le bas. Et je trouve que le meilleur allier des hivernophiles dans cette configuration est la situation telle qu'envisagée vers le Groenland: très peu d'anomalies constituant le VP Groenlandais pourtant massif en début d'échéance circuleraient vers lest au fil de l'échéance et au moment où la crête de la dorsale atteindrait l'Islande. C'est généralement par une reprise du jet d"ouest entre Groenland et Scandinavie et par l'envoi de troupes massives d'anomalies basses vers l'Est depuis l'inlandsis que nos tentatives de blocages échouent le plus souvent. Dans la configuration proposée, on a de moins en moins ce type de scénario le Groenland étant vidé de son VP (par le nord et par l'ouest) au fur et à mesure de l'échéance. Et ce VP basculant partiellement par le continent Américain serait parfaitement positionné et aurait un mouvement favorable pour jouer le rôle de levier pour les pulsions Atlantiques suivantes (scénario assez solide) Au final, le principal risque viendrait peut-être du talweg continental Européen lui-même qui, s'il n'est pas assez consistant risquerait de se détacher en cut-off et pourrait alors tangenter vers l'océan pour aller chercher les restes du talweg Atlantique (scénario bien connu ).
  7. Etonnamment la synoptique générale est assez bien maîtrisée par les modèles et c'est assez visible sur les écarts-types qui ne présentent pas une explosion de l'incertitude même à longue échéance (surtout sur GEFS d'ailleurs). Comme je le précisais dans un précédent post, je pense que ceci est lié au fait que la trame de fond est cernée dans ses grandes lignes. Et, ce sont principalement les petites anomalies Atlantiques qui peuvent largement changer la donne et qui rendent la prévisibilité très faible pour nous en fin de semaine. Les modèles focalisent en tous cas l'incertitude au sud et à l'est immédiat du Groenland à partir de 144h pile dans la phase d'ascension de la dorsale Atlantique. D'ailleurs sur CEP 12z et GFS// 12z, la dorsale ne parvient pas à drainer sur son flanc oriental les anomalies froides continentales jusqu'à nous à cause d'anomalies Groenlandaises qui gênent (avec un comportement et une temporalité différente pour les 2 modèles) l'ascension de la crête. D'ailleurs, le mouvement du vortex Groenlandais est clairement atypique dans les projections avec son déversement massif vers le continent américain et son explosion façon puzzle qui ne laisserait que des miettes (au rôle pourtant fondamental) sur l'Atlantique.
  8. Il y a une trame de fond qui semble s'affirmer au fil des runs et qui est en lien direct avec la forte pulsion méridienne Pacifique prévue s'élever à partir des îles Aléoutiennes et s'amplifier vers le pôle. Ce vaste mouvement visible sur tous les modèles participerait: - au mouvement rétrograde d'ouest vers l'Est, d'une partie du VP Groenlandais qui est envisagé se déverser partiellement sur une partie du continent américain durant l'échéance -au mouvement également rétrograde vers l'ouest du VP Sibérien qui se dirigerait partiellement vers l'Europe occidentale Cette circulation rétrograde côté américain laisserait tout loisir aux mouvements méridiens de s'imposer, voire de s'amplifier sur le quadrant Atlantique et les quelques anomalies basses qui échapperaient au mouvement vers l'Est serviraient de levier aux pulsions subtropicales du côté du Labrador. Cette trame de fond semble assez solide, et laisse envisager la mise en place d'une dorsale Atlantique s'élevant entre Groenland et Scandinavie en 2ème partie d'échéance. Avec un tel scénario, on se rend compte, au regard de la PE que les anomalies froides voire glaciales venant partiellement de Sibérie sont envisagées déborder jusqu'au sud de la Scandinavie jusqu'au nord de l'Allemagne de façon majoritaire. Pour le reste, la capacité de ces anomalies basses à descendre plus largement jusqu'à nous reste incertaine et les diagrammes mettent bien en évidence cette incertitude. C'est le comportement des petites anomalies Atlantiques qui peuvent alors changer la donne: on surveillera celles qui surplomberont la crête et celles qui circuleront à la base de l'édifice. En tous cas, on note depuis hier une tendance à l'amplification des mouvements qui constituent la trame de fond dont je parle, il est bien évident que plus cette trame de fond sera puissante, plus le basculement vers des scénarios hivernaux pour nous se confirmera.
  9. A lire certains posts, on a l'impression que la situation est scellée pour ce topic avec douceur et flux d'ouest de bout en bout. Je trouve au contraire que la situation est très ouverte pour la 2ème partie du topic et la fin d'échéance. Pas le temps d'aller beaucoup dans le détail (désolé) mais on note la reprise de mouvements méridiens amples sur l'Atlantique et beaucoup d'hésitation des modèles sur la situation entre Groenland et Scandinavie ou un couloir favorable ou non à une amplification de dorsale s'ouvre ou se referme en fonction des modèles et des mises à jour. Que ça aboutisse à un scénario hivernal pour l'Europe occidental est une autre histoire mais il y a du potentiel notamment lorsqu'on remarque qu'une partie de la modélisation envisage dans le même temps un rapprochement du VP Sibérien vers l'ouest.
  10. Waouh Tao! tu y vas fort ce soir. On se croirait revenu au belles années du forum lorsque le "fil" se transformait en règlement de compte à ok corral (mes expressions sont d'époque aussi ). Bon, moi je prends du recul, on le connait notre Virgile, un ours mal léché en mal d'hiver qui ne fait pas dans la dentelle, qui est tout sauf politiquement correct. C'est un peu le John Mc Enroe d'IC ou notre Zlatan. Oui il est clivant, dictatorial et parfois de mauvaise foi. Comme tu le reconnais, il a aussi beaucoup d'expérience et détecte souvent les signaux faibles. Après chacun s'exprime à sa manière et je peux comprendre que ses propos peuvent blesser et donner l'impression qu'il se place au dessus de la mêlée pour donner la leçon. Mais je crois en fait qu'on est tous un peu Virgile par moment, je crois détecter dans ses propos beaucoup de frustration par rapport au potentiel que proposait la situation à venir comme on est beaucoup à pouvoir ressentir. Et je me dis régulièrement que si on se retrouvait tous autour d'une bière, parlant du forum et surtout de notre passion pour la météo, on passerait sans doute un bon moment et on serait étonné les uns par les autres. Derrière les claviers, on est réduit à des pseudos, à des raccourcis de ce qu'on est vraiment. Bref, pour revenir en 2 mots à la situation à venir, clairement le signal est assez clair ce soir pour envisager que notre bulle chaude groenlandaise migre vers l'Ouest (Baffin et continent américain) vers la fin de l'échéance et laisse finalement progresser vers l'est les anomalies basses Atlantiques pour finir par porter une circulation d'OSO sur la France en fin de semaine. Mais, j'attends quand même attentivement regarder les sorties de demain matin car je remarque que cette projection n'est pas encore complètement actée par l'ensemble GEFS. C'est peut-être ma façon (plus soft) de mieux supporter la frustration
  11. Comme dit plus haut, la bascule entre 2 types de circulation très différentes (en gros flux de SO ou flux à composante plus ou moins nordique pour nous) se joue à très peu. A chaque alimentation de la dorsale, on sent qu'on peut basculer de l'un à l'autre au moindre décalage. D'ailleurs, sur le CEP, la bascule véritable vers une circulation SO se joue finalement assez tard dans l'échéance et il finit par "choisir" franchement le scénario SO entre 192 et 216 h avec une petite anomalie basse Atlantique qui finit par verrouiller définitivement la porte des hautes latitudes.
  12. Oui c'est sans doute un élément déterminant car quand on regarde les différentes alimentations de ce pseudo blocage, on se rend compte qu'elles ne manquent pas. Entre 0 et 240 h, on dénombre assez souvent 4 alimentations successives (la 1ère démarre à h+48, la 2ème se situe à peu près à 120 h, la 3ème à 168 h et on note parfois une autre après 200 h!). On note également qu'elles sont toutes suffisamment puissantes pour atteindre le Groenland voire le nord de l'inlandsis. On pourrait croire qu'avec un tel déchainement subtropical Atlantique, le blocage devrait être suffisamment puissant pour diriger jusque vers nous un flux à composante nordique de façon assez continue. Mais on remarque aussi que cette latitude élevée de la crête du blocage, facilite d'une part la circulation d'ouest en est des anomalies basses Atlantiques entre les pulsions et d'autre part l'interaction de celles-ci avec le bloc continental en amont de la France. Lorsque les pulsions s'envolent moins vers le nord, le couloir d'alimentation reste plus longtemps ouvert, les anomalies basses circulent moins et l'interaction est moins présente. C'est un peu tout l'enjeu de cette configuration, et l'évolution du soir de la majorité des modèles vers une latitude moins haute de la crête ou vers une évacuation moins prégnante vers Baffin est peut-être un signal vers un rajustement plus favorable à venir? Je trouve que la PE engage quand même à la prudence quant au scénario exact auquel nous serons soumis, il y a encore de grands écarts de modélisation sur le comportement de cette dorsale et sur l'articulation entre son alimentation et la circulation sous "blocage".
  13. On remarque que la PE est très éclatée ce matin, encore plus qu'hier et que la volatilité devient forte à partir du 18 janvier. De ce point de vue le diagramme de Toulouse est assez édifiant. Il fait penser aux diagrammes nord Américains,: J'aurais pu prendre le diagramme de Paris qui propose 30°C de différence à 850 hpa entre le scénario le plus froid et le plus doux mais il est un peu moins spectaculaire Les amateurs d'hiver peuvent se consoler en se disant que pas mal de scénarios envisagent que le vortex sibérien pourrait finir par nous rendre une visite plus ou moins longue et/ou plus ou moins intense (quelque fois extrême d'ailleurs) mais que le processus est parfois long voire très long. Ils peuvent aussi s'inquiéter en voyant beaucoup de scénarios doux ou très doux avec beaucoup de variation et que certains d'entre eux envisagent un bel isolement d'une bulle chaude sur le Groenland mais nous mettant sur toute l'échéance à l'écart du décrochage continental (P24 par exemple) qui nous positionne essentiellement en flux de SO sous influence des anomalies basses circulant sous le "blocage". Bref, sans surprise, on n'est pas plus avancé ce matin, on va serrer les fesses encore un bon moment nous qui les avons souvent entre 2 chaises
  14. Dans la situation synoptique proposée, il y a une conjonction d'éléments qui ne sont pas si communs en début d'échéance à 150 h: - le décrochage d'un gros morceau de vortex en provenance de Sibérie se dirigeant jusque sur la Russie occidentale et poussé vers l'Ouest par de petites branches du jet inversées, l'inertie étant encore en cours à ce moment là - une poussée méridienne puissante en direction du Groenland Ce schéma de base est assez solide, c'est un cadre relativement stable comme l'a précisé Tao dans son post de ce midi. A partir de là, l'hivernophile même peu imaginatif construit facilement la suite des événements et envisage aisément le dipôle magique qui se construirait avec un blocage ancré sur le Groenland et les masses d'air glaciales qui déborderaient allègrement à n'en plus finir jusque sur la France. On remarque tous que nos modèles n'envisagent pas pour le moment massivement ce scénario. Ils hésitent, pédalent, avancent, reculent et surtout, ont énormément de difficultés à envisager un scénario majoritaire. La PE reste très éparpillée sur les conséquences du schéma initiale car, d'une part, le point de départ dont on parle se situe déjà assez loin dans l'échéance (j+7) et d'autres part, le comportement des anomalies basses Atlantiques qui interagiraient plus ou moins à un moment ou un autre avec le vortex Sibérien sont mal appréhendées par les modèles plus tôt encore dans l'échéance (120 h par exemple): D'ailleurs ces interactions sont à double tranchant car elles auraient vocation à "attirer" les anomalies sibériennes vers nous dans leur parcours vers l'ouest, mais elles auraient aussi tendance à soulever des anomalies de tourbillon subtropicales dans notre direction (du coup au fil des sorties on souffle "le chaud et le froid" voire les 2 à un moment ou un autre) En tous cas, il me paraît prématuré de parler de temps sensible en France pour la semaine du topic. Pour autant, devant les mouvements amples issus du schéma initial et de leur inertie, je serai étonné qu'à un moment où un autre le vaste morceau de vortex ne déborde pas au moins temporairement jusqu'à nous. Nous ne sommes pas face à un simple décrochage polaire temporaire et savoir qu'il peut être à un moment ou un autre en partie piloté par des anomalies Atlantiques qui ont vocation à venir vers nous milite en ce sens.
  15. Après l'affaissement progressif de notre dorsale Atlantique vers la France sur la 1ère partie d'échéance, on retrouve ensuite assez clairement le signal d'une circulation à nouveau méridienne sur le quadrant Atlantique. C'est clair depuis quelques runs sur CEP et GEM et GFS// et sur les ensembles. Evidemment ce type de circulation est potentiellement favorable aux hivernopiles même si notre position très occidentale sur l'Europe nous laisse par nature à portée immédiate des influences plus maritimes au moindre décalage.
  16. Oui d'autant que les troupes d'anomalies basses Atlantiques sembleraient rester peu prégnantes sur l'Atlantique à J +10. La position entre 2 chaises est évidemment une option pour nous dans ce contexte.
  17. Pour un retour d'Est digne des années 80, je vote pour GFS//
  18. La configuration synoptique globale semble maintenant bien cernée pour le début de semaine prochaine avec une dorsale centrée entre GB et Islande et dont la crête s'étendrait vers la Scandinavie. Notre cut-off continental serait lui centré sur la France. Au sud de, sur l'Atlantique, circulerait une anomalie basse qui aurait un parcours zonal et qui viendrait interagir avec le bloc continental. Il semble vraiment que cette acteur pourrait avoir un rôle important à jouer dans la semaine du topic sur notre temps sensible. Effectivement, dans son parcours vers l'Est, il semble très probable que cette anomalie se phase avec une anomalie de surface aux alentours du sud de l'Espagne ou plus au sud et se creuse. Ce creusement aurait pour effet de générer un flux de SSE qui remontrait plus ou moins vers la France en milieu de semaine. La position de ce creusement, sa puissance sont encore mal appréhendés par les modèles. En terme de temps sensible, pour la France, le début d'échéance serait très froid avec des maxi proche de 0°C sur pas mal de régions. On passerait progressivement entre le we prochain et le début de la semaine du topic à un flux s'orientant du N au NE puis à l'Est. Il faudra d'ailleurs surveiller la fin de cette semaine en flux de Nord qui pourrait apporter des surprises si un front secondaire se glisse dans ce petit courant de N. La masse d'air s’assécherait ensuite au fur et à mesure que le flux deviendrait continental. Pour autant entre le we et le début de semaine prochaine il n'est pas exclu qu'il y ait un/des passages neigeux (notamment en cas de retour d'Est) et quasiment toutes les régions seraient potentiellement exposées au regard des températures envisagées. Par la suite, aux alentours de mercredi, la prévisibilité devient plus délicate au fur et à mesure de l'avancée de l'anomalie Açorienne et de sa capacité à advecter de l'air doux vers nous. Il est en tous cas envisageable, dans ce contexte, qu'à un moment où un autre un conflit de masse d'air neigeux se mette en place avant un éventuel redoux. Par ailleurs, il est assez remarquable de constater que la dorsale Atlantique pourrait continuer à rester haut en latitude par la suite, on en aurait alors peut-être pas fini avec cette séquence hivernale?
  19. GFS 6z a au moins le mérite de mettre en évidence le grain de sable qui pourrait empêcher le cut-off continental de rester longtemps vissé sur la France. Encore une fois, il s'agit de l'anomalie Atlantique qui en interagissant avec le bloc continental ferait basculer rapidement le flux au SSE sur le pays. Ce scénario est à prendre au sérieux même s'il devient minoritaire. On remarque d'ailleurs que c'est aussi en se phasant avec une anomalie de surface située devant elle que l'anomalie d'altitude entrerait à nouveau en cyclogenèse à l'entrée de l'Espagne activant ensuite le flux de SSE en notre direction et ce, malgré un blocage encore vaillant sur l'Islande: On voit que sur GFS// 6z cette même anomalie d'altitude ne peut pas véritablement entrer en phase avec une anomalie de surface devant elle où l'air plus froid continental aurait pris le dessus: la dépression se comblerait laissant le cut-off continental garder son équilibre:
  20. Qui a dit qu'il ne pouvait plus y avoir de vagues de froid en France de nos jours? On constate juste que lorsque le flux s'oriente un temps soit peu au SSO sur la France, les températures s'envolent généralement assez facilement et que lorsque le flux prend une composante nordique ou continentale, les températures ont beaucoup plus de mal à baisser rapidement. En faisant simple et même sans doute simpliste, on peut juste remarquer que les masses d'air froides descendent moins souvent moins densément en latitude et vice versa pour les masses d'air chaudes. Du coup les synoptiques favorables le sont souvent moins ou mettent du temps à l'être. Bref ce débat est un peu stérile dans un contexte où quotidiennement on constate simplement en observant notre environnement les effets du RC. Pour en revenir à notre situation, GFS nous donne une autre variante du devenir possible de notre dorsale qui là évoluerait en magnifique blocage situé en Mer de Norvège. Mais on serait à l'échéance du prochain topic sous l'influence des anomalies basses Atlantiques circulant en dessous et finissant par ramener à terme de l'air plus doux vers nous ( on serait situé trop bas en latitude pour en profiter= ce serait pas un drôle de pied de nez ça .
  21. On remarque quand même que dans notre combat entre nos 2 cut-off (talweg Atlantique devenant cut-off à gauche et cut-off continental à droite), l'avantage revient ce soir au cut-off continental au moins dans un 1er temps. D'ailleurs notre bloc continental (sans corps) prend un certain air de supériorité à 144h par rapport à son concurrent venant de l'ouest Jusque là, sur GFS et GEM, l'interaction entre les 2 se passait vers l'Islande et la circulation Atlantique reprenait rapidement le dessus (dans l'échéance du topic) dès que cette interaction intervenait car dans ce double mouvement, le blocage était rapidement coupé de son alimentation en anomalies hautes et le jet d'ouest reprenait place sur l'océan pour radoucir l'Europe occidentale dès le début du topic suivant. Depuis ce soir, elle intervient plus au sud et plus tard sur le proche Atlantique. 2 effets communs aux 3 déterministes s'en suit: - la dorsale est renouvelée sur l'Atlantique - le bloc continental ne serait pas suffisamment déséquilibré par l'interaction dans l'échéance du topic et le cut-off maintiendrait sur nous un flux plus ou moins nordique ou pseudo continental. Cependant sur les 3 modèles ensuite, sur les échéances du topic suivant l'interaction parviendrait plus ou moins tôt à faire arriver vers un flux plus océanique par le sud. Il faut dire que nous avons à faire à des cut-off (acteurs par nature mobiles car détachés de leurs racines subpolaires ou continentales, dans un environnement soumis à de nombreux mouvements méridiens). C'est pourquoi la situation peut vite évoluer à partir du moment où intervient l'interaction (comme le suggère d'ailleurs quelques courbes qui grimpent très fort sur GEFS en fin d'échéance). Malgré tout, les évolutions du soir sur le timing de l'interaction sont plutôt de nature à renforcer le cut-off continental notamment via le renouvellement de la dorsale.
  22. Un des risques mis en évidence par GFS et GEM est lié à ll'interaction entre les anomalies basses Atlantiques et celles qui seront positionnées sur l'Europe (Kyrion en a parlé notamment). On remarque que lorsque les anomalies hautes restent massivement présentes dans le couloir d'alimentation entre centre Atlantique Islande et Mer de Norvège au moment fatidique, l'interaction est beaucoup moins forte entre les anomalies basses Groenlandaises et celles venant du continent Européen et le conditions sont alors favorables à un renouvellement du blocage comme sur CEP 0Z. Les renouvellements de blocage dans ces parages sont beaucoup plus complexes à aboutir et également à appréhender par les modèles en tous cas. On remarque quand même entre le 0z et le 6z à l'échéance de samedi (échéance identique) que l'interaction joue moins et un peu plus tard. Le non renouvellement du blocage se joue à très peu sur le dernier 6z: le couloir d'alimentation est beaucoup plus large sur l'Atlantique par rapport à la sortie précédente. Du coup, l'interaction venant plus tard, il s'en faut de peu pour qu'une partie des anomalies hautes juste au sud du talweg Atlantique, ne passent devant le talweg Atlantique pour consolider le blocage(cercle rouge sur GFS 6z)). En l'occurrence, ça ne suffit pas pour autant et la faible circulation Atlantique reprend ensuite le dessus. On voit qu'il faut quand même un bon boulevard s'anomalies hautes sur l'Atlantique comme l'Européen l'envisage pour éviter les interactions vers l'Islande qui seraient synonymes de basculement vers une circulation d'ouest.
  23. S'il fallait voter ce matin, je signerais des 2 mains pour le run IFS, avec son petit bloc continental qui s'isolerait et autogénèrerait de l'air froid sans qu'il soit besoin d'aller chercher ni très haut ni très à l'est (de toute façons, il n'y a rien à aller chercher par là ). C'est un peu la démonstration de ce qu'on pourrait tirer de mieux de cette situation avec à la clef et juste pour l'anecdote un retour d'est en fin d'échéance qui blanchirait une bonne partie de la France + un renouvellement du blocage à j+10, mais là on est dans la fiction au vu des échéances et de la dispersion des modèles qui sont parfois très loins de partager (comme GEM par exemple). Pour le reste, je rejoins l'analyse de sastrugis juste au-dessus sur les enjeux de la fin de semaine.
  24. Vous pouvez dire ce que vous voulez. Avec la configuration impressionnante qui est envisagée: barrage Atlantique pas vu depuis des années je trouve la situation projetée sur l'Europe inédite vue la configuration générale prévue. Pas d'invasions massives d'air froid continental. Ok la masse d'air est un tantinet océanique par période mais quand même: Après, quel bol nous avons pour une fois, d'être positionnés tout au bout de l'Europe. Franchement comme le disait Kéké dans un de ces posts, on prend quand même! je rajouterai même que sur un malentendu, on peut sans doute tirer quelque chose d'hivernal. Mais à nouveau, on en perd nos repères habituels. Sérieusement, sans référence à 850 hpa, il y a 10 ans, je n'aurai pas du tout envisagé ces valeurs en regardant uniquement les projections à 500 HPA fin décembre et début janvier. Désolé de faire ce constat. Ouf il y a décembre 1916 pour nous rassurer .
  25. oui je suis d'accord avec ta remarque. Les dorsales les moins solides sont souvent celles dont la crête s'envole rapidement vers le pôle ou file très vite vers l'Est. J'avais fait la remarque au tout début de la modélisation de l'épisode à venir et on se rend compte que la très grande partie de l'alimentation initiale de notre dorsale redescendra par son couloir d'alimentation initial, tandis qu'une petite partie de sa crête stationnerait un moment important entre Groenland et Scandinavie. Ensuite, la solidité d'un blocage tient aussi et surtout à la rythmique des poussées successives mais c'est vrai que lorsque la porte reste ouverte (couloir d'alimentation) , ça facilite. Sinon, ce qui est notable aussi sur le run de GFS, c'est qu'au-delà du renouvellement systématique de la dorsale sur l'Atlantique, à aucun moment des anomalies froides d'altitudes n'arriveraient à envahir massivement l'Europe continentale (en lisant littéralement le run, la France s'en tirerait bien).
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