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Dépression tropicale

Dépression tropicale (17/24)

  1. Faut se faire hélas une raison : l'hiver n'était tout simplement pas là cette année dans l'hémisphère nord. Sérieux, je ne crois jamais avoir vu une carte pareille - et dieu sait pourtant qu'on a eu des trucs moches ces dernières années - il n'y a que l'extrême orient sibérien (Tchoukotka) qui arrive à sortir une anomalie thermique négative depuis le début de l'hiver si on regarde au dessus de 50° nord. Précision que oui il y a une tâche bleue sur le Groenland, mais elle résulte vraisemblablement pour tout ou partie de biais habituels des réanalyses au niveau de la calotte polaire davantage que d'une réelle anomalie froide vu les relevés "réels" de Nuuk et Kulusuk. Un autre indicateur du non-hiver général la haut, l'étendue de banquise qui patine : On pourra encore ici ou là sortir une période assez froide d'ici avril, l'Europe n'étant pas en première ligne mais pas non plus en exclusion totale, mais à l'échelle de l'hémisphère il est à mon avis désormais trop tard pour sauver quelque chose.
  2. Le non-hiver qui perdure : encore 19,2° aujourd'hui, idéal pour faire sécher le linge dehors .. avec le retour du ronronnement des tondeuses l'après-midi et les premiers vols de grues qui remontent vers le nord (je trouve que c'est bien tôt..?).
  3. C'est aux limites du topic, mais une nouvelle qui m'attriste fort : si vous passez sur ce topic, vous connaissez probablement Zack Labe, ou a minima vous avez tous vu plusieurs fois certaines de ses infographies sur l'Arctique. Par exemple toutes ces images, c'est de lui : Et si je suis triste, c'est qu'au regard du message qu'il a posté aujourd'hui sur le réseau Bluesky, on ne devine que trop bien qu'il a été emporté par la purge de licenciements qui frappe les administrations et instituts de recherches de l'autre côté de l'Atlantique (et particulièrement d'ailleurs ceux qui travaillent sur les thèmes du changement climatique) :
  4. Un peu surpris par cette remarque, alors j'ai été voir, et pour Rennes non : sur 30 jours glissants le maximum de 2003 atteint 23,43° contre "seulement" 22,98° pour 1976 - viennent ensuite 2022 avec 22,78°, 1990 avec 22,73° et 1983 / 1995 à égalité avec 22,61°. 1976 est monstrueux et détient toujours le second rang, mais 2003 est un OCNI (objet climatique non identifié) qui le surclasse d'une très grosse marge. Pour les données de Caen, par contre, 1976 (20,72°) n'est plus que sur la 5è marche, surclassé par 2020 (20,89°), 1997 (20,91°), 2022 (21,06°) et là encore par un 2003 qui pulvérise tout (21,46°).
  5. Bonjour, Par la présente, j'ai l'honneur de vous rendre compte que j'ai été contraint d'exclure une nouvelle fois le petit Sud-Ouest de la classe hiver, à raison de son entêtement anti-froid et pro flux de sud-ouest. Cette mesure a été décidée notamment à raison de l'influence fort néfaste qu'il entretien avec ses voisins Centre-Ouest et régions Méditerranéennes qu'il passe son temps à perturber. Je compte sur votre diligence pour l'inciter à mettre à profit cette période d'isolement sanitaire à réfléchir sur son comportement inacceptable. Bien cordialement, Le général hiver. (Données ECMWF, écart de la température moyenne prévue par rapport à un seuil de 5°, capture faite sur le site MétéoLab)
  6. Un billet intéressant du mathématicien Grant Foster (Tamino) sur le débat d'une accélération du réchauffement climatique ces dernières années : https://tamino.wordpress.com/2025/01/28/every-tenth-matters/#more-12395 Pour résumer pour les anglophobes, à partir des données de températures globales corrigées des oscillations naturelles principales (ENSO, volcanisme, activité solaire), il avance qu'il y aurait bien eu statistiquement une rupture vers 2014 du rythme du réchauffement, mais qu'il est trop tôt pour estimer de manière fiable et précise l'ampleur de cette accélération.
  7. Proverbe infoclimaticien : "Quand tu vois qu'on commence à parler de MJO et de stratosphère dans les forums de prévisions long terme ou saisonnières, hivernophile, gardes-toi de regarder les modèles car tu y trouveras davantage une odeur de boudin antillais que de pinède sibérienne..." Plus sérieusement, s'il fallait juste une image pour dire à quel point cet hiver 2024/2025 n'a jusqu'à présent laissé aucune possibilité froide réelle pour l'Europe, pour moi ce serait celle-ci : Il s'agit du graphique des températures relevées en janvier 2025 à Moscou : 31 jours sur 31 au dessus des normales thermiques, une douceur record en fin de mois (5 records quotidiens en 5 jours et jusqu'à +8,1° le 30, record décadaire), et surtout une absence incroyable de froid puisque la plus basse température mensuelle relevée (-7,2° le 14) dépasse encore d'un bon degré la normale mensuelle des minimales. Le froid n'a jamais été de notre côté de l'hémisphère, les dés étaient pipés dès le départ.
  8. La box de Treize : "je confi Adieu, je t'aimais bien, on aura vécu pas mal de bons moments ensemble... 💔
  9. Bonsoir , Même si cela n'apportera à priori rien de spectaculaire si ce n'est temporairement quelques bonnes rafales sur le littoral Basque, cette dépression modèle réduit venant mourir sur le fond du golfe d me Gascogne nous vaut des modélisations aussi atypiques qu'esthetiques... https://images.meteociel.fr/im/66/28740/animlem7.gif
  10. Pour information, du côté des relevés satellites publiés par Roy Spencer de l'UAH (Université de Huntsville en Alabama), le mois de décembre a encore été particulièrement chaud, et vient surtout clôturer une année 2024 qui a pulvérisé d'une marge monstrueuse le record annuel qui était détenu par 2023 : Les données satellites sont très sensibles, et moins fiables que les relevés au sol notamment car elles ne tiennent pas compte de la température de surface en elle-même mais d'une couche entière de la basse atmosphère. Néanmoins, ces données ont pendant longtemps affiché une tendance au réchauffement moins marquée que les autres relevés, ce qui a suffit à en faire l'égérie des climato-sceptiques qui ne leur trouvaient alors que des qualités - par exemple, ils défendaient que ces données ne souffraient pas d'un biais de représentativité (contrairement aux stations météo qui sont mal réparties autour du globe) ni de l’ilot de chaleur urbain (contrairement aux stations météo souvent proches des grandes villes). Par exemple dans cet article de 2022, l'association des "climato-réalistes" (regroupement de climato-sceptiques) les présentaient comme étant "au moins aussi précises que les données de surface, sinon plus précises". Curieusement, ces données ont beaucoup, mais alors beaucoup moins la côte chez les climato-sceptiques depuis plus d'un an. Elles disparaissent en catimini de leurs discours, et leur auteur Roy Spencer est de plus en plus marginalisé - celui-ci ayant même reçu insultes et menaces de groupes américains les plus extrémistes. Est-ce à dire que finalement, la seule chose qui intéressait les climato-sceptiques c'était leur résultat (un réchauffement moins marqué que les autres données) qui méritait bien de leur trouver toutes les qualités du monde, et que maintenant que le résultat ne leur convient plus ils ont simplement tourné leur veste et sorti les poubelles ? Vous vous ferez votre opinion ... On pourra même se rappeler qu'à une époque, ces données étaient présentées officiellement avec une tendance polynomiale destinée à mettre en relief un plateau autour des années 2005/2010 et une amorce de baisse depuis (marrant de revoir ça quinze ans plus tard, n'est-ce pas ?) Bon, je partage ça juste pour la taquinerie : les données satellites sont intéressantes sur bien des aspects, mais elles souffrent néanmoins de sérieuses problématiques de qualité et de représentativité qui mériteraient un fil beaucoup plus long si on voulait en parler. Je trouve juste ça comique comment elles sont passées du piédestal à la serpillère dans les discours de ceux qui se proclament de l'intégrité intellectuelle et scientifique face aux méchants du GIEC. L'ENSO joue aussi un rôle très important dans la convection atmosphérique, et donc dans les échanges de température entre les basses couches et la haute atmosphère, mais honnêtement j'aurais du mal à prétendre savoir comment tout cela s'équilibre entre les épisodes Niño et Niña. Une question que l'on peut aussi se poser, c'est celle de la dilution de l'anomalie froide de surface dans le contexte globalement chaud : derrière l'anomalie à -0,4° de cet automne, il y avait peut-être une Niña à - 1,0° mais qui a été en grande partie effacée par l'excès de chaleur qui était préalablement présent. Auquel cas il y a bien eu un refroidissement marqué / une neutralisation de cet excès de chaleur pré-existant, mais qu'on ne voit pas dans le -0.4° qu'on observe en sortie.
  11. Vraie question : est-ce que cette Niña est si faible que ça ? Comment le déterminer ? Si on ne regarde que les anomalies de température en surface océanique, notamment en zone 3.4, on a difficilement plafonné autour de -0.3 / 0.4° de moyenne (données NOAA) cet automne, avant une baisse plus franche à partir de mi-décembre - ce qui est assez tardif pour un pic Niña d'ailleurs. Oui, sur ce seul indicateur, on peut dire que cette Niña est faible - tellement d'ailleurs que cela n'en n'est pas (encore ?) une suivant les critères de la NOAA puisqu'il faudrait qu'on passe durablement sous les -0.5° pour que cela en soit une. Maintenant si on regarde un peu plus loin que ça, le contenu de chaleur (enfin au cas présent, de fraîcheur) du Pacifique équatorial sur les 300 premières mètres n'avait pas été aussi bas depuis 2016, peut-être même depuis le super épisode de 2010 (cela ne doit pas se jouer à grand chose avec 2016). Et niveau atmosphère, même si l'indice SOI reste relativement sage, la domination des alizés au niveau de la ligne de changement de date est assez nette avec d'ailleurs une nouvelle phase de fort renforcement prévue les prochains jours : D'où la question : les anomalies de température de surface sont t-elles le marqueur d'un épisode très faible et qui ne parvient pas à se concrétiser, ou d'un épisode pas si faible que ça mais qui est en partie masqué par le réchauffement océanique majeur qu'on a observé sur tous les océans du globe depuis 2023 ? Vu les masses froides qui ont été effectivement remontées depuis l'océan profond (cf le contenu de chaleur sur 300 mètres au plus bas depuis 2016 voire 2010), et les prévisions atmosphériques qui devraient largement continuer de soutenir l'épisode en cours, je ne suis vraiment pas convaincu que cet épisode puisse être considéré comme faible. Faible si on ne regarde que les températures de surface oui, mais loin de l'être si on considère ce qu'est un épisode Niña dans sa globalité.
  12. Avec une réserve sur la notion du "stable" et du "bougera peu", car il y a quand même déjà une évolution perceptible au delà du cycle annuel et de la variabilité de l'ENSO :
  13. Une réflexion d'ailleurs : si on est sur des valeurs records malgré l'épisode Niña, c'est qu'on doit être au plafond en dehors des zones équatoriales (+/- 20° de latitude) pour sur-compenser la fraîcheur de la Niña. J'ai en conséquence été regarder au niveau des réanalyses ce que j'obtenais si je demandais les anomalies globales après avoir neutralisé la zone équatoriale, et voici le résultat : Ici je ne présente que décembre car c'est la valeur la plus actuelle, mais de manière plus large, en 2024, on a battu les records de température globale mensuelle hors zones équatoriales en janvier, juin, août, octobre, novembre et décembre.
  14. J'ai entouré en rouge les mois de janvier avec un indice MEI (indice composite de l'ENSO) avec une valeur inférieure à -0,8 traduisant un épisode Niña installé dans le Pacifique. Je trouve que cela permet de mieux se rendre compte du côté "extraterrestre" provisoire de ce janvier 2025...
  15. En faisant de l'archéologie pour retrouver des posts anciens où j'évoquais cette déconnexion de plus en plus flagrante entre les synoptiques traditionnelles en fonction de l'ENSO et les synoptiques réellement observées, je retombe sur message d'avril 2023 où j'avais présenté une simulation des anomalies de température globale à attendre sur l'année à venir : Pour mémoire, voici les simulations que j'avais présentées en fonction de l'ampleur que prendrait l'épisode El-Niño qui en était alors à ses balbutiements (pour la méthodologie qui avait été appliquée, voir le post d'origine) : Dans tous les cas de figure, même celui d'un épisode El-Niño limité (en terme d'anomalie de température de surface océanique), les simulations indiquaient qu'on se dirigeait vers un potentiel record de température globale. Il se trouve que j'ai gardé les données de base (si ce n'est que certaines valeurs pré-existantes ont été légèrement modifiée, ça ne change rien à la cohérence de l'ensemble), donc je me suis dit que ce serait sympa de confronter la simulation faite en avril 2023 aux données observées depuis. Eh bien, je me suis planté, c'est un échec puisque les anomalies de température observées sont complètement sorties du faisceau de simulation Mais un échec dans le sens "oh fait ch!er", ou "oh marde", m'voyez. Parce qu'on a eu au final un épisode El-Niño limité mais que les températures ont suivi la simulation d'un épisode boosté aux stéroïdes : Allez, pour ce que ça vaut, j'ai repris les prévisions des prochains mois avec un actuel épisode Niña bien faiblard et j'ai simulé un automne neutre en me basant sur la dernière "plume" du rapport hebdomadaire de la NOAA : Voila, je ne fais pas trop de commentaires ... Bon allez pour la rigolade, je me lamente un peu du décalage entre cette simulation - extrêmement simpliste - et la réalité observée, mais si vous voulez un exemple de vrai foirage, nos chers climato-sceptiques avaient beaucoup partagé sur notamment ce forum et dans leurs blogs il y a quelques années : Bon comme d'hab sans surprise, le laïus habituel : le refroidissement est à nos portes parce que le soleil va rentrer dans un minimum d'activité et c'est lui qui contrôle le climat (et pas le CO2, bandes de moutons), tous les réchauffistes vont très vite fermer leur clapet, etc etc... Bref, quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console comme on dit.
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