Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

3 366 messages dans ce sujet

Le 13/07/2017 à 10:52, Higurashi a dit :

Un article très intéressant de la NOAA sur les niveaux de méthane qui continuent leur hausse après le plateau du début des années 2000 : https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/after-2000-era-plateau-global-methane-levels-hitting-new-highs

 

 

ch4_trend_1980-2017_620.png

Sais-tu si il existe des estimations qui ont tenté de déterminer la part imputable au méthane. Je n'ai pas souvenir d'avoir lu du concret sur ce sujet. Est ce à dire que le méthane reste négligeable avec ses ppb vis à vis du CO2?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 2 heures, sebb a dit :

Sais-tu si il existe des estimations qui ont tenté de déterminer la part imputable au méthane. Je n'ai pas souvenir d'avoir lu du concret sur ce sujet. Est ce à dire que le méthane reste négligeable avec ses ppb vis à vis du CO2?

 

Tu veux dire la part du réchauffement imputable au méthane ? Je n'ai plus les estimations en tête tout de suite, mais c'est loin d'être négligeable en tout cas. 

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Oui je n'ai pas bien précisé ma question, mais effectivement si quelqu'un a des estimations, ce serait intéressant.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ce que l'on connaît bien ce sont les forages radiatifs. Tu les trouves dans le résumé de l' AR5 . Le forçage CO2 c'est sensiblement 1.6 w/m2 à 0.2 près  le forçage CH4 c'est 0.5 w/m2 a 0.05 près . Les répartitions spatiales de ces deux gaz ne doivent pas différer beaucoup. On les considère comme bien mélangés.  Les réponses à ces deux forçage sont donc similaires ce qui te donne une idée des parts respectives dans le réchauffement.  Attention il y a d'autres forçage dont les aérosols : le forçage anthropique total est estimé  à 1.6 w/m2

2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Selon les RCP, en 2016 le forçage total anthropique est à 2.35 W/m2, dont 2.02 W/m2 pour le CO2 et 0.52W/m2 pour le CH4. (la somme totale anthropique comprend également les aérosols qui interviennent en négatif)

La concentration en CH4 indiquée est de 1853ppb soit finalement très proche du graphique plus haut.

Le delta forçage (y compris les naturels) depuis le préindus est de 2.41W/m2.

Tous les forçages n'auraient pas tout à fait la même efficacité selon certains auteurs, mais on peut estimer que, si l'anomalie par rapport au préindus est de 1°C, la part due au CH4 est de:

0.52/2.41*1°C = 0.22°C environ, soit 22% du total, soit un peu plus que l'anomalie d'une décennie.

Pas négligeable du tout.

A noter que cette part n'est pas envisagée prendre beaucoup plus d'importance du moins dans les scénarios.

Par exemple pour le RCP8.5, le méchant, elle baisserait pour arriver à 13% en 2100.

Pour le RCP4.5, le gentil, elle atteindrait à peine 10%.

Par contre je ne sais pas comment sont calculées ces prévisions.

Tient-on compte suffisamment du cycle carbone?

Je l'ignore, personnellement.

Modifié par meteor
3 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci pour vos réponses, part non négligeable effectivement. 

J'ai trouvé entre temps la base suivante, c'est bien noté pour les USA, mais j'ai supposé que l'air n'ayant pas de frontière, le forçage doit approcher ces valeurs partout, au point d'en retenir ces données comme moyennes globales? Sinon on note que l'H2O n'y est pas inclus, faut il en conclure que la rétroaction positive (plus chaud, plus d'eau dans l'air) est faible et/ou déjà intégrée à ces valeurs?

 

Capture_urg4.PNG

 

https://www.epa.gov/sites/production/files/2016-08/climate-forcing_fig-1.csv

 

Modifié par sebb

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

1 J'avais en tête que le CO2 ne représente grosso modo qu'un peu plus de 50 % du total du forçage anthropique. J'ai voulu vérifier , je ne sais plus sur quoi j'ai bien pu tomber mais le forçage anthropique total que j'ai donné est mauvais.  Meteor est bien plus proche: 2,29 W/m2 en 2011 par rapport à 1750

La figure jointe est extraite du résumé pour les décideurs. Je la joins parce que le forçage du méthane y est nettement plus important que ce qu'il donne alors que le forçage CO2 y est plus faible 1,68 W/m2 (2,03, c'est la borne supérieure). Du coup, le CH4  joue un rôle encore plus important. C'est pour cette raison entre autres que Hansen suggérait ce qu'il appelait un scenario alternatif (réduire au max les émissions de méthane)

 

2 Pour la vapeur d'eau: il ne s'agit pas d'un forçage mais d'une rétroaction (voir ce dossier sur Futura Sciences)

 

forçages_AR5.JPG

Modifié par sirius
3 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 5 heures, Yoann44 a dit :

Un article intéressant à propos du méthane et de son forçage radiatif ici :

 

http://dr-petrole-mr-carbone.com/rechauffement-la-puissance-du-methane-revue-a-la-hausse/

 

Oui très intéressant.

Comme quoi même des choses qu'on croyait à peu près figées, bougent encore.

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Une nouvelle étude montre que la forêt Amazonienne crée sa propre saison des pluies : https://climate.nasa.gov/news/2608/new-study-shows-the-amazon-makes-its-own-rainy-season/

La déforestation brise cette dynamique et, comme on le sait, influe significativement sur le cycle hydrologique du milieu. 

2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Selon GFS, l'anomalie globale devrait faire un bond pour cette dernière décade de juillet, ce qui placerait l'anomalie du mois entre celle de juin et de mai dernier. 

 

69834823hd.png

Modifié par Higurashi
2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Une question naïve :

l'Antarctique a vu pendant plusieurs semaines des anomalies négatives de T assez marquées, qui avaient un impact significatif sur la T globale.

En 3 jours, cette anomalie négative récurrente est devenu largement positive sur l'Antarctique (proche de  + 2), et en conséquence l’anomalie globale a fait un bond (d'environ 0,3 °C, en tout cas sur CCI :

http://cci-reanalyzer.org/

Ces données d'anomalies de T sur l’Antarctique sont elles fiables ?

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

On peut toujours se poser cette question

Par exemple, selon NCEP, au mois de mai l'anomalie globale était de 0.54°C pour une anomalie antarctique de 3.42°C

Le poids de l'antarctique (90S-65S) étant de 0.04 environ, on peut dire qu'il a été responsable de 0.13°C sur le plan global.

Au mois de juin c'était respectivement 0.38°C et -0.83°C soit -0.03°C d'influence.

Mai et juin sans Antarctique c'est donc 0.41°C et ...0.41°C.

 

Pour NASA-GISS c'est comparable d'après ce que j'ai survolé mais c'est à affiner.

Quant à la fiabilité des données antarctiques, hum.

Ce qu'on peut dire c'est qu'il y a un réseau de stations surtout côtières mais aussi de stations de recherche sur le continent et que le maillage est loin d'être extraordinaire ce qui ne peut surprendre personne.

 

Les documents disponibles sur le site de la NASA parlent des données et métadonnées disponibles pour l'Antarctique.

Pour NCEP c'est un modèle météo style GFS qui extrapole à partir de données diverses.

Ensuite est-ce que c'est valable à 0.5°C près, ou plus, ou moins, ça doit pouvoir se trouver quelque part et gageons que l'excellent Higurashi doit avoir sa petite idée là dessus.

2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 17 heures, meteor a dit :

On peut toujours se poser cette question

Par exemple, selon NCEP, au mois de mai l'anomalie globale était de 0.54°C pour une anomalie antarctique de 3.42°C

Le poids de l'antarctique (90S-65S) étant de 0.04 environ, on peut dire qu'il a été responsable de 0.13°C sur le plan global.

Au mois de juin c'était respectivement 0.38°C et -0.83°C soit -0.03°C d'influence.

Mai et juin sans Antarctique c'est donc 0.41°C et ...0.41°C.

 

Pour NASA-GISS c'est comparable d'après ce que j'ai survolé mais c'est à affiner.

Quant à la fiabilité des données antarctiques, hum.

Ce qu'on peut dire c'est qu'il y a un réseau de stations surtout côtières mais aussi de stations de recherche sur le continent et que le maillage est loin d'être extraordinaire ce qui ne peut surprendre personne.

 

Les documents disponibles sur le site de la NASA parlent des données et métadonnées disponibles pour l'Antarctique.

Pour NCEP c'est un modèle météo style GFS qui extrapole à partir de données diverses.

Ensuite est-ce que c'est valable à 0.5°C près, ou plus, ou moins, ça doit pouvoir se trouver quelque part et gageons que l'excellent Higurashi doit avoir sa petite idée là dessus.

Ok, merci meteor.

Une assez grande volatilité donc, avec des swaps de facilement 4 degrés pour un impact d'environ 0,15 °C sur la T globale - mais c'est finalement plus limité que l'impact de l'anticyclone sibérien en hiver (qui génère des anomalies plus marquées et plus vastes, en fonction de sa présence ou non et de sa position), et ça n'explique qu'une moitié du récent rebond de T globale.

 

Ce qui m'étonne s'est la rapidité du swap en Antarctique, avec ensuite de longues persistances d'anomalies marquées - j'imaginais que le climat en Antarctique était plus stable, mais c'est surement une idée préconçue.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Le 25/07/2017 à 10:49, Tomar a dit :

En 3 jours, cette anomalie négative récurrente est devenu largement positive sur l'Antarctique (proche de  + 2), et en conséquence l’anomalie globale a fait un bond (d'environ 0,3 °C, en tout cas sur CCI :

http://cci-reanalyzer.org/

Ces données d'anomalies de T sur l’Antarctique sont elles fiables ?

 

Je n'apporterais pas beaucoup plus d'infos que meteor, mais si l'on ne cherche pas une trop grande précision sur les anomalies exactes dans la zone, c'est assez fiable oui (je ne pense pas que l'erreur soit inférieure à 0,5°C sur ces cartes personnellement mais ça laisse quand même une marge pour cerner ce qu'il s'y passe). Après, le fait que l'Antarctique puisse rapidement basculer du chaud au froid c'est assez "normal" et lié à la circulation atmosphérique (qui peut basculer d'un état ou elle l'isole des remontées douces à un état ou ces remontées s'accentuent brutalement). 

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.