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Julien764

Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux

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Guest Guest

Oui, c'est un point important, cela m'a ouvert les yeux quand je l'ai compris. On peut voir sur cette figure 5.4 de l'AR4 ce que représentent les postes du contenu de chaleur dans le système climatique. Quand on parle des variations de température de surface, cela concerne environ... 3% de ce contenu de chaleur. Et les océans 90%. La multiplication des moyens d'observation du sommet de l'atmosphère au fond des océans devrait permettre d'établir des bilans énergétiques annuels de plus en plus complets, évitant que l'on se perde dans "l'illusion d'optique" de la variabilité courte des températures de surface. (Sans parler des "trucs" statistiques pour essayer de faire apparaître un déclin sur ces Ts).

Cela dit, il faut encore bien estimer le déséquilibre global et les instruments à notre disposition ont des limites. Comme on le voit sur Skeptical Science avec la discussion concernant Loeb 2012, le déséquilibre le plus récemment constaté de 0,5 ±0,43 W/m2 à 90% de confiance laisse de la marge (à 95% ou 99%, on aurait même sans doute des valeurs négatives possibles). On connaît mal les transferts de chaleur vers l'océan profond, et chaque instrument (satellite ou sondes océaniques) a ses propres marges d'incertitude à la mesure. Néanmoins, cela me semble aller dans la bonne direction, la simple "température de surface" est une approche finalement assez rudimentaire, qui tient à la limite historique de nos moyens d'observation, mais qui n'est pas tellement conforme à la logique profonde des sciences climatiques, fondée sur des bilans énergétiques globaux et des analyses des transferts d'énergie en interaction avec les grands cycles (eau, carbone, azote, etc.). Ce que l'on appelle désormais les Earth System Models. On est évidemment très très loin de la présentation caricaturale de modèles climatiques n'analysant que le CO2...

Tout à fait. Pour en revenir à la hausse du niveau de la mer, je ne vous avais pas répondu mais il est vrai que l'un dans l'autre cela montre que la hausse stérique (dilatation de l'océan dû à son réchauffement) est plus importante, ce qui est en cohérence avec le transfert de chaleur dans l'océan profond en effet. Il est clair qu'on a un peu de mal à boucler les bilans car les observations restent très incertaines, mais globalement il n'y a pas d'incohérence. Et là on atteint effectivement une logique plus profonde, qui est celle de toute étude thermodynamique. Isolement de système, et somme de toutes les termes d'énergies (en sachant qu'il est difficile d'avoir des bilans précis quelque soit le système default_whistling.gif ). Cela est ainsi aussi bien pour la chaudière murale de la cuisine que pour la thermorégu du corps humain que pour le système climatique. Une petite anecdote tiens, me souviens qu'un des premier trucs que nous ai sorti le prof de transfert thermique, c'était quelque chose du genre "Si vous avez votre puissance à moins de 30% d'incertitude, vous êtes content" default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20"> Et bé, on n'est pas rendu alors default_laugh.png .

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Oui, c'est un point important, cela m'a ouvert les yeux quand je l'ai compris. On peut voir sur cette figure 5.4 de l'AR4 ce que représentent les postes du contenu de chaleur dans le système climatique. Quand on parle des variations de température de surface, cela concerne environ... 3% de ce contenu de chaleur. Et les océans 90%. ...

Oui c'est clair que l'approche en température de surface n'est pas suffisante pour étudier le problème. C'est un héritage historique de la climatologie et de la météorologie "locale" que de s'intéresser à ce point à la température de surface. Le public est largement éduqué à cet héritage. C'est aussi lié aux techniques basiques de télétection qui consistent à donner des températures de surface en fonction de l'émissivité (sirius pourrait vous l'expliquer 1000 fois mieux que moi). Mais on pourrait peut-être oser franchir le pas, en affichant non plus les cartes de températures de surface, mais les cartes de contenu en chaleur. Parler en Joules au lieu de °C

Ca enlèverait peut-être de nombreuses ambiguités, et on n'aurait peut-être plus de remarques comme quoi on n'a pas le droit de calculer une température globale...

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Guest Guest

Juste une remarque comme cela, mais pour donner l'enjeu des résultats de Loeb 2012. En partant sur une sensibilité climatique de 0.75 Km² / W (la valeur moyenne actuellement admise), la fourchette donne encore 0.375°C +/- 0.3225°C de réchauffement additionnel à venir. En sachant qu'en l'état actuel, une valeur haute est plus probable. En effet, les valeurs calculés par les modèles donnent plutôt 0.8 W / m² de déséquilibre, c'est à dire 0.6°C de réchauffement ; et la différence entre le réchauffement réalisé et le réchauffement théoriquement possible par les gaz à effet de serre donnent également quelque chose de l'ordre de 0.65°C encore dans le pipeline. Le tout à mettre en balance avec le fait que la Terre est sans doute déjà aussi chaude qu'à l'Holocène et que depuis 3 millions, il n'existe aucune preuve d'une Terre plus chaude que 1°C de plus par rapport à l'état actuel (je parle d'état climatique évidement, pas de variations sur quelques années...).

P.S. : En sachant que dans le même temps les aérosols jouent également. Quand je disais que les modèles donnent 0.6°C dans le pipeline et que le delta entre réchauffement réalisé et réchauffement possible est de 0.65°C, c'est en fait la même valeur. Simplement, les "modèles" (au sens gros machin plein de lignes de codes) passent par beaucoup d'équations, alors que le delta entre réchauffement réalisé et réchauffement possible peut être approximé par n'importe qui de manière assez fiable en admettant quelques valeurs sans chercher à les redémontrer ( λ de 0.8 environ, équations des dF en W/m², ...) avec un modèle simplifié. Les formules sont un peu compliqué, mais tout à chacun peut la mettre en œuvre avec un peu de bonne volonté et vérifier les résultats des modélisations de la littérature. Ce faisant, on peut voir que si il n'y avait pas d'aérosols, on aurait ~ 1.5°C dans le pipeline (incertitude assez importante sur les aérosols tout de même) default_whistling.gif Ce sont des calculs de coins de tables évidement, c'est pour les ordres de grandeurs plus que pour la précision décimale évidement.

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Location : Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)

Mais si, chaque point de ta courbe de moyenne sur 30 ans n'est pas centrée sur la période de 30 ans mais sur la fin, d'où l'impression bizarre qu'elle ne suit pas la réalité.

Ben oui, cette courbe décalée n'est pas là pour lisser (sinon il faudrait effectivement la centrer et la calculer sur 31 ans) mais elle est là pour comparer le niveau des anomalies annuelles par rapport au niveau du climat à ce moment là, qui comme chacun le sait se calcule avec au moins 30 ans de données.Pourquoi cette comparaison ? Parce que pour un état moyen, un échantillon de climat donné et calculé à la fin d' une année choisie (1998 par ex, pour la préférée des négativistes), en cas de stabilité du climat, depuis cette année là, on observerait des anomalies annuelles de part et d'autres du niveau de l'état moyen calculé fin 98 et donc aussi une courbe qui stagne autour de ce niveau de 98 (Comme on le voit très bien par le passé quand la courbe a réellement stagné, avec des anomalies annuelles de part et d'autres de la courbe)

Donc là avec toutes les anomalies annuelles qui sont supérieures à cet état moyen en 98 et aux anomalies annuelles qui sortent de cet état moyen (remplacées par les dernières anomalies) le climat n'a pu que se réchauffer depuis 98, comme le montre logiquement la courbe et toutes les autres méthodes plus rigoureuses pour détecter les changements réels avec de plus courtes périodes que 30 ans.

Seuls ceux qui n'ont pas été informés et ceux qui s'obstinent à rester zoomés au pas annuel pour éviter absolument de voir la réalité de l'évolution du climat, pour essayer de faire gober au public que la T annuelle de 98 ou autre (par ex celle d'il y a 10 ans pour Hgl11), représente un échantillon de climat, continuent à marteler que le climat s'est stabilisé sur des courtes durées en essayant de fixer en permanence l'attention sur le bruit du pas annuel, ou sur le record annuel.

Que ceux qui sont honnêtes et qui ont de simples et réels problèmes de réglage de zoom (pour passer facilement du pas annuel au pas climatique sans mélanger les deux, ça arrive même aux meilleurs spécialistes, quand ils s'expriment un peu vite dans les médias), se concentrent uniquement sur l'évolution des moyennes sur 30 ans et plus.

Tant qu'ils n'arrivent pas à voir la différence intuitivement entre le pas annuel et le pas climatique, Il faut qu'ils oublient les anomalies annuelles, comme ils le font intuitivement très bien quand il s'agit de suivre l'évolution au pas mensuel pour un mois donné, en oubliant très justement totalement de regarder les tendances courtes avec les anomalies journalières dans un mois donné.

(Et là ça ne choque plus personne, même pas un pur négativiste, de dire que le mois x se réchauffe/se refroidit dans telle ou telle station, avec pourtant une tendance significativement inverse, à la baisse/à la hausse (sur 30 j en prime parfois) dans tel mois x donné, vu que là il retrouve par miracle la bonne logique élémentaire sans réfléchir, et ne s'occupe pas de la tendance journalière dans le mois x donné et pense bien à regarder l'essentiel, la bonne échelle, celle de l'évolution mensuelle, des échantillons de moyennes de 30 jours, par rapports aux autres échantillons de moyennes de 30 j pour le mois x donné, sans s'occuper de la tendance sur 10 ou 15 jours ou même plus, dans un des échantillons du mois x donné.)

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Ben oui, cette courbe décalée n'est pas là pour lisser (sinon il faudrait effectivement la centrer et la calculer sur 31 ans) mais elle est là pour comparer le niveau des anomalies annuelles par rapport au niveau du climat à ce moment là

Ok je vois l'idée. Ca permet par exemple de comparer 1990 à la moyenne 1961-1990.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Cela dit, il faut encore bien estimer le déséquilibre global et les instruments à notre disposition ont des limites. Comme on le voit sur Skeptical Science avec la discussion concernant Loeb 2012, le déséquilibre le plus récemment constaté de 0,5 ±0,43 W/m2 à 90% de confiance laisse de la marge (à 95% ou 99%, on aurait même sans doute des valeurs négatives possibles). On connaît mal les transferts de chaleur vers l'océan profond, et chaque instrument (satellite ou sondes océaniques) a ses propres marges d'incertitude à la mesure. Néanmoins, cela me semble aller dans la bonne direction, la simple "température de surface" est une approche finalement assez rudimentaire, qui tient à la limite historique de nos moyens d'observation, mais qui n'est pas tellement conforme à la logique profonde des sciences climatiques, fondée sur des bilans énergétiques globaux et des analyses des transferts d'énergie en interaction avec les grands cycles (eau, carbone, azote, etc.). Ce que l'on appelle désormais les Earth System Models. On est évidemment très très loin de la présentation caricaturale de modèles climatiques n'analysant que le CO2...

La température de surface tout d'abord c'est la température de surface des terres et les SST.

D'un point de vue climatique, c'est la température de surface qui a de l'importance, pas la température à -3000m dans l'océan.

C'est la température de surface qui détermine principalement les flux océans/atmosphère, terres/atmosphère, océans/terres.

En conséquence la connaissance de l'évolution de cette température dans le futur est absolument fondamentale.

Il est vrai aussi que cette température de surface notamment pour les océans, dépend aussi des transferts de chaleur entre surface/océan.

Par exemple, comme je le dis sur mon blog (je me fais un peu de pub en ces temps d'ostracisme ) si le transfert de chaleur était parfait, ou plutôt si le mélange était excellent dans toute la profondeur de l'océan, on pourrait, théoriquement, absorber au moins 1000 ans de RC sans que la température varie d'un centième de degré.

C'est pourquoi, il est très important également de comprendre ce qui se passe dans l'océan et pour le moment on ne sait pas bien, il faut le reconnaître.

C'est un peu le cas pour pas mal de choses qui concernent la circulation océanique.

On connaît pas mal de mécanismes fondamentaux, mais on ne sait pas simuler, par exemple, la circulation méridienne océanique et ses variations, pourtant d'une importance capitale dans le climat.

Ceci dit je ne comprends pas bien ce que tu appelles "la présentation caricaturale de modèles climatiques n'analysant que le CO2..".

S'ils n'analysent que le CO2 (çà veut dire quoi d'abord?) ce ne sont pas des modèles climatiques.

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Ceci dit je ne comprends pas bien ce que tu appelles "la présentation caricaturale de modèles climatiques n'analysant que le CO2..".

S'ils n'analysent que le CO2 (çà veut dire quoi d'abord?) ce ne sont pas des modèles climatiques.

Oh ça, c'était juste une allusion à ce que disait Barth la page précédente :

Puisque la base de cette science et donc sur l'évolution du climat futur, c'est que le CO2 agit néfaste-ment sur la température du globe avec un réchauffement. Mais les scepticismes admettent qu'il y a bien eu un réchauffement et que donc la terre s'est bien réchauffé. Mais c'est bien sur l'évolution que nous ne sommes pas d'accord puisque nous sommes pas sur la même base de la théorie de l'évolution du climat. C'est pour ça qu'il y a tant de divergence entre toi, moi, julien, skept ou Christian. Tant que nous ne serons pas d'accord si oui ou non le CO2 agit comme il est dit par le GIEC sur la Terre alors le débat continuera de s'animer !

Comme si le CO2 était l'alpha et l'omega d'un modèle climatique. Pas très important, donc.Sinon je suis d'accord avec tes points. J'avais fait remarquer sur SkS que l'on voit circuler des schémas bien connus de bian énergétique (ceci par exemple), mais cela se passe toujours... au-dessus de la surface! C'est normal parce qu'on cherche d'abord à expliquer l'équilibre TOA. Mais j'aimerais bien trouver un schéma du même genre montrant de manière synthétique comment l'océan transfert de l'énergie entre ses couches en mode vertical, la fait circuler en mode horizontal et échange avec la surface.

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Location : Yainville, Seine-Maritime, Normandie

Bonjour à tous,

Je viens de trouver un papier publié sur nature géoscience pour ceux qui sont abonnés, il pourront le voir en entier, il est question de nouveau de la relation soleil-circulation atmosphérique.

http://www.nature.co...l/ngeo1460.html

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Bonjour à tous, je voudrai rebondir un peu dans ce sujet pour vous faire part de ce qui n'est en fait qu'une observation ou reflexion personnelle. J'ai toujours pensé puisque conditionné par les médias, que le réchauffement climatique avait bel et bien pour seule cause, l'augmentation des gaz à effets de serre liés à l'activité humaine. Mais, j'ai commencé à concevoir cela autrement car je m'interrogeais sur les cycles solaires et pourquoi ces derniers étaient négligés quant à leur rôle probable dans ce réchauffement. Je me suis fait cette réflexion en repensant aux propos de nos ailleuils qui disaient toujours qu'il n'y avait plus d'hiver comme de leur temps. Ils avaient d'ailleurs raison, et si cela était du aux cycles solaires ? il y'a eu des changements climatiques depuis des millions d'années, sans que l'homme en soit responsable, même si certains diront "oui mais jamais aussi rapidement".

J'en viens à mes observations personnelles. En décembre 2009 nous avons connu une vague de froid assez marquée ( je parle du nord où j'habite en particulier ) et nous n'en avions plus vraiment connu depuis la moitiée des années 80. En mars 2011 nous avons connu une succéssion de 2 vagues de froid. Avant l'hiver 2011/2012 il y avait des rapports scientifiques qui prévoyaient un hiver 2011/2012 trés rigoureux, et j'avoue que je pensais moi aussi qu'il en serait ainsi dans la continuité des 2 précédents et que cela viendrait etayer l'hypothèse de la baisse de l'activité solaire ( bon certes un peu trop nai¨vement me direz vous ). Je pensais que les vagues de froid seraient de plus en plus nombreuses ou de plus en plus longues, et puis voila, l'hiver 2011/2012 fut anormalement doux ( 14 degrés dans le nord le jour de l'an) et donc, ma théorie se voyait ballayée ... mais ! le 1er février est arrivé et avec lui une vague de froid particulièrement intense et longue ( 15 jours ), 15 jours sans dégel dans le nord et plus de 600 ! morts en europe. Quand tout le monde pensait l'hiver 2011/2012 mort et enterré dans la douceur.

Je trouve cela tout de monde assez "étrange" ou juste une loi des série ? un pur hasard de circonstances ? ou y'a yt'il un réel facteur exterieur qui tend à se modifier et pas de la manière dont nous pensions ?

Votre avis ?

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Location : La-Chapelle-Saint-Florent (49)

Le problème principale de ton raisonnement c'est qu'il est basé sur une réflexion locale (même à l'échelle de la France cela reste local), or la problématique du réchauffement climatique dont il est question est globale (donc moyenné à l'échelle mondiale). Il y aura bien sûr toujours des disparités locales, accompagnés de variabilité. Même si l'hiver 2011-2012 a été froid en france, globalement l'année 2011 reste une des plus chaudes enregistrés ces 100 dernières années dans le monde. Pour 2012, on attendra la fin de l'année pour faire un bilan, mais globalement pour l'instant c'est déjà mal parti.

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Location : Pont de dore (63) 330 m

Bonsoir

Moi aussi j'ai constaté un hiver 2011/2012 anormalement doux, hors mis ces 15 jours de fevrier assez froid mais sans mini reccord chez moi, il est vrai qu'il faut descendre trés bas sur une longue pérriode pour battre des reccods en Auvergne. Bien voila, moi aussi je fais la démo d'une vision régionaliste du réchauffement et damien49 nous démontre le contraire, force est de constaté qu'il a raison et que de nombreuses personnes pour la plupart en toute bonne foi ne voient que le temps qu'il fait chez eux, par contre un petit nombres utilisent cette régionalisation du temps qu'il fait à un endroit de la planète pour étayer leurs sceticisme.

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je parle de manière locale puisque c'est dans le nord que j'ai fait mes observations, mais les 3 dernieres vagues de froid en question ont concernées bien entendu à chaque fois, toute l'europe, avec des anomalies thermiques relativement significatives. Toutefois oui, si on prend la moyenne des températures annuelles nationale ou européene on constate sans doute que l'année a été la plus chaude. Mais si on creuse au delà de ces moyennes, on observe des anomalies qui noyées dans ces moyennes ne parlent certes pas, mais qui pourraient révéler peut-être quelque chose à plus ou moins long terme. Je me trompe peut-être et il faudra de toute façon encore attendre pour pouvoir prétendre y voir quelque chose.

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Oui Jean, c'est évident, il suffit par exemple pour tronquer mon raisonnement de prendre l'exemple de la Bretagne, qui n'a même pas frissonnée lors de la derniere vague de froid de février. Mais durant ces 15 jours il s'est passé un certain nombre de choses, et ces 15 jours viennent aprés 2 années qui ont connu une, puis deux vagues de froid, et de tels épisodes à l'échelle Française du moins ( bon, ok ça reste locale, mais c'est un constat malgré tout ) nous n'en avions plus connus depuis la moitiée des années 80. C'est pour cela que je fait un éventuel rapprochement avec les cycles solaires.

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Location : La-Chapelle-Saint-Florent (49)

Je veux bien qu'on prenne avec la superficie de l'Europe. Tiens en prenant large même jusqu'à l'Oural. Mais ça ne représente toujours que 1.9% de la superficie terrestre. Donc tu ne peux faire des analyses locales et en faire des conclusions à l'échelle globale. Ca ne marche pas comme ça. D'autant que même pour l'Europe, c'est loin d'être aussi homogène, et qu'en climatologie on mesure au minimum sur 30 ans pour en tirer une tendance.

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Location : Yainville, Seine-Maritime, Normandie

je parle de manière locale puisque c'est dans le nord que j'ai fait mes observations, mais les 3 dernieres vagues de froid en question ont concernées bien entendu à chaque fois, toute l'europe, avec des anomalies thermiques relativement significatives. Toutefois oui, si on prend la moyenne des températures annuelles nationale ou européene on constate sans doute que l'année a été la plus chaude. Mais si on creuse au delà de ces moyennes, on observe des anomalies qui noyées dans ces moyennes ne parlent certes pas, mais qui pourraient révéler peut-être quelque chose à plus ou moins long terme. Je me trompe peut-être et il faudra de toute façon encore attendre pour pouvoir prétendre y voir quelque chose.

Bonjour,Comme tu sembles intéressé, voila qui pourrait étayé tes pensées.

http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/full/ngeo1460.html

D'importants changements dans le rayonnement ultraviolet solaire peuvent affecter indirectement le climat en impliquant des changements atmosphériques. Plus précisément, il est suggéré que la variabilité du climat à l'échelle centenaire pendant l'époque holocène a été contrôlé par le Soleil.

Cependant, l'amplitude du forçage solaire est faible en comparaison avec les effets climatiques, sans l'ensemble de données fiables, il est difficile de savoir quels mécanismes de rétroaction pourraient avoir amplifiés le forçage.

Ici nous analysons les sédiments annuels stratifiés du lac Meerfelder Maar, en Allemagne, pour séparer les variations de la force du vent et le taux de l'accumulation 10Be, un isotope de l'activité solaire, d'il y a 3.300 à 2.000 ans.

Nous trouvons une forte augmentation des vents et du 10Be sur des dépôts, il y a 2.759 ans et une réduction de ces 2 points 199 ans plus tard. Nous en déduisons que la circulation atmosphérique a réagi brusquement et en phase avec le minimum solaire.

Une variation dans la circulation atmosphérique vient en réponse aux changements de l'activité solaire, elle est largement compatible aux modèles de la circulation atmosphérique dans les modèles de simulation climatique à long terme, et en données d'analyse qui assimilent les observations des minimums solaires récents dans le climat.

Nous concluons que les changements de la circulation atmosphérique ont amplifié le signal solaire et ont causé le changement climatique brutal il y a environ 2.800 ans, cela coïncide avec un grand minimum solaire.

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Location : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Bonjour,

Comme tu sembles intéressé, voila qui pourrait étayé tes pensées.

http://www.nature.co...l/ngeo1460.html

D'importants changements dans le rayonnement ultraviolet solaire peuvent affecter indirectement le climat en impliquant des changements atmosphériques. Plus précisément, il est suggéré que la variabilité du climat à l'échelle centenaire pendant l'époque holocène a été contrôlé par le Soleil.

Cependant, l'amplitude du forçage solaire est faible en comparaison avec les effets climatiques, sans l'ensemble de données fiables, il est difficile de savoir quels mécanismes de rétroaction pourraient avoir amplifiés le forçage.

Ici nous analysons les sédiments annuels stratifiés du lac Meerfelder Maar, en Allemagne, pour séparer les variations de la force du vent et le taux de l'accumulation 10Be, un isotope de l'activité solaire, d'il y a 3.300 à 2.000 ans.

Nous trouvons une forte augmentation des vents et du 10Be sur des dépôts, il y a 2.759 ans et une réduction de ces 2 points 199 ans plus tard. Nous en déduisons que la circulation atmosphérique a réagi brusquement et en phase avec le minimum solaire.

Une variation dans la circulation atmosphérique vient en réponse aux changements de l'activité solaire, elle est largement compatible aux modèles de la circulation atmosphérique dans les modèles de simulation climatique à long terme, et en données d'analyse qui assimilent les observations des minimums solaires récents dans le climat.

Nous concluons que les changements de la circulation atmosphérique ont amplifié le signal solaire et ont causé le changement climatique brutal il y a environ 2.800 ans, cela coïncide avec un grand minimum solaire.

Dommage que l'accès à l'article dans sa version originale, et intégrale, soit payant ermm.gif

D'autant que je me méfie des sites comme celui ci où pour accéder à un contenu donnant une idée de la pertinence des articles, il faut d'abord cracher au bassinet.

Seulement, les infos disponibles à cette adresse (au format PDF)

http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/extref/ngeo1460-s1.pdf

indiquent plutôt qu'à l'échelle régionale il ressort des variations régionales dans la circulation atmosphériques dans le cadre d'un "grand minimum solaire" (Région de l'Eiffel en Allemagne), mais en aucun cas cela ne permet de déduire :

1°) Les effets globaux que ce minimum pourrait induire (ex : temporisation, voire annihilation du RC à nos Latitudes),

2°) Dans quelles proportions cela pourrait avoir un effet sur l'aspect rigoureux de nos Hivers,

De plus, je ne suis pas persuadé que l'on puisse à ce jour parler d'un "Grand minimum solaire 191769.gif

Par ailleurs, ne retenir que les quelques frimas des trois derniers hivers à notre échelle n'est en rien significatif d'une tendance surtout si l'on veut avoir une approche climatologiquement crédible :

-> D'une part, on connait - ne serait-ce qu'à l'échelle de la France - d'énormes disparités que l'on soit au Sud ou au Nord.

Ex : Hiver 2010/2011 marqué par un froid humide au Nord d'une ligne Rennes -> Nancy, et une douceur à peine entrecoupée d'épisodes plus frais au Sud de cette ligne.

Ex 2 : Hiver 2011/2012, marqué par une vague de froid qui touche quasiment tout le Pays. Cependant, il convient de ne pas oublier la grande douceur qui a précédé cet épisode, ni même celle qui l'a suivi.

-> D'autre part, il convient de noter que de manière générale - et malgré ces quelques frimas (conformes aux normes climatiques de nos régions) - nous avons de manière globale des moyennes qui demeurent toujours dans la fourchette haute des relevés lorsque l'on considère les moyennes annuelles.

Pour l'instant, c'est un peu court pour en conclure quoi que ce soit, d'autant que des frimas ponctuels, et parfois localisés (froid par inversion), ont également marqué les Hivers les plus doux des dernières années.

Bref, on verra bien dans quelques années dans quelle direction le vent souffle, en attendant je n'ai rien remarqué de si transcendant que cela dans nos derniers Hivers et vous me permettrez de douter de ce que les prochains nous réservent whistling.gif

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Dommage que l'accès à l'article dans sa version originale, et intégrale, soit payant ermm.gif

D'autant que je me méfie des sites comme celui ci où pour accéder à un contenu donnant une idée de la pertinence des articles, il faut d'abord cracher au bassinet.

Seulement, les infos disponibles à cette adresse (au format PDF)

http://www.nature.co...ngeo1460-s1.pdf

indiquent plutôt qu'à l'échelle régionale il ressort des variations régionales dans la circulation atmosphériques dans le cadre d'un "grand minimum solaire" (Région de l'Eiffel en Allemagne), mais en aucun cas cela ne permet de déduire :

1°) Les effets globaux que ce minimum pourrait induire (ex : temporisation, voire annihilation du RC à nos Latitudes),

2°) Dans quelles proportions cela pourrait avoir un effet sur l'aspect rigoureux de nos Hivers,

De plus, je ne suis pas persuadé que l'on puisse à ce jour parler d'un "Grand minimum solaire 191769.gif

Par ailleurs, ne retenir que les quelques frimas des trois derniers hivers à notre échelle n'est en rien significatif d'une tendance surtout si l'on veut avoir une approche climatologiquement crédible :

-> D'une part, on connait - ne serait-ce qu'à l'échelle de la France - d'énormes disparités que l'on soit au Sud ou au Nord.

Ex : Hiver 2010/2011 marqué par un froid humide au Nord d'une ligne Rennes -> Nancy, et une douceur à peine entrecoupée d'épisodes plus frais au Sud de cette ligne.

Ex 2 : Hiver 2011/2012, marqué par une vague de froid qui touche quasiment tout le Pays. Cependant, il convient de ne pas oublier la grande douceur qui a précédé cet épisode, ni même celle qui l'a suivi.

-> D'autre part, il convient de noter que de manière générale - et malgré ces quelques frimas (conformes aux normes climatiques de nos régions) - nous avons de manière globale des moyennes qui demeurent toujours dans la fourchette haute des relevés lorsque l'on considère les moyennes annuelles.

Pour l'instant, c'est un peu court pour en conclure quoi que ce soit, d'autant que des frimas ponctuels, et parfois localisés (froid par inversion), ont également marqué les Hivers les plus doux des dernières années.

Bref, on verra bien dans quelques années dans quelle direction le vent souffle, en attendant je n'ai rien remarqué de si transcendant que cela dans nos derniers Hivers et vous me permettrez de douter de ce que les prochains nous réservent whistling.gif

Le doute et permis, c'est ainsi que l'on avance. smile.png

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Location : La-Chapelle-Saint-Florent (49)

Malheureusement peu de gens doutent en doutant. Ce qui me gêne le plus dans toutes ces discussions sur des forums populaires, c'est que ces doutes justement reviennent souvent à considérer que 99,9% des spécialistes de climatologie sont des imbéciles.

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Location : Yainville, Seine-Maritime, Normandie

Malheureusement peu de gens doutent en doutant. Ce qui me gêne le plus dans toutes ces discussions sur des forums populaires, c'est que ces doutes justement reviennent souvent à considérer que 99,9% des spécialistes de climatologie sont des imbéciles.

En science il faut savoir être sceptiques pour avancer, avoir des certitudes dans l'état actuel des choses, c'est clairement stupide, on parle souvent de 30 ans pour voir le climat, j'estime que c'est bien peu sachant que les principaux cycles océaniques que nous connaissons ont une durée de 60 à 70 ans, se réchauffement et se refroidissant durant cette période, c'est comme pour le réchauffement moderne, ça se réchauffe depuis 160 ans, mais un climat très froid à précédé ce réchauffement, alors c'est sur si l'on prend les 30 dernières années et qu'on les compare aux 30 précédentes, le climat s'est exponentiellement réchauffé après s'être refroidi durant 30 ans, période elle-même précédée d'un réchauffement tout aussi rapide.

Sur les 3 500 ans dernières années, le climat s'est refroidi, mais est-ce une échelle de temps raisonnable dans une vie humaine ? Je ne le crois pas, je pense que pour parler de climat il faut voir les choses sur minimum 60 ans, maximum 200 ans ont l'échelle de notre vie, car cela correspond aux cycles océaniques et aux cycles solaires de Suess.

On conclut que ces 200 dernières années ont été plus chaud que les 200 précédentes, mais que le climat évolue en dents de scie sur une période plus courte de 60 ans.

Je disais que les décennies a venir vont être très intéressant, car nous pourrons mesurer le bruit naturel du bruit des influences humaines et il me tarde de voir ce que l'on va trouver sachant que des surprises peuvent toujours venir tel qu'une éruption volcanique importante (VEI 6>/=), etc..

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Je ne le crois pas, je pense que ...

Toujours les mêmes sornettes....Arrête de penser, il y en a qui ont bossé là dessus.

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Location : Bastia - Montesoro [Alt.: 56m] / Nice Ouest (06)

J'ai trouvé une très belle citation pour illustrer mon point de vue sur l'avis de th38 :

"L'ignorance est une bénédiction, mais pour que la bénédiction soit complète l'ignorance doit être si profonde, qu'elle ne se soupçonne pas soi-même." Edgar Poe.

Et puis comme le dit Julien toutes les sciences ne sont pas immuables, si on se pose pas des questions de temps en temps on avance pas et on passe peut être à côté de quelque chose d'intéressant (ou d'important) ....

@+

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Location : La-Chapelle-Saint-Florent (49)

En science il faut savoir être sceptiques pour avancer, avoir des certitudes dans l'état actuel des choses, c'est clairement stupide,

Mais on est totalement d'accord là-dessus. D'ailleurs cela fait parti de la méthodologie même inhérente à la science des climatologues comme des autres. La science nait de cette confrontation par ce doute méthodologique entre des hommes de science (c'est le fameux doute cartésien de Descartes). Sauf que quand c'est toi qui l'écrit, cela sous-entend donc que tu te prends pour un scientifique spécialiste du climat, un pair. Ce que tu n'es pas.

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Location : Bastia - Montesoro [Alt.: 56m] / Nice Ouest (06)

Mais on est totalement d'accord là-dessus. D'ailleurs cela fait parti de la méthodologie même inhérente à la science des climatologues comme des autres. La science nait de cette confrontation par ce doute méthodologique entre des hommes de science (c'est le fameux doute cartésien de Descartes). Sauf que quand c'est toi qui l'écrit, cela sous-entend donc que tu te prends pour un scientifique spécialiste du climat, un pair. Ce que tu n'es pas.

Ça me rassure de t'entendre dire ça (sur ce qui est en gras) parce que j'avais des doutes parfois. blushing.gif

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Location : Drancy (93), à environ 50 mètres d'altitude

Il faut comprendre l'agacement de Damien.

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Location : Toulouse

Julien, quand tu vas chez ton médecin et qu'il diagnostique une appendicite tu lui réponds : "Comment pouvez-vous en être sûr, le corps humain est un organisme complexe, c'est peut-être seulement un état cyclique qui va se réguler de lui-même, attendons de voir" ?

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