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suarez

Prévisions/évolution des climats en Europe dans les prochaines années

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Location : Dax (40)

et pour la france tu les sort d'ou tes 1°?

Evolution des Tm annuelles en France à partir d'un panel de 29 stations réparties sur le territoire métropolitain :

france.png

Ces données sont en téléchargement libre sur le site de l'ECA.

La température moyenne annuelle en France était, au cours de la décennie 1970, de 11.5°.

Sur la décennie en cours (2000-2008), elle est désormais de 12.8°.

Soit une augmentation d'environ +1.3° en trois décennies.

Tout français fêtant ses 29 ans cette année est né en 1980, année où la Tm nationale a été de 11.0° sur le panel de 29 stations.

Il n'a jamais connu d'année plus froide que celle de sa naissance.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 11.5° depuis ses 7 ans.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 12.0° depuis ses 16 ans.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 12.5° depuis ses 24 ans.

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Location : Agde (34) littoral ouest Hérault

Il y a toute une collection sur les idioties de Watts...

Je n'ai pas regardé toutes les vidéos de ce blog réchauffiste mais simplement celle intitulée "Climate Denial Crock of the week" parlant des effets d'ilot urbain avec comme argumentaire principal une superposition d'une carte mondiale des zones de forte urbanisation et d'une carte du GISS de l'année 2008. Cela arrange bien l'auteur puisque cette composition met en évidence que les zones ayant subi une forte anomalie sont principalement des zones non peuplées (la Russie, l'Arctique et la péninsule Antarctique).Circulez, y'a plus rien à voir. Je vous laisse juge de la pertinence de l'argumentaire. Watts dit surement des idioties mais celles de ce blog sont du même tonneau.

PS : l'article cité par Ardèche n'est pas de Watts mais de David Archibald.

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Je reviens là dessus si tu veux bien.

Ai je bien compris que la synchronisation est totale entre les deux modèles? Cad que si le modèle global simule 100 ans, le modèle à mailles fines simule 100 ans lui aussi. C'est bien ça?

Qu'est ce qui empêche de désynchroniser et de ne mettre en route le modèle régional qu'en 2100 par exemple en le l'alimentant alors à chaque pas de temps par les champs aux limites du modèle global pour l'année 2100 bien entendu? Je comprends bien que si on peut faire une synchro totale pourquoi s'en priver et puis ça évite les pbs de spin up éventuels mais j'en suis à la question théorique.

Dans mon idée, c'était tout simplement une question de moyens de calcul mais c'est vrai que ça évolue très vite ça.

Question finale: depuis quand pratique t on ce downscaling dynamique à MF?

Je me permets de répondre car comme ça Pinthotal pourra en profiter pour éventuellement me corriger/compléter …Mais effectivement je ne sais pas ce que fais MF sur le sujet mais à propos du couplage il y plusieurs trucs à prendre en compte. Déjà le pas de temps : le modèle global à un pas de temps compris entre 10 et 20 minutes en général contre quelques minutes à une dizaine de minutes pour les modèles régionaux. Donc déjà là il faut s’adapter, mais ça se fait bien.

Généralement le couplage aux bords du domaine se fait avec un champ toutes les 3h ou toutes heures qui est interpolé temporellement et géographiquement pour s’adapter au pas de temps du modèle régional et de sa maille. Le couplage « en temps réel » se fait aussi mais nécessite plus de ressources informatiques pour un gain assez limité (enfin, il me semble, et qu'’on préfère utiliser cette ressources à d’autres fins plus « efficaces » comme la résolution ou la physique des modèles). Mais l’avantage majeur de découpler les 2 et de lui ingérer des champs sauvegardé par ailleurs, c’est que ça permet de découpler totalement les deux. Comme ça avec une seule simulation globale on peut faire toutes les simulations régionales qu’on veut (différentes configurations de modèle, différentes périodes temporelles, …).

Ceci dit il y a des essais (mais on en est qu’à des tests actuellement) où le couplage « en temps réel » est une nécessité, c’est pour la synchronisation à double sens. C’est-à-dire que le modèle fils agit en retour sur le modèle père (on parle de « two-way nested model »).

En météo, ça fait longtemps que la technique du downscaling est opérationnelle (par exemple le consortium ALADIN à été crée en 1991, pour développer proprement en opérationnel un tel outil). A ma connaissance Meso-NH date d’ailleurs grosso-modo de la même période. En climato je crois que ça fait maintenant quelques années que la technique se répend de plus en plus, merci la puissance de calcul …

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Je me permets de répondre car comme ça Pinthotal pourra en profiter pour éventuellement me corriger/compléter …

Mais effectivement je ne sais pas ce que fais MF sur le sujet mais à propos du couplage il y plusieurs trucs à prendre en compte. Déjà le pas de temps : le modèle global à un pas de temps compris entre 10 et 20 minutes en général contre quelques minutes à une dizaine de minutes pour les modèles régionaux. Donc déjà là il faut s’adapter, mais ça se fait bien.

Généralement le couplage aux bords du domaine se fait avec un champ toutes les 3h ou toutes heures qui est interpolé temporellement et géographiquement pour s’adapter au pas de temps du modèle régional et de sa maille. Le couplage « en temps réel » se fait aussi mais nécessite plus de ressources informatiques pour un gain assez limité (enfin, il me semble, et qu'’on préfère utiliser cette ressources à d’autres fins plus « efficaces » comme la résolution ou la physique des modèles). Mais l’avantage majeur de découpler les 2 et de lui ingérer des champs sauvegardé par ailleurs, c’est que ça permet de découpler totalement les deux. Comme ça avec une seule simulation globale on peut faire toutes les simulations régionales qu’on veut (différentes configurations de modèle, différentes périodes temporelles, …).

Ceci dit il y a des essais (mais on en est qu’à des tests actuellement) où le couplage « en temps réel » est une nécessité, c’est pour la synchronisation à double sens. C’est-à-dire que le modèle fils agit en retour sur le modèle père (on parle de « two-way nested model »).

En météo, ça fait longtemps que la technique du downscaling est opérationnelle (par exemple le consortium ALADIN à été crée en 1991, pour développer proprement en opérationnel un tel outil). A ma connaissance Meso-NH date d’ailleurs grosso-modo de la même période. En climato je crois que ça fait maintenant quelques années que la technique se répend de plus en plus, merci la puissance de calcul …

Je n'en sais pas plus que toi sur ces aspects de couplage, car je travaille sur des méthodes de downscaling statistique. J'ajouterai simplement une chose : De la même façon que dans la prévision météo déterministe il y a un Aladin-Arpège et un Aladin-CEP, en modélisation climatique, le même modèle régional peut aussi être couplé avec différents modèles globaux, pour justement dissocier l'incertitude liée aux conditions aux limites de l'incertitude liée au modèle régional. Dans ce cas ce sont bien sûr des simulations sans feedback du régional vers le global. Pour l'instant la plus grosse source d'incertitude est liée aux conditions aux limites et donc au modèle global. En gros si tu prends 2 modèles globaux G1 et G2, et deux modèles régionaux R1 et R2, les simulations couplées (G1,R1) et (G2,R1) sont souvent très différentes, alors que les simulations (G1,R1) et (G1,R2) sont souvent assez proches.

Sinon il faudrait peut-être envisager de faire des topics séparés, parce que ce serait sympa de pouvoir se parler de modélisation climatique sans être interrompu sans arrêt par ces histoires de soleil. Ok ces gens là ont le droit de parler entre eux de leurs théories. Mais ce débat et cette opposition permanente sont usants et n'apportent rien à personne.

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dans l'evolution du climat il faudrait pas oublier le soleil qui joue un role important puisque c'est la premiere source de chaleur de la terre. Nous sommes d'ailleurs rentré selon la nasa dans un minimum de dalton.

http://wattsupwiththat.com/2009/07/28/nasa-now-saying-that-a-dalton-minimum-repeat-is-possible/

Les soleil a toujours autant de mal a repartir et c'est vraiment exceptionnel. Actuellement cela fait 21 jours que le soleil n'a eu aucune tache et 163 eme jour de l'année. Le cycle aurait du vraiment repartir depuis 2007. Le climat pourrait bien en subir les consequences dans les prochaines années...

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Location : Paris XIII ; Pleslin-trigavou (22)

dans l'evolution du climat il faudrait pas oublier le soleil qui joue un role important puisque c'est la premiere source de chaleur de la terre. Nous sommes d'ailleurs rentré selon la nasa dans un minimum de dalton.

http://wattsupwithth...at-is-possible/

Les soleil a toujours autant de mal a repartir et c'est vraiment exceptionnel. Actuellement cela fait 21 jours que le soleil n'a eu aucune tache et 163 eme jour de l'année. Le cycle aurait du vraiment repartir depuis 2007. Le climat pourrait bien en subir les consequences dans les prochaines années...

Je suis tout à faire daccord avec toi, l'activité du soleil est a son minimum depuis longtemps! On devrait être sorti de ce minimum actuellement ..

http://www.spaceweather.com/, ce site est bien mais il faut le comprendre lol. Les infos sur le soleil sont à gauche.

J'ai également vu un article à ce sujet sur lachainemeteo et sur le New-York Times.

J'aimerai avoir davantage d'idées sur cette idée.

Merci à vous tous wink.gif

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Je suis tout à faire daccord avec toi, l'activité du soleil est a son minimum depuis longtemps! On devrait être sorti de ce minimum actuellement ..

http://www.spaceweather.com/, ce site est bien mais il faut le comprendre lol. Les infos sur le soleil sont à gauche.

J'ai également vu un article à ce sujet sur lachainemeteo et sur le New-York Times.

J'aimerai avoir davantage d'idées sur cette idée.

Merci à vous tous wink.gif

Oui le Soleil entre dans un minimum de Dalton comme je l'avais prevu et dis en 2005 sur IC en disant la cause qui est celle de la rotation du Soleil autour du barycentre qui varie et qui est previsible et a des liens avec l'activite solaire depuis plus de 1000 ans.

Donc le cycle solaire N°24 qui va avoir un maximum vers 2013 va avoir un nombre de Wolf (indice suivant le nombre de taches solaires...) de 80 wolf a 10 wolf pres. Et pire pour le cycle N°25 qui sera plus bas a cause de la loi de G.O. qui sera violée. Plus d'infos sur l'activité solaire et voir les liens avec le climat ici dans mon site avec des explication simple pour mieux comprendre : http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil.htm

Williams

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Je n'en sais pas plus que toi sur ces aspects de couplage, car je travaille sur des méthodes de downscaling statistique. J'ajouterai simplement une chose : De la même façon que dans la prévision météo déterministe il y a un Aladin-Arpège et un Aladin-CEP, en modélisation climatique, le même modèle régional peut aussi être couplé avec différents modèles globaux, pour justement dissocier l'incertitude liée aux conditions aux limites de l'incertitude liée au modèle régional. Dans ce cas ce sont bien sûr des simulations sans feedback du régional vers le global. Pour l'instant la plus grosse source d'incertitude est liée aux conditions aux limites et donc au modèle global. En gros si tu prends 2 modèles globaux G1 et G2, et deux modèles régionaux R1 et R2, les simulations couplées (G1,R1) et (G2,R1) sont souvent très différentes, alors que les simulations (G1,R1) et (G1,R2) sont souvent assez proches.

C'est pas grave. Merci. default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> De toutes les façons même si je pars pour ces prochaines années vers la météo pure, ces problèmes de climat m'intéresse beaucoup. A l'avenir et en parallèle je vais tacher de me cultiver davantage sur le sujet.

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Je vous invite à aller faire un tour sur Futura Sciences. Il y a là un article fort intéressant signé Grégoire Macqueron, avec les références utiles:

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/lactivite-solaire-pourrait-expliquer-les-hivers-froids-en-europe_23433/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20100417-[ACTU-l_activite_solaire_pourrait_expliquer_les_hivers_froids_en_europe]

En gros, il y aurait 8 % de risque de voir ressurgir un minimum de Maunder bis, apportant des hivers rigoureux en Europe par une modification de la répartition des calories atmosphèriques et océaniques.

Donc 8% environ de voir à la fois un réchauffement global accru et des hivers européens plus froids. A suivre...

Alain

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Location : Yainville, Seine-Maritime, Normandie

Je vous invite à aller faire un tour sur Futura Sciences. Il y a là un article fort intéressant signé Grégoire Macqueron, avec les références utiles:

http://www.futura-sc...3/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20100417-[ACTU-l_activite_solaire_pourrait_expliquer_les_hivers_froids_en_europe]

En gros, il y aurait 8 % de risque de voir ressurgir un minimum de Maunder bis, apportant des hivers rigoureux en Europe par une modification de la répartition des calories atmosphèriques et océaniques.

Donc 8% environ de voir à la fois un réchauffement global accru et des hivers européens plus froids. A suivre...

Alain

D'où proviennent ces 8%? Comment calculez vous ce chiffre?default_confused1.gif

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D'où proviennent ces 8%? Comment calculez vous ce chiffre?default_confused1.gif

Ce n'est pas moi qui ai calculé ces 8%, mais les scientifiques de l'équipe de Lockwood cités dans l'article de Futura-Sciences. Extrait: "Selon eux (les scientifiques de l'équipe de Lockwood), le taux d’isotopes cosmogéniques (isotopes rares formés par les rayons cosmiques) suggère qu’il y a 8% de chance que les conditions d’un minimum de Maunder soient rassemblées d’ici 50 ans…"

Il suffit de cliquer sur le lien dans mon précédent post pour lire cet article en entier et donc trouver la réponse à votre question.

Pour ma part, je considère que si leur calcul est exact, il reste quand même 92% de "chances" (100 moins 8) de voir une probable ( ou en tout cas fort possible) aggravation du réchauffement climatique toucher également l'Europe au cours des prochaines décennies.

Cordialement,

Alain

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Location : Yainville, Seine-Maritime, Normandie

Ok, merci de votre réponse clair et étayé.

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La température moyenne annuelle en France était, au cours de la décennie 1970, de 11.5°.

Sur la décennie en cours (2000-2008), elle est désormais de 12.8°.

Soit une augmentation d'environ +1.3° en trois décennies.

Tout français fêtant ses 29 ans cette année est né en 1980, année où la Tm nationale a été de 11.0° sur le panel de 29 stations.

Il n'a jamais connu d'année plus froide que celle de sa naissance.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 11.5° depuis ses 7 ans.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 12.0° depuis ses 16 ans.

Il n'a pas connu d'année avec Tm nationale < 12.5° depuis ses 24 ans.

ces chiffres posent en eux mêmes une question intéressante. Personnellement,cette période est exactement celle qui recouvre l'essentiel de ma vie, je suis donc de la génération qui a pu le plus subir les conséquences potentielles de ce phénomène de réchauffement de 1,3°C. Or si il n'y avait pas de discours médiatique autour du RC, et qu'on m'avait demandé l'influence de la variation de température sur ma vie de tous les jours (ou encore : qu'est ce qui a le plus changé dans la société au cours de votre vie?) il ne me serait absolument jamais venu à l'idée de mettre ce facteur dans quoi que ce soit de significatif. Les deux souvenirs liés à une haute température sont la canicule de 2003 (7 ans déjà qu'elle ne s'est pas reproduite...) mais aussi ... une sécheresse en 1976. Je n'aurais aucune raison d'y voir une quelconque tendance significative , plutot que des évènements disparates et isolés; et de toutes façons les conséquences meme sur la mortalité ne m'auraient pas frappé plus que celle des accidents de la route, par exemple. Je me souviens d'hivers doux dans les années 90 où les arbres fleurissaient en avance, mais en ce moment ça semble etre revenu en arrière. Ca n'est jamais apparu en tete des préoccupations des français. Bref si il n'y avait pas la fabrication médiatique autour, je ne vois vraiment pas en quoi on pourrait dire que la vie en France a changé significativement à cause de ça. Si elle a changé, c'est dû a plein de choses, mais sûrement pas en premier la température moyenne.Donc on peut discuter à l'infini sur la significativité statistique de moyennes mondiales, de la date de floraison, ou de la remontée de la limite des sapins, pour le pékin moyen, il n'en a absolument rien à faire. La vie de tous les jours a été bouleversée de toutes façons, en bien ou en mal, par la société industrielle, il n'y a rien qui donne à la variation de température un role particulier par rapport à plein d'autres problèmes. Et si en plus il s'avère qu'on a sous estimé la variabilité naturelle et que l'influence anthropique dans cette variation de 1,3°C a été un peu surestimée, c'est à dire qu'une bonne partie serait arrivée de toutes façons ... vous imaginez facilement la réaction de ce même pékin moyen !

Je pense que les climatologues se trompent en pensant que les gens sont surtout intéressés par les querelles techniques autour de la validité statistique des mesures. Pour l'essentiel, la question qu'ils vont poser , c'est : bon et alors ça change quoi pour moi en pratique ?

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Je pense que les climatologues se trompent en pensant que les gens sont surtout intéressés par les querelles techniques autour de la validité statistique des mesures. Pour l'essentiel, la question qu'ils vont poser , c'est : bon et alors ça change quoi pour moi en pratique ?

ouais ...sauf qu'ici, on discute climat et que certains , dont treizevents, essaient de le faire sérieusement

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Si on est passionné de climatologie, on voit le changement c'est clair.

Les agriculteurs ici eux aussi doivent voir le changement.

Pour le Français non passionné, je comprends qu'on ne voit pas de grand changement, surtout ceux habitant en ville.

Même si un Méditerranéen pourrait remarquer je pense (vous confirmez ?) que la canicule et la sécheresse deviennent plus fréquents.

Je ne crois pas que les climatologues cherchent à faire profiter des précisions techniques au grand public.

C'est un sujet glissant mais qui les force, à votre avis, à sortir des détails techniques ?....

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Location : Chamonix

Or si il n'y avait pas de discours médiatique autour du RC, et qu'on m'avait demandé l'influence de la variation de température sur ma vie de tous les jours (ou encore : qu'est ce qui a le plus changé dans la société au cours de votre vie?) il ne me serait absolument jamais venu à l'idée de mettre ce facteur dans quoi que ce soit de significatif.

Pourtant, même si visiblement vous n'en avez pas conscience, il y a des régions où les conséquences de ce réchauffement sont visibles et pas anodines.Par exemple en haute montagne, le dégel du permafrost en profondeur provoque depuis une dizaine d'années de grands éboulements de parois rocheuses, tel celui des Drus à 2 reprises, ainsi qu'en d'autres secteurs du massif, également en Suisse, et sans parler de grandes ruptures de séracs versant Italien du Mont Blanc menaçant la vallée en contrebas.

Ruptures glaciaires versant Français aussi, préfigurant des dangers que l'on commence à étudier, car il peut y avoir des décollements total de glaciers, n'étant plus soudés au socle rocheux (plusieurs glaciers sont ainsi maintenant surveillés).

Le sommet du téléphérique de l'aiguille du Midi fait aussi l'objet de sondages rocheux en profondeur, pour suivre l'évolution dangereuse du dégel profond du permafrost, qui soudait dans la durée les plaques rocheuses soumises maintenant à la gélifraction, source des éboulements.

Il y a aussi les captages EDF qui demandent de grands et chers travaux pour récupérer les captages sous glaciaires perdus par le recul, sous la Mer de glace et le glacier d'Argentière, qui lui étant assez bas peut voir en quelques décennies cette ressource en eau compromise.

D'autre part des lacs proglaciaires naissent, sans parler des poches d'eau intérieures non visibles.

Des voies d'escalades sont abandonnées car plus fréquentables par les alpinistes, trop dangereuses, tels certains couloirs de l'aiguille Verte qui deviennent rocheux alors qu'ils étaient glaciaires.

Dans les années 1950/70, les grands drames de la montagne étaient dus aux sévères périodes de tempête d'été avec neige et froid. On ne voit plus guère cela, remplacé par les chutes de pierres de plus en plus redoutables et qui font bien des victimes.

Je sais, vous allez me dire qu'on n'est pas obligé d'aller en montagne et que sans doute vous préférez l'automobile... avec la clim parce qu'il fait bien chaud quand même !

Donc dire que rien ne se voit ou n'a de conséquences, c'est un peu facile et surtout inexact. Je parle de la montagne, mais il y a bien sûr d'autres conséquences dans d'autres domaines.

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En tout cas, pour la montagne, c'est évident en effet.

Beaucoup des voies glaciaires préférées de Gastounet (vour les 100 plus belles) ne sont plus faisables ou seulement en début de saison

Et que dire de l'accès au refuge du Glacier Blanc par exemple.

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Les deux souvenirs liés à une haute température sont la canicule de 2003 (7 ans déjà qu'elle ne s'est pas reproduite...) mais aussi ... une sécheresse en 1976.

Encore heureux qu'un évenemnt pareil ne se reproduise pas tous les 3 ou 5 ans !

Celà étant depuis 2003 on a eu malheureusement 2006 et 2009;c'est déjà trop !

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mais je n'ai nullement dit qu'il n'y avait pas de changement mesurable !

je ne parle pas du probleme de la mesure objective du réchauffement, je parle de sa perception comme problématique dans l'esprit des gens - quelque chose leur ayant causé des difficultés dans la vie quotidienne quoi. Ou même simplement comme ayant changé leur vie quotidienne. Il n'y a aucun besoin d'invoquer le CO2 pour voir les conséquences de l'activité anthropique sur l'environnement - suffit de regarder par sa fenêtre. Y a même aucun besoin d'invoquer le CO2 pour trouver des inconvénients qui n'ont rien à voir avec le RC : pollutions diverses, accidents industriels ou automobiles, déplacements de populations, disparitions de pleins de métiers et de modes de vie .. ça pourrait remplir des pages ! je dis juste que si il n'y avait pas le discours médiatique ambient, un RC de 1,3 °C ne figurerait certainement nulle part dans la liste des choses qui ont le plus posé de problème, ni même changé la vie des gens. On est donc en droit de se demander à partir de quand ça commencerait à avoir des effets significatifs - le fait en soi qu'il fasse un peu plus chaud n'a pas l'air de déplaire à la majorité de la population default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> !

http://www.lexpress.fr/region/ou-vit-on-le-mieux-pour-la-meteo_513298.html

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Celà étant depuis 2003 on a eu malheureusement 2006 et 2009;c'est déjà trop !

qu'est ce qui était "trop" et qu'est ce que tu penses qu'on peut éviter ? le climat a une variabilité naturelle, il y aura toujours des évènements extrêmes, il me semble, et je ne vois pas comment les éviter. Et si tu considère qu'il y a un intervalle de température moyenne idéale qu'il ne faut pas quitter, j'aimerais que tu me dises combien de gens dans le monde sont dans cet intervalle de température ?

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On est donc en droit de se demander à partir de quand ça commencerait à avoir des effets significatifs

Il n'y pas être impatient lolCe n'est pas trop le problème de savoir si les gens vont le ressentir ou pas. A part les canicules, qu'on estime devenir plus fréquentes, le reste peut largement passer inaperçu.

En France, on va surtout le sentir économiquement et visuellement (transformation des paysages).

Du moins en premier temps...

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Il n'y pas être impatient lol

Ce n'est pas trop le problème de savoir si les gens vont le ressentir ou pas. A part les canicules, qu'on estime devenir plus fréquentes, le reste peut largement passer inaperçu.

En France, on va surtout le sentir économiquement et visuellement (transformation des paysages).

Du moins en premier temps...

il est possible que certaines activités précises soient (et aient été) impactées par le changement de 1,3 °C en France. Ma remarque est que c'est général, tout changement impacte forcément quelqu'un.[Modéré]

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Location : Dax (40)

Ce n'est pas trop le problème de savoir si les gens vont le ressentir ou pas. A part les canicules, qu'on estime devenir plus fréquentes, le reste peut largement passer inaperçu.

En France, on va surtout le sentir économiquement et visuellement (transformation des paysages).

Du moins en premier temps...

Je suis d'accord aussi.

Mis à part des évènements ponctuels mais parfois spectaculaires comme le recul des glaciers alpins, l'essentiel de l'impact de ce réchauffement en France peut passer inaperçu, soit parce qu'il n'affecte pas la vie quotidienne d'une grande majorité des gens, soit parce que ces impacts sont noyés au milieu d'autres phénomènes qui n'ont pas de lien avec le climat et qui rendent les quantifications difficiles.

Par exemple, on sait que les nombreuses années de sécheresse qui se sont accumulées dans certaines régions méditerranéennes au cours de la dernière décennie ont provoqué des baisses de production de fruits et légumes. D'où des hausses de prix. Mais dans ces hausses, difficile de quantifier la part qui est due à la baisse de production, et celle qui provient de phénomènes extérieurs (inflation, spéculation, hausse des marges des distributeurs...). Enfin, ce n'est pas trop un bon exemple, parce qu'on sait dans ce domaine que si c'est la sécheresse qui va le plus sortir comme justification, on sait aussi très bien que l'essentiel pour ne pas dire la quasi-totalité de la hausse provient des autres phénomènes extérieurs. Je me rappelle très bien quand un de mes collègues de la DGCCRF m'avait raconté qu'il avait vu des revendeurs de fruits impacter à la hausse leurs prix "à cause de la sécherre en PACA qui fait chuter les rendements" alors que toute leur marchandise était estampillée "product of spain".

D'une certaine manière, ce qui qualifie réellement l'habitabilité d'un climat, ce n'est pas sa moyenne, mais ses extrêmes. Quand une personne fait construire une maison, il ne va pas le faire dans un endroit où il risque d'avoir un mètre d'eau boueuse dans sa baraque une fois tous les deux ans, même si les 729 autres jours sa maison sera au sec. Donc, peu lui importe que la région où il fait construire a une pluviométrie annuelle de 600, 800, 1000 ou même 1200mm : ce qui l'intéresse, c'est d'être dans un coin où il ne veut pas avoir 200mm en 6 heures même s'il n'a pas plu les quatre mois précédents.

Bon, la on a vite deviné que mon regard se porte vers le Sud-Est, mais on a ici un bon exemple des impacts du changement climatique. Les épisodes pluvieux majeurs, il y a toujours eu dans ces régions, qu'on ne se trompe pas la dessus, mais le fait qu'il y en ai déjà eu avant n'empêche pas le fait d'observer qu'ils ont tendance à devenir plus intenses. Plusieurs études, menées notamment par Météo France, ont ainsi clairement démontré que si le nombre d'épisodes pluvieux significatifs dans ces régions était stable voire en léger retrait, leur intensité moyenne était en revanche en franche hausse. Je me souviens d'une étude qui avait été en partie recopiée sur les anciens forums d'IC, et qui mettait en relief sur un certain nombre de postes pluvio en Ardèche et dans la Drôme que si le nombre de jours avec RR>=10mm était en léger recul, le nombre de jours avec RR>50mm était en forte hausse, tandis que celui avec RR>100mm avait quasiment triplé sur certains postes.

La conséquence de cela, bien entendu, elle ne va pas se mesurer dans les petits villages des monts d'Ardèche, mais dans les villes qui se trouvent plus bas dans la plaine gardoise ou la basse vallée du Rhône. Après, encore une fois, il faut faire la part de ce qui provient de l'augmentation de l'intensité des phénomènes pluvieux, et ce qui provient de l'urbanisation souvent irraisonnée (voire parfois carrément criminelle).

Mais dans tous les cas, on revient au point de départ du raisonnement : quel est l'impact de réchauffement d'un degré pour tous les gens qui habitent dans ces nouveaux lotissements près de la rivière ? Est-ce qu'il est réellement sensible ? Peut-être qu'ils se disent juste "tiens, je trouve que les orages sont un peu forts en général que ce qu'on n'avait quand on était plus jeunes", ou "on a plus de moustiques", et encore. D'autant que le cerveau humain est ainsi fait que non seulement il a souvent la mémoire sélective, mais qu'en plus il ne se rend souvent pas compte des changements qui se font graduellement (on va pas ressortir l'histoire de la grenouille dans sa casserole, mais pourtant c'est la même chose).

Enfin bref, il se dit que le réchauffement, cela ne change pas grand chose, voire même que ce n'est pas si mal, il fait des économies de chauffage (quoique, avec ces deux derniers hivers). Et puis la, paf, on bon gros orage sur le bassin versant de la rivière à côté de laquelle il a fait construire. Comme on le disait, des pluies abondantes dans la région, il y en a toujours eu, mais cette fois-ci au lieu de tomber 60mm il en est tombé 120. Or, au delà de 100mm, la digue sensée protéger le nouveau quartier ne parvient plus à contenir le torrent, et voila comment notre français de départ il se retrouve avec un bon mètre de flotte dans son salon, sa voiture emportée, et tous ses biens perdus. Bien sur, si on avait urbanisé autrement, on aurait fait une digue plus haute, des bassins de rétention, ou tout simplement on n'aurait jamais mis un lotissement ici. Mais le bilan est là : un quart d'heure encore avant de tout perdre, notre brave propriétaire, pour lui l'impact du changement climatique c'était peanuts.

Après, si tu veux, tu peux disserter des heures pour savoir si la situation est davantage dûe à l'urbanisation, au mauvais dragage de la rivière, à la digue pas assez haute, ou à l'orage plus violent que les années précédentes. Tu peux aussi disserter, si tu veux, sur le lien qui n'est, il est vrai, pas forcément établi entre l'augmentation de l'intensité des phénomènes pluvieux dans la région et l'augmentation des températures. Tu peux même aller disserter sur le fait que si cela se trouve, cette augmentation est seulement cyclique, ou purement naturelle. C'est exactement ce qu'on fait depuis des années, comme ça pendant ce temps on n'agit pas, on continue de construire dans des zones déjà inondables ou qui le deviennent, on n'entretient pas les digues, on ne lutte pas davantage contre le RC (bon en même temps c'est un peu plus compliqué), bref principe de précaution zéro. Mais c'est un autre débat.

Ca, c'est pour les impacts ponctuels mais violents du réchauffement - du moins, quand on arrive à les lier au RC, la causalité entre les phénomènes extrêmes et le réchauffement étant toujours soumise à caution. Mais l'essentiel des impacts du RC, en France, ils sont graduels. Il y a ceux dont on se dit que ce n'est pas grave, comme l'avancée des dates de vendanges. Il y a ceux dont on se dit que bon cela peut être ennuyeux mais que ce n'est pas trop grave, comme la remontée des feuillus en altitude par rapport aux sapins. Et il y a ceux qui sont plus menaçants, comme les invasions de nouvelles espèces dans des milieux où elles n'ont pas forcément de prédateurs, et où elles provoquent des dégâts significatifs à la flore et à la faune locale.

A nouveau, il est souvent difficile dans ces phénomènes de quantifier l'impact direct du réchauffement, et l'impact des évènements extérieurs. Bon encore pour l'avancée de la date des vendanges on n'a pas trop de questions à se poser, mais par exemple pour l'arrivée du moustique transmetteur du Chikungunya sur la Côte d'Azur ou en Italie, quelle est la part de responsabilité entre le réchauffement qui lui permet de survivre dans ces régions où il n'aurait pu le faire avant, et la mondialisation qui permet de répandre involontairement des milliers d'espèces venues des quatre coins du globe dans des écosystèmes qui étaient préservés ?

Les changements liés au réchauffement, ils se feront essentiellement très lentement, et ils resteront toujours difficile à quantifier dès lors qu'ils seront toujours mêlés à d'autres phénomènes extérieurs. C'est à la longue que l'on s'en rendra compte.

Maintenant, est-ce que le fait de ne pas pouvoir les quantifier réellement dans leur impact dans notre vie de tous les jours, devrait justifier de limiter la réponse au problème ? La, on sort du thème du sujet, et du forum par la même occasion.

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Location : Pont de dore (63) 330 m

Bonjour

Entièrement d'accord avec toi Treizevents, un facteur agravant, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux et si le changement du climat en France est supportable pour une grande partie de notre population, ça ne sera pas le cas pour certaine autre régions de la planète. Les mouvements migratoir vont augmenter et la tension entre le nord et le sud de plus en plus forte.

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Location : La-Chapelle-Saint-Florent (49)

Je rappelle le titre du sujet :

Prévisions/évolution des climats en Europe dans les prochaines années

Et je rappelle que nous sommes un forum de Météorologie-Climatologie, non un forum sociologique, politique, économique ou de futurologie et conformément à la charte, les sujets doivent tourner autour de l'actualité récente (publication scientifique, suivi des phénomènes rattachés à l'évolution du climat par exemple).

Merci.

S'il n'y a rien de plus à apporter comme réponses aux interrogations de suarez, et que ce sujet est dévié de ces questions initiales, alors nous le fermerons.

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