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Les Forums d'Infoclimat

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sirius

Statistiques et anomalies climatiques globales

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Location : Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)
Il y a 14 heures, sirius a dit :

J'ai souvent entendu dire qu'on pouvait parfaitement progresser dans la représentation physique d'un processus et reculer sur la performance d'ensemble.

Ca pourrait aussi être le cas ici. Il faut donc attendre une analyse plus complète qui ne manquera pas d'arriver, probablement assez rapidement

Oui j'avais bien lu pour CMIP5 que plus on injectait de paramètres, plus mais aussi moins compris/mesurés, et plus l'IC devenait important à l'image de cet exemple, (mais à voir pour la valeur centrale meilleure sur le passé dans CMIP5) :
sensibiliteretroactions.png extrait d'ici :
http://www.insu.cnrs.fr/files/plaquette_missterre.pdf

 

Mais bon vu que pour ces modèles le problème principal reste les nuages (qui représentent 70% de la dispersion entre les modèles sur la sensibilité climatique, http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/56362/meteo_2015_88_56.pdf ), donc ça voudrait dire de fait que les nuages auraient été mieux estimés dans CMIP3 et que c'est CMIP5 qui le dit (pour Cotissois) tout étant moins bon sur ce point (vu que s'il était meilleur pour les nuages, il le serait aussi par rapport à CMIP3). Ca n'a pourtant pas l'air d'être le cas d'après vos discussions sur les nuages et l'embryon de CMIP6.

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Posted (edited)

CMIP3 est meilleur que CMIP5 tout simplement parce que sur le présent il est meilleur face aux observations et sur le futur il est très similaire en ECS.

On voit de nombreux graphiques sur Internet avec des CMIP5 corrigés post-publication alors que CMIP3 n'a jamais été corrigé post-publication.

En tant que public, je veux que le nouveau rapport du GIEC utilise le meilleur modèle. Je sais des raisons pourquoi CMIP5 a remplacé CMIP3, mais en tant que public il faudra que les climatologues me disent.

 

S'ils trouvent que le résultat de CMIP6 est vraiment grave, alors on devrait avoir une communication publique grave bien avant 2021, puisque c'est grave et que le chrono tourne dangereusement. Et bien on verra. Tant que je ne vois pas cette communication publique grave, je me dis que ce n'est peut-être pas si grave. Sur Twitter, je ne vois aucun message de gravité chez les participants de la dernière réunion CMIP6 à Barcelone, rien qui communique un sentiment de panique.

https://twitter.com/hashtag/cmip6?lang=fr

Edited by Cotissois 31

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Mars 2019 à 0.68°C d'anomalie globale en 2ème position derrière 2016.

Très chaud donc et bien plus que le laisserait supputer la faible anomalie positive du Pacifique équatorial de surface.

Avril commence encore plus fort d'ailleurs.

Étrange ce qui se passe.

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Il y a 18 heures, meteor a dit :

Mars 2019 à 0.68°C d'anomalie globale en 2ème position derrière 2016.

Très chaud donc et bien plus que le laisserait supputer la faible anomalie positive du Pacifique équatorial de surface.

Avril commence encore plus fort d'ailleurs.

Étrange ce qui se passe.

 

Merci meteor...

+1.41°C en mars par rapport à l'ère préindustrielle alors qu'on est quasi encore en phase neutre.........ça serait inquiétant si ça se poursuivrait....

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Étrange ce qui se passe.

 

L'anomalie chaude est concentrée sur Alaska et Sibérie centrale. Il faudra vérifier quelle est la fiabilité de la reconstruction sur ces zones.

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

C'est malgré tout pas déconnant au vue de certains indices tels que enneigement hémisphérique bien déficitaire et zone de banquise des mers périphériques  déficitaires également.

Ca chauffe dur depuis fin février! Pas bon du tout, si çà se poursuit cet été, et si un NINO vient se coupler la dessus à l'automne😥

Edited by serge26
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Location : Creuse (23)

On parle d'une anomalie de +0.68

Quelqu'un peut m'expliquer les valeurs de ce graphique s'il vous plaît ?

UAH_LT_1979_thru_March_2019_v6-900x519.jpg

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Il y a 2 heures, mistergaga68 a dit :

On parle d'une anomalie de +0.68

Quelqu'un peut m'expliquer les valeurs de ce graphique s'il vous plaît ?

 

Il s'agit d'un jeu de données de  température globale estimée par satellite développée par l'Université d'Alabama.

 

Sa couverture spatiale est de 85ºS à 85ºN. Je pense que l'écart avec la mesure de +0.68 vient de la non-prise en compte de l'énorme anomalie positive sur le Pôle Nord.

 

On peut aussi penser aux niveaux de la troposphère où sont effectuées les obs ou sont construites les réanalyses...

Edited by Sov_Strochnis
Correction
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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

deux choses:

1- on ne mesure pas les mêmes milieux : dans un cas, T2m, dans l'autre, T à une altitude moyenne de 3000 m environ.

Pourquoi donc ces deux températures se suivraient parfaitement à l'échelle du mois?

2- UAH est une chose, mais RSS, la base de données satellitaires concurrente, donne une anomalie de 0.71°C.

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Tout ingénieur de base demanderait à UAH (ou RSS) de proposer une relation fonctionnelle pour estimer Tsol glob à partir de TLT , car cela permettrait de valoriser TLT  tout en ayant une estimation possible de Tsol glob.  Ce serait gagnant-gagnant.

Mais tant qu'ils ne le font pas, leur produit TLT est donc très peu valorisé et on n'a pas d'estimation Tsol glob. C'est plutôt perdant-perdant.

Edited by Cotissois 31
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La surchauffe se poursuit, voir s'intensifie depuis fin février.

On est, selon NCEP, près de 1.5°C au dessus de l'ère préindustrielle....

Quelqu'un peut -il expliquer cet emballement des températures qui dépasse la variabilité sur quelques jours....

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Citation

On est, selon NCEP, près de 1.5°C au dessus de l'ère préindustrielle....

 

Sur la composante lente, celle qui déterminera le passage des seuils,  on est seulement à +1°C,  d'après Oxford.

http://www.globalwarmingindex.org/

 

Sur la composante rapide,  le pic de chaleur actuelle est significativement du à une chaleur "arctique" non compensée. Le centre-américain était très froid en février, donc ça compensait, mais le centre-américain s'est radouci en mars et ça ne compense plus.

De plus, il y a une anomalie chaude très marquée en mer à l'est de l'Australie.  +2°C / 81-10 en moyenne trimestrielle sur la mer, c'est beaucoup.

Edited by Cotissois 31
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Location : Forbach, Moselle.

 

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Avril 2019 2ème plus chaud (derrière 2016) avec 0.64°C d'anomalie selon NCEP par rapport à 1981-2010.

Largement devant le 3ème, en 2018, à 0.52°C.

Bref, cela s'arrange....🤢

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Location : Aubagne (13400)

Et cela continue de s'arranger conne tu dis ...

 

D'avril 2018 à mars 2019, ce sont les 12 mois les plus chauds jamais mesurés en Europe. Mars 2019 se classe 2e au rang mondial.

https://climate.copernicus.eu/surface-air-temperature-march-2019

 

La banquise, tant en Antarctique qu'en Arctique, est une énième fois inférieure ce mois-ci aux normales 81-10.

https://climate.copernicus.eu/sea-ice-cover-march-2019

 

Quant à l'humidité, mars se distingue par des extrêmes avec de fortes pluies sur le Moyen-orient et le SW de l'Asie, des cyclones dans l'hémisphère sud.

https://climate.copernicus.eu/precipitation-relative-humidity-and-soil-moisture-march-2019

 

760016950_Capturedu2019-05-0610-39-12.jpg.3dfb42bb3cfa86b7b23bad7bb349b529.jpg

 

À l'échelle européenne uniquement :

http://surfobs.climate.copernicus.eu/stateoftheclimate/march2019.php

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Location : Aubenas en Ardèche méridionale

question de néophyte (mais comme on dit il n'y a pas de question bête...) :

est-ce que tous ces modèles forts complexes qui tentent de modéliser l'évolution du climat et de faire des prévisions prennent en compte l'évolution de ce que rejette l'humanité ?

j'entend par là, Y a t-il une estimation (qui n'a rien à voir avec la climato) des rejets de GES et de la quantité présente dans les décennies à venir ?

et est-ce qu'il n'y a pas un décalage permanent entre la quantité de GES  estimée dans les calculs et celles qui se trouve réellement dans l'atmosphère, sachant qu'elle doit augmenter chaque jour et peut-être davantage que prévu ? 

et d'ailleurs comment estimer celle-ci ? il y a peut-être un biais à ce niveau là car c'est un facteur qui ne peut être mesuré avec des instruments de climatologie.

pour ma part, je parierai qu'on est loin en dessous de la réalité avec des pays qui surement cache une partie de leur rejets ou même en ignore réellement une certaine part

(par exemple, les feux de forêts allumés clandestinement en zone tropicale...)

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Location : La Chapelle-Prés-Sées (61500)
Il y a 1 heure, boubou07 a dit :

question de néophyte (mais comme on dit il n'y a pas de question bête...) :

est-ce que tous ces modèles forts complexes qui tentent de modéliser l'évolution du climat et de faire des prévisions prennent en compte l'évolution de ce que rejette l'humanité ?

j'entend par là, Y a t-il une estimation (qui n'a rien à voir avec la climato) des rejets de GES et de la quantité présente dans les décennies à venir ?

et est-ce qu'il n'y a pas un décalage permanent entre la quantité de GES  estimée dans les calculs et celles qui se trouve réellement dans l'atmosphère, sachant qu'elle doit augmenter chaque jour et peut-être davantage que prévu ? 

et d'ailleurs comment estimer celle-ci ? il y a peut-être un biais à ce niveau là car c'est un facteur qui ne peut être mesuré avec des instruments de climatologie.

pour ma part, je parierai qu'on est loin en dessous de la réalité avec des pays qui surement cache une partie de leur rejets ou même en ignore réellement une certaine part

(par exemple, les feux de forêts allumés clandestinement en zone tropicale...)

On mesure très bien les concentrations des différents GES ( on n'a pas besoin d'une estimation des rejets) pour avoir accès aux réalités des concentrations (pour le CO2, le CH4, le N2O, l'O3 troposphérique, les HFC) et pour avoir une bonne appréciation de leurs impacts...

  • Merci 1

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Location : Aubenas en Ardèche méridionale

mais alors du coup, si on se fonde sur les mesures des concentrations actuelles en GES, comment prévoir les concentrations qu'il y aura dans 5, 10 ou 20 ans ? 

c'est aussi ça que je voulais dire. 

parce que les émissions de ces gaz sont liées à tout un tas de choses qui n'ont rien à voir avec l'étude du climat, de l'atmosphère, des océans, etc...

parce qu'en suivant (d'assez loin il est vrai) les différentes vulgarisation concernant le RC, j'ai toujours l'impression que la réalité dépasse la fiction, et que les faits sont au delà des prévisions faites il y a quelques temps. et donc je me dis que les émissions de GES ont été sous-estimées...

je me souvient, il y a 15 ou 20 ans, au début où l'on commençait à parler du RC, que les choses sérieuses (changement sensible au quotidien et pas seulement en regardant de près des courbes) s'était sensé être pour les années 2040, 2050 voire la fin du 21eme siècle. Or il me semble bien que les choses se sont emballé depuis et que le changement sensible c'est maintenant ! 

mais bon, je sais bien qu'il y a tellement de facteurs à prendre en compte qu'il y a de quoi se faire péter les neurones ! 

l'homme est toujours plus rapide à détruire qu'à comprendre le fonctionnement de ce qu'il détruit...  

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Il n'y a pas de "prévisions" de concentration de CO2.

Donc elles ne risquent pas d'être dépassées.

Il existe par contre des scénarios établis en tenant compte d'hypothèses  techniques sociales et économiques, mais pas, à ma connaissance , d'étude de probabilité d'occurrence de tel ou tel.

 

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est-ce que tous ces modèles forts complexes qui tentent de modéliser l'évolution du climat et de faire des prévisions prennent en compte l'évolution de ce que rejette l'humanité ? 

 

Les modèles ne font pas des prévisions, ils font un exercice d'échantillonnage.

Pour chaque scénario d'émission E(k), pour chaque institut j, plein de modèles i donnent une réponse X, aboutissant à donner des  X(i,j,k) = f_i,j [ E(k) ]

A partir de là, vous avez la donnée brute et en fait chacun l'utilise comme il veut.

Le GIEC aime faire des graphiques X(k) = f [ E(k) ] mais en maintenant un panache d'incertitudes (traduisant la dispersion des X(i,j) qui ne sont pas tous identiques).

Récemment, les politiques ont demandé au GIEC des graphiques inverses correspondant à peu près à E(k) = F [X] avec X = "objectif 2°C"

On voit que chacun utilise l'exercice comme il veut.

 

Edited by Cotissois 31
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Location : Aubagne (13400)

La réponse de Cotissois est juste.

En vulgarisant (peut-être trop), on a un état des lieux et on estime l'état  dans une durée D1, D2, D3 ....

Naturellement, le futur étant par définition encore à construire,  des « scénarios » sont établis en extrapolant une évolution et en la pondérant de différentes façons. Le passé est également une source précieuse d'informations permettant d'affiner les comportements locaux des GES selon certains contextes et aussi de calibrer les scénarios et les traitements en les confrontant à la réalité. Par exemple, en simulant par ces mêmes calculs une évolution passée et en comparant le résultat avec les données réelles.

Un ensemble de résultats est ainsi obtenu. Il est possible de les regrouper selon certaines caractéristiques communes. À la fin, pour le « grand public », quelques courbes sont montrées qui résument à gros traits l'évolution prévue selon quelques thèmatiques prédéfinis (par exemple : si le taux d'émission de tel gaz diminue de tant de pourcent à échéance de telle année alors l'évolutiond e la température et des précipitations oscillera entre telles et telles valeurs pour les années N à N+dN).

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Mon discours est illustré de façon très "formules", mais c'est aussi pour appuyer la notion d'échantillon.  Le job des modélisateurs est de composer l'échantillon commandé par les directeurs. Cela permettra d'explorer différents i, différents j, différents k.  Voilà ce que font "les modèles".

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Location : Beauvoir mt st michel

Extrait du blog de Sylvestre Huet au 16 mai :

Climat : avril 2019 quasi record de chaud

Après le trio 2015, 2016, 2017 qui a poussé la fièvre planétaire à des sommets, l’année 2019 va t-elle de nouveau sonner le tocsin climatique ? C’est ce que laisse penser le mois d’avril, dont les températures viennent d’être révélées par l’équipe NASA/Université de Columbia de New York. Avec un écart de +1°C sur la moyenne climatologique 1951/1980, c’est en effet le deuxième mois d’avril le plus chaud de l’ère thermométrique, remontant à 1880.
Temp%C3%A9ratures-avril-2019GISS.png

Écart des températures du mois d’avril 2019 à la moyenne climatologique mesurée sur 1951/1980. Source GISS NASA

Après la très forte montée des températures en 2015, 2016 et 2017, boostées par un très fort phénomène El Niño dans le Pacifique tropical, l’année 2018 avait marqué une pause, la température annuelle redescendant pile poil sur la ligne du réchauffement tendanciel observé depuis un demi-siècle. Comme le montre le graphique ci-dessous (attention, la référence climatologique est en base 1880 1920 ce qui accentue l’écart avec la référence 1951 1980) :

globalT_1880-1920base.png On aurait pu s’attendre à ce que 2019 poursuive cette descente et passe sous la ligne tendancielle, comme souvent après un très fort El Niño. Une situation observée en 2000 et 2001 par exemple ou en 1993 et 1994. Mais les premiers mois de 2019 indiquent une toute autre direction, en liaison avec un comportement du Pacifique tropical qui fait s’interroger les océanographes sur l’évolution du phénomène El Niño. Les quatre premiers mois de l’année placent en effet 2019 sur une trajectoire très chaude susceptible de lui faire repasser nettement la ligne tendancielle (le petit écart entre 1°C et 0,99°C des deux figures n’est pas significatif) :

Temp%C3%A9ratures-avril-2019.png

unnamed-Ni%C3%B1o-avril-2019.pngSi avril 2019 se place ainsi au deuxième rang du podium, c’est en effet en partie en raison de températures élevées dans le Pacifique tropical notent les climatologues du Goddard institute for space studies (graphique ci-dessus, les températures de la surface de l’eau dans une zone du Pacifique tropical, les phases Niño en orange, les Niña en bleu). Ce retour bien plus rapide que d’habitude de la phase Niño de l’oscillation du Pacifique tropical interroge les océanographes.

Ni%C3%B1o-depuis-1900.pngS’agit-il d’une réaction du phénomène au réchauffement tendanciel, ou une composante d’une oscillation qui s’étend sur plusieurs décennies visible sur le graphique ci-contre (les oscillations Niño/Niña depuis 1900, publié dans Science en juin 2000 par A. Fedorov et G. Philander) ?

La lente montée de la température moyenne du Pacifique tropical depuis 1960, conséquence logique du réchauffement séculaire provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre, est-elle en train de modifier le régime de l’oscillation qui règne depuis des siècles, voire des millénaires, sur l’océan ? Y a t-il une relation avec la tendance récente des Niño à favoriser leur mode « modoki » où l’intensité de l’oscillation est maximale au centre de l’océan plutôt qu’au large des côtes du Pérou ? Il faudra longtemps avant d’obtenir la réponse à cette question.  Mais, dès 2015, l’océanographe Eric Guilyardi avertissait, sur la base d’une étude publiée dans Nature climate change (1) : «les simulations numériques nous disent que dans un climat réchauffé de 4°C à 5°C, ce qui arrivera si l’on poursuit les émissions de gaz à effet de serre au rythme actuel, la fréquence des Niños extrêmes, les plus dangereux, pourrait doubler, passant de 3 à 6 par siècle.»

Sylvestre Huet

(1) Wenju Cai, et al. NCC, 19 janvier 2014.

Lire sur le blog : comment le journaliste américain Nathaniel Rich ré-écrit l’histoire du climat avec une double thèse ahurissante : « on savait tout en 1979 » et « George Bush a manqué d’un cheveu de sauver le climat en 1989 ».

  • Merci 1

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Bizarre, une anomalie, selon la NASA, entre 2 et 4°C pour la France en avril?

Alors que MF indique:

" Sur le mois et sur le pays, la température moyenne de 11,7 °C a été supérieure à la normale de 0,6 °C. "

Les bases sont différentes mais (1981-2010) - (1951-1980) selon BEST pour avril en France = 0.63°C.

On devrait donc être plutôt entre 1 et 2°C.

Mais bon d'un autre côté il ne faut pas trop chercher la précision spatiale sur ce genre de carte.

Ensuite concernant le graphe supposé montrer une tendance de l'ENSO, s'agit-il de la tendance "détrendée" ou pas ?

Quelqu'un sait?

En tous cas je n'observe aucune évolution depuis 1980 (année aux environs de laquelle cela se réchauffe vraiment globalement) jusqu'en 2018 pour la température Nino34, alors que dans le graphe on parle de la partie est du Pacifique ce qui est aussi bizarre car jusqu'à présent me semble t-il on mesure l'ENSO en grande partie par le Nino34.

 

 

Edited by meteor
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