sirius Posté(e) 13 août 2019 Haut Doubs Auteur Partager Posté(e) 13 août 2019 En hiver, elle se reconstituera toujours mais l'épaisseur sera évidemment limitée. En tout cas merci à treizevents: il me reste entre 7 et 15 ans à tenir apparemment. Je ne serai pas encore centenaire après tout... et je m'entraîne pour le record de l'heure des centenaires. Tout baigne.. 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Nico89 Posté(e) 13 août 2019 Merry la vallée 280m d'alt. Partager Posté(e) 13 août 2019 (modifié) Les zones où la banquise fond sont situées dans les zones peu profondes de l’océan arctique, - de 500m en restant large mais c'est plus en dessous de 200m... Par contre où elle reste toujours, il y a 2 à 3 km d'eau, il y a quand même un énorme réserve d'eau glaciale! (Voir Google Earth pour la topographie) Modifié 13 août 2019 par Nico89 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
TreizeVents Posté(e) 15 août 2019 Dax (40) Partager Posté(e) 15 août 2019 Le 13/08/2019 à 12:58, pluviodacqs a dit : Peut être aussi par jeu, je me suis risqué à faire des prévisions sur une base purement graphique, "au mieux" 10/12 ans, "raisonnable " 15 ans. "objectif 1 Million de km² 1er calcul , basée sur une accélération de la baisse de l'extend comparable à 2001/2012 soit environ 3,1Millions de km² an auquel on ajoute la perte annuelle correspondant à la ligne de tendance soit 0,08 millions de km² an. Dérouler Le problème, c'est que ce n'est pas forcément pertinent de se baser sur la surface car lorsqu'on a une fonte globalement linéaire en terme de volume, la surface va presque systématiquement marquer un effondrement brutal en fin de cycle. C'est ce qu'on observe notamment sur les glaciers. Pour l'imager un peu, voici un schéma fictif de fonte en 6 temps d'un volume de banquise : Et voici ce que cela donne en graphique de suivi du volume et de l'extension (unité fictives, c'est le nombre de cases) : Avec une fonte globalement linéaire et qui va se répartir de manière assez uniforme sur le pack initial (et c'est exactement ce qu'on observe avec la banquise), on remarque que la pente d'évolution de la surface (rouge) est moins marquée en valeur relative, jusqu'au moment où elle va s'effondrer en fin de cycle pour atteindre le zéro en même temps que le volume. Partant, faire des projections linéaires simples sur la seule tendance de la surface n'est pas forcément pertinent, car par définition cela ne permet pas d'anticiper l'effondrement final qui est guidé par le volume. Démonstration par l'absurde : au minimum de 2016, et en comparaison de celui de 1979, on avait quasiment 74% de volume en moins (PIOMAS) pour seulement 40% de surface en moins (extent NSIDC). Si on fait du "bête linéaire", ça veut dire qu'il nous faudrait 55 ans à ce rythme pour perdre les 60% de surface restante, mais seulement 13 ans pour perdre les 26% de volume restants. Soit un peu plus de 40 années supplémentaires à tenir avec de la surface de banquise alors qu'il n'y aurait plus de banquise (volume = 0). Le 13/08/2019 à 21:24, Nico89 a dit : Les zones où la banquise fond sont situées dans les zones peu profondes de l’océan arctique, - de 500m en restant large mais c'est plus en dessous de 200m... Par contre où elle reste toujours, il y a 2 à 3 km d'eau, il y a quand même un énorme réserve d'eau glaciale! (Voir Google Earth pour la topographie) Dérouler C'est un peu une fausse corrélation : la glace fond d'abord sur les bassin périphériques avant d'attaquer le centre du bassin tout simplement car la chaleur arrive d'abord dans ces zones. L'océan est plus profond dans le centre du bassin, là où la glace dure plus longtemps, mais c'est pas pour autant qu'il faut en déduire une relation de cause / effet entre la profondeur et le maintien de la glace. C'est un peu comme si on remarquait que le sud de la France a des températures moyennes plus élevées, mais qu'il est en moyenne aussi plus montagneux, et qu'il y a donc une relation entre la présence d'un relief accidenté et la chaleur. Le bassin de Beaufort (nord de l'Alaska) est particulièrement profond, cela n'empêche pas qu'en tant que bassin périphérique il ne fond pas moins que les autres bassins pourtant moins profonds de Chukchi ou de la mer de Sibérie Orientale (ESS). D'ailleurs en 2012, c'est au niveau de la faille de Laptev, et donc là où l'océan Arctique est le plus profond, que le bassin central avait été le plus attaqué par la fonte avec une attaque qui était montée jusqu'à 87° nord : 8 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
pluviodacqs Posté(e) 15 août 2019 Anglet Partager Posté(e) 15 août 2019 (modifié) Merci Treize pour ces précisions, c'est bien pourquoi nous devons considérer l'indicateur Volume comme le plus pertinent pour apprécier l'état de la banquise. Il ne faut pas oublier non plus que le changement d'état de la matière requiert beaucoup d'énergie, autrement dit de l'eau à 0°C ce n'est pas du tout la même chose que de la glace à la même température; sans apport extérieur d'énergie la glace ne peut pas fondre et inversement l'eau ne se transformera pas en glace. Autrement dit la congélation libère de l'énergie et la fusion en absorbe. ou encore la présence de glace lisse les variations de températures à la fois quand elle se forme ou quand elle fond (la banquise est en quelque sorte un énorme climatiseur). Appliqué à la banquise,( il faut faire référence dans ce cas aux paramètres liés à la salinité de l'eau), la quantité d'énergie nécessaire au changement d'état de glace en eau est directement proportionnelle à son volume, en clair pour reprendre l'exemple cité si dessus il faut seulement 1/3 de plus d'énergie pour faire disparaitre la banquise, nous avions fait les 3/4 du chemin en 2016. Sur le terrain comment arrive l'énergie nécessaire à la fonte en tout lieu, courant marin attiédi , circulation de l'air doux? Il restera toujours des poches de glace à certains endroits c'est la raison pour laquelle un seuil de 1 millions de km² a été fixé pour considérer que la banquise a "disparu". En marge du débat, la chaleur latente de fusion de la glace est très sérieusement étudiée pour stocker l'énergie dans le cadre d'une climatisation des bâtiments. Modifié 15 août 2019 par pluviodacqs mise en forme Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
pluviodacqs Posté(e) 15 août 2019 Anglet Partager Posté(e) 15 août 2019 (modifié) Suivants les données que j'ai téléchargées, comme pour l'extend j'ai constitué le même type de graphique, le glaçon est bien en danger, la pente négative est forte le minimum semble vouloir toucher le fonds dans une dizaine d'année. 1000 Km3 est égal à 1 m d'épaissseur de glace sur 1 million de KM², pour faire le lien avec l'extend. Modifié 15 août 2019 par pluviodacqs titre axe y ajout Millier et lien extend 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
zonal 45 Posté(e) 15 août 2019 Partager Posté(e) 15 août 2019 Bonsoir à tou(te)s, Et ce graphe montre que, contrairement à ce qu'on disait encore il y a quelques années ("le problème concerne la banquise estivale, pour l'état de la banquise hivernale, on a le temps de voir venir !"), la banquise hivernale est elle-même en danger (pas de disparaître, mais d'être rapidement réduite au strict minimum). En termes de volume, on a perdu depuis 40 ans la même quantité de glace dans les 2 cas (12-13 milliers de km3), le volume actuel en hiver n'étant plus que légèrement supérieur au volume estival en 1979 ! Zonal 45 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Antonio Posté(e) 16 août 2019 Partager Posté(e) 16 août 2019 Je trouve tres presomptueux d'établir une tendance à long terme sur l evolution de la glace aux poles nord quand on ne conait pas encore tout les tenants et aboutissants du fonctionnement de la bascule polaire (Antarctique et arctique qui evolue de facon opposés), et du manque de données et de recul que l'on a pour le moment (seulement 32 années d'observation) alors qu il en faudrait au moins 1 siècle, le temps de la durée de deux cycle de l'AMO qui a son rôle aussi dans l évolution de la glace arctique et antarctique , celui ci ayant atteint le plus haut niveau en 2012 (plusieurs temoignages de la fin du 19e siecle evoque une fonte de l'arctique alarmante à cette époque), et les records d'englacement de l'antarctique entre 2009 et 2014 mal expliqués encore aujord'hui 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
hildifons43 Posté(e) 16 août 2019 à 890m St Julien-Chapteuil Partager Posté(e) 16 août 2019 Vu le niveau de votre orthographe, votre niveau scientifique doit aussi être très relevé !!! 5 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Higurashi Posté(e) 16 août 2019 Partager Posté(e) 16 août 2019 Le 16/08/2019 à 09:56, Antonio a dit : du manque de données et de recul que l'on a pour le moment Dérouler Sources : https://www.nature.com/articles/nature10581 https://journals.ametsoc.org/doi/10.1175/JCLI-D-19-0008.1 14 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
pluviodacqs Posté(e) 16 août 2019 Anglet Partager Posté(e) 16 août 2019 Le 16/08/2019 à 09:56, Antonio a dit : Je trouve tres presomptueux d'établir une tendance à long terme sur l evolution de la glace aux poles nord quand on ne conait pas encore tout les tenants et aboutissants du fonctionnement de la bascule polaire (Antarctique et arctique qui evolue de facon opposés), et du manque de données et de recul que l'on a pour le moment (seulement 32 années d'observation) alors qu il en faudrait au moins 1 siècle, le temps de la durée de deux cycle de l'AMO qui a son rôle aussi dans l évolution de la glace arctique et antarctique , celui ci ayant atteint le plus haut niveau en 2012 (plusieurs temoignages de la fin du 19e siecle evoque une fonte de l'arctique alarmante à cette époque), et les records d'englacement de l'antarctique entre 2009 et 2014 mal expliqués encore aujord'hui Dérouler Très présomptueux en effet, puisque les climatologues reconnus ont par le passé anticipés des reculs beaucoup plus progressifs que ceux constatés sur le terrain ou devrais- je dire depuis l'espace via les satellites. L'historique satellitaire à commencé le 17 octobre 1978, il y a plus de 40 ans (source NSIDC) Voici un graphique présentant les variations du cycle de l'AMO sur 150 ans et un autre sur une durée un peu plus longue Le moins que l'on puisse dire c'est que cette oscillation calculée sur la base de la température de surface de l'Atlantique Nord n'a pas une régularité de métronome, de plus si on se réfère à la durée pendant laquelle l'indice est positif de 1924 à 1965 nous pourrions être dans cette situation pendant encore une vingtaine d'année. Je ne connais pas la bascule polaire mais opposer l'expansion de la banquise antarctique à la réduction de celle arctique, c'est de l'histoire ancienne, les deux banquises sont maintenant à l'unisson, la baisse de leurs extends. Le manque de recul a été contesté par le contenu du post de @Higurashi Tout cela pour rappeler que ne pas citer ses sources et écrire des faits inexacts ne peut pas éclairer le débat. 7 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Nico89 Posté(e) 17 août 2019 Merry la vallée 280m d'alt. Partager Posté(e) 17 août 2019 En tout cas, le Spitzerg s'en sort très bien! Et, pourtant c'est une zone qui a du mal à geler même en hiver par son climat très océanique et très malmener par les tempêtes. L'année dernière, c'était dramatique! Avec son retrait très au nord +de 300km! 17/08/2018 🤢 En ce moment , la banquise touche l'ile et on est en plein été! 😀 On est même au dessus de la médiane de 1981-2010! Sur 20ans, seul 2014 avait une configuration proche de cette année mais dans une moindre mesure. Pour les SSt, l'anomalie froide est belle a voir car depuis une grosse décennie voir 20, c'était dans le rouge comme sur la mer de Kara... On verra cet hiver, si ce bonus va aider la banquise qui souffre. Par contre, Il ne faudrait pas que le vent tourne au sud. Cette zone est un peu son plus gros talon d’Achille. Sinon Treizevens, le nord de l'Alaska a une mer profonde mais le courant de Gyre est plutôt destructeur.... En fait, je voulais parler du Nord du Groenland! Mais bon en 2005, il avait été bien attaqué comme l'année dernière. 17 Aout 2005 Voila, il faut quand même signaler le positif! En plus, c'est juste au dessus de notre bonne vieille France, à seulement 3000km! 😜 Et, pour le reste du bassin en déficit, c'est pas dramatique ça va très vite regeler avec l'hiver qui approche... Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Mister meteo Posté(e) 17 août 2019 Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m Partager Posté(e) 17 août 2019 (modifié) Le 17/08/2019 à 00:12, Nico89 a dit : En tout cas, le Spitzerg s'en sort très bien! Et, pourtant c'est une zone qui a du mal à geler même en hiver par son climat très océanique et très malmener par les tempêtes. L'année dernière, c'était dramatique! Avec son retrait très au nord +de 300km! 17/08/2018 🤢 En ce moment , la banquise touche l'ile et on est en plein été! 😀 On est même au dessus de la médiane de 1981-2010! Sur 20ans, seul 2014 avait une configuration proche de cette année mais dans une moindre mesure. Pour les SSt, l'anomalie froide est belle a voir car depuis une grosse décennie voir 20, c'était dans le rouge comme sur la mer de Kara... On verra cet hiver, si ce bonus va aider la banquise qui souffre. Par contre, Il ne faudrait pas que le vent tourne au sud. Cette zone est un peu son plus gros talon d’Achille. Sinon Treizevens, le nord de l'Alaska a une mer profonde mais le courant de Gyre est plutôt destructeur.... En fait, je voulais parler du Nord du Groenland! Mais bon en 2005, il avait été bien attaqué comme l'année dernière. 17 Aout 2005 Voila, il faut quand même signaler le positif! En plus, c'est juste au dessus de notre bonne vieille France, à seulement 3000km! 😜 Et, pour le reste du bassin en déficit, c'est pas dramatique ça va très vite regeler avec l'hiver qui approche... Dérouler la situation a été favorisée par des vents venants du nord de façon extra dominante depuis le début de l'année de la banquise vers Svalbard et non l'inverse, ce qui a permis d'une part d'éviter les vents doux fondants pour la banquise de l'archipel et d'éviter en termes de force physique pure qu'elle soit repoussée vers le nord et qu'elle se "détache". Mais c'est le seul endroit où la situation météorologique a été favorable. On est quand même largement plus proche de 2012 que des autres années. Et en termes de volume, on est au plus bas historique. C'est sur que ce qui est pris n'est plus à prendre pour cet endroit et que le reste de la banquise va se reconstituer. Mais en termes global, la banquise perd de la consistance en tendance court termes et MT et comme l'ont signalé certains, la vitesse de chute n'a jamais été aussi forte dans l'histoire raisonnablement retraçable. Vers Béring, c'est de plus en difficile de geler l'hiver et de plus en plus tard ce qui fait accumuler de plus en plus d'énergie dans la zone par manque d'albedo. Si cette tendance continue, c'est de plus en plus en direction du pôle que cela pourrait se poursuivre une SST de plus en chaude en fin d'été et un océan par voie de conséquence de moins en moins facilement pris par la glace et de plus en plus tard, ce qui fait un cercle vicieux car au printemps, par manque d'épaisseur, la glace fondra de plus en plus tôt etc... Le froid pourrait plus facilement atteindre la Scandinavie avec la banquise aussi basse en latitude de notre côté et si les vents le permettent, des vagues de froid potentielles pour l'Europe de l'ouest aussi, c'est bien vu ! Modifié 17 août 2019 par Mister meteo correction grammaticale 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
TreizeVents Posté(e) 17 août 2019 Dax (40) Partager Posté(e) 17 août 2019 Le 16/08/2019 à 09:56, Antonio a dit : [...] le temps de la durée de deux cycle de l'AMO qui a son rôle aussi dans l évolution de la glace arctique et antarctique Dérouler Félicitations pour ce message qui affiche au moins le même niveau de fond et de forme que ceux dans lesquels tu expliquais en juillet dernier qu'on n'atteindrait jamais les 40° dans le nord de la France mis à part sur des stations en surchauffe... Au passage, chapeau bas pour avoir aussi réussi, en une seule et même phrase, à caser tous les arguments bidons classiques sur la banquise : on n'a aucun recul car pas assez d'observations, et pis d'abord l'Antarctique va bien mais pourquoi vous refusez d'en parler, en fait c'est lié à des cycles naturels comme l'AMO, et c'était bien pire au début du XIXè siècle même si je viens de dire qu'on n'avait aucun recul. Au passage pour l'AMO, c'est ni plus ni moins que la température de surface de l'Atlantique nord de l'équateur jusqu'à 70° (donc la température de la mer à Abidjan, Cayenne et Miami est prise en compte dans le calcul), par rapport à sa propre moyenne et corrigée linéairement du réchauffement climatique. Dit autrement et pour largement le simplifier, dans sa forme traditionnelle cet indice permet seulement d'apprécier si l'Atlantique se réchauffe plus vite, ou moins vite, par rapport à sa propre tendance. Sur cette image, le premier graphique représente les températures de surface de l'Atlantique nord avec leur tendance (ligne en pointillés), le second les températures de surface de l'ensemble des océans, et le troisième l'indice AMO qui correspond juste à la différence entre la valeur observée et la tendance du premier graphique. Ah et tant qu'à faire, l'AMO n'a pas "atteint le plus haut niveau en 2012", ni en indice, ni en température réelle. Partant de là, même avec une phase négative de l'AMO les prochaines décennies, on aurait quand même "dans le monde réel" des températures de surface bien plus élevées que celles du pic chaud des années 1930/1940. C'est pas avec ça qu'on va reconstituer quelque chose la haut. Qui plus est, il est plutôt probable que l'AMO va continuer de grimper au fil de l'amplification du réchauffement, car même si un point froid pourrait subsister au sud du Groenland il serait noyé dans le reste. 2016 a été l'année la plus chaude pour l'Atlantique Nord depuis au moins 1856 (données Kaplan), 2017 pointant en troisième place, preuve s'il en est qu'on n'a certainement pas entamé de décrue, bien au contraire. 11 6 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
serge26 Posté(e) 20 août 2019 Pierrelatte (confluent 26/07/30/84) - et Saint Palais sur mer (17) occasionnellement Partager Posté(e) 20 août 2019 Le pack central semble être dans un très piteuse état avec un pack fractionné quasiment au niveau du pôle! çà se sera joué à très peu de choses cette année encore pour qu'il ne reste que des miettes. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
tuefeli Posté(e) 20 août 2019 Ecromagny (plateau des 1000 étangs, 420m) Partager Posté(e) 20 août 2019 Pardonnez moi mes questions bêtes, mais comment fait-on pour estimer l'épaisseur et le volume de la glace? Les indices sont-ils fiables? Et si la glace résiste mieux au Spitzberg, peut-on mettre ceci en relation avec un éventuel ralentissement du gulf stream? Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Mister meteo Posté(e) 20 août 2019 Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m Partager Posté(e) 20 août 2019 la température au-delà du 80°N passe en dessous de 0°C. http://ocean.dmi.dk/arctic/meant80n.uk.php Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Mister meteo Posté(e) 20 août 2019 Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m Partager Posté(e) 20 août 2019 Le 20/08/2019 à 16:24, tuefeli a dit : Pardonnez moi mes questions bêtes, mais comment fait-on pour estimer l'épaisseur et le volume de la glace? Les indices sont-ils fiables? Et si la glace résiste mieux au Spitzberg, peut-on mettre ceci en relation avec un éventuel ralentissement du gulf stream? Dérouler Pour Svalbard, un peu plus haut dans les posts, j'en donne une possible explication. Aucun article scientifique sérieux n'a fait état d'un ralentissement du gulf stream... Le 17/08/2019 à 09:13, Mister meteo a dit : la situation a été favorisée par des vents venants du nord de façon extra dominante depuis le début de l'année de la banquise vers Svalbard et non l'inverse, ce qui a permis d'une part d'éviter les vents doux fondants pour la banquise de l'archipel et d'éviter en termes de force physique pure qu'elle soit repoussée vers le nord et qu'elle se "détache". Dérouler pour l'épaisseur de la banquise, on a la base de data issue de l'imagerie satellite combinée à du calcul algorythmique propre d'où une différence entre des providers de data que sont JAXA et NSIDC "The product of sea ice thickness and the melt pond concentration which is shown in the VISHOP is calculated from AMSR-E and AMSR2 data by using a research algorithm1) developed by K. Tateyama (Kitami Institute of Technology) and others in the Arctic research projects utilizing the IARC-JAXA Information System (IJIS) and satellite imagery (1st - 4th generations). This product is an essentially experimental and research product. " https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html autre article https://www.sciencelearn.org.nz/resources/261-satellites-measure-sea-ice-thickness CryoSat-2 satellite measures ice thickness CryoSat-2 orbits between 720 km (perigee) and 732 km (apogee) above the surface of the Earth. It is a 750 kg satellite launched by the European Space Agency (ESA) in April 2010 for an expected 3-year mission. It is in a polar orbit, which means it can measure ice thickness and coverage in both the Arctic and Antarctic regions. Each orbit takes 99 minutes. The CryoSat-2 satellite sends out a radar signal that is reflected from the surface of the ice. The time taken for this signal to return allows the height of the ice above sea level to be measured. This height is called the freeboard. The thickness of the sea ice can be calculated using this freeboard measurement and the known density of the ice. 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
pluviodacqs Posté(e) 20 août 2019 Anglet Partager Posté(e) 20 août 2019 Le 20/08/2019 à 20:15, Mister meteo a dit : Aucun article scientifique sérieux n'a fait état d'un ralentissement du gulf stream… Dérouler La modification des courants océaniques de l'Atlantique Nord est surveillée, elle pourrait être à l'origine du petit age glaciaire que l'Europe occidentale a subit dans les années 1450/1850 (source Etude menée par l'université d'Austin au Texas qui met en exergue une corrélation entre salinité et accélération ou ralentissement des courants marins chauds). Par ailleurs dans un article parut dans science et avenir en avril 2018, il est fait référence à deux études qui confirmeraient un affaiblissement du débit des courants chauds dan s l'Atlantique Nord en direction de l'Europe, une première effectué par Gilles Reverdin en tant que chercheur à l 'institut Pierre et Simon Laplace et une seconde publiée par Géomar. https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/le-gulf-stream-est-il-en-train-de-disparaitre_123459 https://www.nature.com/articles/s41467-018-02846-4 Même si pour l'instant il n'y a pas de certitudes, les présomptions d'un changements de la circulations des eaux de surface influençant notre climat régional se font plus nombreuses. Ceci ne veut pas dire que les conditions d'englacement de 2019 confirme un affaiblissement général du Gulf Stream (branche européenne nord) , la fonte de 2018 a été exceptionnelle sur la zone et la "contre performance" de 2019 n'est peut être qu'un phénomène éphémère (météorologie). Le sujet est devenu sensible à cause du film "le jour d'après " qui verse dans un catastrophisme caricatural. 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Mister meteo Posté(e) 20 août 2019 Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m Partager Posté(e) 20 août 2019 (modifié) Le 20/08/2019 à 22:09, pluviodacqs a dit : La modification des courants océaniques de l'Atlantique Nord est surveillée, elle pourrait être à l'origine du petit age glaciaire que l'Europe occidentale a subit dans les années 1450/1850 (source Etude menée par l'université d'Austin au Texas qui met en exergue une corrélation entre salinité et accélération ou ralentissement des courants marins chauds). Par ailleurs dans un article parut dans science et avenir en avril 2018, il est fait référence à deux études qui confirmeraient un affaiblissement du débit des courants chauds dan s l'Atlantique Nord en direction de l'Europe, une première effectué par Gilles Reverdin en tant que chercheur à l 'institut Pierre et Simon Laplace et une seconde publiée par Géomar. https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/le-gulf-stream-est-il-en-train-de-disparaitre_123459 https://www.nature.com/articles/s41467-018-02846-4 Même si pour l'instant il n'y a pas de certitudes, les présomptions d'un changements de la circulations des eaux de surface influençant notre climat régional se font plus nombreuses. Ceci ne veut pas dire que les conditions d'englacement de 2019 confirme un affaiblissement général du Gulf Stream (branche européenne nord) , la fonte de 2018 a été exceptionnelle sur la zone et la "contre performance" de 2019 n'est peut être qu'un phénomène éphémère (météorologie). Le sujet est devenu sensible à cause du film "le jour d'après " qui verse dans un catastrophisme caricatural. Dérouler oui mais c'est aussi un sujet polémique :):) il suffit de taper sur google Gulf stream slow down pour constater que certains articles vont dire "it is slowing down" et d'autres" it is not slowing down"!. Et la NASA, en 2010, qui est hier à l'échelle climatologique a écrit, "it is not" Donc, ce n'est pas établi comme un fait scientifique sur lequel on pourrait s'appuyer. https://www.nasa.gov/topics/earth/features/atlantic20100325.html http://news.bbc.co.uk/2/hi/8589512.stm https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/le-gulf-stream-n-est-pas-en-perte-de-vitesse_6257 Je pense que Science et avenir n'est pas la meilleure source à citer car dans un article ils vont relater les travaux d' un scientifique ou d'une agence Gouv et affirmer que le GS ne ralentit pas (comme ci-dessus) et que dans un autre article que si, il ralentit (comme tu as cité) donc je citerais comme sources plutôt directement les agences gouvernementales ou assimilées (NASA, metoffice, Météofrance, MERCATOR) et non pas en général les magazines" scientifiques à vocation commerciale". Mais en tout cas je pense qu'on est HS et qu'on devrait pas en parler dans ce topic mais à la rigueur dans le topic dédié au GS car pour moi ce n'est pas un facteur qui a joué dans la glace de Svalbard bien conservée. Modifié 21 août 2019 par Mister meteo Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciel d'encre Posté(e) 21 août 2019 Saint-Hilaire-de-Riez (corniche vendéenne) Partager Posté(e) 21 août 2019 (modifié) Le 20/08/2019 à 23:13, Mister meteo a dit : pour moi ce n'est pas un facteur qui a joué dans la glace de Svalbard bien conservée. Dérouler L'englacement du Spitzberg est clairement dépendant du régime des vents. Lorsque le régime est à dominante sud, la glace régresse vers le nord. Lorsqu'il est à dominante nord, la glace progresse vers le sud. Sur ce, comme bien prévu par Treize Vents, la perte de superficie de la banquise décélère depuis quelque jours. De surcroît, les conditions de température devraient rester correctes ces jours prochains avec le maintien d'un système bien froid au dessus du bassin arctique. Modifié 21 août 2019 par Ciel d'encre 4 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
pluviodacqs Posté(e) 21 août 2019 Anglet Partager Posté(e) 21 août 2019 (modifié) Le 20/08/2019 à 23:13, Mister meteo a dit : oui mais c'est aussi un sujet polémique :):) Je pense que Science et avenir n'est pas la meilleure source à citer car dans un article ils vont relater les travaux d' un scientifique ou d'une agence Gouv et affirmer que le GS ne ralentit pas (comme ci-dessus) et que dans un autre article que si, il ralentit (comme tu as cité) donc je citerais comme sources plutôt directement les agences gouvernementales ou assimilées (NASA, metoffice, Météofrance, MERCATOR) et non pas en général les magazines" scientifiques à vocation commerciale". Mais en tout cas je pense qu'on est HS et qu'on devrait pas en parler dans ce topic mais à la rigueur dans le topic dédié au GS car pour moi ce n'est pas un facteur qui a joué dans la glace de Svalbard bien conservée. Dérouler Nous sommes bien d'accord il n'y a pas de consensus scientifique actuellement et nous sommes plutôt H.S. car le Gulf Stream en tant que tel se dilue bien avant la zone d'englacement, néanmoins lorsque le vent est fortement dominant de secteur Sud il apporte à la fois des températures atmosphériques plus élevées et des eaux de surface plus chaudes, en direction de l'Est (couche d'Ekman). Le ralentissement de la fonte est maintenant assez bien engagée nous avons tendance à suivre une courbe voisine de celles observées en 2017/ 2018 en partant d'environ 400 km² plus bas et nous divergeons notablement de celle de 2012 c'est net. En Millions de Km² Modifié 21 août 2019 par pluviodacqs 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Mister meteo Posté(e) 23 août 2019 Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m Partager Posté(e) 23 août 2019 Au niveau des températures moyennes au delà du 70° qui englobe aussi les régions périphériques contrairement au 80° qui englobe que le pack central, on voit bien l'inversion de tendance entre 2018 et 2019. 2018 avait commencé avec janvier et février très mauvais avant de signer un très bon mois de mars et un très bon mois de juillets entrecoupés de mois dignes de la moyennes des années 2010. la fin d'été et le début d'automne ont été poussifs par la suite. 2019 en revanche a débuté avec des mois de janvier et février assez encourageants avant d'entamer le plus chaud printemps de l'histoire moderne. l'été est mal parti aussi et sera probablement dans la tendance voire un peu mieux que 2007, le plus chaud jusqu'ici. Juin et juillet sont les chauds depuis 2007 justement alors que les mois d'été étaient épargnés entre ces deux années. avec les températures dans le cercle "partiel" au nord du 80°, on constate que désormais les températures sont négatives. mais avec les excédents sur les zones périphériques à cause de l'absence de banquise, Août pour la température globale moyenne au-dessus du 70° N sera dans les plus chauds quand même dans les 5 premiers. 1 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Paul1305 Posté(e) 23 août 2019 Marseille (13) (alt : 40m) et Gap (05) (alt : 780m) Partager Posté(e) 23 août 2019 (modifié) Selon Sever Weather Europe, les incendies en Amazonie Sibérie pourrait accélérer la fonte des neiges au Pôle Nord... http://www.severe-weather.eu/news/forest-fires-in-siberia-sending-ash-into-the-arctic/?fbclid=IwAR0WFaqM-7KvF2Fkk1IFd8tSX0MM0pwOvXK4gChwpfhyglIGkQE81oW0ia0 Edit : Merci du correctif 13Vents Modifié 24 août 2019 par Iefan 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
TreizeVents Posté(e) 23 août 2019 Dax (40) Partager Posté(e) 23 août 2019 Le 23/08/2019 à 10:38, Iefan a dit : Selon Sever Weather Europe, les incendies en Amazonie pourrait accélérer la fonte des neiges au Pôle Nord... http://www.severe-weather.eu/news/forest-fires-in-siberia-sending-ash-into-the-arctic/?fbclid=IwAR0WFaqM-7KvF2Fkk1IFd8tSX0MM0pwOvXK4gChwpfhyglIGkQE81oW0ia0 Dérouler Les feux de Sibérie, pas d'Amazonie 1 2 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
TreizeVents Posté(e) 24 août 2019 Dax (40) Partager Posté(e) 24 août 2019 Le 23/08/2019 à 05:56, Mister meteo a dit : avec les températures dans le cercle "partiel" au nord du 80°, Dérouler Je n'ai jamais trop aimé ce graphique, certes c'est un indicateur de ce qu'il se passe sur le sommet du globe, mais il a quand même deux défauts importants : - C'est une modélisation de la température de la surface de la banquise, donc tant qu'il y a de la banquise il est contraint à rester à +/- 0° en période estivale (le modèle est cohérent avec lui même, il ne modélise pas de la glace à +5°). Et cela ne renseigne en rien du coup des conditions réelles, puisque peu importe qu'il fasse en réalité 0° ou 15° à 2 mètres et que la glace est en fait en train ou non de fondre. Et dans la mesure où nous entrons dans la période de l'année où la perte d'énergie radiative du sol (refroidissement) à l'échelle quotidienne redevient supérieure au chauffage solaire, le modèle donne une température du sol forcément négative quand bien même il y aurait encore de la fonte. S'il a un intérêt en période hivernale car il trace assez bien plus ou moins indirectement les variations du rayonnement radiatif qui dépendent de la température et de la nébulosité, en période estivale il ne sert pas franchement à grand chose. - Le graphique est construit à partir des températures du sol calculées indépendamment pour chaque degré de latitude sans pondération. On prend les données entre 90° et 89° nord, celles entre 89° et 88°, etc jusqu'à 81/80°, et on fait la moyenne des dix. Ce qui fait que l'anneau 80/81° nord qui doit faire quelque chose comme 390000 km² compte autant dans le calcul que les environ 39000 km² du cercle 89/90°. Pour en revenir à la banquise, PIOMAS a actualisé : on est dans un mouchoir de poche avec 2012 sur le record bas de volume, avec avantage pour 2012 : Sur l'indicateur du volume, une seconde place est quasiment assurée désormais. En revanche sur la surface, le recul a complètement "calé" grâce aux bien meilleures conditions de ces derniers jours. Que ce soit côté NSIDC comme pour la JAXA, il est désormais clair qu'on ne finira pas devant 2012, il est même possible selon l'indicateur et/ou l'organisme qu'on soit derrière 2016 et/ou 2007. Le verre à moitié plein c'est qu'on a donc sauvé les meubles sur la surface de glace restante, le verre à moitié vide c'est que la combinaison volume très bas + perte de surface contenue a forcément comme corollaire que l'épaisseur moyenne doit être à un record de faiblesse. 3 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
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