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Fil67

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Tout ce qui a été posté par Fil67

  1. Je vais ajouter quelque chose d'éminemment constructif, mais après quelques jours d'action, on a bien "mérité" de nouveau 3/4 semaines de calme plus ou moins doux à n'en plus finir...( ---> schéma de fonctionnement typique depuis des lustres). Pour moi perso, on est, et on reste totalement dans le modus operandi du crime météo des derniers mois: blocage anti, quelques jours d'ouest débouchant avec de la chance sur un mini blocage dépressionnaire et c'est reparti pour de l'anti. C'est simplement la part de chacun des intervalles qui joue pas en notre faveur. Bon au moins comme ça, on peut espérer passer Noël autrement qu'avec un pied à l'intérieur et l'autre sur le balcon, une fois qu'on aura de nouveau bien sué et bronzé ces 3 prochaines semaines;) et on pourra accueillir le prochain coup de tabac pile poil pour les fêtes si ça se trouve. Puis j'arrêterai avec ça, je vais me faire sortir à coup de pied sinon D'ailleurs je m'en donne un, là, en ce moment même...
  2. Un iso à 500mètres, c'est pas grand chose dans ce type de config ( transition air frais/air doux), du moment que ça brasse pas du tonnerre. La masse d'air sera encore sèche en basse couche au début des précipitations, ce qui freinera la fonte des flocons tombant du ciel . La fonte dégage des calories à la base. Mais quand l'atmosphère est sèche, ces calories, qui se traduisent sous forme de chaleur en temps normal, ne peuvent pas se transmettre directement à l'air, puisque sa sécheresse induit alors en compensation d'abord un autre phénomène: celui d'évaporation. L'évaporation consomme de la chaleur elle. Bref, les flocons vont plutôt "évaporer" dans un premier temps, et donc les températures, même positives, ne les feront pas fondre tout de suite. Après, ça ne change rien pour une tenue au sol, que l'air soit sec ou non. Si le sol n'est pas gelé, ça ne tiendra pas correctement, il faudrait pour ça des quantités de précipitations plus significatives pour avoir une couche à l'usure. Je pense que ni l'une ni l'autre de ces deux conditions de base ne seront remplies demain soir et nuit de mercredi: sols probablement pas gelés sous 400 mètres ( après le petit redoux diurne de l'après-midi), et précipitations un peu faiblardes dans la première phase "froide" de la perturbation. Ca tombera mieux dans la nuit de mercredi et mercredi matin, mais là, l'air moins froid aura gagné du terrain en altitude, la masse d'air sera humide en basse couche, le vent de sud-ouest brassera, bref, ça aura déjà tourné à la flotte dans les plaines. Après, c'est le genre de situation à surprise parfois ( simplement temporaires, faut pas exagérer non plus /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> ). Mais là, c'est en direct qu'il faudra voir.
  3. Précisions concernant la journée de mardi, avec l'arrivée d'une perturbation par le nord-ouest en fin de journée. Températures normalement négatives sous abri partout au petit matin, avec des valeurs s'échelonnant de -1°c à -3/-4°c pour les plaines. Possibilités de brouillards givrants au sortir de la nuit, laissant place ensuite à de très belles éclaircies, sous l'influence d'une dorsale anticyclonique passagère en journée. Maximas atteignant 2/3°c en moyenne en début d'après-midi. A priori, l'arrivée des nuages de la perturbation par le nord-ouest en cours d'après-midi devrait ralentir la baisse du thermomètre en soirée pour les plaines, d'autant plus qu'un vent de secteur sud-ouest va commencer à souffler faiblement à l'approche du front sur la partie ouest du nord-est. L'Alsace pourrait à la rigueur rester un peu plus longtemps dans la pellicule fraîche près du sol, concernée plus tardivement par la levée de ce vent, mais bon, dans l'ensemble, difficile d'envisager ou que ce soit des températures négatives sous 300/400 mètres au moment de l'arrivée des précipitations en fin d'après-midi pour l'ouest du nord-est, en soirée pour l'est du nord-est. Ce sera néanmoins le plus souvent de la neige à toutes altitudes au début, et comme dit, ça pourra tenir dès les premières hauteurs, à fortiori dans les zones qui seront restées ombragées toute la journée. Ca tournera à la pluie sous les moyennes altitudes en cours de nuit, tandis que la neige continuera de tomber franchement au-dessus de 1000 mètres toute la nuit, les précipitations se poursuivant encore souvent mercredi en première moitié de journée. On peut s'attendre à 15/20centimètres de neige là haut, une neige un peu humide, du fait des températures limites par moment. Sous 700 mètres la couche formée la veille au soir et en début de nuit devrait être en grande partie grignotée par la pluie. Jeudi, encore des averses accrochées aux relief en flux de nord-ouest, la limite pluie-neige redescendant à basse altitude ( 400 mètres environ, tenue au-dessus de 500 mètres). Temps plus sec dans les plaines. Comme prévu par les modèles, une nouvelle dorsale arrivant en flux de nord-ouest se profile pour vendredi. Sur le retrait elle aussi, l'advection froide à l'arrière rattrapant la langue douce advectée à l'avant. Temps plus calme partout, sec souvent, et à priori exactement le même scénario que pour la journée de mardi: ennuagement par le nord-ouest en fin de journée, arrivée de précipitations pour la soirée, neige à l'avant partout, puis pluie prenant le relais jusqu'à moyenne altitude durant la nuit de samedi, les crêtes restant tout du long dans de l'air suffisamment froid pour envisager un passage intégral en neige ( chronologie exacte à préciser d'ici là). La suite: ça pourrait être du zonal frais pour le week-end, avec de nouvelles options neigeuses pour le relief, au-delà des altitudes moyennes surtout, du vent qu'il faudra peut-être surveiller à moment donné. Pour la semaine qui s'ensuit, il pourrait y avoir retrait de la zone frontale vers le nord, pour cause de poussée de dorsale nord-africaine. A voir si ça se précise ou pas, mais dans ce cas, retour d'une certaine douceur de fond sur le relief.
  4. J'avais pas saisi que la remarque concernait la moyenne altitude. Peut-être que les températures exceptionnelles des dernières semaines ont joué un rôle dans le niveau des températures près du sol? J'en sais trop rien niveau quantification précise de l'effet, mais ce qui est sûr, c'est que ce sont peut-être les moyennes altitudes sur les reliefs qui ont pris le plus en terme d'excédent thermique depuis début novembre ( suivant la config, car hors inversions nocturnes, douceur marquée en journée, plus l'ensoleillement, même rasant, sur les sols). Pour rappel, le Feldberg à 1500 mètres en Forêt Noire affiche depuis un mois une température moyenne de juin. Ca finit par impacter forcément sur la température près du sol, qui doit forcément se refroidir ensuite, et ce n'est pas par simple contact avec de l'air raisonnablement froid que ça s'effectue le plus rapidement ( de la pluie froide ou de la neige fondante qui pénètre dans le sol, c'est forcément ce qui contribue le plus efficacement au refroidissement à mon avis) On parle bien sûr plus souvent d'une pellicule d'air froid près du sol en cette saison, mais jusqu'à quel point un sol anormalement doux peut, par irradiation, radoucir la pellicule d'air près du sol en config dépressionnaire fraîche pas trop brassée?
  5. Le réchauffement climatique n'a rien à voir là dedans. En situation dépressionnaire, et la plupart du temps ça vient soit du nord-ouest, soit du nord, atlantique ou mer du nord par conséquent, -6 ou -7°C à 1500 mètres ne suffisent pas pour les plaines en journée, et sans doute ça a toujours été le cas. Surtout en début d'hiver, avec des eaux de toute façon encore en mode automne. La règle des 10°c en plus s'applique presque automatiquement en première moitié de saison froide, dès lors qu'on est en conditions perturbées océaniques/maritimes avec un peu de vent. Il faut du -10°c à 1500 mètres pour voir des températures vraiment proches de 0°C en journée sous 300 mètres dans ce type de flux. Si on ôte toute advection maritime ou océanique sensible en basse couche, ça le fait mieux ( les fameuses heures froides pour une éventuelle tenue des flocons aux plus basses altitudes) Et si on colle un flux continental en basse couche, le niveau de la température à 1500 mètres ne joue quasiment plus de rôle du tout, et dès lors que c'est négatif là haut, il peut neiger jusqu'en bas.
  6. Les scénarios franchement favorables aux reliefs du nord-est ( > 1000 mètres) se maintiennent ces 5/6 prochains jours dans un premier temps. Ca va être un démarrage en fanfare cette année /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> ! En espérant aussi et surtout qu'à l'issue de cette première salve on n'aura pas déjà eu la couche la plus épaisse de l'hiver aussi... Je me méfie avec ces départs en trombe après une période de disette totale. Ca passe ou ça casse!
  7. De la neige sur la route, c'est de la neige sur la route. Que ce soit un 21 novembre ou un 21 janvier, ça glisse autant à ce que je sache. Tout comme un orage de fin avril ou début mai, ça peut être aussi dangereux sinon plus qu'un autre en juillet ou en août. Sauf que dans le cas de la neige, y'a aucun effet de surprise, c'est à la personne d'adapter son comportement aux conditions météo, alors qu'elle les subit en cas de phénomène violent ( orage/tempête). La vitesse, l'alcool au volant et la connerie surtout en général tuent nettement plus que la neige, mais pour ça, hein...
  8. Lol faut arrêter avec ces vigilances neige au moindre flocon dans le nord-est...Tant qu'on n'est pas à affronter une tempête avec congères, la neige ne nécessite pas de vigilance particulière, si ce n'est celle liée au bon sens du conducteur. Ce n'est pas un phénomène violent en soi 99% du temps pour les plaines du nord-est. En saison froide, dès lors que la température passe sous 2/3°c sous abri par nuit claire, faut faire gaffe sur la route, des fois que ça glisse sur verglas par endroits ( ce qui est bien plus dangereux et vicieux que la neige déclarée). Quand c'est blanc parce qu'il neige un peu et que ça tient au sol, difficile de ne pas s'en rendre compte au moment de prendre la voiture. Qu'il y ait une alerte pour la coordination des services de déneigement, d'accord, mais pour le grand public, sortir une vigilance pour quelques centimètres de neige?
  9. Un 'tit point tendance des prochains jours. Ca croustille et ça fourmille /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Pour commencer, un aperçu de la situation générale actuelle: N'y cherchons pas du zonal, c'est pas encore ce coup-ci qu'on le trouvera. Bénies soient ces pluies tombées hier sur le nord-est...Non pas que l'humidité viendra à manquer ces prochains temps, mais ce qui est fait n'est plus à faire. Circulation à dominante méridienne une nouvelle fois, avec de très amples ondulations: sur notre carte en tout cas, un anticyclone des Açores, les pieds au chaud et au soleil, la tête au froid sous les hautes latitudes; ça touche le Groënland à 5000 mètres d'altitude. Plus à l'est, sur l'Europe, deux courants principaux: sur l'ouest, le contre-coup de cette immense dorsale atlantique, avec un flux de nord plongeant depuis les eaux froides/très fraîches de la mer de Norvège, pour gagner quelques milliers de kilomètres plus loin les tièdes rivages de la Méditerranée et les reliefs de l'Atlas algériens. Plus à l'est, redressement du flux radical, comme il se doit en situation de circulation méridienne, et on retrouve un courant de sud-ouest perturbé sur la moitié est de l'Europe, devenant doux et anticyclonique sur les limites orientales de notre carte. Ce schéma global, à notre échelle atlantico-européenne, va tenir plusieurs jours désormais, adoptant plus ou moins les mêmes contours, avec des modulations ou aménagements passagers et locaux naturellement. En deux-trois mots, la situation va rester météorologiquement intéressante à suivre dans l'ensemble. Pour demain dimanche, et plus dans le détail concret puisque la configuration synoptique générale, on vient de la voir, et elle ne va pas changer entre temps. Secteur froid, ciel de traîne, instabilité partielle. Le ciel s'annonce bien encombré durant une bonne partie de la journée, les éclaircies devraient être assez fugitives en règle générale. Précipitations résiduelles encore en fin de nuit/début de matinée, se décalant vers le sud-est. PLuie et neige mêlées pour les plus basses altitudes, voire neige pure si vraiment aux heures froides, mais pas de tenue à attendre sous 300/400 mètres. Quantités négligeables dans tous les cas. Un peu plus d'activité sur le relief, avec des paquets d'humidité accrochés un peu plus durablement, quelques petits centimètres de neige au sol au-dessus de 500 mètres. Tendance à un assèchement de la masse d'air en cours de journée, de matinée sans doute déjà même, et températures atteignant grosso modo au mieux 5/6°c en plaine. Le modèle américain voit un front assez marqué aborder le nord-est par le nord en fin d'après-midi et soirée, qui serait en mesure de ramener de nouvelles chutes de neige, notamment encore sur le relief, mais il est bien seul avec ce scénario. On retrouvera sans doute plutôt de nouveau un risque accru d'averses locales en cours d'après-midi, mais de là à capter un front mine de rien presque compact, j'en doute? A voir. Lundi, les pressions remontent plus sensiblement, avec le pivotement progressif de la tête de notre dorsale anticyclonique en direction des Iles britanniques puis de la mer du Nord. On conservera un flux de nord-nord-ouest, drainant encore bien quelques averses résiduelles, mais rien de significatif, d'étendu, ou de durable ( neige à basse altitude, pluie en plaine). Eclaircies par contre éventuellement plus généreuses que durant le week-end. Températures sans grand changement. Mardi, on passe sous l'axe de cette dorsale, qui va simultanément avoir tendance à déjà se rétracter. L'amélioration sera donc de courte durée. En attendant, temps généralement complètement sec pour ce mardi, ambiance plutôt dégagée, avec un ciel se couvrant plus sensiblement par le nord-ouest en fin de journée, à l'approche d'une perturbation. Côté masse d'air, on constate un léger redoux lié au passage de l'axe de la dorsale, mais comme celui-ci se rétractera dans sa progression vers le sud-est, le gros de l'advection douce, ce sera pas pour nous, et l'air frais lié à la circulation du courant de nord-ouest perturbé rattrapera même totalement cette courte tentative de redoux. On restera ainsi en masse d'air négative à 1500 mètres, mais avec un manteau neigeux se tassant peut-être un peu par légère fonte superficielle au soleil en cours de journée sous la barre des 1000/1200 mètres. Pour les plaines, éventuellement les premières vraies bonnes gelées de l'hiver, en fonction de l'état du ciel durant la nuit de lundi à mardi. Chronologie à affiner en ce qui concerne l'arrivée des précipitations par le nord-ouest. A priori, ça devrait se faire en fin de soirée/début de nuit de mercredi. Mercredi. Avec l'arrivée de la perturbation, il faut s'attendre à un épisode neigeux conséquent sur le relief, puisque l'intégralité des précipitations devrait passer cette fois sous forme de neige au-dessus de 1000 à 1200 mètres ( à préciser cependant, même si c'est la tendance qui se dessine depuis quelques sorties). La journée s'annonce donc grise, pluvieuse en plaine, neigeuse sur les montagnes, avec là haut un vent sensible à fort, voire tempêtueux en rafales. L'hiver quoi /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Un petit mot au sujet de la plaine quand même, car il n'est pas impossible qu'une pellicule d'air froid parvienne à se reformer dans les basses couches la veille au soir, soit mardi soir, ce qui pourrait permettre à cette neige de pseudo-redoux de s'inviter temporairement jusqu'aux plus basses altitudes. A priori, pas de couche à attendre, et évolution en pluie de toute façon assez rapidement en cours de nuit. Comme dit, chronologie à affiner pour cette évolution, et tendance à préciser d'ici là, on est sur du J+4. Jeudi, on reste en flux de nord-nord-ouest dépressionnaire, avec une masse d'air un poil radoucie après l'arrivée de l'onde dépressionnaire de la veille. Fronts secondaires ou paquets d'humidité circuleront sans doute dans ce flux, apportant encore des cumuls de neige non négligeables en situation de barrage sur le relief au-dessus de 800 à 1000 mètres et des brouettes. Se pourrait que d'ici jeudi soir, on puisse viser les 50 centimètres de neige cumulée au sol sur les crêtes vosgiennes ( +/- suivant situation par rapport au vent) La suite vite fait. Vendredi, il semble que l'on connaisse un scénario similaire à celui du début de semaine, à savoir une hausse momentanée des pressions sous passage de dorsale en flux de nord-ouest, avec tendance au retrait dans le même temps, et échec de l'advection douce, laissant place pour le week-end prochain à une nouvelle offensive perturbée en flux de nord-ouest, qui irait encore ajouter généreusement à la couche neigeuse déjà en place au-dessus de 1000 mètres. Pour les plaines, pas d'épisode neigeux à attendre pour le moment. Flux de nord-ouest, sous 300/400 mètres, au mieux, ça donne pas grande chose. Eventuellement un blanchissement temporaire et local en cas de neige de "redoux", suivant la config précise des lieux juste avant l'arrivée des perturbations, mais cette synoptique générale n'est pas favorable pour le moment à une tournure réellement hivernale aux plus basses altitudes. Enfin, le grand gagnant dans tout ça: le relief au-dessus de 1000 mètres globalement;) :flux idéalement orienté ( nord-ouest), températures ne passant pas dans le positif, juste ce qu'il faut éventuellement pour consolider le manteau neigeux, mais suffisamment "douces" pour permettre d'envisager des passages perturbés bien chargés en humidité, et donc en neige. Je crois que la sous-couche hivernale est en train de gentiment se constituer pour les crêtes vosgiennes. C'est bien parti en tout cas, même si évidemment, on n'est pas à l'abri de nouvelles folies du climat dans les semaines qui viennent.
  10. Le flux a viré au sol c'est vrai, pas en altitude cependant. Par contre, la différence en altitude cet après-midi par rapport à ce matin, c'est que les vents ont sensiblement perdu en intensité moyenne, par le nord de la région, et jusque vers le centre du Haut-Rhin actuellement. Du coup, l'effet de foehn est moindre, la masse d'air est moins violemment pressée contre le barrage vosgien, moins "lessivée" côté ouest, et par conséquent moins asséchée côté est. Concernant ta seconde question, c'est la zone de rencontre entre les masses d'air qui permet de localiser le conflit, et donc l'activité la plus marquée. Pour faire simple, au sud d'une ligne Nantes/Strasbourg, on avait ce matin une masse d'air aux origines vaguement subtropicales ( douceur + humidité), s'opposant à une descente d'air nettement plus frais et sec par le nord. Le tout sous couvert du dynamisme associé au flux perturbé, la rencontre a eu lieu sur un petit tiers nord du pays, avec un rebord sud de la perturbation le plus actif, car situé sur le côté le plus humide et le plus doux. Normal que l'air froid marque la fin progressive des précipitations, puisque du coup, si il s'impose, c'est bien que l'air doux s'en va, n'oppose plus de résistance, et que le conflit s'atténue, tout comme l'activité de la perturbation. Il n'y a guère que dans des situations moins "subtropicales" que l'on peut espérer voir l'air froid rattraper plus facilement les précipitations en cours de perturbation ( neige jusqu'à basses altitudes voire plaine). Mais du coup, les quantités de flotte/neige sont moins importantes aussi, du fait d'une teneur en humidité moindre dans l'ensemble ( plus il fait froid, moins il y a d'eau à extraire de la masse d'air). C'est un peu utopique de toute façon, de croire à une évolution des pluies en neige aux plus basses altitudes dans ce type de config, sous la perturbation même. Faut déjà se trouver au moins à moyenne altitude pour y assister, et encore, ça suffit souvent pas. La plupart du temps en saison froide, les 9/10 de la perturbation tombent sous forme de flotte en plaine, avec des miettes éventuelles sous forme de neige à la fin de l'épisode. Pour le relief, le ratio peut tomber à moitié-moitié, suivant la situation, voire naturellement plein pot au coeur de l'hiver en fonction de la situation, à des altitudes très modestes. Mais en plaine, c'est quasiment impossible. Ca se finit dans l'immense majorité des cas par le petit degré de trop. PS, voir réponse de guillaume67, postée auparavant /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">
  11. Je redécouvre les modèles et les discussions ici après plusieurs jours, et là ... On est encore en novembre 2015, ou bien j'ai raté un épisode à moment donné? Quel changement radical! Non pas que quelques indices ne commençaient pas déjà à apparaître dans les tendances la semaine dernière, mais là, autant on a pleuré avec cette douceur sèche anticyclonique et sans la moindre action, autant on bascule de suite dans l'inverse maintenant, limite scénario de rêve quoi, qui nous aurait presque fait étinceler des yeux durant une bonne partie de l'hiver dernier ou du précédent. Je vais me faire taper dessus, traiter de pessimiste ou de jamais content, mais ...Ce revirement fondamental? Soit c'est le dédommagement pour les semaines d'inaction totales depuis la mi-octobre presque, soit une fois fini on peut s'apprêter à tirer la tronche méchamment par la suite à moment donné, en cours de début d'hiver, et pour combien de temps ensuite de nouveau? C'est en fait, enfin, juste le "revers" pleine face de la circulation méridienne. Sauf évolution exceptionnelle, ce froid/frais humide ne va pas s'éterniser bien longtemps, et si on reprend les cycles entamés jusque là cette année, et en l'absence de flux d'ouest, ce qui semble pour le moment être le cas par la suite, on ne tardera pas à retrouver notre train train quotidien habituel peu flatteur pour l'amateur de météo. Une bonne partie de l'évolution des temps à venir va en effet de nouveau se baser presque intégralement sur de l'anomalie notable ( négative pour changer de nouveau). Et toujours en l'absence de flux d'ouest ( ceci explique cela d'ailleurs). Ca me dit rien qui vaille, une transition aussi rapide, voire inexistante même, et à ce point intégrale surtout. Je sais pas pourquoi, mais ça pue trop le pétard mouillé pour la suite non? A quel point par contre, là est toute la question. Mais j'espère qu'on va pas souffrir genre un mois de décembre presque complet à de nouveau attendre un peu d'action quoi... Bon, c'est certain en attendant, enfin, on va profiter d'une météo réellement digne de ce nom,et il était temps ( pluies/vent/neige/changement de masse d'air) . Faut en profiter!
  12. Y'a un peu de bazar dans les profils atmosphériques actuellement, avec plusieurs petites inversions superposées ce matin. Normal après une période anticyclonique et en approche de flux plus perturbé. Actuellement une couche de saturation vers 1000 mètres, altitude à laquelle on trouve à priori des stratus/stratocumulus, mais c'est pas bloqué totalement, la couverture n'est pas trop compacte. L'arrivée d'air plus humide par l'ouest en altitude doit contribuer à saturer ces petites inversions à différents étages. On n'est plus en situation d'inversion thermique anticyclonique classique, avec condensation par refroidissement des basses couches uniquement.
  13. Vendredi 13 aujourd'hui, et l'apparition de cartes enfin de saison sur les modèles? C'est un signe! On va vraiment commencer à suivre de ça près si ça continue /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Bon, en attendant, parce qu'on a encore un bout d'orteil d'un dernier pied pris dans la glu des dernières semaines, on peut dire qu'il y a encore eu tromperie sur la marchandise. En espérant que ce soit la dernière de cette ampleur! Je m'explique. Ensembliste américain d'il y a 4 jours: A l'époque, la transition en zonal était encore assez discrète, à en juger par les signaux de précipitations. A l'inverse, un coup d'oeil à la courbe de température à 1500 mètres nous promettait cependant un retour aux normes vers le 18, après le dernier pic de douceur à venir du 15/16 Dernier ensembliste américain: Les grandes ondulations en première partie de graphique sont toujours présentes, le creux du 14 novembre, la fulgurante remontée le 15/16. Par contre, la suite, on a encore eu droit à la victoire des hypothèses douces au final. Enfin bon, peu importe, cela se fait au prix d'une agitation notable de nos signaux d'agitation dans le même temps, et c'est pour le moment la chose la plus importante. On a donc devant nous la semaine prochaine 5/6 jours de zonal dépressionnaire, le pied /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Comme toujours dans ce type de config, deux choses à suivre: les précipitations, et la probabilité de coup de vent. Pour l'instant, malgré l'apparition passagère de scénarios allant dans le sens de l'un ou l'autre de ces deux paramètres, on ne peut pas dire qu'il se dessine quoi que ce soit de bien particulier. On peut à la rigueur garder à l'oeil l'intervalle 17/18 pour le vent. Sans plus de détails. Côté flotte, ce n'est réellement qu'à partir de mardi prochain que les perturbations vont commencer à arroser le nord-est du pays. Auparavant, il y aura des risques ponctuels, mais rien de bien notable. L'ondulation de mardi, associée au vent se renforçant en altitude, pourrait bien apporter le premier épisode "vosgien" classique d'ouest depuis une éternité. Entendez par là des cumuls supérieurs à 30/40mm sur 24 heures pour les versants ouest du massif. A voir, parce qu'il faudra évidemment prendre en compte la trajectoire exacte de la perturbation ondulante prise dans le flux d'ouest. On est sur une bande active de quelques 200/300kms de large au mieux, suivant le rail retenu, ça peut favoriser le Jura, le sud des Vosges, ou à l'inverse le nord des Vosges/Ardennes. On attendra les ajustements. Autant le dire de suite, ce n'est pas avec ce type de config que la plaine d'Alsace va être favorisée.... Mais bon, l'essentiel dans un premier temps, c'est de recharger les ruisseaux et rivières issus du massif vosgien au sens large.
  14. Pour le moment, pas de grand changement au niveau de l'activité pluvieuse. L'ensembliste américain garde des moyennes semblables depuis 2/3 jours pour les perturbations de la semaine prochaine. Je ne suis pas allé voir dans le détail de scénarios en particulier ceci dit, pas plus que l'hypothèse d'un run principal ou de contrôle non plus d'ailleurs, car à cette échéance de toute façon, on est probablement plus lisible à mon avis en conservant encore un peu de recul, sous forme d'une utilisation des ensembles pour jauger de la situation à venir. On aura largement le temps à J-2 de commencer à se servir des déterministes ou des mailles fines pour en savoir plus, tout en gardant en tête le côté un peu aléatoire des modélisations de précipitations ( encore qu'en flux d'ouest avec un front ondulant, ça doit commencer à pouvoir passer assez facilement dans les cartes dès 72heures) PS: autre point à ne pas oublier aussi: le flux d'ouest, quelle que soit la façon dont il passera, n'a certainement plus le punch de son homologue des périodes fastes des années 90. Autrement dit, il faut de toute façon s'attendre, sauf exception, à le voir lâcher prise assez rapidement après son incursion. Ca n'est plus la situation type pour l'ouest de l'Europe en cette période, mais plutôt une alternative ou transition passagère.
  15. Si on évolue finalement vers une situation plus durablement intéressante par la suite, niveau copyright, ça va te coûter cher oui. Sinon, si retour à la case départ malgré toutes les bonnes volontés actuelles, je te cèderai librement le malheureux privilège de l'intuition visionnaire Ceci étant dit, c'est moi je crois qui dépasse systématiquement l'échéance quand je poste ici.
  16. Yep, y'a un combat de titans qui semble pas tout à fait impossible en fin de semaine prochaine: la douceur subtropicale atlantique par le sud-ouest vs l'air subpolaire dégoulinant du pôle en flux de nord. Rencontre probable sur l'ouest de l'Europe? A quelle latitude? En tout cas si le conflit a lieu pas trop loin de nous, ça promet certainement un regain d'action par mixage de deux masses d'air antagonistes. Si le conflit se produit plus au sud, nos reliefs blanchissent un bon coup. Si par contre le conflit devait se situer plus au nord, ce serait pas gégène là. A voir!
  17. Ben enfin des choses à surveiller, à suivre, à guetter, à analyser pour de bon! La bonne nouvelle ce matin, comme hier et avant-hier, c'est le maintien/l'arrivée des scénarios dépressionnaires chez les modèles pour les jours à venir. Ca tient toujours le coup! Ca y est, on peut le dire maintenant, le pain noir, on en arrive au bout. Disons qu'on arrive en tout cas au bout de la première fournée de la saison froide 2015/2016, ne sachant pas ce que vont nous réserver évidemment les semaines/mois à venir. Petit résumé de la situation. A la faveur d'un repositionnement enfin plus favorable de la partie "atlantique" du vortex polaire, le flux va enfin pouvoir virer plus clairement ouest sur l'océan, descendre en latitude, et bousculer ainsi assez efficacement cette fameuse dorsale anticyclonique centre-européenne au début, ouest-européenne ces derniers temps, qui sapait systématiquement toutes possibilités de modification de la situation générale. On est donc en train de basculer en zonal, et on subira aujourd'hui les derniers effets de notre vieille dorsale ouest-européenne, avec un résidu de crête anticyclonique en altitude, commençant à être bousculé vers le centre de l'Europe par l'arrivée du flux d'ouest. Le temps s'annonce donc calme en ce jeudi, sec, caractérisé par la traditionnelle opposition entre zones favorisées démarrant la journée sous le soleil, et secteurs devant se contenter d'un ciel déjà bâché par stratus ou brouillard. Dans le cas précis de l'Alsace actuellement, le découpage est simple et quasi administratif ( un peu à la manière des vigilances météo): Bas-Rhin, sous la grisaille, Haut-Rhin, sous le soleil. C'est cependant le dernier jours à devoir tolérer ces phénomènes de basse couche, car dès demain, on aborde concrètement notre période agitée dominée par l'Atlantique. Vendredi donc, passage d'un premier talweg d'ouest en est, à l'arrière duquel on se situera déjà en fin de journée. Ciel s'ennuageant progressivement au fil de la journée, débouchant finalement sur de faibles risques de précipitations par l'ouest en cours/fin d'après-midi et soirée. Vraiment pas grand chose pour cette inauguration, mais enfin, un talweg retrouve le chemin du nord de la France en flux d'ouest! Avec l'arrivée de l'air frais à l'arrière au fil des heures, pas impossible que 3 flocons 1/4 tombent sur les crêtes vosgiennes en fin de perturbation. Ca restera théoriquement anecdotique cependant. Samedi, on restera encore temporairement dans l'air frais engouffré à l'arrière du front froid la veille au soir, en flux d'ouest-nord-ouest. Peu ou pas d'activité de ciel de traîne. L'advection froide en altitude contribuera à permettre une hausse des pressions au sol, et la situation générale sera assimilée encore à du flux zonal à tendance anticyclonique. Dimanche, prise dans le flux d'ouest, une dorsale anticyclonique d'altitude va circuler d'ouest en est. ON sera situé à sa "tête", sa partie nord, et donc à proximité du flux perturbé. Elle drainera un front chaud sur le Bénélux, l'Allemagne, la mer du Nord, etc, etc, qui ne fera qu'effleurer le nord-est de la France. Risques de précipitations faibles, ambiance nuageuse, légèrement venteuse par moments, assez douce, mais sans excès. Dès lundi, on passe aux choses sérieuses, avec l'abaissement du rail dépressionnaire sur lequel vont circuler plusieurs perturbations ondulantes en flux d'ouest-sud-ouest ensuite, dont il conviendra encore de préciser l'intensité et la trajectoire. Y'aura sans doute des coups de vent au sein de cette intermède plus agité, à préciser là aussi à plus court terme. PAs encore assez d'éléments pour cibler un moment plus particulier, et pas encore assez d'éléments de toute façon pour repérer un risque concret qui apparaitrait déjà dans les cartes. Bref, ça se tâte encore largement. On garde à l'oeil malgré tout l'évolution de la situation générale en seconde moitié de semaine. Je l'avais évoqué dans un message précédent, il n'y a encore aucune certitude d'en avoir fini avec la config générale de ces dernières semaines, et il serait prématuré de considérer cette transition en flux d'ouest comme ouvrant la voie à de nouvelles cartes par la suite. Les modèles montrent en effet toujours un penchant certain à vouloir faire remonter les hautes pressions subtropicales vers le sud-ouest de l'Europe, en lien avec un affaiblissement probable du flux d'ouest dans le même temps, et à une faiblesse des pressions vers les Açores, comme d'habitude. Rien n'est acté pour le moment, les modalités d'évolution après l'intermède d'ouest sont encore suffisamment imprécises pour pouvoir craindre d'ores et déjà le retour de notre config tant redoutée. Mais à garder en tête.
  18. Non, ça ne viendra plus d'Afrique, il n'y aura plus de composante plein sud, on abandonne les échanges méridiens. Au mieux de l'ouest-sud-ouest, voire temporairement du sud-ouest. Douceur tempérée, océanique. Et comme le flux pourrait tracer assez rectiligne pendant quelques jours, si il n'y a pas d'ajustements ultérieurs vers le sud ou de retrait vers le nord du schéma général, on est bons pour de l'ouest dépressionnaire version douce ( avec des secteurs froids assez mineurs pour commencer)
  19. L'ensembliste américain de minuit confirme, on va enfin très certainement aborder une phase ondulatoire. A priori, pas, ou très peu de scénarios à blocage anticyclonique durable au sein des tendances superficiellement encore brouillon, la majorité des hypothèses actuelles est faite d'alternance de masses d'air douces et fraîches, le tout sans doute sous conditions globalement enfin plus dépressionnaires, à en juger par l'agitation des signaux de précipitations. Alors certes, ça n'apportera peut-être pas vraiment la neige sur le relief, c'est trop tôt de toute façon, puisque malgré les ondulations on évoluerait dans des masses d'air encore plutôt douces ( sans mesure à priori avec ce qu'on a connu jusque là), mais c'est peut-être pas plus mal: un rebord méridional, doux, de flux d'ouest dépressionnaire, c'est le jackpot pour les précipitations, avec de l'air bien chargé en humidité, parce que pas trop froid justement. Ah le flux d'ouest, j'en rêve!
  20. Un bon 6.5 ce matin pour nos options de sortie du marasme avant le début de dernière décade. On grappille, c'est bon signe, l'échéance tient le coup, pas de report pour le moment, et une relative bonne unanimité des modèles actuellement. Allez, on y croit pour de bon, on tient le bon bout!
  21. Ah les décisions quant à ce qu'il faudrait faire...Il faudrait plutôt définir immédiatement ce qu'il ne faudrait plus faire.... Mais bon, quand un bolide est lancé à pleine vitesse sur route glissante, le temps de freinage est très long, et la maîtrise de la trajectoire bien ardue. En gros, on ferme les yeux et on continue, c'est moins dangereux à court terme Bon, ce soir, pour en revenir au plancher des vaches, j'ai envie de retenter, prudemment, l'option optimiste. L'idée d'un abaissement du courant perturbé vers le sud commence à se frayer un passage dans l'inextricable maquis du règne anticyclonique. Je ne parle plus de J+7 et +, mais bien d'un changement, sensible, auparavant. Je ne parle pas non plus encore d'une brêche, attention... On entame le fragile processus de rognage de nos bulles de hautes pressions subtropicales. Un rognage assez lent, progressif, pas réellement incisif, genre un pas en avant, deux pas en arrière, qui, bon an mal an, devrait réussir à nous amener à flirter avec le rebord frais du flux perturbé par moments ( ce fameux premier creux le 13/14). Comme ça va se faire tout en douceur, excusez du jeu de mot, qui, pour le coup, en serait presque un si la situation n'était pas à ce point risible, il sera dans un premier temps difficile de récupérer grand chose en terme d'activité perturbée ( si ce n'est concrètement et au sens propre de l'expression celle de la bronzette manches courtes sur les terrasses à midi). Ce premier passage frais se fera sous conditions globalement encore anticycloniques chez nous, avec une activité rejetée essentiellement sur les Iles britanniques et la mer du Nord. Les Highlands écossais vont voir leurs sentinelles coiffées de blanc. On en rêve encore dans les Vosges...Même si c'est assurément un peu tôt, un petit coup de blanc, même temporaire, ne ferait pas de mal au moral, histoire de rappeler qu'il serait presque plus normal d'envisager devoir enfiler une paire de gants, un anorak ou un bonnet plutôt qu'une chemisette et les lunettes de soleil pour aller se balader sur les crêtes à la mi-novembre Quelques flocons seront possibles ceci dit entre vendredi soir et samedi matin, là haut tout là haut, mais il faudra les chercher à la lueur de la lampe, et surtout se dépêcher. Cette première tentative de déboulonnage synoptique échouera, et on retrouvera rapidement en fin de week-end/début de semaine prochaine nos encombrantes hautes pressions subtropicales qui ne perdront pas une seconde pour regagner leur place initiale, accompagnées du cortège qu'il se doit: les 10°C à 1500 mètres, le soleil, et le vent de sud-ouest . A surveiller d'ailleurs la journée de lundi, y'a matière à de nouveau aller chercher vers les records. Sans doute plus mensuels cette fois parce que franchement la barre a maintenant été mise très haute, très très haute, mais décadaires certainement, journaliers à coup presque sûr. Encore une petite incertitude dans le timing final, favorable ou non, dans la présence ou non de nuages d'altitude, mais la synoptique générale est dans les starting blocks pour nous offrir un ( dernier?) coup d'éclat ( plaines ou plutôt altitudes moyennes, voire crêtes, à voir) Si on continue un peu plus loin encore, on arrive au milieu de semaine prochaine, qui verrait une nouvelle tentative de putsch de la part du camp dépressionnaire. Un talweg devrait selon toute vraisemblance circuler d'ouest en est, mardi à priori, et pourrait apporter, ENFIN!?, une perturbation assez ondulante, en flux d'ouest-sud-ouest. Allez les Vosges, on se réveille, c'est le moment d'engranger quelques 30 à 40mm sur 24/36heures! Evolution qui demande confirmation, non pas dans la mesure où cette hypothèse serait minoritaire chez les différents modèles ( ça n'est pas vraiment le cas d'ailleurs pour le moment), mais tout simplement parce que les retournements de veste, on en a subi tellement ces derniers temps, qu'on ne sait plus où est le devant et où est le derrière, pas plus que le haut ou le bas. Et parce qu'on est sur du J+7 aussi. La suite se résumera très simplement: soit ce talweg ouvre la voie au flux perturbé et on peut enfin envisager un retour des perturbations sur les secteurs du pays qui en ont le plus besoin, mais on peut malheureusement tout aussi bien assister à la répétition du scénario qui va se jouer pour la fin de semaine en cours, à savoir le gonflement des hautes pressions par le sud-ouest à nouveau une fois ce talweg passé. Le modèle européen va chercher loin dans ce registre, et tente, comment dire...presque inopinément de nous ramener de l'air subtropical via les Canaries. Bon, à l'heure actuelle, et par prudence toujours, c'est précisément ce dernier scénario qui part avec un avantage à mon avis, même si cela n'a rien de mathématique. La récurrence météo, ça se traduit par un déploiement de forces énormes pour briser un schéma en place, avec pour conséquence bien souvent l'échec des moyens mis en oeuvre pour y parvenir. Bon, à moment donné, ça casse forcément, et là, du coup, la règle, c'est que plus ça dure longtemps, plus les chances de casser sont grandes. Je crois que peu à peu on atteint ce stade aussi, après je ne sais plus combien de semaines de "souffrance". Le modèle canadien ce soir est quant à lui bien trop à fond dans la tournure dépressionnaire, en mode survolté, pour lui accorder un quelconque crédit. Ses sautes d'humeur passé un certain délai sont certainement aussi légendaires que peut l'être la variabilité de la météo au Canada. A bon entendeur... Mettons en place un système ludique de notation de la situation, en terme de possibilités de portes de sortie sur une échéance de 7/8 jours. Sur 10, ce soir, je donnerais un 6, presque 6.5. Ces derniers jours, on aurait été sous la barre des 5. Y'a donc du progrès.
  22. On perd 10°c parce qu'on est dans une situation de dément, et que cette situation permet justement de perdre 10°C comme si de rien n'était. C'est juste un retour à la norme, rien de plus. Et comme c'est une situation de dément qui perdure depuis longtemps et dont on n'est pas sortis encore, cette chute n'est qu'une simple interruption temporaire avant le retour au train-train quotidien. On sort totalement à mon sens du cadre de l'évolution normale du climat là. Cette anomalie est d'un tout autre calibre. A la rigueur, vaudrait mieux 2 jours à 15° ou même 20°C au-dessus des normales de saison que 10 jours à 5-10°C. C'est du lourd en ce moment, ça dénote une rupture totale du schéma de circulation habituelle à cette époque, et ça n'est donc guère étonnant que ça puisse se prolonger aussi longtemps à un niveau aussi insensé. On ne fait plus intervenir simplement une advection chaude par ci ou par là, pilotée par un talweg en flux de sud-ouest, pas très bien organisée, mais bien un décrochement constant des hautes pression subtropicales en lien avec un couloir trahissant une faiblesse des pressions bloqué en travers sur l'Afrique. Quant à la seconde incursion du 17, j'attendrais encore. C'est dans 8 jours, le seuil clef en ce moment. Et avec cette faiblesse récurrente des pressions vers les Açores, c'est loin d'être gagné!
  23. Statu quo, quoi d'autre...Je sais que ça va finir par être rengaine, si ça ne l'est pas déjà, mais c'est à l'image de la situation synoptique. Bienheureux les optimistes convaincus qui voient encore des issues ici ou là, au gré des sorties. Mais en météo comme ailleurs, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Proverbe qui prend tout son sens ces derniers temps, à force de scruter des cartes qui prennent des allures de mirages insaisissables. Je me permets, pour illustrer ces propos, de placer ici encore une animation des ensemblistes américains des derniers jours. Pour ceux qui ont suivi les messages ces derniers temps, on a là maintenant l'aboutissement final de l'aveuglement permanent de GFS ( et peut-être des autres modèles au passage, je n'en sais rien, je n'ai à l'oeil aussi précisément que le modèle américain pour l'instant): ce fameux fossé dans la courbe des températures à 1500 mètres pour le 13 novembre, ante portas, et la hausse qui s'ensuit, simulée depuis plusieurs sorties, qui prend elle une consistance de plus en plus notable au fil des runs. Il suffit de reporter son attention dans un premier temps sur la zone entourée de blanc, de laisser défiler les runs, et éventuellement de jeter un oeil ensuite sur les dates simultanément ( ce qui exige de posséder, je le conçois, un certain strabisme divergent au moment de faire les deux choses à la fois mais après, en regardant des cartes à droite et à gauche, vous aurez peut-être le bénéfice de voir des dépressions là où il y a des anticyclones, et vis-versa, alternative bienvenue par les temps qui courent ) Deux choses sur ce graphique qui caractérisent à mon avis tout le problème de la situation et de sa gestion par le modèle. Niveau température pour commencer. Si le modèle gère plutôt pas trop mal finalement les quelques rares incursions fraîches qu'il parvient à dénicher entre deux dorsales ou deux advections de masse d'air subtropicale, il pédale grave pour ce qui est justement de ces advections douces. On va conserver notre coup de frais pour le 13/14, mais alors la suite... De run en run quasiment, le modèle ne cesse de réajuster vers le haut le niveau de température de la masse d'air. Si on partait en moyenne de 5°C au début, on en arrive sur la dernière sortie affichée à pas loin de 10°c déjà. En mode pic, certes. Mais n'empêche il semble que le biais à sous-estimer la douceur de fond est systématique en ce moment. On peut dès lors se poser quelques questions, d'ores et déjà, sur le devenir de ce plateau bas à 3/4°c à 1500 mètres aux alentours du début de la dernière décade... Si novembre est décidé à faire dans l'exceptionnel, et en général, quand un mois s'y met à ce point, il ne fait pas les choses à moitié, alors on va peut-être assister ces prochains jours à un soulèvement progressif de cette moyenne, pour le moment à 3/4°C, qui parachèvera ainsi en toute splendeur, le moment venu, un tableau automnal inédit dont la palette n'aura finalement été constituée que de deux couleurs: douceur, et sécheresse.... La sécheresse, parlons-en. Non pas dans le sens de la problématique du phénomène en tant que tel, parce que c'est connu, en cette saison, moins il pleut, mieux c'est ( déjà que les jours sont courts hein....), pas dans ce sens là, mais plutôt dans celui de l'incapacité du modèle à tenir le cap en matière de simulation des précipitations. Si vous êtes comme moi, vous aurez remarqué que malgré la progression de l'échéance de l'animation, de la droite vers la gauche, les signaux de précip en bas, eux, ne bougent pas d'un poil. Autre mirage ma foi. La raison en est simple à mon avis: le modèle simule un chaos au-delà de 8/10 jours, dans lequel se perdent des scénarios incongrument dépressionnaires, mais le modèle rectifie vite le tir quand arrive dans sa ligne de mire cette barre des 8/10 jours: hautes pressions, et hop, basta la pioggia! Alors on a bien l'une ou l'autre ondulation qui attaque l'hégémonie anticyclonique ces prochains temps ( notre fameux creux du 13/14 notamment). Et je crois qu'en fait, concrètement, c'est tout pour le moment. Nouveau raz-de-marée subtropical inévitable à l'issue de ce bref passage d'air frais en altitude, qui aurait le mérite, au moins, d'offrir au relief, pour la première fois depuis le début du mois, des températures éventuellement inférieures aux normales de saison, le temps de quelques heures. Côté précipitations, car cette ondulation marque normalement le passage d'un front, froid en l'occurence ici, pas grand chose à attendre. GFS a déjà renoncé à associer à ce front froid des précipitations dignes de ce nom, et ça n'apparaît de toute façon pas réellement dans aucun des ensemblistes présentés dans l'animation plus haut. Alors peut-être que, sur le relief, dans ce semblant de flux pivotant momentanément à l'ouest, les nuages vont se coincer, et lâcher quelques gouttes/flocons. Peut-être. A quoi bon cependant, puisque 24 heures après, on repart pour du 10°c à 1500 mètres. L'européen semble plus enclin à balancer 2 ou 3mm sur le nord-est, par endroits, pour la fin de semaine. Là encore, c'est pour la forme on va dire. Sinon, avant cela, la semaine s'annonce anticyclonique, avec des températures progressivement peut-être plus fraîches dans les plaines, en raison de conditions favorables à la formation, voire au maintien même, des inversions thermiques. En altitude, inchangé, ça oscille entre 7 et 8/9°C à 1500 mètres, ce qui laisse augurer de la poursuite de journées exceptionnellement douces, notamment dans la tranche 500/800 mètres environ, où on pourra continuer à approcher les 20°C pendant quelques jours encore.
  24. Tiens, une perturbation possible en flux d'ouest vers le 17 novembre. La première ( si elle tient le choc) depuis la fin juillet, à arroser de nouveau le nord-est en flux zonal. Période à laquelle on a connu notre dernier intermède en flux zonal dépressionnaire . Ca date.
  25. Bon, la journée d'hier a été chaude, très chaude. Pas qu'en Alsace. Pas qu'en France. Il n'y a guère que l'Europe orientale et la Russie, la Scandinavie dans une moindre mesure, qui ont connu des températures plus raisonnables. L'ouest et le sud de l'Europe hier avaient rendez-vous avec l'Afrique et bon nombre de stations étaient à touche-touche sur ce point. Que ce soit Poitiers, Clermont Ferrand, Toulouse, Luxeuil, etc, tout ça au même niveau que bon nombre de stations algériennes, tunisiennes, nord-égyptiennes En tout cas, pour Colmar, on n'a pas eu peur de rivaliser avec l'Europe méridionale du tout! Changement climatique pour les uns, exceptionnelle concordance de conditions favorables liées à une synoptique particulière pour les autres. Un mix des deux à mon avis, rien qu'en raison du fait que toutes saisons confondues, on en a de plus en plus souvent et fréquemment, de ces exceptionnelles concordances de conditions favorables liées à une synoptique générale propice. Ce dernier constat qui, encore à mon avis, ne tient pas - plus- au simple hasard, dans la mesure où en météo, ce genre de hasard n'est par essence pas en mesure de se produire régulièrement, puisqu'on touche aux extrêmes là encore. Ces prochains jours, cette insolente douceur va un peu régresser, mais on restera allègrement à 5°C minimum au-dessus des normales de saison pour ce qui est de la masse d'air en place en altitude à 1500 mètres. Au sol, le léger retrait vers le nord de la partie sud du courant perturbé va sans doute favoriser le retour d'une tendance à des inversions thermiques temporaires, en lien avec l'établissement de conditions à nouveau plus calmes, moins brassées. A ce jour, difficile de dire encore par quoi cela se concrétisera pour les plaines du nord-est. IL y aura sans doute aussi des passages nuageux classiques en lien avec le défilé de perturbations circulant en mer du Nord. Bref, ça n'est pas de l'anticyclone à 100% non plus. J'avais d'ailleurs été très pessimiste il y a quelques jours en annonçant cet épisode de douceur comme cantonné au relief surtout, les plaines restant dans les inversions et la fraîcheur. Pour les jours à venir, à voir. Ca se traduira peut-être par des grisailles matinales n'évoluant pas trop mal ou pas trop tardivement, ou bien même par un ciel assez dégagé en fait, avec un soleil tentant de réchauffer des basses couches malgré tout un peu découplées des températures régnant en altitude. Quoiqu'il en soit, pour le relief, pas de questions à se poser, on continue sur des bases presque estivales. Valable jusqu'en fin de semaine qui vient. La suite, la suite, la suite...La patate chaude dont personne ne veut plus...Toujours et encore la perspective d'une dorsale anticyclonique venant du sud-ouest de l'europe, de temps en temps grignotée sur son flanc nord-ouest ou nord par un Atlantique qui ne sait plus comment faire pour la faire capituler, qui ne cesse de lancer des coups de boutoir sous forme de flux d'ouest vigoureux, de dépressions creuses, de perturbations ondulantes, mais qui s'y casse invariablement les dents ou y laisse des plumes. Toujours ce report à plus tard d'un changement enfin plus favorable de la config générale. Toujours cette prolongation, plus inquiétante à mesure que le temps passe, de cette sécheresse automnale qui prend maintenant des proportions similaires à celles que l'on connaît de son homologue printanière ( 25mm sur Strasbourg entre le 20 septembre et le 20 novembre, on en prend le chemin malheureusement) Ca cherche l'ouest en début de seconde quinzaine, mais ça tire surtout au flan encore. GFS et son run principal est infect, abominablement infect à partir de là d'ailleurs, avec une accentuation supplémentaire des conditions exceptionnellement douces et sèches qui règnent depuis trop longtemps maintenant. Heureusement on peut se raccrocher à l'ensembliste pour trouver quelques alternatives moins rébarbatives. ECM se tâte quant à lui, hésitant à nous débarrasser de notre dorsale sud-européenne au profit d'une tentative timorée de basculement à l'ouest ( si timorée qu'à mon avis, le poids anticyclonique déjà en place fera le reste les doigts dans le nez). Bref, pour être franc, je ne vois toujours aucun espoir concret ce matin. Juste la poursuite des doutes sur les possibilités d'un éventuel déblocage de la situation. Ah le jour où on pourra concrètement de nouveau suivre sur les cartes l'évolution d'une dépression atlantique, l'arrivée d'une perturbation active...
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