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Arkus

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Tout ce qui a été posté par Arkus

  1. Quelle vision alarmiste ? Je pense qu’il y a un problème de compréhension. On parle d’une période qui est quasiment au minimum possible pour rentrer dans les critères, à la fois au niveau durée et intensité. Tu vois bien que sur le reste de la carte, ça correspond aux zones qui ont pour l’instant été touchées marginalement par l’épisode.
  2. Je ne comprends toujours pas ton entêtement à vouloir démontrer qu’il y une erreur. Toutes les stations qui ont suffisamment d’historique pour le calcul des seuils sont représentées sur la carte. Il se trouve que c’est le cas de Geishouse. Et il se trouve qu’elle remplit les critères pour un épisode de sévérité quasiment minimale, qu’est ce que ça de si choquant ? La méthode de calcul est la même pour tout le monde.
  3. La montée est clairement plus poussive qu'hier même si on voit que le rythme accélère progressivement. Et ce Td qui ne baisse pas, ça sent les gros scores d’humidex. Le voile est effectivement plus épais qu’hier, 795 W/m² à 14h contre 828 hier, et un peu plus de 900 sur une date proche avec ciel propre.
  4. Pour la tendance de fond, au niveau global il est de plus en plus probable que l'on assiste à une accélération. Au niveau national, on pouvait penser avoir pris de l'avance, mais finalement il est possible que la tendance augmente aussi. Ça ne représente pas une rupture pour autant, c'est une évolution progressive. Pour les valeurs de 2019, justement la plupart d'entre elles étaient anticipables par rapport à la tendance de fond, sans avoir à évoquer de rupture. Voir mon message à ce sujet : Il faut bien garder en tête que les synoptiques d'événements extrêmes restent rares quoi qu'il arrive. Donc quand une tendance de fond est présente entre deux occurrences, il y a d'un seul coup un gros retard à rattraper. Mais ça n'est que la réalisation d'un tirage rare qui aurait eu lieu, tendance de fond ou pas. Simplement quand cette tendance est présente l'issue n'est pas la même.
  5. Sur la base de ... ? Encore une fois, je ne comprends pas où tu veux en venir. Si la station a une valeur de sévérité non nulle c'est que par définition les seuils sont atteints. Il y a eu 3 Tm > 97.5e centile dont 1 > 99.5e centile. Maintenant est-ce que ce résultat est pertinent ? Cela dépend de la qualité des mesures, et son homogénéité dans le temps. Je ne la connais pas. A noter que sur la carte c'est la seule station du massif vosgien en altitude, cela peut expliquer des disparités avec les voisines de plaine (Tn plus hautes notamment). J'avais regardé pour l'ITN, ça ne change quasiment rien au diagnostic des vagues de chaleur. Globalement la corrélation reste forte entre les deux indicateurs. Utiliser les données horaires risque surtout de réduire fortement la couverture. Et pour info les données MF sont publiques depuis plus d'un an.
  6. C'est Geishouse, mais comme je l'ai dit il ne faut pas s'attarder sur des valeurs isolées, c'est probablement un peu surestimé étant donné qu'aucune autre station voisine ne valide les seuils.
  7. Avec 26.4°C pour l'ITN aujourd'hui, on remplit le dernier critère manquant (intensité max) pour qualifier l'épisode de vague de chaleur nationale. La durée était déjà satisfaite hier, aujourd'hui est donc le 4ème jour. Évidemment pas encore très sévère pour l'instant. Au niveau local, voici la mise à jour de la carte au 10 août, toujours un retard d'un jour car il me faut au moins les archives des données horaires. Ça a pris pas mal de couleur du Midi Toulousain au Massif Central, vallée du Rhône et Alpes. Même remarque qu'hier mais cette fois pour les zones méditerranéennes : elles restent temporairement en blanc malgré la journée fournaise d'hier, en raison de la durée non atteinte (pour Nîmes par exemple la journée de vendredi était encore légèrement en dessous du seuil). Mais avec aujourd'hui, le critères seront atteints.
  8. Bon 41.5°C sur Blagnac donc. Petit graphique de circonstance : A peine 2 ans après, on rebat largement l'ancien record d'avant août 2023, ça a le mérite de fixer les choses pour ceux qui pensaient que ce n'était qu'un accident et qu'on ne reverrait pas ça de sitôt. Par contre on voit qu'on était assez sensiblement en dessous du potentiel de 2023 : la valeur d'aujourd'hui est presque 1°C moins chaude, et aussi 12 jours plus tôt (ce qui fait aussi 1°C de différence sur les Tx max). Il faut donc garder en tête qu'on pourrait faire bien plus haut sur un événement de même potentiel que 2023 : en l'occurrence un 11 août on serait vers 43.5°C. Sinon côté impacts, comme ailleurs une chute des feuilles fortement accélérée aujourd'hui. Des animaux aussi en difficulté : vu une corneille posée au sol, immobile, le bec ouvert.
  9. En plus de Bordeaux, records absolus pour Bergerac (41.4°C) et St-Girons (39.7°C). Il reste encore 1 à 2h de hausse.
  10. Exact j’ai retrouvé le message où j’avais listé les occurrences : A Blagnac on échoue lamentablement à faire une 3ème occurrence de T >= 35°C à 12h avec 34.5°C, mais 35.2°C à 12h06 😁
  11. Anomalie prévue pour les 7 prochains jours sur la France : 6.66°C ! L’enfer 👹😄
  12. On n’est clairement pas au niveau des valeurs les plus hautes en matinée en région toulousaine, mais c’est logique car on part d’assez bas. Oui je ne pensais pas dire ça un jour, mais avec "seulement" 21.6°C de Tn j’ai trouvé la nuit acceptable 😁 Reste à voir à quelle heure on franchira les 35, et à quelle vitesse ça se poursuivra.
  13. Ce sont les synoptiques associées aux coups de chauds. Pour que le Pays Basque soit touché, il faut un flux plein sud, voire SE, et assez dynamique, sinon l'influence océanique prend le dessus. C'est la même raison pour laquelle nous avons eu si peu de vent d'autan cet été à Toulouse. Dans tous les cas les grosses chaleurs ne sont jamais durables sur la Côte Basque. A Biarritz le record de durée >= 35°C c'est 3 jours en 2022, avant ça, c'était 2 jours. Même le record >= 30°C est ridiculement bas à seulement 6 jours. A côté de ça cet été tu as eu une station de Norvège à 65°N qui a fait 13 jours >= 30°C de suite ! De manière générale pour quelqu'un qui supporte les périodes de forte humidité, le Pays Basque peut être un bon endroit pour s'abriter des trop grosses fournaises, hors coups de chalumeau isolés.
  14. On atteint 37.1°C à Blagnac, dans le même ordre d'idée que les 2 jours précédents, avant de passer au cran supérieur demain. Et je suppose que dans des conditions atmosphériques très desséchantes, l'embolie peut arriver même si les racines ont assez d'eau à disposition. Le débit de sève n'est pas infini. Comme ça pas besoin d'acétamipride Pour rester dans la thématique des impacts de la sécheresse, quelques images sur mes points de repères habituels. Les taches jaunes et chutes de feuilles se multiplient effectivement vite. 13 août 2023 | 10 août 2024 | 9 août 2025 Je suis aussi passé en bord de Garonne en amont du confluent, où il n'y a donc pratiquement aucune réalimentation (elle se fait côté Ariège). Débit de 20 à 25 m3/s, qui donne un aspect similaire à ce qu'on avait en 2022 :
  15. Toute première carte très provisoire de l'épisode en cours, histoire de montrer les zones qui avait déjà validé les critères de vague de chaleur au 9 août (hier). Malgré la très chaude journée d'hier, la vallée du Rhône était encore en dehors en raison du seuil de durée non atteint (2 jours au dessus du seuil par exemple à Lyon, sachant qu'il en faut 3). Ce sera bien sûr corrigé aujourd'hui.
  16. Encore une Tx à plus de 41°C à Nimes-Courbessac, ça devient d'une banalité 😴 Ne parlons pas des 40 ! Edit : Garons égalise à l'instant son record mensuel de 2023 (40.4°C)
  17. De fait, les humidex seraient similaires entre les deux zones. C'est un peu : choisissez votre mode de cuisson, vapeur ou grill ? 😁
  18. La réponse simple c'est que l'année 2019 n'a rien de spécial dans l'évolution climatique, ce n'est qu'un révélateur. C'est un sujet qui revient régulièrement ces histoires de "sauts", "murs" ou "paliers" mais ce n'est rien d'autre que l'interprétation que le cerveau apporte à une variabilité naturelle autour d'une tendance de fond en hausse, comme tu le dis au début du sujet. Dans l'ensemble tout ce que l'on a vu ces dernières années était plus ou moins attendu vu la tendance de fond qui prévalait déjà jusque là. Par exemple si on regarde les anomalies annuelles, sur le graphique suivant on a en rouge la tendance de fond calculée avec les mesures jusqu'en 2018, et en noir jusqu'à maintenant. Les dernières années tirent un peu vers le haut (on passe de 0.37°C / décennie à 0.45°C) par décennie, mais l'essentiel était déjà là : Même chose si on se focalise uniquement sur la saison estivale, avec une tendance qui passe juste de +0.44°C / décennie à +0.50°C / décennie :
  19. Avec une telle prévi on commencerait sérieusement à menacer la sévérité de l'épisode d'août 2003. Il manque encore peut-être quelques jours pour avoir la même durée, mais sinon ça y ressemble bien.
  20. Outre les valeurs spectaculaires de lundi, ça devient tendu les prévisions pour la suite de la semaine. Sur le dernier ensembliste européen, à Toulouse on resterait entre 38 et 40°C de Tx jusqu'à samedi 😬
  21. Non ce n'est effectivement pas un arc circumzenithal. Faut pas croire tout ce que raconte l'IA Ce n'est pas non plus un rayon vert (pour info @Matpo le rayon vert c'est juste le dernier rayon du disque solaire avant de passer derrière l'horizon, que l'on voit donc en regardant dans sa direction, pas un truc qui se projette dans le ciel). Et ce n'est pas spécialement rare, ou alors seulement les cas très marqués, mais c'est très furtif (une fraction de seconde), on peut le voir la plupart des jours où le ciel est assez propre sur un horizon dégagé. En fait ça ne m'évoque rien de connu, et je suis d'accord que l'aspect sur l'image évoque fortement un arc auroral, donc je comprends ta méprise, mais c'est totalement impossible pour les raisons que j'ai citées. Là si je devais faire une hypothèse, compte tenu du fait que tu n'as rien vu de tes yeux sur place (si je comprends bien), je pencherais pour un artefact de prise de vue : reflet, saleté sur la lentille ? Si c'était vraiment un phénomène atmosphérique, il y aurait eu d'autres observations, et notamment on le verrait sur la webcam du Pic du Midi qui délivre des images de grande qualité (les aurores boréales de l'année dernière y étaient bien visibles, quand elles ont eu lieu) : https://www.skaping.com/pic-du-midi?archives=MTc1NDMzNDYwMA-YQ&zoom=MC4xNTk1OQ-MA-MC42NDIxMQ-MQ
  22. Merci pour ces très belles photos du Portillon (c’est vraiment un chouette site !), en revanche c’est totalement impossible qu’il s’agisse d’une aurore boréale. Même s’il y avait réellement un aurore dans le ciel à ce moment-là, elle n’aurait jamais été visible avec un soleil encore au dessus de l’horizon. Et avant d’avoir un arc vert au dessus des Pyrénées (et même en direction du sud !) il faudra la tempête du millénaire ! On aurait perdu tous les satellites et tous les réseaux électriques, autant dire qu’on en aurait entendu parler 😁
  23. Tout à fait, les longues séries de très hautes Tx sont difficiles à obtenir sous influence océanique. Si on met de côté l'ovni d'août 2003 avec 12 jours, la 2ème place ex-æquo est à 5 jours en août 2018 et août 2023. Plus généralement, je ne serais pas surpris que certains coins du SO connaissent sur cet épisode leur vague de chaleur la plus sévère après août 2003, devant août 2023. Ici à Toulouse la hausse avance à un bon rythme, 35.4°C au dernier pointage et l'humidité qui avait baissé ce matin revient, l'humidex franchit à nouveau les 40. D'ailleurs j'ai du mal à voir comment le Td arrive à si bien monter alors qu'on n'est pas en flux méditerranéen, vu l'état des sols et de la végétation. Les pelouses sont résolument en mode savane, et les touches jaunes aux arbres recommencent à se multiplier ici aussi. En regardant le bilan hydrique à court terme, on va bientôt avoir les conditions les plus sèches après 2003 et 2022. C'est notamment plus sec qu'en 2023, ce qui me questionne un peu sur l'impact des extrêmes thermiques des prochains jours.
  24. Ça semble bien être le cas oui. Si on compare la sévérité cumulée de tous les épisodes sur la période 1970-2018 vs 2019-maintenant : Premièrement sur 1970-2018 on peut déjà noter qu'à critères identiques, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : certaines zones sous influences maritimes ont naturellement du mal à enchaîner de longues périodes sans rafraîchissement, et cumulent donc moins de points de sévérité : principalement les côtes de la Manche, et l'extrême SO (qui troque la chaleur durable contre une moiteur étouffante). A l'inverse il est notable que la Bretagne sud, malgré son caractère océanique, parvient à cumuler à peu près autant de points que l'intérieur de la France. Dans les zones continentales, c'est relativement homogène. Sur la période récente depuis 2019, on voit clairement que le nord a relativement moins cumulé de points de sévérité que le sud. Mais dans le sud, on retrouve la zone abritée de l'extrême SO. En revanche les scores s'envolent dans un large quart SE, basse vallée du Rhône, Provence, mais aussi dans une certaine mesure Bourgogne, Massif Central, Centre Ouest, et Sud-Ouest continental. Un point frappant est que certaines zone du SE ont cumulé autant de points de sévérité sur ces 6 années et demie que les 49 précédentes.
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