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Arkus

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Tout ce qui a été posté par Arkus

  1. Alors, c'était vrai pour Bordeaux mais pas pour Toulouse, où ils sont arrivés avec 6 jours d'avance (le 30 mai contre une date médiane au 6 juin). Cela fait 4 années de suite que l'occurrence arrive plus tôt ou en même temps que la date médiane. Tout simplement la variabilité naturelle, ou autrement dit le hasard. Il y a pas mal de périodes dans l'année où les records passés sont plus ou moins loin du potentiel max, et plus ça se réchauffe, plus la dette s’accroit tant que les records ne sont pas battus. En particulier une période problématique est aux alentours du 10-15 juillet où il n'y a jamais eu de vague de chaleur majeure, alors que c'est le moment du pire compromis entre durée du jour, et potentiel thermique des masses d'air. Les critères fondamentaux de l'été toulousain sont atteints un à un : 40 d'humidex max ✅ Atteint le 11 juin (record) pour une date médiane le 2 août. Atteint systématiquement avant la date médiane depuis 2015, sauf à 2 jours près en 2018 35°C de Tx ✅ Atteint le 11 juin (record) pour une date médiane le 26 juillet. Atteint systématiquement avant ou à la date médiane depuis 2015. 20°C de Td max ✅ Atteint le 12 juin (2ème occurrence la plus précoce ex-æquo avec 2003, record le 4 juin 1974), pour une date médiane le 17 juillet. Atteint systématiquement avant la date médiane depuis 2017. 20°C de Tn ❌ Le seul manquant, dont la date médiane est au 1er juillet, et le record au 12 juin 2003. C'est en ballotage pour les 2/3 prochains jours, avec à nouveau de bons créneaux en fin de semaine prochaine. Là aussi c'est plus tôt que la date médiane ou quasi depuis 2015. Je précise que pour l'humidex et le Td c'est basé uniquement sur les données horaires. Après le vrai challenge ce sera de battre tout ces seuils +5 😆 Ce qui est déjà arrivé sauf pour le Td, et encore ça s'est joué à pas beaucoup.
  2. Ce fut bien poussif oui, comme pour me faire mentir. On voit bien la rotation du vent qui a fait plafonner à un dixième du seuil, alors qu'on avait une courbe régulière jusque là. Blagnac qui fait suer @Ventdautan à grosses gouttes dès le début de saison 😄 Concernant les stats sur cette Tx de 35.4°C, c'est donc comme cela a été dit la date la plus précoce de franchissement du seuil mais on a effectivement des valeurs plus remarquables juste quelques jours plus tard. On voit que la courbe des records monte vite juste après, alors qu'à l'inverse il y a une "dette" en première décade de juin avec des records faiblards. On peut supposer que la date du premier 35°C est amenée à avancer à nouveau dans un futur proche. En classement des anomalies sur juin on finit "seulement" en 12ème place : Concernant le 40.7 d'humidex max, c'est bien l’occurrence la plus précoce au dessus de 40, mais comme pour la Tx on n'améliore pas de beaucoup la date : il y avait eu 40.0 le 13 juin 2003, puis 41.7 à la même date en 2017. L'anomalie de cette valeur se place plus haut (4ème place pour juin) que celle de la Tx, s'inscrivant dans la tendance récente de pics de chaleur plus humide que par le passé. Je crois qu'il va falloir s'y faire.
  3. Ce n’est plus qu’une question de minutes avant le seuil fatidique des 35°C à Blagnac, mais un seuil qui est déjà validé c’est celui des 40 d’humidex, je regarderai ce soir où on se place en terme de précocité, potentiellement un record aussi. Du côté de St-Girons, ça a dépassé 42 d’humidex.
  4. Dann, je pense que tu as lu trop vite mon message car tu réponds à côté sur beaucoup de points, en me faisant dire des choses que ne n'ai pas dites. C'est dommage, car je pense nos conclusions ne sont pas si éloignées, étant donné que je suis complètement en ligne avec le message de @Cyclone30, je pense que c'est surtout des points de détail que nous sommes en désaccord. Donc je vais tenter de réexpliquer. Je n'ai jamais dit ça. C'est un contresens complet par rapport à toute l'analyse que j'ai faite dans mon premier message : j'y expliquais que pour avoir les valeurs indiquées dans l'étude citée, il fallait statistiquement, en plus de la tendance de fond simulée jusqu'à 2100, y superposer un événement extrême d'une ampleur jamais vue (même en écart à la tendance de fond) dans la climato des stations concernées (frange continentale de la Bretagne et de la Normandie), donc par nature peu probable. La question n'a jamais été de savoir si ce seuil des 50°C dans le NO était probable (j'espère sincèrement que personne ne pense que c'est très probable de survenir), mais simplement si c'était possible. Tu estime que c'est catégoriquement impossible, en tournant en ridicule l'étude qui mentionne ces valeurs (je cite tes propres mots). De mon côté j'estime qu'il existe des conditions dans lesquelles une telle occurrence est possible. Je ne suis pas capable en revanche de chiffrer la probabilité avec la méthode utilisée car les queues de distribution, avec ces événements extrêmes, ne suivent pas une loi normale. Maintenant j'ai l'impression qu'on a pas mal de points de désaccord concernant les conditions dans lesquelles j'estime que c'est possible, étant donné tes réponses qui suivent : Et c'est précisément pour ça que j'avais précisé "directement ou indirectement" dans mon message. On sait bien qu'on n'a pas besoin que l'air de la couche limite provienne du Sahara pour avoir une vague de chaleur, c'est même contre-productif puisque cet air chargé en poussières masque partiellement les rayons du soleil. A l'inverse la couche limite se réchauffe très bien sur place avec le rayonnement direct du soleil pour peu que ce soit suffisamment chaud en altitude et sec dans dans les basses couches. Maintenant pour avoir un air assez chaud en altitude, je persiste, le Sahara joue un rôle important pour constituer ces masses d'air. C'est n'est pas un hasard si les plus hauts géopotentiels à 500 hPa que l'on observe à proximité de chez nous sont sur le Sahara, et lorsque leur influence nous atteint, cela favorise de manière très importante les fortes chaleurs en surface. Exemple flagrant si on prend les rétro-trajectoires pour Rennes le jour du record de chaleur : A 500 et 1500 m, peu importe la provenance car on est dans la couche limite, en revanche on voit bien la rotation anticyclonique à l'arrivée qui signe la subsidence, signe d'air sec, d'autant que le flux vient de l'est en basses couches, assurant l'absence d'influence maritime. On note toutefois pour la particule à 500 m le passage sur le Plateau Espagnol qui a donné sans doute un bon coup de pouce à la température. En revanche, à 5000 m, la particule vient bien du Sahara, tout droit des zones de plus hauts géopotentiels et plus hautes températures à ces altitudes. Essentiel pour permettre de maximiser le chauffage de la couche limite une fois en France tout en empêchant la convection profonde (au-delà de la couche limite), qui amènerait des orages rafraîchissant les basses couches. Donc si, le rôle du Sahara, est majeur pour ce type d'épisode. Et entre Portland et le SO des Etats-Unis, tu as quand même plus de 1000 km. Ce n'est pas Porto que j'ai citée en lien. De plus tu ne peux pas mentionner le 46.7°C de Portland dans ce contexte puisqu'il est justement complètement en dehors de la climato. Une comparaison plus équilibrée utiliserait l'ancien record de 41.7°C, qui est justement quasiment le même qu'à Vila Real. Au passage je n'ai absolument jamais dit que Porto ni aucun autre endroit du Portugal avait le climat de la Bretagne. A part Tacoma ce sont toutes des villes dont le climat est complètement différent de Portland. Seattle à eu un delta de presque 3°C, et Abbotsford presque 5°C. Désolé mais là il me faut une preuve tangible, comme des photos de la zone avant l'épisode. Ce n'est pas crédible comme affirmation. 58 mm en 3 mois c'est peu mais le niveau des Tx était modeste sur la majeure partie de cette période : 19.5°C de Txm en avril puis 21.5°C en mai. Ensuite dans la première quinzaine de juin il est tombé 30 mm avec plusieurs Tx sous 20°C. A ce compte là Laval devrait aussi être à l'heure actuelle en sécheresse écologique avec tous les arbres cramés, avec 70 mm depuis début mars : https://www.infoclimat.fr/climatologie/annee/2025/laval-etronier/valeurs/07134.html Si je prends les images satellites (données Copernicus) de Portland à la veille de la vague de chaleur, ça me semble plutôt bien vert dans la région : https://browser.dataspace.copernicus.eu/?zoom=10&lat=45.61452&lng=-122.43095&themeId=DEFAULT-THEME&visualizationUrl=U2FsdGVkX188jh6lGO9wY05xG9djlFKFYryczTolrSoXypRI0lsf5fx%2FiXm0XO1ym4THIkTnC2Yy3auqvkNBZhycbcDbkFE3l5GHWPqs9I3P1armMchb3uT3hmFJ%2By8s&datasetId=S2_L1C_CDAS&fromTime=2021-06-24T00%3A00%3A00.000Z&toTime=2021-06-24T23%3A59%3A59.999Z&layerId=1_TRUE_COLOR&demSource3D="MAPZEN"&cloudCoverage=30&dateMode=SINGLE Par comparaison, Toulouse en août 2022, ça n'a rien à voir, et même s'il y a moins de forêt on voit bien à quel point leur vert est bien moins vif et beaucoup plus terne. Là, oui, tout était "cramé" : https://browser.dataspace.copernicus.eu/?zoom=10&lat=43.61172&lng=1.57997&themeId=DEFAULT-THEME&visualizationUrl=U2FsdGVkX18hP6R9yiq%2B0lmNPTzYDz5F8a5C9JwsHrM%2B42wjPVO2ymRe6C9hxviuIb9gp9voaL63CALvCZ1lpnNzVbHQW60VrocgwnVf%2FguZ5kzVWE8yT9GxymzHNtvI&datasetId=S2_L1C_CDAS&fromTime=2022-08-13T00%3A00%3A00.000Z&toTime=2022-08-13T23%3A59%3A59.999Z&layerId=1_TRUE_COLOR&demSource3D="MAPZEN"&cloudCoverage=30&dateMode=SINGLE Là tu compares un événement unique d'un côté à Portland, avec des moyennes climatique de l'autre à Rennes, comme s'il ne pouvait jamais y avoir de sécheresse inhabituelle à Rennes. Peux-tu nous rappeler la formule ou le principe derrière l'ihe ? Tu trouves combien d'ihe à ces dates là ? : - Lyon le 17 juillet 1976 et 13 août 2003 - Rennes le 16 juillet et le 23 août 1976 Tu parles des médianes de la modélisation alors que la discussion était sur un événement extrême. Bref, je ne sais pas si ça a un intérêt de continuer sur ces détails, mais je répète tu te focalises sur des moyennes ou des médianes, ou des conditions habituelles pour écarter la survenue d'un événement extrême, c'est contradictoire. Si l'occurrence d'un événement extrême, peu probable, peut sembler anecdotique, ce n'est pas à mon avis une réflexion stérile car ce sont aussi ces événements qui pèsent de manière disproportionnée dans les impacts. Donc la question de la possibilité ou non de leur survenue reste importante. La carte de droite n'est pas "la carte la plus pessimiste", c'est simplement l'horizon 2100 où le niveau +4°C de réchauffement serait atteint en France. Mais ça reste un scénario médian, il y a des scénarios plus hauts (avec donc des événements plus extrêmes) et d'autres plus bas.
  5. Et c'est la deuxième occurrence la plus précoce de la climato, derrière le 30 mai 2001. En 2022, il avait fallu attendre le 11 juin pour franchir le seuil des 35°C Clairement tout ça est bien trop précoce, début juin c'est de loin la période la moins chaude de l'été météo, surtout chez nous avec l'inertie maritime, les moyennes sont bien plus basses que fin août. Pour le coup je te trouve optimiste 😄 Ces dernières années ça donne l'impression que quand la machine est lancée comme ça, il est difficile de l'arrêter avant la fin de la saison, mais bon nous verrons. Vu les projections entre chaud et très chaud, quasi sans espoir de pluie à horizon de visibilité des modèles, désormais ça va s'assécher à vitesse grand V en surface. Heureusement qu'on a eu une fin de printemps normalement arrosée, avec un bonus la première semaine de juin. Sur ce plan 2022 était lancée depuis déjà un moment à cette date. On surveillera aussi le niveau de la Garonne qui devrait prendre la direction de l'étiage, d'autant que les réserves de neige sont déjà plus qu'entamées.
  6. Arkus

    Temps en Espagne

    Après la triplette de 40°C bien précoce de la semaine dernière, Séville a eu 42.6°C aujourd'hui sur les données synop, un niveau jamais atteint aussi tôt par le passé (l'une des plus grosses anomalies de Tx pour un mois de juin) :
  7. Merci Dann pour ta réponse détaillée. Pour répondre sur quelques points : Les comparaisons ont toujours leurs limites et chaque coin a ses spécificités, oui le secteur cité a les Rocheuses qui influent sur la circulation des masses d'air, en Europe c'est différent mais nous avons en revanche la proximité du Sahara, qui influe aussi fortement à sa manière sur les épisodes de chaleur record (directement ou indirectement d'ailleurs), ainsi que le plateau espagnol. Par exemple en juillet 2023 l'isoligne des 30°C à 850 hPa était à nos frontières. A la fin, l'ouest des Cascades a bien un climat d'influence océanique, et au risque de me répéter, Portland est très similaire à ce qu'on peut trouver dans le nord du Portugal, donc pas radicalement différent de ce qu'on a en Europe de l'ouest : https://www.infoclimat.fr/climatologie/normales-records/1991-2020/portland-international-airport/valeurs/72698.html https://www.infoclimat.fr/climatologie/normales-records/1991-2020/vila-real/valeurs/08567.html Et justement non, on voit bien sur le graphique de Portland dans mon message précédent juin 2021 sort complètement de la distribution des valeurs passées. Un événement similaire aux plus fortes anomalies du passé aurait donné au mieux 41-42°C fin juin en 2021. On est donc bien dans le cas d'un événement qui ne peut pas être expliqué entièrement par le contexte climatique local. Oui mais ça tombe un peu sous le sens que pour avoir une valeur exceptionnelle il faut des conditions très spécifiques, rien de nouveau. L'évapotranspiration est déjà présente dans les événements passés, et donc dans la climatologie qui est utilisée pour extrapoler les valeurs futures. Au passage, son influence est aussi prise en compte dans les simulation climatiques. La Bretagne est déjà capable d'avoir des conditions de surface très sèches, comme on l'a vu justement en 2022 lors de l'établissement des nouveaux records absolus. Il y a eu plusieurs incendies importants ampleur dans la région (Forêt de Paimpont, Monts d'Arrée). Voilà à quoi ressemblait la végétation basse à ce moment là : https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-291007-tres-sec-avant-meme-les-grosses-chaleurs.html https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-292841-secheresse-en-bretagne.html https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-293092-ciel-clair.html En quoi de telles conditions seraient insuffisantes pour des températures plus élevées en cas de masses d'air encore plus chaudes ? J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on évoque des projections d'événements inédits jusque là, il y a comme un réflexe de se rattacher à des conditions passées pour trouver des raisons très spécifiques de se persuader que ce n'est pas possible. Si tu regardes dans le lien de mon message d'avant quand j'évoquais un 44°C à Toulouse, on m'a rétorqué que ce n'était pas possible, car "ça plafonne toujours à 41°C à cause du vent". Résultat on a fait plus de 42°C fin août, démontrant totalement la possibilité d'un 44°C au cœur de l'été. Ton argument sur l'évapotranspiration et la végétation est pour moi du même acabit : oui selon les conditions, ça joue plus ou moins, mais ça n'est pas un plafond de verre qui rendrait certaines valeurs automatiquement inatteignables. Et c'est aussi un peu la même chose quand tu te réfères au climats où l'on a déjà observé des valeurs à plus de 45 ou 50°C. C'est une analyse qui tient en régime établi, mais plus quand on est dans un changement rapide. L'interaction entre climat et végétation se fait dans les deux sens : si les seuls endroits du monde où l'on a déjà observé des Tx extrêmes ont tous une végétation plus ou moins sèche, c'est aussi parce qu'elle s'est adaptée au fil du temps ou parce que ce qui n'était pas capable d'y résister à disparu. Si on parle de la première fois où un tel événement arrive, il n'y a pas encore d'équilibre entre la végétation et les valeurs atteintes. A Portland, la végétation locale ne paraît pas particulièrement aride, ce qui n'a pas empêché de frôler les 47°C ... Sachant qu'en plus on parle d'horizon 2100, avec tous les étés (de plus en plus chauds) qui auront lieu d'ici là, même sans atteindre les valeurs records dont on parle, la végétation en Bretagne et Normandie sera déjà profondément transformée vers quelque chose de plus résistant à la chaleur et au sec, et donc potentiellement moins propice à tempérer les fortes Tx. Et ce n'est pas une pluviométrie annuelle stable qui suffira à l'empêcher.
  8. Même soleil rouge / rose ici, ce sont les fumées des incendies canadiens, bien visibles sur les images sat avec l'éclairage rasant. Visiblement c'est désormais habituel d'avoir ça tous les ans.
  9. Avec le coup de chaud du week-end dernier, suivi de la dégradation amenant son lot de pluie et d'humidité en altitude, le clap de fin a été enregistré le 3 juin pour la couche de neige à la nivôse d'Ardiden. C'est la 5ème fin d'enneigement la plus précoce sur 30 saisons de mesures, la plus précoce étant en 2006. Pour l'anecdote, à l'extrême inverse, en 2013, la saison "ovni", il y avait pas loin de 4 mètres de neige à cette date. Si on met en lien cette fin assez précoce avec le début d'enneigement le plus tardif à l'automne dernier, cela nous fait la saison d'enneigement la plus courte de l'historique, pour la première fois légèrement inférieure à la barre symbolique des 6 mois. Sur l'année écoulée, le sol a donc été quasiment plus souvent nu qu'enneigé à cette station (si on ne compte pas les quelques couches temporaires d'octobre / novembre). Sur l'ensemble du massif, avec la moyenne des stations, on peut faire un topo très similaire, étant donné que c'est la station d'Ardiden qui "pilote" les débuts et fin d'enneigement de l'ensemble.
  10. Beaucoup d'affirmations péremptoires quand même. A te lire on se croirait revenus 10 ans en arrière à l'époque naïve d'avant tous les extrêmes chauds des dernières années, où l'on était nombreux à dénigrer les projections des modèles, qualifiées d'"irréalistes", "physiquement impossibles". Sincèrement, il est temps de prendre du recul et d'aller relire quelques anciens sujets du forum, car ce thème des extrêmes chauds et de leur évolution a déjà été largement discuté depuis longtemps sur le forum : C'est particulièrement instructif de relire l'évolution des messages avant / après les événements extrêmes qui se sont égrenés au fil des années : en France, juin puis juillet 2019, l'été 2022, août 2023, et puis surtout, juin 2021 dans le SO du Canada / NO des Etats-Unis. Car ce qui était débattu comme "exagération de modèle", "artefact numérique", s'est avéré dans la vraie vie parfois bien réel ! Car il faut voir de quoi on parle réellement quand on cite les 46 ou 50°C des études sur la Bretagne et la Normandie : on parle bien d'événement extrêmes isolés sur des longues périodes de simulation. Et là-dessus, si on se plonge un peu dans les statistiques des séries d'observations passées, on peut déjà tirer pas mal d'enseignements. J'en avais déjà parlé et j'avais présenté une méthode d'estimation des "records potentiels" à une station donnée basées sur les anomalies de Tx estivales passées : Bon ça date de 2021 et ce n'est plus tout à fait à jour pour certaines stations, notamment celles qui avaient une "dette" pour leur record de Tx max, depuis partiellement comblée comme à Toulouse par exemple. Pour d'autres on en est encore loin, comme à Lyon. Mais la question qui se pose c'est qu'en regardant juste les valeurs passées locales, est-ce suffisant pour savoir à quoi s'attendre dans le futur ? C'est là qu'à mon avis c'est intéressant de regarder du côté du fameux événement de juin 2021 dans l'ouest de l'Amérique du Nord, la fameux truc "inimaginable", et pourtant ... Je mets de côté pour l'instant la station de Lytton avec sa valeur très médiatique de "quasiment 50°C au Canada", mais dans un climat local très particulier, qui masque un peu le caractère extrême de l’événement dans une zone géographique bien plus large. On va regarder plutôt la station de Portland, à mon avis intéressante car dans un climat qui n'est pas totalement étranger à ce qu'on a chez nous en Europe de l'Ouest. Je laisse les experts corriger si besoin mais en gros, on est sur du climat océanique dégradé, en classification de Köppen en limite nord du Csb (tempéré à étés chauds et secs), pas loin du Cfb (tempéré à étés chauds). C'est similaire à ce que l'on a dans le nord du Portugal, avec un gros contraste entre la pluviométrie hivernale importante et estivale maigre, mais thermiquement c'est proche de ce que l'on a dans le SO ou CO de la France, voire de la moyenne vallée du Rhône. Donc pas top dépaysant pour nous. L'été sec explique sans doute des records avant 2021 un poil plus élevés que dans les régions de France citées, avec 41.7°C pour Portland. Sauf qu'en juin 2021, coup de théâtre, le record a bondit subitement à la valeur incroyable de 46.7°C. Si on regarde la série des anomalies de Tx estivales corrigées de la tendance long terme, on voit bien que cet événement fut bien au-delà de tout ce qui avait été relevé pendant plus d'un siècle. On est montés à 4.1 sigmas contre un max précédent à 3.4 sigmas au dessus de la tendance long terme : Une telle signature s'est retrouvée dans d'autres stations de la région, comme Seattle, Abbotsford (banlieue de Vancouver), ou la fameuse Lytton : On voit toutefois que la valeur max atteinte diffère un peu d'un endroit à l'autre, parfois au-dessus, parfois en dessous de 4 sigmas, ce qui correspond en théorie à des durées de retour sensiblement différentes. Sauf qu'on voit aussi qu'en fonction des stations, le nuage de point du reste des anomalies monte plus ou moins haut : en fonction des caractéristiques climatiques locales, notamment la proximité à l'océan, la forme des distributions, et notamment des queues de distributions, caractérisant les extrêmes, peut légèrement varier, traduisant une facilité plus ou moins grande d'avoir des excursions importantes par rapport aux valeurs fréquentes. Pour pallier cet effet, on peut plutôt regarder le rapport entre la valeur d'anomalie max de l'événement et le 99.5ème centile de la distribution, et là on voit qu'on a une certaine invariance entre les stations, avec une valeur proche de 1.6 : par exemple pour Portland, le 99.5e centile donne un niveau à 2.57 sigmas, pour une anomalie max comme on l'a vu de 4.1 sigmas, soit un rapport de 1.59. A quoi cela va nous servir ? Si vous avez suivi jusque là, maintenant on va utiliser cette valeur de 1.6 fois le 99.5e centile comme caractéristique d'un événement "vraiment extrême", pour estimer des records potentiels "si on avait en France quelque chose d'équivalent à juin 2021 dans l'ouest de l'Amérique du Nord". Et je pense que c'est dans ce sens qu'il faut comprendre les 46 à 50°C cités dans les études à l'origine de la discussion. Déjà ça peut être intéressant de regarder sur des stations françaises, quel est le rapport des anomalies max observées par rapport au 99.5e centile : A Brest, on voit que le ratio "max / 99.5e centile" a atteint une valeur très élevée en juillet 2022, avec justement quasiment 1.6, donc on était vraiment sur de l'extrême, et il est peu probable d'avoir une grosse amélioration du record même à long terme, hors effet de la tendance de fond. En plus de ça, cette tendance de fond si on regarde les projections sur https://www.drias-climat.fr, sur les Tx estivales dans le secteur ce serait de l'ordre de +2°C entre 2030 et 2100. Donc en gros Brest peut attendre d'ici la fin du siècle un record max vers 41-42°C. Si on va dans l'est Bretagne, plus continentale, les choses sont déjà assez différentes. A Rennes par exemple 2022 est l'anomalie max, mais le ratio au 99.5e centile est lui plus bas, plutôt vers 1.3, qui est une valeur que l'on retrouve dans pas mal d'endroits en France sur la climato passée. Donc un événement extrême de type "juin 2021" avec un ratio de 1.6 pourrait donner déjà dans le climat actuel (au niveau de la tendance long terme en 2025), un record de 45°C au coeur de l'été (contre un peu moins de 41°C pour la climato passée) ! Si on parle de 2100 avec un réchauffement supplémentaire des Tx estivales à Rennes de +3°C, on arrive bien à des niveau de l'ordre de 48°C de record en cas d'événement extrême. A Nantes, la même analyse donne déjà du 46°C dans le climat actuel et 49°C en 2100. On n'est quand même pas loin des valeurs citées dans les articles. Si on s'écarte un peu des régions du NO pour tester quelques autres stations, Nîmes est intéressante car elle a subi le fameux coup de chalumeau de juin 2019, qui a donné une valeur max d'anomalie à 1.56 fois le 99.5e centile, donc on était bien là au niveau d'un événement extrême du même acabit que juin 2021 en Amérique du Nord. Toutefois en record potentiel, la même chose un peu plus tard dans l'été pourrait aller dans le climat actuel jusqu'à 45-46°C. Je parlais de Lyon aussi, plus haut, et ce secteur m'inquiète un peu car il y a un grosse "dette" de record, même si on l'a un peu amélioré en 2023, on est encore loin du potentiel, même pour un rapport au 99.5e centile conforme aux observations passées, de seulement 1.33 : rien qu'avec ça on est déjà sur du 45°C de max dans le climat de 2025. Si on va sur un événement vraiment extrême avec ce "ratio" de 1.6, là on est sur du 48°C. Je vous laisse faire le calcul avec le réchauffement supplémentaire d'ici 2100 ... De son côté, Paris a comblé en 2019 sa dette pour un événement à 1.3 de "ratio", mais si on va sur du plus extrême, on peut aller chercher plus loin. Bref, on pourrait continuer longtemps, mais je m'arrête là dans l'énumération, j'espère que vous avez compris. Une dernière question serait : pourquoi attendre un événement nettement plus extrême que ce que l'on a observé pendant des décennies, en quoi est-ce réaliste ? Quel lien avec l'évolution climatique ? A priori c'est quand même un résultat qui revient souvent dans les rapports : il faut s'attendre à des extrêmes chauds plus forts que par le passé. Et pourquoi donc ? Là c'est un avis plus spéculatif, mais je pense que pour expliquer ça il faut sortir du domaine abstrait des statistiques et retourner dans le monde de la physique de l'atmosphère, et aller chercher dans les sources de "non-linéarité" liées au réchauffement. En l'occurrence une des causes avancées pour l'exceptionnelle vague de chaleur de juin 2021, c'était un relâchement massif de chaleur latente dans le NO du Pacifique, qui s'est propagée sur tout l'océan jusqu'à l'Amérique du Nord, avant déboucher en blocage monstrueux, le fameux "dôme de chaleur", aboutissant après plusieurs jours de subsidence par en haut et chauffage solaire par en bas, aux températures que l'on a vu. Or justement quand on parle hausse de température, ça veut dire augmentation du réservoir de vapeur d'eau atmosphérique, susceptible de relâcher sa chaleur latente en condensant. Et pour être plus précis, cette augmentation du réservoir est justement ... non-linéaire ! Et plutôt proche d'une courbe exponentielle. D'où en cascade la possibilité d'anomalies thermiques plus extrêmes que dans la climato passée, même observées sur des décennies. Voilà, c'était mes deux centimes sur le sujet, c'est juste une petite analyse à mon niveau, il y a sans doute plein d'aspects critiquables, mais je pense que ça permet de donner un peu plus de contexte sur les stats des extrêmes chauds chez nous notamment ces dernières années, relier ça à d'autres événements extrêmes ailleurs, et finalement aussi à ces simulations de modèles qui peuvent paraître lointaines et abstraites au point de les balayer d'un revers de main si on ne cherche pas un peu plus loin à comprendre ce qu'il y a derrière. Je pense qu'il faut rester prudent avec ça, le passé récent nous l'a déjà assez suggéré.
  11. Ces deux phases étaient bien visibles sur le terrain, avec d'abord une brusque apparition de flashs frénétiques en direction des Pyrénées pour la première cellule, alors que l'activité était jusque-là bien molle. Ça s'est ensuite tassé, puis ça a repris sous forme d'un beau pilonnage d'impacts de foudre sur le secteur de Montesquieu-Volvestre, bien visibles sur la carte (chaque symbole "-" indique un impact au sol négatif) : J'étais malheureusement un peu trop loin, sur les hauteurs entre la vallée de la Lèze et de l'Ariège, et avec la forte humidité les bases étaient particulièrement basses, masquant la majeure partie des canaux des éclairs. L'ambiance était quand même assez intense avec ces clignotement frénétiques à l'horizon, sous un ciel bien plombé. Une image de ce que donnait quelques minutes d'activité, avec des impacts qui paraissent sur l'image plus loin qu'ils ne l'étaient en réalité. A 15 km environ, le tonnerre était nettement audible : Juste un point de terminologie pour terminer, je te vois utiliser le terme "crochet" pour la signature radar de la première cellule, ça me perturbe car je pensais le terme réservé à la signature induite par l'enroulement des précipitations autour d'un courant ascendant rotatif (donc enroulement vers l'avant du sens de déplacement en général). Ici on est plutôt sur une structure arquée en sens inverse (vers l'arrière du sens de déplacement), et induite par le courant descendant, qui est plus sur le modèle du "bookend vortex" des échos en arc. Si je prends l'image archivée (radar de Toulouse seul, avec une meilleure résolution que la mosaïque) : A l'inverse pour le crochet on a une très belle illustration avec la supercellule qui a transité sur l'Auvergne le 1er juin, on voit bien avec le sens de déplacement que les signatures ne correspondent pas du tout à la même structure. Dans le premier cas on est dominé par le courant descendant, dans le second cas par le courant ascendant, d'ailleurs ce second cas a été tornadique. A noter qu'il y a quelques échos fixes parasites liés au relief, c'est plus clair avec l'animation :
  12. C'est vrai qu'il faut faire attention à cet aspect en général, mais dans ce cas spécifique, le record est bien battu d'une large marge même en compensant l'effet de la date. Jusqu'ici la plus grosse anomalie de Tx en mai datait du 20 mai 2022 où il avait fait 29.5°C, ce qui transposé le 31 mai aurait donné 30.2°C. Ça fait donc encore 1.6°C de marge. Le 29.8°C du 24 mai 2009 est lui équivalent à 30.1°C un 31 mai. Le graphique des anomalies fait bien apparaître la marge de la valeur d'aujourd'hui : Si on inclut juin, en revanche, il y a effectivement eu des valeurs d'anomalie plus hautes en 2014 et 2022. Celle de 2015 est un peu en dessous. On voit bien d'ailleurs à quel point ce sont toutes des valeurs assez récentes.
  13. 29.4°C juste après 13h, à peine moins chaud qu'hier à la même heure. Concernant les Tx d'hier, voici la carte des anomalies montrant les valeurs les plus hautes (> 2.5 sigmas, c'est-à-dire remarquable à exceptionnel) sur la Côte Landaise et le Lauragais : En termes de records, pas mal de zones ayant battu leur record mensuel avec plus de 1°C de marge, notamment là encore en région toulousaine et piémont pyrénéen : Malgré une hygrométrie raisonnable, on note aussi quelques records mensuels d'humidex, pour Mont-de-Marsan, Blagnac, ainsi que Castelnaudary :
  14. Déjà un record mensuel de chaleur battu à Langres alors qu'il n'est pas 13h : 30.2°C actuellement pour un précédent record à 29.8°c en 2009. C'est donc la journée de forte chaleur la plus précoce pour cette station, et la première fois que ça se produit au mois de mai.
  15. Pas loin des 35°C donc pour Toulouse, les modèles auront été correctement calés ici. Bizarre de revivre si tôt ces sensations, ça promet pour la suite ! Concernant les stats des anomalies, comme j'avais indiqué pour Blagnac, la valeur de 2022 reste devant (1.1°C plus bas mais 12 jours plus tôt), ainsi que le 11 mai 2012 (2.6°C plus bas mais 19 jours plus tôt) : A Francazal, c'est 2022 qui reste aussi en tête, la valeur d'aujourd'hui arrive en 2ème place, et 1943 est en 3ème place :
  16. Oui la fin de mois aide pour les records. Si on voulait une anomalie aussi haute que le 18 mai 2022, il faudrait atteindre au moins 35°C aujourd'hui.
  17. Avec 32.2°C actu, le record mensuel de Saint-Girons (32.1°C) est tombé, il datait de 1967. A Blagnac, avec 32.2°C également, on s'en approche à grand pas.
  18. Légèrement tardif pour les standards modernes en effet, on a 5 jours de retard par rapport à la médiane 91-20. Loin toutefois de l'année dernière où il avait fallu attendre le 25 juin !
  19. Avant de parler de chaleur, je reviens sur l'épisode de pluies orageuses du 19 mai pour une carte des rapports aux records mensuels du cumul de cette journée. On voit bien une bande de valeurs records (> 100%) du Tarn au Lot-et-Garonne. Évidemment il n'y a pas toutes les stations, il faut suffisamment d'historique pour que le calcul soit pertinent. Sinon, il était question de valeurs rares en région toulousaine (notamment avec la valeur de la Cité de l'Espace), c'est vrai mais il faut quand même souligner que les fortes pluies orageuses sont un marqueur de cette période de l'année à la fin du printemps et début de l'été ici. De tels épisodes pluvieux sont encore bien plus rares dans une bonne partie NO de la France par exemple, y compris dans des coins à la pluviométrie annuelle très supérieure. Pour revenir à aujourd'hui, la hausse est rapide avec 28.6°C à midi pile à Blagnac, le record mensuel de 33.4°C datant d'il y a 3 ans me semble plus que menacé. Il n'est même pas inenvisageable de dépasser la barre de 35°C.
  20. Ce sont deux périodes anciennes, années 40 et 50, depuis il n'y a jamais eu plus de 6 jours. Voici la liste de toutes les périodes de 5 jours ou plus sans soleil à Nice : Début Fin Durée (jours) 1947-01-22 1947-01-30 9 1954-11-22 1954-11-28 7 1957-03-18 1957-03-23 6 2012-01-26 2012-01-31 6 1955-01-03 1955-01-07 5 1957-11-06 1957-11-10 5 1959-11-27 1959-12-01 5 1970-01-08 1970-01-12 5 1997-12-15 1997-12-19 5
  21. Vous seriez surpris de savoir à quel point la grisaille hivernale peut être décorrélée de l'ensoleillement annuel sous certains climats suffisamment continentaux : à Lérida en plaine de l'Ebre, avec 2814 h, l'ensoleillement annuel se classerait dans le trio de tête des stations françaises, après Marignane et Carpentras, et avant Ajaccio. Pourtant quand on regarde les statistiques de grisaille hivernale, il faut aller chercher loin au NE de la France pour trouver pire. La série la plus longue sans soleil est à pas moins de 17 jours, et ce n'est pas un cas isolé : la durée de retour d'une période de 10 jours sans soleil n'est pas à plus de 7 ans. En France méditerranéenne, une période de 10 jours sans soleil est évidemment de la science fiction : le record max est à 5 jours à Marignane, 7 jours à Perpignan, Montpellier et Montélimar, on arrive tout de même à pousser à 9 jours à Nice, mais cas isolé : il n'y a que 2 séries de plus de 6 jours. Dans le SO même continental, record de 13 jours à Toulouse, et durée de retour de 10 jours ou plus de 26 ans. Agen pourtant plus régulièrement soumise au stratus, ne fait pas pire. Bien plus au nord, Orléans est toujours loin des stats de Lérida, record de 12 jours et durée de retour encore de 15 ans pour 10 jours ou plus. Il faut aller vraiment vers les plaines continentales du NE pour trouver des stats similaires : Dijon s'en approche avec un record à 16 jours et une durée de retour d'un peu plus de 7 ans pour 10 jours ou plus. Nancy, sans doute un peu plus océanique, ne fait pas pire. En revanche, de l'autre côté des Vosges, on arrive enfin à trouver pire à Stra(tu)sbourg avec un record de 18 jours, et une durée de retour de 3 ans seulement pour 10 jours sans soleil ou plus ! Bien sûr c'est un trait continental, et les stratus hivernaux ne sont pas systématiques à Lérida : le mois de décembre est à presque 100 h d'ensoleillement moyen, c'est comparable au piémont pyrénéen côté atlantique, qui est la zone océanique de plaine en France la plus ensoleillée en hiver. Le nord océanique à un temps changeant qui interdit de trop longue périodes sans soleil, mais c'est pour alterner entre du plus gris et du moins gris, avec à la fin des moyennes plus basses. Mais quelque part ça doit être assez terrible pour des gens habitués à vivre sous le soleil la majeure partie de l'année, de se retrouver assommés sous le stratus pendant des jours sur les mauvais mois de décembre ou janvier.
  22. Gros coup de chaud en Islande, parti pour durer une petite semaine. Dès aujourd'hui Grímsstaðir explose son record mensuel avec 24.0°C de Tx (contre 21.6°C précédemment, en 1987). C'est même monté jusqu'à 26.6°C à Egilsstaðir, ce qui est apparemment le nouveau record mensuel du pays.
  23. Arkus

    Suivi de la secheresse

    Pour compléter par rapport à mon message de toute à l'heure, voici la carte du rapport entre les cumuls provisoires du printemps 2025, et les records bas de l'ensemble de la saison. Seules les stations ayant au moins 30 ans d'historique ont été retenues, et les cumuls ne sont calculés qu'en cas de dispo quasi complète sur les 3 mois. A bientôt 2 semaines de la fin du trimestre, certaines stations n'ont même pas atteint la moitié du précédent record ! Même si on parle de cumuls assez petits, cela peut bien sûr changer rapidement, un seul orage suffit, mais il y a le potentiel de battre certains records d'une bonne marge. Aussi, la profondeur des séries varie d'un endroit à l'autre ce qui rend les résultats hétérogènes : à Dunkerque par exemple on a un vieux record de 1918 à 10.8 mm. Les zones les plus concernées sont donc NPDC, Champagne-Ardennes, mais également les Massifs de l'est. Pour ces derniers vu la progression du dépérissement forestier c'est une bien mauvaise nouvelle : après un hiver sans vrai froid qui a été une bénédiction pour les parasites, un printemps très sec, ne manquerait plus qu'un été chaud et ses conséquences pour achever un paquet supplémentaire d'arbres. On parle quand même de situations à la temporalité diamétralement opposée, donc difficilement comparables. D'un côté dans le sud une sécheresse pluri-annuelle en lente rémission : des nappes encore pratiquement au plus bas, mais des sols qui ont récupéré pas mal d'humidité. A suivre cet été et surtout à l'automne en espérant une poursuite de cette amélioration et non une rechute. A l'inverse au nord c'est une sécheresse récente, pour l'instant sans grand effet sur les nappes ayant un minimum d'inertie. En revanche les sols deviennent remarquablement secs, ce qui à l'arrivée de l'été pose question sur les impacts sur la végétation. Il faut aussi prendre en compte le facteur évapotranspiration : modeste au sud avec un printemps très gris près des Pyrénées et sans excès thermiques, à l'inverse forte au nord avec un ensoleillement remarquable et déjà plusieurs épisodes de chaleur précoce.
  24. Arkus

    Suivi de la secheresse

    Oui beaucoup de valeurs (si ce n’est toutes) citées par @M4x sont toujours en course pour être record, avec parfois une belle marge. Et quand on voit la prévi mediane IFS qui donne autour de 10 mm d’ici le 27 mai, ça pourrait passer facilement.
  25. Et on peut ajouter que le cumul de 31.1 mm sur 2h est un record tous mois confondus sur cette durée à la station (précédemment 27.2 mm le 17 août 2016, et en mai 18.0 mm le 18 mai 1996). Sur l'ensemble du département les records sont : Tous mois confondus 57.2 mm à St-Gilles-Pligeaux le 3 juin 2018 En mai 46.0 mm à Plésidy le 12 mai 2006
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