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lame2

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Everything posted by lame2

  1. C'est l'ADN de toute la modélisation qu'il semble mettre à nu et aussi celle des prévisionnistes amateurs que nous sommes. Finalement je ne sais pas si c'est ce fameux SSW qui donne tant de difficultés à la modélisation mais on peut effectivement le suspecter. Franchement, je pensais réellement que tout était plié ce matin à la lecture d'UKMO, GFS et GEFS. Mais même GFS 6 z renoue avec de l'hyper méridien (sans impact pour nous mais c'est presqu'anecdotique) alors qu'il était devenu hyper classique dans son 0z! Je sens que la PE GEFS va repartir dans tous les sens. En tous cas, le point de rupture entre les modèles au niveau des centres d'action se situe maintenant clairement au niveau de la cyclo entre Groenland et Islande et ça se joue à un cheveu (le 6z est tout près d'amplifier l'ondulation après l'Islande. Je recommence à croire que le CEP est dans le vrai: GFS, paradoxalement s'en rapproche pas à pas depuis le 18z d'hier soir sans pour autant basculer pour l'instant.
  2. GEFS est cohérent avec son déterministe en modélisant majoritairement maintenant une simple ondulation avec une activité dépressionnaire entre Groenland et Islande qui bloque toute velléité ultra méridienne. C'est comme si nos modèles avaient été pris d'un coup de folie avant de retourner tranquillement à la raison. Sans doute ont ils eu beaucoup de difficultés à appréhender les éventuels forçages que les mouvements modélisés au niveau de la stratosphère allaient répercuter au niveau de la troposphère. Ils semblent maintnant intégrer que tous ces mouvements resteraient finalement sans réponse pour l'instant au niveau de la troposphère.
  3. Sur GFS et UKMO, le 1er isolement ne permet pas de bloquer rapidement mais surtout à la suite, l'activité dépressionnaire Nord-Atlantique déborde à nouveau largement entre Groenland et Islande et annihile complètement la circulation ultra méridienne modélisée dans les précédentes sorties. On se retrouve alors avec une circulation ultra classique ondulante en flux d'OSO. GEM de son côté reste très méridien avec un blocage lent dont l'alimentation reste sur la France. Tout ça est à recadrer avec la PE et le CEP, mais ça ressemble au scénario du pire pour les hivernophiles (scénario sans blocage évidemment et sans opportunité pour la suite).
  4. Oui le décalage initial n'est pas suffisant pour installer un blocage rapide on l'a déjà dit, ce qui explique le peu de changement ensuite.
  5. Et puis après le 1er isolement, il y a toujours cet espèce d'emballement méridien peu visible à 500 hpa mais très marqué à 1.5 PVU à partir de 144h. Mais pour savoir si cette emballement fera pschitt ou pas, il faudra voir ce qu'il adviendra du 1er isolement dont le placement peut être crucial.
  6. Oui mais ce 1er décalage ne suffit pas encore pour qu'un blocage rapide se mette en place (propagation insuffisante au-delà de l'Islande). Ca se joue entre 60 et 80 heure au niveau de la cyclo entre Groenland et Islande, quelques centaines de km d'écart (même pas 500 km peut-être) qui font toute la différence à l'arrivée. En tous cas, ça bouge encore, je pense qu'on sera fixés demain concernant cette 1ère étape.
  7. Et si on passe CEP au filtre de GEFS on se rend compte que ce scénario blocage rapide n'est représenté que par 4 scénarios. Il y serait clairement isolé. Quel contraste avec ENSCEP! Toujours sur GEFS, le scénario blocage lent voire très lent (entre 192 et 240h) représente 9 scénarios (souvent très hivernaux sauf 3). Le reste des scénarios sans blocage sont au nombre de 8. En tous cas, on ne devrait plus tarder à être fixés concernant la solidité du scénario blocage rapide car les différences synoptiques structurantes pour la suite apparaissent entre 72 et 96h. Et si le blocage rapide ne prend pas, on risque de tomber à nouveau dans une grande incertitude pour la suite. Sinon CEP dans les scénarios froids mais pas isolé:
  8. Finalement, dans ce capharnaüm, j'ai fini par trouver 3 familles de scénarios avec malgré tout parfois à l(intérieur des familles des variations synoptiques hein, sinon ce serait trop simple: - scénarios à blocage rapide type UKMO et GEM. Dans ces scénarios, l'alimentation de l'isolement initial se place suffisamment à l'ouest pour que les anomalies hautes se propagent vers la Mer de Norvège: nous sommes alors rapidement soumis aux décrochages continentaux, dès 120, 130 h. - scénarios à blocage lent type GFS déterministe ou GEFS Contrôle. Dans ces scénarios, l'isolement initial ne parvient pas à se propager vers la Mer de Norvège (à cause du jet entre Groenland et Islande) et retombe sur la France, mais une autre pulsion un peu plus à l'ouest, se déploie plus ou moins rapidement vers les hautes latitudes. Ce type de scénario aboutie à long terme ou à très long terme à un blocage qui finit par nous soumettre au décrochage arctique (GEFS Contrôle), ou pas s'il est trop à l'est ou au nord (GFS déterministe). - scénarios sans blocage type CEP avec envol de la tête de l'isolement initial vers le pôle et simple ondulation au niveau de la France. En gros, on retrouve chacune de ces familles 1/3 des scénarios de la modélisation. Les scénarios très hivernaux sont évidemment dans le 1er groupe et dans le 2 ème groupe (1/2 des scénarios du 2ème groupe environ). Il y a donc une tendance hivernal majoritaire des scénarios sachant que c'est parfois à long terme. Bien évidemment je ne suis pas certain d'avoir fait le tour complet, il y a sans doute des scénarios qui m'ont échappé. Pour ma part, j'ai suivi les modèles sur tous ces épisodes et il n'y avait pas de telles revirements incessants de toute la modélisation avec des scénarios si différents d'un modèle à l'autre et d'un run à l'autre. En plus, là il est impossible de cibler un centre d'action plutôt qu'un autre qui met la pagaille car tous le font en même temps ou à chacun leur tour.
  9. Le CEP pointe un risque dont j'ai parlé à plusieurs reprises, l'envol de l'isolement initial vers les hautes latitudes, il ne resterait alors plus que les racines subtropicales près de la France voire sur la France elle même. C'est le scénario du pire pour les hivernophiles mais il est clairement envisageable car plusieurs fois modélisé par plusieurs modèles,( cf CEP du matin): Ce type de scénario se retrouve plus régulièrement sur le panel GEFS avec 2 variantes: - circulation ondulante avec maintien d'une dorsale à proximité de la France ou sur le Pays - nouvelle pulsion méridienne avec mise en place d'un blocage (placement de la France aléatoire par rapport au décrochage Arctique). Par ailleurs, il reste toujours les autres scénarios souvent plus froid plus rapidement avec des blocages un peu plus à l'ouest qui nous soumettent alors plus ou moins rapidement aux décrochages générés. Bref, on n'est toujours pas avancé. Et je rejoins DoubleKnaki (ci-dessous) sur le potentiel hivernal qui reste important. Il y a de grands risques de "capotage" mais aussi un potentiel très important.
  10. Dans ce chaos des modèles, étonnamment il y en a un qui reste doit dans ces bottes avec systématiquement un blocage en mer de Norvège ou Scandinavie et décrochage continental associé jusque sur l'Europe occidental, c'est GEM. C'est comme un pied de nez à tout ce qu'il a modélisé depuis le début de l'hiver. UKMO est ce matin très proche de GEM effectivement avec un isolement initial qui se place vers la Mer de Norvège. Sinon, GFS est un peu trop "à droite", il finit par installer un blocage massif et son mouvement rétrograde serait très lent: il nous placerait principalement dans l'alimentation douce. GEFS semble toujours être très éclaté et tend vers son déterministe avec un blocage plus bas et un peu à l'est par rapport à l'anglais et au canadien. Sur l'ensemble, on remarque que la circulation méridienne s'installerait à long terme avec assez souvent un blocage qui finit par avoir un mouvement rétrograde vers l'ouest parfois à très long terme. Il se foutrait pas un peu de notre g*** le GFS
  11. Je crois qu'on est tous un peu désarçonnés par ce que nous proposent les modèles. Il me semble que c'est le contexte ultra méridien qui nous y conduit. Lorsqu'on est confronté à une tentative de blocage, en gros, on essaie de voir si ça monte suffisamment haut et si ça ne s'affaisse pas trop vite. On regarde donc la cyclo Atlantique, et le jet associé à la base gauche de l'édifice qui est sensée propulser le blocage et on regarde la circulation des anomalies sur le flanc gauche de la dorsale et en haut au niveau de la crête généralement entre Groenland, Islande et Scandinavie pour voir si la dorsale peut s'amplifier aux hautes latitudes et on vérifie ensuite le flanc Est de la dorsale pour vérifier l'ampleur du décrochage généré. Mais on doit aussi voir où retombent les isolements initiaux (zones non soumises aux décrochages polaires) et aussi vérifier si la crête du blocage ne s'envole pas trop en latitude comme sur GFS et le CEP de ce soir. Généralement, les modèles pointent une zone d'incertitude plus qu'une autre sur les éléments constitutifs de ce type de synoptique alors que dans la situation actuelle, il n'y a pas vraiment ce pointage marqué sur un élément plutôt qu'un autre. Pire, depuis plusieurs runs les modèles s'évertuent, sorties après sorties à modéliser des dorsales s'élevant très haut en latitude finissant quasiment systématiquement en blocage ou plus rarement avortant à cause d'une crête trop haute! C'est donc souvent la position des racines du blocage restant scotchées sur la France ou à proximité, ou un positionnement trop haut en latitude du blocage qui nous soumet à la circulation d'OSO sous l'édifice ou encore la dissipation de sa crête par une trop forte latitude prise qui nous conduit à ne pas être soumis au décrochage froid. Dans 2 cas sur les 3, évoqués ci-dessus c'est en fait l'excès de circulation méridienne qui est défavorable à l'installation d'un drain froid jusqu'à nous, c'est un peu un comble... Et c'est aussi souvent cette circulation méridienne exacerbée qui fait tant d'écart sur les courbes des diagrammes car les transferts de masses d'air sont elles aussi exacerbées. Du coup, en fonction de la position modélisée des centres action on peut se retrouver sous du très doux ou du très froid. C'est pour ça (à tort ou à raison et de manière assez basique) que je ne regarde pas trop les différentes anomalies qui sont en bas à gauche, au-dessus et ailleurs car je sais que ça va monter, mais je regarde surtout si ce blocage virtuel ne s'envole pas trop haut car, c'est à mon avis l'élément le plus important. S'il ne monte pas trop haut, à un moment ou un autre nous devrions être soumis à un décrochage continental. Mais je trouve ce soir que l'option envolée trop importante prend du galon (cf GFS et CEP qui vont dans ce sens avec des scénarios différents).
  12. Oui mon début de post était un peu maladroit, j'écrivais en même temps que toi et je ne te visais pas et mon but n'est pas d'éviter la discussion. Maintenant, la dépression dont tu parles à effectivement un impact sur la mise en place et la position d'une dorsale solide. Je retiens surrout que les mouvements synoptiques à grande échelle dans un contexte très méridien nous montrent que le moindre mouvement des anomalies basses Atlantiques vers l'est soulèvent systématiquement du tourbillon subtropical vers les hautes latitudes à un moment ou un autre.
  13. Oui le CEP explore un autre scénario de blocage avec un début de run apparenté à GFS avec affaissement de l'isolement initial vers la France. Par la suite, il envisage une réalimentation un peu plus à l'est que les autres modèles et modélise à lt un blocage solide Scandinave. Le maître mot ce matin reste blocage.
  14. La tendance est au blocage et GEFS médian évite les grands discours de ce point de vue: Cependant, il gomme quand même les nuances et les 2 principales grandes familles de scénarios qu'il cache: - Le blocage qui prend vite type GEM (et sans doute UKMO) avec un isolement initial qui pointe vers la Scandinavie et qui est vite réalimenté par l'ouest pour repositionner sa crête vers l'Islande et le Groenland: nous sommes rapidement soumis au décrochage continental décroché (j+8-9 quand même) - le blocage "lent" type GFS, qui s'élève sur la GB et le sud Scandinave dans un 1er temps avec affaissement de cette partie initiale (sur la France ou un peu plus à l'est puis réalimentation par l'ouest avec le même repositionnement de la crête vers Islande et Groenland. Dans ce type de scénario, l'air froid continental parvient parfois jusqu'à nous si la transition entre isolement initial et renouvellement du blocage ne laisse pas le temps au talweg Atlantique de passer sous l'édifice pour soulever une advection douce vers nous . Le 1er type de scénario devient majoritaire sur GEFS. La puissance de la circulation méridienne qui va se mettre en place est assez surprenante par son ampleur et sa puissance, elle se joue à une échelle très vaste sur notre cadran hémisphérique. Il y a tellement "d'ascendance" vers les hautes latitudes qu'il reste un risque d'envol trop haut en latitude de l'isolement de HTP qu'il faut sans doute garder à l'esprit.
  15. Eh bien plus on avance, moins on y voit clair finalement... Entre un GEM qui envisage un blocage qui s'étendrait vers l'Islande et la mer du Groenland. Un GFS qui envisage certes un blocage aussi, mais vissé pendant un long moment sur la GB avant de daigner sur le TLT s'étendre vers la mer de Norvège. Un UKMO qui lui envisage une dorsale dont la crête cherche la Scandinavie mais trop court en échéance pour nous en dire plus. Un CEP qui modélise une dorsale extrême qui se propage vers la Mer de Norvège à tel point qu'elle s'envole vers le pôle sans bloquer! Un ensembliste GEFS hyper éclaté mais qui propose 16 scénarios aboutissant à terme voire à très long terme sur un blocage! (pas forcément synonyme de froid à tous les étageS en France pour autant. Un ensembliste ENSCEP éclaté également mais qui tend plus vers le très méridien et le froid que dans ses précédentes sorties. Difficile de faire la synthèse au final. On peut juste dire que c'est très méridien sur notre cadran hémisphérique et potentiellement hivernal voire très hivernal à un moment ou à un autre. (J'ai bien dit potentiellement, hein, ça peut aussi ne jamais se concrétiser jusqu'à nous). Et je finirai par ce que modélise GFS à LT depuis au moins 3 runs: un feu d'artifice assez improbable de tourbillon anticyclonique qui à lui seul montre le caractère exacerbé de la circulation envisagée et finalement assez représentatif de ce que nous proposent les modèles: C'est tout aussi impressionnant au niveau du jet: On ne voit pas ça si souvent.
  16. Oui c'est une mécanique de précision et le moindre décalage a un impact immédiat sur la position de l'isolement. C'est étonnant de voir à quel point il reste "en suspension" sur les modèles à LT d'ailleurs. La moindre réalimentation en tourbillon subtropical lui redonnerait immédiatement une dynamique méridienne: sans doute l'effet du SSW. En tous cas on n'est pas plus avancé qu'hier et même si 2 pulsions ancreraient l'isolement, sa position initiale reste bien aléatoire et aura un impact direct sur notre temps sensible.
  17. C'est la puissante advection modélisée commencer à l'élever de l'Atlantique vers 114h qui pourrait être décisive. C'est son orientation, insuffisamment méridienne qui posait problème sur les précédentes modélisations déterministes de GFS et CEP ouù ça ne bloquait pas. Mais avant de revenir sur cette puissante advection modélisée se propager aux alentours de 114 h, Je voudrai revenir sur la 1ère bulle chaude qui, elle même me paraît tout aussi étonnante. Rappelons son trajet, elle est en ce moment même en train de s'élever à partir du Pacifique à l'ouest immédiat du continent américain: ici. Elle va traverser l'ensemble du continent américain avec une trajectoire zonale assez atypique pour ce genre d'advection: Ce qui est assez atypique également, c'est le fait qu'elle sera enserrée par 2 branches de jet circulant zonalement sur le continent Américain: Et cette bulle va bénéficier ensuite, vers 114h (ça nous rappelle quelque chose) de la jonction des 2 branches du jet américain sur l'Atlantique: Elle va alors s'élever sans racines subtropicales jusque vers l'Islande. Mais ce qui est plus remarquable, c'est qu'elle serait suivi de tout près d'une autre pulsion sutropicale beaucoup plus puissante (celle dont je parlais au début de mon post). Une telle rythmique (aussi rapide) arrive généralement pas ou peu car il y a habituellement un temps de latence entre 2 pulsions liée à la succession habituelle dorsale/talweg/dorsale. Là, le trajet très long de la 1ère bulle permet cette quasi simultanéité d'ascension inhabituelle. Autre élément important, la jonction des 2 branches américaines du jet provoquerait une accélération nette de celui-ci lorsqu'il bifurquerait vers les hautes latitudes: La 2nde pulsion méridienne serait alors très puissante et elle pulvériserait le talweg qui la surplomberait: GEM et UKMO modélisent le même schéma avec un petit décalage à l'est pour le modèle Anglais. Le CEP est un peu moins méridien sur le début de l'ascension de la pulsion Atlantique mais il est finalement très proche de GFS dans sa synoptique générale. Il modélise des hautes latitudes Groenlando-Islandaise plus bouchées que l'américain à 120 h: Mais, il envisage que le moteur de la pulsion serait tout de même assez puissant pour étirer les anomalies basses la surplombant de part et d'autre du dôme à la manière de GFS finalement. Autre élément important dans cette mécanique, c'est la rythmique de 2 pulsions uniquement qui suffirait à installer un blocage (rappelons que lors de l'épisode froid que nous venons de vivre, il en a fallu 4 pour garantir la stabilité de l'ensemble pendant plusieurs jours). Pour autant, je n'en conclus pas pour le moment qu'un blocage massif est garanti, l'écart-type est encore trop important dans les zones clefs: Mais les facteurs déterminants deviennent moins nombreux. Pour résumer le facteur le plus important me semble maintenant concerner principalement l'orientation exacte du jet au moment de l'arrivée de la 2nde pulsion méridienne sur l'Atlantique. Si cette orientation n'est pas suffisamment méridienne, on peut se retrouver avec un beau champignon de HG trop proche de nous ou même sur nous. Si le jet est trop puissant mais orienté "correctement" Il pourrait arriver que la pulsion s'envole trop haut pour bloquer le flux (quelques scénarios minoritaires). Mais, le fait qu'il ne faille que 2 pulsions pour ancrer un éventuel blocage rend l'exercice moins aléatoire que dans d'autres hypothèses du passé.
  18. Je ne crois pas que les posts ci-dessus aient évoqué un changement fondamental de synoptique entre le 0z et le 6z de GFS. Il a été question de revirement entre GEFS 0z et GEFS 6z. De mon côté, je ne parlerai pas de revirement (difficile à dire pour un ensembliste qui était très éclaté d'ailleurs dans son 0z). Je parlerai plutôt d'un ajustement vers une dorsale ample sur le proche Atlantique (scénario restant bien fragile). En tous cas, je persiste à penser de mon côté que la configuration synoptique générale n'est pas cernée. ça peut aller de l'AF à l'AS, du flux de SO doux au flux de NE froid notamment.
  19. Que d'incertitudes sur nos modèles, je trouve. Mise à part qu'on ne devrait pas être soumis à un zonal du type de celui qu'on a connu quasiment depuis le début de l'hiver, pour le reste, la prévisibilité est très faible pour la semaine du topic. Et de ce point de vue, GEFS 6z est trompeur car il choisit majoritairement un scénario avec une dorsale solide sur le proche Atlantique évoluant sur 10 clusters en blocage. A sa lecture, on a tendance à donner du crédit à cette projection mais on est vite refroidi (si je puis dire) lorsqu'on regarde son déterministe et l'écart-type que projette l'ensembliste en Mer de Norvège en cours d'échéance.... On voit sur les spaghettis à quel point l'activité dépressionnaire est mal cernée entre Groenland et Islande pile à l'endroit où la crête se déploierait à 120 h: L'écart-type ENSCEP met également en exergue cette zone clef à 120h: Amplification ou non de l'ondulation, telle est la question!
  20. Il est pourtant toujours là le cut-off, et même plus massif qu'hier, mais c'est l'activité dépressionnaire Atlantique qui déborderait du continent Américain vers l'Islande qui empêcherait la pulsion douce de s'amplifier vers les hautes latitudes: Contrairement aux apparences, ça ne se joue pas à grand chose, GFS 12z d'hier soir envisageait que le talweg américain plongerait plus sud à la sortie du continent, projetant ainsi un "pilier solide" au blocage naissant: GEM continue à modéliser une dorsale solide capable de drainer vers nous un flux continental et UKMO est entre le canadien et l'américain. Je retiendrai pour le moment surtout le caractère très aléatoire de la prévisibilité pour ces échéances plutôt que les scénarios en eux-mêmes pour le moment, tant les décalages changent tout pour nous au final.
  21. L'écart-type GEFS montre bien l'incertitude qui accompagne des 2 adevctions douces Atlantiques: -Incertitudes sur sa capacité à monter, puis à rabattre des anomalies basses pour la 1ère -Incertitude sur la trajectoire et la capacité à s'amplifier pour la 2nde notamment: Je mets en parallèle la vue à 1.5 PVU GFS (champ différent mais qui permet de mieux voir les advections de HTP: Juste pour le fun, écart-type qui fait mal aux yeux à TLT sur notre cadran hémisphérique: On remarque
  22. Dans ce type de configuration l'Orne est toujours plus avantagée notamment parce qu'elle est un peu plus en altitude et parce qu'elle est un peu plus septentrionale (moins soumise à l'advection douce venant du SO). Pour la Sarthe et surtout la Mayenne, la neige si elle tombe, serait très temporaire selon moi. En plus le timing (arrivée du front en matinée) n'est pas des plus favorable. Encore une fois ça se jouera à peu de chose.
  23. C'est l'éternel débat de l’œuf ou de la poule. Est-ce cette anomalie qui pilote le tout ou est-ce la dorsale qui la décroche en amont qui est l'élément le plus important ou encore le jet encore plus en amont ou le talweg Nord-Américain plus à l'ouest encore? De mon côté, j'ai toujours tendance à croire qu'il faut regarder en amont pour comprendre l'ensemble des interactions. Et qu'une situation ne tient pas à un seul élément comme celui-ci. Maintenant, il faudra effectivement regarder ou cette anomalie retombe car elle a clairement un impact sur la situation à venir.
  24. On constate que nos modèles tergiversent beaucoup sur la situation à venir en fin de topic et début du suivant. GEM et GFS 12z sont à nouveau très méridiens et très proches avec la modélisation d'un blocage massif en direction de l'Est du cadran Atlantique. De son côté UKMO reste plus timoré avec une simple ondulation. On remarque à quel point ça se joue à peu de chose dans l'articulation entre les 2 pulsions de tourbillons anticycloniques, le jet et le VP Nord Américain qui vont évoluer sur l'Atlantique la semaine prochaine. Il y a d'abord cette 1ère onde anticyclonique qui circulerait depuis le Pacifique, traversant "zonalement" le continent Américain et qui arriverait sur l'Atlantique vers 108h: Il y a déjà des variantes concernant son appréhension et sa trajectoire en arrivant sur l'Atlantique. Sur le GFS 6z et sur UKMO 12z, elle poursuivrait une course zonale avec une propagation vers le nord très faible. Sur GFS 12z et sur GEM 12z, elle profite d'une bifurcation un peu plus forte du jet vers les hautes latitude et la crête de l'onde finit par déborder l'Islande dans les échéances suivante (ce qui n'est pas le cas sur GFS 6z et UKMO. Cette 1ère ondulation a son importance car elle ouvrirait un peu la porte du nord pour la suivante. On remarque sur le 12z GFS que l'anomalie de tourbillon anticyclonique suivante profiterait à nouveau d'un bifurcation du jet, la projetant également vers l'Islande mais de façon beaucoup plus dynamique que la précédente: ce serait l''ancrage d'un blocage qui se formerait: Mais tout cela se joue à très peu de chose, il est extrêmement délicat pour les modèles de bien appréhender ces mouvements et on remarque cette difficulté notamment en zoomant sur le jet à la sortie du continent nord-Américain à 144h. Une petite comparaison entre GFS 6z et GFS 12z permet de remarquer d'une part, que les différences ne sont pas flagrantes et d'autre part, que dans un environnement ou 2 pulsions se succèdent très rapidement, ce fameux jet se déformerait à plusieurs endroits avec plusieurs accélérations et décélérations: GFS 6z: GFS 12z: Pour autant, je retiens surtout pour le moment la particularité de cette modélisation avec cette rythmique si proche entre 2 pulsions, qui à mon avis, est notre meilleure alliée pour qu'un blocage se mette en place.
  25. Bon, j'ai perdu mon pari concernant le 12z CEP . Quand on regarde l'écart-type ENSCEP, on remarque qu'il y a une hésitation sur la zone clef concernant le niveau de réalimentation de l'Atlantique par le VP Nord-Américain: Il semble que l'ensembliste opte davantage pour une circulation ondulante qu'un blocage, même s'il est difficile de tirer des enseignements précis à partir d'un scénario médian et de diagrammes sans accéder à l'ensemble des scénarios. Il y a de toutes façons hésitation, mais on n'en connait pas le niveau.
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