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  1. La valeur à la Pointe du Raz est quand même à prendre avec des précautions vu le comportement de l'anémo depuis 30 min...
  2. Comme évoqué avant dans le suivi, la Pointe du Raz a perdu le nord. Les rafales semblent bonnes mais est ce certain ? Il y a une réelle rupture dans les vents moyens...
  3. et 153 km/h à Barneville Carteret au passage de l'orage !
  4. Je partage complètement l'avis de @Pansa @Météo78 et @Damien49. Oui, il s'agissait bien d'une supercellule au début, sur toute la séquence 64/40 et une bonne partie du Gers. Pour la suite le système prend en ampleur et devient plus complexe avec une rotation de plus grande échelle et des signatures temporaires d'échos arqués. Après, cela ne retire rien à l'intensité monstrueuse du phénomène. D'ailleurs, il n'a pas laissé la place à la concurrence L'analyse des Vrad est effectivement complexe. Comme évoqué, il manque sur meteologix la position des radars afin de bien repérer l'axe radial. Et après, il faut garder en tête les notions d'échelles : un mésocyclone ne fera pas plusieurs dizaines de km. Un dipôle n'est pas nécessairement un mésocyclone. De plus, le système s'est déplacé assez loin des radars de Momuy et Grèzes, même s'il était dans le bon axe radial. Il a été assez proche du radar de Toulouse, mais perpendiculaire à l'axe radial. Ainsi, il est difficile de repérer les vents max. On verra toutefois la saturation de l'échelle avec le radar de Momuy lorsque le système aborde Valence d'Agen/Castelsarrasin. Le faisceau doit être très haut donc pas super représentatif de ce qu'il y a en bas. Mais le signal est intéressant
  5. Dans l'article, j'avais voulu éviter de rentrer dans une analyse fine du front puisque ce n'était pas l'objet de l'article qui était déjà assez long Pour préciser, il commence à y avoir frontogénèse à 12 UTC de la Gascogne à la Champagne. Par la suite, ce front froid se décale lentement vers l'est. Il n'y a rien côté radar sur l'axe proposé par le DWD. Mais il y a un arc de précipitations sur le NO (avec la convection qui apparaît à l'avant immédiat) effectivement en aval d'une anomalie de tropopause. Mais en regardant déjà, on voit que l'on est côté gauche du jet, sous l'air froid et cyclonique en altitude (cf carte ZT500 de l'article). Et en approfondissant en surface, la tpw 950 hPa montre bien cette zone de gradient qui est associée à un axe de nuages pas encore continu. Un peu plus à l'ouest, le ruban de nuages élevés est la signature du jet. Il y a bien un gradient secondaire qui arrive par la Bretagne, mais qui n'a pas le même axe que le tracé du DWD. Et en ajoutant les vents du jet seuillés à 100 KT, cela confirme bien la position de la convection naissante côté gauche du jet (donc froid). Donc c'est bien dans la traîne que ces orages se développent mais avec de l'air chaud résiduel "aspiré" par le forçage en altitude. Cela ressemble donc au schéma conceptuel du comma cloud, et c'est justement le tracé réalisé pour l'ANASYG (analyse technique de Météo-France) de 18 UTC.
  6. Oui, je dois avouer que ce n'était pas évident de trouver un réseau d'Arome qui déclenche la convection de manière suffisamment intense dans le NO. De mémoire, le run de 12 UTC avait effectivement du mal à s'aligner avec les obs. D'ailleurs, c'est très souvent ce que je remarque : quand le phénomène est formé, Arome perd souvent en pertinence. Je pense que cela s'explique par l'analyse qui déséquilibre un système alors que dans les obs, il est équilibré avec son environnement. Pour cette situation, je crois qu'il y avait quand même des réseaux antérieurs corrects, mais j'ai préféré rester sur le réseau le plus proche de l'événement et le plus pertinent. Par contre, comme je l'ai dit avant, concernant la convection de l'Est, les profils devenaient de moins en moins favorables de run en run.
  7. Merci pour toutes les précisions Ainsi, il me semble que le caractère LT est plus facile à attribuer (j'aime toujours bien associer un environnement synoptique préférentiel aux phénomènes météorologiques) alors que pour la "Mini", il faut approfondir les observations. Je ne savais pas que le terme d'amorce venait de toi. C'est bien trouvé et effectivement bien ancré dans la communauté francophone ! Et pour ton dossier, il n'y a aucun problème Mes questions visaient juste à bien faire la distinction entre LT et Mini
  8. Je suis désolé, mais justement, je ne trouve pas de clarification entre les 2 terminologies dans ton dossier. Pour les LT, tu parles d'une extension verticale limitée (je suis ok) mais pas nécessairement horizontale, ce qui serait le cas uniquement des Mini-Supercells si je comprends bien. Donc je veux bien admettre que la terminologie Mini-Supercells soit utilisée pour toute supercellule ayant des dimensions réduites horizontalement mais je trouve que c'est aussi le cas pour les LT. Alors si j'essaie de lire entre les lignes, le terme LT serait associé à un environnement synoptique (air froid relatif en altitude) et la mini-supercell aux dimensions de la supercellule ? Il faudrait que je lise les publications plus récentes que tu évoques pour consolider mon point de vue Dans les dictionnaires oui, mais en pratique, tous les travaux + médias grand public utilisent ce terme de "storm" aux USA. D'ailleurs, le NSSL ou le SPC ne s'appellent pas le NSTL / TPC
  9. Merci pour les précisions apportées. Pour moi, il n'y avait aucune différence entre Mini Supercell et Supercell LT. D'ailleurs, quand on va sur le site du NWS, https://www.weather.gov/lmk/mini_supercell il est précisé qu'il n'y a pas de différence entre les 2 termes : "In essence, these storms are miniature versions of large, classic supercells and contain lower echo tops; thus, they have been called "mini supercells" or "low-topped supercells." Vous avez des éléments plus récents qui précisent la différence entre les 2 ? Car si je résume vos point de vue @Damien49 et @Pansa, ce serait : - LT pour les cas en air froid (donc traîne, goutte froide) - Mini pour toutes les amorces et structures pas complètement abouties, celles qui sont de taille plus petite et/ou les LT Par contre, même si je sais qu'il y a un sens littéral derrière le terme "mini", j'en reste allergique pour les tornades (sauf si on parle d'un tuba ). En effet, il y a toute une échelle de sévérité pour les tornades et pas de raison de changer de nom ! Et surtout, en France, on emploie ce terme car on a peur de dire "tornade" chez les médias, comme si ce n'était possible qu'aux USA ! PS : et autre chose qui me "dérange", c'est la mauvaise traduction du terme "storm" dans les médias français qui parlent de tempête plutôt que d'orage !
  10. J'avoue que je n'apprécie pas le terme "mini supercell". Cela me rappelle trop le terme "mini-tornade" et comment peut-on être une mini super 🤔 Ainsi, je préfère plutôt traduire le terme en supercellule en air froid, par analogie avec la convection en air froid. Cela nous amène justement sur l'environnement associé à ces supercellules. Et bien pour que leur sommet soit froid, il faut que la tropopause soit basse (en relatif à la saison, la situation...). Donc elles ne vont pas apparaître dans le maximum d'air chaud de basses couches mais lorsque la température se sera abaissée en altitude (typiquement à 500 hPa). La CAPE est donc plus faible mais le cisaillement plus fort. Les américains parlent de situation HSLC (High Shear, Low CAPE). Matthew Parker et son équipe ont beaucoup travaillé sur le sujet (il publie beaucoup avec des articles de qualité et sur d'autres thématiques) : https://sites.google.com/ncsu.edu/mdparker/publications Elles sont impliquées très souvent dans les cas de tornades dans les traînes en saison froide. Dans le SO, on peut les retrouver dans des traînes "particulières" associées à une invasion froide d'altitude depuis l'Espagne par flux de S à SO (la fameuse tornade du 29 avril 2012). Sur les données d'obs, leur signature n'est pas évidente et le crochet est vraiment très rare. Souvent, c'est une légère déviation / flux (plus subtile que les autres SC) et des réflectivités plus intenses que les autres orages qui sont un bon signal. Côté visuel, ce n'est pas évident car les structures sont moins abouties dans pas mal de cas. D'ailleurs, sur les photos que tu proposes, je ne suis pas forcément convaincu qu'il s'agisse de SC-LT (surtout pour la situation de juin)
  11. Oui, c'est bien cela : la revue sort en février, mai, août, novembre. En général, on arrive à tenir le timing
  12. Cela faisait un certain temps que je ne m'étais pas connecté sur le forum... Merci pour tes questions et ton intérêt @Pansa . Je vais essayer d'y répondre au mieux, même si @Marc09 a déjà apporté pas mal de précisions La réponse n'est pas évidente, comme la situation Les modèles, en particulier Arome, développaient plus d'orages dans le NE que le NO. Ainsi, avec le fort cisaillement présent sur toute la France, l'occurrence de phénomène violent était plus assuré que sur le NO où un seul passage devait se produire. Pourtant, il y a eu peu d'orages bien organisés dans le NE. Quand on regarde le dernier réseau d'Arome, cela semble lié à une mauvaise appréciation des basses couches qui restent finalement surmontées d'une inversion. Les développements sont donc plus difficiles, voire en partie en atmosphère libre. D'où une moindre sévérité qu'escompté. Et sur le NO, les valeurs de STP n'ont cessé d'augmenter au fil des réseaux. Brefs des trajectoires opposées et donc des différences de perception selon les réseaux étudiés... Là-dessus, rien à ajouter à la réponse de Marc Oui, c'est effectivement un point de vue. L'approche peut être faite par les modèles de grande échelle qui montreront les caractéristiques générales de la situation. Cependant, un orage n'est pas neutre dans son environnement et va le modifier en le rendant souvent bien plus favorable à son amplification. Il y a très souvent de gros écarts entre les valeurs modélisées par Arpege ou par Arome, entre autres. Et parfois, les seuils à grande échelle ne sont pas atteints, alors qu'à plus fine échelle l'environnement est favorable. Aux USA, c'est climatologiquement différent Après, on peut risquer de coller trop à un scénario exclusivement Arome, mais il faut rester sur les 3 piliers de la convection : potentiel instable / forçage / organisation. Ce raisonnement ne joue donc que sur l'organisation. page 80, colonne de droite? Oui, en relisant, ce n'est pas limpide car il y a plusieurs idées La philosophie est que si l'on n'utilise pas la CIN, on peut avoir des valeurs de SCP/STP significatives alors que l'environnement n'est pas favorable au déclenchement des orages (air trop sec et/ou inversion en basses couches). De plus, pour les tornades, il ne faut pas d'air sec (qui est souvent lié aux valeurs de CIN élevées, même si ce n'est pas complètement vrai) et que la convection soit rattachée au sol (là encore, la CIN -en fait la SBCIN- doit être considérée). Rien à ajouter à la réponse de Marc Bonne question ! Je n'ai plus tous les éléments en tête (même si je crois que pour le STP c'est la SBCAPE, etc, et le SCP la MUCAPE). En fait, la MLCAPE est très peu utilisée à Météo-France car la CAPE n'est pas une CAPE particule mais une CAPE avec prise en compte de l'entraînement (entrée d'air sec dans le Cb, refroidissant l'ascendance). Ainsi, les valeurs dont disposent les prévisionnistes de MF sont toujours inférieures à la CAPE "particule". Avec la paramétrisation utilisée, comme l'entraînement est plus fort dans les très basses couches, cela a presque l'action de la MLCAPE. Comme je suis "formaté" MF, je la trouve pertinente Là, je ne sais pas la raison derrière ces choix faits à MF !
  13. Merci @Matpo pour la proposition. Je n'étais pas trop présent sur le forum ces derniers temps, ainsi je ne vois ton message que là... Malheureusement, je ne serai pas disponible ce week-end là, mais cela aurait été avec plaisir de repasser du temps avec vous ! Profitez bien de cette rencontre
  14. Cela faisait longtemps que je n'avais pas posté ici Mais je profite de cette belle journée instable L'intensité de l'averse en ligne qui a traversé l'ouest toulousain ce midi m'a bien surpris ! Il y avait même quelques restes de grésil dans la masse. Et une belle intensité max à 47,5 mm/h. Pas mal pour un mois de janvier Et je suis en train de finir la journée à 10,0 mm ; exactement comme hier
  15. Je ne sais pas si c'est le meilleur emplacement pour ce message, mais @Chris49 a encore assuré en publiant une super vidéo sur sa chaîne des Chroniques Chaotiques. Ce n'est d'ailleurs pas une vidéo, mais une compilation de très nombreux témoignages vidéos (et un peu photo quand même) de la tornade du 23 octobre (dite de Bihucourt). J'avais raté pas mal de vidéo : quelques unes sont très impressionnantes. Il y a quand même eu plusieurs miracles ce jour-là quand on y pense... Ce qui est super, c'est l'oeil de l'expert que tu nous partages Christophe ! Vivement la 2ème partie (qui sera consacrée à l'enquête terrain)
  16. En cette soirée, après ma commande, il ne reste plus que 29 exemplaires Dans l'attente de pouvoir admirer le calendrier
  17. Et oui : cela fait 29,1 mm en 6 min entre 12h11 et 12h17 UTC. Voici les données minutes : 4,1 / 4,3 / 4,1 / 5,8 / 5,7 / 5,1 impressionnant !
  18. Impressionnant ce qui passe sur le nord-toulousain ! Plus au sud, cela a donné un ciel magnifiquement contrasté, avec une très belle structure. Et maintenant, joli front de rafale entre 50 et 70 km/h avec baisse de 7/8°C pour la T et un peu pour le Td. On respire !
  19. Un peu tardivement, je peux répondre à ton message... Donc oui, les adaptations statistiques (ou AS pour les intimes ) sont un outil statistique développé depuis très longtemps. L'idée est de passer d'une sortie modèle qui est en point d'une grille régulière vers une prévision ponctuelle, en l'occurrence une station météo. Celle-ci a des caractéristiques et un comportement spécifiques (trou à froid, ville, coteau...) qu'un modèle, même maille fine, ne peut simuler. Ces AS sont construites en comparant prévision et observation sur une longue période (au moins 2 ans je crois). Et donc en toute logique, les valeurs extrêmes sont moins représentées et il est légitime de se dire qu'elles sont moins "fiables" sur le papier. C'est en partie vrai mais c'est quand même construit de manière robuste. Et en juin et juillet 2019, les AS étaient vraiment pas si mal. Mais là, de regarder cela plusieurs jours à l'avance, c'est logique que les AS évoluent et aillent plus haut (en dehors de tout changement de prévision). En effet, les AS sont construites de manière indépendante qu'il s'agisse d'une prévision pour J, J+1, etc... Et donc quand les échéances sont plus lointaines, l'AS aura dans son apprentissage (période où les prévisions sont comparées aux obs) des cas de changement de prévision (donc de température moins chaude que prévu) et des cas de prévision confirmée. Cela "dilue" donc le signal, surtout quand c'est un extrême. Après, le fait que les prévisions soient maintenant moins chaudes aujourd'hui est différent : c'est un léger changement de scénario !
  20. Comme @jg56 avait tout détaillé avec pertinence l'an dernier, autant repartir sur le même sujet. Ainsi, comme évoqué, l'inscription pour les concours de TSM (techniciens supérieurs de la météorologie) est ouverte depuis peu. Et cela faisait quelque temps, mais des places seront proposées dans la filière exploitation. Pour l'instant, il n'y a aucune information sur le nombre de places. Le chiffre de 20 était effectivement avancé, mais cela pourrait être moins. Avec les réorganisations en interne de MF, les postes de prévisionnistes ne vont être qu'exclusivement proposés aux ingénieurs. Ainsi, en sortie de l'ENM, il ne faut plus espérer faire de la prévision. Mais les postes tourneraient autour de l'informatique, la recherche, l'instrumentation et la climatologie. Le lien sur le site de l'ENM est le suivant (en attendant donc le nombre de places) : http://www.enm-toulouse.fr/content/concours-externe-0 Et côté instrumentation, le nombre de places n'est pas précisé non plus, mais il faudrait effectivement en compter environ 10. Bon courage / bonne réussite pour ceux qui souhaitent passer ces concours !
  21. Tu verras le météogramme : il y a environ 1,5°C d'écart. Je pense que c'est plutôt lié au fait que l'abri n'est pas situé aux mêmes endroits que les mesures de visibilité ? Le brouillard s'est formé là-bas alors qu'il n'était pas présent au niveau de l'abri ?
  22. Ouais, un article comme on en a vu plein d'autres : c'est tellement plus simple de se reposer sur des choses comme ça, plutôt que de réfléchir un peu Après, il y a quand même une pointe d'ironie dans l'article je trouve quand même. Mais aucun recul bien sûr... Car tout le monde sait bien que la variabilité du temps dans les moyennes latitudes est multiple d'une période de 6 semaines
  23. Et ça ne vous a pas paru bizarre un brouillard qui tombe avec un écart T/Td de près de 1,5°C ? Est-ce lié à un écart entre la station et la mesure de la visi ?
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