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pinthotal

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  1. La question ne se pose pas, non. Le PDG ne dirige pas tout seul, le reste de l'équipe de direction ne change pas et la politique du gouvernement non plus. Il est donc clair que la réorganisation prévue va se poursuivre.
  2. Le nom du nouveau PDG est paru au journal officiel ce matin : Francois Jacq, ingénieur général des Mines.
  3. Les données brutes de radar ne sont pas très pertinentes pour quantifier de façon précise les précipitations à échelle fine, parce que la relation réflectivité radar - intensité de pluie est très imparfaite. Il existe des algorithmes qui corrigent les lames d'eau radar à partir de données pluviométriques. Météo-France en a développé un : il s'agit de la lame d'eau ANTILOPE. Le principe repose sur une décomposition des précipitations en partie stratiforme et convective, afin d'utiliser au mieux l'information provenant des radars et celle provenant des pluviomètres. Il a été démontré que la lame d'eau ainsi calculée est bien plus fiable qu'une lame d'eau radar brute ou qu'un champ de précipitations interpolé. Tu trouveras quelques éléments détaillant cela dans le document suivant, notamment diapos 24 et 25 http://www.afpcn.org/IMG/pdf/Champeaux.pdf Si tu veux en savoir plus je te donne les coordonnées de la personne à contacter à Météo-France. Sinon la société RHEA commercialise aussi un produit qui s'appelle CALAMAR et qui est sensé faire à peu près la même chose, mais je ne sais pas comment ça marche ni si ça a été validé de façon objective (on peut se demander si les sociétés commerciales n'ont pas tendance à en rajouter un peu sur la fiabilité de leur produit par rapport à une démarche scientifique, mais je n'accuserai pas sans preuve)
  4. ok t'as raison j'étais surpris parce que je n'ai pas pensé que tu réagissais à un message aussi vieux.
  5. Je ne serai peut être aussi catégorique sans mesure des flux dans le cas présenté. Le flux de chaleur latente est en effet plus fort si l'air est sec, mais si le vent est trop faible il ne vaut pas grand chose quand même. En outre même avec un albédo de 0,8 le rayonnement solaire absorbé n'est pas si négligeable en mars !
  6. Non car quasiment tous les échanges énergétiques se produisent en surface. Plus profond il n'y a que de la conduction. La capacité à renvoyer le rayonnement comme tu dis c'est l'albédo (pour le rayonnement solaire) et ça ne dépend pratiquement que des types de grains en surface. Concernant l'émission dans l'infrarouge ça dépend uniquement de la température de la surface de la neige.
  7. Je connais les noms des instruments je ne vois pas pourquoi tu me parles de ça... L'infrarouge c'est l'infrarouge ça correspond à une gamme de longueurs d'onde.
  8. Non ! La neige fondante est à une température de 0°C. Dès que le bilan énergétique devient négatif, le regel est quasiment immédiat, il n'y a pas besoin de refroidir la neige pour qu'elle gèle puisque elle est déjà à 0°C ! L'inverse en revanche n'est pas vrai : sur une neige à -5°C, même avec un bilan énergétique positif la fonte n'est pas immédiate puisque l'excédent d'énergie est d'abord utilisé pour ramener la neige à 0°C avant que la fonte puisse commencer. Dans tous les cas le bilan diminue brutalement quand tu passes du soleil à l'ombre : deux cas sont possibles : - soit il est encore positif même en supprimant le rayonnement solaire direct auquel cas tu ne fais que ralentir la fonte - soit il devient négatif auquel cas le regel commence, et une fois que toute l'eau liquide a regelé, la température de la neige commence à descendre. Sur des manteaux neigeux saisonniers de montagne, l'épaisseur n'a aucune incidence sur le comportement en surface puisque il n'y a quasiment plus aucun échange entre le sol et la neige, et les couches profondes sont depuis longtemps stabilisées à 0°C. Sur la neige de printemps, les grains sont de type "grain rond" car l'eau liquide se répand tout autour du cristal de glace et lorsqu'elle regèle ça donne un grain assez gros, sphérique et transparent. Je voudrais que tu comprennes que la température de l'air est loin d'être l'unique cause de la fonte de la neige. Tu ne peux pas comparer avec les manteaux neigeux de plaine : l'énergie restituée par le sol y est très forte et de plus le rayonnement infra-rouge reçu est aussi plus fort (car la couche d'atmosphère est plus épaisse), donc le bilan d'énergie du manteau n'est pas comparable avec ce que tu trouves en montagne. Il n'y a pas de réponse à ta question parce que le bilan énergétique ne dépend pas que de la température. Si le ciel est nuageux et qu'il y a beaucoup de vent, avec des températures de 1 ou 2°C ça peut fondre même à l'ombre (car le rayonnement infra-rouge reçu et le flux de chaleur sensible seront forts). Si le ciel est clair et le vent nul, ça fond plus facilement au soleil (surtout au printemps !) mais par contre sur les pentes ombragées même avec des températures largement positives le bilan d'énergie reste négatif.
  9. Bon j'ai beau avoir déjà posté de nombreux messages sur ce sujet il y a encore des choses fondamentales que vous n'avez pas saisi : la température de l'air et la température de la surface de la neige n'ont rien à voir. Le fait que la neige fonde ou regèle n'est pas du tout uniquement lié à la température de l'air (c'est un facteur presque secondaire). La neige fond si sa température est de 0°C et qu'elle continue de recevoir plus d'énergie qu'elle n'en perd L'eau liquide présente à la surface du manteau regèle dès lors que le manteau neigeux pert plus d'énergie qu'il en reçoit. C'est donc très simple : dans ton cas tu as de la soupe au soleil parce que le bilan Rayonnement solaire absorbé + Rayonnement infra-rouge reçu + Rayonnement infra-rouge émis + Flux de chaleur sensible + Flux de chaleur latente est POSITIF (gain d'énergie pour le manteau). Lorsque tu passes à l'ombre tu supprimes instantanément le terme "rayonnement solaire absorbé", qui fin mars est très important dans le bilan, donc cela suffit pour que le bilan devienne négatif tout d'un coup. Le fait que la température de l'air soit de 10°C par exemple fait que le flux de chaleur sensible est positif. Mais CE N'EST PAS PARCE QUE LE FLUX DE CHALEUR SENSIBLE EST POSITIF QUE LE BILAN COMPLET EST POSITIF ! surtout si le vent est faible car l'échange turbulent entre l'air et la neige reste faible. N'oubliez pas que la neige à 0°C perd 315 W/m2 par rayonnement infra-rouge c'est énorme et largement supérieur au flux de chaleur sensible ! PS Jojo 82 : quand tu dis "12 à 15° sous abri cela me semble beaucoup pour avoir des températures négatives au sol à l'ombre" je bondis : on est bien d'accord que la température de la neige n'excède jamais 0°C...!
  10. Pour info, l'actuel PDG de Météo-France vient d'être nommé préfet de l'Alsace et du Bas-Rhin.
  11. Oui bien sûr les nuages réfléchissent une partie du rayonnement solaire mais n'oublie pas qu'ils émettent aussi eux-mêmes dans l'infra-rouge vers la Terre. Quoiqu'il en soit, quand on fait le bilan des différents termes, au final la présence de vapeur d'eau dans l'atmosphère est responsable d'un gain énergétique pour la surface de la Terre.
  12. Vérifie l'unité, tu dois être en radians au lieu d'être en degrés.
  13. Le transfert énergétique surface --> atmosphère se fait par ce dont tu parles (transferts de chaleur liés aux changements d'état). Le transfert énergétique atmosphère --> surface est radiatif par l'émission infra-rouge de l'atmosphère (en grande partie émise par la vapeur d'eau)
  14. La vapeur d'eau est en effet l'un des gaz à effet de serre naturel les plus puissants, car ce gaz émet un rayonnement infra-rouge fort, en parti reçu par la surface de la Terre. La présence de vapeur d'eau dans l'atmosphère est l'un des éléments essentiels permettant à la surface de la terre d'avoir sa température moyenne proche de 15°C. On peut noter un cycle de rétroaction positif lié à la vapeur d'eau dans l'évolution du climat : un réchauffement de l'atmosphère contribue à augmenter la quantité maximale de vapeur d'eau pouvant être contenue dans l'atmosphère, qui est une fonction croissante de la température. Les océans étant un réservoir d'humidité quasi infini, l'humidité en surface n'est pas un facteur limitant et donc si la quantité maximale possible augmentale, la quantité effective augmente aussi. (Le changement climatique s'effectue globalement à humidité relative constante donc la quantité de vapeur d'eau totale augmente). Du coup si la quantité de vapeur d'eau augmente, l'effet de serre propre aux gaz à effet de serre anthropiques est renforcé par l'effet de serre lié à cette augmentation de vapeur d'eau, d'où un réchauffement supplémentaire, etc. (boucle de rétroaction)
  15. Pour savoir si la tendance est significative il ne faut pas faire de test sur le r2, mais sur la pente. Météofun t'a en fait déjà répondu : tu dois faire un test de Student sur ton estimateur de la pente. Cela revient à déterminer le seuil de la pente estimée à partir de laquelle il y a une probabilité de 90% (par exemple) que l'hypothèse "la pente réelle est nulle" soit fausse. Tu trouveras les détails dans tout bon bouquin de stats sur la régression linéaire, notamment la formule de l'estimateur de la variance de l'estimateur de la pente. Le défaut de tout ça c'est que ça repose sur l'hypothèse très forte que les résidus sont gaussiens, indépendants et homoscédastiques (variance homogène), et en général c'est loin d'être le cas, en particulier sur les séries chronologiques.
  16. Le nombre de données assimilées ne fait qu'augmenter d'année en année. Ce sont les situations météo qui peuvent être plus ou moins propices à une dispersion des résultats à longue échéance.
  17. Ce message est effrayant : Ca n'est pas du tout un fait, c'est un mensonge. Ca ne montre rien du tout, c'est une illustration de la variabilité d'une année à l'autre. On ne raisonne pas sur un an en terme de variations climatiques, combien de fois faudra-t-il le répéter ? Suspectés par une poignée de chercheurs, dont les travaux sont contestés par l'ensemble du reste de la communauté scientifique. Il faudrait peut-être le préciser. A ma connaissance aucune publication scientifique n'a été acceptée à ce jour sur ce sujet, peut-être faut-il le préciser. [modéré]
  18. Les phénomènes de brise sont des processus qui sont bien compris et que l'on modélise relativement bien avec les modèles de méso-échelle. Ce que mm91 ne comprend pas c'est que la circulation de brise ce n'est pas juste un vent en un point tout seul qui réagit du tac au tac avec la variation de température. C'est toute une structure qui a une étendue horizontale et verticale. L'ensemble de la structure pivote sous l'effet de la force de Coriolis. Lorsque le gradient thermique devient nul le soir, l'alimentation de la circulation de brise est coupée mais bien sûr elle ne s'arrête pas instantanément, elle faiblit progressivement jusqu'à ce que la brise de terre vienne peu à peu la remplacer. L'orientation de la circulation ne varie pas non plus instantanément au gré des variations de vitesse de la brise comme le croit mm91. Une fois que la structure a pivoté elle ne revient pas en place toute seule juste parce que v et Fc diminue. Quand au fait de dire qu'il y a des brises de pente sur la côte charentaise, je me permettrais de juste en rigoler.
  19. Il n'y a pas des pentes près de toutes les cotes. Sur certaines parties du Languedoc ou sur la côte Atlantique, il n'y a pas de brise de pente, et pourtant une rotation est observée. Ton explication n'est pas généralisable. Et surtout ton affirmation comme quoi la force de Coriolis n'a rien à voir dans l'histoire est infondée. Pour quelle raison pourrais-tu négliger la force de Coriolis ? Peu importe l'origine du vent (synoptique, ou circulation de brise) une particule en mouvement est toujours soumise à une force de Coriolis. L'alternance brise de mer /brise de terre entre jour et nuit est due à une circulation qui se met en place pour chercher à corriger le déséquilibre thermique entre mer et terre (d'origine radiative). Ensuite, la rotation au sein de la journée (par ex entre 12h et 18h) est bien due à la force de Coriolis qui fait pivoter peu à peu la structure. Précision pour parapenteur : L'argument évoqué du ralentissement de la brise le soir ne remet pas en cause cela. Lorsque la brise faiblit, la force de Coriolis faiblit et donc la rotation faiblit. Mais la structure a déjà tourné pendant l'après-midi, il n'y a donc aucune raison qu'elle se remette perpendiculairement à la côte.
  20. Voilà la bonne écriture : Si u>=0 | | Si v>0 | Direction=[Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v<0 | Direction=[2*Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v=0 | Direction=270 ------------------------------------------------------------------ | Si u<0 | | Si v<0 | Direction=[Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v>0 | Direction=[Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v=0 | Direction=90 ------------------------------------------------------------------ Pense bien à écrire les deux cas où v=0 pour être sûr de ne pas faire de division par 0.
  21. En effet la formule que je t'ai donné décale tout de 180°. Désolé.
  22. Ca c'est sûr que ta formule ne marche pas ! Déjà la fonction Arcsinus est définie de [-1;1] vers [-Pi/2;Pi/2], donc logiquement ton calcul te donne des valeurs entre -90° et 90°, alors que toi tu veux entre 0° et 360° ! Tu es obligé de faire un algorithme qui sépare les 4 cadrants. Il y a plein de solutions pour l'écrire, en voici une : Si u>=0 | | Si v>0 | Direction=Arctan(u/v)*(180/Pi) | | Si v<0 | Direction=[Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v=0 | Direction=90 ------------------------------------------------------------------ | Si u<0 | | Si v<0 | Direction=[Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v>0 | Direction=[2*Pi+Arctan(u/v)]*(180/Pi) | | Si v=0 | Direction=270 ------------------------------------------------------------------
  23. Indirectement oui, parce que mieux on connait les variations passées, mieux on pourra chercher à les expliquer. Mais cette étude seule ne suffit pas à apporter des améliorations. Sur le reste d'accord avec toi. Toutefois, plus les modèles climatiques reproduiront fidèlement la variabilité du climat passé, plus on aura confiance dans les hypothèses de stationnarité des relations utilisées en prévision climatique. A des échelles de temps comparables, d'accord.
  24. Il s'agit d'une publication dans le cadre d'une thèse du LGGE à Grenoble. L'intérêt de cette étude est notamment la mise en place d'une méthodologie inédite en Amérique du Sud pour l'estimation des bilans de masse (photogramétrie aérienne), qui a été confrontée à des méthodes plus classiques comme les mesures d'ablation/accumulation, sur les glaciers surveillés. L'avantage de cette nouvelle méthode est qu'elle peut être appliquée sur des surfaces nettement plus grandes. Du coup il est devient possible d'estimer l'impact sur la ressource en eau dans la région de la Paz, ce qui n'est pas possible avec uniquement des mesures locales.
  25. Très intéressant. Toutefois, pour l'instant ça n'est pas pour améliorer leur fiabilité, c'est plutôt pour tester leur fiabilité. En effet ce projet permet de reconstituer les climats passés (avec une incertitude certes, mais toutes les méthodes en ont) sur la base de carottages des sédiments océaniques. Si les variations estimées par ces méthodes sont bien reproduites par un modèle climatique, on pourra donc le considérer comme fiable. Les variations non reproduites par le modèle indiqueront les défauts du modèle (et permettront même de quantifier sa marge d'erreur). En revanche en l'état ce projet ne permet pas d'en savoir davantage pour expliquer les processus responsables de la part de variabilité climatique non reproduite par les modèles, donc pour l'instant ça ne permet pas d'améliorer les simulations climatiques. C'est l'étape suivante, qui est évidemment beaucoup plus complexe.
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