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pinthotal

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  1. Non non ! Même par ciel clair et par temps froid le rayonnement atmosphérique n'est pas du tout négligeable la nuit ! Il est proche de 200 W/m2 (alors que le rayonnement émis par la Terre est de l'ordre de 300). L'énergie reçue par le soleil provient essentiellement de rayonnement dans les longueurs d'ondes visibles c'est la base quand même !
  2. C'est faux. Le rayonnement atmosphérique n'est absolument pas constant au cours d'une journée. Il dépend fortement de la nébulosité et des profils de température et d'humidité de l'atmosphère... qui ne sont pas constants non plus.Ca ne veut pas dire grand chose rayonnement "renvoyé" par l'atmosphère. Comme tous les corps les gaz de l'atmosphère absorbent le rayonnement qu'ils reçoivent (en provenance de la Terre et du soleil) et en réémettent. L'atmosphère émet dans l'infra-rouge dans des longueurs d'onde très différentes du spectre du rayonnement solaire. Tu mélanges tout. Les micro-ondes sont des ondes plus longues que l'infra-rouge ! Le soleil émet dans le visible et le proche infra-rouge comme l'a rappelé sirius, mais son spectre est quand même centré dans le visible, et en aucun cas dans les micro-ondes ! En tout cas ton graphe ne permet en aucun cas de faire la synthèse du bilan radiatif à la surface de la Terre.
  3. Ton explication est très approximative et présente une erreur importante : pendant la journée le sol se réchauffe parce qu'il reçoit l'énergie du rayonnement solaire : un rayonnement courtes longueurs d'ondes (c'est différent du rayonnement infra-rouge). Le rayonnement infra-rouge reçu par le sol provient essentiellement de l'atmosphère et pas du soleil. Ce rayonnement infra-rouge reçu n'est pas nul du tout la nuit (ton graphe est faux).
  4. J'ai pris 4°/m pour un gradient moyen au cours de la nuit plutôt proche de la surface (même si l'unité est du °/m je ne raisonne pas jusqu'à 1m du sol puisqu'on ne s'intéresse qu'au bilan de la surface). C'est un exemple pour sol déneigé, je ne dis pas que c'est tout le temps cette valeur qu'on observe, et je ne dis pas que non plus que c'est une moyenne réelle. C'est juste un exemple qui me semble plausible, pour sol déneigé, donc. Pour un sol enneigé le flux de conduction dans le sol n'a de toute façon quasiment plus aucune importance sur la température minimale puisque la surface de la neige est isolée du sol par l'air contenu dans la neige. Pour comparer le rôle des flux sur la tempé minimale tu ne peux pas raisonner avec le gradient maximum de la fin de nuit, il faut moyenner sur toute la nuit parce que la perte par infra-rouge se produit toute la nuit. Mais il est vrai que le flux de conduction varie au cours de la nuit puisqu'il est nul en début de nuit et maximal en fin de nuit. Maintenant réponse à ChP : Dans la formule que tu donnes la constante de temps augmente logiquement avec la profondeur e. Donc que la constante de temps soit de l'ordre de 6 jours pour une épaisseur de 50 cm pourquoi pas, même si ça dépend énormément des sols comme tu le dis. Mais quelque soit le type de sol il existe toujours une certaine profondeur pour laquelle la constante de temps est plutôt de l'ordre d'une demi-journée. Avec les valeurs que tu prends ça ferait à peu près 15 cm, ça me parait un peu faible mais sur certains sols pourquoi pas sachant que tous les paramètres sont très variables (chaleur spécifique, conductivité et densité). Donc il y a toujours une certaine tranche du sol qui contribue à déstocker la chaleur emmagasinée pendant la journée, et donc qui contribue à limiter la chute de température nocturne.
  5. Quand il y a de la neige ce n'est plus la surface du sol qui rayonne, c'est la surface de la neige.Sinon c'est évidemment sur le bilan infra rouge net que j'ai fait mon explication : Par temps clair si le rayonnement infra rouge reçu est d'environ 200 W/m2, et que le rayonnement infra rouge émis est de 315 W/m2 (ce qui correspond à une température de surface de 0°C) cela fait une perte pour la surface de 115 W/m2. Avec une différence d'émissivité de 5% cela fait environ 6 W/m2 d'écart, ce qui est important car cela dure toute la nuit. C'est d'un ordre de grandeur comparable au flux de conduction.
  6. Attention tu confonds, là tu parles de gradient pour des échelles verticales importantes, mais près de la surface, disons dans le premier mètre du sol, la température du sol est fortement influencée par les interactions avec l'atmosphère. Du coup il se crée un gradient de température transitoire qui évolue au fil de la journée. Pour une journée dégagée typique, la température de la surface est plus chaude que la température à -30 ou -50 cm pendant la journée, alors qu'au contraire la nuit la surface est plus froide que le sol à -30 ou -50 cm. Il y a donc un flux de conduction sensible dirigé vers la surface la nuit, et dirigé vers le bas le jour. Le cycle diurne de température s'atténue et se retarde peu à peu avec la profondeur, pour complètement disparaitre au bout de quelques mètres. Le flux géothermique dont tu parles de 0.08 W/m2 représente donc l'énergie fournie par les couches profondes de la croute terrestre vers la surface. C'est un flux qu'on peut mesurer quand on est suffisamment profond pour s'affranchir des effets de l'atmosphère, ou bien si l'on prend les températures près de la surface moyennées sur l'année pour annuler les flux de conduction transitoires. Mais pour ce qui concerne la surface du sol à l'échelle d'une nuit, le flux géothermique est complètement négligeable, et c'est le flux de conduction qui permet de déstocker la chaleur emmagasinée pendant la journée qui a de l'importance.
  7. L'idée c'est que le bilan énergétique de la surface de la neige est nettement plus déficitaire que celui du sol déneigé. J'ai fait un raccourci, car comme tu le dis le fait que la neige (surtout la neige fraiche) soit un bon isolant thermique en raison de l'air qu'elle contient, contribue aussi à augmenter le déficit énergétique de la surface.Toutefois, on peut faire une petite comparaison : - La neige se comporte quasiment comme un corps noir dans l'infra-rouge. Son émissivité est très proche de 1. Pour les sols naturels, l'émissivité est en général voisine de 0.95. La différence peut paraître faible mais ça peut représenter quand même une différence de 5 à 10 W/m2 et pendant toute la nuit. - Pour un sol dont la conductivité serait de 1.5 W/mK ce qui est à peu près raisonnable même si c'est très variable, et qui aurait un gradient thermique de +4 degrés/mètre ce qui est déjà pas mal pour une moyenne sur la nuit, ça donne un flux de conduction de l'ordre de 6 W/m2. Donc tu vois que la faible différence d'émissivité est en fait responsable d'un déficit énergétique d'un ordre de grandeur assez équivalent à celui lié à l'isolation par le manteau neigeux de la chaleur du sol.
  8. Il y a une tempête de Sud prévue pour cette nuit et demain matin, et un fort vent de sud ou sud-ouest tout le week-end et les jours suivants. Ca c'est très mauvais pour le manteau neigeux jusqu'à assez haute altitude et sur de nombreux versants.
  9. La rosée se forme lorsque l'air est humide mais non saturé en vapeur d'eau, et que la surface du sol est plus froide que l'air, d'où une saturation (et par suite une condensation) au niveau de la surface. On peut donc dire que plus l'air est humide, plus la surface est froide, et plus le vent est faible, plus il y a des chances d'avoir une rosée importante. En revanche, chiffrer la quantité de rosée me paraît impossible sans avoir recours à un modèle numérique de type SVAT (transferts sol-végétation-atmosphère) qui fait le bilan d'énergie à pas de temps fin de la surface, (et d'ailleurs ces modèles ne peuvent l'estimer précisément que si les données météo de forçage et les paramètres de sol et de végétation sont tous connus avec une bonne précision, ce qui est rarement le cas...).
  10. La réponse que je t'ai donnée correspond à un cas idéal par ciel clair et par vent nul (aucune advection). Je répète :La température de l'air répond très rapidement aux variations de température de la surface du sol qui sont dictées par l'évolution de son bilan d'énergie. La nuit : rayonnement solaire = 0, infra-rouge net = infra-rouge reçu de l'atmosphère - infra-rouge émis par la surface < 0 bilan radiatif négatif --> refroidissement au lever du soleil ou juste avant rayonnement solaire devient > 0 un peu après le lever du soleil rayonnement solaire - infrarouge net devient > 0 --> réchauffement d'où le mini de température peu après le lever du soleil. Ceci peut être modulé par : * des phénomènes limitant le refroidissement : - une couverture nuageuse importante ou une humidité de l'air plus forte augmentent nettement l'infra-rouge reçu de l'atmosphère : le refroidissement est moindre. - un vent sensible favorise des échanges turbulents entre la surface et l'atmosphère, c'est généralement un gain énergétique pour la surface d'où un refroidissement moindre - la formation de rosée ou de gelée blanche limite le refroidissement de la surface, ce qui se produira si l'air est suffisamment humide (condensation : gain de chaleur latente) - une journée de la veille chaude ou une saison chaude limitent le refroidissement (remontée de chaleur par conduction depuis le sol profond) * des phénomènes augmentant le refroidissement : - à l'inverse un sol humide sous un air sec sera favorable à un refroidissement plus fort (évaporation à la surface : perte de chaleur latente) - la présence de neige au sol favorise un refroidissement plus fort car le rayonnement infra-rouge émis par la neige est plus fort que celui émis par un sol nu. Et évidemment l'advection d'air chaud ou froid peut aussi faire varier tout ça.
  11. Hauteurs de neige relevées aujourd'hui dans le Vercors (secteur de Lans-en-Vercors / Pic Saint Michel) : premières traces vers 1200 m environ 5 cm à 1400 m environ 20/25 cm à 1600 m environ 40/45 cm vers 1900 m Déjà un bon début !
  12. Il y a très peu d'inertie thermique. Par ciel clair la surface du sol (et par suite l'air situé juste au dessus) se refroidit toute la nuit parce que le rayonnement infra rouge émis par la surface est plus fort que celui qui est reçu de l'atmosphère. Donc la surface du sol perd de l'énergie tout au long de la nuit. Le refroidissement s'arrête dès lors que le rayonnement solaire devient suffisant pour combler ce déficit énergétique. Environ 50 W/m2 (de façon très moyenne et approximative) suffisent, cette valeur est atteinte par le rayonnement solaire global (direct+diffus) en général un petit peu après le lever du jour.
  13. Non non... CEP et ARPEGE ce sont deux modèles différents, tout le code est distinct. Mais ce sont en effet des chercheurs des différents services météorologiques nationaux européens (dont Météo France) qui développent le modèle du Centre Européen. Attention, ça ce sont les modèles que Météo France développent. Mais les prévisionnistes utilisent bien plus que cela puisque tout un panel de modèles étrangers est également disponible sur les stations de travail.Sinon le fait de dire que le CEP est le meilleur modèle du monde n'est pas seulement un point de vue subjectif de prévisionniste, tous les calculs de scores statistiques le prouvent (les calculs de scores les plus classiques concernent le calcul de différence entre les champs de pression ou de géopotentiel prévus pour différentes échéances et analysés). Sur ces critères il se distingue clairement en terme de performance avec les autres modèles notamment à plusieurs jours d'échéance. Il est néamoins toujours utile de le comparer avec d'autres modèles car il peut arriver dans certaines situations que tel ou tel modèle soit plus proche de la réalité à l'analyse, et que CEP ne fournisse pas la prévision la plus fiable (même si en général c'est le cas). Par ailleurs il reste un modèle global, sa résolution horizontale est de 25 km. Il reste donc très intéressant d'utiliser des modèles de plus petite échelle comme ALADIN ou AROME pour prévoir les phénomènes de plus petite échelle. Enfin je te corrige, ARPEGE tourne aussi 4 fois par jour.
  14. Attention avec ce genre de raccourcis... Déjà la formation d'un cyclone est plus complexe que ça. En plus de la remarque de grecale2b sur la profondeur des eaux chaudes, la force de Coriolis est beaucoup plus intense à nos latitudes que dans les zones habituelles de formation des cyclones, et il n'est pas du tout dit que des cyclones tropicaux avec la même structure puissent se former dans de telles conditions.Rappelons d'ailleurs que pour l'instant il n'a pas été établi clairement que le nombre de cyclones tropicaux pourrait augmenter avec le changement climatique, il ne faut pas aller plus vite que les conclusions.
  15. Je vois que tu as déjà répondu !De toute façon je n'ai pas compris la deuxième question, pour moi le flux géothermique c'est le flux reçu à la surface par conduction depuis les couches profondes en raison du gradient thermique dans la croute terrestre. Donc voilà il fait 0.08 W/m2 en moyenne, je ne vois pas quoi dire de plus !
  16. Tu n'as pas compris ce qu'était la modélisation climatique ça me parait clair... D'ailleurs tu n'as pas compris non plus sur quelles échelles de temps on travaille pour définir des variations climatiques. La variabilité d'une année sur l'autre ne dépend évidemment pas que des gaz à effets de serre, en revanche des grandes tendances à des échelles de 50 ou 100 ans sont dictées par le forçage radiatif. C'est très juste mais je n'ai jamais prétendu que le GIEC fournissait des preuves sur le changement à venir. Le GIEC fournit des prévisions qui donnent d'ailleurs des fourchettes assez larges, et il fournit aussi les éléments permettant de préciser les changements sur lesquels la communauté scientifique accorde le plus de confiance et ceux sur lesquels les doutes sont plus grands. Les tendances données par le GIEC ne sont pas à prendre comme des preuves, mais comme des prévisions de ce qui ce fait le mieux dans le domaine de la modélisation climatique aujourd'hui. Sur un forum comme infoclimat, on ne peut pas se permettre de remettre en cause l'intérêt d'un modèle numérique pour effectuer une prévision, même si personne n'a jamais prétendu qu'un modèle puisse représenter la vérité absolue. Faire ce genre d'accusations quand on a assisté une fois à une conférence sur le climat il y a 6 ans me semble tout à fait déplacé... Les modèles climatiques fonctionnent comme les modèles météorologiques à savoir qu'ils résolvent les équations de Navier-Stokes dans une atmosphère discrétisée. Ils sont couplés à des modèles physiques de circulation océanique et de surface et utilisent un schéma radiatif avec forçage variable (gaz à effet de serre), ainsi que pour certain des modèles de chimie atmosphérique. L'ensemble des connaissances actuelles des interactions climat/océan/surface y est donc intégré, on ne peut pas leur reprocher ça ! Ce qu'on peut leur reprocher c'est que toutes les interactions ne sont pas parfaitement connues et maîtrisées mais c'est en cherchant qu'on progresse, pas en se contentant de dénoncer bêtement des méthodes sans les comprendre. Je me répète mais lisez un rapport du GIEC avant d'affirmer tout cela. Les modèles prévoient des changements significatifs, différents entre les régions. Il est vrai que c'est complexe, mais tout est complexe en science : l'ADN c'est complexe et on a inventé la trithérapie, l'astronomie c'est complexe et on a pourtant découvert bon nombre d'exoplanètes. Pourquoi s'interdire de s'attaquer à la complexité du climat ? On l'étudie, on le comprend au mieux, et comme dans toutes les sciences on progresse. On progresse même très vite, même si comme dans toutes les sciences il reste des progrès à faire. Donc aucun modèle ne peut être certain de ce qu'il va se passer, d'accord, mais les modèles prévoient des choses, si. Je relève cette question qui intéressante. "Profiter" est un peu ambigu. Il est clair qu'on a deux problèmes à mener de front, et il se trouve que les réponses à l'un sont aussi plus ou moins les réponses à l'autre. En terme de gravité, difficile de dire lequel sera le plus grave. Peut-être en effet que la crise énergétique sera plus sévère que la crise climatique. Toutefois, le terme "profiter" me dérange car il pourrait sous-entendre que les prévisions sur le changement climatique seraient "truquées" pour satisfaire à d'autres intérêts. Il n'en est rien, les scientifiques ont fort heureusement encore suffisamment de liberté pour s'intéresser à la physique avant tout.
  17. Mon dieu ! C'est évidemment complètement faux. Règle n°1 on ne calcule pas une fonte ou un regel à partir de températures de l'air ! Il faut calculer un bilan énergétique à la surface de la glace. Ensuite, la formation de glace dépend très fortement des précipitations neigeuses qui y tombent. En outre, la fonte de la banquise est un boucle de rétroaction positive, sa fonte engendre un réchauffement global du système Terre-atmosphère qui à son tour accélère la fonte. On ne peut en aucun cas faire un raisonnement linéaire comme vous le faites. Donc non eric80 le calcul n'est pas théoriquement bon.
  18. Tiens vous revoilà... Le flux géothermique à la surface de la Terre est en moyenne de 0.08 W/m2. Le rayonnement solaire moyen incident à la surface de la Terre est de 342 W/m2 soit 4000 fois plus fort. Autant dire qu'il est négligeable dans le bilan énergétique de la surface, sauf dans des cas très particuliers d'activité géothermique intense (notamment Islande, Nouvelle-Zélande) où des effets très locaux sur le climat, à petite échelle, existent en raison d'un réchauffement de la surface.
  19. Votre réaction et notamment les posts que vous remerciez montrent que vous cherchez des réponses qui vont dans le sens de ce que vous avez envie d'entendre. Vous vous faites une idée préalable sur la question au lieu de vous documenter de façon neutre et objective. C'est regrettable. Si vous dites que vous n'avez pas les compétences pour répondre à mon message, alors vous ne devriez pas écrire un livre sur le climat. En tout cas avancer un argumentaire en disant que l'ensemble des phénomènes liés au climat sont incompris, ça n'est pas sérieux. Que l'humanité y survive, c'est en effet très probable, mais à quel prix ? Vous vous référez à la peste noire qui a décimé la moitié de l'Europe, certes on en sera probablement pas là, mais on ignore tout ou presque des conséquences humaines et sociétales qu'aura ce changement climatique dont la brutalité est sans précédent. Vous êtes persuadé que ça se passera bien, tant mieux, mais vous n'en avez pas la moindre preuve.
  20. Bon je ne m'énerve pas tout de suite car même si beaucoup de choses sont assez fausses dans votre message, vous avez au moins le mérite de reconnaître que vous n'êtes pas un spécialiste et que vous pouvez donc vous tromper. Reprenons donc les points un par un : Faux. Non les infos ne se contredisent pas toutes. La communauté "infoclimat" est très différente de la communauté scientifique. Les points de vue sceptiques sur le réchauffement climatique et son origine anthropique que l'on peut lire sur ce site et les références vers lesquelles ils renvoient représentent une fraction ultra-minoritaire des scientifiques. Le GIEC réalise des rapports permettant aux scientifiques du monde entier d'y contribuer. Les divergences de conclusions ne sont pas niées, elles sont mêmes soulignées pour caractériser les incertitudes, mais si vous lisez un rapport du GIEC (ce que je vous recommande vivement avant de rédiger votre livre) vous verrez qu'un grand nombre de points font l'objet d'un consensus de la part de la majorité des scientifiques (en particulier l'origine anthropique, l'influence du forçage des gaz à effet de serre sur le climat, la fourchette des tendances à long terme pour le XXIème siècle, l'identification des interactions et des boucles de rétroaction atmosphère/océan/surface/cryosphère). Néanmoins, le fait qu'il y ait des théories sceptiques n'est pas alarmant car le doûte est normal en science, il y en a toujours et il est nécessaire pour se poser les bonnes questions. Contrairement à ce que prétendent les partisans des thèses sceptiques, il n'y a pas de pression internationale sur les scientifiques. Ceux-ci exposent leurs conclusions en toute liberté. Le fait que la majorité des conclusions convergent permet d'augmenter la confiance en ces résultats. Bien sûr il n'y a pas de gage de certitude car tout travail scientifique repose sur des hypothèses et des simplifications du système réel. Ceci ne doit pas remettre en cause le bien-fondé de la science car on voit bien dans le monde actuel que les progrès accomplis sont indégnables dans tous les domaines, même si pourtant, à chaque étape, des hypothèses ont été posées. "réputés" ? Dans les médias ou dans le monde scientifique ? Tous les points de vue sceptiques sont classiquement pris d'assaut par les journalistes pour lesquels le débat est beaucoup plus intéressant à raconter que le concensus. La proportion de climatologues qui font cette affirmation est très faible, même si leur visibilité dans les médias est très forte. Là vous n'allez pas faire plaisir aux astrophysiciens ! On ne sait rien avant les années 60 ?! Sachez que l'observation de la Terre elle-même en dit déjà long sur le comportement du soleil depuis plusieurs milliers voire millions d'années. En outre, on sait que l'échelle de temps des variations solaires ayant une influence avérée sur la variabilité climatique sont d'ordres de grandeur largement supérieures aux variations observées au XXème siècle. Prévoir le climat du XXIème siècle n'est donc pas aussi soumis que vous le dites aux incertitudes concernant les variations solaires, même si certes, elles existent.Remarque : il y aura sûrement des commentaires sur ce point car nombre d'adhérents d'infoclimat adorent polémiquer sur ce sujet. Les courants marins qui sont de gigantesques échangeurs d'énergie et dont on connaît très mal le fonctionnement. Les océanologues apprécieront à leur tour la remarque... La circulation océanique générale est largement observée tant par bouées que par satellites. Son fonctionnement est bien compris et les modèles numériques d'océan sont aujourd'hui performants pour reproduire ces circulations dans les différents océans. Ce qui n'est pas toujours très bien compris ce sont les courants locaux de petite échelle mais dont l'influence sur le climat global est de fait beaucoup plus limitée. L'évolution des glaces des poles . L'observation de cette évolution est aujourd'hui abondante. Les rétroactions glace/climat sont fortement étudiées dans de nombreux pays. Les processus clés sont compris (moins il y a de glace de mer, plus le système absorbe de l'énergie solaire car l'albédo de l'océan est beaucoup plus fort que celui de l'océan, donc plus ça se réchauffe et moins il y a de glace de mer...), mais il est vrai que certaines rétroactions sont encore mal maîtrisées. Ainsi, les modèles climatiques simulent aujourd'hui une décroissance de la banquise qui est quasiment deux fois plus lente que sa décroissance réelle. C'est une limitation importante, qui alarme certains chercheurs qui craignent que l'emballement de la boucle de rétroaction soit plus fort que ce qui est attendu. Toutefois, rien ne prouve que le biais des modèles sera aussi fort dans les décennies à venir. C'est donc un point d'incertitude important qui justifie les travaux de nombreuses équipes dans ce domaine. L'effet de serre est un mécanisme extrêmement complexe que l'on connaît aussi très mal. C'est au contraire un des mécanismes les plus simples dans le système climatique. Un calcul enfantin permet de comprendre pourquoi grâce à son atmosphère la température moyenne à la surface de la Terre est d'environ 15°C. La Terre reçoit de l'énergie par rayonnement solaire et en perd par rayonnement infra-rouge. Il se crée ainsi un équilibre qui sans atmosphère aboutirait à une température de surface largement négative. En présence d'atmosphère et de gaz "à effet de serre" (notamment vapeur d'eau et C02), ces gaz absorbent une partie du rayonnement IR de la Terre et le réemettent vers la Terre. L'équilibre est donc modifié vers une température plus chaude. A cet effet de serre naturel est superposé un effet de serre anthropique provoqué par les émissions de gaz anthropiques (C02, CH4...) qui perturbe cet équilibre et tend vers un équilibre à une température plus élevée. Les évolutions de la concentration du C02 dans les siècles passés sont largement documentées, en revanche une grosse incertitude réside dans les émissions futures des différents gaz qui dépendent de nombreux facteurs (démographiques, politiques, etc). C'est une source d'incertitude majeure en prévision climatique. L'évolution du la nature et ses réactions aux activités des humains. La réponse de la végétation au changement climatique commence en effet à être étudiée. Elle a bien sûr un effet de rétroaction sur le climat. Ces points sont encore simulés assez grossièrement dans les modèles climatiques. La recherche se poursuit, et pour l'instant cette rétroaction constitue un point d'incertitude. En revanche l'ordre de grandeur de la variabilité climatique liée à la végétation est très largement en dessous d'autres processus clés comme le forçage radiatif ou l'interaction avec les océans L'évolution de l'activité humaine. Ca c'est sûr que c'est très incertain. C'est vrai qu'on ne peut pas prévoir les éruptions volcaniques plusieurs années à l'avance. C'est vrai aussi qu'une éruption peut jouer un rôle majeur sur le climat mondial à l'échelle d'une ou quelques années. Toutefois, il n'a jamais été établi qu'une éruption volcanique très intense puisse provoquer une rupture telle qu'elle puisse modifier durablement et irréversiblement le climat. Pour l'instant personne n'a donc apporté de démonstration permettant d'invalider les conclusions du GIEC à partir de cet argument. Là on sent que vous commencez à être à court d'arguments... car il s'agit de variations à une échelle temporelle qui n'a plus rien à voir avec des prévisions climatiques à l'échelle du siècle ! C'est complètement hors sujet. Je rejoins Damien49... comment croyez-vous qu'on est capable de prévoir aujourd'hui les tempêtes si on avait toujours pas compris comment se creuser une dépression ? La cyclogénèse est maintenant comprise, elle est devenue prévisible, et c'est d'ailleurs un processus absolument passionnant.Par ailleurs Marcel Leroux a cherché à se rendre célèbre par des théories volontairement provocantes... Ces paramètres sont liés entre eux, oui. Il est donc difficile de donner des prévisions à l'échelle du siècle mais pas impossible. En revanche la vérification de la validité des modèles climatiques est nécessaire : ceux-ci doivent être capables de reproduire les grandes caractéristiques de la variabilité passée, et ils doivent être construits sur des hypothèses physiques dont la stationnarité en climat modifié ne doit pas être mise en cause. Ces conditions sont souvent imparfaitement respectées et cela explique pourquoi les modèles climatiques ne sont pas tous en accord. La limite c'est qu'en effet certains processus peuvent être bien modélisés aujourd'hui et pas bien demain. Les tendances données par le GIEC prennent en compte la dispersion de l'ensemble des modèles climatiques : c'est pour cela qu'on donne toujours des fourchettes, des probabilités, etc. Quand le scientifique donne une conclusion, il est tenu de caractériser l'incertitude qui est associée à cette conclusion. Bien entendu, il n'est pas absurde de considérer que les modèles pourraient avoir tous un biais commun. C'est pour cela que comme je l'ai dit au début du message, on ne peut garantir de certitude dès lors qu'il s'agit d'une prévision. Dire que le GIEC prévoit un réchauffement global de 2 à 6°C, ce n'est pas dire que c'est absolument sûr que c'est ce qu'il va se réaliser, c'est dire que la communauté scientifique s'attend à un tel réchauffement et qu'elle accorde une bonne confiance à cette prévision. S'il est donc impossible d'affirmer avec certitude ce qu'il va se passer, il est possible en revanche de le prévoir et d'associer une bonne confiance en cette prévision. Saisissez-vous la nuance ? Là cette phrase est très démagogique ! La prévisibilité à un mois, ou à quelques années est en effet beaucoup plus faible que la prévisibilité à l'échelle de 50 ou 100 ans. Ca peut surprendre mais c'est une question d'échelles spatio-temporelles des processus mis en jeu, et de sensibilité aux conditions initiales. Ainsi, à l'échelle du mois ou même de l'année le climat français par exemple va être fortement lié à la position successive des centres d'actions (anticyclones, dépressions) autour de l'Europe. Ceci est très difficile à prévoir parce qu'une différence infime dans l'état initial peut conduire à des différences majeures dans l'évolution du système, et parce qu'on n'a pas pu prouver aujourd'hui qu'il existait une solution unique de "trajectoire" de l'atmosphère à partir de conditions initiales données. En revanche à l'échelle de 50 ou 100 ans, la variabilité climatique devient dirigée par la variabilité des forçages de très grande échelle (notamment le forçage radiatif et donc l'effet de serre), cette variabilité est plus facilement maîtrisable que la variabilité mensuelle ou annuelle, ce qui explique la prévisibilité plus grande à ces échelles, même si comme on l'a évoqué les sources d'incertitudes sont encore grandes. On peut globaliser en disant que la Terre s'est globalement réchauffée au cours du XXème siècle. Cette observation n'est niée par personne, pas même par les partisans des thèses sceptiques. On peut aussi affirmer que le réchauffement est beaucoup plus rapide au niveau des pôles. Concernant les changements attendus, ils sont en effet très différents d'une région à l'autre, mais sur ces points également les modèles climatiques sont souvent en accord, et la tendance générale est à une accélération du réchauffement.A mon avis la dernière phrase ne veut rien dire. La société a beaucoup plus changé que le climat... sur quels critères ?! c'est comme si je disais tiens ma petite soeur a beaucoup plus changé que le menu de ce restaurant ! Pour comparer deux changements, il faut avoir un critère commun ! A défaut de vous avoir fait changé d'avis j'espère au moins vous avoir appris des choses...
  21. Tu peux voir les prévisions des Services de Prévision des Crues et du SCHAPI sur le site vigicrues. Pour te faire toi même une idée du risque le mieux est de confronter les précipitations prévues avec les humidités du sol. Sur le site de Météo-France tu peux trouver des cartes de l'indice d'humidité des sols comme celle-là http://france.meteofrance.com/content/2009/9/21087-43.jpg qui sont issues d'une simulation par le modèle SAFRAN-ISBA. Tu vois par exemple bien que les sols étaient particulièrement secs début octobre d'où la faible réaction des cours d'eau hier malgré les cumuls observés. Ces cartes d'humidité des sols sont mises à jour quotidiennement et mises à disposition des SPC, mais malheureusement elles ne sont mises à jour qu'une fois par mois sur le site internet. Bien entendu cette carte n'est donc plus du tout d'actualité aujourd'hui après l'épisode qui vient de se produire. Ce que tu peux faire également, c'est d'essayer d'estimer la surface concernée par des pluies intenses et de la comparer aux surfaces des différents bassins versants de la région. Si tu prévois des cumuls de 100 mm très locaux sur des surfaces de qq km2, les très petits cours d'eau peuvent réagir, mais il n'y aura aucune réaction sur les grands bassins. En revanche s'il tombe 80 mm sur plus de 10000 km2, là de très nombreux cours d'eau vont réagir. Pour la prévision des crues lentes, les SPC utilisent en général des modèles hydrologiques de propagation de l'onde de crue en rivière. Il n'y a pas à ma connaissance de modèles disponibles sur Internet mais tu peux regarder sur le site vigicrue les courbes de débits observés sur les parties amont des bassins, pour te faire une idée de ce qui peut être attendu à l'aval. En revanche pour la prévision des crues rapides (typiquement celles des Cévennes), il faut utiliser des modèles hydrologiques de type pluie-débit qui à partir des précipitations prévues simulent l'infiltration dans le sol, le ruissellement, etc, et au final les débits en rivière. Ces modèles hydrologiques sont encore peu utilisés en opérationnel, il n'y en a pas partout et beaucoup sont en phase de test. Donc évidemment encore moins de chances de trouver des sorties sur le net. Enfin pour les crues nivales au printemps, il est essentiel de prendre en compte le stock de neige encore disponible à la fonte en montagne et les surfaces concernées. Par exemple, sur un bassin versant comme l'Isère à Grenoble, s'il ne reste de la neige qu'au dessus de 2500 ou 3000 mètres, la contribution de la fonte au débit sera modérée, en revanche s'il reste encore de la neige jusqu'à 2000 mètres, une partie beaucoup plus importante de la surface du bassin va être concernée par la fonte ce qui gonflera significativement les débits.
  22. La principale différence par rapport à 2003 c'est que maintenant c'est un concours commun avec IGN et équipement, avec choix de l'école en fonction du classement au concours. Ce changement a aussi impliqué l'introduction des épreuves orales (largement décrites sur ce forum). L'objet des épreuves écrites de maths et de physique n'ont pas dû beaucoup changé.
  23. Pour démystifier un peu les réponses de max66 et te donner quand même un peu de courage, les ingénieurs météo issus de classes prépa ne sont pas des génies d'un niveau inaccessible ! En gros ils avaient plutôt des bonnes notes au lycée, ils ont travaillé en prépa et surtout ils ont eu beaucoup de chance au moment du concours car ça compte beaucoup ! Donc si tu es motivé tu dois tenter ta chance, mais il est en effet sage de viser aussi d'autres écoles car les places sont rares et on ne peut pas tout miser sur un coup de chance. Le recrutement est partagé entre les filières MP, PC, PSI. Une année avec 4 places à l'ENM ils ont pris 1 MP 2 PC 1 PSI, une année avec 5 places 2 MP, 2 PC, 1 PSI. Donc tu vois il n'y a pas de problèmes à ce que tu ailles en PCSI mais dis toi bien qu'il te faudra de toute façon aussi un très bon niveau en maths si tu veux réussir. Par rapport au concours TSE, le choix de la filière n'a pas beaucoup d'importance, donc choisis plutôt en fonction des autres options que tu peux envisager pour la suite. Par ailleurs, sache que si tu réussis au concours TSE et que tu vises un poste d'ingénieur, il n'est ensuite pas trop difficile de passer en interne de TSE à ingénieur. Enfin comme tu dis que tu aimes la chimie, sache que c'est une discipline très minoritaire en météo (il y a un peu de chimie atmosphérique mais la formation porte surtout sur la physique de l'atmosphère).
  24. Bien sûr que la vitesse de déplacement des structures nuageuses a été largement étudiée, ainsi que les vitesses de déplacement des gouttelettes au sein des nuages ! C'est juste que la question que tu poses est ouverte à deux interprétations : considères-tu la vitesse d'une goutte d'eau nuageuse ou la vitesse du nuage dans son ensemble, avec toute l'ambiguité posée par la notion du nuage : est-ce l'ensemble d'une supercellule ou juste un petit morceau de Cb ? est-ce une couche de cirrus de un million de km2 ou juste le filament qui fait une virgule que je vois là...
  25. Détrompe toi les mythes ont la vie dure, surtout auprès des locaux ! Aucun lien physique n'ayant été établi, tu ne trouveras aucune étude publiée sur le sujet, même de corrélation. Les effets locaux sur le vent en bord de mer sont d'une part thermiques : les effets de brise qui sont bien compris depuis longtemps et qui n'ont rien à voir avec la marée, et d'autre part mécaniques par accélération ou ralentissement locaux liés aux contours des côtes (caps, baies, falaises côtières, etc).
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