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Peaksoul

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Tout ce qui a été posté par Peaksoul

  1. Salut ! Ça fait 4 ans que je développe tranquillement Infos Météo, un petit compte Twitter, devenu blog, devenu petit site, et espérant maintenant devenir magazine en ligne. Vous m'avez peut-être déjà croisé quelques fois dans des articles plus ou moins hasardeux, des interviews inattendues, et des visuels plus ou moins réussis : beaucoup de choses ont été essayées jusqu'à présent, avec son lot de développements fructueux et son lot de flops (bien cachés dans les archives :D). Aujourd'hui le projet me semble suffisamment mature pour passer à la vitesse supérieure. Nicolas m'a rejoint en septembre pour participer notamment à la publication des prévisions, et ça a été très positif pour le projet : on travaille bien ensemble, ça se voit nettement dans les stats, et c'est surtout super motivant pour faire encore plus ! On cherche donc de nouvelles personnes motivées pour participer aux différentes missions de cette année. > Jeter un oeil à Infos Météo < Infos Météo s'est organisé progressivement sur une structure de magazine météo. Plutôt que de proposer des outils techniques ou des expertises, on produit des articles ou autres contenus d'information. On s'ouvre ainsi à des approches plus larges de la météo, qu'elles soient scientifiques, politiques, culturelles ou autres. En somme on essaye de se rapprocher plutôt des pratiques du journalisme, en restant indépendant des principaux acteurs de la météorologie. Pour autant, on garde aussi une mission de médiation des savoirs météorologiques, de sorte que les informations conviennent à la fois à un grand public et aux amateurs de météo plus technique. En somme, il s'agit de réunir sur un même site à la fois de la vulgarisation et de la formation, de l'analyse technique, et du journalisme scientifique. Concrètement, on cherche pour cette année à se développer sur 4 axes : les prévisions, les suivis en direct, les tutoriels de formation, et le journalisme. Pour les prévisions, il faut être capable de comprendre les sorties de modèles disponibles en ligne, de les comparer, et d’en tirer les tendances générales de l’évolution de l’atmosphère. Il faut aussi être capable de critiquer les modèles et de soulever les particularités des modélisations (par exemple, des situations originales, peu fiables ou au contraire étonnamment fiables). Et le top, c’est aussi d’avoir un regard critique sur sa propre prévision, ainsi que celle des autres. Pour les suivis, il faut avoir un fort esprit de synthèse pour expliquer rapidement les enjeux majeurs et les points forts d’une évolution météorologique en temps réel. Il faut comprendre les outils en ligne d’observations météorologiques, notamment les radars de précipitations, les cartes de mesures, et les images satellites. Pour utiliser notre système de suivi des orages, il faut aussi être prêt à utiliser Adobe Illustrator (mais c'est toujours ouvert aux développements !). Pour la formation, il faut surtout être capable d’expliquer clairement, pas à pas, tout en prenant son temps. Il faut évidemment, pour ça, savoir clairement ce que l’on veut expliquer ! C’est peut-être simple mais très important : c’est-à-dire qu’il faut savoir à quel public on s’adresse et quels sont ses intérêts. Il s’agit surtout de proposer des tutoriels, ou une organisation des tutoriels, que ce soit pour des savoirs pratiques ou théoriques. Pour le journalisme, il faut surtout être curieux des implications de la météorologie dans la société, et vis-versa. Il s’agit de repérer des sujets intéressants qui témoignent d’une ou des cultures du temps, des sujets de société qu’elles soulèvent, des controverses sociales et/ou scientifiques qui peuvent éclater. Bref, c’est du journalisme scientifique ! Ce sont nos axes prioritaires, mais évidemment plein d'autres choses sont possibles ! Par exemple, un coup de main pour améliorer notre présence sur les réseaux sociaux serait bienvenue. Aussi, on commence à réfléchir à une migration sur serveur dédié, et donc une possible refonte du site qui exploiterait toutes les possibilités que ça ouvre : si vous êtes calés là-dessus ça pourrait nous aider à mettre en forme le projet ! Si ça vous intéresse, on explique tout un peu plus en détail sur cette page. Et si vous avez d'autres idées qui colleraient bien au projet, hésitez pas à venir en discuter :). Comme ça reste tout du bénévolat avec de l'huile de coudes de passionnés, l'objectif est aussi de se faire plaisir : on est assez open pour essayer des nouveaux trucs, c'est pas grave si ça plante ;p. Et puis sinon on peut aussi juste discuter de tout ça :o.
  2. Salut ! C'est juste cette semaine jusqu'à samedi, l'expo Cieux sous Tension sur la chasse aux orages de Basile Ducourneau, notamment dans la Tornado Alley : à Paris, galerie L'inattendue (de la Maison des Initiatives Etudiantes), 50 rue des Tournelles (Paris 3ème). Le vernissage a lieu aujourd'hui à 18h ; c'est un peu en dernière minute mais mieux vaut tard que jamais :') ! Pour cette année de disette orageuse sur Paris, jme dis que ça pourrait réchauffer quelques coeurs :p.
  3. Bon, c'était pas grand chose mais l'ambiance avec les bases nuageuses très basses à l'approche de la ligne orageuse et la lumière rasante était du plus bel effet ! Et puis surtout, j'ai eu l'improbable opportunité de suivre la formation d'un nuage-mur assez joli, au sud de Magnanville. C'était trop beau pour être vrai, j'ai décidé de sortir prendre une douche pour prendre la photo ! Sinon, c'est aussi bien tombé ; enfin rien d'exceptionnel mais les champs ont quand même complètement dégorger (j'imagine qu'ils peuvent plus absorber grand chose vu toute la flotte qui tombe depuis 1 mois). Y a du y avoir quelques inondations par endroit, les pompiers sont intervenus par-ci par-là après. Par contre, j'ai vu qu'1 seul coup de foudre dans tout ça. Et évidemment l'air est encore incroyablement humide. Décidément le temps est vraiment étrange cette année.
  4. Je suis dans le train de Mantes pour Paris, et Villennes-sur-Seine commence à être sérieusement touché ; faut dire que c'est un petit paradis de riches, vieilles et grosses maisons idylliquement posées sur les petits ilots de la Seine avec des barques habituellement au bout des jardins - qui se regroupent maintenant au hasard de leur dérive. Les routes aux abords entre Villennes et Poissy commencent à être inondées. A noter que les voies ferrées longent parfois les bords de la Seine et l'eau est parfois très proche, comme à Villennes mais aussi vers Mézières. Les bas-cotés de la voie ferrée y sont inondés. Et les petits cours d'eau qui se jettent dans la Seine à cet endroit sont aussi bien hauts. Le trafic des TER Paris-Normandie est très fortement perturbé, a priori à cause des intempéries. Je crois que l'interruption du trafic ne se joue plus à grand chose, d'autant plus que les orages à venir risquent de compliquer la situation, des crues soudaines pourraient se former facilement.
  5. Magali Reghezza, directrice du département de géographie à l'ENS, avance une estimation des dégâts dus aux crues de 30 milliards d'euros, sur la Tête Au Carré à France Inter. Ca me parait beaucoup mais en même temps, on parle tellement de Paris qu'on a pas trop idée de l'ampleur des dégâts sur les affluents de la Seine et sur le bassin du Cher qui connait aussi une crue très importante ... Bref si ça se confirme, c'est énorme.
  6. Sur le bulletin du bassin de la Seine de Vigicrues : http://www.vigicrues.gouv.fr/niveau2.php?CdEntVigiCru=7#IF5 Par ailleurs, le niveau a dépassé celui de 1982 ... en aval de Paris, à Suresnes. Est-ce que d'autres petits affluents majeurs pourraient entretenir une crue aussi en aval de Paris ? Je trouve ça assez surprenant. Mais jm'y connais moyen moyen en cruologie :'D.
  7. Joli spectacle ici aussi, des éclairs en veux-tu en voilà ! J'étais dans une position un peu délicate à Mantes : on récupérait toute la flotte avant de voir arriver le coeur des cellules, pas très pratique pour prendre des photos, mais j'imagine que les gens juste au sud des cellules ont du se régaler. Vu la forme du radar, il pourrait y avoir qqes fortes rafales prochainement là-dessous.
  8. Je suis vers le sud-ouest de Toulouse, je surveille de près ce qui s'est formé dans le sud-ouest du département (pour mon dernier jour de vacances, ça fait plaisir :3) ! Ca ressemble de plus en plus à une supercellule au radar, avec déviation du flux, presque-split, et des intensités remarquables. Manque de chance, de visu vers le sud, tout est bien gris, mais rien ne se démarque.
  9. Tout s'est merveilleusement goupillé pour moi cette semaine : 2 jours avant les orages, je récupérais un nouvel objectif, un filtre et un vélo, et les maigres espoirs de voir un orage passer vers l'ouest de l'Ile-de-France se sont concrétisés ; et pas qu'un peu ! Je m'attendais pas à grand chose, et pourtant, l'orage que j'ai vu passer dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 juin était superbement bien fichu ! Au milieu des champs, j'en revenais pas de voir se former ce qui après coup ressemble plus à un arcus bien agité, mais que je considérais plutôt comme un nuage-mur. J'ai suspecté une supercellule ; je sais qu'aux radars, ça donne pas vraiment envie, mais je pense qu'on serait plus d'un à se poser la question sur le moment vu la forme que ça prenait :'). Enfin, peu importe la structure que c'était, c'était une super chasse . Y a beaucoup de photos, j'en ai fais un petit récit ici : https://jionotz.wordpress.com/2015/06/13/feintes-orageuses-de-nuit-recit-en-images-des-orages-nocturnes-du-11-juin-2015-a-mantes-la-jolie/ Je vous dépose le meilleur ici ~ Orage vers le sud-ouest : Orage vers le sud-est :
  10. Bon, bah jvais faire des jaloux, mais sur Mantes, c'était un vrai spectacle, comme j'en ai pas vu depuis longtemps. J'avais d'abord la vue sur les cellules qui passaient à l'ouest, puis cet orage qui m'est arrivé droit dessus ... Il était magnifique ! Plein de clichés de ce que je pensais être un arcus avec une base bien déchiquetée de nuit avec des éclairs ; mais quand je regarde mes photos, j'hésite fortement à me dire qu'il s'agit d'un nuage-mur ; d'autant plus qu'à son arrivée, y a pas vraiment eu de rafales. Si c'est le cas, pourquoi pas une supercellule, la pluie était nettement détachée. En tout cas, la foudre était bien présente, foudroiement toutes les 10 secondes avec des impacts à 2 pas. J'ai pris quelques risques en quittant mon champ un peu tardivement, donc un petit coup d'adrénaline en plus :3.
  11. À la limite, une fois que des orages avaient fini par s'amorcer sur la région, dans le doute, autant laisser la vigilance pendant leur passage. Par contre, le commentaire de la vigilance m'a fait sourire :') : "Des orages violents finissent de traverser le Centre et l'Ile-de-France."
  12. Mantes vient de se faire arroser goulument pendant 30 minutes. Quelques rafales et des éclairs, mais c'est sûrement le cumul qui se démarque le plus dans les caractéristiques de ce petit orage /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> !
  13. Il faut bien faire attention à ce qui t'intéresse vraiment, et ne pas plonger tête la première dans ce qui t'apparaît au loin comme la solution la plus évidente. Tu as encore le temps avant de te jeter corps et âme dans un métier : je te conseillerais d'affiner ta passion plutôt que de faire un plan de carrière. Être passionné de météo, c'est très large ! Essaye de préciser ce qui te fascine vraiment avant de le prendre pour acquis. C'est quoi la météo pour toi ? Qu'est-ce qui te plais quand t'en fais ? Et d'ailleurs, est-ce que t'en fais ou est-ce que tu en regardes ? Est-ce que tu préfères observer le ciel, comprendre les nuages et l'atmosphère, ou est-ce que tu préfères suivre les cartes des modèles numériques, établir des prévisions et des incertitudes ? Ou encore, est-ce que tu t'intéresse aux phénomènes en tant que tel, ou aux sensations qu'ils provoquent ? Ou à la réaction de la société, aux façons de gérer les situations météorologiques particulières ? On peut imaginer plein d'autres questions dans ce genre. Profite de ta passion pour en apprendre plus sur ce qui t'intéresse, sur ce qui t'intrigue, et t'en apprendra sûrement plus qu'en te cloisonnant dans une discipline particulière. Il vaut mieux que tu laisse libre court à ton intérêt personnel avant de l'enfermer dans une simple catégorie professionnelle. Comme ça a été dit plusieurs fois, le métier d'ingénieur météo peut avoir de quoi décevoir à plus d'un titre quand on est passionné de météo. Il n'y a pas que la météorologie qui parle de la météo, très loin de là ! J'étais un peu pareil, passionné de météo depuis le collège, et considérant alors tout naturellement que je voulais devenir météorologiste, puisque j'aime la météo. Mais j'ai raté le concours d'entrée à l'ENM, et heureusement pour moi. Parce qu'entre temps, j'ai fais plein de choses à côté, et j'ai découvert des façons infinies de travailler sur la météo sans être météorologiste pour autant. D'abord, il y a tout ce qui relève de la photo, de la vidéo et de la création audiovisuelle qui peut être très intéressant. Les créations artistiques qui s'inspirent de la météo sont aussi très riches et méritent beaucoup d'intérêt. La gestion des risques et catastrophes est en plein coeur aussi des phénomènes météo, et dans ce cas les formations en géographie peuvent être plus pertinentes que celles en maths et physique. Aujourd'hui je suis en histoire et philosophie des sciences ; rien à voir a priori, et pourtant j'ai jamais autant intégré la météo dans mes études qu'auparavant. Là encore je découvre tout plein de domaines qui s'y intéressent : la météo dans différents langages et différentes civilisations, et son interprétation ; l'histoire de la météorologie, et comment elle s'est développée en tant que discipline scientifique autonome ; ou encore les considérations sur la météo au moyen âge, ce qu'on savait, ce qu'on interprétait et ce qu'on intégrait dans d'autres croyances ; ... Les sujets sont infinis en météo, ils vont beaucoup plus loin que la seule météorologie opérationnelle de prévision numérique du temps. Alors prend bien le temps de considérer ce qui t'intéresse véritablement /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">.
  14. À mon avis, les risques de neige et de pluies verglaçantes sont groupés à cause des difficultés à prévoir la distinction entre ces deux phénomènes. Dites-moi si je me trompe, mais la pluie verglaçante se forme lorsque de l'air un peu plus doux en altitude transforme les précipitations en pluie, alors que les températures sont proches de 0 en surface. A priori, plus un nuage s'avance vers l'air froid, plus la température de sa couche d'air doux baisse, et peut rapidement atteindre une valeur limite où les précipitations se forment alors en neige (collante, du coup). Donc, sur ces zones limites où la température en altitude autoriserait aussi bien de la pluie que de la neige, il parait pertinent de relier les deux phénomènes. C'est la seule explication possible que j'ai pu imaginer. Parce qu'ensuite, il y a d'autres formations possibles de verglas, comme le dépôt d'une couche d'eau sur les routes qui gèle la nuit ou des brouillards givrants, qui n'ont pas grand chose à voir avec des précipitations neigeuses. Déjà à propos de ces conditions, il est étrange de les réunir avec le risque de chutes de neige. Et concernant les risques à proprement parler, il me semble bien que leurs atteintes respectives aux activités sont assez nettement différentes. On ne conduit pas de la même façon sur 3cm de neige fondue que sur une route avec des plaques de verglas : si en effet, le risque final est bien de glisser et de perdre le contrôle du véhicule, on ne le prévient pas du tout de la même façon dans les deux cas. Et je ne parle même pas du risque de surpoids causé par la neige qui a encore moins de choses à voir avec le verglas. Associer neige et verglas n'a de sens que si l'on estime qu'il est encore trop délicat de bien prévoir distinctement les deux phénomènes ; ce qui m'a l'air d'être le cas actuellement (c'était peut-être pas le cas y a 10 ans). Enfin, l'enjeu de la communication vient seulement après s'être mis d'accord sur ce point. Si on estime être capable d'émettre des vigilances distinctes pour les deux phénomènes, alors il n'y a plus qu'à faire un pictogramme distinct pour chaque phénomène. Si l'on conserve les deux phénomènes en une vigilance, alors il me parait très important de bien expliciter la bivalence de cette vigilance, ce qui a priori n'est pas le cas avec le pictogramme actuel, qui mériterait donc d'être retravaillé. Quand bien même les vigilances sont toujours accompagnées de bulletins détaillés qui explicitent la nature et les caractéristiques de l'aléa prévu, le sens donné par la seule lecture des images ne doit pas être considéré à la légère, comme l'a très bien montré cette situation : en dépit de discours et d'explications, bon nombre de personnes retiennent ce que disent les images.
  15. Ce sujet est un petit trésor pour moi, vu que je m'intéresse précisément aux problématiques des rapports entre météo et médias. Du coup, j'ai fais une (petite) enquête pour comprendre comment, à partir de la première Conférence Scientifique Publique Mondiale sur la Météorologie, les médias arrivent à annoncerune apocalypse à cause du réchauffement climatique dans 30 ans, pour au final nourrir un climatoscepticisme qui retombe sur le dos du GIEC. Si vous avez un peu de temps devant vous ... http://infosmeteo.wordpress.com/2014/08/31/rechauffement-climatique-et-apocalypse-comment-les-medias-nont-pas-parle-de-la-wwosc/
  16. Concernant les vigilances, effectivement, c'est pas simple de prendre une décision qui assimile à la fois la probabilité et donc l'incertitude du phénomène, son intensité, son étendue, la vulnérabilité de la région concernée et ses spécificités en fonction de la saison, ses capacités de réponse, et les atteintes potentielles d'une vigilance sur d'autres activités. Communiquer sur un risque, c'est pas facile, alors communiquer sur un risque en intégrant les risques créés par la communication du risque elle-même, c'est un sacré casse-tête. Toutefois sur la dernière vigilance qui a touché le quart Sud-Ouest, le comportement de Météo-France a quand même été très étrange. D'abord une petite vigilance orange orages / pluie, mais avec un bulletin qui était très alarmiste comparé aux précédents (en parlant d'orages "très violents"). Puis, si je me trompe pas, il y a eu au moins 2 autres évolutions de la vigilance, pour finir sur une vigilance "hybride" entre orages, pluie et vent. C'est pas tant la vigilance qui était étrange, mais la façon dont elle a été traitée. Ça rompait avec toutes les habitudes ... En bref : on avait l'impression que MF paniquait. C'est une réaction compréhensible, vu la situation assez inhabituelle et le néant des modèles. Mais c'est peut-être ça qui a donné le sentiment, derrière, d'une alerte très importante et très sérieuse dans les médias. Du coup, qui est à blâmer : les modèles, Météo-France qui s'inquiète, les médias qui en font plus car MF semble s'inquiéter, ou les gens qui considèrent qu'on ne devrait plus se tromper ? Et quand les secteurs touristiques accusent Météo-France de possiblement nuire à leurs intérêts économiques, il suffit de leur rappeler que ce n'est pas dans son intérêt, qu'elle leur permet d'assurer leur sécurité en continu, et qu'ils sont aussi en partie responsables des mesures à prendre - ce qui n'est pas toujours le cas. (comme par exemple lors de l'inondation du Grand-Bornand.)
  17. Je m'attendais quand même pas à un truc incroyable à la base, mais j'ai quand même été déçu. Tout le côté morale américaine des films catastrophes et le même scénario depuis 40 ans, ça me fait déjà beaucoup rire, mais bon, je m'y attendais. Tout ça mis à part, et bah j'y trouve aucun plaisir. Honnêtement : j'ai pas vu d'orage !! C'est un peu exagéré, mais quand même, je crois qu'on a même pas 1 seul plan de convection o_o. Même avec le trailer qui se concentre sur les tornades, je me disais que quand même, en 1h30, ils auraient eu le temps de développer, et qu'il y a sûrement un bel orage derrière tout ça. Et bah nan, c'est le désert, hormis des tornades qui sortent de nulle-part et un petit nuage-mur, on n'a rien à se mettre sous la dent. En ce qui concerne les termes techniques, j'ai eu une lueur d'espoir quand ils sont arrivés ... Mais en fait ça passe tellement rapidement là-dessus qu'on comprend rien à ce qui se passe. Et de toute façon ces analyses sont strictement inutiles pour le reste du film. Bon, les incohérences scientifiques, je mets ça sur le dos du genre catastrophe, c'est amusant mais c'est pas dérangeant. Enfin c'est vrai que c'est marrant de voir Allison regarder 15 écrans qui montrent genre 4 fois une chaine météo et 10 fois la même image radar x). J'ai fais un article pour expliquer en détail le pourquoi du comment Twister reste toujours sans remplaçant à ce jour ; et une piste éventuelle d'un vrai film catastrophe d'orage, avec vraiment un orage dedans. http://infosmeteo.wordpress.com/2014/08/14/meteocult-black-storm-lorage-du-siecle/
  18. Mwahahahah j'ai ri à chaque mot ! Ça vaut presque l' "orage coincé dans un nuage" de l'année dernière : c'est un tout autre style de bourde, mais on atteint le même niveau x).
  19. La petite crasse de mi-journée devrait pas restreindre les orages sur l'ouest : ici à Mantes, on a un soleil assez généreux depuis quelques heures, la température dépasse les 25°C -> si y a rien, ce sera pas à cause de l'instabilité. La deuxième ligne de convergence qui se dessine, de l'Indre-et-Loire à la Seine-Maritime, est à surveiller : si elle se développe, elle peut donner des belles choses mais étouffer celle qui est déjà active sur les Pays-de-la-Loire. Par contre, si elle fait un truc un peu vaseux, elle peut en plus limiter l'énergie dispo pour la ligne arrière. Bref y a du suspens /emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> !!
  20. Ca fait un petit bout de temps maintenant que la cellule qui a traversé les Pyrénées-Atlantiques présente un beau pic de précipitations. Vu son intensité alors qu'on est en milieu de nuit, sa durée et son organisation avec la pointe de précipitations intenses décalée vers l'Est à l'écart du reste ... J'aurais quand même bien envie de dire que c'est une supercellule. Hormis la déviation du flux qui me semble pas bien présente, tout y est. En tout cas, ça doit bastonner dur là-dessous.
  21. La rigueur du vocabulaire du météorologiste n'est pas non plus applicable et "exigeable" pour le grand-public. Si la mini-tornade n'existe pas et est une aberration pour le météorologiste, le terme existe pourtant clairement, est répandu et fait sens pour beaucoup de gens. Il n'a pas d'intérêt pour la météorologie parce que le concept qu'il désigne ne s'inscrit pas dans les théories qu'elle a développé, mais apparemment, le terme semble généreusement convenir pour les médias. A défaut de connaitre les codes culturels de la météo, les médias se sont appropriés la mini-tornade, qui quand bien même n'ayant pas de définition météorologique "reconnue", peut trouver une ou plusieurs définitions. La mini-tornade définit grosso modo un événement de vent violent destructeur localisé et éphémère : peu importante le flou qui l'entoure, cette définition suffit aux médias, qui se contentent généralement de faire une liste de dégâts et conséquences, et qui est à mille lieux de faire une analyse de la dynamique atmosphérique. Crier haut et fort que les mini-tornades n'existent pas appartient à une vision fermée de la météorologie classique. Des milliers, des millions de personnes pourront dire que les mini-tornades existent et pourront même en donner une définition. Qui est alors mieux placé pour juger du bon terme à utiliser ? En ce qui concerne le vocabulaire de Keraunos, je suis complètement d'accord pour dire qu'il désigne des concepts plus flous, des phénomènes plus larges, plus vagues. Ce n'est pas ce qui les rend pourtant moins légitimes : cette incertitude qui entoure les concepts désignés caractérise justement leur discours. S'ils préfèrent parler de "phénomènes tourbillonnaires" plutôt que de tornades, c'est bien parce qu'ils voient une différence de sens, et que l'un correspond mieux que l'autre. La météorologie ne fait pas exception à l'évolution du langage, à la modification des mots et des sens qu'ils désignent. De la découverte des "bourrasques" jusqu'à ce qu'on appelle maintenant des "dépressions", des prédications aux prédictions puis prévisions, de l'incroyable ambigüité qu'il peut y avoir entre cyclones, dépressions, tempêtes, typhons et ouragans et qui révèle les différentes visions de mêmes choses, les exemples de variabilité du vocabulaire ne manquent pas !
  22. Décidément ce sujet me fait réfléchir et m'inspire, j'ai donc suivi la discussion avec intérêt. L'événement fait ressortir plein de sujets plus ou moins connectés, parfois épineux, mais passionnants. Ma première réaction a été face aux articles de presse qui ont circulé hier. S'ils s'amusent tous volontiers du paradoxe annoncée d'une météo anglaise pour les bulletins français, ils soulignent la colère (évidente) des syndicats, mais aussi le risque ... de dégradation de la qualité des bulletins météo. Ça tombe merveilleusement bien, je réfléchis sur le sujet des bulletins météo depuis des années maintenant : l'occasion était trop belle, et j'ai pu expliquer dans un article à quel point cette crainte me semblait dérisoire tant les bulletins télé me paraissent obsolètes et cristallisés dans leurs formats des premiers jours ; si cet angle vous intéresse je vous invite à lire ça. Mais un autre truc m'avait un peu fait tiquer à la lecture de ces articles : l'intervention de la direction qui cherche à dédramatiser la situation, en expliquant que de toute façon, ce n'est pas son activité principale, c'est pas sa priorité, ... Grosso modo, ils s'en foutent un peu en fait. Cette déclaration va dans le sens de ce qu'expliquait aircraft : Ce que je crains, c'est que MF soit vraiment, finalement, dans un je-men-foutisme total du public, considérant que eux, ce sont les vrais scientifiques, les météorologistes purs et durs, et que par conséquent leur activité doit se cantonner à ça. Le reste, c'est de la déco, de la fioriture. Météo-France apparait toujours, à mon avis, comme une boite obscure, fermée, qui s'acharne dans son activité sans vraiment en parler. Quand bien même ils aient des observations de pointe et des prévisions assurées d'une expertise exceptionnelle, qui le sait ? Qui sait en juger ? Surement pas les grands médias, dont on souligne régulièrement ici leurs exploits d'incompétence en météorologie. Encore moins le grand public, qui sait à peine ce qu'est Météo-France et ce qu'ils y font. Bref, chaque jour, l'écart se creuse entre les météorologistes français et les citoyens : on n'a jamais été aussi proche de la vision de la science dans sa tour d'ivoire, surplombant en reine le petit-peuple ignorant de la basse cité. Le désintérêt flagrant de MF pour la communication est peut-être en partie responsable d'une culture française de la météo déplorable ; et cet abandon de France Télévisions en serait en quelque sorte un retour de bâton. A quoi bon acheter des données de meilleure qualité plus chères, quand la seule exploitation qui en est faite est annoncer "chaud, froid, beau ou pas beau sur tel ou tel secteur" ? C'est en tout cas, à mon avis, un signe de plus du clivage entre ce que produit la météorologie, et ce qu'en tire la société civile. La question qui vient alors, c'est de savoir à quel niveau doit s'impliquer Météo-France dans la communication. Est-ce qu'elle doit véritablement se contenter de ses activités "purement scientifiques" et déléguer toute la communication à d'autres acteurs, ou alors prendre elle-même en charge la communication de ses produits ? Pour ma part, je suis assez admiratif du travail de com' qui est fait de l'autre côté de la Manche : MetOffice a une présence médiatique remarquable, à mille lieux de ce que peut être Météo-France. Et l'étranger n'est pas une exception : le CNES a par exemple aussi des stratégies de com' assez innovantes. Dans cette histoire, à qui la faute : Météo-France, trop fermée sur son activité scientifique ? France Télévisions, qui ne voit pas d'intérêt à avoir des données plus précises ? Le grand public, qui se désintéresse de la météorologie faute d'y comprendre quelque-chose ? En tout cas, aucun de ces acteurs ne semble vouloir désamorcer la situation. Chacun s'enfouit dans son coin. La science pour la science, les bulletins pour les bulletins, les citoyens pour les citoyens. Et bientôt, le retour des almanachs ?
  23. J'ai eu beau chercher en long, en large, en travers, j'ai même cherché en 4ème dimension, mais non, désespérément, je n'arrive pas à modifier ma signature. J'imagine que le fait d'avoir eu la curiosité d'essayer d'intégrer un player soundcloud y est pour quelque-chose. Enfin, si quelqu'un chargé de hauts-grands-pouvoirs peut supprimer ma signature pour que je puisse en retrouver un usage plus conventionnel, j'en serais tellement ravi que je pourrais presque lui offrir une jolie fleur :3. Désolé, et merci !
  24. Oui, ici à Mantes, on l'a vu passer de loin, c'était un orage tranquilou, avec des gros impacts de foudre quand même. Mais sinon, dès le début, la masse grisâtre floue au sud-est n'annonçait déjà pas franchement une activité incroyable ... C'était carrément plus rock'n'roll ce matin, c'est clair \o/ !
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