Yoann44

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Tout ce qui a été posté par Yoann44

  1. Oui et le dernier bulletin mensuel de Meteo France confirme les craintes pour une perpétuation, voire aggravation de la sécheresse pour début mai (en tout cas pour les secteurs non arrosés de manière suffisante la semaine prochaine, je pense notamment à la moité nord de la France sur un axe Bordeaux-Strasbourg, où on trouve d'ailleurs les régions déjà les plus touchées par la sécheresse météorologique, hydrologique et maintenant agricole... bientôt une sécheresse écologique ?... ). http://www.meteofrance.com/accueil/previsions-mensuelles Pour la semaine du lundi 01/05/2017 au dimanche 07/05/2017 : temps généralement sec et ensoleillé avec des températures sensiblement au dessus des normales saisonnières mais avec un risque d'évolution orageuse comme corollaire. Tendance des températures pour la période du lundi 08/05/2017 au dimanche 21/05/2017 : Les températures devraient rester globalement supérieures aux normales de saison. Dernière mise à jour le 22/04/2017, prochain bulletin prévu le 23/04/2017. Frederick Decker prévoit un mois de mai chaud mais orageux, qui pourrait compenser la période de sécheresse. J'espère que sa prévision s'avérera juste et encore, car comme il le mentionne lui-même des secteurs pourraient reste à l'écart des averses orageuses... http://www.lameteo.org/index.php/tendances-saisonnieres-mai-2017 Sur le modèle CFSv2, les précipitations sont vues excédentaires dans le sud de la France mais toujours sèches dans la moitié est de la France. Sur le grand-ouest on ne vas pas se plaindre il est même prévu un léger excédent pluviométrique, mais on est pas là pour faire du chauvinisme météorologique Sérieusement, j'espère sincèrement pour les secteurs sensibles une période de pluies notables en mai pour la nature autant que pour les agriculteurs... Cela commence en tout cas à jaser chez les agris sur le temps qu'il fait et sur les impacts sur leur trésorerie, et cela promet une période post-électorale agitée quelque soit le candidat... Quand aux arbres, ils n'ont malheureusement personne pour réclamer qu'on arrête de créer les conditions propres à accentuer les sécheresses (intérêts d'ailleurs souvent contradictoires avec les nécessités de l'agriculture intensive)...
  2. Article intéressant d'aujourd'hui de Ouest France sur le niveau de la Loire, plus bas qu'en 1976 mais pas aussi bas qu'en 1947. Je trouve que les personnes interviewés dans l'article sont quelques peu optimistes, attendant que le mois de Mai et de Juin soient pluvieux comme les années précédentes, mais au vu des prévisions saisonnières actuelles, cela ne risque pas d'être le cas (sauf en cas de fronts orageux particulièrement virulents et suffisamment étendus). En tout cas, la situation est à surveiller de près, mais en ces temps de période électorale, je doute que nombre de personnes soient au courant de ce qui se passe, des enjeux de cette potentielle sécheresse historique et de la nécessité d'économiser l'eau le plus possible en prévision...
  3. Merci Bernardt60, j'utilise tellement le forum que j'en oublie de visiter les outils d'infoclimat Apparemment selon ce tweet, le feu serait circonscrit, à voir l'évolution cet après-midi : Julien Lestage @j_lestage #incendie en #Gironde à Cissac: l'incendie est circonscrit. Mais de nombreux points chauds encore à surveiller. 900 hectares brûlés 08:42 - 21 Apr 2017 Tweet vu ici : http://www.sudouest.fr/2017/04/20/gironde-deux-violents-feux-de-foret-en-meme-temps-3382284-2964.php
  4. Des images de l'incendie qui ravage toujours les pinèdes ce matin : http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/21/les-images-impressionnantes-des-incendies-qui-ravagent-les-pined_a_22048875/ Les conditions seront en effet défavorables à nouveau dans la journée avec un bon vent d'est desséchant et une température de 21°c prévue cet après-midi. Quelqu'un aurait-il les taux actuels d'HR dans la région ? Je crains que d'autres feux surgissent dans la région bordelaise aujourd'hui... et ce week-end va aussi être sensible en Bretagne où les températures vont remonter tandis que le vent d'est sec sera toujours à l'oeuvre...
  5. Merci Vendautan pour cette excellente explication ! Par chez nous la sécheresse est plus qu'inquiétante (sud du 44), je n'ai jamais vu le ruisseau bordant la ferme familiale à un niveau aussi bas en cette saison depuis plusieurs années et la sécheresse de surface est particulièrement marqué (sol sablo-limoneux de plutôt faible profondeur : 30 à 40cm) . On plante et sème les légumes dans la poussière, heureusement qu'on a la plus grande source de la commune pour palier au pire des scénarios (mais même les étangs où parvient la source commencent à baisser, ce qui des dires de mon père est très rare en cette saison). Le plus inquiétant ce sont pour les céréaliers des environs qui sèment leur blé de printemps dans la poussière, tandis que le blé d'hiver ne pousse plus depuis environ 2-3 semaines... alors qu'il va bientôt arriver à l'épiaison et que l'eau va être crucial pour faire un grain de qualité, à défaut de paille et d'un bon diamètre de grain...L'année 2016 avait déjà été difficile pour nombre de céréaliers et d'éleveurs, avec des prix sur le marché qui étaient de plus bien trop bas (récolte mondiale de blé excédentaire par rapport à la demande). L'année 2017 s'annonce une nouvelle fois difficile, que ce soit également avec un printemps pourri qui sauverait la situation hydrique mais qui apporterait son lot de maladies et de faible productivité. En maraîchage, là où je m'y connais le mieux, en étant mon métier, je crains fortement pour les collègues qui ont n'ont pas ajusté leurs retenues d'eau en fonction d'un scénario extrême de sécheresse (c'était déjà le cas l'année dernière à la fin de l'été avec une collègue qui s'est retrouvé avec son étang collinaire à sec). Par contre, si nous avons des pluies faibles mais assez régulières cela pourrait sauver la situation (la majorité des légumes ayant des racines superficielles, l'appoint pouvant alors être effectué par irrigation). Les maraîchers bretons ne sont en tout cas pas du tout réjoui de la situation actuelle, eux qui doivent compter avec des restrictions réglementaires en amont sur l'irrigation (forages limités, retenues d'eau, mais restrictions qui se comprennent du fait que le sous-sol breton est composé seulement de nappes phréatiques superficielles et très sensible aux sécheresses annuelles, contrairement aux nappes phréatiques profondes sensibles à des périodes de sécheresse plus marquées et/ou plus longues). http://www.letelegramme.fr/economie/cultures-la-bretagne-au-regime-sec-20-04-2017-11481986.php Je ne sais pas comment cela va finir mais dans tout les cas le secteur agricole va encore bien souffrir cette année et cela ne va faire qu'augmenter la détresse profonde de pas mal d'agris. Lire à ce propos cet excellent article : http://www.humanite.fr/certaines-regions-pourraient-manquer-deau-cet-ete-635054 Après leurs pratiques sont clairement à revoir, la france étant ainsi dans le trio de tête européen des besoins en irrigation pour les cultures, les sols se dégradent de plus en plus du fait des pratiques intensives altérant fortement la structuration, le complexe argilo-humique, le taux de matière organique et l'indispensable vie du sol. Le bocage a aussi été fortement arasé, les zones humides drainées et cultivées, etc... sans parler des traitements chimiques et engrais. Mais à ce jeu les designer comme coupable non. Ils ont été et le sont encore largement acteurs des pratiques rendant plus fragile les agro-systèmes aux aléas climatiques et au réchauffement climatique, ainsi que de la dégradation des écosystèmes et de leur fragilité accrue à ces aléas, mais connaissant bien le secteur agricole, la pression des lobbys, d'un syndicat bien connu , de la majorité des chambres d'agricultures et des politiques de l'état français poussent toujours les agriculteurs dans cette direction. Et pour la plupart aujourd'hui, il est impossible de faire machine arrière, à moins d'un fort soutien de la part des collectivités (certaines exploitations dont je connais les agris et qui seraient dans l'idée prêt à changer de système ne peuvent pas : emprunts de plusieurs dizaines à centaines de milliers d'euros, structures adaptés à l'élevage industriel qu'ils faudrait entièrement revoir, etc... or pour changer de système, pour passer en bio extensif par exemple, il faut pas mal de capitaux surtout quand on est allé loin dans le productivisme... quand je vois que la FNSEA parlait de renforcer le soutien à l'export et d'industrialiser encore plus l'agriculture pour pallier à la crise... argh ! ) Mais ce qui m'inquiète autant et dont on parle peu c'est de ce que ces aléas climatiques de plus en plus prononcés vont impacter fortement la nature... Dans le secteur du grand ouest, les chênes pédonculés commencent déjà à disparaître du fait des périodes de sécheresses estivales de plus en plus marquées à cause du RC, les rendant d'ailleurs plus sensibles aux maladies et au parasitisme (or il sont majoritaires dans nombre de haies) et je crains également pour les chênes sessiles dans les décennies à venir. Les végétaux, notamment les arbres ont une capacité incroyable à résister aux stress, mais leur résilience a aussi ses limites. Et malheureusement le jour où cette résilience s'effondrera, cela se fera brutalement et nous n'aurons plus que les yeux pour pleurer... (quand je pense qu'il y en a encore sur IC qui ne croient pas au RC ! Il suffit d'observer la nature sur le long terme pour voir les changements déjà en cours, et tout simplement de se fier aux milliers de scientifiques qui passent leur vie à étudier le réchauffement climatique et ses conséquences... mais bon cela doit encore être un complot ...) Je ne crois en tout cas pas que l'on pourra remplacer un bocage, et tout un écosystème avec, en aussi peu de temps, et je doute de la capacité de la nature à s'adapter à des changements aussi brutaux de conditions climatiques. Lire à ce propos aussi un article où j'ai compilé quelques recherches scientifiques récentes qui mentionnent que les arbres ne nous sauverons pas du RC du fait d'une sensibilité plus importante que prévue aux conséquences du réchauffement climatique : https://docuclimat.com/2017/04/19/les-arbres-et-forets-ne-nous-sauverons-pas-du-rechauffement-climatique/ Malgré tout, on commence déjà à planter chênes verts, argousiers et autres espèces méditerranéennes sur la ferme familiale pour ne pas se retrouver avec une nature vide et broussailleuse dans le futur, mais qui anticipe réellement cela?... Yoann http://docuclimat.com/
  6. Il suffit de taper cela : "sécheresse" dans google actualités et de trier par date pour s'apercevoir que la situation s'aggrave de jour en jour, nombre de médias régionaux relaient l'inquiétude sur la sécheresse, notamment de la part des éleveurs et céréaliers, et certains médias s'aventurent même à comparer la situation avec 76 (et c'est loin d'être abusé pour une fois , d'autant plus qu'en 76 il n'y avait pas autant de besoins en eau, bien plus de zones humides, de terres à de bien meilleurs bons taux de matière organique et bien structurés, et une situation hydrologique et des nappes phréatiques loin d'être aussi préoccupante, il s'agissait avant tout d'une sécheresse de surface, alors oui comparer la sécheresse actuelle avec 76 est loin d'être abusé... si on rajoute à cela le réchauffement climatique qui nous donne plus de chances d'avoir des températures élevées ce printemps et cet été et donc une évaporation et une évapotranspiration plus accentué... il n'y a plus qu'à espérer un printemps pourri, catastrophique pour une deuxième année consécutive pour les agriculteurs, mais bien moins qu'une sécheresse centennale...qui aurait aussi des effets catastrophiques sur la nature et d'autres secteurs économiques ) : https://www.google.fr/search?rlz=1C1PRFG_enFR739FR739&q=S2CHERESSE&spell=1&sa=X&ved=0ahUKEwiY6LShvrLTAhUQb1AKHdLTACwQBQgiKAA#q=sécheresse&tbm=nws&tbs=sbd:1
  7. Je sens que cet article ne va pas plaire à certaines personnes et qu'on va me traiter de "réchaufiste" ... mais je reste sur mes positions et je propose dans l'article qui suit une argumentation pour l'appuyer. Je comprends qu'on puisse la réfuter et je pense aussi qu'il est important de s'appuyer sur les stats. Cependant quand on observe la manière dont le climat fonctionne en ce moment, je suis désolé mais il y a vraiment pour moi des questions à se poser en dehors des stats, qui je le rappel ne sont pas parfaites au vu des paramètres encore peu compris du système climatique lors de dépassement de seuils en interaction avec des boucles de rétroactions... Je sais Christian que tu sauras parfaitement me contredire et je n'ai pas les armes statistiques pour en discuter avec toi de manière sérieuse et scientifique, mais je reste sur l'impression (basée aussi des observations et études scientifiques) qu'il ne faut pas croire que le RCA suivra longtemps une tendance linéaire, ce qui se passe en ce moment est significatif et de nombreux scientifiques ou experts de la question en sont d'ailleurs plus qu'inquiets (cf les liens vers les blogs que référence mohyu : https://moyhu.blogspot.fr/ ) Mais bon j'apprécie énormément la qualité de tes interventions qui permettent de réfléchir à pas mal d'aspects sur la question et qui m'on d'ailleurs aidé à écrire l'article en question N'hésitez pas à m'en laisser vos impressions ici. Bonne lecture (je l'espère... ) : Amplification dangereuse du réchauffement climatique en cours ? Un début d’année 2017 exceptionnel et inquiétant… Yoann https://docuclimat.com/ P.S : j'ai fait une petite dédicace à la communauté IC à la fin
  8. La banquise Antarctique se met maintenant à jouer au yoyo, en se situant toujours en dessous du record de 1997... The latest value: 2,199,214 km2(February 18, 2017) https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S L'embâcle ne prend pas, les anomalies de températures parfois exceptionnelles relevées ces derniers temps dans certaines régions côtières du continent n'aidant pas à sa reprise saisonnière. Et ce ne sont pas les anomalies encore marquées prévues durant les 7 prochains jours qui vont aider à la reprise de l'extension de la banquise... Pendant ce temps là une grande partie de l'Antarctique Ouest, mais aussi des glaciers majeurs de l'Antarctique Est, se retrouvent directement exposés aux eaux océaniques et donc aux vagues issus de tempêtes, ainsi qu'à des masses d'air particulièrement "chaudes" (cf climate reanalyzer)... Ce n'est pas bon du tout pour les plateformes glaciaires, notamment l'immense barrière de glace de la Mer de Ross... Affaire à suivre, mais les conséquences se feront surement sentir durant le reste de l'année. De plus, un el nino, surtout majeur, est souvent suivi de l'arrivée de courants chauds profonds vers l'Antarctique Ouest, et cela malheureusement on ne peut le voir sur aucune carte, seuls les sous-marins téléguidés des scientifiques pourront en faire un état des lieux sous les plateformes glaciaires et glaciers de l'Antarctique... Or après celui de 2015-2016, nous pourrions bel et bien avoir un autre el nino en route pour la fin de l'année... J'ai bien peur que l'Antarctique n'ai connu qu'un bref (et relatif) répit durant les années 2000. La PDO et l'IPO, repassés en mode positif depuis peu, risquent bien d'accélérer radicalement la fonte et débâcle de la calotte polaire Antarctique ! Yoann https://docuclimat.com/
  9. Robbert Scribbler a publié un excellent article sur la saison exceptionnelle de pluie que subit actuellement la Californie et qui a fini par fragiliser pour la première fois depuis sa construction en 1968, le barrage d'Oroville : https://robertscribbler.com/2017/02/16/unprecedented-climate-extremes-one-year-after-record-drought-lake-oroville-is-spilling-over/ Après une période de sécheresse record de 2011 à 2016, la Californie subit une période de pluies record en cet hiver 2017... Malheureusement pour la Californie, la saison des pluies n'est pas encore terminée, les habitants de la vallée en aval du lac d'Oroville ont de quoi encore s'inquiéter, et une prochaine évacuation n'est pas écartée par les autorités. Le risque est considéré comme très faible d'une détérioration totale du barrage, mais pas nul non plus. Or ce barrage assure l'approvisionnement en eau potable de 50 millions d'habitants et est nécessaire pour subvenir à l'agriculture productive et exportatrice de la Californie... Nous n'avons pas fini d'observer les conséquences de plus en plus catastrophiques du réchauffement climatique... Une nouvelle "rivière" atmosphérique humide est d'ailleurs actuellement en train de toucher à nouveau la Californie : Source : http://tropic.ssec.wisc.edu/real-time/mtpw2/product.php?color_type=tpw_nrl_colors&prod=namer&timespan=24hrs&anim=anigf Yoann https://docuclimat.com/
  10. Johan Lorck a encore une fois réalisé un excellent article bilan d'anomalie de température mondiale mensuelle, cette fois-ci donc pour Janvier : https://global-climat.com/2017/02/16/tres-chaud-en-janvier-malgre-la-nina-annonce-la-nasa/ Ce graphique, tiré de l'article, résume à lui-seul la situation alarmante que nous vivons actuellement : Comme je le mentionnais dans le topic el nino, il se passe effectivement quelque chose d'inédit puisque nous sommes tout juste sortie d'une phase la nina, tandis que les anomalies elles nous la jouent comme si nous étions en phase el nino... Le plus flagrant en étant les réanalyses de NCEP pour la 1ère quinzaine de février : https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR et les anomalies exceptionnelles encore prévues pour les 7 jours à venir : http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom Février risque ainsi d'approcher les records de Décembre 2015 et d'Avril 2016... pourtant nous sommes déjà loin des conséquences de l'épisode el nino 2015-2016, et ce d'autant plus que nous avons connu une phase la nina cet hiver... Je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche quand même... Les modèles n'auraient-ils pas sous-estimé la capacité de l'océan (notamment l'océan Pacifique) à relarguer une partie de la chaleur excédentaire (dû au RC) stockée sous l'effet de cycles naturels, de même que d'autres effets amplificateurs positifs (dont il faut encore rappeler que les modèles climatiques sous-estiment ou n'intègrent tout simplement pas encore)... ? Désolé à celles et ceux qui pensent qu'on est juste en train de rattraper la fourchette haute des projections climatiques, mais si on sort du point statistique, observer de telles anomalies en période la nina, je ne sais pas mais moi cela me donne envie de réfléchir aussi en dehors des stats... Et je n'imagine même pas ce vers quoi l'on va si le nouvel épisode el nino à la fin de l'année est confirmée... Yoann http://docuclimat.wordpress.com/
  11. Les prévisions ont encore le temps de changer (un el nino est toujours difficile à prévoir tant que le printemps n'est pas passé), mais les différents modèles indiquent bel et bien qu'un el nino modéré à fort pourrait survenir à la fin de l'année 2017, exemple du modèle européen : Le dernier rapport hebdomadaire de la NOAA indique de même un risque de plus en plus élevé de le voir apparaître : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf Je ne vais pas commenter sur les raisons possibles de l'apparition d'un el nino, je commence à cerner petit à petit les mécanismes mais je ne me sens pas encore du tout prêt à expliquer tout cela (Treize Vents où es-tu ?! , c'est vrai d'ailleurs tu nous manques vachement par la qualité de tes interventions...) Ce qui est le plus fou c'est que nous sommes actuellement en sortie d'épisode la nina et les anomalies de températures mondiales ne veulent toujours pas redescendre... En ce mois de Janvier 2017, nous sommes toujours situé quasiment dans la même fourchette des anomalies atteintes en 2016... pire, elles ne redescendent pas, et elles se mettent même à bien remonter (Février 2017 est en passe d'égaler le record d'Avril 2016 et de Décembre 2015 (cf projections de climate reanalyzer : http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom et reanalyses NCEP de la 1ère quinzaine de Février su Mohyu : https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR) Alors du coup je me demande on est en épisode la nina qui joue sa grande timide ou les oscillations climatiques naturelles ne sont-elles pas en train d'être noyés par un RCA qui s'est bien caché dans les océans depuis quelque temps et qui a maintenant décidé de mener la danse ?... Sans rire, je me demandes vraiment ce qui se passe... et on s'avance surement sur le seul facteur de libération de la chaleur excédentaire retenue par les océans depuis le début des années 2000. Je commence à me demander si d'autres facteurs amplificateurs ne rentrent pas déjà en jeu... Il serait intéressant d'ailleurs de trouver des articles scientifiques (en anglais surement) à propos de cette "déconnexion" entre le certes timide épisode la nina que nous avons connue (mais la nina quand même) et ces anomalies qui ne veulent pas redescendre, voire remontent comme si on se trouvait en épisode el nino Et n'imaginons pas ce que cela sera si les prévisions d'un nouvel el nino (même modérée) pour la fin de l'année s'avèrent correctes, vu ce que l'on connait actuellement en sortie d'épisode la nina... Yoann http://docuclimat.wordpress.com/
  12. Mon lien n'a pas volonté à faire peur ! Si c'était mon but, dans ce cas j'aurais été publié dans le topic el nino les nouvelles estimations NCEP CFS.v2 Forecast du bulletin hebdomadaire de la NOAA : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf Il faut surtout replacer le record actuel dans le contexte de fragilisation accéléré des barrières de glace Antarctique depuis quelques années. Ne pas oublier non plus que la tendance à l'augmentation de la banquise (dû d'ailleurs en partie au réchauffement climatique, oui cela est contre-intuitif mais a été prouvé par mal de scientifiques) ne va pas durer et que le courant circumpolaire et le vortex polaire Antarctique ne pourront isoler longtemps le continent blanc du réchauffement atmosphérique et océanique mondial (notamment avec des années el nino importantes corrélées à une PDO et IPO positive, cycle dans lequel nous serions peut-être rentré...). Donc oui, 2017 pourrait n'être qu'un épiphénomène symbolique ou tout simplement le début d'une nouvelle tendance. On ne verra de toute manière cela qu'avec le recul Yoann
  13. Effectivement, à deux jours de décalage, les deux organismes sont aujourd'hui d'accord pour dire que le record de 1997 a été battu, et la période de débâcle n'est pas encore finie. Il reste potentiellement encore une à deux semaines de débâcle, je ne sais pas quelles vont en être les conséquences pour les plateformes glaciaires (notamment pour celles débouchant sur la Mer d'Amudsen et de Ross) mais cela ne risque pas d'aider à leur stabilité... Courants chauds et tempêtes peuvent bien plus facilement y faire des dégâts sans la protection de la banquise... Zack Labe a retweeté Kris Van Steenbergen ‏@KrVaSt 2 hil y a 2 heures Plus Antarctica has broken its sea ice record today: 2.246.000 km². The sea ice extent is still shrinking. 1997: 2.264.000 km². @Zlabe Larry Hamilton ‏@ichiloe 4 hil y a 4 heures Plus Antarctic sea ice extent has reached a new record low, still going down.
  14. Le problème c'est qu'ADS ne permet pas de visualiser les autres années (ou en tout cas je n'ai pas trouvé). Selon eux, en tout cas, le record de 97 a bien été battu par contre. Merci pour le graphique Higurashi, on voit d'ailleurs un plateau d'extent sur NSIDC qui ne se retrouve pas chez ADS, je me demande si cela ne se joue pas au niveau de la mesure de la concentration de glace (certains secteurs étant très faiblement concentrés en glace, or j'ai l'impression que NSIDC les prend en compte ) : N'hésites pas à me dire si je me trompe, ce qui doit surement être le cas J'ai encore beaucoup à en apprendre.
  15. ADS indique que l'extension de la banquise Antarctique continue à plonger et que le record précédent est de plus en plus dépassé... The latest value: 2,226,844 km2(February 12, 2017) https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S Higurashi, j'ai essayé de retrouver le graphique du NSIDC, mais je ne le trouve pas. Sais-tu où ils placent l'extent actuellement ? Je suis d'ailleurs curieux de savoir quelle est la différence dans les mesures satellites qui fait que les deux instituts affichent des extent aussi différents ? Merci d'avance à toi, Yoann
  16. Voilà, c'est fait, le record absolu de plus faible extension de la banquise Antarctique a été dépassé hier, le 10 Février 2017 ! Après un décrochage notable depuis 3 jours : The latest value: 2,255,361 km2(February 10, 2017) https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S Et l'été austral 2016-2017 risque bien d'exploser le record au vu des anomalies exceptionnelles prévue en Antarctique dans les prochains jours ! Grande crainte aussi pour la résistance des plateformes glaciaires... On va relever jusqu'à +10°C d'anomalies sur plusieurs jours sur une grande partie de L'Antarctique Est et au niveau de la barrière de Ross ! Le seul espoir est que l'anomalie froide en mer de Wedell suffise à permettre de reprendre l'embâcle en cette région cruciale de l'Antarctique Ouest : Yoann https://docuclimat.com/
  17. Franchement ce que je lis là est aberrant, "il faut s'y adapter", "on ne peut rien y faire" "on a déjà vu cela avec l'optimum médiéval", etc... Vous vous êtes au moins renseigné sur l'ampleur du réchauffement climatique actuel et de sa rapidité historique par rapport aux autres réchauffements climatiques que la Terre a connu ?! Vous savez au moins qu'une grande partie de la nature et que peut-être même l'humanité ne pourra pas s'y adapter si justement nous ne faisons rien pour contrer ce réchauffement climatique inédit dans l'histoire de la Terre ! Je suis consterné de trouver encore ce genre de propos sur IC.... Je vous laisse à la lecture de cette lettre que j'avais écris aux générations présentes, en espérant que vous vous renseignez un peu plus sur le RCA actuel et que vous en tiriez les enjeux réels ! https://docuclimat.com/2017/01/25/aux-possibles-survivants-de-la-catastrophe-qui-vient-lettre-paysan/ Yoann, paysan, pour combien de temps ? https://docuclimat.com/
  18. L'inlandsis Groenlandais peut potentiellement élever le niveau des océans d'environ 7m, or la NASA confirme une sensibilité plus importante que prévue au réchauffement climatique des glaciers de cette vaste île... https://www.washingtonpost.com/news/energy-environment/wp/2017/02/10/nasa-took-on-an-unprecedented-study-of-greenlands-melting-now-the-data-are-coming-in/?postshare=231486764460330&tid=ss_tw&utm_term=.c6a2ab896b8c Elle a ainsi lancé en 2015 une vaste étude, unique en son genre, des glaciers du Groenland, de la profondeur des fjords sur lesquels nombre d'entre eux reposent, des courants chauds et froids entourant la grande île, de leurs interactions avec la calotte polaire et des conséquences du réchauffement des eaux dû au réchauffement climatique sur cette dernière. Les premières données commencent à sortir, et elles indiquent ainsi une plus grande sensibilité que prévue des immenses glaciers Groenlandais au réchauffement climatique ! La NASA ne se prononcera définitivement que d'ici 2 à 3 ans lorsqu'ils intégreront l'ensemble des recherches, toujours en cours, dans leur supercalculateur pour modéliser la réaction de la calotte polaire au RC au cours du 21ème siècle. Mais comme le déclare un des scientifiques coordinateur des recherches, qui pense que les dernières projections du GIEC sont surement optimistes, comme de plus en plus de chercheurs travaillant aux pôles : "Ces types de résultats suggèrent que nous pourrions être parti pour plus d'élévation du niveau de la mer que nous l'avions pensé. Et nous ne sommes pas seuls, le fait est que presque chaque fois que de nouveaux résultats sortent du Groenland ou de l'Antarctique, nous constatons que ces glaciers sont plus vulnérables que nous le pensions." Voici d'autres liens vers les recherches des dernières années qui vont toutes dans le sens d'une sensibilité bien plus importante que prévue des calottes polaires Arctique et Antarctique au réchauffement climatique : http://leclimatoblogue.blogspot.fr/ https://global-climat.com/category/poles/ https://docuclimat.com/2017/01/11/rechauffement-climatique-fonte-de-la-banquise-et-des-calottes-polaires-actualites-brulantes-de-larctique-et-de-lantarctique/ Yoann https://docuclimat.com/
  19. Sans commentaire... : Zack Labe ‏@ZLabe 4 minil y a 4 minutes Plus @ZLabe clear animation by Wipneus (#ASIF: https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php/topic,382.2850.html …) using AMSR2 sea ice to show results of recent circulation shift in Arctic
  20. Une étude scientifique intéressante mais plus qu'inquiétante... Cette étude confirme que nous pourrions bel et bien connaitre une élévation du niveau des océans bien plus élevée et rapide que prévue, jusqu'à plusieurs mètres en 2100 ! http://www.inquisitr.com/2946112/antarctic-melt-could-drown-the-worlds-coastal-cities-much-sooner-than-we-thought/ Les scientifiques qui ont participé à cette étude ont intégré les fruits des dernières recherches scientifiques sur l'Antarctique (notamment l'Antarctique Ouest, calotte polaire fragile puisque étant posé majoritairement sur un plateau continental se situant sous le niveau de la mer et pouvant contribuer à plus de 7 mètre d'élévation du niveau des mers ) afin d'effectuer des modélisations informatiques pour le futur... et ce qu'ils ont trouvé n'est pas du tout rassurant ! L"équipe de recherche a d'abord comparée les dernières modélisations de la fonte de la calotte polaire Antarctique avec les connaissances que nous avons de fontes partielles de cette dernière dans le passé climatique de la Terre, or les modélisations ne collaient pas avec les températures de ces époques de fonte. En effet, les modélisations indiquait qu'il faudrait des températures allant bien au dessus de ce qui est possible en Antarctique et de ce qui a été relevé par le passé, pour atteindre la fonte que la calotte polaire a connu lors des dernières périodes de réchauffements naturels... Les chercheurs en sont donc parvenus à la conclusion que l'Antarctique était bien plus fragile que nous le pensions à une hausse même limitée des températures, et ils ont alors tenté de comprendre quel en était le mécanisme. En parcourant les dernières connaissances que le monde scientifique a sur la glace, les calottes polaires, leur évolution et leur sensibilité climatique, ils en ont conclu que la fusion de la glace (passage de l'état solide à l'état liquide de la glace) dû au réchauffement de l'antarctique, était le principal phénomène amplificateur de la déstabilisation rapide de la calotte. Cette fusion de la glace lors de l'été austral provoque l'apparition de lacs glaciaires à la surface de la calotte puis déstabilise cette dernière par infiltration de l'eau liquide en créant alors des crevasses dans les glaciers, or ce phénomène commence déjà à être observée... En cet été austral 2016/2017, de nombreux lacs de surface ont été relevés en de nombreux points de l'Antarctique du fait d'anomalies importantes (mais heureusement passagères) et pour l'instant surtout cantonnées aux barrières de glace (déjà très importantes en soi puisqu'elles retiennent le vêlage des immenses glaciers de l'Antarctique) : http://leclimatoblogue.blogspot.fr/…/chaleur-anormale-en-an… Si l'on rajoute à cela la stratification des eaux, dû au réchauffement climatique et à la fonte des glaciers, autour de l'Antarctique qui risque à son tour d'accélérer la fonte et la fracturation des glaciers... En effet, la fonte des glaciers entraîne beaucoup d'eau douce (et donc plus légère) aux abords des côtes Antarctique. Les courants chauds salés sont alors repoussés en profondeur et peuvent alors approcher des glaciers et des barrières de glace par stratification des eaux, ce qui les rogne par le dessous jusqu'à plusieurs kilomètres de distance et les fragilise... ce mécanisme a été observé sur de nombreux glaciers de l'Antarctique Ouest et s'est amplifié depuis les années 2000... Ce mécanisme est de plus une boucle de rétroaction positive, c'est à dire que plus la fonte des glaciers sera importante, plus la stratification des eaux sera plus prononcé, plus la fonte s’accélérera, etc et etc... Les scientifiques ont aussi observé que les années suivant un fort el nino sont connus pour accroître la puissance et la distance parcourue par ces courants chauds vers l'Antarctique... Or, nous serions peut-être rentrés dans une oscillation naturelle du climat favorisant l'apparition de nombreux el nino : Sur cette stratification des eaux antarctiques, je vous conseille vivement l'excellent article de Johan Lorck du blog global climat : https://global-climat.com/…/le-rechauffement-moderne-repro…/ Yoann https://docuclimat.com/
  21. Un nouvel el nino pourrait bel et bien arriver à la fin de cette année 2017, et cela n'augure rien de bon pour les anomalies de températures mondiales ! Comme l'explique bien Johan Lorck de l'excellent blog global climat, les océans ont stockée une quantité de chaleur phénoménale durant les années 2000 à la faveur d'une oscillation décennale du Pacifique négative (l'excédent de température atmosphérique dû à nos émissions de gaz à effet de serre a été en grande partie masquée durant les années 2000 par cette variation naturelle du climat) : https://global-climat.com/…/lannee-2016-au-dessus-de-la-pr…/ Or, il se pourrait bien que cette oscillation décennale (PDO) ne soit rentrée en phase positive, ce qui augure un moindre stockage de chaleur par les océans... et ce qui est encore plus à redouter, et qui va certainement arriver si de multiples el nino continuent à se déclarer durant la décennie qui vient, que les océans (notamment l'océan pacifique) relarguent une partie notable de la chaleur accumulée depuis les années 2000... Un emballement du réchauffement climatique atmosphérique est bel et bien à craindre ! Je vous laisse lire l'article ci-dessous, vous pourrez déjà remarquer que la zone Nino 1+2 est en train de nettement se réchauffer, caractéristique de la naissance probable d'un nouvel el nino... https://www.wunderground.com/blog/JeffMasters/so-long-la-nia-arctic-temperatures-soar-63f-in-24-hours Il faudra suivre attentivement les rapports de la NOAA sur le possible développement de cet el nino : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf Yoann https://docuclimat.com/
  22. Après avoir bien cherché sur le web, j'ai retrouvé les données journalières de l'extension de la banquise Antarctique depuis la surveillance par les satellites à partir de 1979 : https://neptune.gsfc.nasa.gov/uploads/files/SH_IceExt_DailyValues_1978-2012.txt 2011 n'est finalement que 3ème sur le podium du record de faible extension de la banquise Antarctique avec 2 318 847 km2 de plus faible extension relevée, vient ensuite 1993 avec 2 280 783 km2 et enfin 1997 avec 2 264 152 km2. (n'hésitez pas à me dire si je me suis trompé dans ce que j'ai relevé ) Mais le relevé satellite pour hier met déjà l'extension minimum à la deuxième place du podium à 2 279 405 km2, or la saison de la débâcle n'est pas fini ! Il reste environ une semaine à 15 jours de possible débâcle, ce qui laisse augurer que le record sera bel et bien battu ! https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S Après il ne s'agit que d'un record, et ce sur une année, tandis que l'Antarctique a connu ces dernières années des extensions maximales record. Pourtant, cela est inquiétant puisque les plateformes de glace sont déjà particulièrement fragilisées depuis le début des années 2000 et le fait qu'il manque beaucoup de banquise par rapport à la normale ne va aider le sort de ces barrières de glace (je pense particulièrement à celles de l'Antarctique Ouest, dont Filchner-Ronne où la banquise restante est très peu concentrée et celle de la Barrière de Ross d'où la banquise est particulièrement absente... : https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-monitor.html?S A voir jusqu'où va nous mener ce début d'année 2017 exceptionnel en Arctique et aussi assez remarquable en Antarctique, mais je crains que le pire ne soit pas derrière nous... d'autant plus que de plus en plus de modèles anticipent un nouvel el nino à la fin de l'année 2017 après cette nina quasi inexistante (la nina 2016-2017 aura été la deuxième plus courte depuis le début des relevées), or les années el nino sont connus pour provoquer des courants chauds marqués qui peuvent déstabiliser les barrières de glace de l'Antarctique... Le début de l'emballement ?... Yoann http://docuclimat.wordpress.com/
  23. A bon Sebb ? Je ne vois pas où tu vois cela, au contraire, après avoir bien freiné (mais continué à décliner), la débâcle a quasiment égalé hier le record de faible extension absolue de 2011, avec un décrochage en une journée d'environ 400 000 milles kilomètres carrés (du 7 au 8 Février) ! https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S Et au vu des anomalies de température prévues dans la semaine qui vient, je ne vois pas comment le record de 2011 ne pourrait pas être battu demain ou dans les jours qui viennent... http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.ANT-LEA.T2_anom Certes, certains secteurs commencent à connaitre un début d'embâcle mais cela reste pour l'instant minime comparé à l'inexistence de la banquise en mer de Ross et à sa disparition rapide en mer de Wedell (où une concentration très faible de glace est d'ailleurs relevée) : https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-monitor.html?S Yoann https://docuclimat.com/
  24. Effectivement la situation est vraiment inquiétante que ce soit pour la pluviométrie sur les 6 derniers mois, sur la sécheresse de surface, sur le niveau de nombreux cours d'eau, de même qu'à propos du niveau des nappes phréatiques. La situation météorologique prévue dans les 15 jours n'incite pas à l'optimisme... De même que les prévisions saisonnières actuelles pour la saison printanière : Le BRGM publie tous les deux mois la carte de la situation des grandes nappes phréatiques, mais on a du coup tendance à oublier le niveau des aquifères peu profondes, notamment en Bretagne où la situation était déjà très préoccupante à la fin-Décembre 2016 : Carte en PDF ici : http://alternatives-projetsminiers.org/wp-content/uploads/docs/Eau/Carte-Etat_de_la_Ressource_en_eau.pdf Or, ces nappes peu profondes sont très sensibles à ces périodes de sécheresse prolongés sur une période de quelques mois, et si ce niveau "très inférieur à la normale" perdure jusqu'à la fin du printemps, je ne sais pas comment les paysans vont pouvoir faire pour arroser leurs cultures (je pense notamment aux maraîchers et aux cultivateurs de maïs (d'ailleurs bien souvent éleveurs et donc déjà en mauvaise situation financière...). En 1976, la sécheresse historique a déjà eu énormément d'impacts sur l'agriculture Française, tandis que le maïs et que les cultures légumières gourmandes en eau n'étaient pas autant développées, loin de là... Quelqu'un saurait-il d'ailleurs faire une comparaison climatologique et du niveau des nappes entre l'automne/hiver 1975 et l'automne/hiver 1976 ? En les comparant également aux besoins en eau de l'époque par rapport à ceux d'aujourd'hui (que ce soit pour l'agriculture comme pour les autres secteurs d'activité) ? En 1976, il n'y avait pas non plus des terrains de golfs à foison, des industries aussi gourmandes en eau (sans oublier la consommation des particuliers, mais qui est "minime" puisque 90% de la consommation d'eau est du fait de l'agriculture (environ 70%) et de l'industrie). Je crains également pour le refroidissement des centrales nucléaires (n'oublions pas la sécheresse et canicule de 2003...). Une sécheresse aussi prolongée va aussi provoquer un fort stress aux populations halieutiques d'eaux douces. Les arbres et arbustes déjà fragilisés par la climatologie extrême du printemps/été 2016 auront aussi du mal à supporter un stress aussi important deux fois de suite... De plus, la population forestière française est de plus en plus jeune et de plus en plus exposée aux stress hydriques comparée à 1976, et ne fait plus non plus aussi bien son office de rétention de l'eau particulièrement lors de la saison printanière et estivale (système racinaire moins important, humus en bien plus faible quantité dans les sols, dégradation du complexe argilo-humique, plus grande évapotranspiration des parcelles, prairies naturelles et zones humides faisant office de tampons hydrologiques remplacées par des cultures gourmandes en eau, paupérisation de la biodiversité forestière et agricole et de ses caractères génétiques de résistances aux stress hydriques, rivières refaçonnées pour éviter les crues mais du coup l'eau s'évacue plus rapidement lors d'épisodes pluvieux, beaucoup moins de haies assurant le rôle d'agent d'infiltration en profondeur des eaux via les racines, etc...). Je n'ai pas listé tous les paramètres naturels et humains qui sont bien différents de 1976, qui font que la nature pourra bien moins assurer son rôle de régulateur d'un événement extrême type sécheresse décennale et que cette dernière supportera également bien moins une sécheresse de ce type. Mais les impacts les plus flagrants seront surtout pour l'agriculture et notre société dans son ensemble (pour le coup, moi qui ne suis pas du tout fan de la mondialisation, je vais au moins reconnaître que sur des événements tels qu'une sécheresse centennale on ne mourra au moins pas de faim même si c'est justement des facteurs modernes qui ont en grande partie aggravé notre sensibilité à ce genre d’événements...). Si on rajoute à cela le fait que nous avons de plus en de chances avec le RCA de connaitre un printemps et un été chaud type celui de 2003... oui on a de quoi vraiment s'inquiéter pour la nature et notre agriculture et il faut que nous informions le plus de monde possible du risque potentiel pour les mois à venir ! Super boulot d'ailleurs de Sylvain Séchet (Aldébaran ?) auprès du Courrier de L'ouest ! Je crois que j'ai bien choisi mon moment pour passer du métier de paysan à celui de technicien en agroforesterie, il va falloir en planter des arbres et intelligemment, pas comme le gouvernement le préconise auprès de l'ONF par exemple... Yoann https://docuclimat.com/
  25. Merci Christian pour ta réponse, elle est très complète et bien argumentée. Il y a cependant des choses sur lesquels je ne suis toujours pas d'accord : notamment l'importance du RC et de son évolution future, même si il y a un effondrement du système d'ici 5 à 10 ans (les conséquences peuvent être fatales si emballement pour notre futur de même que pour une bonne partie du vivant), la possibilité des plus riches de sauver leur situation (notamment à cause des limites physiques dont tu parles, heureusement d'ailleurs...), le fait que j'insiste encore sur cela (et Th38 le résume bien) que tu ne peux pas affirmer tes dires sur le fait que 2015 et surtout 2016 ne signifient rien en soi (malgré ta démonstration qui est d'ailleurs excellente et je le pense sincèrement), le fait aussi que tu isole par exemple les anomalies actuellement observées dans le cercle Arctique (je suis désolé mais même avec une variation naturelle, rien ne peut expliquer ce qui se passe là-bas, à part des phénomènes de feedback amplificateur dû au RCA, qui pourraient en entraîner d'autres, qui réalimentait ce dernier et etc et etc...) : http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/01/science-en-direct-un-nouveau-feedback.html N'oublie pas non plus que les modèles ne peuvent aujourd'hui intégrer tous les paramètres de notre planète, trop d'incertitudes dans les données sinon ou impossibilité de les calculer toutes ensemble (il faudrait des calculateurs bien plus puissants et surtout encore plus d'études scientifiques des paramètres et d'échanges entre les différents domaines d'études). Malgré le fait que les scientifiques arrivent à faire des modélisations atmosphère/océan/albédo/cycle du CO2 couplées par exemple, ils ne peuvent pas encore intégrer tous les effets feedbacks, qui sont d'ailleurs encore et malheureusement très mal connus, notamment sur la fonte du permafrost... https://lejournal.cnrs.fr/articles/pergelisol-le-piege-climatique C'est pourquoi je disais que tu isolais ton point de vue en te concentrant sur les stats, car justement aucun modèle ne parvient aujourd'hui à prendre en compte les multiples effets de seuils climatiques et les boucles de rétroaction positives qui les a engendrés et qu'ils pourraient engendrer. C'est donc là où tu te trompes, les modélisations ne sont pas fausses effectivement, mais elles ne prennent pas en compte la totalité des facteurs d'évolution brusques du climat : http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/IdP2005/05Letreut.pdf Ce qui fait que je suis alarmiste, et que je me permets de critiquer le GIEC, c'est que de plus en plus d'études récentes en paléoclimatologie montrent que le climat a déjà connu des changements d'états très brusques que les modélisations n'arrivent pas à pleinement intégrer et à comprendre, ce qui fait de plus en plus de scientifiques reconnus sont inquiets pour notre futur (ce qui fait aussi que je ne m'appuie pas que sur des impressions...), non pas par catastrophisme mais par volonté de ne pas aller vers un possible effet de seuil dont ne pouvons savoir si nous l'avons déjà dépassé ou si il sera dépassé d'ici quelques décennies (ce qui est à espérer...). https://docuclimat.com/2017/01/11/rechauffement-climatique-fonte-de-la-banquise-et-des-calottes-polaires-actualites-brulantes-de-larctique-et-de-lantarctique/ http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/02/points-de-basculement-atteints-en.html https://docuclimat.com/2017/01/25/lantarctique-fond-menace-notre-avenir-et-nous-regardons-si-la-croissance-se-porte-bien/ Le GIEC lui soumet un rapport à des gouvernements et est "l'image" de la communauté scientifique sur cette question, il n'a aucun intérêt à s'exposer aux critiques en disant "oui effectivement il y a 1% de chances que nous allons vers un emballement climatique et 0,1% qu'il soit déjà trop tard". Les gens prendraient cela au ridicule, se plongeraient encore plus dans le déni (on est malheureusement fort pour cela et les politiciens et multinationales alimentent cela)... alors que malheureusement, ce n'est pas comme pour un incident de la route, là on risque tous notre avenir sur ce coup de poker ! https://www.france-science.org/Climat-les-rapports-du-GIEC.html Sur quelques autres petites choses, je ne suis pas non plus d'accord, mais je n'ai pas la force de faire une démonstration (d'ailleurs chapeau à toi, car tu as dû y passer du temps et merci pour ta réponse). Par contre, je partage largement ton point de vue sur tout ce qui concerne l'effondrement, sur les problèmes bien plus graves qui affectent aujourd'hui les populations les plus démunis (dont a d'ailleurs participé à les plonger dans la misère... lire à ce propos "la puissance des pauvres" un excellent bouquin sur la différence entre misère et pauvreté). Et je pense que l'on se rejoindrait sur pas mal d'autres points sinon au vu de ce que tu m'as donné comme réponse. D'ailleurs, à ce propos n'hésites pas à me faire un retour en MP des livres que j'ai sélectionné (je n'ai pas encore fini la sélection) sur différents sujets dont l'extractivisme de notre société de croissance, les limites à cette dernière et autres sujets (si tu as des suggestions, n'hésites pas) : https://docuclimat.com/bibliographie-indispensable/ De mon côté j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, entre autre du côté des stats et tu me donnes envie de m'y replonger (avec ma passion sur le climat, je pense que ce sera une bonne occas pour m'y replonger, en espérant que cette fois-ci je ne décroche pas ) Au plaisir d'échanger à nouveau avec toi, Yoann