Yoann44

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Tout ce qui a été posté par Yoann44

  1. D'ailleurs les choses ont évolué en très peu de temps : http://www.projectmidas.org/blog/berg-acceleration/ Ce n'est surement plus qu'une question de jours avant que l'iceberg ne se détache de la barrière de glace. Une accélération de la vitesse de déplacement de la glace assez impressionnante d'ailleurs, passant de de 3 mètres en moyenne il y a encore 2 semaines à 10m en moyenne ces derniers jours ! C'est à la fois passionnant et inquiétant à suivre (bien que ce détachement n'induit pas pour l'instant de désintégration totale de la barrière de glace).
  2. D'ailleurs quelqu'un pourra-t-il mettre une carte d accumulation des pluies lorsque l épisode de cette semaine sera terminé ? Il sera intéressant de voir quels zones pourront souffler un peu et d autres moins... Je pense particulièrement à ma région : les Pays de la Loire mais aussi au Nord de la France 😓
  3. Je partage entièrement l'avis de seb93100. Et non Sebb il n'est pas ignorant... Il est toujours bon de prendre du recul : L'herbe ne demande que de la pluie pour pousser. Alors oui en cas de sécheresse, cela posera problème mais tiens il existe une solution que l'on a oublié et qui revient encore trop timidement au goût du jour : l'agroforesterie ! En France, nous avons arasé près d'un million de km2 de haies en linéraire sans parler des arbres isolés dans les champs. Sans mentionner, les bienfaits sur la régulation des flux hydriques, du micro-climat, de l'enrichissement en MO des sols (et donc de l'amélioration de leur rétention en eau), etc... nombre d'arbres sont des arbres fourragers (souvent conduits en trognes) et servaient autrefois de nourriture très apprécié des bêtes l'été lorsque la végétation herbacée était insuffisante ou grillée. Ce qui est "drôle" c'est de voir que ce sont les mêmes structures agricoles (je ne parle pas des agris qui souvent plus victimes qu'acteurs de ce système qui marche sur la tête) qui se plaignent actuellement de la sécheresse qui ont encouragé le productivisme agricole, le tout fourrager (je parle de maïs et de soja), l’arasement des haies pour plus de productivité (alors que nombre d'études montrent le contraire), le drainage de zones humides (précieux écosystèmes tampons contre la sécheresse et les inondations) pour faire du maïs justement, le curage des rivières, les subventions à tout va pour l'irrigation massive (le secteur agricole consomme 70% de la ressource en eau en France !)... Tout un système agroalimentaire qui accroît notablement les risques de sécheresse majeures et qui expose d'autant plus les agriculteurs à des crises importantes... Alors oui, je pense aussi qu'il y a urgence à changer de modèle agricole radicalement. La permaculture, l'agroécologie, l'agroforesterie, le maraîchage sur sol vivant, l'agriculture de conservation, etc... sont autant de possibilité d'une agriculture qui respecte le vivant et les sols et qui soit d'autant plus résiliente et tampon de CO2 face au réchauffement climatique. Cependant, il nous faudra également nous passer le plus de produits laitiers et de viande possible, car ce système de stabulation est fortement dépendant d'une productivité à l'hectare de systèmes fourragers boosté aux intrants (pétrole, chimie, eau, engrais) et même avec une agriculture en agroforesterie nous ne pourrons atteindre la productivité fourragère actuelle. Sur cela Sebb, je te l'accorde, priver les stabulations actuelles de maïs c'est un peu se foutre la gueule des paysans (même si pas mal de paysans utilisent aussi du foin mais avec certes beaucoup moins d'apports pour le bétail). A quand d'ailleurs une réelle politique de soutien aux agriculteurs pour changer de modèle agricole ? Avec les lobbys actuels, c'est en tout cas mal barré... Et pendant ce temps, on stigmatise les particuliers sur le fait d'économiser l'eau...
  4. Un des meilleurs articles scientifiques que j'ai pu lire pour l'instant sur la réaction de la calotte polaire de l'Antarctique Ouest au réchauffement climatique, passionnant mais qui confirme les craintes récentes de nombreux scientifiques : https://eos.org/editors-vox/the-uncertain-future-of-the-west-antarctic-ice-sheet Concernant la chute brutale de l'extension de la banquise Antarctique durant l'automne/hiver 2016, une étude l'imputerait surtout à une succession de tempêtes. La glace de mer Antarctique étant une glace particulièrement peu épaisse. Cela fait d'ailleurs écho selon moi à ce qui pourrait arriver en Arctique vu la faible épaisseur relevée cette année (avec d'ailleurs une belle dépression en place en ce moment au cœur de l'océan Arctique et qui va persister dans sa position durant encore plusieurs jours) et dans les années à venir... https://www.bas.ac.uk/media-post/extraordinary-storms-caused-massive-antarctic-sea-ice-loss-in-2016/ Par contre, sur l'étude en question, j'ai des doutes sur le fait que ce simple facteur de tempêtes expliquerait la débâcle importante de la banquise Antarctique. Sur les cartes mensuelles d'anomalies de températures, on pouvait très bien voir les anomalies de températures importantes relevées durant l'automne/hiver en Antarctique de l'ouest. Selon moi, il s'agit de la conjonction de ces facteurs. Vous en pensez quoi ?
  5. Je vous laisse lire cette étude qui renforce mon idée qu'en terme de climat, on est loin d'être face à un système à réponse linéaire... https://www.sciencedaily.com/releases/2017/06/170623100414.htm
  6. Un reportage saisissant de National Geographic sur les recherches qui montrent un effondrement plus rapide qu'anticipé de l'Antarctique. A ne pas manquer, on y trouve un condensé de tout ce qu'il faut savoir sur les inquiétudes des glaciologues à propos de ce monstre de glace. En prime, quelques photos sublimes dont une ci-dessous qui m'a vraiment scotché : http://www.nationalgeographic.com/magazine/2017/07/antarctica-sea-level-rise-climate-change/
  7. Sur Chauvé (à 15km de Pornic dans les terres), l'orage se rapproche tout doucement... plus que quelques kms, toujours pas d'éclairs en vue, mais ce magnifique "roulement de tambour" qui manquait tant à mes oreilles Et si il pouvait rentrer dans les terres, les sols ne diraient pas non non plus En tout cas sur le sur le suivi pluie de meteo paris, la ligne orageuse traversarait bien tout le 44 Edit : ça y est; Éclairs magnifiques en vue et premières gouttes ! Je vais dormir heureux ce soir
  8. LeJournalDeLaMétéo‏ @JournalMeteo 7 sil y a 8 secondes LeJournalDeLaMétéo a retweeté Sébastien Brana #HauteLoire Des précisions sur l'intensité et les valeurs de pluie relevées ce soir. Presque un record LeJournalDeLaMétéo ajouté, Sébastien Brana @SebastienBrana En réponse à @JournalMeteo 226 mm relevé par @meteofrance , dont 133 mm sur 1h glissante et 22 mm en 6 min - on approche des records d'intensité en France métro. !
  9. Un excellent article mentionne que nombre d'indicateurs sont au rouge pour une saison de fonte estivale record cette année, notamment l'épaisseur et le volume record : https://www.wunderground.com/cat6/arctic-sea-ice-primed-phenomenal-melt-season Mais Neven temporise, suite à son dernier article lui aussi pessimiste. En effet, les lacs de fonte sont peu présents sur la banquise en ce moment, contrairement à 2012, de même l'enneigement est bien présent. Deux facteurs qui renforcent l'effet albédo de la banquise et qui permettent également un moindre fractionnement de la banquise, pour l'instant du moins... Un dipôle Arctique faible est prévu pour se mettre en place dans les prochains jours, ce qui n'est pas bon signe pour la banquise côté Atlantique, et encore moins pour la banquise côté Pacifique déjà bien entamée (d'ailleurs si certains pouvaient dire ce qu'il en est au vu des modèles météo par rapport au cercle Arctique en ce moment, j'apprends encore ) http://neven1.typepad.com/ Passionnant en tout cas, à suivre de près en ce mois de Juin crucial pour l'évolution estivale de la banquise (En 2012, le décrochement brutal avait commencé mi-Juin).
  10. Une info en passant. La chine a réussi l'exploitation d'un "champ" d'hydrates de méthane et souhaite partir à la conquête de cette ressource en alliance avec la Russie, et si le process industriel fonctionne, cela n'annonce rien, mais alors vraiment rien de bon pour le climat et les océans... : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/hydrates-methane-43950/
  11. Ce qui se passe en Bolivie actuellement est tout simplement catastrophique pour la population et révélateur de ce qui pourrait arriver à de nombreuses autres populations dans le monde dans un futur proche. Une sécheresse record couplé à des températures bien au dessus des normales de saison, et ce depuis plus d'un an, a littéralement asséché le pays. Ce qui est le plus grave, c'est que les réserves en eau potable sont maintenant réduites à peau de chagrin ce qui laisse craindre une catastrophe humanitaire de grande ampleur... Sans parler de l'eau d'irrigation maintenant introuvable dans de nombreuses régions et qui menace donc à court terme l'autonomie alimentaire du pays, de même que la survie de nombreuses populations des campagnes ! Dans le pays, les lacs sont quasiment à sec, les glaciers qui disparaissent à vue d’œil ne peuvent plus assurer un renouvellement en eau suffisant en cas de sécheresse. L'état d'urgence a été décrété dans de nombreuses régions, cela ne suffira sans doute pas et il est à espérer qu'une situation météo radicalement différente sauvera la population bolivienne en grande détresse ! A défaut, ce serait aussi bien que les pays frontaliers et surtout l'occident viennent en aide à la population... Mais de cela on sait qu'il s'agit souvent plus du miracle que d'espérer une météo différente... D'ailleurs la question de la responsabilité de l'occident vis à vis de la Bolivie se pose, puisque la situation qu'ils vivent est en grande partie dû au RCA causé majoritairement par les émissions de CO2 depuis la révolution industrielle ! Quid de notre responsabilité ? De l'aide que nous devons leur apporter pour affronter cette situation et en éviter d'autres, au delà de la nécessaire aide humanitaire ? Au delà de la situation actuelle en Bolivie, ce qui est à craindre c'est que ce même phénomène de fonte accru des glaciers dans les montagnes du monde, couplé à des phénomènes météorologiques exacerbées à cause du RCA (sécheresse intense et durable en plus de températures records) occasionnent des crises humanitaires comme nous n'en avons jamais connu auparavant... Je pense notamment à l'Inde et au Bangladesh... Plus d'un milliard de personnes pourraient être gravement impactés par une situation semblable à ce que vit la Bolivie ! Que ferons-nous alors, nous qui sommes à l'abri des impacts les plus extrêmes du RCA ? Il s'agit d'une question fondamentale qui amène d'ailleurs à nous interroger sur le traitement actuel des réfugiés en Europe... Triste, sombre et hypocrite occident qui se réfugie derrière ses frontières tout en continuant à impacter la survie de millions de personnes à travers le monde, et ce depuis des centaines d'années ! Un excellent article (en anglais) sur la situation en Bolivie : https://robertscribbler.com/2016/11/23/climate-change-has-left-bolivia-crippled-by-drought/ D'autres articles en Français : https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/la-fonte-des-glaciers-entraine-une-secheresse/75161 http://www.actulatino.com/2016/10/10/la-bolivie-endure-sa-pire-secheresse-depuis-25-ans-le-niveau-du-lac-titicaca-est-au-plus-bas/
  12. Gael je suis désolé si tu l'a pris sur un ton présompteux mais j'étais juste énervé de voir que des interventions ci-dessous dont la tienne était basé sur un optimisme dont beaucoup de scientifiques ne font pas preuve (que ce soit sur l'évolution de la banquise, des glaciers, de la biodiversité, des sols, etc...) rien ne s'arrange et cela dépasse souvent même les prévisions. Alors bien sur, et heureusement, la nature a des capacités d'adaptation par ci par là, et elle saura survivre même au pire des scénarios dû au réchauffement climatique, de la pollution et de la destruction des écosystèmes. Et il est facile de prendre des exemples de quelques animaux par ci, quelques plantes par là qui s'adaptent. Mais justement, sous quelle forme la nature restera, car c'est bien de cela qu'on parle (et cela a des conséquences importantes sur l'humanité et sa capacité à s'adapter) ? Prenons l'exemple des plantes invasives et des parasites, il est maintenant prouvé que le réchauffement climatique et la dégradation des écosystèmes sont la première cause de leur prolifération (avec l'aide du commerce international). Elles entrainent ainsi une fragilité supplémentaire sur une biodiversité déjà appauvrie. En écologie, on sait maintenant qu'un écosystème a une capacité de résilience élevé, mais que passé un seuil l'effondrement est brutal et souvent sans retour... Il suffit ainsi de quelques espèces clés aux fonctions essentielles pour l'ensemble de l'écosystème qui disparaissent pour que l'écosystème s'effondre. Alors oui la vie subsistera mais appauvrie et surtout beaucoup moins fonctionnelle... et c'est exactement ce qui va se passer avec la hausse du RC. Or l'agriculture et nombre de choses essentielles pour l'être humain sont plus que dépendantes de l'état des écosystèmes tels que nous les avons connu depuis notre évolution. Pour l'instant nous sommes protégés de cela par une énergie abondante et à pas chère et par des mécanismes de compensation, mais le jour où quelque chose arrive, un effondrement économique majeur par exemple, saurons-nous adapter ? Peut-être persistera-t-il une vie humaine, faite de survie dans certains coins du globe, mais est-ce le futur que nous voulons ? Sinon, je suis allé sur le site de sciences et avenir, rubrique nature https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/ et je n'ai pas trouvé une seule étude "optimiste" sur le climat. Concernant l'abonnement, étant déjà abbonné à science et vie et à d'autres revues, je pense que je ne vais pas pouvoir Voici ce que j'ai trouvé sur la page en question de sciences et avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/journee-des-oceans-pressions-sur-les-mers_113685 https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/la-facture-du-changement-climatique-dans-les-villes-pourrait-doubler_113337 https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/pollution-des-microplastiques-decouverts-dans-les-sels-de-table_113330 https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/grande-barriere-de-corail-l-impact-du-blanchissement-plus-grave-que-prevu_113290 Il y en a surement d'autres dans les archives mais je te laisse me montrer des études récentes qui montreraient que l'impact du réchauffement climatique est finalement moins important que prévu... Par contre, maintenant je sens qu'on va me coller à chacune de mes interventions le sobriquet d'"activiste" et là franchement cela m'énerve. Je ne vais pas vous cataloguer dans une case avec un sobriquer de votre côté, donc s'il vous plait, au delà de mon ton (désolé si j'ai des sentiments pour l'environnement qui m'entoure) pouvez-aussi lire les arguments que j'expose et les études que je relaie ? Je promets d'essayer de faire des efforts de mon côté mais ce que j'expose depuis le début n'est pas militant, il s'agit juste de faits comme tout un chacun pourrait le relayer. On peut prendre l'exemple du RC pour cela, si 2% validées montrent que l'impact est moins important que prévu et 98% pire, les études majoritaires doivent être relativisées ? Et les relayer en parlant de l'urgence d'agir c'est être militant ou simplement réaliste et vouloir préserver son futur et celui de ses semblables ? Bref... Yoann
  13. Bon là je suis désolé mais quand on dit que je manque d'objectivité... à regarder certains posts au dessus j'ai l'impression que les ressentis prennent surtout le pas sur la science... Merci à DAM29, MCS34, BernardT, Cotissois et d'autres d'essayer d'élargir le point de vue au delà de la simple chaleur et de rappeler des faits scientifiques. Quand je parlais de la définition d'invivable, je ne parlais pas qu'au niveau de la chaleur ce serait invivable pour tout le monde, je parlais bien des personnes fragiles car oui l'être humain peut s'adapter mais sur des générations ou en migrant, oui certains n'auront pas à le faire car ils seront déjà aptes à supporter une chaleur magrhébine. Mais prenez vous aussi en compte l'effet d'îlot de chaleur urbain ? La conception de toutes nos maisons adaptées au climat actuel, qu'il faudrait revoir de fond en comble ? Pour rappel, un peu d'histoire climatique ne ferait pas de mal, l'évolution de l'homme, ses migrations et l'essor et la chute des civilisations est étroitement lié au climat, or le réchauffement climatique actuel se fera à une vitesse et une ampleur inédite dans l'histoire de l'humanité, en tout cas au niveau global... http://www.liberation.fr/futurs/2016/07/21/la-rapidite-du-rechauffement-actuel-est-sans-equivalent-depuis-au-moins-8-000-ans_1467667 C'est bien là où le bat blesse dans certaines remarques dans ce débat, tout est à chaque fois recentré sur la chaleur comme si le réchauffement climatique ce n'était que cela. Or quand je dis invivable, je dis parle surtout d'invivable sur bien d'autres points. Il faut quand même savoir que l'on a dégradé les écosystèmes à un niveau inédit dans l'histoire, écosystèmes qui auraient pu énormément tamponner les effets du réchauffement climatique mais aussi le réduire, or nous continuons à les dégrader et leur capacité de résilience au réchauffement climatique sera par le même coup affecté par les effets du réchauffement climatique. Rien qu'un système bocager et de zones humides peut faire diminuer les excès de températures, mais aujourd'hui cela disparaît. Quel sera aussi l'impact sur une biodiversité qui n'aura pas le temps de s'adapter dans sa majorité. Or les études en écologie montrent que les écosystèmes appauvris sont beaucoup moins fonctionnels et mettent en danger la capacité de résilience de l'agriculture à des extrêmes climatiques (parasitisme, excès thermiques, érosion, etc...) http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/?pid=decouv_chapC_p7_d1 https://www.actu-environnement.com/ae/news/changement-climatique-destruction-habitats-menace-biodiversite-28207.php4 http://e-rse.net/homme-cause-rechauffement-climatique-170-24439/ Réduire le réchauffement climatique à l'étude du climat, plus aucun climatologue sérieux ne le fait, et pourtant c'est l'impression que vous donnez dans certains de vos commentaires... Tout est interconnecté et dans une société comme la notre, aussi complexe, une catastrophe dont l'humanité aurait pu s'adapter peut elle écrouler notre système. Il est nécessaire de dépasser le strict point de vue climatique pour comprendre tous les impacts du réchauffement climatique : étude de l'économie, de l'histoire de l'humanité, des sciences sociales, de la collapsologie, de la pédologie, de l'écologie des forêts et autres écosystèmes, etc... Sans cela, on ne peut avoir une vue d'ensemble de la question (c'est d'ailleurs surement cela où la science pêche souvent, à se spécialiser elle en oublie parfois le point de vue holistique...) http://www.payot-rivages.net/livre_Cataclysmes-Laurent-TESTOT_ean13_9782228917582.html http://www.seuil.com/ouvrage/comment-tout-peut-s-effondrer-pablo-servigne/9782021223316 Je rebondis aussi sur les coraux. Non mais franchement, ressortir une étude comme cela alors qu'en même temps les scientifiques qui étudient de près les coraux sont les premiers à être surpris et alertés par la rapidité à laquelle les coraux sont en train de mourir, dépassant leurs projections. C'est nier selon moi le travail de ces personnes qui connaissent bien la question et les dernières observations effectuées : https://www.theguardian.com/environment/2017/may/29/coral-bleaching-on-great-barrier-reef-worse-than-expected-surveys-show?CMP=share_btn_tw http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/10/la-grande-barriere-de-corail-ne-se-remettra-pas-du-rechauffement-des-eaux_5108614_3244.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1491796730 https://www.theguardian.com/environment/2017/may/30/us-coral-reefs-global-warming-climate-change Et ne parlons pas des zones mortes qui se répandent plus rapidement que prévu, de la pollution plastique qui touche maintenant tous les océans avec micro-fragmentation affectant tous les écosystèmes (là je crois que la remarque sur le plastique était la meilleure de Gael, " le plastique source de biodiversité " (sic) : https://docuclimat.com/2017/02/27/documentaire-le-plastique-la-menace-sur-les-oceans-de-la-pollution-la-plus-importante-sur-terre/ et autres menaces qui s'accroissent, tandis qu'un milliard d'habitants dépendent de la pêche pour leur apport en protéines ! http://www.suds-en-ligne.ird.fr/ecosys/intro1.htm Je ne vais pas m'étendre car je pourrais faire des pages sur ces questions (surtout sur l'agriculture et les forêts sujets qui me tiennent à coeur en premier lieu et qui sont déjà affectés de manière sérieuse par le RC, mais bon on bouffera des trucs fabriques par imprimantes 3D donc pourquoi s'inquiéter...). J'espère que le débat sera un peu plus élevé au niveau scientifique par la suite... (treize vents tu nous manques... ) Yoann
  14. Je suis d'accord sur les ENR, attention à ne pas les voir comme des énergies 100% décarbonnée. On oublie l'énergie déployée en amont pour extraire les métaux, pour la fabrication des pièces, pour les transport des matières premières et des pièces, etc... (sans oublier les coûts environnementaux et sociaux de l'extraction des métaux rares, idem pour le nucléaire qui d'ailleurs demande des millions de tonnes de béton pour une centrale...) Sur le béton Franckdemline et le bois ta remarque est très pertinente. Ce documentaire sur le sable en voie de disparition va d'ailleurs dans le sens d'une sortie urgente de ce mode de construction : https://docuclimat.com/2017/04/18/documentaire-le-sable-enquete-sur-une-disparition-en-streaming-ou-comment-les-plages-vont-disparaitre/ Sur la biomasse, idem, si on brûle le bois, il faut savoir qu'il faut ensuite plusieurs décennies pour restocker le CO2 émis lors de la combustion (en sachant d'ailleurs que la combustion du bois est encore plus émettrice de CO2 que le charbon !) La biomasse est une énergie renouvelable si on met en place une gestion hyper fine de la ressource (avec un accord parfait entre le bois planté en amont et le bois brûlé) et ce sans dégrader les écosystèmes, or ce n'est pas le cas actuellement : https://docuclimat.com/2017/01/04/documentaire-menaces-sur-la-foret-francaise-en-streaming/ Bref, à part suivre la voie de la géoingénirie, à mon sens une fuite en avant totale, ou suivre la voie des renouvelables (impossible à déployer à 100% sans dégrader entièrement la planète et générer quand même des gaz à effet de serre), la voie la plus sûre pour l'humanité est la décroissance économique (en soutien préalable d'un peu d'ENR) avec une gestion durable des forêts, mangroves, tourbières et des sols qui pourraient eux nous sauver réellement du RC, une géo-ingénierie naturelle en somme et qui en plus ferait du bien aux écosystèmes Mais bon, je ne me fais guère d'illusions, on va surement choisir les ENR en continuant la croissance économique et/ou la géoingénierie...
  15. Canada Goose, je n'ai pas envie de rentrer en débat ici et ainsi occuper l'espace, je pense cependant que tu oublie certains faits rappelés par les études ci-dessous et que tu te focalise surtout sur la météo : https://www.carbonbrief.org/video-tropics-to-see-unprecedented-climates-under-future-warming https://theconversation.com/what-if-several-of-the-worlds-biggest-food-crops-failed-at-the-same-time-74017 http://www.climate-lab-book.ac.uk/2017/changing-wet-and-dry-seasons/ http://www.lapresse.ca/environnement/climat/201701/26/01-5063284-la-secheresse-frappe-les-forets-de-la-planete.php https://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/rechauffement-climatique-en-2050-nous-dormirons-2-fois-moins-bien_113313 http://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2017/05/29/les-changements-climatiques-aggravent-les-problemes-de-sante-mentale-dans-les-communautes-inuites-du-labrador/ http://mother-earth.net/changing-climate/global-warming-will-trigger-food-shortages-nato J'en ai encore d'autres si intéressé Et l'immanquable site skepticalscience qui fait une excellente collecte hebdomadaire d'infos et d'études sur le climat (site que je recommande aussi aux climatosceptiques si il en reste encore sur le forum : https://skepticalscience.com/news.php?n=3767 Sur mon blog, j'ai également référencé des documentaires basés sur des études scientifiques qui montrent bien que non, on ne pourra pas s'adapter à ce changement climatique, inédit de par sa rapidité et son ampleur dans l'histoire de l'humanité (faut-il encore le rappeler ?...). Car outre les conditions météo, nous sommes étroitement dépendant de notre environnement sur lequel le réchauffement climatique a déjà de lourdes conséquences... Ce sera également ma dernière intervention Yoann https://docuclimat.com/ Edit en réponse à Sebb : je comprends ce que tu veux dire. C'est pourquoi j'ai été entre autre moins actif sur le forum ces derniers temps, je chauffais de trop par rapport à tout ce que je visionnais en docu et lisais en études et cela m'a parfois amené à être enclin à m'enflammer et donc à être recadré Cependant, quand on va sur les sites scientifiques objectif justement, tel que Nature, celui de la NASA sur le climat, science daily, et tant d'autres, j'ai lu un pourcentage minime d'études montrant des effets moins importants que prévu du RC sur tel ou tel aspect tandis que les études montrant des observations et modélisations plus "pessimistes" que prévu étaient légion. Que j'ai tendance à les monter en épingle, je suis d'accord, c'est un biais de ma part, mais assumé. Par contre, objectivement, en lisant la littérature scientifique, rien n'infirme mon point de vue sur le RC et ses conséquences, au contraire... Et je ne m'en réjouis pas en tant que "catastrophiste", je préférerais bien que ce soit le contraire. Amoureux de nature et de paysannerie, je redoute justement que les modélisations se réalisent...
  16. Premièrement, oui je suis aussi militant écologiste dans la vie, mais dans ce post je ne vois pas en quoi je l'ai été Deuxièmement, la climatologie n'est pas une science séparée des autres sciences, au contraire plus la climatologie a avancé en recherche plus elle s'est interconnecté aux autres sciences. Comment étudier les puits de carbone sans prendre en compte les facteurs modifiant ces derniers (agriculture, déforestation, etc...) ? Comment étudier les gaz à effet de serre sans prendre en compte justement les évolutions globales de l'économie, de la société, ses comportements face à l'urgence ou non d'agir sur le climat, etc... ? Comment étudier les conséquences du réchauffement climatique sans prendre en compte l'océanographie, la glaciologie, l'écologie (au sens scientifique du terme), la géologie, etc... Ces mêmes sciences permettant ainsi de faire avancer notre compréhension du climat, sans elles les climatologues avanceraient déjà depuis longtemps à l'aveugle ! Enfin, faire dans le "sentimentalisme" ?! Encore une fois je m'appuie dans mes propos sur des études scientifiques que je lis régulièrement car passionné avant tout par la météo et la climatologie ET préoccupé aussi justement en lisant les conclusions de ces études... Je me demande si certains ici lisent au moins les conclusions des climatologues d'ailleurs ?... Mais si être sentimental c'est être humain, dépasser ma simple passion pour la météo et se préoccuper de l'avenir de mes semblables, alors d'accord j'accepte d'être traité de sentimentaliste.
  17. Je crois que tu n'a pas compris qu'on ne parle pas que de météo depuis 2 pages sur ce sujet, mais bien des interactions entre la nature, la société, l'agriculture,... et la météo qui s'en va vers des extrêmes et le fait qu'une partie des gens en oublient la météo "normale". Résumer cette discussion à une histoire de chaleur ou de froid, c'est pour moi ne rien avoir compris à la question... Quand à ta dernière phrase, no comment ...
  18. Ta définition de ce qui est invivable, c'est quoi ? Pour rappel, la canicule de 2003 (qui sera commune en 2100) a fait plusieurs milliers de morts et non désolé pas mal de personnes ne réussiront pas à s'adapter à des canicules qui deviendront plus dures et surement plus longues (l'évolution de l'adaptation de l'organisme humain se fait sur plusieurs générations, à ma connaissance on est pas des bactéries !) . Quid également des phénomènes pluvieux violents qui iront en augmentant, du nombre d'éclairs en augmentation (on l'oublie souvent mais les éclairs font un sacré paquet de morts dans les pays sub-tropicaux), d'une agriculture qui ne pourra plus s'adapter au temps qui deviendra de plus en plus instable et violent (en tant que paysan je connais bien la question), d'une nature qui souffrira des stress climatique à répétition, des risques industriels (notamment nucléaire et chimique) qui iront en augmentant dû aux risques d'inondations et de sécheresses majeures plus importantes, et j'en passe et des meilleurs ! Et là non désolé je ne suis pas catastrophiste, autant je peux m'emballer sur le RC parfois , autant là je m'appuie dans mes propos sur des études scientifiques qui paraissent régulièrement que tu ferais bien de prendre la peine de lire (ce que je pense que tu ne fais pas ou que tu les ignore)... Merci sinon aux interventions plus haut ultra pertinentes et qui font du bien à l'heure où j'entends nombre de gens autour de moi se plaindre du temps dès qu'il est de saison ! (La preuve que l'amnésie n'est pas seulement écologique mais aussi climatique, plutôt mauvais concernant la capacité de réaction approprié au RC...) Yoann
  19. A certains qui vantent la géo-ingénierie (pour le coup je ne suis pas normand ) : http://www.universcience.tv/video-la-geo-ingenierie-du-climat-solution-d-avenir-ou-fuite-en-avant-14798.html?utm_content=buffere4dff&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer
  20. Je relaye ici un excellent article sur un phénomène qui s'amplifie chez les climatologues : la dépression face aux résultats de leurs recherches et la réaction politique et sociétal loin de la réaction que leurs recherches mériteraient. Et la journaliste pose ainsi de bonnes questions à la fin de l'article que je relaye ici : " Pourquoi les discours des climatologues ont-ils si peu d’impact sur nous ? Eric Guilyardi, un climatologue français, explique que les climatologues préfèrent souvent éviter de s’engager politiquement quand on les interroge à titre personnel. Ils auraient peur que leur crédibilité scientifique soit remise en question. Il faut dire que les émotions sont un sujet tabou en sciences, et en particulier en sciences du climat. Le problème, c’est que le message ne passe pas, au final. Ou très peu. Il ne faut pas oublier que nous sommes des humains. Les psychologues le savent, nous percevons les risques avant tout avec nos émotions. Nous sommes aujourd’hui dans une situation dangereuse, très dangereuse. Nous n’avons plus le temps d’attendre. Il nous faut une prise de conscience mondiale et immédiate pour lutter contre le changement climatique avant qu’ils ne nous détruise. Les inquiétudes existentielles des climatologues deviennent donc, à mon sens, tout aussi importantes que leurs recherches scientifiques. Alors je pose la question : les climatologues peuvent-ils encore se permettre de garder à tout prix leurs objectivité lorsqu’ils s’adressent au grand public ? Ou bien, au contraire, n’ont-ils pas le devoir de partager leurs angoisses pour avertir efficacement le reste de la société ? Au risque d’alourdir encore plus leur fardeau, je m’interroge : peut-on rester campés sur des principes de pureté et d'objectivité scientifiques… tout en regardant le reste du monde couler ? " https://troisiemebaobab.com/le-blues-des-climatologues-8fa65f6d53d Je lance ainsi un sujet sur ces questions de plus en plus fondamentales évoqués par la journaliste...
  21. CP3, il faut que tu lises justement l'article que j'ai partagé (et où j'ai pris le graph) Neven explique très bien pourquoi tout est mis en place pour une forte probabilité d'une saison de fonte record.
  22. Effectivement, j'aurais dû faire plus gaffe au titre du graph
  23. Je vous recommande vivement le blog "Arctic Sea Ice blog" considéré par les glaciologues comme un blog de référence pour suivre l'évolution de la banquise Arctique. Et son dernier post (excellent au passage) soutien ton analyse Sebb. L'auteur du blog appuie même le propos en déclarant " C'est le pire type de synoptique inimaginable, surtout à cette période de l'année"... http://neven1.typepad.com/blog/2017/06/piomas-june-2017.html Voici un graphique tiré de l'article qui illustre d'ailleurs la forte probabilité d'approcher voire de battre le record de faible extension de 2012 :
  24. Il faut arrêter avec cette question de démographie et de surpopulation, please ! Faut-il rappeler qu'une minorité d'habitant-e-s sur Terre consomme la majorité des ressources de la planète et est responsable de la majeure partie de la pollution ? Si on prend en compte le facteur historique au niveau du CO2, de même que sur les autres pollutions, le TOP5 des pays les plus pollueurs sont les Etats-Unis, l'Angleterre, la France, l'ex URSS et l'Allemagne (oui la Chine est rentré dans le top 5 depuis peu, mais si on compare par pollution/habitant, les pays industrialisés sont encore loin devant...) ! https://www.notre-planete.info/terre/climatologie_meteo/changement-climatique-responsabilites-pays.php Source : http://www.columbia.edu/~mhs119/CO2Emissions/Emis_moreFigs/ La démographie devient et sera effectivement un problème de plus en plus prégnant à l'avenir, mais seulement si nous continuons dans ce mythe de la croissance illimitée et que nous n'arrivons pas à revenir massivement à un mode de vie simple, local et réinséré au sein de la nature. Hippie ? Non ce sont les faits, et le club de Rome avait averti dès les années 70 de cela. Oui le développement durable aurait peut-être été possible à ce moment là, mais maintenant que nous sommes allés bien trop loin, la décroissance devient inévitable ! A nous d'en faire quelque chose d'heureux et non de contraint (ce qui nous arrivera brutalement et pas de la plus belle des manières si nous persistons dans le mythe de la croissance perpétuelle...) http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/25/la-croissance-mondiale-va-s-arreter_1707352_3244.html http://www.seuil.com/ouvrage/comment-tout-peut-s-effondrer-pablo-servigne/9782021223316 Yoann https://docuclimat.com/
  25. Bonjour Bernard, je crois que tu m'as mal compris Premièrement je rapporte les questions telles quelles posées par la journaliste dans l'article. Deuxièmement, je pense que par ces questions elle ne voulait pas du tout dire que les climatologues ne devaient pas être subjectifs scientifiquement mais bien subjectifs "politiquement" (dans le sens premier du mot politique "vie de la cité", en clair s'impliquer, au delà de leurs recherches), et c'est en cela que j'ai ouvert ce sujet. Savoir effectivement si au delà de la nécessaire objectivité scientifique par rapport au climat et à tous les autres domaines tournant autour (biodiversité, étude des glaciers, étude des océans, etc...), les climatologues ne devaient-ils pas sortir stricto sensu de cela en alertant sur les conséquences potentielles de leurs recherches. Pour moi, les deux sont possibles et nécessaires Et après tout Jean Jouzel, James Hansen et d'autres climatologues le font déjà avec plus ou moins d'engagement et je me demande si ce n'est pas justement cela qui donne de l'écho aux recherches sur le climat (quand je vois les partages ridicules sur les réseaux sociaux quand une étude est juste partagée telle quelle, tandis que les partages explosent lorsque un commentaire subjectif sur les conséquences potentielles est donné, alors oui certains diront que c'est du sensationnalisme, de l'attrape nigaud, etc... mais non, c'est juste être sensible à ce qui se trame et aux conséquences de nos actes, et beaucoup de gens fonctionnent également surtout sur leurs émotions, et pour une fois parler aux gens de recherches avec des émotions concernant l'avenir de la biodiversité et de l'humanité, je crois que ce n'est pas du tout être populiste, mais juste humain, et en plus si ça aide des gens à s'intéresser petit à petit à la science et à l'objectivité justement, je pense que ce n'est pas plus mal. J'avais d'ailleurs lu un excellent billet d'un écologiste qui se demandait pourquoi l'état écologique de la planète se dégradait aussi vite, alors que nous n'en avons jamais été autant conscient et que nous en parlons maintenant beaucoup. Il s'est beaucoup intéressé aux manières de communiquer des militants et des scientifiques à ce propos, et il a remarqué que cela restait souvent objectif, avec beaucoup de chiffres, en clair détaché de la simple sensibilité de la majorité des gens. Mais il s'est alors demandé, et si en fait les passionnés d'écologie n'avaient pas aussi été impliqués d'abord par leur simple sensibilité avant que la science ne vienne s'y impliquer dedans? bingo ! En interrogeant nombre de ses amis, scientifiques ou militants, il s'est aperçu qu'ils avaient tous été amenés à s'impliquer dans la défense de la nature via une enfance dans la nature et/ou des conférences et lectures portés par des personnes au message fort et non simplement objectif ) Le dernier paragraphe n'était pas pour toit Bernard, j'exprimais surtout des pensées de manière générale, je préfère le signaler avant au cas où