Yoann44

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Tout ce qui a été posté par Yoann44

  1. Johan Lorck évoque d'une manière très claire les dernières recherches qui ont été effectuées sur les phases d'IPO et l'évolution du RCA, je vous conseille vivement de lire l'article : " La température mondiale pourrait dépasser la barre des 1,5 °C dès 2026 si un mode de variabilité naturelle connu sous le nom d’Interdecadal Pacific Oscillation (IPO) passe à une phase positive. Cette prévision confirme une autre étude récente : encore quatre années d’émissions au rythme actuel et le niveau de CO2 sera suffisant pour porter la moyenne globale à +1,5°C au-dessus de la température préindustrielle. " https://global-climat.com/2017/05/13/la-trajectoire-des-15c-modulee-par-les-variations-du-pacifique/ J'en profite également pour mettre cet excellent graphique du climate lab book sur l'évolution du RCA par latitude par le passé et ce qui est projeté, très évocateur (si ce n'est même le plus évocateur à mon sens) : http://www.climate-lab-book.ac.uk/2017/zonal-mean-temperature-change/
  2. Une information inquiétante... La glace la plus épaisse et la plus résistante à la fonte se trouve aujourd'hui cantonnée au nord du Groenland, or le NSIDC rapporte que les courants et vents risquent d'en exporter une grande partie vers l'océan Atlantique par le nord-ouest du Groenland cet été, ce qui laisse craindre des fontes estivales très marquées à partir de cette année (sans parler du volume de la glace qui bat un record en ce début d'année comme mentionné par Higurashi...) : http://arcticjournal.com/climate/3138/current-youth La traduction sommaire de l'article : https://translate.google.fr/translate?sl=en&tl=fr&js=y&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&u=http%3A%2F%2Farcticjournal.com%2Fclimate%2F3138%2Fcurrent-youth%23.WQxB-KtAyPQ.twitter&edit-text=&act=url
  3. Effectivement... mais malheureusement, quand une bonne nouvelle tombe sur l'Antarctique, il y en a toujours d'autres pour relativiser la portée de cette dernière... : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-cascades-de-sang-revelent-que-l-antarctique-pourrait-fondre-plus-vite-que-prevu_112640 https://www.actu-environnement.com/ae/news/antarctique-banquise-larsenc-midas-rivieres-fonte-28944.php4#xtor=AL-62
  4. Merci Swiftie pour le relais et l'excellent résumé de ces recherches ! Cela mérite aussi d'être signalé sur le topic statistiques et anomalies climatiques globales et sur le topic el nino (une étude transversale difficile à classer mais intéressante sur de nombreux points ;).
  5. Je parlais bien des anomalies prévues dans les prochains jours; Je prends l'exemple extrême avec l’anomalie prévue le 4 mai au matin :
  6. Ces échanges méridiens sont une bonne nouvelle pour calmer la sécheresse mais mauvais pour la calotte polaire Groenlandaise où une anomalie fortement positive se manifeste pour les prochains jours... Ce qui donnera des températures positives propices à une fonte précoce sur les abords de la calotte polaire, notamment dans le sud du Groenland... http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom Dans le contexte du RC, quand un y gagne, l'autre y perd, mais sur le long terme on est tous perdants... (à supprimer si mon propos est HS)
  7. Inquiétant en effet, mais tu es dans quelle région par contre ? Ce n'est pas indiqué sur ton profil. Dans le 44, on prie presque pour que les bonnes pluies annoncées dimanche et surtout lundi ne soient pas encore un mirage. Le niveau des ruisseaux continue de baisser pour atteindre les niveaux de Juin (c'est à dire presque à sec) et les quelques ondées qu'on va avoir dans les jours à venir vont surtout servir à éteindre la poussière et revigorer la strate herbacée. A voir pour le blé par contre qui pourra au moins se refaire une santé (et profiter par derrière des bonnes chaleurs prévues). Les semis quand à eux pourront aussi bien lever. L'inquiétude porte surtout sur les réserves en irrigation pour la saison estivale. Il nous faut absolument un mois de Mai pourri (désolé pour celles et ceux qui aiment le beau temps au printemps) car des collègues maraîchers commencent déjà à creuser en urgence de nouveaux bassins de rétention ou des forages, leurs retenues collinaires sont déjà en train de dangereusement baisser...
  8. Exactement, d'ailleurs si on prend la moyenne des températures 850hpa à Marseille de début Mai (ligne rouge) on est loin de la soi-disant température habituelle de +15°c cité plus haut : moyenne de +7°c environ pour début Mai à Marseille. Comme l'expliquait très bien treize vents et d'autres intervenants dans un ancien sujet du topic climatologie, on oscille en France entre une moyenne de -2/-4° sur la moyenne hivernale (DJF), et 10/12° sur la moyenne estivale (JJA) (selon treize vents) : Par contre, si tu voulais dire Haut Forez qu'à cette époque de transition, la remontée de masses d'air subtropicales qui commencent déjà à bien se réchauffer pouvaient déjà donner de bonnes températures à 850hpa début mai, là oui c'est certain. D'ailleurs une bonne partie des modèles ce soir envisagent bien une remontée de masse d'air bien chaude pour la saison. A ce propos même si cela peut-être HS (ce qui vaudrait surement un sujet dans le forum climatologie), quelle est l'évolution de la température moyenne à 850hpa en France depuis le début du RC ? Est-ce que l'on observe également une hausse notable des températures à 850hpa à la la faveur de flux de sud-ouest par rapport aux dernières décennies (j'avais vu que le sujet avait déjà été évoqué ici) ?
  9. Ce documentaire, assez ancien, est pour l'instant le plus intéressant que j'ai vu sur ce courant important pour la régulation du climat européen : http://www.les-docus.com/gulf-stream-le-talon-dachille/ Il est d'autant plus d'actualité au vu de l'étude récente relayé par Johan Lorck : https://global-climat.com/2017/02/23/un-risque-de-refroidissement-rapide-dans-latlantique-nord/ Si tu en connais d'autres Cotissois sur le gulf stream , je serais intéressé il est possible que j'assiste de mon vivant à un arrêt du gulf stream provoquant un refroidissement de l'Europe tandis que pour l'instant on assiste à un réchauffement climatique sans précédent de par sa rapidité (et qui ne s'arrêtera pas ailleurs; d'ailleurs l'étude de James Hansen est intéressante et inquiétante à ce propos), et en tant qu'agri et passionné d'agroforesterie, il y a de quoi ne plus savoir quoi planter pour le futur (chêne liège ou mélèzes et bouleaux ? ) et de quoi s'intéresser vivement à toutes ces dynamiques qui risquent de gravement affecter notre futur et la nature...
  10. Excellent graphique diffusé sur twitter par James Screen : Associate Professor in Climate Science (usually related to Arctic sea ice) | Editor at Journal of Climate Il résume très bien les probabilités d'une disparition de la banquise estivale en fonction de l'évolution du réchauffement climatique. Et quand on voit les évolutions de la banquise ces dernières années, on ne peut que s'inquiéter du fait que la probabilité ne soit (encore une fois) revue à la hausse... D'ailleurs la banquise talonne actuellement le net décrochement de 2016 qui avait commencé mi-Avril (avant de revenir à une extension "normale" vers la mi-Juin, pour mieux redécrocher par la suite). Au vu de la plus faible épaisseur de la banquise en 2017 et de son plus faible volume, il est à craindre que des conditions météorologiques même peu exceptionnelles n'occasionnent une nouvelle saison de fonte record... A ce propos, les températures prévues par le modèle CFsV2 pour les mois à venir prévoient une bonne anomalie de température cet été au niveau du Groenland et de la mer de Barents, ce qui ne sera ni bon pour la banquise de ce côté là, ni bon pour la calotte polaire Groenlandaise (ce qui est plus encore plus à craindre), excepté une anomalie froide particulièrement marqué prévue sur les mers bordant le Canada et la Sibérie Orientale ce qui pourrait peut-être sauver la mise (sauf si la banquise se retrouve déjà concentré majoritairement vers le Groenland dans les mois à venir) : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/htmls/glbT2me3Mon.html Au delà des températures, le vrai risque se situera autour de tempêtes aux vents bien orientés pour une exportation de la banquise la plus ancienne vers la côte orientale du Groenland et une dislocation du pack, et là même des températures "normales" ne pourront sauver la glace déjà fragilisé... A ce propos, d'ailleurs savez-vous si des modèles climatiques prévoient un changement des conditions météorologiques en été en Arctique dans le futur et par là-même des rétroactions sur la banquise ? Je crois me souvenir Higurashi que tu avais trouvé une étude sur cela à propos de la calotte polaire, mais sur la banquise je ne sais plus. Treize vents avait aussi mentionné des effets autour du maintien d'anticyclones en été favorisant l'apparition de nuages bas et de blocage de la chaleur si je me souviens bien, accélérant la fonte, l'évaporation et favorisant par là-même la formation de nuages bas, etc... (personne d'ailleurs ne sais pourquoi Treize vents n'est plus parmi nous ? je lui ai envoyé un message mais pas de réponse, son absence est marquante sur le forum IC...)
  11. Oui et le dernier bulletin mensuel de Meteo France confirme les craintes pour une perpétuation, voire aggravation de la sécheresse pour début mai (en tout cas pour les secteurs non arrosés de manière suffisante la semaine prochaine, je pense notamment à la moité nord de la France sur un axe Bordeaux-Strasbourg, où on trouve d'ailleurs les régions déjà les plus touchées par la sécheresse météorologique, hydrologique et maintenant agricole... bientôt une sécheresse écologique ?... ). http://www.meteofrance.com/accueil/previsions-mensuelles Pour la semaine du lundi 01/05/2017 au dimanche 07/05/2017 : temps généralement sec et ensoleillé avec des températures sensiblement au dessus des normales saisonnières mais avec un risque d'évolution orageuse comme corollaire. Tendance des températures pour la période du lundi 08/05/2017 au dimanche 21/05/2017 : Les températures devraient rester globalement supérieures aux normales de saison. Dernière mise à jour le 22/04/2017, prochain bulletin prévu le 23/04/2017. Frederick Decker prévoit un mois de mai chaud mais orageux, qui pourrait compenser la période de sécheresse. J'espère que sa prévision s'avérera juste et encore, car comme il le mentionne lui-même des secteurs pourraient reste à l'écart des averses orageuses... http://www.lameteo.org/index.php/tendances-saisonnieres-mai-2017 Sur le modèle CFSv2, les précipitations sont vues excédentaires dans le sud de la France mais toujours sèches dans la moitié est de la France. Sur le grand-ouest on ne vas pas se plaindre il est même prévu un léger excédent pluviométrique, mais on est pas là pour faire du chauvinisme météorologique Sérieusement, j'espère sincèrement pour les secteurs sensibles une période de pluies notables en mai pour la nature autant que pour les agriculteurs... Cela commence en tout cas à jaser chez les agris sur le temps qu'il fait et sur les impacts sur leur trésorerie, et cela promet une période post-électorale agitée quelque soit le candidat... Quand aux arbres, ils n'ont malheureusement personne pour réclamer qu'on arrête de créer les conditions propres à accentuer les sécheresses (intérêts d'ailleurs souvent contradictoires avec les nécessités de l'agriculture intensive)...
  12. Article intéressant d'aujourd'hui de Ouest France sur le niveau de la Loire, plus bas qu'en 1976 mais pas aussi bas qu'en 1947. Je trouve que les personnes interviewés dans l'article sont quelques peu optimistes, attendant que le mois de Mai et de Juin soient pluvieux comme les années précédentes, mais au vu des prévisions saisonnières actuelles, cela ne risque pas d'être le cas (sauf en cas de fronts orageux particulièrement virulents et suffisamment étendus). En tout cas, la situation est à surveiller de près, mais en ces temps de période électorale, je doute que nombre de personnes soient au courant de ce qui se passe, des enjeux de cette potentielle sécheresse historique et de la nécessité d'économiser l'eau le plus possible en prévision...
  13. Merci Bernardt60, j'utilise tellement le forum que j'en oublie de visiter les outils d'infoclimat Apparemment selon ce tweet, le feu serait circonscrit, à voir l'évolution cet après-midi : Julien Lestage @j_lestage #incendie en #Gironde à Cissac: l'incendie est circonscrit. Mais de nombreux points chauds encore à surveiller. 900 hectares brûlés 08:42 - 21 Apr 2017 Tweet vu ici : http://www.sudouest.fr/2017/04/20/gironde-deux-violents-feux-de-foret-en-meme-temps-3382284-2964.php
  14. Des images de l'incendie qui ravage toujours les pinèdes ce matin : http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/21/les-images-impressionnantes-des-incendies-qui-ravagent-les-pined_a_22048875/ Les conditions seront en effet défavorables à nouveau dans la journée avec un bon vent d'est desséchant et une température de 21°c prévue cet après-midi. Quelqu'un aurait-il les taux actuels d'HR dans la région ? Je crains que d'autres feux surgissent dans la région bordelaise aujourd'hui... et ce week-end va aussi être sensible en Bretagne où les températures vont remonter tandis que le vent d'est sec sera toujours à l'oeuvre...
  15. Merci Vendautan pour cette excellente explication ! Par chez nous la sécheresse est plus qu'inquiétante (sud du 44), je n'ai jamais vu le ruisseau bordant la ferme familiale à un niveau aussi bas en cette saison depuis plusieurs années et la sécheresse de surface est particulièrement marqué (sol sablo-limoneux de plutôt faible profondeur : 30 à 40cm) . On plante et sème les légumes dans la poussière, heureusement qu'on a la plus grande source de la commune pour palier au pire des scénarios (mais même les étangs où parvient la source commencent à baisser, ce qui des dires de mon père est très rare en cette saison). Le plus inquiétant ce sont pour les céréaliers des environs qui sèment leur blé de printemps dans la poussière, tandis que le blé d'hiver ne pousse plus depuis environ 2-3 semaines... alors qu'il va bientôt arriver à l'épiaison et que l'eau va être crucial pour faire un grain de qualité, à défaut de paille et d'un bon diamètre de grain...L'année 2016 avait déjà été difficile pour nombre de céréaliers et d'éleveurs, avec des prix sur le marché qui étaient de plus bien trop bas (récolte mondiale de blé excédentaire par rapport à la demande). L'année 2017 s'annonce une nouvelle fois difficile, que ce soit également avec un printemps pourri qui sauverait la situation hydrique mais qui apporterait son lot de maladies et de faible productivité. En maraîchage, là où je m'y connais le mieux, en étant mon métier, je crains fortement pour les collègues qui ont n'ont pas ajusté leurs retenues d'eau en fonction d'un scénario extrême de sécheresse (c'était déjà le cas l'année dernière à la fin de l'été avec une collègue qui s'est retrouvé avec son étang collinaire à sec). Par contre, si nous avons des pluies faibles mais assez régulières cela pourrait sauver la situation (la majorité des légumes ayant des racines superficielles, l'appoint pouvant alors être effectué par irrigation). Les maraîchers bretons ne sont en tout cas pas du tout réjoui de la situation actuelle, eux qui doivent compter avec des restrictions réglementaires en amont sur l'irrigation (forages limités, retenues d'eau, mais restrictions qui se comprennent du fait que le sous-sol breton est composé seulement de nappes phréatiques superficielles et très sensible aux sécheresses annuelles, contrairement aux nappes phréatiques profondes sensibles à des périodes de sécheresse plus marquées et/ou plus longues). http://www.letelegramme.fr/economie/cultures-la-bretagne-au-regime-sec-20-04-2017-11481986.php Je ne sais pas comment cela va finir mais dans tout les cas le secteur agricole va encore bien souffrir cette année et cela ne va faire qu'augmenter la détresse profonde de pas mal d'agris. Lire à ce propos cet excellent article : http://www.humanite.fr/certaines-regions-pourraient-manquer-deau-cet-ete-635054 Après leurs pratiques sont clairement à revoir, la france étant ainsi dans le trio de tête européen des besoins en irrigation pour les cultures, les sols se dégradent de plus en plus du fait des pratiques intensives altérant fortement la structuration, le complexe argilo-humique, le taux de matière organique et l'indispensable vie du sol. Le bocage a aussi été fortement arasé, les zones humides drainées et cultivées, etc... sans parler des traitements chimiques et engrais. Mais à ce jeu les designer comme coupable non. Ils ont été et le sont encore largement acteurs des pratiques rendant plus fragile les agro-systèmes aux aléas climatiques et au réchauffement climatique, ainsi que de la dégradation des écosystèmes et de leur fragilité accrue à ces aléas, mais connaissant bien le secteur agricole, la pression des lobbys, d'un syndicat bien connu , de la majorité des chambres d'agricultures et des politiques de l'état français poussent toujours les agriculteurs dans cette direction. Et pour la plupart aujourd'hui, il est impossible de faire machine arrière, à moins d'un fort soutien de la part des collectivités (certaines exploitations dont je connais les agris et qui seraient dans l'idée prêt à changer de système ne peuvent pas : emprunts de plusieurs dizaines à centaines de milliers d'euros, structures adaptés à l'élevage industriel qu'ils faudrait entièrement revoir, etc... or pour changer de système, pour passer en bio extensif par exemple, il faut pas mal de capitaux surtout quand on est allé loin dans le productivisme... quand je vois que la FNSEA parlait de renforcer le soutien à l'export et d'industrialiser encore plus l'agriculture pour pallier à la crise... argh ! ) Mais ce qui m'inquiète autant et dont on parle peu c'est de ce que ces aléas climatiques de plus en plus prononcés vont impacter fortement la nature... Dans le secteur du grand ouest, les chênes pédonculés commencent déjà à disparaître du fait des périodes de sécheresses estivales de plus en plus marquées à cause du RC, les rendant d'ailleurs plus sensibles aux maladies et au parasitisme (or il sont majoritaires dans nombre de haies) et je crains également pour les chênes sessiles dans les décennies à venir. Les végétaux, notamment les arbres ont une capacité incroyable à résister aux stress, mais leur résilience a aussi ses limites. Et malheureusement le jour où cette résilience s'effondrera, cela se fera brutalement et nous n'aurons plus que les yeux pour pleurer... (quand je pense qu'il y en a encore sur IC qui ne croient pas au RC ! Il suffit d'observer la nature sur le long terme pour voir les changements déjà en cours, et tout simplement de se fier aux milliers de scientifiques qui passent leur vie à étudier le réchauffement climatique et ses conséquences... mais bon cela doit encore être un complot ...) Je ne crois en tout cas pas que l'on pourra remplacer un bocage, et tout un écosystème avec, en aussi peu de temps, et je doute de la capacité de la nature à s'adapter à des changements aussi brutaux de conditions climatiques. Lire à ce propos aussi un article où j'ai compilé quelques recherches scientifiques récentes qui mentionnent que les arbres ne nous sauverons pas du RC du fait d'une sensibilité plus importante que prévue aux conséquences du réchauffement climatique : https://docuclimat.com/2017/04/19/les-arbres-et-forets-ne-nous-sauverons-pas-du-rechauffement-climatique/ Malgré tout, on commence déjà à planter chênes verts, argousiers et autres espèces méditerranéennes sur la ferme familiale pour ne pas se retrouver avec une nature vide et broussailleuse dans le futur, mais qui anticipe réellement cela?... Yoann http://docuclimat.com/
  16. Il suffit de taper cela : "sécheresse" dans google actualités et de trier par date pour s'apercevoir que la situation s'aggrave de jour en jour, nombre de médias régionaux relaient l'inquiétude sur la sécheresse, notamment de la part des éleveurs et céréaliers, et certains médias s'aventurent même à comparer la situation avec 76 (et c'est loin d'être abusé pour une fois , d'autant plus qu'en 76 il n'y avait pas autant de besoins en eau, bien plus de zones humides, de terres à de bien meilleurs bons taux de matière organique et bien structurés, et une situation hydrologique et des nappes phréatiques loin d'être aussi préoccupante, il s'agissait avant tout d'une sécheresse de surface, alors oui comparer la sécheresse actuelle avec 76 est loin d'être abusé... si on rajoute à cela le réchauffement climatique qui nous donne plus de chances d'avoir des températures élevées ce printemps et cet été et donc une évaporation et une évapotranspiration plus accentué... il n'y a plus qu'à espérer un printemps pourri, catastrophique pour une deuxième année consécutive pour les agriculteurs, mais bien moins qu'une sécheresse centennale...qui aurait aussi des effets catastrophiques sur la nature et d'autres secteurs économiques ) : https://www.google.fr/search?rlz=1C1PRFG_enFR739FR739&q=S2CHERESSE&spell=1&sa=X&ved=0ahUKEwiY6LShvrLTAhUQb1AKHdLTACwQBQgiKAA#q=sécheresse&tbm=nws&tbs=sbd:1
  17. Je sens que cet article ne va pas plaire à certaines personnes et qu'on va me traiter de "réchaufiste" ... mais je reste sur mes positions et je propose dans l'article qui suit une argumentation pour l'appuyer. Je comprends qu'on puisse la réfuter et je pense aussi qu'il est important de s'appuyer sur les stats. Cependant quand on observe la manière dont le climat fonctionne en ce moment, je suis désolé mais il y a vraiment pour moi des questions à se poser en dehors des stats, qui je le rappel ne sont pas parfaites au vu des paramètres encore peu compris du système climatique lors de dépassement de seuils en interaction avec des boucles de rétroactions... Je sais Christian que tu sauras parfaitement me contredire et je n'ai pas les armes statistiques pour en discuter avec toi de manière sérieuse et scientifique, mais je reste sur l'impression (basée aussi des observations et études scientifiques) qu'il ne faut pas croire que le RCA suivra longtemps une tendance linéaire, ce qui se passe en ce moment est significatif et de nombreux scientifiques ou experts de la question en sont d'ailleurs plus qu'inquiets (cf les liens vers les blogs que référence mohyu : https://moyhu.blogspot.fr/ ) Mais bon j'apprécie énormément la qualité de tes interventions qui permettent de réfléchir à pas mal d'aspects sur la question et qui m'on d'ailleurs aidé à écrire l'article en question N'hésitez pas à m'en laisser vos impressions ici. Bonne lecture (je l'espère... ) : Amplification dangereuse du réchauffement climatique en cours ? Un début d’année 2017 exceptionnel et inquiétant… Yoann https://docuclimat.com/ P.S : j'ai fait une petite dédicace à la communauté IC à la fin
  18. La banquise Antarctique se met maintenant à jouer au yoyo, en se situant toujours en dessous du record de 1997... The latest value: 2,199,214 km2(February 18, 2017) https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S L'embâcle ne prend pas, les anomalies de températures parfois exceptionnelles relevées ces derniers temps dans certaines régions côtières du continent n'aidant pas à sa reprise saisonnière. Et ce ne sont pas les anomalies encore marquées prévues durant les 7 prochains jours qui vont aider à la reprise de l'extension de la banquise... Pendant ce temps là une grande partie de l'Antarctique Ouest, mais aussi des glaciers majeurs de l'Antarctique Est, se retrouvent directement exposés aux eaux océaniques et donc aux vagues issus de tempêtes, ainsi qu'à des masses d'air particulièrement "chaudes" (cf climate reanalyzer)... Ce n'est pas bon du tout pour les plateformes glaciaires, notamment l'immense barrière de glace de la Mer de Ross... Affaire à suivre, mais les conséquences se feront surement sentir durant le reste de l'année. De plus, un el nino, surtout majeur, est souvent suivi de l'arrivée de courants chauds profonds vers l'Antarctique Ouest, et cela malheureusement on ne peut le voir sur aucune carte, seuls les sous-marins téléguidés des scientifiques pourront en faire un état des lieux sous les plateformes glaciaires et glaciers de l'Antarctique... Or après celui de 2015-2016, nous pourrions bel et bien avoir un autre el nino en route pour la fin de l'année... J'ai bien peur que l'Antarctique n'ai connu qu'un bref (et relatif) répit durant les années 2000. La PDO et l'IPO, repassés en mode positif depuis peu, risquent bien d'accélérer radicalement la fonte et débâcle de la calotte polaire Antarctique ! Yoann https://docuclimat.com/
  19. Robbert Scribbler a publié un excellent article sur la saison exceptionnelle de pluie que subit actuellement la Californie et qui a fini par fragiliser pour la première fois depuis sa construction en 1968, le barrage d'Oroville : https://robertscribbler.com/2017/02/16/unprecedented-climate-extremes-one-year-after-record-drought-lake-oroville-is-spilling-over/ Après une période de sécheresse record de 2011 à 2016, la Californie subit une période de pluies record en cet hiver 2017... Malheureusement pour la Californie, la saison des pluies n'est pas encore terminée, les habitants de la vallée en aval du lac d'Oroville ont de quoi encore s'inquiéter, et une prochaine évacuation n'est pas écartée par les autorités. Le risque est considéré comme très faible d'une détérioration totale du barrage, mais pas nul non plus. Or ce barrage assure l'approvisionnement en eau potable de 50 millions d'habitants et est nécessaire pour subvenir à l'agriculture productive et exportatrice de la Californie... Nous n'avons pas fini d'observer les conséquences de plus en plus catastrophiques du réchauffement climatique... Une nouvelle "rivière" atmosphérique humide est d'ailleurs actuellement en train de toucher à nouveau la Californie : Source : http://tropic.ssec.wisc.edu/real-time/mtpw2/product.php?color_type=tpw_nrl_colors&prod=namer&timespan=24hrs&anim=anigf Yoann https://docuclimat.com/
  20. Johan Lorck a encore une fois réalisé un excellent article bilan d'anomalie de température mondiale mensuelle, cette fois-ci donc pour Janvier : https://global-climat.com/2017/02/16/tres-chaud-en-janvier-malgre-la-nina-annonce-la-nasa/ Ce graphique, tiré de l'article, résume à lui-seul la situation alarmante que nous vivons actuellement : Comme je le mentionnais dans le topic el nino, il se passe effectivement quelque chose d'inédit puisque nous sommes tout juste sortie d'une phase la nina, tandis que les anomalies elles nous la jouent comme si nous étions en phase el nino... Le plus flagrant en étant les réanalyses de NCEP pour la 1ère quinzaine de février : https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR et les anomalies exceptionnelles encore prévues pour les 7 jours à venir : http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom Février risque ainsi d'approcher les records de Décembre 2015 et d'Avril 2016... pourtant nous sommes déjà loin des conséquences de l'épisode el nino 2015-2016, et ce d'autant plus que nous avons connu une phase la nina cet hiver... Je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche quand même... Les modèles n'auraient-ils pas sous-estimé la capacité de l'océan (notamment l'océan Pacifique) à relarguer une partie de la chaleur excédentaire (dû au RC) stockée sous l'effet de cycles naturels, de même que d'autres effets amplificateurs positifs (dont il faut encore rappeler que les modèles climatiques sous-estiment ou n'intègrent tout simplement pas encore)... ? Désolé à celles et ceux qui pensent qu'on est juste en train de rattraper la fourchette haute des projections climatiques, mais si on sort du point statistique, observer de telles anomalies en période la nina, je ne sais pas mais moi cela me donne envie de réfléchir aussi en dehors des stats... Et je n'imagine même pas ce vers quoi l'on va si le nouvel épisode el nino à la fin de l'année est confirmée... Yoann http://docuclimat.wordpress.com/
  21. Les prévisions ont encore le temps de changer (un el nino est toujours difficile à prévoir tant que le printemps n'est pas passé), mais les différents modèles indiquent bel et bien qu'un el nino modéré à fort pourrait survenir à la fin de l'année 2017, exemple du modèle européen : Le dernier rapport hebdomadaire de la NOAA indique de même un risque de plus en plus élevé de le voir apparaître : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf Je ne vais pas commenter sur les raisons possibles de l'apparition d'un el nino, je commence à cerner petit à petit les mécanismes mais je ne me sens pas encore du tout prêt à expliquer tout cela (Treize Vents où es-tu ?! , c'est vrai d'ailleurs tu nous manques vachement par la qualité de tes interventions...) Ce qui est le plus fou c'est que nous sommes actuellement en sortie d'épisode la nina et les anomalies de températures mondiales ne veulent toujours pas redescendre... En ce mois de Janvier 2017, nous sommes toujours situé quasiment dans la même fourchette des anomalies atteintes en 2016... pire, elles ne redescendent pas, et elles se mettent même à bien remonter (Février 2017 est en passe d'égaler le record d'Avril 2016 et de Décembre 2015 (cf projections de climate reanalyzer : http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom et reanalyses NCEP de la 1ère quinzaine de Février su Mohyu : https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR) Alors du coup je me demande on est en épisode la nina qui joue sa grande timide ou les oscillations climatiques naturelles ne sont-elles pas en train d'être noyés par un RCA qui s'est bien caché dans les océans depuis quelque temps et qui a maintenant décidé de mener la danse ?... Sans rire, je me demandes vraiment ce qui se passe... et on s'avance surement sur le seul facteur de libération de la chaleur excédentaire retenue par les océans depuis le début des années 2000. Je commence à me demander si d'autres facteurs amplificateurs ne rentrent pas déjà en jeu... Il serait intéressant d'ailleurs de trouver des articles scientifiques (en anglais surement) à propos de cette "déconnexion" entre le certes timide épisode la nina que nous avons connue (mais la nina quand même) et ces anomalies qui ne veulent pas redescendre, voire remontent comme si on se trouvait en épisode el nino Et n'imaginons pas ce que cela sera si les prévisions d'un nouvel el nino (même modérée) pour la fin de l'année s'avèrent correctes, vu ce que l'on connait actuellement en sortie d'épisode la nina... Yoann http://docuclimat.wordpress.com/
  22. Mon lien n'a pas volonté à faire peur ! Si c'était mon but, dans ce cas j'aurais été publié dans le topic el nino les nouvelles estimations NCEP CFS.v2 Forecast du bulletin hebdomadaire de la NOAA : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf Il faut surtout replacer le record actuel dans le contexte de fragilisation accéléré des barrières de glace Antarctique depuis quelques années. Ne pas oublier non plus que la tendance à l'augmentation de la banquise (dû d'ailleurs en partie au réchauffement climatique, oui cela est contre-intuitif mais a été prouvé par mal de scientifiques) ne va pas durer et que le courant circumpolaire et le vortex polaire Antarctique ne pourront isoler longtemps le continent blanc du réchauffement atmosphérique et océanique mondial (notamment avec des années el nino importantes corrélées à une PDO et IPO positive, cycle dans lequel nous serions peut-être rentré...). Donc oui, 2017 pourrait n'être qu'un épiphénomène symbolique ou tout simplement le début d'une nouvelle tendance. On ne verra de toute manière cela qu'avec le recul Yoann
  23. Effectivement, à deux jours de décalage, les deux organismes sont aujourd'hui d'accord pour dire que le record de 1997 a été battu, et la période de débâcle n'est pas encore finie. Il reste potentiellement encore une à deux semaines de débâcle, je ne sais pas quelles vont en être les conséquences pour les plateformes glaciaires (notamment pour celles débouchant sur la Mer d'Amudsen et de Ross) mais cela ne risque pas d'aider à leur stabilité... Courants chauds et tempêtes peuvent bien plus facilement y faire des dégâts sans la protection de la banquise... Zack Labe a retweeté Kris Van Steenbergen ‏@KrVaSt 2 hil y a 2 heures Plus Antarctica has broken its sea ice record today: 2.246.000 km². The sea ice extent is still shrinking. 1997: 2.264.000 km². @Zlabe Larry Hamilton ‏@ichiloe 4 hil y a 4 heures Plus Antarctic sea ice extent has reached a new record low, still going down.
  24. Le problème c'est qu'ADS ne permet pas de visualiser les autres années (ou en tout cas je n'ai pas trouvé). Selon eux, en tout cas, le record de 97 a bien été battu par contre. Merci pour le graphique Higurashi, on voit d'ailleurs un plateau d'extent sur NSIDC qui ne se retrouve pas chez ADS, je me demande si cela ne se joue pas au niveau de la mesure de la concentration de glace (certains secteurs étant très faiblement concentrés en glace, or j'ai l'impression que NSIDC les prend en compte ) : N'hésites pas à me dire si je me trompe, ce qui doit surement être le cas J'ai encore beaucoup à en apprendre.
  25. ADS indique que l'extension de la banquise Antarctique continue à plonger et que le record précédent est de plus en plus dépassé... The latest value: 2,226,844 km2(February 12, 2017) https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S Higurashi, j'ai essayé de retrouver le graphique du NSIDC, mais je ne le trouve pas. Sais-tu où ils placent l'extent actuellement ? Je suis d'ailleurs curieux de savoir quelle est la différence dans les mesures satellites qui fait que les deux instituts affichent des extent aussi différents ? Merci d'avance à toi, Yoann