Yoann44

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Tout ce qui a été posté par Yoann44

  1. Outre le fait que l'on a souvent du mal à comprendre où tu veux en venir dans tes analyses Nanuq, il serait bon aussi d'être rigoureux... Tu utilise le graph de Climate4you qui est un site climatosceptique connu pour sa création de graphiques faussés et qui relaient nombre de thèses climatosceptiques fondées sur aucune étude scientifique validée par des pairs... Je te conseille vivement un site de référence qui lui s'appuie sur la science validée et reconnue par l'ensemble de la communauté scientifique : https://www.skepticalscience.com/ Deuxièmement, tous les organismes étudiant l'ENSO montrent bien des oscillations de l'ENSO (parfois prononcées, comme en 98 qui explique la hausse importante de la température terrestre à cette époque : transfert de chaleur de l'océan pacifique vers l'atmosphère) : Source : http://www.srh.noaa.gov/jetstream/tropics/enso.html Troisièmement, tu affirmes pas mal de choses dans ton post comme le fait que les oscillations océaniques ne sont pas prises en compte dans le bilan radiatif. Or le bilan radiatif concerne également la chaleur stockée par les océans. Que la température atmosphérique augmente lors de la libération de cette chaleur ne change pas le bilan radiatif en soi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bilan_radiatif_de_la_Terre Exemple d'estimation d'évolution de la part de la chaleur respectivement accumulée par le sol, l'océan superficiel et profond (par rapport aux sols, en rouge), ici depuis 1960 Et puis tu crois sérieusement que les milliers de scientifiques qui travaillent sur le climat et tous les domaines associés (océanographie, glaciologie, biologie, etc..) ne prennent pas en compte des indicateurs importants tels que les cycles naturels du climat ?! Sérieusement... Tu as l'air également de souligner que l'étude des principales composantes du climat reste à l'état d'étude et que nous n'avons pas encore tout compris. C'est moi ou tu nie le travail de ces mêmes scientifiques depuis le début des années 70 (période à laquelle l'étude du climat et de la biospère a pris une ampleur importante) ? Aujourd'hui les climatologues en sont à étudier les détails des composantes climatiques et leurs interactions entre eux, détails qui ont leur importance certes (rétroaction entre el nino et le stockage de CO2 des écosystèmes, de quelle amplitude seront les vagues de chaleur futures, etc...). A moins que tu possèdes des supercalculateurs capable d'effectuer des millions d'opérations à la seconde, de capteurs terrestres et océaniques disséminés dans le monde entier, de dizaines d'années d'études et contre études sur le terrain et en labo qui ont permis de mieux comprendre le climat et son réchauffement et que tu puisses remettre en cause la science climatique de manière logique et scientifique, mais je crois que ce n'est pas le cas, non ?... Bref, désolé mais cela m'attriste et m'énerve à la fois de voir que certains en sont encore à nier l'immense travail des scientifiques qui passent leur vie à étudier le climat de manière rigoureuse et désintéressé (contrairement à nombre de scientifiques climatosceptiques)...
  2. Une excellent mise au point de Guillaume Séchet à propos de ce soi-disant été pourri : http://www.meteo-paris.com/actualites-meteo/l-ete-2017-est-il-pourri-18-aout-2017.html Extrait : " Des bruits courent depuis quelques jours sur le Nord et l'Ouest de la France, relayés par la presse : l'été 2017 serait "pourri" ! Les personnes exprimant ce ressenti sont de bonne foi et il n'est pas question ici de les mépriser. En effet, on comprendra aisément qu'un vacancier ayant opté pour cette première quinzaine d'août près de la Manche pourra qualifier la météo de "son" été comme "pourrie". Il est en outre vrai que la période du 16 juillet au 15 août, soit celle où nos concitoyens profitent le plus de leurs congés d'été, fut assez fluctuante voire carrément médiocre au Nord et à l'Ouest : plus fraîche, moins ensoleillée et parfois plus humide que la moyenne. [...] Nous constatons que Brest, Nantes, Bourges, Bordeaux, Toulouse ou Paris n'ont, en effet, guère brillé par leur caractère estival pendant la période. Mais lorsque le météorologiste dressera le bilan de l'été, il considérera les 3 mois s'écoulant du 1er juin au 31 août, et prendra donc en compte la première partie de cet été qui, rappelons-le, était particulièrement chaude, assez bien ensoleillée et assez sèche sur la majeure partie de la France. Ainsi, au final, l'été 2017 qualifié de "pourri" par certains se révélera sans doute comme l'un des plus chauds des mesures au plan national !
  3. Un phénomène qui a surpris les scientifiques de par son ampleur cette année, et qui les inquiètent sur l'effet que cela aura sur l'évolution de l'inlandsis Groenlandais (dépôt de suie qui accélère sa fonte) mais aussi sur la combustion de la grande quantité de matière organique du sol... Source : https://www.consoglobe.com/groenland-vallee-de-la-mort-records-cg L'incendie majeur qui fait parler de lui depuis une semaine environ pourrait perdurer pendant plusieurs semaines selon certaines sources (dû à l'assèchement des tourbières), tandis qu'un autre incendie plus au sud vient de se déclarer ! On a pas fini de voir les conséquences passionnantes mais effrayantes du réchauffement climatique dans le cercle Arctique... Un excellent article de Robert Scribbler à ce sujet : https://robertscribbler.com/2017/08/09/fire-in-the-land-of-ice-massive-wildfires-rage-over-greenland-and-siberia/ Les grands médias commencent en tout cas à relayer l'information, ce qui est plutôt une bonne chose pour sensibiliser le public sur l'urgence d'agir (et il serait plus que temps...) : http://www.lemonde.fr/climat/video/2017/08/11/l-ile-pourtant-polaire-du-groenland-est-en-proie-aux-flammes_5171558_1652612.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1502465574
  4. Une enquête de la BBC révèle une omission volontaire de plusieurs pays sur leurs déclarations d'émissions de gaz à effet de serre, ce qui pourrait compromettre sérieusement l'accord de paris (déjà non contraignant et ne rentrant pas du tout dans les clous de l'objectif maximum +2°c)... http://www.bbc.co.uk/programmes/b0901fqy Ce qui serait entre autre à l'origine (avec peut-être une baisse de la capacité des écosystèmes à stocker le CO2 excédentaire) de l'écart entre la supposée stagnation des émissions de CO2 (basée sur les déclarations de chaque pays) et la concentration de C02 dans l'atmosphère en accélération inédite depuis 2015, ce qui inquiète notablement les scientifiques (cf cet article) : https://www.nytimes.com/2017/06/26/climate/carbon-in-atmosphere-is-rising-even-as-emissions-stabilize.html Mais bon, selon moi rien d'étonnant, et qui révèle entre autre une hypocrisie patente et mortifère des états sur le climat, cf un article que j'ai écris il y a deux semaines à ce propos : https://docuclimat.com/2017/07/24/pendant-que-nous-nous-focalisons-sur-trump-les-politiques-contre-le-climat-et-la-biodiversite-saccelerent-dans-le-monde-etat-des-lieux-dune-hypocrisie-generalisee/ Je crois sincèrement qu'on est mal barré...
  5. Ce qui se passe en Bolivie actuellement est tout simplement catastrophique pour la population et révélateur de ce qui pourrait arriver à de nombreuses autres populations dans le monde dans un futur proche. Une sécheresse record couplé à des températures bien au dessus des normales de saison, et ce depuis plus d'un an, a littéralement asséché le pays. Ce qui est le plus grave, c'est que les réserves en eau potable sont maintenant réduites à peau de chagrin ce qui laisse craindre une catastrophe humanitaire de grande ampleur... Sans parler de l'eau d'irrigation maintenant introuvable dans de nombreuses régions et qui menace donc à court terme l'autonomie alimentaire du pays, de même que la survie de nombreuses populations des campagnes ! Dans le pays, les lacs sont quasiment à sec, les glaciers qui disparaissent à vue d’œil ne peuvent plus assurer un renouvellement en eau suffisant en cas de sécheresse. L'état d'urgence a été décrété dans de nombreuses régions, cela ne suffira sans doute pas et il est à espérer qu'une situation météo radicalement différente sauvera la population bolivienne en grande détresse ! A défaut, ce serait aussi bien que les pays frontaliers et surtout l'occident viennent en aide à la population... Mais de cela on sait qu'il s'agit souvent plus du miracle que d'espérer une météo différente... D'ailleurs la question de la responsabilité de l'occident vis à vis de la Bolivie se pose, puisque la situation qu'ils vivent est en grande partie dû au RCA causé majoritairement par les émissions de CO2 depuis la révolution industrielle ! Quid de notre responsabilité ? De l'aide que nous devons leur apporter pour affronter cette situation et en éviter d'autres, au delà de la nécessaire aide humanitaire ? Au delà de la situation actuelle en Bolivie, ce qui est à craindre c'est que ce même phénomène de fonte accru des glaciers dans les montagnes du monde, couplé à des phénomènes météorologiques exacerbées à cause du RCA (sécheresse intense et durable en plus de températures records) occasionnent des crises humanitaires comme nous n'en avons jamais connu auparavant... Je pense notamment à l'Inde et au Bangladesh... Plus d'un milliard de personnes pourraient être gravement impactés par une situation semblable à ce que vit la Bolivie ! Que ferons-nous alors, nous qui sommes à l'abri des impacts les plus extrêmes du RCA ? Il s'agit d'une question fondamentale qui amène d'ailleurs à nous interroger sur le traitement actuel des réfugiés en Europe... Triste, sombre et hypocrite occident qui se réfugie derrière ses frontières tout en continuant à impacter la survie de millions de personnes à travers le monde, et ce depuis des centaines d'années ! Un excellent article (en anglais) sur la situation en Bolivie : https://robertscribbler.com/2016/11/23/climate-change-has-left-bolivia-crippled-by-drought/ D'autres articles en Français : https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/la-fonte-des-glaciers-entraine-une-secheresse/75161 http://www.actulatino.com/2016/10/10/la-bolivie-endure-sa-pire-secheresse-depuis-25-ans-le-niveau-du-lac-titicaca-est-au-plus-bas/
  6. Juste pour info importante pour compléter mon post, mais aussi pour montrer que la transition entre les arbres endémiques et les arbres adaptés au prochain climat va être difficile... Un rapport montre que la sécheresse de 2015 et 2016 a entraîné un stress important dans les jeunes plantations, avec une mortalité plutôt conséquente pour les scions d'un an. Or, même si cela peut paraître hors-sujet, la France a choisi d'intensifier l'exploitation de la forêt pour notamment soutenir la transition énergétique via la filière bois-énergie, ce qui veut donc dire des espèces à croissance rapide, mais surtout beaucoup de plantations. Si nous partons de ce principe, et avec un climat de plus chaud et des sécheresses récurrentes et marquées, on marche vraiment sur la tête... Les arbres matures sont les plus à mêmes de supporter les sécheresses mais aussi de les atténuer à un niveau régional, voire national, si ils sont présents en nombre (régulation du flux hydrique via leur important réseau racinaire, effet brise-vent optimal, ombrage conséquent atténuant l'évaporation et le réchauffement des sols, matière organique abondante améliorant la rétention de l'eau et empêchant son évaporation rapide, etc.., . Or, nous allons d'un côté observer la disparition progressive d'une grande partie d'entre eux avec le réchauffement climatique et de l'autre en voir disparaître une autre quantité importante du fait de la politique d'intensification du prélèvement en bois, en comptant sur les jeunes plantations pour prendre la relève... Face aux sécheresses à venir, l'intensification de l'exploitation des ressources et de la nature seraient donc la clé ... je crois que j'ai dû louper un épisode http://agriculture.gouv.fr/episodes-de-secheresses-2015-2016-et-sante-des-arbres Le rapport indique également qu'une sécheresse précoce en 2017 était redouté du fait du stress répétitif subi en 2015 et 2016 (favorable aux parasitisme qui peut alors des années plus tard achever l'arbre), or c'est bien ce qui est arrivé... Je crains de lire le rapport sur l'impact de la sécheresse de 2017 sur la santé des arbres en France
  7. Attention, 500 à 600mm suffisent à sauver la situation si bien réparti comme tu dis, mais ce pour une année, voire deux grands max ! En France, on se situe en moyenne (et le concept de moyenne est ici important) au niveau des 800mm. Or : - de nombreuses cultures souffrent actuellement de la sécheresse de surface, malgré une pluviométrie dispersée. Nombre d'agris sont obligés de donner du foin à leurs bêtes, les maïs sont grandement à la peine si il ne pleut pas au moins 50mm dans la semaine à venir et dans certaines zones la récolte de blé s'est avéré médiocre (même si les pluies disparates de Mai et Juin ont finalement évités une catastrophe). Sans parler d'autres cultures tel que le maraîchage où je connais certains collègues qui ont des soucis pour arroser à cause de retenues d'eau ou de forages à la peine... - Et c'est là où on en arrive à la moyenne qui cache des disparités. 600mm de moyenne, cela donne déjà une année à faible pluviométrie à France (500 là ce serait un autre climat...), or 1 année comme celle que nous connaissons actuellement doit absolument être compensée par une année à pluviométrie excédentaire ou deux années à pluviométrie moyenne. Et Ce pour recharger les nappes et retenues d'eau (lacs et étangs) afin de permettre d'affronter justement une année sèche ! C'est pourquoi dire que l'agriculture pourrait se débrouiller avec 500 à 600mm de pluviométrie annuelle c'est bien trop s'avancer. Ou alors, et il va bien le falloir un jour, (maudit lobby FNSEA...) changer radicalement d'agriculture. - De plus, on oublie souvent quand on parle de sécheresse, la sécheresse écologique. Or, en ce moment dans le Nord-Ouest de la France on peut déjà observer des arbres se débarrasser de leurs feuilles (phénomène naturel pour se protéger mais exceptionnel et qui doit le rester) ! De nombreuses espèces nécessitant une pluviométrie régulière et abondante, tels que le Hêtre ne peuvent supporter des sécheresses à répétition telles que nous en connaissons ces dernières années. Les arbres ont une certaine résilience, mais qui a aussi ces limites, et ce en fonction des espèces, des caractéristiques du sol et de la gestion de l'eau dans le secteur (si nous continuons à supprimer les zones humides et à augmenter les besoins en eau, nous enlevons d'autant plus la capacité des bassins versants puis des nappes à stocker l'eau et par là-même la capacité d'eau disponible pour les arbres...) Or le micro-climat d'une région et sa capacité même à stocker l'eau, empêcher une forte évaporation des terres agricoles et évapotranspiration des cultures est aussi lié à la présence de végétation arborescente. Une pluviométrie faible récurrente, et même dispersée, entraînerait ainsi un disparition progressive des arbres et arbustes endémiques qui augmenterait alors le seuil de stress aux sécheresses des cultures. Un vrai cercle vicieux, et sachant qu'il faut deux décennies à un siècle pour qu'un arbre soit mature et remplisse pleinement ses fonctions (en sachant que nous allons vers l'inconnu puisque ne nous savons le climat exact qu'il fera dans 50-100 ans (plus chaud et plus humide, plus chaud et plus sec, chaud mais encore avec des gelées l'hiver, etc..?) nous ne savons donc pas exactement si la végétation que nous plantons aujourd'hui en prévision de demain sera bien adaptée... Je dirais donc qu'il ne faut surtout pas que ce genre de situation se répète (même avec pluviométrie disparate permettant à la végétation herbacée de tenir le coup)... Au passage, et on en parle pas du tout dans les médias (à part pour la crise de l'eau potable à Rome) mais l'Italie et l'Espagne connaissent leurs pires récoltes depuis 20 ans ! Une véritable catastrophe pour les agriculteurs de ces pays, et malheureusement je pense que ce n'est que le début de la galère. Pour le coup, un changement d'agriculture va s'imposer d'autant plus rapidement dans ces pays. Sinon il faudra se dire que l'homme n'apprend bel et bien rien de son environnement et de ses erreurs... http://www.actualites-news-environnement.com/36713-secheresse-cultures-agricoles.html
  8. La synoptique de la semaine prochaine de courte durée ? Divers modèles météo prévoient un mois d'Août très sec et plutôt chaud (excepté au niveau du bassin méditerranéen où les précipitations seraient légèrement excédentaires). Guillaume Séchet s'oriente d'ailleurs vers cette option. Avis aux spécialistes, vous en pensez quoi ? Si c'est le cas, cela annonce une situation de crise très marqué dans pas mal de régions sur le front de la sécheresse...
  9. Oui Bernard mais on ne va pas empêcher des études tels que celle ci de sortir, ou de communiquer là-dessus parce que des médias pourraient en faire des titres sensationnalistes. C'est comme si dans les années 70-80, lorsqu'on avait découvert le RC et ses potentiels impacts dévastateurs, on avait empêché les études balbutiantes sur le RC ou la comm autour de ces dernières sous prétexte que des journaux allaient titrer : " En 2100, la Terre ressemblera à Vénus, chronique d'une fin du monde annoncé" . On a besoin de ce genre d'études. Par exemple dans mon futur métier de technicien agroforesterie, j'ai besoin de savoir les probabilités des extrêmes climatiques dans le futur, car quand on plante des arbres, on voit sur un temps long. Et je crois ne pas être le seul lambda (je veux dire par là ne faisant pas partie du monde scientifique ou politique) à avoir besoin de ce genre d'études. Par exemple, en sachant cela, et en voyant qu'actuellement on est mal parti pour calmer nos émissions de GES (sans parler des rétroactions positives), je vais faire des recherches du côté de l'agriculture Sahélienne en agro-foresterie avec des arbres supportant des écarts thermiques importants (entre le froid et le chaud) et des périodes de sécheresses prolongés, tout en étant profitable aux cultures. Allez on boit un coup à la fin de l'agriculture française telle que nous la connaissons ! (j'en rigole, mais au fond ce n'est pas le cas...)
  10. L'étude n'a pas pour but de s'insérer dans une médiatisation (ce que les médias en font est une autre histoire). Elle fait partie de modélisations essentielles pour savoir où nous allons dans le futur. En tant qu'agriculteur par exemple, ce genre d'étude peut permettre d'anticiper les pratiques et cultures agricoles permettant de supporter ces extrêmes, il faudrait ainsi prévoir des plantations d'arbres prévoyant de l'ombrage suffisant et adaptés à des sécheresses marquées (concurrence possible entre cultures et arbres) (or la majorité des arbres atteignent leur maturité entre 40 et 120 ans et leur zone de répartition actuelle n'est pas du tout adapté aux climats futurs...). Les variétés de cultures doivent aussi être sélectionnés sur un temps long. De même les constructions permettant une aération et isolation adapté doivent être pensées à l'avance, de même que l'urbanisme des villes. Que dire des installations industrielles sensibles nécessitant de l'eau pour leur fonctionnement, tel que les centrales nucléaires ? Bref, des secteurs sensibles de notre société ont besoin de ce genre d'études objectives qui envisagent les scénarios extrêmes afin de tout simplement prévoir l'adaptation nécessaire, mais aussi de faire comprendre aux acteurs de ces secteurs que l'on a tout intérêt à limiter au plus vite les émissions de CO2 (car l'adaptation sera plus que difficile si nous ne faisons rien...). Bref, je ne comprends pas la polémique autour de cette étude.
  11. La sécheresse de surface en Corse bat des records et la situation des nappes phréatiques devient critique (une nappe est d'ailleurs menacée de salinisation). Pourtant, les agriculteurs continuent à arroser leurs cultures de Maïs malgré leurs restrictions et la FNSEA réclame des retenues d'eau supplémentaires pour se prémunir de sécheresses accrues dans le futur... Pas une seule fois n'est envisagé un changement de pratique agricole et de changement de cultures... : http://www.francetvinfo.fr/meteo/secheresse/cartes-secheresse-81-departements-touches-dont-26-en-crise-hydrique_2293911.html
  12. Je ne comprends le scepticisme face à cette étude. Il s'agit d'une étude menée avec un modèle performant par des scientifiques reconnues dans leur spécialité. Eux-mêmes ont été étonnés par les résultats, mais connaissant la crainte des climatologues d'être exposés aux critiques, leur prudence a du leur faire revérifier plusieurs fois leurs résultats. Quand on regarde de plus les anomalies qui ont eu lieu en Arctique ces dernières années (et auxquels aucun climatologue ne s'attendait voir aussitôt), je ne vois pas en quoi des anomalies de température exceptionnelles menant à 50°c de Tx sont impossibles (qui s'attendait également à la puissance de la canicule de 2003?). N'oublions pas qu'en cas de blocage anticyclonique de plus en plus systématique (ce qui va être le cas avec le réchauffement accru de l'Arctique par rapport aux latitudes sub-tropicales : oscillation plus marquée et durable du Jet Stream), la sécheresse a le temps de s'accentuer favorisant le réchauffement de la masse d'air. Sachant qu'un blocage type Oméga durable prendrait racine au Maghreb (régions dont d'autres études sérieuses ont montré un réchauffement qui rendrait la région invivable dans le scénario RCP8.5 ) et que la désertification de l'Espagne serait déjà entamé dans le pire des scénarios (réchauffement encore accentué de la masse d'air), qu'y a-t-il d'étonnant à ce que le modèle envisage ces températures exceptionnelles en France lors de canicules rares type 2003 ? Ce qui m'étonne surtout c'est cette capacité à renier par certains les études sérieuses montrant des modélisations qui rendraient nos régions invivables en été...
  13. Un article intéressant à propos du méthane et de son forçage radiatif ici : http://dr-petrole-mr-carbone.com/rechauffement-la-puissance-du-methane-revue-a-la-hausse/
  14. Un article majeur à ne pas manquer, qui montre bien que nous sommes loin de la réalité... : http://adrastia.org/transition-2017-1-realite/
  15. Je ne comprends pas très bien ce que vos commentaires Sebb et Sebass veulent dire à propos de ce que j'ai mentionné plus haut... J'ai juste mentionné un fait. Et je n'ai en aucun cas fait une comparaison avec 76. J'ai comparé à partir du moment où mon père a creusé l'étang. Le débit de la source en lui-même n'a pas changé. Alimenter 3 hectares de maraîchage en pleine période de sécheresse cela oui a un impact et si l'on fait la comparaison avec 76 cela n'a rien voir. Le paysan qui était présent avant mon père n'irriguait pas. La source a servi à ce moment là pour les éleveurs de la commune afin d'alimenter en eau le bétail de la commune et arroser les potagers, je ne vois donc pas comment je pourrais faire une comparaison avec 76 puisque le devenir de l'eau n'est effectivement pas le même. Mon père a quand à lui des pratiques en maraîchage bio que l'on retrouve dans la majorité des exploitations dont j'essaye de mon côté d'améliorer, notamment via la couverture végétale des sols, la recherche en amélioration du sol dans sa structure, sa teneur en humus et son complexe argilo-humique. Mais encore une fois je le rappel (et il faudrait bien me relire avant de commenter...) je n'ai pas comparé avec 76 ! Si ce "hann!" voulait dire ce que je pense Sebb, j'avoue ne pas saisir le but et la pertinence de ce comm...
  16. Dans notre coin, mon père dit n'avoir jamais vu cela... En effet, sur sa ferme, une source a alimenté la commune lors du summum de la sécheresse de 1976 (un puits très ancien y était présent). Depuis mon père a creusé des étangs liés à cette source et à la rivière qui coule à côté pour alimenter en irrigation 3 hectares de maraîchage. Or, cela fait déjà 10 ans qu'il a creusé ces étangs, et le niveau qu'on observe en ce moment, il l'observait habituellement vers Août/Septembre lors des étés les plus secs... Il faudrait que je prenne le temps de prendre une photo. Dans tous les cas quand on regarde les différents articles sur la rubrique actualités de google, on remarque que dans certains secteurs c'est déjà bien la crise... Comme le rappel bien le communiqué de Meteo France, les pluies de la semaine dernière ont surtout calmé la sécheresse de surface mais la situation hydrologique continue à empirer et je commence à observer sur la ferme des arbres qui perdent de leur vert pétant... Au vu des modélisations pour les 10 jours à venir et des prévisions saisonnières, je commence sérieusement à m'inquiéter dès cet été pour de nombreux départements dont le 44 pour les réserves des nappes phréatiques (là où on est les nappes sont surtout superficielles et de faible capacité...).
  17. Je ne connaissais pas cet organisme de prévision de l'évolution de la banquise en Arctique et Antarctique : https://www.arcus.org/, mais c'est vraiment excellent et incroyablement complet comme site. D'ailleurs, ils ont reçu les contributions de différents organismes pour l'extent minimum de Septembre, c'est un sacré pavé mais super intéressant. Je laisse le soin à Higurashi (si tu veux bien ) ou à d'autres plus calées sur la question de résumer ce qui y est dit. En tout cas, voici la compilation des prévisions à la fin du mois de Juin : https://www.arcus.org/sipn/sea-ice-outlook/2017/june On serait donc encore loin du record de 2012 (quoique une synoptique météo exceptionnelle telle que 2012 ne peut guère être modélisée et au vu de l'épaisseur et du volume de glace actuel comparé à 2012, un petit rien peut faire tomber le record). Vous en pensez quoi au vu de l'article et de vos connaissances ? Yoann
  18. Pour revenir au sujet, j'ai l'impression que la sécheresse écologique commence à se manifester dans certains régions, le révélateur premier en étant la vigne avec ses racines profondes (enfin pas dans tout les vignobles, mais ceci est un autre débat mené par des écolos radicaux et ingénieurs agronomes Claude et Lydia Bourguignon ) : http://www.vitisphere.com/actualite-85568-Les-vignes-commencent-a-manquer-deau.htm Pour celles et ceux que cela intéresse donc, voici des vidéos sur Claude et Lydia Bourguignon, les premiers à avoir corrigé la situation de déperdition du goût des vins et de leur résistance aux maladies grâce à des techniques biologiques et pointues de restauration de la vie des sols qui ont permis au système racinaire des vignes de s'épanouir à nouveau, de prendre tous les nutriments qu'il fallait, avec un sol d'ailleurs beaucoup moins sensible à la sécheresse puisqu'avec un bon complexe argilo-humique et bonne structuration (et pour cela la chimie et les engrais sont à bannir car tuant la vie du sol, merde alors ! ) : https://www.google.fr/search?q=claude+bourguignon&rlz=1C1PRFG_enFR739FR739&oq=claude+bourgui&aqs=chrome.0.0j69i65l3j69i57j0.5042j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8#tbm=vid&q=claude+lydia+bourguignon Sinon, malgré les averses de ces derniers jours, de nombreux arrêtés se manifestent encore ou renforcent le niveau d'alerte. Il suffit de mettre sécheresse dans google et de trier par date et on voit déjà un peu l'inquiétude pointer dans nombre de départements pour les agris (sans parler de la Belgique qui vit une sécheresse quasi-équivalente à celle de 1976...) : https://www.google.fr/search?q=sécheresse&rlz=1C1PRFG_enFR739FR739&oq=sécheresse&aqs=chrome..69i57j69i65j69i59l3j0.2189j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8#q=sécheresse&tbs=sbd:1&tbm=nws&start=0
  19. Au moins Sebb aura eu le mérite de donner lieu a des réponses super intéressantes et pertinentes, notamment la tienne lolox ! Merci à toi de rappeler la gestion complètement absurde de l'eau en France, servant seulement les intérêts d'une fraction de gros agriculteurs au détriment de tout le reste de la population et de la nature !
  20. Je n' ai pas envie de commenter plus tes propos sebb qui m hérisse le poil... Et qui pour le coup sont plus que radicaux (méprisants?) Envers des gens qui se battent tous les jours pour changer les choses ! Un paysan bio radical (qui essaye de prendre et de changer les choses à la racine, premier sens du mot radical), fils de paysan et militant écolo ( mon dieu c est presque une insulte...) . Ce qui est drôle c est de savoir que tout les indicateurs montrent que tout risque de s effondrer si on ne prend pas les crises actuelles à bras le corps mais que certains parlent encore de pragmatisme ( si on avait écouté les nobles puis les capitalistes du siècle dernier et leur pragmatisme, je ne crois pas qu'on serait même là pour pour en parler.. après tout les lutte de ces paysans et ouvriers gauchos qu' est-ce ce que cela nous a amener de bon, hein?...). Après tout si tu veux appuyer le discours de lobbys agricoles contre lesquels beaucoup d agriculteurs se battent tous les jours et à cause desquels beaucoup souffrent aujourd'hui de leurs politiques court termiste, entre autre sur la gestion de l'eau, libre à toi... Si tu préfère attendre que la nature nous amène de plus en plus vers des crises impossible à gérer parce que justement nous n'aurons pas su prendre les problèmes à la racine, aux dépens mon dieu d un profit à court terme, libre à toi. Mais si il te plaît un peu de respect pour les paysans écolo illuminé comme tu dis... Dsl du HS mais de toute manière avec les sécheresse de + en+ importantes que nous allons connaître ce débat reviendra certainement. Yoann
  21. D'ailleurs les choses ont évolué en très peu de temps : http://www.projectmidas.org/blog/berg-acceleration/ Ce n'est surement plus qu'une question de jours avant que l'iceberg ne se détache de la barrière de glace. Une accélération de la vitesse de déplacement de la glace assez impressionnante d'ailleurs, passant de de 3 mètres en moyenne il y a encore 2 semaines à 10m en moyenne ces derniers jours ! C'est à la fois passionnant et inquiétant à suivre (bien que ce détachement n'induit pas pour l'instant de désintégration totale de la barrière de glace).
  22. D'ailleurs quelqu'un pourra-t-il mettre une carte d accumulation des pluies lorsque l épisode de cette semaine sera terminé ? Il sera intéressant de voir quels zones pourront souffler un peu et d autres moins... Je pense particulièrement à ma région : les Pays de la Loire mais aussi au Nord de la France 😓
  23. Je partage entièrement l'avis de seb93100. Et non Sebb il n'est pas ignorant... Il est toujours bon de prendre du recul : L'herbe ne demande que de la pluie pour pousser. Alors oui en cas de sécheresse, cela posera problème mais tiens il existe une solution que l'on a oublié et qui revient encore trop timidement au goût du jour : l'agroforesterie ! En France, nous avons arasé près d'un million de km2 de haies en linéraire sans parler des arbres isolés dans les champs. Sans mentionner, les bienfaits sur la régulation des flux hydriques, du micro-climat, de l'enrichissement en MO des sols (et donc de l'amélioration de leur rétention en eau), etc... nombre d'arbres sont des arbres fourragers (souvent conduits en trognes) et servaient autrefois de nourriture très apprécié des bêtes l'été lorsque la végétation herbacée était insuffisante ou grillée. Ce qui est "drôle" c'est de voir que ce sont les mêmes structures agricoles (je ne parle pas des agris qui souvent plus victimes qu'acteurs de ce système qui marche sur la tête) qui se plaignent actuellement de la sécheresse qui ont encouragé le productivisme agricole, le tout fourrager (je parle de maïs et de soja), l’arasement des haies pour plus de productivité (alors que nombre d'études montrent le contraire), le drainage de zones humides (précieux écosystèmes tampons contre la sécheresse et les inondations) pour faire du maïs justement, le curage des rivières, les subventions à tout va pour l'irrigation massive (le secteur agricole consomme 70% de la ressource en eau en France !)... Tout un système agroalimentaire qui accroît notablement les risques de sécheresse majeures et qui expose d'autant plus les agriculteurs à des crises importantes... Alors oui, je pense aussi qu'il y a urgence à changer de modèle agricole radicalement. La permaculture, l'agroécologie, l'agroforesterie, le maraîchage sur sol vivant, l'agriculture de conservation, etc... sont autant de possibilité d'une agriculture qui respecte le vivant et les sols et qui soit d'autant plus résiliente et tampon de CO2 face au réchauffement climatique. Cependant, il nous faudra également nous passer le plus de produits laitiers et de viande possible, car ce système de stabulation est fortement dépendant d'une productivité à l'hectare de systèmes fourragers boosté aux intrants (pétrole, chimie, eau, engrais) et même avec une agriculture en agroforesterie nous ne pourrons atteindre la productivité fourragère actuelle. Sur cela Sebb, je te l'accorde, priver les stabulations actuelles de maïs c'est un peu se foutre la gueule des paysans (même si pas mal de paysans utilisent aussi du foin mais avec certes beaucoup moins d'apports pour le bétail). A quand d'ailleurs une réelle politique de soutien aux agriculteurs pour changer de modèle agricole ? Avec les lobbys actuels, c'est en tout cas mal barré... Et pendant ce temps, on stigmatise les particuliers sur le fait d'économiser l'eau...
  24. Un des meilleurs articles scientifiques que j'ai pu lire pour l'instant sur la réaction de la calotte polaire de l'Antarctique Ouest au réchauffement climatique, passionnant mais qui confirme les craintes récentes de nombreux scientifiques : https://eos.org/editors-vox/the-uncertain-future-of-the-west-antarctic-ice-sheet Concernant la chute brutale de l'extension de la banquise Antarctique durant l'automne/hiver 2016, une étude l'imputerait surtout à une succession de tempêtes. La glace de mer Antarctique étant une glace particulièrement peu épaisse. Cela fait d'ailleurs écho selon moi à ce qui pourrait arriver en Arctique vu la faible épaisseur relevée cette année (avec d'ailleurs une belle dépression en place en ce moment au cœur de l'océan Arctique et qui va persister dans sa position durant encore plusieurs jours) et dans les années à venir... https://www.bas.ac.uk/media-post/extraordinary-storms-caused-massive-antarctic-sea-ice-loss-in-2016/ Par contre, sur l'étude en question, j'ai des doutes sur le fait que ce simple facteur de tempêtes expliquerait la débâcle importante de la banquise Antarctique. Sur les cartes mensuelles d'anomalies de températures, on pouvait très bien voir les anomalies de températures importantes relevées durant l'automne/hiver en Antarctique de l'ouest. Selon moi, il s'agit de la conjonction de ces facteurs. Vous en pensez quoi ?