Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

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Invité Guest   
Invité Guest

Il est clair qu'une petite baisse de température moyenne sur 2 ou 3 ans ne pourra jamais être suffisante pour "annuler" un réchauffement qui a pris des dizaines et des dizaines d'années (c'est d'ailleurs pour cela que l'anomalie reste positive) ; il est aussi clair que cette petite baisse momentanée n'est peut être qu'un épisode isolé... Peut-être, peut-être pas...

Ou alors est-ce pas un cycle naturel de la terre default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> on n'en sait pour le moment pas encore assez default_sleep.png/emoticons/sleep@2x.png 2x" width="20" height="20"> .

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th38   

Il est clair qu'une petite baisse de température moyenne sur 2 ou 3 ans ne pourra jamais être suffisante pour "annuler" un réchauffement qui a pris des dizaines et des dizaines d'années (c'est d'ailleurs pour cela que l'anomalie reste positive) ; il est aussi clair que cette petite baisse momentanée n'est peut être qu'un épisode isolé... Peut-être, peut-être pas...

Comme tu le dis, c'est une question de long terme et je ne serai plus de ce monde lorsque on aura les statistiques suffisantes pour savoir si le réchauffement a effectivement continué ou bien si il a effectivement stagné ou régressé.

Bien sûr, on veux tout savoir tout de suite; mais on le répete suffisament souvent: l'évolution des températures sur 3 années consécutives ne permettent d'en tirer rien de chez rien pour des tendances lourdes:

Exemple : anomalies des températures entre 1990 et 1994 :

1990 +0.35°C

1991 +0.32

1992 +0.19

1993 +0.21

1994 +0.24

.........et l'on sait très bien ce que cela a donné par la suite. default_chris.gif

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Pour relancer un peu le débat, j'ai créé un petit graphique permettant de montrer le rapport entre l'activité ENSO, et les tendances mondiales à très court terme :

ensocj5.png

Nota : j'ai repris les températures globales et les indices ENSO de la NOAA pour réaliser ce graphique ; les tendances globales sont exprimées en degrés par siècle.

Les courbes se suivent assez fidèlement, avec une corrélation de 0.59. On a quelques ruptures lors des grandes éruptions volcaniques, mais cela ne dure en général jamais plus de 2 ans.

Sinon, concernant le solaire... j'ai également repris la courbe de Williams de la page précédente, en y rajoutant (grossièrement) les températures jusqu'à aujourd'hui (données NOAA), puisque son graphe s'arrêtait en 1971. Après, je ne connais pas les systèmes de moyenne et pondération qu'il a utilisé et qui lissent beaucoup sa courbe (peut-être qu'il viendra nous le dire) :

constantesolaire1610198ox5.gif

Cela ne remet pas en cause le très probable rôle du solaire dans les variations de températures d'avant le XXè siècle, mais cela force à relativiser son impact dans les variations des 50 dernières années.

merci treize, de remettre un peu d'objectivité dans tout ça. effectivement, on a d'une part deux courbes qui semblent avoir une certaine corrélation entre elles, bien que cela ne soit pas forcément exact sur la globalité de la période (comme tu le dis, la courbe est trop lisse pour avoir une réelle idée...). et d'autre part, pour comparer ce qui est comparable, il faut aller jusqu'au bout, ce que tu as fait ici en rajoutant ces 50 dernières années.et le résultat est saisissant...

Je te remercie d'appuyer ce que je disais précédemment /index.php?s=&showtopic=40167&view=findpost&p=916623'>ICI puis précisé /index.php?s=&showtopic=40167&view=findpost&p=916768'>ICI avant que je me fasse attaquer d'une façon puérile par certains avec des arguments qui prouvent qu'ils connaissent pas grand chose sur le sujet... Peut être que la démonstration faite par une personne réputée (à juste titre) modérée comme TreizeVents passera mieux.

donc, toujours désolé, mais je ne suis toujours pas d'accord en totalité avec ce que tu dis (voir réponse à treizevent, plus haut). ce que tu sembles prendre pour une "attaque puérile" n'est qu'une démarche... scientifique et objective de ma part.à moins que tu ne nous montres que la constante solaire ait énormément augmenté depuis les années 70. hors, il semblerait que ce n'est pas vraiment le cas.

je ne dis pas que le soleil n'a pas de lien avec l'évolution des températures (ce serait idiot de penser ça... default_rolleyes.gif ). je dis juste que c'est loin d'être le seul paramètre à prendre en compte. et cette courbe nous le démontre... default_sleep.png/emoticons/sleep@2x.png 2x" width="20" height="20">

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meteor   

merci treize, de remettre un peu de subjectivité dans tout ça.

...n'est qu'une démarche... scientifique et subjective de ma part.

euh je suppose que tu veux dire "objective" à la place de "subjective" et "objectivité" à la place de "subjectivité".

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Just1   

je dis juste que c'est loin d'être le seul paramètre à prendre en compte. et cette courbe nous le démontre... default_sleep.png/emoticons/sleep@2x.png 2x" width="20" height="20">

C'est ce que je disais.... Soleil, ENSO/PDO, activité volcanique ou CO2. Il n'y a que toi qui pense avoir lu que je disais qu'il n'y a que le soleil à prendre en compte.
on a d'une part deux courbes qui semblent avoir une certaine corrélation entre elles, bien que cela ne soit pas forcément exact sur la globalité de la période

Pour moi, la corrélation est évidente et les décrochages sont dus aux éruptions volcaniques exceptionnels. C'est pas une nouveauté. En tous cas, cette corrélation est largement meilleure que celle avec le CO2 default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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euh je suppose que tu veux dire "objective" à la place de "subjective" et "objectivité" à la place de "subjectivité".

heu... oui! petite confusion de ma part. lol
Pour moi, la corrélation est évidente et les décrochages sont dus aux éruptions volcaniques exceptionnels. C'est pas une nouveauté. En tous cas, cette corrélation est largement meilleure que celle avec le CO2 default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

les éruptions n'expliquent pas le manque de corrélation entre constante solaire et température sur des périodes longues de plusieurs dizaines d'années, notamment de 1600 (et peut-être avant?) à 1700 (variations importantes de la constante, alors que la t° stagne plus ou moins), et de 1800 à 1880 (forte augmentation de la constante, et suivi très très lent des t°, continuant même à monter alors que la pente de la constante diminue en fin de période).

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Just1   

les éruptions n'expliquent pas le manque de corrélation entre constante solaire et température sur des périodes longues de plusieurs dizaines d'années,

Quand je mentionnais les éruptions volcaniques, c'est pour commenter la corrélation entre ENSO et T° et la raison des décrochages. Par contre, un détail pour expliquer (en partie) la corrélation très moyenne entre constance solaire et T° entre "1800 et 1880" (pour reprendre tes termes), il y a eu 2 éruptions volcaniques exceptionnelles : le Krakatoa (Indonédie), le 27 Août 1883, et le Tambora (Indonésie) en avril 1815 dont l'impact sur le climat fut majeur, durant plusieurs années. Ces 2 éruptions font partie d'une période où l'activité volcanique était intense, bien plus qu'actuellement. D'ailleurs Meteor pourrait en parler

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Quand je mentionnais les éruptions volcaniques, c'est pour commenter la corrélation entre ENSO et T° et la raison des décrochages.

Par contre, un détail pour expliquer (en partie) la corrélation très moyenne entre constance solaire et T° entre "1800 et 1880" (pour reprendre tes termes), il y a eu 2 éruptions volcaniques exceptionnelles : le Krakatoa (Indonédie), le 27 Août 1883, et le Tambora (Indonésie) en avril 1815 dont l'impact sur le climat fut majeur, durant plusieurs années. Ces 2 éruptions font partie d'une période où l'activité volcanique était intense, bien plus qu'actuellement. D'ailleurs Meteor pourrait en parler

1883 n'influe pas sur la période 1800-1880...quand au Tambora en 1815, son influence aurait duré plus de 60 ans? ça me paraît énorme... default_dry.png

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Just1   

quand au Tambora en 1815, son influence aurait duré plus de 60 ans? ça me paraît énorme... default_dry.png

J'ai dit EN PARTIE (pourtant écrit en gras !)En fait, ce qui te chagrine depuis le début est que les T° ne suivent pas la constante solaire entre 1800 et 1880 :

- Donc on constate que le minimum de l'anomalie se situe grossièrement (car le graphique est très lissé) autour de 1820. Soit quelques années après le mini de la constante et surtout l'éruption du Tambora, le tout dans un contexte de PDO froide.

- Puis à partir de 1830, après la forte perturbation du Tambora, le système climatique reprend son rythme de croisière classique augmentant en fonction de la PDO devenant chaude et une constante solaire restant assez haute.

Il faut lire entre les lignes ! Bien sur que l'effet du Tambora n'a pas duré 60 ans...

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Damien49   

Modération : Je rappelle que le titre du sujet s'intitule "Statistiques et anomalies climatiques globales", si vous voulez parler du rôle des éruptions volcaniques sur le climat passé, il existe déjà un sujet similaire dans la zone Paléoclimatologie. Si vous voulez parler de leurs rôles sur le climat futur, je vous invite à contacter la modération pour créer un nouveau sujet. Il n'y aura pas de second rappel.

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Bon, après ce petit intermède volcanique, j'en reviens à la poursuite de mon étude sur la PDO, et pour cela je reviens sur ce graphique posté par Just1 :

pdo.gif

Il est clair que présenté ainsi, on ne peut que soupçonner l'impact de la PDO sur les températures mondiales. Je vais me livrer ici à un "petit exercice" qui ne démentira pas cet impact, mais qui va éventuellement permettre de relancer certaines réflexions sur les rôles respectifs de la PDO, du solaire, et des GES dans l'évolution des températures depuis la fin du XIXè siècle.

Déjà, je vais repartir des données de températures globales de la NOAA, et j'ai représenté sur le graphique les coupures entre les différentes phases de la PDO qui figuraient sur le graphe de Just1 :

ensoqm8.jpg

Bon, les données de la NOAA ne commencent qu'en 1880 alors que la première phase PDO débute en 1870 sur le graphe de Just1, mais je pense que cela n'a pas une importance considérable. De là, je me suis "amusé" à calculer les tendances pour chacune des phases :

PDO froide, 1880/1905 : -0.018° par décennie

PDO chaude, 1906/1942 : +0.125° par décennie

PDO froide, 1943/1974 : -0.006° par décennie

PDO chaude, 1975/2008 : +0.174° par décennie

Même si en se fondant seulement sur 2x2 phases de la PDO cela reste bien trop court pour se livrer à des conclusions fiables, on remarque quand même que le refroidissement coïncidant avec la PDO froide de 1943/1974 a été beaucoup moins que celui qui a coïncidé avec la PDO froide de 1880/1905. A l'inverse, le réchauffement coïncidant avec la phase PDO chaude qui serait en train de s'achever a été bien plus marqué que celui qui a coïncidé à la phase PDO chaude de 1906/1942.

Entre les deux PDO froides, la tendance a évolué de +0.012° par décennie.

Entre les deux PDO chaudes, la tendance a évoluté de +0.049° par décennie.

Bon, à la limite pour la première différence, on peut se dire qu'elle est trop faible pour être significative, mais c'est moins le cas pour la seconde. Donc, pour la seconde différence (-et la première si l'on veux considérer que cette différence ne résulte pas de la variabilité naturelle, je ne prends pas parti à chacun son opinion-), il parait difficile d'envisager qu'il n'y ait pas eu un forçage supplémentaire.

Ceci s'entend, bien sur, en considérant que la dernière phase chaude de la PDO a été similaire en terme d'intensité que celle du début du XXè siècle, et que de la même manière la PDO froide du milieu du XXè siècle a été équivalente en intensité à celle de la fin du XIXè siècle. Etant donné que la PDO affecte indirectement le climat en générant davantage d'épisodes Niña (PDO froide) ou Niño (PDO chaude), la phrase précédente est donc à comprendre au sens que les deux phases chaudes se sont accompagnées d'un nombre relativement similaire d'épisodes d'El Niño tant en nombre qu'en intensité, et idem pour les deux phases froides. On s'en tiendra au fait qu'il n'y a pas de raisons de penser que cela ne serait pas le cas - faute d'avoir des données fiables sur l'activité ENSO au dela de 1950.

Donc, il nous reste pour expliquer ces différences de tendances le solaire ou les GES (ou un troisième intervenant...).

Pour le solaire, eh bien repartons du graphique posté à la page précédente par Just1 :

sunspot2.gif

Lors de la première phase PDO chaude (1906-1942), l'activité solaire était relativement basse, en comparaison de la seconde phase chaude (1975-2008). On peut donc, à priori, envisager que l'activité solaire ait joué un rôle prépondérant dans l'augmentation de la tendance entre les deux phases de +0.049° par décennie.

Cependant, comparons également les deux phases froides : sur la première (1880-1905), on a eu une activité relativement faible également, alors que sur la seconde (1943-1974) elle a été très élevée, encore plus d'ailleurs que durant la seconde phase chaude. Or, la différence de tendance entre les deux phases froides est quatre fois moins importante que celle entre les deux phases chaudes.

Si le solaire est à l'origine de la différence entre les tendances des deux séquences chaudes, comment expliquer que la différence entre les tendances durant deux séquences froides, alors que la différence entre les activités solaires durant ces deux phases étaient similaires, soit si réduite ? Clairement, on a ici une ambiguité qui semble difficile à expliquer, et qui au final semble discréditer le rôle du solaire dans ces différences de tendances.

Donc, à moins que cela soit un autre élément qui ait joué, il n'y a à ma connaissance que les GES qui pourraient expliquer ces différences de tendances...

Pour en revenir au fil de départ et à l'évolution à venir, je suis d'accord avec Just1 sur le fait que le passage en PDO froide, qui semble assez bien engagé, pourrait nous mener à une nouvelle série d'années avec des anomalies relativement "modestes". Avec un effet qui pourrait être éventuellement amplifié par une activité solairé basse, même si dans cette étude j'ai montré qu'elle ne semble pas avoir un rôle prépondérant.

Cependant, si ce sont les GES qui ont été le moteur de la différence de tendance entre les différentes phases de la PDO, il n'y a aucune raison de penser que ces différences ne vont pas se renouveler durant les phases futures, et ne vont pas s'amplifier. Déjà, si l'on part du postulat que la différence entre la dernière phase froide de la PDO et la prochaine devrait être au moins aussi importante qu'entre les deux dernières phases chaudes (cf l'augmentation de la concentration de ces GES), soit +0.049° par décennie, alors on arrive à une tendance pour la prochaine phase de PDO froide de +0.042° par décennie.

Au final, on peut se demander si l'avenir des anomalies climatiques globales ne risque pas de ressembler à ceci :

enso2bistu8.png

NOTA : cette étude a été réalisée peut être un peu naïvement, mais je suis loin d'être un expert en la matière (je ne suis même pas de filière scientifique, mais juridique). J'ai notamment repris sans discussion le premier graphique de Just1 sur les phases de la PDO, qui présente pourtant quelques anomalies. En effet, en comparant à cet historique de la PDO retrouvé sur wikipedia :

800px-Reconstructed_PDO_since_1660.jpg

On constate que les choses sont au final bien plus complexes qu'une simple alternance entre phases chaudes et froides : on a des petites périodes chaudes au sein de périodes plus larges froides (et inversement), et les dates de variations de PDO ne correspondent pas tout à fait au graphique de Just1. Notamment sur le graphique de Just1, la période de 1870 jusqu'au début du XXè siècle est considérée comme étant en PDO froide, alors que de 1880 à 1905 on constate sur le graphique ci-dessus que la PDO a été très fortement positive (chaude). Avec le graphique PDO de Wikipédia, voici ce que cela donne :

enso4ke9.png

On admettra que de suite, c'est moins fort visuellement parlant, et avec des corrélations franchement moins évidentes que sur le graphique de Just1. Après, je ne sais pas lequel des deux est faux, et si cela est volontaire ou non - malheureusement, le problème des graphiques truqués et/ou tronqués n'est pas nouveau sur internet en matière d'Evolution du Climat, d'un côté comme de l'autre. Je ne prendrais pas parti ici, et je vous invite d'ailleurs à ne pas le faire, cela serait non seulement hors sujet, mais en plus improductif.

Voila, que ceux qui auraient des remarques à me faire n'hésitent pas, encore une fois je ne suis pas un expert en la matière et il est fort possible que j'aie pu commettre quelques bourdes, même si j'essaye de décortiquer au mieux les différentes informations et données que nous avons tous à disposition.

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hugogo   

Tout d'abord treizevent, je tiens a te feliciter pour cette de grande qualite!

Sinon je suis assez d'accord sur tes pronostiques d'evolution de temperature, avec des stagnations en PDO negative et des hausses en PDO positives.

Cependant toute etude sur le climat est a prendre avec des pincettes. Tout d'abord nous ne connaissons pas tous les mecanismes qui le regissent. Ensuite a l'echelle de la planete, il ne faut pas negliger l'effet d'inertie et de "seuil", qui pourrait etre le cause de l'emballement du RC. Si celui ci peut accentuer le RC comme ca semble etre le cas, une combinaison d'activite solaire tres faible, de PDO et d'AMO negative et d'un fort episode de la Nina pourrait egalement je pense declenche un nouvel age glaciaire, si l'augmentation de la surface du pack en Arctique etait sufisament forte.

D'ailleurs d'apres les observations, le PAG a debute en arctique avant d'atteindre l'Europe et les US: augmentation du pack de 1250 a 1310 sans changement climatique notable en Europe, puis apres vous avez 3 annees extremement pluvieuses entre 1315 et 1317: c'est le debut de la fin de la belle periode. Apres si la baisse des temperatures ne commence pas tout de suite sur la plupart de l'Europe, ce climat devient rapidement invivable dans les hautes lattitudes, et le dernier mariage celebre dans les colonies Vikings du Groenland ont lieu en 1408. A cette epoque, le PAG n'avait pas encore reelleement debute en Europe, et il ne se fait vraiment sentire qu'a partir du 16e siecle, a la limte a la fin du 15e siecle, une fois que la banquise avait deja reprit du poil de la bete. Je pense donc que si un certain nombre de facteurs arrivent a relancer la croissance de la banquise, alors le climat pourrait recommencer a se refroidir. Le seul probleme je pense c'est que ce rechauffement rend justement cette croissance de la banquise arctique plus difficile...

Mais je suis moi aussi loin d'etre cale sur ce domaine qui necessite pourtant tant de competences et de capacites d'analyse et de comprehension de phenomenes physiques si compliques... Alors n'hesitez pas a me contredire ou a porter a rajouter des phenomenes que j'orai omis!

Sinon je me posai

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Just1   

Belle analyse TreizeVents ! default_flowers.gif

Comme tu peux t'en douter, je te rejoins sur beaucoup de points et sur tes "prédictions" pour les décennies à venir. Ton graphique vaut mieux qu'un long discours.

Par contre, pour préciser :

1. La découverte du phénomène PDO est relativement récente. Encore aujourd'hui, on a du mal à évaluer son influence. C'est pourquoi, je pense que la reconstruction trouvée sur Wiki est à prendre avec des pincettes. De même avec "mon" graphique dont la phase autour de 1900 peut paraitre suspecte... Dans tous les cas, le consensus actuel est que la PDO accentue en intensité et en fréquence les phénomènes El-Nino / El-Nina, et que son cycle est d'environ 30-40 ans.

2. Pour revenir a tes citations :

on remarque quand même que le refroidissement coïncidant avec la PDO froide de 1943/1974 a été beaucoup moins que celui qui a coïncidé avec la PDO froide de 1880/1905

Cependant, comparons également les deux phases froides : sur la première (1880-1905), on a eu une activité relativement faible également, alors que sur la seconde (1943-1974) elle a été très élevée, encore plus d'ailleurs que durant la seconde phase chaude. Or, la différence de tendance entre les deux phases froides est quatre fois moins importante que celle entre les deux phases chaudes. Si le solaire est à l'origine de la différence entre les tendances des deux séquences chaudes, comment expliquer que la différence entre les tendances durant deux séquences froides, alors que la différence entre les activités solaires durant ces deux phases étaient similaires, soit si réduite ?

Je pense que l'éruption du Krakatoa en 1883 a accentué le refroidissement durant plusieurs années. Le chiffre de 0.2/0.3°C est avancé par l'étude reprise sur le blog de Météor. De ce fait, le trend a baissé et lorsque que les effets du Krakatoa se sont dissipés (2-4 ans après), il n'y avait pas les facteurs favorables (PDO chaude - solaire) pour faire remonter les anomalies à la normale, du moins telles qu'elles auraient du être sans la perturbation volcanique. Au final, le trend est plus froid entre 1880/1905 qu'entre 1943/1974.
A l'inverse, le réchauffement coïncidant avec la phase PDO chaude qui serait en train de s'achever a été bien plus marqué que celui qui a coïncidé à la phase PDO chaude de 1906/1942.

Je pense que la PDO chaude de 1906/1942 s'est moins faite ressentir car le soleil n'était pas en forme à cette époque à l'instar depuis 1975.
Si le solaire est à l'origine de la différence entre les tendances des deux séquences chaudes (+0.49°C), comment expliquer que la différence entre les tendances durant deux séquences froides (+ 0.012°C) soit si réduite ? , alors que la différence entre les activités solaires durant ces deux phases étaient similaires, soit si réduite ?

Je t'avoue que j'ai eu du mal à comprendre cette phrase ( default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> ). Je me suis permis de corriger ta citation. Pour te répondre, ben... j'en sais rien. Probablement GES ? Peut être qu'une PDO chaude couplée avec forte activité solaire (qui je rappelle était exceptionnelle et durable) démultiplie l'effet sur les anomalies ? Y'a des personnes qui affirment par exemple que lors des périodes de pause du réchauffement, s'il n'y a pas assez de refroidissement, le prochain réchauffement sera plus fort. Par exemple, on prend 2 casseroles sur une plaque de cuisson. Après avoir coupé le gaz, on met des glaçons dans la 1ère. Elle se refroidira donc d'avantage. Puis au bout de 5 minutes, on rallume. La seconde casserole sera à ébullition plus rapidement. C'est simpliste mais c'est pour la compréhension. Peut être que l'on attribue au CO2, les effets d'un phénomène naturel inconnu? Peut être qu'on évalue mal le déséquilibre radiatif servant de base aux modèles du GIEC ? Etc....De toutes façons, personne n'a de réponse. Même pas le GIEC... On essaie de comprendre, on découvre encore pleins de nouveaux forçages, rétroactions, des théories voient le jour régulièrement. Je ne sais pas comment font les personnes qui conçoivent le modèle numérique du GIEC.........

En tous cas, pour revenir au topic, les influences de la PDO/ENSO, du soleil, des éruptions volcaniques majeurs et des GES sont incontestables, et ne sont pas contestés. Après, on peut pinailler sur le rôle EXACT des GES anthropiques

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Effectivement très intéressant cette analyse Treizevents ! default_sorcerer.gif

Ca rejoint aussi ce que disait Météor sur son blog : http://www.climat-evolution.com/article-19144266.html

Je pense que l'éruption du Krakatoa en 1883 a accentué le refroidissement durant plusieurs années. Le chiffre de 0.2/0.3°C est avancé par l'étude reprise sur le blog de Météor. De ce fait, le trend a baissé et lorsque que les effets du Krakatoa se sont dissipés (2-4 ans après), il n'y avait pas les facteurs favorables (PDO chaude - solaire) pour faire remonter les anomalies à la normale, du moins telles qu'elles auraient du être sans la perturbation volcanique. Au final, le trend est plus froid entre 1880/1905 qu'entre 1943/1974.

Là par contre j’accroche moins. Une fois que le forçage négatif (avec anomalie froide) est fini, on repasse sur un forçage neutre donc on retourne progressivement à l’équilibre, même si y’a pas de forçages positifs. Si on est en présence de forçages positifs on dépassera l’équilibre initiale. C'est le principe d'un système en équilibre "quasi-stationnaire" soumis à des "petites perturbations".
Peut être qu'on évalue mal le déséquilibre radiatif servant de base aux modèles du GIEC ? Etc....

Le forçage radiatif du aux GES est très bien connu, c’est même ce qui est le mieux le connu ! C’est très bien noté sur cette figure (la colonne de gauche indique le niveau de compréhension) :http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/syr/fig2-4.jpg que vous pouvez retrouver en page 39 du rapport pour avoir la légende : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/a.../ar4_syr_fr.pdf

Et au-delà du niveau de compréhension on le voit bien au niveau des incertitudes, celles dus aux GES, loin d’être négligeables, ne sont pas pour autant les plus importantes.

Et de toute les façons même si le rôle du seuil est assez peu connu, son forçage radiatif est plutôt mineur par rapport aux forçages des GES, là-dessus l’incertitude est relativement faible.

Je ne sais pas comment font les personnes qui conçoivent le modèle numérique du GIEC.

Ils s’adaptent et font continuellement évoluer les modèles et les paramétrisations. Et de toutes les façons sur bon nombre de points (et la PDO en fait partie), certes très intéressant d’un point de vu scientifique, l’influence sur le forçage radiatif à long terme est quasi-nul. Alors effectivement ça peut avoir de petites influences sur la végétation, la capacité de l’océan à stocker le CO2, les sols, les glaces, … qui par rétroactions influe le climat mais ça ne cré pas un forçage radiatif important sur le long terme. L’influence sur les projections à plusieurs décennies est donc vraisemblablement plutôt limité. Par contre c’est peut-être un peu plus embêtant pour le travail de calage des modèles sur le passé, sur ce point (et pas que) il est important de bien maîtriser le sujet scientifiquement parlant. Mais de toute les façons on a tout à gagner à mieux les représenter dans les modèles.

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Just1   

Là par contre j’accroche moins. Une fois que le forçage négatif (avec anomalie froide) est fini, on repasse sur un forçage neutre donc on retourne progressivement à l’équilibre, même si y’a pas de forçages positifs. Si on est en présence de forçages positifs on dépassera l’équilibre initiale. C'est le principe d'un système en équilibre "quasi-stationnaire" soumis à des "petites perturbations".

Oui en effet ! C'est ce que je pense aussi. Je me suis peut être mal exprimé. Ce que je voulais dire est que l'éruption a fait baissé le trend ("Au final, le trend est plus froid entre 1880/1905 qu'entre 1943/1974"). Quand je parle d'anomalie normale, c'est lorsque la PDO et l'activité sont neutre. Le retour a l'équilibre est moins rapide si le forçage de ces 2 facteurs tendent vers un rafraichissement.
Le forçage radiatif du aux GES est très bien connu, c’est même ce qui est le mieux le connu ! C’est très bien noté sur cette figure (la colonne de gauche indique le niveau de compréhension) :

http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/syr/fig2-4.jpg que vous pouvez retrouver en page 39 du rapport pour avoir la légende : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/a.../ar4_syr_fr.pdf Et au-delà du niveau de compréhension on le voit bien au niveau des incertitudes, celles dus aux GES, loin d’être négligeables, ne sont pas pour autant les plus importantes.

Oui enfin pour ceux qui sont d'accord avec les modèles numériques du GIEC. Le forçage radiatif du aux GES n'est qu'une estimation. Certains scientifiques ont un autre calcul. Mais bon, c'est un autre débat qu'il est difficile d'avoir ici car personne n'a la compétence pour argumenter sur ce point.
Ils s’adaptent et font continuellement évoluer les modèles et les paramétrisations. Et de toutes les façons sur bon nombre de points (et la PDO en fait partie), certes très intéressant d’un point de vu scientifique, l’influence sur le forçage radiatif à long terme est quasi-nul. Alors effectivement ça peut avoir de petites influences sur la végétation, la capacité de l’océan à stocker le CO2, les sols, les glaces, … qui par rétroactions influe le climat mais ça ne cré pas un forçage radiatif important sur le long terme.

Une PDO mal prise en compte, une activité solaire sur 2-3 cycles qui risque d'être beaucoup plus faible que modélisé actuellement (au fait, il y a eu un sunspot du cycle 23, il y a quelques jours), avec des conséquences indirectes inconnues qui ont menées dans le passé au minimum de Maunder ou de Dalton, ça fait pas mal de paramètres nouveaux depuis le dernier rapport du GIEC qui mériteraient de refaire tourner leur supercalculateur pour voir si le trend annoncé est toujours aussi élevé, non ? L’influence sur le forçage radiatif à long terme est peut être quasi-nul mais avec ces nouveaux "petits détails", le résultat n'est surement pas le même pour l'horizon 2100.Mais bon, je ne veux pas détourner le sujet du topic mais je voulais simplement te répondre.

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williams   

Tout ce que tu dis sur le PDO... Treizevent est juste d'après moi. Et c'est justement ce dont je dis et montre dans mon site depuis un bon moment entre les graphiques et explications. Dans les posts sur Infoclimat vous pouvez le voir aussi.

j’ai ete le premier à faire des recherches là dessus mais voila que mes conclusions sont meprisées alors que ce n'est pas le cas dans les tiennes je constate.

Williams

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Je pense que l'éruption du Krakatoa en 1883 a accentué le refroidissement durant plusieurs années. [...] Au final, le trend est plus froid entre 1880/1905 qu'entre 1943/1974.

Ce que je voulais dire est que l'éruption a fait baissé le trend ("Au final, le trend est plus froid entre 1880/1905 qu'entre 1943/1974"). Quand je parle d'anomalie normale, c'est lorsque la PDO et l'activité sont neutre. Le retour a l'équilibre est moins rapide si le forçage de ces 2 facteurs tendent vers un rafraichissement.

Je me suis "amusé" à simuler l'effet du Krakatoa en soustrayant basiquement 0,25° sur les deux ans et demi suivant l'éruption. Sans éruption, le trend 1880/1905 passe de -0.018° par décennie à -0.021° par décennie : ce n'est donc pas très significatif, car cela fait passer la différence entre les deux trends des périodes PDO froides de +0.012° à +0.15° par décennie.

Au passage, j'ai récupéré le nombre de tâches solaires par mois sur le site de la NASA.

Donc, avec la correction "Krakatoa", on obtient :

1880-1905 : Moyenne de 37.4 tâches par mois, trend de -0.021° par décennie

1906-1942 : Moyenne de 44,6 tâches par mois, trend de +0.125° par décennie

1943-1974 : Moyenne de 75,4 tâches par mois, trend de -0.006° par décennie

1975-2008 : Moyenne de 68,1 tâches par mois, trend de +0.174° par décennie

Ce qui nous donne pour les différences :

Entre 1943-1974 et 1880-1905 : +38,0 tâches par mois, +0.015° par décennie

Entre 1906-1942 et 1975-2008 : +23,5 tâches par mois, +0.049° par décennie

Donc, on en reste au point de départ : la différence d'activité solaire a été plus sensible entre les deux périodes froides qu'entre les deux périodes chaudes, mais pour autant la différence de trend entre les deux périodes chaudes reste plus de trois fois supérieure entre les deux périodes chaudes qu'entre les deux périodes froides. Après c'est certain qu'il peut exister d'autres phénomènes que l'on ne connait pas (je crois que c'est Météor qui avait, il y a longtemps, appelé ça "le lapin sorti du chapeau"), mais en l'état actuel le solaire ne semble pas pouvoir expliquer cette différence, contrairement aux GES.

Y'a des personnes qui affirment par exemple que lors des périodes de pause du réchauffement, s'il n'y a pas assez de refroidissement, le prochain réchauffement sera plus fort. Par exemple, on prend 2 casseroles sur une plaque de cuisson. Après avoir coupé le gaz, on met des glaçons dans la 1ère. Elle se refroidira donc d'avantage. Puis au bout de 5 minutes, on rallume. La seconde casserole sera à ébullition plus rapidement. C'est simpliste mais c'est pour la compréhension. Peut être que l'on attribue au CO2, les effets d'un phénomène naturel inconnu? Peut être qu'on évalue mal le déséquilibre radiatif servant de base aux modèles du GIEC ? Etc....

La par contre je ne suis pas du tout.

Si on considère la terre comme un système fermé, elle va réagir aux forçages au moment t et pas selon ce qu'il passé avant mais seulement selon son état d'équilibre initial. Prenons exemple de deux calorimètres :

_ Tu chauffes l'eau dans le premier à 40°, puis tu mets un glaçon qui une fois fondu ramènera l'eau à 30°

_ Dans le second tu fais chauffer ton eau à 30° et tu la laisses ainsi,

_ Et maintenant tu mets une brique chaude dans les deux calorimètres : est-ce que ton eau va chauffer plus vite de 30 à 40° dans le second où il n'y a pas eu de refroidissement préalable que dans le premier ? Non, les deux vont réagir exactement de la même manière au forçage.

Ton exemple des deux casseroles est un peu faussé : tu pars en effet de deux systèmes à l'équilibre différent (une casserole par exemple à 80°, et l'autre à 50° parce que tu y as fait fondre un glaçon), c'est tout à fait normal qu'en appliquant le même forçage (le gaz) celle à 80° va atteindre l'ébullition plus vite que celle à 50°. Mais leur réchauffement est pourtant similaire à forçage identique (si elles sont égales bien entendu) : au moment où la casserole initialement à 80° atteindra les 100°, celle initialement à 50° aura atteint les 70°.

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Just1   

Ton exemple des deux casseroles est un peu faussé : tu pars en effet de deux systèmes à l'équilibre différent (une casserole par exemple à 80°, et l'autre à 50° parce que tu y as fait fondre un glaçon), c'est tout à fait normal qu'en appliquant le même forçage (le gaz) celle à 80° va atteindre l'ébullition plus vite que celle à 50°. Mais leur réchauffement est pourtant similaire à forçage identique (si elles sont égales bien entendu) : au moment où la casserole initialement à 80° atteindra les 100°, celle initialement à 50° aura atteint les 70°.

Bonjour TreizeVents,Tu as compris mon exemple. Ce que ces personnes pensent en fait concerne la relation entre SST et les El-ninos. En résumé, pour eux, la succession de plusieurs El-Nino intenses depuis 1975, lorsque la PDO a basculé dans sa phase chaude, a permis une accumulation progressive du forçage positif de chaque El-Nino. Pour parler autrement et simplement, chaque El-Nino engendre un forçage positif et s'ils sont rapprochés dans le temps, leur effet s'additionne, comme le montre leur graphique :

166wxnk.jpg

C'est expliquer beaucoup plus en détails ICI puis LA

Pour éviter tout malentendu, cette approche (qui leur est propre) ne réfute pas forcément le rôle des GES anthropiques mais peut éventuellement modérer l'évaluation de leurs forçages.

Par rapport à mon exemple, même si on s'en fout un peu :

- La casserole (notre planète) est chauffé par le gaz (El-Nino) à un instant t (1998).

- A t+1 (1999), on coupe le gaz et on y met un glaçon (El-Nina). La T° de l'eau de la casserole va baisser, plus vite que s'il n'y en avait pas.

- A t+2 (2000), on rallume le gaz (2ème El-Nino), la T° de l'eau réaugmente.

- A t+3 (2001), on obtient une certaine température, forcement plus froide que s'il n'y avait pas eu de glaçon. La chaleur accumulée par le 1er El-Nino se retrouve en 2001 lors du 2ème El-Nino. Si la Nina avait été plus forte, la T° aurait été plus fraiche.

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Oui enfin pour ceux qui sont d'accord avec les modèles numériques du GIEC. Le forçage radiatif du aux GES n'est qu'une estimation. Certains scientifiques ont un autre calcul. Mais bon, c'est un autre débat qu'il est difficile d'avoir ici car personne n'a la compétence pour argumenter sur ce point.

Attends vas pas trop vite en besogne, là il faut être clair là-dessus. Le forçage radiatif du aux GES n’est pas « une estimation des modèles du GIEC ». C’est basé sur des lois parfaitement validées depuis des années (basées sur l’équation du transfert radiatif) ! C’est exactement ces lois qui sont utilisées (avec le succès qu’on connait) dans l’exploitation des données satellites par exemple ! Donc bien sûr que si qu’elles sont connues et maîtrisées, et pas qu'un peu ... Et je pense qu’il n’y a pas un seul « sceptique » sérieux (publication sur le sujet en peer-review) qui peut remettre ça en cause. Les incertitudes sur la distribution spatio-temporelles des GES (qui sont pourtant plutôt des gaz à grande durée de vie, donc pas trop mal mélangés) est bien plus grande que celles liées à l’utilisation de la théorie complète.Le problème du rayonnement dans les modèles porte essentiellement sur comment réduire le coup numérique des calculs de transfert radiatifs qui sont assez monstrueux si on utilise les modèles complets. L’utilisation des approximations et des intégrations numériques les plus pertinentes possibles n’est pas innée et demande beaucoup de RetD.

Je t’invite à lire se poste d’Yves25 sur ce forum : http://forums.futura-sciences.com/debats-s...-ne-croire.html

Mais je pense que c’est juste une incompréhension mutuelle et que tu ne remets pas en cause le forçage des GES sur le climat. Et au passage le lien que tu m’as donné n’a absolument rien à voir avec ce que tu disais. Le problème émis par les sceptiques portent surtout sur d’éventuelles rétractions capable de contre-balancer l’effet des GES, qui sont effectivement des sujet parfois nettement moins bien maîtrisé par les scientifiques. C’est effectivement peut-être un peu en parallèle du sujet et de toutes les façons il y a des intervenants ici qui connaissent bien mieux que moi le sujet. Je n’interviendrai pour ma part plus sur ce point dans ce fil de discussion.

j’ai ete le premier à faire des recherches là dessus mais voila que mes conclusions sont meprisées alors que ce n'est pas le cas dans les tiennes je constate.

Je ne fréquente pas assez souvent ce forum pour me faire une idée, mais c’est peut-être du à la façon dont tu présentes les résultats ? Et surtout peut-être aussi la façon dont tu présente tes résultats au-dessus des résultats obtenues par les grandes équipes de recherches internationale (même si c'est probablement pas ton intention, c'est souvent l'impression que ça me donne) ? (Williams, je dis ça sans aucune animosité, juste par impression personnelle, et donc ce n'est probablement pas le cas de tout le monde default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> ). Et d’ailleurs la simulation ne s’en sort pas si mal que ça avec une concordance tout à fait correcte sur le dernier siècle :http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/ar4-w...q-8-1-fig-1.jpg (observation en noire et moyenne des scénarios en rouge)

Cela ne veut rien dire sur la suite et d’ailleurs le petit tassement actuel passe très bien dans la variabilité de la fin des années 90 où les observations étaient globalement un peu plus chaudes que les simulations. Il y peut-être quelques raisons réelles si la tendance de la PDO apparait moins clairement par la suite des simulations (pourquoi est-ce que la simulation tient la route pour XXième siècle serait-elle fausse pour la suite ? –on peut éventuellement évoquer le fait que les modèles sont callés pour coller du mieux possible à l’époque actuelle-), même si c’est peut-être aussi une représentation un peu inexacte des modèles. Ceci dit si on enlève le forçage le forçage anthropique des GES c’est vrai que la PDO n’apparait plus clairement sur les résultats. http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/ar4-wg1/jpg/fig-9-5.jpg Il conviendrait de s’intéresser sur l’impacte mondial de la PDO sur les anomalies de températures par rapport aux Niño/Niña : ce n’est pas tout à fait la même chose, et ça pourrait peut-être rejoindre le second graph montré par Treize (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/Reconstructed_PDO_since_1660.jpg/800px-Reconstructed_PDO_since_1660.jpg )

Au passage, tout ce qui concerne la PDO est très bien pris en compte et connus par les climatologues, le rapport du GIEC s’y consacre d’ailleurs grandement (plusieurs pages sur le sujet, en cumulé). On peut aussi signaler que le signal de la PDO pourrait être une sorte d’artéfact statistique et ne représente pas forcément une réalité physique unique. Il faut isoler les phénomènes physiques pour conclure, il semblerait qu’ils soient multiples, ce qui complique singulièrement la donne. Le rapport AR4 y revient (wg1-section 3.6.3). C’est à suivre et à développer par la recherche dans les années qui viennent.

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williams   

Je ne fréquente pas assez souvent ce forum pour me faire une idée, mais je crois c’est peut-être du à la façon dont tu présentes les résultats. Et surtout peut-être aussi la façon dont tu présente tes résultats au-dessus des résultats obtenues par les grandes équipes de recherches internationale. Et d’ailleurs la simulation ne s’en sort pas si mal que ça avec une concordance tout à fait correcte sur le dernier siècle :

http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/ar4-w...q-8-1-fig-1.jpg (observation en noire et moyenne des scénarios en rouge)

Beaucoup de personnes fréquentent ce forum et me connaissent très bien. J'ai souvent montré des explications avec de très nombreux graphiques que je fais moi même avec des données d'instituts très sérieux, comme celui de treizevents avec des comparaisons et des anomalies de températures.

d'autres éléments ici http://la.climatologie.free.fr/rechauffeme...auffement11.htm

Puis de meme avec des tableux comme ici http://la.climatologie.free.fr/rechauffeme...auffement.htm#2

dont j'ai aussi montré les liens avec les explications

J'apporte des éléments qui sont repris par d'autres personnes !

Williams

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Just1   

Météofun, pour te répondre rapidement :

1. Non je ne remet absolument pas en cause le forçage radiatif des GES. Je n'ai pas cette prétention.

2. Je connais FS, ses topics dont celui que tu m'invites à lire. Ce forum est très instructif, Yves25 (alias Sirius) maitrise bien le sujet des GES anthropiques grâce à son CV qui peut faire envier. Je regrette seulement la faible place accordée aux sceptiques. Mais bon... Je peux comprendre.

3. Enfin je n'ai malheureusement pas la compétence pour argumenter sur les lois physiques régissant les forçages des GES. Donc pour moi, la discussion "scientifique" autour de cela ne peut que s'arrêter là.

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Damien49   

Attends vas pas trop vite en besogne, là il faut être clair là-dessus. Le forçage radiatif du aux GES n’est pas « une estimation des modèles du GIEC ». C’est basé sur des lois parfaitement validées depuis des années (basées sur l’équation du transfert radiatif) ! C’est exactement ces lois qui sont utilisées (avec le succès qu’on connait) dans l’exploitation des données satellites par exemple ! Donc bien sûr que si qu’elles sont connues et maîtrisées, et pas qu'un peu ... Et je pense qu’il n’y a pas un seul « sceptique » sérieux (publication sur le sujet en peer-review) qui peut remettre ça en cause. Les incertitudes sur la distribution spatio-temporelles des GES (qui sont pourtant plutôt des gaz à grande durée de vie, donc pas trop mal mélangés) est bien plus grande que celles liées à l’utilisation de la théorie complète.

En effet, et pour reparler peer-review, ça serait bien que vous vous conformiez tous sérieusement à la charte du forum que je vous invite à relire, car on va très vite sinon passer à la seconde phase de modération bien plus contraignante sur cette zone du forum et personne ne souhaite en arriver là.

Enfin pour la seconde et ultime dernière fois avant qu'un sérieux ménage de ce sujet ne soit effectué et qui ne va pas plaire à tout le monde (vous voilà prévenu), merci de vous en tenir uniquement et exclusivement au sujet ; à savoir je le répète et pas une 3eme fois, aux Statistiques et anomalies climatiques globales en cours.

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Oui, pardon Damien pour mes petits écarts, j’espère être mieux dans le sujet avec ce qui suit.

Utilisation des indices, limitations et liens avec les processus physiques : l’exemple de la PDO.

Le but de ce qui suit est de montrer que le retour qu’on a sur certains indices (la PDO dans le cas présent) est relativement limité et que l’utilisation pour l’extrapolation future est à prendre avec vraiment beaucoup de recul. Pour ce faire il faut en comprendre les principes physiques. Or la physique associé à la PDO est assez mal connue, et si on reprend le dernier rapport du GIEC elle semble reposer sur plusieurs processus différents, ce qui rend son interprétation particulièrement complexe.

Je vous présente ici une série de tableau qui présente les corrélations entre plusieurs indices et les anomalies de températures globale mensuelles de l’air.

Diapositive1_vmq4.GIF

Chaque tableau correspond à un filtrage temporel différent (données brutes ou moyennes glissantes sur 1, 2, 5, 10 et 20 ans). Les valeurs en bleues correspondent à une durée plus longue, donc une meilleure représentativité que les données en rouges mais qui ont en plus l’indice de la MEI (malheureusement je n’ai pas trouvé de données de la MEI pour les années inférieures à 1950). Pour les données brutes, les corrélations en rouge sont sur la période Janvier 1900 / Février 2005 et Janvier 1950 / février 2005 pour la période en bleu. Les bords extrêmes de la période ne peuvent être traitées par la moyenne glissante, donc plus la période de moyenne augmente, plus la plage se réduit. Pour la moyenne glissante sur 20 ans, la période se réduit à Janvier 1910 / Février 1995 pour les données rouges et seulement Janvier 1960 / Février 1995 pour les données en bleu.

Pour faciliter la lecture des graphiques présentés un peu plus bas, les anomalies ou indices de toutes les données ont été normalisées sur la période 1950/2008. Par ailleurs les données des anomalies globales de température ont été retravaillées de sorte à enlever la tendance linéaire. On suppose que le forçage anthropique est une augmentation linéaire de la température sur les 130 dernières années. C’est là une petite approximation sur laquelle on reviendra un peu plus tard.

Le premier point que l’on peut observer c’est qu’à haute fréquence (données mensuelles et filtrage sur un an) la corrélation entre l’ENSO (basée sur les anomalies de SST) et les anomalies de température et la PDO et les anomalies de températures sont assez semblables ; en revanche à basse fréquence, en particulier avec les moyennes glissantes sur 10 et 20 ans, le corrélation ENSO/température s’effondre alors que la corrélation PDO/température augmente nettement. On note que si, pour les moyennes sur 10 et 20 ans, pour les données bleues la corrélation ENSO/température est bien plus élevée que pour les données rouges, c’est à cause du manque flagrant de significativité des données en bleu due à une période d’étude bien trop faible. Toujours est-il que sur notre période d’étude la corrélation PDO/température est importante à basse fréquence (résultat attendu, et déjà montré précédemment).

On peut aussi remarquer, que malgré une période d’étude bien trop faible pour être significative (données bleues), la MEI est systématiquement la variable qui a la meilleure corrélation avec la température (mieux que la PDO, même à basse fréquence). La prise en compte d’un indice complet (SST, circulation atmosphérique, …) permet donc d’augmenter la corrélation et ainsi résume mieux les forçages physiques impliqués dans la variabilité étudiée. C’est un signe (et on pouvait bien sûr s’en douter) que la réponse thermique globale dépend du forçage de la dynamique océanique et de la dynamique atmosphériques, lesquels sont en très fort couplage dans le cas de l’ENSO/PDO.

Si on regarde les corrélations, et même visuellement sur les graphiques un peu plus bas, l’intérêt majeur de la PDO est plutôt sur la basse fréquence. C’est ce que tendent aussi à montrer les articles en peer-review, le post de Treizevent ou encore l’article du blog de Météor. L’inconvénient majeur c’est qu’on a très peu de retour sur cette variabilité très basse fréquence. Par conséquent les conclusions des études statistiques qu’on peut faire dessus, certes très intéressantes, sont à prendre avec le recul qu’elles méritent. En particulier, l’aspect a déjà été mentionné, si on considère la forte variabilité observé malgré le peu de cycle avec par exemple la phase plutôt neutre du début du XXieme siècle. Et je vais maintenant montrer que si on s’en tient au cycle pour ces dernières années certains résultats méritent attention et dessinent une certaine incohérence.

On s’intéresse à la variabilité moyenne fréquence (moyenne glissante sur 5 ans) et basse fréquence (moyenne glissante sur 20 ans). Les deux graphiques qui suivent présentent donc la distribution des anomalies normalisée de la PDO (ordonnée) par rapport aux anomalies normalisées de la température globale au sol auquel on a enlevé la composante linéaire (en abscisse).

Diapositive2_tfc6.GIFDiapositive3_yet2.GIF

Comme ce sont les données mensuelles qui sont tracées on remarque bien que l’évolution basse fréquence est soumises à d’autres sources de variabilité basse fréquence que cette PDO puisque la distribution des anomalies est relativement bien agencée avec des périodes individualisées sur plusieurs années. Et en particulier j’ai tracé en rouge les dernières années (Janvier 1998 / Août 2002 pour la moyenne glissante sur 5 ans et Janvier 1991 / Février 1995 pour la moyenne glissante sur 20 ans). Il est étrange de remarquer l’évolution tout à fait différente de ce qu’on aurait attendu si l’indice de la PDO avait suivi un cycle similaire au précédent. Concrètement, on observe ici une baisse de la PDO associée à une augmentation des anomalies de température globale.

Cet effet est très net et sans ambiguïté sur les graphiques en dépassant de beaucoup toute la variabilité qu’on a pu observer au cours du siècle précédent. Pour autant ça ne veut pas dire que cette observation soit significative, la période du cycle étant très grande, on n’a un recul que sur environ 2 périodes, dont une en phase neutre (quel est le sens de cette phase neutre d’ailleurs ?). Il est donc possible que cet écart ne soit pas significatif (pas assez de recul pour le dire), mais on peut aussi s’interroger sur la significativité même (d’un point de vu statistique pur) des conclusions concernant cet indice sur les anomalies globales : sont-elles correctement cernés ? Bien entendu, je ne dis pas que les fluctuations observées ne sont que du vent puisqu’elles sont réelles, mais, concernant le lien PDO/température globale, qu’en est-il de la notion de cycle (et donc de répétitivité qui lui est associé) et avec quelle variabilité (tant en amplitude qu’en fréquence). La robustesse de l’ensemble est très loin d’être excellente. On se rend alors compte du danger à faire des extrapolations (c’est d’ailleurs pas pour rien que malgré l’abondante discussion de la PDO/IPO dans le rapport du GIEC il y peu d’observations sur ce genre d’extrapolation, tout comme dans les revues spécialisées en peer-review).

On peut s’interroger sur les raisons de ces écarts. On a déjà évoqué une certaine méconnaissance des liens entre PDO/anomalie globale. Ce peut aussi être la cause de d’autres processus basses fréquence très influents. Ca peut aussi être lié à une accélération du réchauffement au cours de la fin de XXième siècle. En effet, on a enlevé une tendance linéaire pour les anomalies de température, si la tendance de température n’est pas linéaire, mais augmente de plus en plus, comme ce qui est déduit des observations et modèles, il n’est pas anormal d’observer une augmentation des anomalies thermiques chaudes sur la fin de la période. Ce peut aussi être du à plusieurs de ces facteurs cumulés (ou tous), mais ce n’est pas avec ce genre d’étude ultra simpliste qu’on pourra apporter quelque chose de pertinent sur le sujet.

Des réponses pourront être apportées ultérieurement par deux voies. La première, mais seulement à long terme, via davantage de recul statistiques (et éventuellement une meilleur reconstitution des cycles passés). Et la seconde, qu’on peut espérer à court ou moyen terme, par la compréhension des processus physiques mis en jeu.

Je présente maintenant 2 courbes temporelles sur les anomalies de température globales et différents indices (ENSO sur les SST, PDO et MEI). Comme dit plus haut chaque série de donnée brutes a été normalisée sur la période 1950-2000 de sorte à faciliter la lecture graphique. Pour chaque série de donnée les années précédentes ont été corrigées du facteur de normalisation de la période 1950-2000 :

Diapositive4_wsn9.GIF

On peut déjà noter que le signal sur la température est légèrement en retard par rapport à celui des indices. Par ailleurs on remarque que les indices sont globalement bien corrélés entre eux, plus que par rapport au signal de température, c’est un aspect qui ressortait évidemment aussi dans les tableaux de corrélation donnés plus haut. Il ya eu une exception notable dans les années 1965-75.

Le décalage du signal indice-température est surtout marqué pour l’indice SST de l’ENSO, c’est moins vrai pour la PDO et visiblement aussi pour le MEI, même si on a un séreux manque de recul de ce côté. Là encore, cela ressortait dans les tableaux chiffrés des corrélations.

Mais surtout, ce qui est remarquable, c’est le retard pris actuellement par le signal de température par rapport aux indices. Ce décalage était déjà présent au cycle précédent, mais il prend au cours de ces dernière une proportion vraiment importante : alors que la PDO est en baisse depuis la fin des années 80 ou le début des années 90, les anomalies de températures ne semblent marquer aucune baisse particulière. C’est une autre visualisation que ce qu’on avait déjà mentionné en étudiant les graphiques de la distribution PDO/anomalies de température.

Certes on perçoit une petite baisse sur le filtrage sur 5 ans, mais elle n’est pas beaucoup plus importante que les autres variations présentes lors de la croissance de l’anomalie thermique. On retrouve alors la discussion sur les causes éventuelles de ce retard abordée plus haut, mais qu’on ne peut conclure avec des études aussi simplistes.

De façon un peu arbitraire on peu donc distinguer des indices qui ont permis d’identifier des cycles atmosphériques et mis en lumière des forçages physiques et des indices plutôt issus de ces processus physiques. Dans le premier cas les études scientifiques permettent alors de comprendre le/les forçages physiques impliqués et leurs éventuelles interactions. L’indice ainsi remis dans son contexte gagne en représentativité, notamment dans le cadre des extrapolations/prévisions qu’on est tenté de faire, puisqu’on connaît les interactions et forçage qu’il résume, ses avantages, mais aussi ses limitations. De ce point de vue c’est parfois assez utile pour la validation des modèles. On peut donc aussi discerner une seconde classe d’indice dont le but est d’identifier et résumer des interactions physiques complexes mais à peu près connu au premier ordre. Ceux-là sont bien plus pertinents pour les extrapolations puisqu’ils ne sont pas issus d’étude climatologiques statistiques, mais de fondements physiques solides. Incontestablement la PDO appartient plutôt à la première catégorie (avec une compréhension physique encore assez limitée) et la MEI plutôt à la seconde. Et cette différence ressort très bien dans l’étude des corrélations.

Il y a peu de conclusions définitives dans ce long post, mais j’essaie juste d’apporter des éléments pour mettre en perspective certains éléments, les replacer dans leur contexte, et appuyer sur un certain nombre d’incertitudes et les difficultés et la faible robustesse des extrapolations qu’on peut faire (ce qui ne signifie pas qu’elles soient fausses, mais plutôt que le raisonnement n’est pas forcément très solide). J’insiste aussi également sur la nécessaire prise en compte des études sur un plan physique et des processus et forçages physiques associés aux phénomènes décrits par les indices.

Bonne lecture !

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meteor   

Ca peut aussi être lié à une accélération du réchauffement au cours de la fin de XXième siècle. En effet, on a enlevé une tendance linéaire pour les anomalies de température, si la tendance de température n’est pas linéaire, mais augmente de plus en plus, comme ce qui est déduit des observations et modèles, il n’est pas anormal d’observer une augmentation des anomalies thermiques chaudes sur la fin de la période.

bel article.

oui c'est un peu là qu'il y a problème.

On "détrende" la courbe sur une période trop grande.

L'influence anthropique n'est pas considérée comme linéaire sur 1880-2001.(ou 2008 c'est tout comme)

En général je détrende sur une période bp plus courte en gros de 1970 à maintenant.

Lorsque l'on regarde la courbe du forçage anthropique estimé par Crowley on s'aperçoit d'un changement de pente très net vers 60-70.

A la rigueur on pourrait utiliser 2 tendances linéaires, une pour 1880-1970, l'autre pour 1970-2001 (ou 2008).

forageanthropique.jpg

w558.png

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