Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

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Merci Météor pour ce retour. En fait si j’ai fait comme ça c’est parce qu’on se heurte à un sérieux problème si on détrend en 2 parties. En effet, on s’intéresse notamment aux cycles longs (très basse fréquence) et sur la période 1960-2009 on n’a pas un cycle complet (plutôt globalement une phase chaude de la PDO. Du coup, en enlevant la tendance sur une période aussi courte, on enlève aussi la composante due au cycle qu’on étudie puisqu’on a eu moins d’une période !

Du coup c’est assez parlant sur le tableau de corrélation qui suit (bleu les données moyennées sur 5 ans et rouge sur 20 ans) et sur les graphiques plus bas.

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Surtout sur le lissage sur 20 ans, on note des corrélations ridicules avec les anomalies de températures, qui n’ont je pense pas lieu d’être (dans mon post précédent je remettais en cause la confiance aveugle qu’on pouvait parfois avoir dans les liens avec les indices, mais je pense qu’il y a un peu plus de corrélation que ça quand même !). Et que dire de la légère anticorrélation de l'ENSO à très basse fréquence ? !

De toutes les façons pour les corrélations j’ai pas fait les calculs de significativités : j’ai donné les tableaux plus à titre indicatifs qu’autre chose, surtout pour le lissage sur 20 ans où bien entendu on ne dispose pas assez de recul (je l’avais déjà mentionné dans mon post précédent).

Sur les graphs suivants la hausse de l’anomalie de température en fin de période est complètement coupée, comme effectivement on pouvait s’y attendre après avoir fait le detrend en 2 parties. Et pour le coup, comme sur le tableau de corrélation, le lien PDO-température est bien ténu sur le dernier cycle avec une augmentation du « retard » signalé dons mon post précédent, et même presque une opposition de phase sur la fin !

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Voilà pourquoi j’avais gardé un trend unique sur la période dans ma petite étude. Par rapport à ce que je voulais montrer ça restait beaucoup plus significatif et plus robuste en signalant les sources probables d’écarts. Ici ça n’a je trouve plus aucun sens physique ou mathématique. Pour le faire propre, il faudrait avoir réellement la part sur forçage thermique anthropique (et non uniquement le forçage radiatif). Mais ça impose des données qui sortent de simulation ou d’étude sur la sensibilité thermique et des études plus complexes, ce qui n’était pas mon but. Là au moins on ne travail qu’avec des observations, quitte à faire quelques approximations si on les signale.

Bon, ce genre d’étude climatique c’est un peu en dehors de mon champ principal de connaissance, donc je suis à ton écoute (et d’autres aussi bien sûr) pour savoir ce que tu en penses.

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Just1   

Je tiens à te féliciter, MétéoFun, pour ce remarquable post ! Quelles curiosité et patience pour faire tout celà...

Je t'avoue que j'ai fui la 1ère fois lorsque j'ai vu la longueur du post surtout que c'était un soir avant de me coucher. C'est le genre de lecture qui te hante toute une nuit. Mais je me suis promis d'attribuer 30 minutes pour le lire une prochaine fois.

Ce que je retiens d'abord c'est ton introduction qui peut faire aussi office de conclusion :

Le but de ce qui suit est de montrer que le retour qu’on a sur certains indices (la PDO dans le cas présent) est relativement limité et que l’utilisation pour l’extrapolation future est à prendre avec vraiment beaucoup de recul. Pour ce faire il faut en comprendre les principes physiques. Or la physique associé à la PDO est assez mal connue, et si on reprend le dernier rapport du GIEC elle semble reposer sur plusieurs processus différents, ce qui rend son interprétation particulièrement complexe.

En effet, la PDO est mal connue et faire des extrapolations futures est très périlleux. Surtout que la PDO n'est pas le seul facteur influent sur les T°. Tu le résumes dans ce paragraphe :
On a déjà évoqué une certaine méconnaissance des liens entre PDO/anomalie globale. Ce peut aussi être la cause de d’autres processus basses fréquence très influents. Ca peut aussi être lié à une accélération du réchauffement au cours de la fin de XXième siècle. En effet, on a enlevé une tendance linéaire pour les anomalies de température, si la tendance de température n’est pas linéaire, mais augmente de plus en plus, comme ce qui est déduit des observations et modèles, il n’est pas anormal d’observer une augmentation des anomalies thermiques chaudes sur la fin de la période. Ce peut aussi être du à plusieurs de ces facteurs cumulés (ou tous), mais ce n’est pas avec ce genre d’étude ultra simpliste qu’on pourra apporter quelque chose de pertinent sur le sujet.

Tu fais remarquer toute la difficulté d'attribuer la hausse des anomalies à un ou plusieurs facteurs. Le CO2 fait seulement parti d'un mix et sa réelle influence est à débattre même s'il y a des présomptions (et non des certitudes comme l'affirment certains scientifiques de 1er plan)Concernant tes 2 graphiques et en reprenant tes dits, on constate :

- Que PDO/ENSO/MEI sont liés. Ce n'est pas une nouveauté.

- Que l'indice de l'ENSO est au plus fort (de facteur 2 tout de même) autour de 1990. Cela confirme également ce que je disais avec des Nino plus puissants au cours des dernières décennies.

- Que depuis 1990, le signal sur la température est légèrement en retard par rapport à celui des indices. Cette curiosité est attribuée par le "consensus" aux GES. Pourquoi pas... Je me garderais pour ma part (mais c'est ma nature) d'être aussi catégorique.

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LeWanwan   

2009.jpg" Source et Lien fourni par Thedi

Tout d'abord pour 2008 : 2008 a fini avec une anomalie positive de 0.49°C, citée la plus basse depuis 10 ans. Il reste un fait, que de toute façon, le réchauffement global a subi une soudaine freinée en dépit d'un CO2 en constante augmentation. Ce qui s'est passé l'an passé montre que l'actuel changement global n'est pas exclusif et l'apanage de l'homme, mais qu'il passe même (et peut-être surtout) par des forçages naturels. Les plus importantes observations en 2008 ont été, dans l'ordre, le minimum solaire, les effets océaniques (la nina) et l'effet d'albedo ; ces feedbacks négatifs, avec beaucoup de probabilité, auront un poids important dans l'orientation climatique de 2009.

En ce qui concerne l'activité solaire, les dernières projections des principaux centres astronomiques indiquent qu'en 2009 elle sera extrêmement faible. Les prévisions les plus « optimistes » (NASA-IPS) prévoyaient une moyenne de 14-16 taches solaires entre novembre et décembre ; des nombres entièrement insuffisants pour compenser au minimum la perte energétique des deux dernières années. Selon les dernières données de la NASA, en effet, depuis 2001 à aujourd'hui la constante solaire a perdu environ 2 Watt au mètre carré. Ce n'est pas tout, l'énergie arrivée depuis ces 7 derniers mois est la valeur la plus basse depuis 70 ans et également la plus basse du siècle (1365,1 Wm2). Ce manque de taches solaires continue à favoriser l'accroissement des rayons cosmiques vers la Terre qui sont fortement suspectés d'augmenter la couverture nuageuse sur la Terre.

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La constante solaire de 1975 à aujourd'hui : on remarque la considérable baisse de cette dernière année 2008.

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Les Rayons cosmiques et la température. Des valeurs positives ont coïncidé avec des phases froides, négatives avec des périodes chaudes.

Un autre forçage négatif qui se répétera pendant l'année 2009 sera celle liée aux influences océaniques. L'an passé, la NINA a été particulièrement intense et à fait baisser les températures, soit au niveau océanique, soit au niveau terrestre. Depuis fin décembre, la NINA, en dépit des prévisions, est toujours active sur le Pacifique tropical et devrait l'être au moins jusqu'en mois de mar 2009. À suivre une probable phase neutre, avec un risque presque nul d'un retour d'un faible Nino. La phase négative du Pacific Decadal Oscillation (PDO), favorise actuellement la NINA et interdit el NINO. L'actuelle phase « négative » du PDO devrait se prolonger au moins une dizaine d'années. Une contribution pas si indifférente à la marche climatique de 2009 pourrait même arriver et s'y ajouter : l'Atlantic Multidecadal Oscillation, (AMO), la phase positive est en phase de constante diminution et est passée en négatif depuis le mois de septembre 2008.

pdo_1.gif

En ce qui concerne l'albedo, outre l'éventuelle influence de la couverture nuageuse, cela pourrait jouer un rôle décisif (par rapport aux années passées) de la banquise arctique et de l'antarctique, mais également, le fort refroidissement sur la Siberie causé par le récent stratwarming, pourrait avoir des répercussions sur le continent euro-asiatique jusqu'à fin Mars 2009.En dernière analyse il n'est pas exclu que 2009 puisse finir avec une température égale ou même inférieure à 2008. Les ingrédients sont réunis pour observer une année 2009 plutôt fraîche.

Traduction et adaptation de la Terre du Futur. "

En résumé , 2009 ressemblerait à 2008 au niveau mondial ou serait légérement plus frais !

Qu'en pensez vous ?

Et vous , vous voyez comment l'année 2009 ?

A vos claviers !

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Pour en revenir au sujet initial, à savoir les anomalies climatiques globales, le NCDC vient de rendre son bilan pour février : +0.50° d'anomalie globale, avec à nouveau des terres beaucoup plus chaudes que les océans (+0.88° pour les terres contre +0.36° pour les océans), et un écart relativement faible entre l'Hémisphère nord (+0.56°) et l'Hémisphère sud (+0.46°).

Pour rappel, l'anomalie de janvier avait été de +0.53°.

L'anomalie sur les deux premiers mois de l'année est donc de +0.515°, c'est largement plus chaud que les deux premiers mois de 2008 qui avaient affiché toujours selon le NCDC une anomalie de seulement +0.289°. Mais bon, l'année dernière à la même période on sortait d'un épisode de Niña particulièrement remarquable, contrairement à cette année où on a persisté dans des conditions Niña relativement modérées.

Avec le retour vers des conditions ENSO neutres, je pense qu'on peut raisonnablement tabler sur une persistance d'anomalies de l'ordre de +0.5° à +0.6° au cours des prochains mois. Mais il reste trop tôt pour faire des pronostics sur le bilan de l'année complète, tout dépendra notamment des variations de l'ENSO de la seconde moitié d'année.

En terme de tendances, on en est à :

+0.45° par décennie sur la dernière année

-0.14° par décennie sur les 5 dernières années

+0.08° par décennie sur les 10 dernières années

+0.16° par décennie sur les 15 dernières années

+0.18° par décennie sur les 20 dernières années

+0.19° par décennie sur les 25 dernières années

+0.17° par décennie sur les 30 dernières années

A noter la tendance marquée au redressement sur les 12 derniers mois, probablement suite au retour vers des températures mondiales plus élevées après le coup de frais consécutif au puissant épisode Niña de fin 2006 / début 2007.

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Ce message est effrayant :

Il reste un fait, que de toute façon, le réchauffement global a subi une soudaine freinée en dépit d'un CO2 en constante augmentation.

Ca n'est pas du tout un fait, c'est un mensonge.

Ce qui s'est passé l'an passé montre que l'actuel changement global n'est pas exclusif et l'apanage de l'homme, mais qu'il passe même (et peut-être surtout) par des forçages naturels.

Ca ne montre rien du tout, c'est une illustration de la variabilité d'une année à l'autre. On ne raisonne pas sur un an en terme de variations climatiques, combien de fois faudra-t-il le répéter ?

Ce manque de taches solaires continue à favoriser l'accroissement des rayons cosmiques vers la Terre qui sont fortement suspectés d'augmenter la couverture nuageuse sur la Terre.

Suspectés par une poignée de chercheurs, dont les travaux sont contestés par l'ensemble du reste de la communauté scientifique. Il faudrait peut-être le préciser. A ma connaissance aucune publication scientifique n'a été acceptée à ce jour sur ce sujet, peut-être faut-il le préciser.

[modéré]

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sirius   

Ca n'est pas du tout un fait, c'est un mensonge.

Il raisonne d'une année sur l'autre ..il peut donc parfaitement dire ça ...mais ça n'a aucun sens quand on parle du climat

Suspectés par une poignée de chercheurs, dont les travaux sont contestés par l'ensemble du reste de la communauté scientifique. Il faudrait peut-être le préciser. A ma connaissance aucune publication scientifique n'a été acceptée à ce jour sur ce sujet, peut-être faut-il le préciser.

Il y a quand même eu des publis scientifiques là dessus.Au départ, il y a une corrélation qui apparaît dans les données ISCCP sur les nuages bas (Svensmark) Cette corrélation semble montrer une augmentation de la couverture nuageuse basse lorsque l'activité solaire est faible. Svensmark s'est engouffré là dessus

Ca n'a pas vraiment progressé depuis, au contraire parce que la corrélation qui semblait marcher (pas très fort non plus d'ailleurs) ne marche plus depuis qq années.

Il ya des publis qui montrent plutôt que Svensmark se goure (voir par ex Sloan et Wolfendale, Environ. Res. Lett. 3 (2008) 024001 (6pp))

De toute façon, la variabilité des nuages est très très grande. On sait depuis longtemps que des particules ionisées sont plus facilement activées en tant que noyau de condensation mais ça ne suffit pas du tout pour conclure : ça ne marche qu'à la condition que le nombre de noyaux disponible soit assez faible sinon, on peut mettre autant de noyaux qu'on veut, ça ne change plus rien. Cette capacité des nuages à utiliser (en qq sorte) les aérosols ou les noyaux disponibles, ça s'appelle la susceptibilité nuageuse. Au dessus des océans, cette susceptibilité est faible parce qu'il y a déjà énormément d'aérosols disponibles.

En d'autres termes, il faudra voir ça sur des années d'observation satellitaires détaillées. Ce ne sont pas des études de cas qui résoudront le pb et encore moins une expérience de labo.

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L'anomalie du mois de mars, pour la NOAA, est de +0.54° (+0.5382°). L'anomalie moyenne sur les trois premiers mois de l'année atteint pour sa part +0.520°. C'est largement en dessus des trois premiers mois de 2008 (+0.437°), et assez proche de la moyenne des trois premiers mois de l'année depuis 2000 (+0.492°).

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FredT34   

Joe Romm sur Climateprogress a également publié ce chiffre - et il le rapproche d'un autre post,

Even bigger news, Wunderblog reports, “La Niña conditions end“:

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If we stay ENSO neutral as the models predict, then the rest of the year is poised to be back on the very warm side (see “NOAA: Eighth warmest winter on record, this summer may be a hot one“) If we shift over to an El Niño, then all bets are off.

Ma trad : d'après l'analyse de Wunderblog, l'épisode modéré Nina est en train de s'achever. Si nous restons à un niveau neutre comme les modèles le prédisent, le reste de l'année est voué à être très chaud [aux US, ou tout l'H Nord ?]. Si nous basculons en El Nino, tous les paris sautent [dans le sens de la chaleur].

L'autre post cité de Romm (du 9 avril) analysait que cette anomalie de +0.11 ° par rapport à 2008 s'est produite malgré la Nina modérée de ces deux dernières années, qui a en partie contrebalancé/ralenti la hausse des températures ; mais que le passage en mode "neutre", que prévoient les modèles, va signer la fin de cette pause. Enfin, ce changement de régime n'est pas encore certain (en tout cas pas à la date du 9/4) et dépend en grande partie de ce mois d'avril.

(et zut, je viens de relire les autres posts, je tombe un peu à plat, non ? - bah je le laisse, ça fera de nouveaux liens à explorer pour quelques visiteurs... Et: désolé si ma traduction approximative comporte des erreurs)

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Just1   

L'anomalie du mois de mars, pour la NOAA, est de +0.54° (+0.5382°). L'anomalie moyenne sur les trois premiers mois de l'année atteint pour sa part +0.520°. C'est largement en dessus des trois premiers mois de 2008 (+0.437°), et assez proche de la moyenne des trois premiers mois de l'année depuis 2000 (+0.492°).

Les images valent mieux qu'un long discourslast:24.png

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FredT34   

Les images valent mieux qu'un long discours

Moi être miro, moi pas comprendre. C'est joli - mais c'est quoi ??

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Just1   

Moi être miro, moi pas comprendre. C'est joli - mais c'est quoi ??

Les évolutions des anomalies des T° des 4 grands organismes de mesures, GISS et Hadley étant des relevés au sol (par thermomètre) et RSS et UAH étant des relevés satellitaires de la basse tropo.

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dann17   

Moi être miro, moi pas comprendre. C'est joli - mais c'est quoi ??

C'est qd même pas compliqué de comprendre de quoi il s'agit, non ? Par contre, même s'il est scientifiquement difficile d'établir une quelconque statistique climatologique sur 30 ans de données, on peut tout de même dire qu'au cours des trente dernieres années, la température globale a augmenté d'environ 0.4°C, malheureusement.

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C'est qd même pas compliqué de comprendre de quoi il s'agit, non ?

Par contre, même s'il est scientifiquement difficile d'établir une quelconque statistique climatologique sur 30 ans de données, on peut tout de même dire qu'au cours des trente dernieres années, la température globale a augmenté d'environ 0.4°C, malheureusement.

Je ne vois pas comment un lecteur qui débarque ici peut deviner (sans recherches sur le Net) ce que cachent ces graphes très incomplets au niveau de la légende, sans explications et surtout sans indications de la période de référence pour le calcul des écarts à la moyenne.

Elle est de 30 ans sur le premier (61-90) et de 20 ans sur le 2 ème (79-98) alors que pour la NOAA, la moyenne de référence est calculée avec 100 ans de données (sur 1901-2000), ce qui est autrement plus statistiquement significatif pour définir la moyenne climatique de la température d'après les statisticiens du domaine (30 ans c'est faute de mieux, un grand minimum, quand on ne dispose pas des 100 ans de données homogénéisées)

Donc que ce soit dans un texte ou dans des graphes, il faut au moins indiquer les périodes de référence, vu qu'elles sont très variables d'une source à l'autre. Dans le cas présent on est donc bien éloigné des graphes plus parlants qu'un long discours !

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La NOAA donne une anomalie globale de +0.59° pour le mois d'avril, ce qui fait remonter l'anomalie depuis le début de l'année à +0.54°, soit un dixième de degré de plus que les quatre premiers mois de 2008.

L'enneigement sur l'hémisphère nord a présenté durant ce mois d'avril un déficit moyen avoisinnant 1,5 millions de km².

L'ENSO est redevenue neutre, et il n'est envisagé ni nouvel épisode de Niña, ni épisode de Niño durant cet été.

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La NOAA donne une anomalie globale de +0.59° pour le mois d'avril, ce qui fait remonter l'anomalie depuis le début de l'année à +0.54°, soit un dixième de degré de plus que les quatre premiers mois de 2007.

L'enneigement sur l'hémisphère nord a présenté durant ce mois d'avril un déficit moyen avoisinnant 1,5 millions de km².

L'ENSO est redevenue neutre, et il n'est envisagé ni nouvel épisode de Niña, ni épisode de Niño durant cet été.

Tu veux parler de 2008, je suppose TreizeVents ? default_huh.png

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Tu veux parler de 2008, je suppose TreizeVents ? default_huh.png

Oups oui, que les années passent vite default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Selon la NOAA, l'anomalie globale de Mai 2009 atteint +0.52°, et reste donc homogène avec les valeurs observées depuis janvier.

Un petit retour sur les tendances sur 10 ans depuis les années 1950 :

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Le réchauffement se poursuit toujours en considérant les tendances sur 10 ans, bien que sur la période 1997-2007 il a marqué un fléchissement. Ce qu'il est assez intéressant de constater, c'est que mis à part le gros pic de refroidissement du début de la décennie 1950, on observe nettement un cycle de 10 ans alternant les accélérations du réchauffement, et les périodes de stagnation : toutes les périodes de dix ans se terminant par une année en "3" (avec parfois un an d'avance) ont connu un pic du réchauffement, alors que toutes les années se terminant par un "7" ont au contraire marqué des pauses.

On a ainsi observé des pics de réchauffement sur les périodes :

1953-1963 : pic à +0.29° / décennie

1963-1973 : pic à +0.20° / décennie

1973-1983 : pic à +0.38° / décennie

1972-1992 : pic à +0.24° / décennie

1982-2002 : pic à +0.35° / décennie

Et des pics de stagnation sur les périodes :

1947-1957 : pic à -0.09° / décennie

1957-1967 : pic à -0.19° / décennie

1967-1977 : pic à -0.09° / décennie

1977-1987 : pic à +0.00° / décennie

1987-1997 : pic à +0.01° / décennie

1997-2007 : pic à +0.11° / décennie

Je n'ai jamais lu d'articles ou de début d'explication sur cet étonnant constat, pourtant bien net depuis un peu plus de 50 ans désormais : total hasard lié à la variabilité naturelle, ou faut-il y voir un véritable cycle dans le réchauffement global ?

On peut toujours faire à la fois un constat, et une projection :

- Le pic de stagnation que l'on connaît actuellement et dont on commence doucement à sortir (à première vue), est très largement au dessus de tous ses précédents puisqu'en fait contrairement aux autres années où on avait eu une réelle stagnation voire une petite inversion de tendance vers un refroidissement, cette fois-ci on a à peine eu droit à un réchauffement ralenti. Ce n'est pas forcément bon signe. Ca c'est pour le constat.

- Si ce cycle venait à se poursuivre -a priori il n'y a aucune raison que cela ne soit pas le cas, tout comme il n'y a aucune preuve qu'il va persister-, on peut projeter qu'il est fort possible que la tendance au réchauffement devrait repartir (c'est déjà le cas) et atteindre un nouveau maximum vers 2012/2013. Et au vu de l'évolution des 5 derniers pics chauds, ce pic 2012/2013 pourrait avoisinner +0.3° / décennie à +0.5° / décennie.

To be continued.

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williams   

Tu parles de réchauffement alors que l'anomalie de Juin est nulle par rapport à la période de référence de 30 ans, donc c'est bien une baisse par rapport aux dernieres années puisqu'elles étaient au dessus des normales

http://wattsupwiththat.files.wordpress.com...7/uah_jun09.png

D'après moi l'anomalie des températures du globe de 2009 pourait être d'environs 0.5°C donc comme c'est le cas sur 6 années des 11 dernieres années (1998 a 2008). Disons alors une stabilité des températures.

Williams

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Tomar   

Il en faut de la patience, hein Treize !

Tu postes un truc argumenté, une étude stat sur plusieurs dizaines d'années... et poum on te balance un chiffre sur UN mois (qui ne se réfère d'ailleurs même pas à la même mesure), tiré d'un site sceptique, qui est sensé tout infirmer...

Courage !

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Il en faut de la patience, hein Treize !

Tu postes un truc argumenté, une étude stat sur plusieurs dizaines d'années... et poum on te balance un chiffre sur UN mois (qui ne se réfère d'ailleurs même pas à la même mesure), tiré d'un site sceptique, qui est sensé tout infirmer...

Hé oui que veux-tu, tu fais des recherches sur une base de près 70 ans, avec des analyses démontrant l'existence d'un cycle de 10 ans, et poum, "mais non t'as faux regarde l'anomalie du mois de juin est nulle à 12km d'altitude" (sans le préciser bien entendu, histoire que tout le monde puisse continuer l'amalgame) default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

D'ailleurs entre nous, avec la quantité de SO² envoyée dans la haute atmosphère avec l'activité volcanique de ces derniers temps, je trouve que cette valeur reste bien encore bien élevée par rapport à ce qu'elle pourrait être, m'est avis qu'elle descendra encore le mois prochain, avec un minimum possible vers le mois d'août, sauf si l'El Niño naissant (Voir le dernier bulletin NOAA : "la situation est favorable à une transition entre des conditions neutres et des conditions Niño durant la période Juin/Août") se mette à jouer le rôle de contrepoids.

Edit : By the way comme tu dirais, je viens de voir sur le blog de météor que l'anomalie de l'HS est fortement remontée dans le courant du mois, passant de +/- 0° vers le 10 à une anomalie >+1° en fin de mois. Premiers signes de ce futur possible épisode Niño ?

Sinon, n'as-tu pas une idée ou un début de piste concernant ce possible cycle ?

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Invité Guest   
Invité Guest

Bonjour,

Je suis très impressionnée par les cycles évoqués par Treizevents et intéressée de voir une explication car je me demande comment la nature pourrait obéir à un rythme aussi "cadré", même si les relevés sont bien là !

Sinon, Que pensez-vous de l'article joint ?

http://www.mondialisation.ca/index.php?con...a&aid=10898

(l'info date de 2008).

Merci.

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Bon, j'ai également récupéré les données UAH de la basse troposphère (graphique donné par Ardèche) depuis décembre 1978 (ici).

En calculant les tendances glissantes sur dix ans, comme je l'ai fait pour les températures de surface, voici ce que cela donne :

uahtend2.png

A quelque chose près, on retrouve les marques du cycle de 10 ans observé précédemment, bien que le timing est un peu moins net sur trois points :

- Le premier pic de stagnation / refroidissement apparaît en 1979-1989, alors que ces pics surviennent plutôt les années en "7". Est-ce un réel retard sur le cycle, où un reliquat d'un pic plus important qui aurait bien eu lieu sur la période 1977-1987 (que je ne peux calculer, les données débutant en décembre 1978) ? Pour la tendance des températures au sol (post précédent), on avait bien un pic frais sur 1979-1989, mais il faisait bien suite à un pic plus important sur la "bonne" période, à savoir 1977-1987.

- Le premier pic chaud apparaît avec deux ans d'avance, à savoir sur la période 1981-1991 au lieu de 1983-1993. Mais il y a une explication plausible, qui n'est autre que l'éruption du Pinatubo en 1991, qui a provoqué un refroissement de près de 0.7° de la température de la basse troposphère.

- On observe un pic secondaire vers la période 1988-1998, mais là encore on peut trouver une cause extérieure qui est le très puissant épisode de Niño qui avait alors véritablement fait "exploser" les températures de la basse troposphère, avec des valeurs qui n'ont jamais été observées avant comme après.

Quoi qu'il en soit, on en arrive aux mêmes conclusions qu'avec l'étude des tendances décennales des températures de surface :

- Constat : le pic de stagnation de 1997-2007 est bien visible, et il est bien moins marqué que les deux pics qui le précèdent puisque cette fois-ci la tendance au réchauffement ne s'est pas temporairement inversée comme cela avait été le cas en 1979-1989 et 1987-1997.

- Projection : Il n'est pas désuet d'envisager qu'un nouveau pic de réchauffement pourrait intervenir aux alentours de la période 2003-2013, du moins rien ne semble indiquer que ce cycle ne devrait pas se poursuivre. Après tout dépendra également des évènements extérieurs (ENSO et activité volcanique) qui pourraient bousculer la donne, la basse troposphère y étant bien plus réactive que la surface. Déjà, il faudra voir si les éruptions volcaniques de ces derniers mois ne pourraient pas produire un nouveau pic frais inférieur à celui de 2007. On ne semble pas se diriger sur cette voie pour le moment, mais c'est à suivre.

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Tomar   

Hé oui que veux-tu, tu fais des recherches sur une base de près 70 ans, avec des analyses démontrant l'existence d'un cycle de 10 ans, et poum, "mais non t'as faux regarde l'anomalie du mois de juin est nulle à 12km d'altitude" (sans le préciser bien entendu, histoire que tout le monde puisse continuer l'amalgame) default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

D'ailleurs entre nous, avec la quantité de SO² envoyée dans la haute atmosphère avec l'activité volcanique de ces derniers temps, je trouve que cette valeur reste bien encore bien élevée par rapport à ce qu'elle pourrait être, m'est avis qu'elle descendra encore le mois prochain, avec un minimum possible vers le mois d'août, sauf si l'El Niño naissant (Voir le dernier bulletin NOAA : "la situation est favorable à une transition entre des conditions neutres et des conditions Niño durant la période Juin/Août") se mette à jouer le rôle de contrepoids.

Edit : By the way comme tu dirais, je viens de voir sur le blog de météor que l'anomalie de l'HS est fortement remontée dans le courant du mois, passant de +/- 0° vers le 10 à une anomalie >+1° en fin de mois. Premiers signes de ce futur possible épisode Niño ?

Sinon, n'as-tu pas une idée ou un début de piste concernant ce possible cycle ?

;o)

Pour le cycle, sa période fait bien sûr penser au cycle solaire d'environ 11 ans. Il faudrait regarder ce que ça donne sur une tendance décennale, mais comme le cycle solaire dure un peu plus de 10 ans et ne donne pas un signal symétrique (type gaussien) pour l'effet sur la T, il se pourrait bien que, en prenant une période flottante de 10 ans, en partant du tout début du point bas du cycle de T annuelles, on puisse terminer la période juste après un point haut, pas encore au point bas.

Ensuite il y a l'enso. Ces max se situent souvent juste après un nino (63, 72/73, 82/83, 91/92, 2002/2003).

Il y a peut-être tout simplement eut une conjonction des deux.

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meteor   

Je n'ai jamais lu d'articles ou de début d'explication sur cet étonnant constat, pourtant bien net depuis un peu plus de 50 ans désormais : total hasard lié à la variabilité naturelle, ou faut-il y voir un véritable cycle dans le réchauffement global ?

je m'associe à Tomar pour te féliciter de tes posts intéressants et rigoureux.

Je ne sais pas si les liens contenus dans cet article de mon blog (je me fais un peu de pub, en douce default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> ) répondent un peu à ton attente.

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