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Les Forums d'Infoclimat

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bernardt60

Coronavirus : l'épidémie va-t-elle ralentir au printemps ?

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Location : asserac 44

Kyrion si tu relis bien mon message je ne critique pas la décision du "gouvernement", car justement

il n'a pas eu le consensus nécessaire du parlement  il aurait donc du prendre la décision seul avec tout

ce que ça induit derrière. Je dis donc que c'est bien l'ensemble des élus, maire compris, qui aurait du faire bloc

dans de telles circonstances.

Le royaume uni a d'ailleurs reporté ces élections locales.

Même si toutes les précautions  serons prises c'est un risque supplémentaire, non vital, qui aurait pu être évité,

surtout que comme tu le dit  chacun doit prendre ses propres responsabilités, mais malheureusement on vois

autour de nous beaucoup de personnes qui sont insouciantes et qui considèrent comme ridicule les précautions

a prendre.   

J’espère aussi que ça va changer avant le deuxième tour.

Je suis plutôt en général optimiste, tout au moins réaliste, mais vu la tournure des choses le pessimisme

a tendance a prendre le dessus,  pas pour moi  mais pour les plus vulnérables et de surcroît encore plus 

pour mes proches. 

   

Edited by marco44
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Location : Frontonas (230 m)

Annonces à l'instant : fermeture des cinémas, cafés, restaurants, discothèques (à partir de minuit)

commerces non essentiels fermés

mais transports urbains maintenus, cherchez l'erreur...

 

 

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Location : St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79
il y a 3 minutes, PAPY BOYINGTON a dit :

En quoi, la canicule à un rapport avec un virus. Il ne faut pas tout confondre et garder au munimun les pieds sur terre. 

 

En quoi n'en a t'elle pas? Je n'arrive pas à comprendre cet argument. 

 

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Location : Bricquebec (Manche)
il y a 30 minutes, sebinnis a dit :

Annonces à l'instant : fermeture des cinémas, cafés, restaurants, discothèques (à partir de minuit)

commerces non essentiels fermés

mais transports urbains maintenus, cherchez l'erreur...

 

 

et le premier tour des municipales

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Location : Moncoutié 13kms au nord de Cahors(46)-350m
il y a 29 minutes, sebinnis a dit :

 

mais transports urbains maintenus, cherchez l'erreur...

 

 

 

Je ne suis pas concerné, mais comment feraient les gens pour aller travailler dans les grands centres urbains? il n'est pour l'instant pas question de mettre la France a l'arrêt complet... (ça viendra peut-être remarque).

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

y' a certaines réactions ici qui me laissent sans voix!

par exemple pour parler de la chine, vous ne pensez quand meme pas qu'il ont mis 65 millions de personnes en confinement pour uniquement 3000 victimes! Faut avoir un esprit un minimum critique.

quand a ce qu'il se passe en france en ce moment et à voir les comportements des gens à  continuer à se regrouper, s'embrasser etccc bref!!!!

sans compter les 500 abrutis en jaune qui ont defilé à paris cet apres midi. 

On est quand meme pas aidé par une categorie de la population dans ce pays!

Edited by serge26
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Location : Olivet (45)
il y a 13 minutes, serge26 a dit :

On est quand meme pas aider par une categorie de la population dans ce pays!

Et oui, quand on à affaire à des assistés, voilà le résultat... Ils ne se sentent pas concernés par le problème. Et respecter des consignes, des ordres, très peu pour eux.

Quand je repense à tous ceux qui critiquaient l'Italie pour leurs mesures choc il y a une semaine, gouvernement y compris, aujourd'hui nous voilà quasiment aux mêmes mesures qu'eux.

Maintenir les élections est pour moi complètement stupide d'un point de vue sanitaire, pour multiplier les cas de contagions on ne s'y prendrait pas autrement...

Interdire les transports: il faut penser à tous ceux qui en ont besoin pour arriver jusqu'aux lieux médicaux, patients comme soignants... La solution serait plutôt d'en rajouter, pour être moins nombreux et confinés à l'intérieur: ça tombe bien, toutes les sociétés de transports de personnes sont à l'arrêt à cause des annulations de partout, en voilà un bon moyen de les faire travailler!

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Location : Cormeilles (27)
il y a 34 minutes, PAPY BOYINGTON a dit :

Alors oui, la canicule s'est trouvée être une drame sanitaire. 

Ou est le rapport avec le coronavirus, qui est un autre drame sanitaire en rapport avec un autre sujet, non lié avec une phénomène météorologique.

Que est l'intérêt de comparer le nombre de morts entre 2 drames sanitaires complètement différents.

As-t'on fermé les cafés etc... pour la canicule.

Bref, j'arrête là le sujet et mon intervention.

Je vous lirai avec plaisir, mais svp ne restez pas dans l'extrême. La lecture du topic devient illisible par moment...

Bon écoute. Il faut aussi essayer de comprendre les propos avant de t'enflammer. Je pointais le fait que le président de la république avait dit que c'était la pire crise sanitaire depuis 1 siècle.  On ne connait pas les conséquences de cette épidémie certes mais pour l'instant et pour l'instant, on est au dessous de la crise sanitaire liée à la canicule et si tu veux un cas qui s'apparente à un  virus, c'est la grippe asiatique de 1958.  Là aussi pour l’instant, on est bien en dessous de cela. 

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

Dernier apparté pour ma part : je pense que pour les elections demain, il y a beaucoup moins de risque que d'aller dans un supermarché à se battre pour un paquet de nouilles , de riz ou un rouleau de PQ!!! Déjà hier c'etait Badgad, je n'imagine meme pas ce qui va se passer demain matin!!!!

 

Outre les restos, les cafés etc,, je suggere egalement de FERMER ce sujet car on reponds absolument plus à la question posée en titre du sujet.

Edited by serge26
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Location : Cormeilles (27)
il y a 1 minute, serge26 a dit :

Outre les restos, les cafés etc,, je suggere egalement de FERMER ce sujet car on reponds absolument plus à la question posée en titre du sujet.

Personne n'est capable de répondre à la question posée. Si les scientifiques de très haut niveau ne le savent pas , nous forcément non plus. On peut s'interroger, c'est tout.

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)
il y a 1 minute, Virgile a dit :

Personne n'est capable de répondre à la question posée. Si les scientifiques de très haut niveau ne le savent pas , nous forcément non plus. On peut s'interroger, c'est tout.

alors pourquoi avoir ouvert ce sujet avec ce titre?????

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Location : Montreuil (93) ou Ciran (37)
Il y a 2 heures, serge26 a dit :

alors pourquoi avoir ouvert ce sujet avec ce titre?????

 

Personne ne t'oblige à le lire. De manière générale, bcp ici devraient se calmer, et garder pour eux leurs psychoses... et épargner le forum qui doit rester un espace de loisir et de détente. Pendant les attentats, j'avais tout fait pour que le sujet omniprésent par ailleurs ne s'infiltre pas ici, là je savais dès le début que ça serait difficile de passer au travers...

 

Alors comportons-nous ici comme il est absolument impératif de le faire désormais dans la vie réelle, et pour de nombreuses semaines: du civisme, du respect, de l'attention et surtout DU CALME.

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Location : Cormeilles (27)
il y a 2 minutes, serge26 a dit :

alors pourquoi avoir ouvert ce sujet avec ce titre?????

On peut en discuter. Infoclimat ne vit pas en dehors de la société et ce phénomène touche toute la société et on en parle partout jusqu'au simple forum de foot.

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Location : 56800 Taupont, 61170 Marchemaisons
il y a 21 minutes, serge26 a dit :

alors pourquoi avoir ouvert ce sujet avec ce titre?????

Comme c'est moi qui l'ai ouvert effectivement et qu'on ne sait pas répondre à cette question, et que du coup ça part malheureusement en vrille alors que je croyais qu'on était entre adultes je ferme ce topic , je prends pleinement ma  part de responsabilité de l'avoir créé .

Et en attendant suivez les consignes pour avant tout  préserver votre santé et celle des autres  .

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Location : Nîmes

Même si le sujet est fermé, je met ici en terme de conclusion, une annexe issue d'un avis publié par le Haut Conseil de la Santé Publique, pour la gestion de l'épidémie de Covid-19 en cas d'exposition de la population à des vagues de chaleur.

Le pdf du document intégral de 24 pages est disponible en PJ avec les références des multiples études.

 

 

Citation

Annexe 3 - Covid 19 et climat

Les premières données essayant de lier l’intensité des contaminations communautaires de la Covid-19 aux conditions climatiques locales semblent indiquer que le SARS-CoV-2, comme les coronavirus des rhumes, présente une sensibilité certaine à l’environnement, avec une préférence pour les zones tempérées fraîches. Néanmoins, du fait du faible taux d’immunité de groupe contre ce virus, il est probable que, même saisonnière, la Covid-19 ne faiblisse guère au cours de l’été 2020. Une éventuelle saisonnalité sera difficile à quantifier si les mesures de distanciation sociale sont maintenues tout l’été.

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Des études mettant en évidence la saisonnalité des infections dans les zones tempérées de notre planète existent depuis longtemps. Par exemple, une revue de 68 infections publiée en 2018 rappelle qu'une saisonnalité existe pour de nombreuses infections, par exemple (données pour la Californie depuis les années 1930) :
• pics de printemps pour la variole, la rubéole, les oreillons, etc.
• pics d'automne pour la poliomyélite et l'hépatite A ;
• pics d'hiver pour la grippe, les rhumes, la bronchiolite du nourrisson, etc.
L'étude de la saisonnalité des infections est un domaine ardu : nécessité de travailler sur plusieurs années avant de publier, multiplication des facteurs de confusion possibles (presque tout est saisonnier dans nos pays tempérés...). Ces contraintes expliquent le faible nombre d'études sur le sujet.

 

Les facteurs qui influencent la saisonnalité des infections

Parmi les facteurs qui peuvent justifier la saisonnalité des infections, les études évoquent souvent l'influence du climat sur la survie et la transmissibilité des micro-organismes infectieux. Mais d'autres facteurs sont également importants :
la saisonnalité de nos comportements : temps passé à l'intérieur (et son impact négatif sur notre espace personnel), rythme scolaire (les épidémies de rhumes apparaissent souvent à la rentrée des vacances scolaires), exposition au soleil (et son impact sur les taux sanguins de vitamine D, indispensable à l'immunité), etc. ;

la saisonnalité de notre immunité : divers travaux suggèrent que le froid (et peut-être la réduction de la durée du jour, via la mélatonine) réduit les capacités de défense des voies respiratoires, mais aussi de l'immunité innée ;
la saisonnalité du nombre de personnes susceptibles d'être infectées : pour les infections respiratoires à courte immunité, comme les rhumes à coronavirus 229E, cette population susceptible est à son pic au début de l'hiver (personnes ayant perdu leur immunité, personnes ayant échappé à une infection l'hiver précédent, personnes nées depuis la dernière épidémie, par exemple).

 

 

 

L'exemple de la grippe saisonnière
Chaque année, dans les zones tempérées, l'incidence de la grippe saisonnière fluctue, avec un pic en hiver. L'intensité de cette fluctuation varie selon la latitude : par exemple, diminution de 40 % du R0 (taux de reproduction des virus) à New York en été, mais de seulement 20 % en Floride. Cette fluctuation s'explique, à la fois par les conditions climatiques estivales et parce que l'immunité de groupe contre la grippe saisonnière est maximale en été. Les études de l'influence du climat sur l'incidence de la grippe saisonnière convergent et mettent en évidence que cette incidence augmente à la suite d'une période de sécheresse hivernale inhabituelle. Par exemple, aux États-Unis, la migration d'un anticyclone arctique vers le sud précède les pics d'incidence, en particulier dans le nord-est du pays et les états situés autour du Golfe du Mexique. En hiver, le suivi du taux d'humidité absolue (masse de vapeur d'eau dans 1 m3 d'air) permet de prédire la survenue de pics de cas de grippe, indépendamment de la température (ou de ses variations).

 

Des travaux finlandais ont précisé que la diminution de l'humidité absolue est davantage prédictive que sa valeur absolue : une diminution de 0,5 g/m3 de l'humidité absolue associée à une diminution de 1°C de la température augmente le risque de grippe de 11 %. L'influence de la température est plus difficile à saisir car nous vivons l'essentiel de l'hiver à l'intérieur. Mais, en Finlande, 74 % des nouveaux cas de grippe surviennent entre -10 et +5°C, et 38 % entre -5 et +5°C.
Ces données épidémiologiques pourraient paraître contre-intuitives : en aérosol, les virus grippaux survivent plus longtemps en atmosphère humide. Mais, des travaux menés sur des cochons d'Inde ont clairement confirmé que leur vulnérabilité à la grippe augmente lorsque l'humidité absolue et la température diminuent.

 

 

L'exemple des virus responsables des rhumes
Pour les virus responsables des rhumes, la saisonnalité est particulièrement marquée pour les virus enveloppés, comme les coronavirus. Les virus non enveloppés (adénovirus, rhinovirus) sont présents toute l'année. En Suède, une étude a montré une réduction de la présence de virus dans les voies respiratoires de 90 % en été pour OC43, HKU1 et 229E, un peu moins pour NL63. Des résultats similaires ont été observés aux États-Unis. Au Royaume-Uni, l'incidence des rhumes à OC43, HKU1 et NL63 est maximale de décembre à avril (229E est plus ou moins présent selon les années). Aucune étude n'a cherché à associer les pics d'incidence des rhumes à coronavirus à des conditions météorologiques particulières. Mais, comme indiqué précédemment, des pics sont retrouvés peu de temps après les rentrées des classes.
Une étude écossaise portant sur d'autres virus respiratoires (RSV, parainfluenza, métapneumovirus) a montré que, comme pour la grippe saisonnière, l'incidence de la bronchiolite du nourrisson (RSV) est maximale dans une zone étroite d'humidité relative (le "degré d'hygrométrie"), pourvu que la température soit basse.

 

 

SARS et MERS : peu d'enseignements à en tirer
Les données de saisonnalité pour le SRAS et le MERS sont pauvres. Le premier a rapidement disparu grâce au contrôle serré des cas infectieux. Néanmoins, une étude rappelle que l'épidémie de SRAS en Chine a fait suite à une sécheresse exceptionnelle. Concernant le MERS, une revue datant de 2019 rappelle que la plupart des cas sont observés entre avril et août et que les épidémies sporadiques s'observent après des épisodes de forte chaleur et de fort ensoleillement. La sécheresse semble réduire le nombre de cas, même si le premier cas rapporté l'a été à Djeddah (Arabie saoudite) après une sécheresse inhabituelle.

 

 

Les travaux sur l'incidence du Covid-19 selon le climat
Comme le montre l'analyse des données de prévalence et d'incidence, le SARS-CoV-2 peut être transmis sous une grande variété de climats (y compris dans des villes situées sur l'Équateur comme Singapour). Mais existe-t-il des zones climatiques où la transmission du virus semble être plus fréquente ? Deux études ont cherché à corréler la Covid-19 avec le climat, en s'appuyant, non pas sur la prévalence (nombre de cas d'une maladie dans une population à un moment donné, englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas anciens), mais sur l'incidence (nombre de nouveaux cas sur une période donnée), donc sur l'intensité de la transmission communautaire locale.

 

La première, provenant de l'université d'Oxford, a observé que l'incidence de la Covid-19 semble inversement proportionnelle à la température moyenne, au taux d'humidité absolue et à la vitesse moyenne du vent (après ajustements pour la durée du jour, la pression atmosphérique, les taux de précipitation et le taux d'ozone), donc plutôt dans des climats froids et secs, comme la grippe saisonnière.
La seconde, irano-américaine, a identifié, pour mars 2020, un "corridor de forte transmissibilité" assez étroit (voir illustration de cet article en tête de page) : entre 30 et 50° de latitude, avec une température moyenne de 5 à 11°C, une humidité absolue de 4 à 7 g d'eau par m3 d'air et une humidité spécifique de 3 à 6 g d'eau par kg d'air. Ces données permettent une relative modélisation des prochains mois de la pandémie qui irait en s'amplifiant vers le nord de l'hémisphère nord (et vers le sud de l'hémisphère sud, mais ces régions ne sont guère peuplées). Les auteurs de cette étude insistent sur le fait que leurs résultats peuvent être biaisés par le fait que de nombreuses grandes métropoles se trouvent dans ce corridor tempéré (et que la transmission communautaire y est plus élevée).

 


La première année, une nouvelle infection saisonnière peut... ne pas l'être !
Pour essayer de prédire ce qu'il va advenir de la pandémie de Covid-19 cet été, il ne suffit pas de chercher à savoir si le SARS-CoV-2 se comportera comme ses cousins saisonniers les plus proches, OC43 et HKU1 (ce qui peut néanmoins être raisonnablement envisagé). En effet, une différence de taille existe entre la Covid-19 et ces rhumes : nous sommes nombreux à posséder une immunité dirigée contre OC43 et HKU1, alors que ce n'est pas le cas contre le SARS-CoV-2.
Ainsi, un R0 atténué par l'été (son climat, son mode de vie, ses vacances scolaires) peut n'être pas suffisant pour réduire significativement l'extension de la pandémie, même en présence d'une modeste immunité croisée entre OC43 ou HKU1 et SARS-CoV-2 (qui a été décrite). Lorsqu'elle apparaît pour la première fois dans une population "vierge", même une infection intensément saisonnière peut persister hors saison.

Les données accumulées sur SARS-COV-2 et les hypothèses de préférence climatique, citées précédemment, ne permettent pas de se prononcer sur l'effet de l'été 2020 sur la pandémie, en particulier parce que cet effet dépendra également du maintien des mesures de contrôle de type distanciation physique ou restriction des déplacements.
Néanmoins, de nombreux épidémiologistes et modélisateurs penchent pour la persistance des nouvelles contaminations cet été, peut-être avec un R0 inférieur à 0,5.

 


L'application du facteur saisonnalité aux modélisations de la pandémie de Covid-19
La saisonnalité, et son effet sur R0, font partie des paramètres des épidémiologistes modélisateurs, comme la durée de l'immunité, le degré d'immunité de groupe ou celle croisée, le moment de redémarrage de l'épidémie à l'automne ou en hiver, etc.

 

Une équipe suisse et suédoise de modélisateurs a récemment publié une étude sur l'impact d'une saisonnalité sur l'évolution de la pandémie de Covid-19. Les paramètres du modèle ont été choisis à partir des données sur la saisonnalité des coronavirus OC43, HKU1, 229E et NL63, mais avec une réduction du nombre de porteurs de SARS-CoV-2 en été, allant de 25 à 75 % selon les scénarios pour les pays tempérés (au lieu de 90 % pour les rhumes).

Pour simplifier (considérablement) leurs résultats, une baisse de l'incidence au cours de l'été (puisqu'ils intègrent cette hypothèse dans le modèle) serait néanmoins suivie par un pic important au cours de l'hiver prochain, moins élevé, mais plus durable si les mesures de contrôle du R0 (distanciation sociale) sont maintenues au cours de l'été et de l'automne.
Après quelques années, il est très probable, selon les auteurs, que la Covid-19 devienne une infection endémique saisonnière, comme l'est devenue l'épidémie de grippe A/H1N1 de 2009.
Un autre travail de modélisation, à partir des données d'immunité (y compris croisée) et de saisonnalité des rhumes OC43 et HKU1, a été publiée dans Science par une équipe d'Harvard. Dans tous les cas de figure, leur modèle prédit une forte pression de l'épidémie sur les structures de santé jusqu'en 2022, avec nécessité d'implémenter des périodes de réduction active du R0 (distanciation sociale) tout au long de cette période. Ces séquences de réduction active devront être moins fréquentes si le SARS-CoV-2 exprime une saisonnalité (diminution naturelle du R0 en été).
Dans le meilleur de leurs scénarii, les auteurs de l'étude prévoient que cette réduction active devra être appliquée au moins 25 % du temps, plus fréquemment en hiver qu'en été, si le SARS- CoV-2 s'avère saisonnier. Ils préviennent également que, en cas de disparition de la maladie après 2022, une surveillance étroite devra continuer à être appliquée, une résurgence étant possible jusqu'en 2025.

 

 

20200506_HCSP_Avis_CaniculeVaguesChaleurEtCOVID19.pdf

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