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th38

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  1. A coup sûr, la réalité va se situer entre les deux : 2032 hypothèse pessimiste 2048 hypothèse optimiste C'est autour de 2040 que l'on risque de toucher le plafond Cela étant, les statistiques depuis le EL Nino de 2015 sont toutes mauvaises...
  2. th38

    Suivi ensoleillement 2024

    Oui, cette question de masque est assez pénible pour mesurer l'ensoleillement, et pas de possibilité pour approcher la réalité fine. Uniquement des calculs à la louche. Thorrenc dans le Nord Ardèche serait une station hyper intéressante pour l'ensoleillement de la vallée du Rhône, car c'est l'unique station qui mesure l'ensoleillement entre Lyon et Valence Sud....et depuis peu. Or pour les journées de plein soleil, la station enregistre en juin toujours 55 mn de soleil en moins (que Lyon ou Valence) et 35 mn de moins en décembre. Un calcul hyper grossier montrerait qu'il manque 45 mn par jour de plein soleil à cette station. Si l'ensoleillement est de 50% sur 365 jours, ça voudrait dire qu'il faut rajouter 135 h. Pour l'année record de 2002, ça fait 2435h+135 = 2570h (peut être une vingtaine d'heures en plus car la pourcentage a été proche de 60%) Pour l'année sombre de 2024, ça fait 1848 + 135 = 1983h (peut être une vingtaine d'heures en mois car le pourcentage a été inférieur à 45%) Bref, en année normale, dans le Nord Ardèche, on doit être quelque part entre 2100 et 2200h, ce qui paraît cohérent.
  3. Moi aussi je pense avoir tout dit sur ce sujet, dont une partie se complète par le topic "Climat de la région lyonnaise". J'ai essayé de montrer comme d'autre...(comme tous ?) qu'il l'y a pas une limite précise entre le nord et le sud, (ou entre le climat méditerranéen et le reste de la France, car on l'a souvent traduit de la sorte). Mais comme le dit @Dionysos des nuances qui s'affirment plus ou moins. On a beaucoup parlé de Grenoble, j'ai un peu parlé de Roussillon, c'est normal : ces villes sont proches de la bordure ou en bordure, et en ressentent plus ou moins les effets. Une étude du climat de Valence aurait été encore plus intéressante. Enfin, même si la visibilité porte au caution, la zone de contact bouge avec le RC. C'est brutal au niveau des températures, visible aux niveau des précipitations, probable au niveau de l'ensoleillement. Voilà, merci à tous pour les contributions dont aucune n'a été inutile !
  4. Je ne suis que partiellement d'accord avec toi. Le climat méditerranéen, c'est pas celui de l'Arizona : on n'a pas 4000 h de soleil par an. Moi qui vit la plupart du temps à Sausset les Pins maintenant, oui, par rapport à Roussillon où j'ai habité plus de 60 ans, oui, il y a (beaucoup) plus de soleil. C'est clair et net. Surtout en hiver et au printemps. Mais c'est pas toujours synonyme de "beau temps". Aujourd'hui ça aurait dû être comme tu dis, une journée "gagnée d'avance" : on a eu du soleil du matin au soir. Mais vu le mistral qu'on s'est payé, la balade dehors a été franchement désagréable. J'aurai préféré un temps couvert et calme. Et hier, c'était nuages, vent marin pénible et faibles averses. Vive le midi ! ... Après la limite entre le Nord et le Sud, je vais dire elle se balade à la fois dans l'espace et dans le temps. Elle se balade dans la vallée du Rhône, avec une limite très subjective : A Sausset, on considère le Nord au delà d'Avignon A Viviers où j'ai bossé 8 ans, on dit que Valence est le début du Nord. Alors qu'à Roussillon on dit "A Valence, le midi commence". On est toujours au sud par rapport à quelqu'un, et toujours au nord par rapport à un autre. La limite se balade aussi dans le temps. A Roussillon, les étés et les automnes sont visités par le climat provençal : ensoleillement très généreux jusqu'aux premiers jours de novembre, orages d'été plus ténus qu'à Lyon, et épisodes cévenols d'automne sensibles. Mais de novembre à début juin (en gros), le climat de Roussillon s'apparente à coup sûr avec les villes beaucoup plus au Nord : hiver nébuleux, printemps capricieux, avec de gros coups de frais qui ponctuent les pluies... A Lyon ces caractères seront plus marqués dans un sens (et tu te dis que tu n'es plus du tout dans le midi). A Valence c'est plus marqué dans l'autre, et à Viviers encore davantage...et là tu te dis que tu es dans le midi. Bref, après on peut utiliser tous les indices que l'on veut, suivant la pondération qu'on leur donne respectivement, le point de passage du Nord au Sud sera toujours discuté.
  5. "Grenoble" St Geoirs est à 390m d'altitude et à 40 km de Grenoble. C'est pas Grenoble. Le terme de "Grenoble St Geoirs" est donné par l'aéroport, qui dessert Grenoble et qui a été complètement excentré de la ville pour s'éloigner des montagnes. La station météo de St Geoirs ne dit rien du climat de Grenoble, pas plus que l'arrière pays niçois si on s'enfonce 40km dans la montagne ne dira rien de Nice.
  6. 5.8°C pour les Tn en juillet/août, mais 1°C de plus sur les Tx pour Grenoble
  7. th38

    Suivi ensoleillement 2024

    Très légèrement... Pour St Geoirs, IC donne 2023h ce qui fait 1.5% de plus que MF, c'est quand même pas rien...
  8. Je pense que la configuration géographique joue pour le maximum L'Arctique étant entouré de terres, le maximum a toujours été bloqué par le continent asiatique, par la Scandinavie par le Groenland et par le continent américain. Donc la baisse du maximum se voit plus difficilement.
  9. Je réagit quand même à ça. Vidal et Offner, si je ne me trompe, ça a été écrit avant la guerre de 1914. La culture de l'olivier était, à l'époque maintenu dans l'espace méditerranéen stricto sensu au vu des hivers mémorables et des étés humides et frais au regard de ce que l'on vit depuis 30 ans. Au XXIème, cette zone de culture de l'olivier a remonté vers le nord de plus de 80 km, puisque les dernières plantations peuplent l'ensemble du département de la Drôme, jusqu'à St Rambert d'Albon.
  10. En tous les cas, c'est fait : St Geoirs vient de passer les 2000 h de soleil cette année, suite à ces deux derniers mois remarquablement ensoleillés. Lyon à seulement 60km n'a pas cette chance....
  11. Merci @Hugo_HK pour ton travail que tu mets à notre disposition, et surtout pour le régional qui nous permet de moduler le poids de chaque hiver. Quand tu pourras nous mettre Lyon...
  12. 70% c'est élevé chez MF qui nous habitue plus à du 50% ou éventuellement du 60% pour le scénario majoritaire sur les 3 utilisés : dans la moyenne, inférieur ou supérieur. Là on peut logiquement penser que l'on ne va pas passer à travers la douceur pour la 2ème partie de l'hiver et le début du printemps...
  13. th38

    Pluviométrie en 2024

    999 mm chez moi en vallée du Rhône ! Pas sûr que l'on décroche le mètre....
  14. La mise à jour a bien des chances de se faire sous peu. Nous sommes à +2.7°C sur les 3 dernières années. OK sur 3 ans il y a trop de bruit. Nous sommes à +2.4°C sur la période 2015/2024. Là le bruit est déjà bien plus bas. 2.4°C, c'est 1.9°C depuis 51/80 c'est à dire en fait depuis 1980 puisque sur 50/80 on était stable. 1.9°C gagnés en 40 ans, ça veut dire qu'il n'en reste plus que 1.6°C à gagner d'ici 2100 pour arriver à +4°C, soit en 80 ans. Honnêtement, quand on voit la sortie de route des températures mondiales, en particulier océaniques, et quand on voit un CO2 qui continue sa course effrénée, les 4°C me paraissent obsolètes. Un exemple parmi d'autres : cette année 2024, sombre, pluvieuse et dépressive à souhait était dans les années du XXème siècle le type même d'une année fraiche. Là on est déjà à + 2.4°C avec "une chance sur 2 d'être dépassée à l'horizon 2050" dixit MF. Or il me parait assuré que dans le climat actuel, la France à déjà plus d'une chance sur 2 de dépasser la température de cette année. Ou alors je n'y comprend rien.
  15. Super et merci ! Je trouve quand même MF bien optimiste pour les températures en 2050 : 14.3°C projeté. 14.3°C c'est exactement la moyenne de ces 3 dernières années. Ca veut dire qu'on estime que la fièvre va retomber ? Souhaitons. Mais 2050, c'est dans 25 ans. Quand on voit où on en était il y a 25 ans...
  16. th38

    Suivi ensoleillement 2024

    Alors cher Denis, St Geoirs va t-il passer les 2000 h cette année ? Il manque 35h en 12 jours.... c'est du 50/50 à mon avis
  17. th38

    Suivi ensoleillement 2024

    Et 7.5 h de plus pour St Geoirs aujourd'hui alors que Lyon est à Zéro pointé... On est exactement du simple au double pour ton exemple
  18. 1- lis un peu mieux les post des autres et tu comprendras ce que l'on veut dire. 2- C'est ce constat qui justement est intéressant : ces étés frais auraient-ils pu se produire entre 1995 et 2012 (variabilité naturelle) ou peut-on les expliquer ? Ca aidera à savoir si un arctique libre de glace arrivera plutôt en 2030 ou plutôt en 2040. Sans cela, le préfère des stat qui travaillent sur 30 années d'observation même si pour de la banquise, je ne sais si cette durée est pertinente.
  19. Si c'est stable depuis 2010, il faut chercher pourquoi : arrêt du RC, à tout le moins dans les hautes latitudes ; configuration du bassin arctique qui fait qu'il faudra un supplément de X degrés de réchauffement pour que ça tombe subitement à zéro, modification des courants...etc... En l'absence d'explication, on pourra considérer que cette "stabilité" n'est que du bruit. Sinon, ça me fait penser au hiatus de 1998 à 2014 largement utilisé par les climatosceptiques.
  20. OK mais dans un topic sur les grands hivers, c'est pas interdit de parler de la TM. Je pense que tu n'as pas vécu avec des parents agriculteurs qui ont vécu 56....il ne se sont pas foutu d'un décembre janvier doux et humide quand la vague de froid est arrivée et a gelé le blé. On a le droit d'en parler. "Encore une fois", un gros hiver c'est une TM sur 3 mois, et une vague de froid qui est caractérisée par une sévérité et une longueur. Lun et l'autre ont leur importance. Dans le vécu, pour prendre un exemple récent, l'hiver 2006 a été probablement plus pénible à vivre que 2012 question ressenti. Après concernant les VDF, les régions les plus touchées diffèrent. En moyenne vallée du Rhône, si je prend les 4 dernières les plus sévères soit 56, 63, 71 et 85 : -1985 a été la moins rude : la seule où les -18 n'ont pas été atteints, et les dégats sur la nature et les cultures insignifiants -1956 a surpris par sa soudaineté, son cadrage sur les 29 jours de février et ... son arrivée après 2 mois doux et humides : blé gelé, certains arbres impactés. -1971 c'est le combo "Vague de froid/marée blanche". Chez moi le record absolu avec -24°C et une paralysie du trafic pendant 15 jours. A Valence, remise en circulation des tickets de rationnement, car la ville n'était plus alimentée. (et mes parents qui vidaient le lait de la vache dehors car il n'y avait aucun ramassage...) -1963 c'est des 4 la vague de froid la plus sévère : les usines Rhône Poulenc ont dû arrêter leur production pendant près de 2 semaines (joints qui perdaient l'élasticité nécessaire), et le chômage technique de 4000 salariés. La seul fois qu'un aléa climatique à amené la fermeture d'une usine ouverte en 1915. Plus anecdotique, une forte mortalité dans le rucher (trop longue période sans que les abeilles puissent se vider) et la source au dessus de chez moi qui a gélé la seule fois depuis...mémoire des grands parents... Voilà pour ma région
  21. Pour l'hiver tout entier, l'hiver 56 n'est même pas dans le top 10 des hivers les plus froids du XXème. La cause : Décembre et janvier y avaient été particulièrement doux.. Et si dans le midi 56 a fait autant de dégâts dans les plantations, c'est que la végétation avait déjà démarré...en plus sur des sols gorgés d'eau ce qui rend le gel plus dévastateur. En moyenne vallée du Rhône des platanes portent encore les traces de février 56 dont les troncs s'étaient fissurés, voir éclatés parce que la sève circulait déjà. Alors que 63 n'a laissé aucune trace pour une vague de froid bien plus sévère : A Lyon, pour les Tn, en 56 : 4 en dessous de -15°C donc une seule en dessous de -18°C. En 63 : 9 en dessous de -15°C dont 6 en dessous de -18°C.
  22. "1956 la VDF la plus sévère depuis 500 ans dans le sud", je n'irai pas jusque là... Dès 63, ça a été rebolotte : Tnn : Marseille 1956 : -16.8°C ; 1963 -15.0°C Montpellier 1956 : -15.7°C ; 1963 -18.1°C Avec un nombre de jours de gel supérieur en 63...
  23. C'est difficile vu l'absence de relevés fiables, (et pour ce qui existe, la quasi impossibilité de comparer) de pouvoir apprécier le niveau exact de 1709. Ce que l'on peut dire, c'est qu'il a marqué plusieurs générations. Par exemple lors de l'hiver 1789 qui lui aussi a été exceptionnellement froid, les contemporains remontaient à 1709 pour trouver des comparaisons. 1709 dans les annales et dans les mémoires, c'est le "Grand hiver", où par exemple, les curés devaient se dépêcher de prononcer les paroles de bénédiction avant que je vin gèle dans les calices... 1956 c'est faramineux aujourd'hui avec le RC. Mais à l'époque, certes il a été vécu comme un très gros hiver, (et là on a les relevés), mais mes grand parents disaient par exemple que 17 ou 29 avaient été pire...
  24. Ah sur les souvenirs, allons y tant que les modo ne nous disent rien. Premiers souvenirs pour moi, l'hiver 63 ! A Noël (62) c'était le baptême de mon petit frère. L'attraction du jour ce n'était ni le baptisé, ni ses parents, ni les anciens invités...mais...le poêle à bois qui ronflait comme il pouvait, et tout le monde qui essayait de se frayer une place au plus près ! Puis mon père qui est sorti pour voir le thermomètre et qui est revenu en secouant la tête... je le revois, plus de 60 ans après.... Souvenirs (heureux !) de l'hiver 71 : en vallée du Rhône, je suis en 6ème, et on a eu 3 semaines de vacances à Noël (le pied !). Car début janvier aucune circulation n'était possible : 70 cm de neige, des congères partout, et des températures qui ont plusieurs fois avoisiné ou passé les -20°C ! A la reprise des cours, le gasoil qui gelait dans le car ; le lendemain le car qui patinait sur le verglas...bref, ça a fait un mois sans cours, et quand on n'aime pas l'école, c'est le pied ! 1985, là pas de bons souvenirs et je vous rejoints : il faut aller au boulot, la voiture ne démarre pas, on n'arrive pas à dégivrer, un autre jour on reste coincé dans un fossé, on arrive avec 3 heures de retard, et le patron fait des réflexions... On a mal aux os à cause du froid, bref, ça c'est bien pour ceux qui restent derrière leur ordi... Janvier 1985 ou août 2003 : l'un n'est pas mieux que l'autre : le corps humain n'est pas fait pour ça.
  25. Globalement, les différentes stations enregistrent leur record absolu dans des conditions bien précises, et il n'y a pas vraiment un hiver qui se détache plus que l'autre au cours des épisodes du XXème. Si tu cites Nice ou Grenoble pour 85, on peut citer pour 63 : Lyon (-23°C), Ambérieu (-27°C !!!) ou Montpellier (-18°C en pleine zone méditerranéenne, laissant 56 ou 85 plus de 6°C derrière!!!) Pour 56, tu trouveras aussi des records absolus. Idem pour 1971 sur la façade Est. Mais comme le dit @Llop l'hiver 1963, c'est un hiver glacial de bout en bout (45 jours sans dégel à Lyon) et plusieurs vagues de froid à l'échelle nationale : celle de décembre 1962 est à peu de choses près équivalente à février 2012, et celle de fin janvier/début février, équivalente à février 56 ou janvier 85. Au 1er mars 63, un tiers des stations françaises avaient encore des tn < à -5°C
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