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Aldébaran

Statistiques et anomalies climatiques nationales

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il y a 26 minutes, Cotissois 31 a dit :

' Pour janvier, les 5 plus hautes tx sont postérieures à 1982 mais antérieures à 2003':

 

Si on traduit en composante lente : le réchauffement est net après 1980.

Le réchauffement global c'est cette composante lente, ce n'est pas une petite décennie où les hivers se réchauffent moins.

C'est aussi la courbe rouge sur les graphiques précédents et non pas les colonnes individuelles.

Merci de ne pas extraire une phrase intégrée parmi d'autres dans le même message. Le point n'est pas de minimiser le RC, j'ai pris soin de préciser qu'il était équivalent à Potsdam par rapport à ailleurs. Il était juste de fortement nuancer la manière dont il se traduit sur les tx. C'est tout. Mais on dirait que cela dérange!?

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Il y a 2 heures, TreizeVents a dit :

cela signifie quand même que 22% des records décadaires de Tx sont concentrés sur le 13% des dernières années (et 36% des records sur le 21% des dernières années), ce n'est pas non plus totalement anodin.

 

 

Seasonal temperature extremes in Potsdam.pdf

Trop  de respect pour tes travaux pour pinailler mais tu conviendras que présenté ainsi, c'est très anodin justement ; cela dépend de la distribution des records sur les 87% (ou 79%) restants. Autrement dit, s'il y a une autre tranche de 13% (ou 21%), beaucoup plus ancienne, qui présente le même taux de records décadaires, qu'en penser (je ne dis pas que c'est le cas, c'est juste pour montrer que présenté ainsi, c'est très anodin)?

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45 minutes ago, lozere said:

Merci de ne pas extraire une phrase intégrée parmi d'autres dans le même message.

 

Je prends deux exemple inventés :

- battre en 40 ans un record estimé avec un retour de 200 ans, c'est très significatif, même si 40 ans c'est long. Sur une station donnée d'Europe de l'ouest, le réchauffement n'est pas rapide au point de battre tous les records sur une station donnée en 20 ans.

- battre 100 records quotidiens (chacun sur une station différente et une journée différente) en 5 ans trahit le même signal de réchauffement progressif. L'élargissement du panel fait que le nombre de records explose. C'est ce qui se passe dans l'actualité météo à l'échelle d'un pays.

 

Je ne comprends pas en quoi il faudrait se cacher les yeux devant les stations françaises. La science de la mesure a de l'expérience et elle a l'appui de la modélisation pour estimer ses erreurs. La station de Postdam a une longue série mais juste pour exemple, elle est jugée "rouge" sur la période 1900-2015 par ECA&D. Non pas qu'elle est entièrement fausse, mais les séries françaises non plus.

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il y a 43 minutes, Cotissois 31 a dit :

 

Je prends deux exemple inventés :

- battre en 40 ans un record estimé avec un retour de 200 ans, c'est très significatif, même si 40 ans c'est long. Sur une station donnée d'Europe de l'ouest, le réchauffement n'est pas rapide au point de battre tous les records sur une station donnée en 20 ans.

- battre 100 records quotidiens (chacun sur une station différente et une journée différente) en 5 ans trahit le même signal de réchauffement progressif. L'élargissement du panel fait que le nombre de records explose. C'est ce qui se passe dans l'actualité météo à l'échelle d'un pays.

 

Je ne comprends pas en quoi il faudrait se cacher les yeux devant les stations françaises. La science de la mesure a de l'expérience et elle a l'appui de la modélisation pour estimer ses erreurs. La station de Postdam a une longue série mais juste pour exemple, elle est jugée "rouge" sur la période 1900-2015 par ECA&D. Non pas qu'elle est entièrement fausse, mais les séries françaises non plus.

Au risque de me répéter, les stations françaises sont parfaitement exploitables pour les tendances de fond. Ce qui ne veut absolument pas dire que l'analyse du lien entre tx extrêmes et RC soit possible et pertinent avec ces stations. Les séries ECA&D de même. La raison en est simple : il n'existe aucun moyen de reconstituer des données de tx/tn quotidiennes précises dès qu'il y a un changement même assez mineur à la source de l'information. Ce qui n'empêche pas de faire des homogénéisation pertinentes pour reconstituer des moyennes et des tendances. Mais ce n'est pas la même chose que de compter des records!!! Pour cela, il faut de la donnée fiable et homogène quotidienne sur la durée.

Aucune station en Europe voire au monde à part Potsdam propose une série sans aucun changement de source d'information sur une très longue période. D'où l'intérêt de Potsdam. Je me méfie des tests statistiques automatiques utilisés par ECA&D pour classer ses stations : le fait que le Bourget soit classée en Useful fera exploser de rire tous les membres de MF...

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Location : Dax (40)
il y a une heure, lozere a dit :

Trop  de respect pour tes travaux pour pinailler mais tu conviendras que présenté ainsi, c'est très anodin justement ; cela dépend de la distribution des records sur les 87% (ou 79%) restants. Autrement dit, s'il y a une autre tranche de 13% (ou 21%), beaucoup plus ancienne, qui présente le même taux de records décadaires, qu'en penser (je ne dis pas que c'est le cas, c'est juste pour montrer que présenté ainsi, c'est très anodin)?

 

J'ai pris le temps de refaire un petit traitement des valeurs records de Tnx et de Txx pour chaque mois à Potsdam, pour ceux qui voudraient aller regarder les résultats d'eux-même j'ai mis le tableur en pièce jointe ; il représente les 30 valeurs de Tn et de Tx les plus élevées relevées pour chaque mois, avec l'année d'observation de la valeur (j'ai rajouté un peu plus de 30 valeurs lorsqu'il y a des ex-æquo)

 

Le résultat est net et sans ambiguïté : les dernières décennies sont largement surreprésentées sur les valeurs records. Que l'on ne regarde que le record, les 3, les 5, 10, 15, 20 ou 30 valeurs les plus élevées, les années post 2000 détiennent systématiquement à elles seules autour de 25% des valeurs alors qu'elles ne représentent qu'environ 13% de la série. Et aucune autre période plus ancienne ne parvient ne serait-ce qu'à approcher ce résultat.

 

Pour exemple pour un seuil fixé aux 20 plus hautes valeurs de Tn et de Tx de chaque mois, 9,2% des records sont détenus par la décennie 1940 (c'est la plus haute valeur sur les décennies anciennes), on arrive à 17,9% des records en rajoutant la décennie 1930 (seconde position), contre quasiment 25% des records sur les 16 dernières années et 37% des records sur les 26 dernières années.

 

 

Records Potsdam.xls

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Il y a 9 heures, lozere a dit :

 

Aucune station en Europe voire au monde à part Potsdam propose une série sans aucun changement de source d'information sur une très longue période. D'où l'intérêt de Potsdam. Je me méfie des tests statistiques automatiques utilisés par ECA&D pour classer ses stations : le fait que le Bourget soit classée en Useful fera exploser de rire tous les membres de MF...

Sur une analyse pertinente  (les tx augmentent moins vite que les tn, donc les records de chaleur tombent un peu moins vite que la tendance générale des tm le laisserai supposer), tu vilipendes d'un revers de manche tout ce qui peut se passer en dehors de Postdam.

Oui,en France on n'a pas de cas similaire (encore qu'à l'Aigoual, les relevés manuels continuent sur le matériel datant de la fin du XIXème parallèlement à la "nouvelle" station) Mais je le répète, depuis 1950 on a quand même de bonnes données exploitables.

Le Bourget qui fait "exploser de rire tous les membres de MF". La station est à 14.5km de l'Ile de la Cité, celle de Potsdam est à 23 km de la Porte de Brandebourg. La différence est très significative, mais pas ubuesque.

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Il y a 9 heures, TreizeVents a dit :

 

J'ai pris le temps de refaire un petit traitement des valeurs records de Tnx et de Txx pour chaque mois à Potsdam, pour ceux qui voudraient aller regarder les résultats d'eux-même j'ai mis le tableur en pièce jointe ; il représente les 30 valeurs de Tn et de Tx les plus élevées relevées pour chaque mois, avec l'année d'observation de la valeur (j'ai rajouté un peu plus de 30 valeurs lorsqu'il y a des ex-æquo)

 

Le résultat est net et sans ambiguïté : les dernières décennies sont largement surreprésentées sur les valeurs records. Que l'on ne regarde que le record, les 3, les 5, 10, 15, 20 ou 30 valeurs les plus élevées, les années post 2000 détiennent systématiquement à elles seules autour de 25% des valeurs alors qu'elles ne représentent qu'environ 13% de la série. Et aucune autre période plus ancienne ne parvient ne serait-ce qu'à approcher ce résultat.

 

Pour exemple pour un seuil fixé aux 20 plus hautes valeurs de Tn et de Tx de chaque mois, 9,2% des records sont détenus par la décennie 1940 (c'est la plus haute valeur sur les décennies anciennes), on arrive à 17,9% des records en rajoutant la décennie 1930 (seconde position), contre quasiment 25% des records sur les 16 dernières années et 37% des records sur les 26 dernières années.

 

 

Records Potsdam.xls

Merci 13Vents pour ce post très intéressant.

Car il redit ce que nous lisons à l'espace national.

-On sait pourquoi les dernières décennies sont surreprésentées sur les valeurs records : ça suit "tout bêtement" le RC qui se lit partout.

-Mais est très intéressant aussi de noter la décennie la plus représentée sur les valeurs anciennes : la décennie 40.

C'était le résultat d'un premier emballement climatique qui s'est lu au niveau mondial, et en France également.

En 2000, sur l'ensemble des stations françaises, l'été 47 était encore au premier rang des étés les plus chauds. On sait qu'il a été rattrapé depuis.

Et il nous reste encore un témoin de cette décennie brulante, qui tient encore le coup, c'est septembre 49 qui reste en France le mois de septembre le plus chaud  de l'histoire des relevés.

Postdam ne dit pas autre chose.

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Il y a 1 heure, th38 a dit :

Sur une analyse pertinente  (les tx augmentent moins vite que les tn, donc les records de chaleur tombent un peu moins vite que la tendance générale des tm le laisserai supposer), tu vilipendes d'un revers de manche tout ce qui peut se passer en dehors de Postdam.

Oui,en France on n'a pas de cas similaire (encore qu'à l'Aigoual, les relevés manuels continuent sur le matériel datant de la fin du XIXème parallèlement à la "nouvelle" station) Mais je le répète, depuis 1950 on a quand même de bonnes données exploitables.

Le Bourget qui fait "exploser de rire tous les membres de MF". La station est à 14.5km de l'Ile de la Cité, celle de Potsdam est à 23 km de la Porte de Brandebourg. La différence est très significative, mais pas ubuesque.

Mon ton est un peu provocateur sur les stations françaises je le reconnais, plus par dépit de ne pouvoir disposer d’une série de données quotidiennes longue vraiment fiable et homogène. Les records mensuels ou décadaires me paraissent donc toujours suspects quand on voit à quel point le moindre changement sur ou autour de la station joue, notamment en cas de de situation extrême qui est le propre du record. Peut-être un membre IC ayant accès aux études MF sur le sujet me rassurera ?

J’ignorais pour l’Aigoual que les relevés sur l’ancienne station continuaient sans que cette dernière n’ait été déplacée. Dommage qu’ils ne soient pas publics.

Pour le Bourget, je rigole non pas uniquement à cause de l’effet urbain, mais du changement immédiat d’environnement (station « à la campagne » passée « en pleine ville »), d’instruments, de méthode de relevés, et d’emplacement. Ca fait beaucoup en cumulé et la voir dans le vert d’ECA&D est spectaculaire. Mais un membre d’IC ayant accès aux historiques de cette station me corrigera peut-être ? Quant à Potsdam, elle a le mérite de se retrouver dans un immense parc qui n’a pas été gagné par la ville. Mais je ne m’avancerai pas sur le fait qu’elle ne subisse effectivement aucun effet urbain.

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Il y a 10 heures, TreizeVents a dit :

 

J'ai pris le temps de refaire un petit traitement des valeurs records de Tnx et de Txx pour chaque mois à Potsdam, pour ceux qui voudraient aller regarder les résultats d'eux-même j'ai mis le tableur en pièce jointe ; il représente les 30 valeurs de Tn et de Tx les plus élevées relevées pour chaque mois, avec l'année d'observation de la valeur (j'ai rajouté un peu plus de 30 valeurs lorsqu'il y a des ex-æquo)

 

Le résultat est net et sans ambiguïté : les dernières décennies sont largement surreprésentées sur les valeurs records. Que l'on ne regarde que le record, les 3, les 5, 10, 15, 20 ou 30 valeurs les plus élevées, les années post 2000 détiennent systématiquement à elles seules autour de 25% des valeurs alors qu'elles ne représentent qu'environ 13% de la série. Et aucune autre période plus ancienne ne parvient ne serait-ce qu'à approcher ce résultat.

 

Pour exemple pour un seuil fixé aux 20 plus hautes valeurs de Tn et de Tx de chaque mois, 9,2% des records sont détenus par la décennie 1940 (c'est la plus haute valeur sur les décennies anciennes), on arrive à 17,9% des records en rajoutant la décennie 1930 (seconde position), contre quasiment 25% des records sur les 16 dernières années et 37% des records sur les 26 dernières années.

 

 

Records Potsdam.xls

Attention, mon analyse porte sur les tx extrêmes, pas sur les tn ni les tx justes chaudes. Si tu prends les 30 tx les plus chaudes pour chaque mois, c’est beaucoup trop pour analyser les tx extrêmes, notamment si on prend en compte la pente de chaque mois. Pour mars par exemple, cela revient à prendre les 30 tx les plus chaudes de la dernière décade et non du mois… Plus ton échantillon va être grand et porter sur une période longue, moins il concernera les tx extrêmes : à la fin, tu pourras juste en conclure qu’il fait plus chaud aujourd’hui qu’avant. Pas beaucoup d’intérêt d’en arriver là, tout le monde le sait.

Mon analyse est très différente et tu pourras la commenter puisque tu as les données.

Comme base d’analyse, je considère :

1)      1) Les 12 records de tx mensuels : 1991, 1990, 1968, 1968, 1922, 2000, 1959, 1992, 1895, 1966, 1899 et 1953

=> absolument aucun marqueur du RC récent sur cette série, la plus emblématique des tx extrêmes

2)    2)  Les 36 records de tx décadaires que je distribue en 5 tranches de temps de 24 ans sauf pour la dernière, un peu plus longue (mais aucun record avant 1895 de toute façon) : 1993-2016, 1969-1992, 1945-1968,1921-1944, 1893-1920. En théorie, chaque tranche devrait avoir 20% des records en son sein. Dans la vraie vie, nous avons : 25% sur 1993-20106, 22% sur 1945-1968, 19% sur 1893-1920, 19% sur 1969-1992 et 11% sur 1921-1944.

ð  Pas de marqueur statistiquement valable du RC sur cette série : la période 1993-2016 est bien légèrement en tête mais tellement proche de 1945-1968 qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat ; les 11% de 1921-1944 en revanche sont plus spectaculaires que les 25% de 1993-2016 quand on sait que la txm moyenne de 1921-1944 ne se distingue pas vraiement de celle de 1945-1968 et 1969-1992

Conclusion : pas de marqueur convaincant du RC sur les tx extrêmes, celles qui font les records. A Potsdam, seule station où cet exercice statistique est possible

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Les Tx extrêmes mesurées  d'une station donnée d'Europe de l'ouest ne sont pas les plus évidents marqueurs du réchauffement global, c'est connu depuis longtemps.

Mais ceci n'empêche pas que la durée de retour de ces extrêmes est en train de diminuer. On le sait parce qu'on a des simulations du futur. On le devine aussi avec des arguments statistiques adaptés aux événements rares (cf. analyse 13 vents).

Edited by Cotissois 31
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Location : Sauteyrargues (Hérault)

Sérieusement...

Envoyer moi un CV, j’ai besoin de rassurer à tout prix des actionnaires frileux sur les CAPEX quand il voient des "trend" défavorables.

Mais si je vous confie les stats d’un client industriel historique qui  cannibalise le secteur à coup de LBO, nul doute que vous sauriez les convaincre de retrouver le sourire.

Vous chercher une exception qui ne confirme pas la règle ?

 

J’avoue ne pas m’être documenté sur le matériel et le parc instrumental, mais avez-vous des compléments d’informations sur les possibles biais d’enregistrement ?

Objectivement (s’il y a moyen d’être sensé une seconde), si l’urbanisation avait stagné depuis plus d’un siècle, votre vision statistique aurait une chance de tenir la route.

Mais si l’environnement de l’ensemble des autres stations a si vite évolué, n’est ce pas le fruit de la croissance et des ses émissions de GES ?

Encore une fois, 13V tire un sens véritablement exploitable des données, soit une composante lente, c a d celle du climat.

Je ne vois pas ou vous voulez en venir, ou plutôt si.

A une heure où nous sommes entrés dans l’anthropocène, faire une fixette sur le grain de sable d’une plage immense c’est se dévoyer, et mépriser l’avenir de nos enfants. (dsl mais je tombe de ma chaise quand je lis ça).

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Location : Forbach, Moselle.
il y a 1 minute, calou34 a dit :

Je ne vois pas ou vous voulez en venir, ou plutôt si.

A une heure où nous sommes entrés dans l’anthropocène, faire une fixette sur le grain de sable d’une plage immense c’est se dévoyer, et mépriser l’avenir de nos enfants. (dsl mais je tombe de ma chaise quand je lis ça).

 

J'étais justement en train de me dire que c'est vraiment se faire des nœuds au cerveau pour pas grand chose, surtout vu les réponses déjà apportées plus haut. D'ailleurs je n'ai jamais vu d'études qui relient de façon brute les Tx au RC pour étudier les extrêmes, les méthodes employées sont plus subtiles que ça.

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Guest Sky Blue

Et que dire de cela alors Lozère.

Bien laisser défiler jusqu'au bout le visuel 1884-2015.

La cata depuis les années 1990 en gros.

http://climate.nasa.gov/vital-signs/global-temperature/

 

C'est pas 2016 qui va inverser la tendance.

Juillet turbine plein pot.

2479_july2016-768px-90.jpg

Citation

mais je tombe de ma chaise quand je lis ça

Y'a vraiment de quoi mon cher.-_-

Edited by Sky Blue

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Puisqu'il est difficile de communiquer froidement en disant "la tendance est connue d'avance", les passionnés peuvent noter en effet que de nombreux records chauds du passé tiennent encore.

 

Dans mon coin, j'admets qu'on a plutôt l'impression que tout est possible à chaque flux de sud. On sent que la limite maximale des records est floue.

Et pourtant, la moyenne augmente plus lentement qu'ailleurs.

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Posted (edited)

Location : Sauteyrargues (Hérault)

Mea culpa d’avoir réagi à chaud, mais l’évolution du climat et la question du forçage anthropique ne peut pas échapper au précepte de globalisme, sans lequel la signification du constat exposé devient fallacieuse et intentionnelle, voire partisane.

J’ai du mal à saisir le sens de l’interprétation d’une série de mesures géographiquement ponctuelles sous prétexte qu’elle ne serait pas bruitée, c’est comme enfoncer une porte ouverte et semer le trouble.

On sait que les oscillations et la variabilité climatiques en tant que système complexe sortent des tendances de fond et pas systématiquement des extrêmes, et comme le résume bien Higurashi (et Cotissois), les réponses ont été données sans besoin de surenchérir.

Je tacherai dorénavant de m’accrocher à ma chaise mon cher sky afin de ne pas trop passionner le débat.;)

Edited by calou34

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Je présente mes excuses à ceux que mes propos dérangent ou ennuient. J’ai sous-estimé l’hypersensibilité du sujet. Rien dans mes propos ne vise ni à minimiser ni à contester le RC. Bien au contraire, j’ai pris le soin de préciser dès le début que Potsdam était un témoin parfait du RC, sans aucun biais (n’hésitez pas à l’utiliser contre les sceptiques, la série est inattaquable et garantie "bio" sans retappe statistique). Je ne peux pas faire mieux.

Pour ma part, j’attends de ce forum des choses plus intéressantes que de ressasser à longueur de journée les études qu’on lit partout ailleurs pour se lamenter du RC. Les travaux de 13V sur les synoptiques sont effectivement intéressants et d’un niveau nettement supérieur à la plupart des interventions (y compris les miennes).

Pour en finir (définitivement en ce qui me concerne, l’atmosphère est trop irrespirable), mon propos sur Potsdam n’a pas la prétention de révolutionner quoi que ce soit : je trouve intéressant simplement de noter que les synoptiques « chaudes »  issues du RC ne sont pour l’instant pas si extrêmes que cela en termes d’intensité ; elles le sont beaucoup plus en termes de durée et d’occurrence. Je trouve également important de rappeler que les records issus par nature de synoptiques atypiques sont impossibles à suivre sur très longue période à part à Potsdam. Cela ne minimise en rien le RC, au contraire : pour nourrir les angoisses de certains, on pourrait en conclure qu’on n’a encore rien vu en termes de tx extrêmes et que la situation actuelle sur les tx extrêmes, factuelle, est ultra temporaire !

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Posted (edited)

Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

" Cela ne minimise en rien le RC, au contraire : pour nourrir les angoisses de certains, on pourrait en conclure qu’on n’a encore rien vu en termes de tx extrêmes et que la situation actuelle sur les tx extrêmes, factuelle, est ultra temporaire ! "

 

euh je ne comprends pas.

Les températures extrêmes en cas de RC qui perdure dépendront de l'effet de serre local induit par le CO2 et autres GES, des rétroactions locales (VE, nuages, etc.), et des changements de circulation atmosphérique induits par le RC (ayant des conséquences sur les rétroactions locales).

Par exemple, selon qu'on aura plus ou moins d'invasion d'air tropical, de blocages, etc.

Pour tenter de répondre à çà il n'y a que les modèles car le signal du RC reste encore trop faible à l'échelle locale enfin me semble t-il bien que présent dans l'évolution de la moyenne bien entendu.

Alors déduire ou conclure quelque chose à partir de séries de données, pour l'instant çà me semble encore hasardeux.

 

 

Edited by meteor

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Location : Dax (40)
Le 27/08/2016 à 09:27, lozere a dit :

Attention, mon analyse porte sur les tx extrêmes, pas sur les tn ni les tx justes chaudes

 

Je comprend le sens de ton analyse, même s'il est tout à fait vrai que plus l'échantillon va être large (les X plus grandes valeurs), plus au final il va venir logiquement se coller à la tendance de fond. Cela étant, je n'aime jamais trop me focaliser uniquement sur une seule unique valeur (généralement la plus extrême), la preuve avec deux exemples concrets sur les Tx de Potsdam :

 

- En dernière décade d'août, le record est de 37,4° (1943), mais on a en seconde place un 37,2° (1932) alors que la troisième valeur la plus élevée est très loin derrière à 34,5° (2003). Une analyse qui ne prend en compte que la première valeur va écarter le 37,2° de 1932, qui est pourtant tout à fait exceptionnelle aussi au vu de l'écart par rapport à la valeur de 2003.

- En seconde décade de mai, le record est de 32,5° suivi d'un 32,2° suivi d'un 32,1°. Dans ce cas, les écarts sont très resserrés, et c'est difficile de considérer que la valeur record de 32,5° va pouvoir être considérée comme un cas extrême vu le faible écart par rapport aux autres valeurs.

 

Certes, considérer du coup les X valeurs les plus élevées peut conduire au même biais dans le sens inverse, à savoir noyer des valeurs particulièrement exceptionnelles avec d'autres valeurs certes très élevées mais qui ne sortent pas autant du lot. Le paramètre le plus idéal et le plus objectif serait encore de considérer les valeurs par leur écart type, mais je n'en n'ai pas forcément le temps pour le moment.

 

Néanmoins, j'ai quand même pris le temps de faire un point plus complet sur les records décadaires de Potsdam, que je vais présenter sous forme de graphiques. Pour le point de départ, j'ai travaillé pour chaque décade sur les 3 plus hautes valeurs de Tn et de Tx relevées (précision : lorsque la 4ème valeur est équivalente à la 3ème, je l'ai prise en compte, ce qui fait que sur certaines décades c'est 4 valeurs qui sont prises en compte et non 3). Voici du coup comment se répartissent ces valeurs les plus élevées de chaque décade :

 

 

Potsdam1.png

 

 

Je pense qu'il n'est pas véritablement utile de faire une analyse par périodes de durée similaire pour constater visuellement la très nette augmentation qui démarre dans les années 1980 / 1990. Et qui dépasse, assez clairement, ce qui a pu être observé à d'autres périodes passées. Pour donner quelques chiffres :

- Les années post 2000 (13,9% de la série) concentrent 27,5 % des valeurs

- Les années post 1990 (22,1% de la série) concentrent 41,9 % des valeurs

Pour la remarque complémentaire, cela fait 61 valeurs sur 2000-2016 (17 années). Dans le passé, la période de 17 ans avec le plus de records, c'est 1931-1947 et 1932-1948 avec seulement 33 valeurs. Cela montre tout de même un certain emballement de l'occurrence de valeurs très élevées, à défaut de pouvoir dire s'il s'agit de valeurs extrêmes ou non.

 

Il est néanmoins vrai que si l'on ne s’intéresse qu'à la valeur record de chaque décade, visuellement, les résultats sont un peu moins parlants :

 

Potsdam2.png

 

On a eu un tir groupé de records décadaires entre le début des années 1990 et la fin des années 2010, et c'est cette période qui concentre le plus de valeurs sur toute la série. C'est nettement un peu plus creux depuis 2007, même si on n'en tirera évidemment pas de conclusions sur l'avenir. Pour les chiffres, on observe 25,0 % des records sur les années post 2000 (13,9%) et 40,3% des records sur les années post 1999 (22,1%).

 

Par analogie avec l'étude précédente, on a eu 18 records sur les 17 dernières années, après un pic à 23 records sur la période 1991-2007, sinon dans le passé le mieux que l'on puisse trouver c'est 15 records sur la période 1953-1969. L'année 1968 pesant largement dans la balance d'ailleurs.

 

 

Je ne vais pas les commenter en détail, mais pour ceux que cela pourrait intéresser, vous trouverez les graphiques uniquement pour les Tn ou uniquement pour les Tx :

 

Potsdam3.png

 

Potsdam4.png

 

Potsdam5.png

 

Potsdam6.png

 

Pour les seuls records décadaires de Tx, c'est effectivement le seul critère pour lequel les dernières décennies ne se démarquent pas franchement des périodes passées, à l'inverse des records de Tn qui s'emballent davantage - ce n'est pas fondamentalement illogique dans un contexte de réchauffement qui est connu pour marquer davantage les Tn que les Tx. On notera néanmoins qu'en raisonnant toujours sur des périodes de 17 ans, le pic observé sur la période 1990-2006 (12 records) est sans équivalent, le mieux que l'on ait sur une période de durée équivalente étant de 7 records dans le passé.

 

 

Par contre, une remarque intéressante que je me suis faite à l'étude des records décadaires de Potsdam, c'est qu'il existe des distorsions notables de la tendance en fonction de la saison. Concrètement, aux intersaisons (printemps et automne), il n'y a pas de franche augmentation de l'occurrence de valeurs décadaires extrêmes, et nombre de records observées dans le passé restent encore d'actualité. Alors qu'aux pleines saisons (hiver et été), l'emballement est beaucoup plus net. En fait, c'est surtout sur l'été que c'est le plus parlant :

 

 

Potsdam7.png

 

 

En raisonnant sur les trois plus hautes valeurs décadaires tant pour les Tn que pour les Tx, sur le trimestre estival, on est à 41,1% des valeurs concentrées sur le 13,9% des années post 2000, et plus de la moitié des valeurs (53,6% pour être précis) datent d'après 1990.

 

Je trouve ce résultat important, notamment du fait que c'est en été que les valeurs les plus extrêmes vont avoir des conséquences et/ou un enjeu significatif. Une valeur record en avril ou en novembre, c'est un belle journée estivale hors saison. Une valeur record en juillet ou en août, ce n'est absolument pas la même conséquence - et c'est surtout ici que l'on peut craindre les effets directs du RC. A noter que comme tout à l'heure, les résultats sont un peu plus nets sur les Tn que sur les Tx. Si on considère uniquement la valeur record de chaque décade, les années post 2000 détiennent 5 des 9 valeurs pour les Tn, contre seulement 2 des 9 valeurs sur les Tx (et c'était en juin 2000, donc pas trop récent non plus). Mais juste pour la remarque, sur les Tx, les années post 2000 font souvent office de Poulidor : sur les secondes et troisièmes places en juillet et août, les années post 2000 apparaissent 7 fois sur 12 valeurs !

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Location : Vaucluse

Me concernant , je n' ai pas fais de compte , mais il me semble bien à vue de nez qu' il y a bien une multiplication d' épisode chaud à Tx extrême , qui ,cependant , pour le moment ,ne font pas tomber massivement les records absolus de Tx  . Par exemple , le 44 °c de Toulouse , le 8 aout 1923 n' est pas encore tombé .A voir , que les valeurs d' humidex qui prennent en compte toute la chaleur présente dans l' air pourrait également etre intéressante à etudier et pourrait indiquer une tendance aux records plus marquée .

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Location : Besançon 290m
Il y a 11 heures, TreizeVents a dit :

 

Je comprend le sens de ton analyse, même s'il est tout à fait vrai que plus l'échantillon va être large (les X plus grandes valeurs), plus au final il va venir logiquement se coller à la tendance de fond. (..)

(+super boulot ensuite)

Une unique  observation de la répartition de 12 TXX mensuelles (ou même les  36 décadaires )  sur 5 ou 6 périodes de temps     ça me semble  effectivement maigrichon comme taille d'échantillon pour valider/ invalider des hypothèses sur la probabilité qu'une Txx sur telle période soit égale ou  différente de celle d'une autre 100 ans avant .

En 12 ou 36 lancers  d'un dé un peu pipé   ça ne me paraitrait  pas surprenant de ne pas  obtenir "un marqueur statistique "  de son défaut  .

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"Encore une année chaude" pour MF qui annonce que 2016 devrait connaitre un excédent de température de 0.6°C par rapport à la normale 81/10.

Cette normale devient d'ailleurs obsolète, et ne répond plus à la normalité du climat d'aujourd'hui.

Quand on voit le graphique de MF, on devine le bond que va faire la normale en passant dans 4 ans à 1991/2020.

Certes, il reste encore 4 ans, et en 4 ans il peut se passer bien des choses , mais quand même, le RC est implacable.

Il est possible qu'il n'y ait aucune année entre 1900 et 1990 qui atteigne la future moyenne trentenaire. C'est dire..... 

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

Y'a du bon et du pas bon de changer les normes tous les 10 ans je trouve.

Je m'explique :

pour nous, passionné ou seulement intéressé par la climato, il va de soi que c'est normal de réajuster ces moyennes.

Par contre pour la personne lambda, qui n'est nullement intéressé par la climato, la météo et le RC, cela peut préter à confusion notamment en terme de RC.

En effet, 2 mois dans la norme mais à 40 ans d'écart et avec des moyennes mobiles, masque un réchauffement substantiel.

Alors déjà qu'il est difficile de sensibiliser le public au problème du RC, si l'on fait varier la normale, la personne lambda va nous dire que les écarts ne sont pas forcement plus grand aujourd'hui qu'avant.

Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre, c'est vrai que ce n'est pas simple à expliquer comme çà mais bon...

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Posted (edited)

Location : Forbach, Moselle.

Je comprends tout à fait ou tu veux en venir. Ivar Ekeland faisait une analogie à ce genre de phénomène en appelant ça le syndrome de la grenouille; si vous voulez faire cuire une grenouille vivante (on ne se pose pas la question du pourquoi vous faites cela), afin d'éviter qu'elle ne saute hors de la marmite parce que l'eau est brûlante, il faut réchauffer l'eau doucement. Assez pour qu'à chaque fois elle s'habitue à la nouvelle température, se sente à l'aise et ne se pose pas de questions. Et quand elle commencera à sentir que ça devient vraiment trop chaud, il sera trop tard pour réagir. Elle sera condamnée à être servie au repas du soir. 

 

D'ailleurs, changer les normes comme on change de vêtements, c'est aussi ne pas tenir compte du fait que les infrastructures et l'environnement qui nous entoure ne sont pas conçus ni adaptés pour un climat de plusieurs degrés plus chaud. 

Edited by Higurashi
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