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Cers

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Tout ce qui a été posté par Cers

  1. Vendredi en début de soirée, j'ai fait une rando-course de 15 km en guise d'entraînement au départ du Breitfirst dans les Vosges. Temps agréable, pas trop chaud enfin, et très peu de vent... mais beaucoup de mouches ! Je suis d'abord parti vers le Klintzkopf en passant par le Col de Lauchen. Après une petite pause au sommet pour contempler la vue, j'ai emprunté le chemin de l'Eibel pour rejoindre par les chemins le Platzerwasel (bonne grimpette) puis successivement le Nonselkopf et le Lauchenkopf sur la fin. En forêt, j'ai croisé plusieurs biches et un beau cerf a même traversé devant moi ! J'ai rédigé un court blog ce samedi après-midi : Cb vu depuis le Klintzkopf.
  2. Sur cette carte GFS, forecast dimanche à 17 h avant que les profils contaminés ne se multiplient, il apparaît un déphasage entre les plus fortes valeurs de MLCAPE (plages de couleurs) sur le nord-ouest de la France, et les plus fortes valeurs de cisaillement (bulk shear en contours rouges) sur 0-1 km plutôt en Manche et au sud de l'Angleterre (idem pour la SREH).
  3. Salut Nico, Sur le sondage montré, le profil de température et d'humidité en surface est très particulier, on est proche de la saturation au sol (peut-être suite à une averse simulée). Et on voit que cela conduit à une très forte SBCAPE > 4800 kJ/kg. Le problème, c'est que ce n'est pas représentatif de l'instabilité convective dans la région ni de la CAPE pouvant être effectivement libérée pour former des nuages convectifs, probablement inférieure à 1,5-2 kJ/kg. Les parcelles d'air au voisinage et en basse couche (au-dessus de la couche de surface très mince) sont bien moins instables que cela. D'ailleurs, la MLCAPE est de l'ordre de 1300 J/kg, et la ECAPE peut-être du même ordre. Sur le profil AROME ci-dessous, par exemple, on retrouve la même MLCAPE, mais une MUCAPE plus modérée : Il y a un risque de grêle, oui. On ne peut pas écarter la possibilité d'une tornade, à mon avis, même si dans l'ensemble ce n'est pas extraordinaire. Il y a des profils plus ou moins intéressants. Prenons le suivant par exemple, dans l'Eure à 17 h : il montre une MLCAPE de 1 kJ/kg mais des indices de soulèvement moyens, un cisaillement vertical de vent de 10 m/s sur 0-1 km et une SRH de 150 m²/s². En revanche, le cisaillement de vent se concentre sur les 3 premiers kilomètres, il n'est pas bien fort sur 3-6 km et < 20 m/s sur 0-6 km.
  4. Oui et non. Un jet-streak va engendrer un forçage pour des mouvements ascendants, favoriser le développement d'une convection humide profonde. D'autre part, le renforcement du vent en altitude et donc du cisaillement vertical de vent permet d'organiser la convection en orages multicellulaires ou supercellulaires, s'il y a de la CAPE. Mais pour que ce soit propice à la formation d'une tornade, il faut évidemment d'autres éléments, comme beaucoup d'humidité et un LCL bas (ce qui serait le cas demain), une variation marquée du vent en très basse couche et une SREH 0-1 km suffisamment élevée, ...
  5. Salut, Quand tu parles de dépression du point de rosée ici, tu veux dire que l'humidité, mesurée par l'écart entre T et Td, est suffisante en basse couche ? Le gradient thermique vertical est fort sur 900-700 mb en effet, il s'agit vraisemblablement d'une EML, contribuant aux fortes valeurs de CAPE. Pour le module du cisaillement vertical de vent entre 0 et 3 km, je lis 30 kt (~ 15 m/s).
  6. Sur ta figure du message précédent, modèle initialisé le 13/09 à 00 UTC, c'est un jet streak à courbure cyclonique. Dans ce cas, la divergence de haute troposphère et les mouvements verticaux associés débordent en sortie droite ce qui y rend l'environnement favorable à la convection. Et oui, les outbreaks peuvent se produire en sortie droite de jet-streak ! Tu me parles de cyclogenèse et de tourbillon étiré par des ascendances synoptiques, c'est pas la même échelle qu'une tornade.
  7. Pour situer la sortie gauche, dans le cas de dimanche à mi-journée :
  8. Salut, Où est-ce que tu localises la sortie gauche sur ta figure ? D'après ce que je vois, le SO serait à droite du jet-streak dimanche à 12 UTC. Et qu'est-ce qui favoriserait un phénomène tourbillonnaire ?
  9. Comme montré par Nico, une branche de jet streak va circuler dimanche matin entre la péninsule Ibérique et le nord-ouest de la France. Sur la carte suivante à 300 hPa, on visualise la divergence du vent associée à cette structure, liée à l'anomalie cyclonique sur le proche Atlantique. Le rapide du courant-jet s'accompagne d'un fort cisaillement horizontal de vent et de tourbillon cyclonique à sa gauche transporté par le vent vers le nord. La divergence du vent en haute troposphère est reliée à l'advection différentielle de vorticité cyclonique (en rouge sur la figure juste au-dessus) et à des mouvements ascendants en moyenne troposphère (figure suivante). Dimanche en fin de journée, un second thalweg d'altitude circulerait : Voici un profil vertical simulé GFS en Normandie pour 17 h dimanche. Il montre une instabilité convective modérée (gradient négatif de theta-E jusqu'à 500 mb, CAPE autour de 1 kJ/kg) ainsi qu'un cisaillement vertical de vent suffisamment fort dans les trois à six premiers kilomètres pour permettre le développement d'orages multicellulaires voire d'un orage supercellulaire, avec potentiellement de la grêle (2 cm ou plus possible). La SREH reste moyenne sur cet hodographe, inférieure à 150 m²/s² sur 0-3 km.
  10. Merci, en cherchant ce matin, j'ai finalement trouvé des informations dans un article La Météorologie de 2016 (n°94).
  11. Je repose la question, car j'aimerais bien savoir : quelqu'un peut me dire pourquoi il faut notamment un jour avec ITN supérieur à 25.27 °C pour qu'un épisode chaud soit qualifié de vague de chaleur à l'échelle nationale par MF ? Comment est déterminée cette valeur statistique à partir des données des 30 stations ? A partir d'écarts aux moyennes de températures entre juin et septembre ?
  12. Il a plu sans discontinuer pendant plus une demi-heure (averse stationnaire). A présent, l'intensité de pluie diminue.
  13. Et la theta-E, c'est quoi ? Cela a été rappelé à maintes reprises, mais comme tu es nouveau sur le forum à priori, je le répète pour toi (et d'autres qui n'auraient pas compris) : une carte de GFS ou tout autre modèle déterministe à 240 ou 300 h en prévision du temps, çà ne vaut rien car la prévisibilité devient trop faible, donc il ne sert à rien de commenter çà dans ce topic. A cette échéance, il faut exploiter les produits de la prévision d'ensemble, regarder des probabilités par exemple, ou des champs moyens avec les écart-types... Il y a un topic des souhaits en revanche, où tu peux partager tes rêves, tes envies.
  14. Ne tenant pas forcément compte des choix et définitions de Météo-France, la qualification de vague de chaleur reste appropriée pour cet événement. Je comprends qu'il faille des critères/seuils néanmoins, et ceux-ci différent suivant les organismes ou pays. Comment sont obtenus ces critères statistiques chez MF, notamment la valeur d'ITN à deux décimales ?
  15. Visiblement, c'est sur l'axe Thuilley-aux-Groseilles - Maron que les plus forts échos ont été observés.
  16. C'est ce qu'on peut appeler un manqué : l'orage de nature supercellulaire en Côte-d'Or, observé entre deux zones à risque orageux fort par Keraunos.
  17. Je peux comprendre ton mécontentement, mais je trouve également les commentaires un peu durs. Premièrement car il y avait bien un potentiel orageux après 17 h sur le 65, me semble t-il. Et le département a bien été partiellement touché en soirée. Deuxièmement car tu ne tiens pas compte de l'incertitude spatio-temporelle associée au développement des orages dans une zone donnée. Si j'avais organisé à l'avance une randonnée de montagne entre 17 h et 21 h hier dans ton secteur, compte tenu de la possibilité d'orage, j'aurais certainement pris la décision de l'annuler / la reporter (indépendamment des décisions de MF).
  18. Ah, mais il ne s'agit pas de sondages à proprement parler, il n'y a pas observations in-situ en altitude dans la zone. Keraunos ne communique pas beaucoup sur ses produits hélas, mais sur la carte dont tu parles, la CAPE entre autres est juste déduite des données modèles les plus récentes (leur WRF peut-être) dont celles en surface sont corrigées par les observations des stations, pour obtenir des valeurs plus proches de la réalité à un instant donné. Par exemple, si la température et le point de rosée à 2 m diffèrent de la prévision, çà se répercute sur la CAPE.
  19. Je peux de te conseiller des lectures (en français si tu ne maitrises pas l'anglais) éventuellement. Mais hélas tu comprendras que je ne peux pas répondre à toutes tes nombreuses questions par MP ou ici, ni t'aider individuellement et gracieusement. Surtout, il faut d'abord faire l'effort individuel de comprendre les bases, lire et apprendre dans des manuels ou via des ressources en ligne avant de se lancer directement dans des annales/questionnaires à choix multiples. Comprendre la météo, cela prend du temps !
  20. T'es déjà revenu ? La pause aura été de courte durée. Dix à quinze jours de vacances après des années d'observations sans relâche, c'était mérité.
  21. Je ne savais pas où montrer cette figure. Il s'agit simplement des isohypses en haute troposphère superposées à l'image vapeur d'eau à 17 h (source Eumetrain). On devine encore la configuration synoptique en oméga, avec un thalweg de part et d'autre d'une dorsale en Europe centrale. La dépression à l'origine de conditions météorologiques perturbées en Méditerranée vers la Grèce est bien visible. De notre côté, l'Europe de l'Ouest entre graduellement sous l'influence du thalweg atlantique, lequel va progresser lentement vers l'est en début de semaine. La figure met en évidence un écoulement de secteur SO plus ou moins instable entre la péninsule Ibérique et les îles Britanniques ce dimanche après-midi. Voyez en particulier l'initiation de la convection humide profonde au nord du Portugal, juste en aval du thalweg alors associé à un axe de plus forte vorticité cyclonique (liée de la courbure importante et au cisaillement horizontal de vent dans cette zone). Le transport de tourbillon cyclonique renforce les mouvements ascendants et favorise les orages. L'image WV révèle aussi notamment la présence d'un système convectif à l'est de l'Angleterre ou du Royaume-Uni, où l'environnement s'avère propice aux orages aujourd'hui. Ce soir et la nuit prochaine, des orages pourraient affecter le golfe de Gascogne, l'Aquitaine et le centre-ouest.
  22. Salut Nico. Si je peux me permettre, et ce n'est pas adressé spécifiquement à toi, je lis souvent "la barocline" sur le forum. C'est pas forcément inexact, mais à mon avis dans ce contexte il serait plus rigoureux d'écrire quelque chose comme : "la zone barocline de grande échelle pourrait s'abaisser en latitude", ou encore "la baroclinicité atmosphérique pourrait augmenter à nos moyennes latitudes", si j'ai bien compris le sens de ton message. De cette façon, il y a moins de confusion possible, en tout cas je pense.
  23. Par rapport à la prévision AROME à 13 h, les observations à Bordeaux montrent une MUCAPE équivalente (proche de 1400 J/kg) mais déjà une inhibition convective plus faible pour les parcelles d'air les plus instables, ce qui peut avoir une incidence sur l'initiation des orages plus tard. On peut voir en effet la différence de profil en basses couches entre l'observation (première figure) et la prévision (seconde figure) en tout début d'après-midi ce dimanche : l'EML est un peu altérée, l'inversion thermique observée apparaît moins marquée que celle prévue, le tout conjugué à une surface plus chaude (notez le gradient sur-adiabatique tout près du sol). Cela se traduit par une inhibition convective moindre. Par contre, la couche limite est plus sèche, la MLCAPE est bien faible, mais de toute façon la MLCIN apparaît trop forte pour être vaincue et donc la MLCAPE être utilisée. On retrouve par ailleurs le backing sur le profil de vent, puis la rotation à droite au-dessus de 2 km environ. En altitude, au-dessus d'une couche plus humide vers 700 hPa, on observe de l'air sec entre 400 et 650 hPa.
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