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Les Forums d'Infoclimat

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Cirus

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Everything posted by Cirus

  1. Il y a pas mal de points à commenter, mais c'est sûr que la configuration que nous connaissons depuis plusieurs semaines est peu engageante à rédiger des analyses Les modèles nous projetaient du lourd au mois de novembre, et au final, rien de très réjouissant. Aux alentours du 20 novembre et sur plusieurs jours, les scénarios GEFS et CFS étaient même unanimes à voir un SSW majeur sur les premiers jours du mois de décembre avec un profond renversement de la composante zonale des vents d'altitude. Au final, en l'espace de 2 jours, tout a été balayé, ça a été brutal, les modèles ont retourné
  2. Bien compliquée cette fin d’automne pour le vortex polaire. Nous traversons une séquence inhabituelle dans la stratosphère, voire parfois inédite. D’autant plus qu’après un ralentissement de la composante zonale des vents d’altitude au-dessus des latitudes subarctiques au début du mois de novembre, un nouveau « décrochage » serait attendu dans les prochaines semaines, et cette fois-ci, on ne serait pas loin d’un renversement des westerlies en easterlies, en plus d’être très loin des normales de saison. Cela dit, ce constat est à nuancer. Cet écart important par rapport aux normales ne s’expliq
  3. Chaud .. il fait vraiment très chaud pour la saison ici depuis le 30 mai. Temps beaucoup plus stable que les jours précédents au-dessus de Göteborg. On a eu un beau ciel parsemé de quelques petits cumulus humilis. Göteborg est également la seule grande ville suédoise à avoir dépassé la barre des 30 deg cet après-midi. Tx des journées précédentes à Göteborg : 30/05 : 27,7 deg 31/05 : 29,7 deg 01/06 : 28,6 deg 02/06 : 29,7 deg 03/06 : 30,2 deg Il est un peu dur de s'endormir la nuit avec la chaleur persistante dans l'appartement, malgré l'ouverture des fenêtres. Et
  4. Atmosphère bien chaude ces derniers temps à Göteborg. Cet après-midi, l'air n'était pas très respirable. Göteborg est de nouveau aujourd'hui (comme hier) la ville la plus chaude de Suède avec une température maximale de 29,7 degrés. On a manqué de peu la barre des 30 degrés. Hier, nous avons eu une tx de 27,7 degrés. Autant dire que ce mois de mai se termine avec des valeurs très au-dessus des normales de saison. La pluviométrie de ce mois de mai est également bien déficitaire avec 14,6 mm de pluie au compteur (avec l'orage de ce soir, on a pris 5 mm de pluie supplémentaire). Bref, la situatio
  5. Temps pas terrible depuis vendredi dernier à Göteborg après tout de même 2 semaines de temps relativement sec, doux pour la saison et plutôt ensoleillé. Autant dire que j'en ai profité de ces 2 semaines pour me faire quelques balades sous le soleil scandinave en ville ou dans la nature. A présent, le ciel est souvent très nuageux, voire couvert depuis quelques jours. Les passages pluvieux défilent, sans qu'il ne pleuve non plus tous les jours. 7,1°c en ville 5,0°c à l'aéroport, situé à 20km environ à l'ouest de Göteborg
  6. Topic bien calme, compte tenu de ce qui va bientôt se passer ^^ Depuis quelques temps, il est entrevu un SSW majeur sur la première décade de mars, prenant tout de même l'allure d'un SSW final. Le renversement de la composante zonale des vents d'altitude le long du 65e parallèle ne serait pas négligeable bien au contraire, selon GEFS. La moyenne des scénarios GEFS chute à -20 m/s à compter du 8 mars. Bien évidemment, il y a des incertitudes sur l'intensité du phénomène, mais actuellement, tous les scénarios GEFS sans exception voient un SSW majeur. Le vortex polaire se ferait "pulvérisé"
  7. La conclusion de mon analyse d'il y a 1 mois se révèle donc plutôt juste. Il faudra se contenter d'un SSW mineur associé à un déplacement du vortex polaire au-dessus du secteur atlantique/Groenland/Europe. Je partage complètement la précédente analyse de 13vents. Le SSW sera relativement modéré mais pas suffisamment puissant pour perturber durablement le vortex polaire. On s'enfoncerait de manière plus ou moins prononcée dans la plage négative des valeurs de NAM dans la moyenne stratosphère. Une propagation vers le bas s'opérerait tout de même à l'issue de ce SSW vers la basse stratosphère. Ma
  8. Pour le second SSW, on se retrouverait de nouveau confronter à un déplacement de vortex et à l'émergence d'une nouvelle crête chaude d'altitude côté pacifique. La moyenne de l'ensembliste GEFS présente cette configuration à +384h. Mais là encore, on a des scenarii bien différents, les uns des autres. On n'est pas du tout fixé pour le moment. Les effets peuvent s'amplifier coup sur coup. Des phénomènes de "rétroaction positive" peuvent parfois être à l'oeuvre entre la basse stratosphère et la troposphère. C'est généralement le cas des réchauffements stratosphériques quasi-majeurs et majeurs c
  9. Depuis le début du mois de novembre, on fait quasiment jeu égal avec l'hiver 2013/2014 en terme de valeurs d'AO dans la moyenne stratosphère. Ces mêmes valeurs sont même globalement un peu plus positives qu'il y a 2 ans. [align=center][/align] Pour répondre à ta question, selon les projections numériques, la phase de propagation du premier SSW vers la basse stratosphère se réaliserait bien sur l'extrême fin du mois de janvier/les premiers jours de février. On peut ainsi constater que le vortex polaire imprimerait ce même mouvement de déplacement en direction de l'Eurasie dans les basses co
  10. A l'échelle hémisphérique, pour le moment, nous avons seulement une bonne visibilité à moyen terme. Le fait qu'un second SSW se manifestera sur le début du mois de février met du piment dans la prévision. Ce second SSW est encore très difficile à appréhender car les échéances sont encore lointaines. Le premier SSW favoriserait le maintien d'une certaine activité dépressionnaire au-dessus des latitudes nordiques de l'Atlantique et de l'Europe. De ce fait, l’occurrence de conditions douces sur l'Europe occidentale serait plus élevée. Ces effets pourraient se prolonger sur 2 semaines, après le pr
  11. Ces prochains jours, on aura la survenue de deux réchauffements stratosphériques soudains à un intervalle de temps très court. Le premier SSW est bien appréhendé par les modèles numériques depuis quelques runs. Quant au second SSW, de grosses incertitudes persistent, mais elles sont tout de même un peu moins importantes qu’il y a quelques jours. Le premier SSW mineur sera accompagné d’une réduction non négligeable de la composante zonale des vents d’altitude le long du 60e parallèle dans la moyenne stratosphère (à 10hpa), sans que cette dernière passe sous la barre des 20 m/s. Le réchauffeme
  12. De manière très générale, et comme le dit par ailleurs Treizevents (et tu le dis également), les déplacements mineurs ont tendance à exciter les régimes zonaux au-dessus du quadrant atlantique, voire même les régimes tempétueux sur l'Europe occidentale (j'avais écrit une étude de cas là-dessus il y a 5 ans). Ils ont également tendance à exciter l'isolement de bulles tièdes dans les parages du détroit de Béring et de la mer des Tchouktches. Lors de ces évènements, le complexe de bas géopotentiels se déportent vers l'Atlantique et l'Europe au profit de l'amplification d'une ondulation du côté pa
  13. La dispersion d'ensemble sur le diagramme GEFS est toujours autant énorme en ce qui concerne les échéances lointaines. Les scénarios divergent pas mal. Si on reprend le diagramme GEFS d'il y a 8 jours, on devrait suivre en fin de compte l'un de ses scénarios les plus froids (croissance faible du SSW) sur cette dernière décade de janvier. Comme quoi l'irruption soudaine du réchauffement stratosphérique a été quelque peu surestimée. Pour autant, le SSW poursuivrait légèrement sa croissance sur le début du mois de février (chose qui était très difficile d'anticiper il y a encore 8 jours). Les inc
  14. Malgré le fait que le vortex se fait chahuté de manière relativement intense sur cette carte hémisphérique, le GFS d'hier ne projetait pas de SSW majeur étant donné que la situation à 10 hpa projetée à l'horizon +384h n'était pas associée à un renversement des vents zonaux le long du 60e parallèle de l'hémisphère nord. Sur le GEFS12z d'hier, Le scénario d'un SSW majeur sur la fin du mois de janvier est une option minoritaire. Seuls 4 états initiaux sur 20 l'envisagent. Le spectre d'un SSW mineur avec des valeurs supérieures à 20 m/s le long du 65e parallèle est notamment présent (option mino
  15. C'est encore très très loin, mais ça semble effectivement se confirmer de run en run sur les modèles numériques. Le réchauffement stratosphérique prendrait naissance le 15 janvier au-dessus du continent européen dans la moyenne stratosphère à 10 hpa et s'accentuerait tout en migrant vers la Sibérie. Aux alentours du 23 janvier, la crête d'altitude présente sur l'Europe se dissiperait au profit de l'établissement d'une ondulation relativement prononcée dans les parages du détroit de Béring. Dans les grandes lignes, on se dirigerait vers un displacement event (probablement plus marqué que le S
  16. C'est quand même assez dingue d'observer ce matin la multiplication des scénarios avec élévation plus importante de la crête d'altitude sur l'atlantique susceptible pourquoi pas d'aboutir à un blocage nordique alors que le vortex polaire stratosphérique était et demeure plutôt de marbre selon les projections numériques, même en allant vers +384 heures.
  17. Malgré le SSW très mineur du 21 décembre et le futur événement stratosphérique dont la maturation serait atteinte aux alentours du 8 janvier, on conserve tout de même un vortex polaire remarquablement dense dans la stratosphère tandis que c'est la grande fiesta dans la troposphère. Dans la stratosphère, on est vraiment pas loin de ce que nous avions déjà connu auparavant, pendant la première partie de l'hiver 2013/2014. Les valeurs d'AO sont extrêmement élevées dans la moyenne stratosphère. Le SVI (Stratospheric Vortex Intensification) sur ces deux derniers mois a vraiment été imposant comme e
  18. Pour établir une analogie entre ces deux hivers, ça serait vraiment très suicidaire de ne tenir compte que des anomalies thermiques au-dessus d'une région très restreinte telle que la France, ou de tenir compte du régime du temps sur l'Atlantique et de l'Europe, indépendamment des facteurs qui jouent sur la variabilité basse fréquence ou haute fréquence du dynamisme atmosphérique. Donc ce n'est pas ce que j'ai fait. Ce que j'entends par forçages externes, ce sont les forçages tels que l'ENSO (El Niño Southern Oscillation), le QBO (Quasi-Biennial Oscillation) ou l'activité solaire. Ils influe
  19. Compte tenu de ce que nous avons connu ces dernières semaines et de ce que nous connaissons actuellement, on marche sur les pas de l'hiver 1982/1983 (hiver le plus ressemblant au regard des forçages externes vis-à-vis de l'hiver actuel) en faisant abstraction de l'intensité des phénomènes stratosphériques. On suit un tel scénario, mais en plus extrême. La moyenne stratosphère est extrêmement froide au-dessus des régions arctiques. Les anomalies positives de NAM souvent très prononcées sont omnipotentes dans l'ensemble de la stratosphère. Même chose dans la troposphère, le règne des conditions
  20. Oui, petit coquille, voici la correction: "Mais comme l'hiver 1982/1983, nous sommes dans la gamme des valeurs positives de NAM (Northern Annular Mode) dans la stratosphère, ce qui ne fut pas le cas des hivers 1972/1973 et 1997/1998." Effectivement, erreur de ma part, j'ai dû lire trop rapidement ce passage. Ils rejoignent en effet, ce que j'ai écrit plus haut: "We currently feel that this forecast is unlikely because the model is overly sensitive to SSW and has many false positives and because a major SSW is relatively rare in December ."
  21. Selon cette étude: http://www.atmos-chem-phys.net/12/11819/2012/acp-12-11819-2012.pdf Le RC pourrait être responsable à l'avenir -via la fonte de la banquise arctiques/du réchauffement des régions polaires- d'un refroidissement de la moyenne stratosphère au cours des mois de novembre. Mais cette position est loin de faire l'unanimité des scientifiques à ce sujet. D'autres études complémentaires sont nécessaires pour étayer cette question, pour valider ou non cette hypothèse. Mais bon, là, je m'enfonce un peu dans le hors sujet ^^ .
  22. Je suis de retour après une très longue absence. J'avais eu l'intention de faire un post complet à la fin de l'été/début d'automne comme je le fais chaque année, mais au final, je ne l'ai pas fait. Pas véritablement par manque de temps, mais c'est tout simplement parce que je passe beaucoup moins fréquemment qu'avant sur le forum, voire pas du tout sur certaines périodes (pas par lassitude, ne vous inquiétez pas ). Donc je ne sais pas trop ce qui a été posté car je n'ai, à ce jour, rien lu sur le topic hiver 2015/2016 (à l'exception de la dernière page et demi de la discussion). Cet après-mid
  23. Pour répondre (très en retard, dsl) succinctement à ta question, la forte ondulation qui s'est produite et maintenue sur la fin janvier/début février au-dessus de l'océan atlantique est sans doute un effet de la migration du vortex polaire du Groenland vers la mer de Kara (migration qui s'est opérée entre le 18 et le 24 janvier 2015) dans la basse et la moyenne stratosphère. A l'issue de ce ce déplacement, le Groenland était moins sous l'emprise de l'activité cyclonique. Ce phénomène ne s'est pas produit indépendamment du SSW mineur du 7 janvier 2015. Ce SSW du début du mois de janvier a favor
  24. Rien de rien ici. Assez deg d'être sur Rennes en ce moment alors qu'il est tombé qq cm de neige dans mon secteur dans les Côtes d'Armor. Malgré cela, content d'avoir vu un petit cm de neige dimanche matin à Gausson.
  25. Cool alors si ça a tenu sur les hauteurs :-) La température chute de nouveau après avoir stagné pendant un certain moment. Il fait 0,2°c. Il reste toujours de la neige sur les voitures et les toits.
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