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Cirus

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Tout ce qui a été posté par Cirus

  1. Situation bien méritée après tant d'années d'escroquerie, de mensonges, de malhonnêteté intellectuelle, de manipulation (...). Régis Crépet n'est certainement pas à plaindre. Merci à franceinfo pour cet article.
  2. Temps effectivement calme et pleinement anticyclonique en perspective. En revanche, sur le front de la qualité de l’air, la semaine ne sera pas aussi tranquille, notamment dans les pôles prévisions des AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air). Anticiper un épisode de pollution au-delà de J+1 reste un exercice très compliqué, même à l’appui des productions Chimere, Copernicus ou Esmeralda. Les conditions peu dispersives pourraient de nouveau augmenter les niveaux en particules fines, après une petite accalmie (surtout sur la moitié nord) ce dimanche. Dans la semaine, le passage d’une ligne frontale entre mercredi et jeudi permettra également -au moins temporairement- d’améliorer la situation au regard des PM2.5/PM10, avant que les conditions ne puissent éventuellement se dégrader avec le rapprochement de l’anticyclone en cours de week-end. Le seuil IR (Information et Recommandation) établi à 50 µg/m3 en moyenne journalière pour les PM10 a été dépassé en plusieurs points sur la journée d’hier, principalement sur les régions Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et plus ponctuellement sur d’autres régions. Ceci n’a toutefois pas empêché des concentrations élevées en PM2.5 (>25 µg/m3) sur une majeure partie du territoire national, avec un ratio PM2.5/PM10 souvent très important. Sur le NO/CO de la France, les brouillards givrants, parfois accompagnés de neige « industrielle » (très localement) ont limité la hausse des concentrations en particules fines (PM2.5 ~ 20-25 µg/m3, PM10 ~ 25-35 µg/m3). Par exemple, la ville d’Orléans (site d'Orléans La Source), située en limite de zone de brouillards, a dans un premier temps connu des concentrations importantes en cours de nuit, avant que les brouillards ne s’affirment davantage et que les concentrations ne décrochent à des valeurs assez similaires de celles de Tours. Sous un ciel limpide, Montargis situé à l’est d’Orléans n’a pas accusé de baisse semblable. Les fortes teneurs en PM10 se sont maintenues une grande partie de la journée, occasionnant ainsi un dépassement du seuil IR (60 µg/m3 de PM10 en moyenne journalière hier à Montargis).
  3. Épisode neigeux validé à Saint-Jean-le-Blanc... ça fait « scratch scratch » sous les pieds 😁🤩 Ca tombe fort actuellement et ça devrait encore continuer un petit moment au vu du radar. Je mesure 6 cm de neige sur ma boîte aux lettres, mais la couche de neige est plus fine sur l’asphalte (tenue réelle entre 22h30 et 23h hier soir).
  4. Sur janvier/février uniquement. Malgré des exceptions, la signature du régime d'anticyclone atlantique et d'anticyclone russe du mois de décembre a été relativement bien anticipée de façon générale (anomalies basses ouest européennes enclavées par des anomalies positives de Z500). Sans vous assommer de graphes, je poste ici les différentes mises à jour de SEAS5 (ECMWF) de septembre à décembre. En confrontant ces différentes visualisations (ci-dessous à gauche) avec les réanalyses NCEP (ci-dessous à droite), les projections saisonnières se sont avérées assez justes pour la zone euro-atlantique, à part celles d’octobre qui ont un poil exagérées l’ampleur des anomalies positives de géopotentiels aux latitudes subarctiques. Sinon, la ressemblance entre les cartes est assez frappante au regard de la distribution spatiale des anomalies de Z500. Ceci dit, le constat risque effectivement d’être très différent, à minima pour le mois de janvier. On se dirige manifestement vers un bide important des modèles saisonniers qui convergeaient jusqu’ici vers une tendance plutôt NAO+... un plantage de tous les modèles réellement ? Pas tout à fait car SEAS5, dans son initialisation du 1er décembre 2020, a été le seul à avoir vu un risque - certes assez dérisoire (guère plus de 20%) de MMW (Major Mid-winter Warming) autour de la mi-janvier. Bien que la probabilité ait été faible sur ce run saisonnier, le signal par rapport à la « climatologie du modèle » (matérialisée par la courbe orange sur l’illustration suivante) est bien apparente. A part SEAS5, aucun des modèles mis à disposition sur Copernicus n’a vu ce risque. A partir de cette observation, je me suis lancé le mois dernier dans une analyse un peu plus fine du panel SEAS5, pour visualiser la réaction du modèle face à l’éventualité d’une baisse de régime du zonal stratosphérique. Selon la vigueur moyenne du courant circumpolaire d’ouest sur janvier, j’ai subdivisé l’ensemble SEAS5 en 3 groupes de scénarios de taille équivalente : - Le « tercile inférieur » (incluant forcément les scénarios à SSW majeur) avec un U60 moyen inférieur à 16,5 m/s sur janvier à 10 hpa - Le « tercile supérieur » (VPS vigoureux) avec un U60 supérieur à 28,5 m/s - Le « tercile central » pour les scénarios situés dans la gamme comprise entre les 2 seuils La moyenne du premier groupe de scénarios met en évidence un signal NAO- à l’inverse des 2 autres. Cette carte reflète la réponse de fond du modèle face à la possibilité d’un SSW. Nous ne sommes que le 10 janvier, mais il devient très probable que le schéma moyen de janvier puisse se rapprocher du premier tercile de SEAS5 compte tenu du SSW propagatif, des modélisations MT/un peu plus LT (Circulation NAO+ assez absente en tout cas, même si du "zonal bas" ne soit pas impossible au sein d’une situation NAO- précaire parmi la diversité des scenarii proposés). Si tel est le cas lors du constat en fin de mois, une partie de l’ensemble européen aura bien vu la trame atmosphérique.
  5. Les modèles saisonniers viennent d'être mis à jour sur le site du C3S... Pas de réelles surprises sur ces sorties numériques, qui restent relativement cohérentes avec les précédentes réactualisations. Les perspectives ne sont pas très alléchantes hivernophilement parlant pour le début d'année 2021. La tendance à la prédominance des anomalies basses de géopotentiels sur le secteur nord atlantique est bien apparente, malgré quelques exceptions. Bien évidemment, des séquences plus ondulatoires, voire hivernales, noyées dans un contexte d'ensemble défavorable demeurent dans le champ des possibles. Ce type de modélisations ne peut nous fournir qu'une idée du schéma général (variabilité basse fréquence) susceptible de se produire pour le reste de l'hiver. Je vous propose ici une petite visualisation graphique réalisée ce jour, avec pour chaque modèle saisonnier, les anomalies mensuelles de Z500 :
  6. Je rejoins les messages précédents. A l'échelle nationale, il devient de plus en plus difficile de tirer dans le négatif. A titre d'exemple, nous avons tout de même enchaîné 9 hivers sans avoir une température moyenne strictement inférieure aux normales 1951-1980 sur la période Décembre-Janvier-Février en France. Une telle séquence n'est toutefois pas inédite et s'est déjà observée sur les années 1990 et 2000 (12 hivers consécutifs de 1993 à 2004). Et que dire des hivers 2015-2016 et 2019-2020 où nous avons culminé à des niveaux exceptionnels... Avec le réchauffement climatique, je ne serai pas du tout surpris qu'on connaisse pire situation ces prochaines années en termes d'anomalies thermiques si la circulation atmosphérique se prête de nouveau à ce genre de percées (à l'image de l'hiver précédent par exemple avec un régime d'ouest renforcé/récurrent/indéboulonnable). Dans l'illustration ci-dessous, j'ai reconstitué les anomalies thermiques nationales de 1950 à 2020 à partir du jeu de données E-OBS disponible au format netcdf sur la plateforme Copernicus : https://surfobs.climate.copernicus.eu/dataaccess/access_eobs.php. Le graphique se passe presque de commentaires, les hivers froids par rapport aux normales 1951-1980 se sont faits de moins en moins nombreux au fil du temps. Edit : les valeurs peuvent être légèrement différentes de celles de MF En complément, je poste aussi les cartes d'anomalies thermiques -toujours issues des données E-OBS (d'une résolution spatiale de 0,1°) retraitées sous R- sur les 7 précédents hivers (période DJF). On n'a presque nagé que dans le rouge, c'est le cas de le dire !
  7. Le vortex polaire stratosphérique peut tout à fait connaître une fin brutale et précipitée d'ici fin mars / avril, et il y a même des chances que ce soit le cas... surtout quand le vortex polaire est d'une telle puissance en février/mars (ex : 1997, 2011 pour les cas les plus forts comme cette année). Un lent déclin du VPS (ou une série d'attaques franches) n'est pas non plus à écarter totalement. Pour l'heure, on ne voit aucune porte de sortie à la situation que nous connaissons depuis déjà 2 mois. Si on s'égare -par simple curiosité- au-delà d'une échéance de 14 jours, le scénario d'un éventuel réchauffement stratosphérique final est minoritaire sur CFS (sur les réactualisations de ces derniers jours et même de ces dernières semaines). CFS en strato, ça vaut ce que ça vaut malheureusement, mais on n'a quasiment que ça à grignoter en ce moment. En l'état actuel des choses, les modélisations GFS et GEFS sont toujours autant ... "violentes" ... on dépasse/flirte avec les records d'U60 à 10 hpa : Très beau couplage strato-troposphère, il n'y a franchement rien à dire de plus :
  8. Plus sérieusement, bien que la dynamique de départ associée au SSW était peu reluisante, les modélisations ont tout de même énormément basculées en l'espace de quelques jours, en cours de semaine. Et encore, le terme "basculement" est un doux euphémisme. Rare de voir un tel chavirement (environ +25/30 m/s d'U60 à 10 hpa sur GFS et GEFS entre samedi dernier et ce samedi pour l'échéance du 9/10 février). Le retour de bâton pourrait être sévère après le 6/7 février. Après un court intermède, on repartirait sur une nouvelle intensification du vortex polaire stratosphérique ! Il nous reste 1 mois avant la fin de l'hiver météorologique, mais une nouvelle phase de NAM+ pourrait nous occuper pour un bon petit bout de temps.
  9. 🎵 Viser l'hiver, ça ne me fait pas peur 🎵 🎵 Même à l'usure, j'y crois encore et en coeur 🎵 🎵 Des sacrifices, s'il le faut j'en ferai, j'en ai déjà fait 🎵 🎵 Mais toujours le poing levé 🎵 🎵 ... 🎵 Sur ce, RDV au prochain hiver
  10. Depuis hier et surtout ce matin, les modèles plongent et on commence à voir fleurir les premiers scénarios à SSW majeur autour du 8-10 février sur l'ensembliste GEFS (sur 11 états initiaux pour être précis). Nous sommes bien évidemment sur des échéances démesurées, mais il est à noter que le panache d'ensemble sur GEFS0z n'est pas dispersé de façon très significative (à part 2/3 membres GEFS) jusqu'à J+15. GFS0z suit par ailleurs à peu près la même tendance, sans pour l'heure proposer un renversement des westerlies à 10 hpa (on n'y est toutefois pas très loin sur le déterministe). Cela dit, la dynamique associée à cet éventuel SSW n'est pas véritablement transcendante et laisse un peu à désirer pour le moment, notamment sur GFS. A 10 hpa, l'accentuation d'une crête d'altitude sur le Canada favoriserait le déplacement du tourbillon cyclonique sur le continent eurasiatique, accompagné d'une légère bipolarisation du VPS. On ne peut toutefois pas vraiment parler de scission et le complexe de bas géopotentiels ne semble pas s'affaiblir de façon importante. Concernant GEFS0z, le panel de l'ensembliste n'a pas encore été mis à jour sur Stratobserve, mais je serai tout de même très curieux de le consulter. Sur le panel d'hier, l'option d'un déplacement du vortex polaire vers l'Eurasie l'emportait très (très) majoritairement. Les scénarios à SSW majeur étaient toutefois plus minoritaires hier (4 états initiaux sur GEFS0z). Bien évidemment, cette évolution est très récente sur les modèles numériques et elle sera à confirmer (ou non) dans les prochains jours. On reste sur des échéances supérieures à 12 jours et on peut avoir beaucoup de versatilité. GFS était par exemple bien différent hier (voir carte ci-dessous) et il sera certainement bien différent dans les prochains runs (échéance oblige).
  11. Et ce n'est malheureusement pas près de s'arrêter ... Le VPS est en roue libre et envoie clairement du steak. On baigne dans une séquence de NAM+ durable en stratosphère (et avec propagation en troposphère), ce qui n'est pas sans rappeler certains "hivers sombres" comme 2013/2014 ou 2015/2016. A voir si ça se décante un peu en février, mais on est loin de l'agitation des 2 précédents hivers à très grande échelle. Rien de bien passionnant une nouvelle fois, comme en décembre, et je me demande bien pourquoi je viens poster ici... Enfin bref, rien de mieux qu'une petite binouze ou une bonne raclette pour oublier
  12. Pour le coup, le paramètre Z500 est plus intéressant et beaucoup plus pertinent à exploiter que les cartes d'anomalies thermiques (réchauffement climatique oblige) et de précipitations. Ceci donne en tout cas une meilleure idée de la tendance de fond qui se dégage en termes de schémas atmosphériques susceptibles de se produire sur les modélisations saisonnières. L'analyse des cartes d'anomalies de géopotentiel permet de prendre de la hauteur, même si les projections peuvent être particulièrement lissées (il faut garder à l'esprit que d'importantes disparités peuvent avoir lieu). Il convient tout de même d'avoir tout le recul nécessaire pour pouvoir interpréter ce genre de projections numériques.
  13. Malheureusement, il ne s'agit que d'un run GFS (deux runs si on inclut le GFS18z d'hier) et ce genre de modélisations peut très vite disparaître/basculer surtout quand on se penche sur des échéances démesurées (+ 15 jours)... mais éventualité à surveiller tout de même. L'impulsion subtropicale est également modélisée sur les autres runs, mais celle-ci est plus tempérée/modérée. Même si on prenait le run GFS0z pour acquis, il faudrait une attaque plus sérieuse pour espérer une désorganisation réelle du vortex polaire (ce qui n'est pas le cas sur GFS0z à 15 jours d'échéance, même si le VP se désaxe tendanciellement du pôle). Aux échéances lointaines, l'ensemble GEFS décroche (en termes de puissance du VP) davantage par rapport aux autres projections (modélisations sérieuses ? je suis très méfiant quand on sait ce que GEFS est capable de faire...). Sur ces 10 prochains jours, le contexte à large échelle demeure globalement défavorable avec une propagation vers le bas (relativement faible tout de même) de l'intensification du complexe de bas géopotentiels sur GFS, GEOS et CEP. Bien évidemment, cela ne peut pas empêcher l'irruption d'évolutions favorables hivernophilement parlant à plus fine échelle, au-dessus de notre zone gégographique (surprises à l'échelle synoptique, passage du marchand de sables comme dans Bonne Nuit Les Petits...). Mais la configuration de grande échelle restreint tout de même ce risque. Il est à noter que les effets du SSW mineur de début décembre sont faibles et assez fugaces en troposphère.
  14. On notera de nouveau les performances assez déplorables de GEFS sur la fin du mois de novembre et le début du mois de décembre. Un ralentissement prononcé du courant circumpolaire d'ouest s'est malgré tout observé en moyenne stratosphère, mais celui-ci n'a malheureusement pas tenu sur la durée. L'insistance de l'ensembliste à modéliser un effondrement du zonal stratosphérique aux échéances lointaines aura finalement été assez trompeuse. Nous sommes à présent confrontés à une phase d'intensification du vortex polaire et le diagramme GFS+GEFS+CMC-GEPS est sans équivoque avec des courbes plus resserrées que les semaines précédentes. Cette situation pourrait même grossièrement se stabiliser sur la fin du mois de décembre (à confirmer dans les prochaines réactualisations). NB : les courbes blanches représentent à la fois les états initiaux de GEFS et de CMC-GEPS (40 courbes au total) On pourra craindre l'éventualité d'une propagation vers le bas d'anomalies positives de NAM (indice équivalent à l'AO) et donc de l'intensification du complexe dépressionnaire aux hautes latitudes au-delà du 20 décembre. GEOS et GFS présentent ce risque depuis quelques jours, comme ci-dessous sur les runs de minuit. Ces perspectives demeurent toutefois assez éloignées dans le temps. https://www.stratobserve.com/anom_ts_diags Dans l'ensemble, la situation n'est franchement pas passionnante...
  15. Je suis disposé à répondre à d’éventuelles questions par MP ou sur un topic parallèle. Vu le caractère totalement HS de l’échange, je n’ai pas cherché à développer ou à vulgariser davantage. La finalité du message était surtout de remercier _sb et de répondre à son message. Si tu n’as jamais entendu parler de R (langage de programmation), de RStudio (son IDE, ou environnement de développement intégré) ou de la notion de packages (et autres), NORMAL que tu ne comprennes « strictement rien à la totalité du message », et ce n’est pas l’objet de ce topic. Malheureusement, vu le caractère très succinct de ton intervention, je ne peux pas t’aider davantage. FIN DU HS
  16. Merci beaucoup de l'info. Je n'avais pas réalisé qu'il y avait moyen d'extraire les variables désirées depuis le portail NOMADS. Sur R, le package rNOMADS fait le job et dispose de fonctions utiles pour télécharger (avec ou sans extraction des variables) et manipuler simplement les fichiers grib . Il faut toutefois avoir l'exécutable wgrib2 (pour les fichiers grib2) ou wgrib (pour les fichiers grib) au préalable, sinon rien ne marchera. Mais il est également possible de se passer de cette librairie rNOMADS. Je viens de tester (avec et sans rNOMADS) sur RStudio et c'est franchement très rapide comme tu le dis. C'est quasiment instantané. Au lieu de ça, je téléchargeais en mode gros bourrin les fichiers grib en entier depuis un lien ftp et je faisais le travail d'extraction au sein de mon script R. Dans le cas de GEFS, la durée d'exécution était encore acceptable. Cependant, pour GFS, il fallait vraiment être très patient. Au vu du temps d'attente, j'étais même sur le point de paralléliser mes traitements, mais finalement je n'ai pas osé essayer de peur que mon vieux PC décède complètement .
  17. Ce qui est également précisé dans le tweet sur lequel je me suis appuyé comme source dans le post précédent : On verra bien ce que donnera le nouveau GFS ces prochains mois. Je ne connais pas ses performances au niveau de la stratosphère.
  18. Bien que le scénario mis en avant par ton analyse soit une possibilité parmi les possibilités, je rappelle tout de même que CFS et GEFS récidivent souvent dans la sous-estimation, notamment à cette période de l'année. Je n'ai toutefois pas de statistiques sous la main, mais après plusieurs années de lecture de ces courbes, le constat est bien là. Qui plus est, on est encore très loin d'un accord entre les modèles numériques et les projections de GEFS ne suffisent pas, ici, pour appréhender l'ensemble des évolutions possibles pour la fin du mois de novembre. Certes, GEFS plonge assez remarquablement sur un horizon de 15 jours, mais les runs déterministes GFS et CEP suivent très difficilement un tel scénario et peinent vraiment à descendre sous la barre des 25 m/s voire des 30 m/s de vent zonal (mention spéciale à GFS). Tout un monde sépare le déterministe GFS et l'ensembliste GEFS. Ni l'un ni l'autre ne cille depuis de nombreux jours. GFS et GEFS sont vraiment assez stables dans leurs modélisations. Pour illustrer mon propos et les écarts entre GFS et GEFS, je poste ici 2 graphiques (GFS0z et la moyenne GEFS0z d'aujourd'hui) que j'ai vus circuler sur Twitter : Source Il s'agit de profils verticaux d'anomalies de géopotentiel entre 60°N et le pôle. Pour vulgariser rapidement et très grossièrement, les plages de couleur bleue correspondent à un vortex polaire plus puissant que la normale et les plages rouges correspondent à un vortex polaire plus affaibli que la normale. Vous l'aurez remarqué, ces 2 graphiques sont totalement opposés, l'un de l'autre. GFS ne voit aucun SSW -même mineur- et propose même une intensification du tourbillon cyclonique à partir du 25 novembre. A l'inverse, sur la moyenne d'ensemble GEFS, l'activité ondulatoire dans la troposphère maintiendrait la "pression" sur la stratosphère et des anomalies négatives de géopotentiels commenceraient à apparaître à partir du 25 novembre (SSW aux échéances lointaines). Dans les deux cas, on mettrait un terme au découplage tropo-stratosphère aux échéances lointaines, bien que cela ne soit pas du tout une certitude. Je mets également ici un graphique que j'ai réalisé sous R pour montrer la stabilité (sur ces 4 derniers jours) qui règne tout de même au niveau la moyenne d'ensemble GEFS (courbes bleues) et du run de contrôle (courbes rouges). Il s'agit uniquement des runs de minuit. J'aurais souhaité rajouter le run déterministe GFS, mais malheureusement le téléchargement des fichiers GRIB depuis R (même au pas de temps journalier) est un peu trop long (fichiers un peu plus volumineux que ceux de GEFS car plus de variables) et impatient que je suis, je n'ai pas voulu attendre . Les courbes GEFS proviennent des données brutes extraites des fichiers GRIB. Les réanalyses quant à elles sont issues directement du site ozonewatch. Pour finir sur une note tout de même positive, le run déterministe GEOS et les ensembles CMC-GEPS et FNMOC-EFS se sont rapprochés de GEFS sur ces 2 derniers jours : https://www.stratobserve.com/ens_ts_diags
  19. Je suis également passé par Chateaubriand il y a 6/7 ans (MPSI puis PSI) et l'ambiance y était effectivement sympa ! J'avais tenté le concours commun mines ponts (en visant l'ENM) mais je m'étais carrément loupé dans pratiquement toutes les épreuves. Il y avait juste le français-philo où je m'en étais bien sorti (14 de mémoire). Au passage... je serais curieux de savoir si Georges -le poisson rouge mythique des HX1- existe toujours ^^ Bon courage pour la suite 😉 Vu ton niveau, l'ENM ne semble pas être hors de portée, loin de là 😉
  20. Peut-être que Cotissois fait référence à l'un de ces tweets que j'ai vu circuler ces derniers jours. Je ne sais pas... https://twitter.com/WorldClimateSvc/status/1185233647756075009?s=20 Je ne suis pas très à jour sur les études qui sont sorties récemment à ce sujet. Mais sur les papiers parus il y a au moins 4/5 ans, c'est effectivement l'inverse qui était souvent mis en avant.
  21. Les sources (si toi ou quelqu’un d’autre en a) ? Merci
  22. Il est encore un peu trop tôt pour en parler. Du côté des projections numériques, les modèles saisonniers européen (SEAS5 pour le CEPMMT) et anglais (GloSea5 pour le Met Office) ont été très récemment réactualisés. Comparée à la mise à jour du mois précédent, la signature NAO+ persiste et tend même à se renforcer (et c'est bien visible sur le modèle anglais pour le champ de géopotentiel à 500 hpa) pour le trimestre décembre/janvier/février. Rien de neuf sous le soleil, mais ces modélisations sont toujours à prendre avec beaucoup de recul (fortes disparités possibles et les modèles saisonniers sont loin d'être infaillibles). Je poste ici les dernières réactualisations du modèle saisonnier européen (CEP) de cette année, au regard du champ d'anomalies de pression ramenée au niveau de la mer. En complément, pour les hivers 2017/2018, et 2018/2019, je vous propose également une petite comparaison visuelle entre la réalité (à droite) et les réactualisations de septembre, octobre, novembre de SEAS5 (à gauche). Pour l'hiver 2017/2018, la réactualisation de novembre était plutôt assez proche de la réalité. Pour le reste, les performances ne sont pas vraiment au rendez-vous, même si SEAS5 avait grossièrement vu la présence d'anomalies hautes de géopotentiels aux hautes latitudes en septembre et octobre 2018. Qu'est ce donc que ce "modèle de météo consult"? Un modèle numérique "maison" ? Un modèle purement statistique ? Un système d'adaptation statistique ? CFS, ou un autre modèle saisonnier (...) renommé "le modèle de météo consult" en interne à LCM/MC (car ça fait plus classe)? Un modèle fictif avec des résultats fictifs qui arrangent? Régis ? Je n'ai pas trouvé de doc là-dessus, ou j'ai peut-être mal cherché (?) Merci d'éclairer ma lanterne.
  23. Autant dire que pour le moment, cela s'engage "mal" sur les modèles saisonniers pour le trimestre DJF 2019/2020... La configuration atmosphérique serait tendanciellement typée NAO+/AO+ et cette signature est relativement bien présente sur les modèles de MF, du CEP, du Met Office, du DWD ou encore du CMCC. Réactualisation du mois de septembre parue aujourd'hui : Source : Copernicus https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal/ Bien entendu, cela peut encore largement changer et ces cartes peuvent cacher des disparités importantes en termes de régime de temps, mais ce n'est pas très encourageant hivernophilement parlant à l'heure actuelle.
  24. Ton avis est légitime. Aux échelles sub-saisonnières, il est possible d'avoir une meilleure visibilité sur le risque de survenue de phénomènes remarquables à certaines occasions. Toutefois, de façon générale, l’exercice est particulièrement périlleux et il s'avère souvent très difficile, voire "impossible" de dresser une tendance claire et objective, quant à ce genre d'événements. Des avancées/percées importantes sont nécessaires afin d'améliorer la qualité des tendances dans le sens où tu l'entends. D'ailleurs, à ce titre, une offre de stage avait été proposée au CNRM pour le semestre actuel, ayant pour sujet la "prévisibilité d'événements extrêmes au échelles sub-saisonnières": https://www.cnrm.meteo.fr/IMG/pdf/m2soac-1819-proposition-stage-cnrm-batte-ardilouze-girardot.pdf
  25. J'ai presque envie de dire le contraire... A moins que tu aies fait uniquement allusion à la seconde quinzaine du mois de janvier où là je suis totalement d'accord avec toi. Au regard de la configuration moyenne depuis le 1er décembre 2018, ce sont des anomalies hautes de géopotentiels qui ont concerné l'Europe de l'ouest. Certes, l'hiver météorologique n'est pas encore tout à fait terminé, mais au vu de l'invasion de hauts géopotentiels projetée par les modèles pour la fin février sur l'Europe occidentale, il est très difficile d'imaginer une atténuation de ces anomalies moyennées sur la période hivernale. Quant aux modèles saisonniers, le constat est à nuancer sérieusement. Vis-à-vis de la période décembre-janvier-décembre, ces derniers ont bien anticipé (pour la plupart, à l'exception de CFS et de CEP à certains moments) la présence d'anomalies positives de géopotentiels au-dessus des latitudes nordiques, bien qu'aucun blocage groenlandais ne soit survenu cet hiver. Ces anomalies sont plutôt à mettre sur le compte d'une relative faiblesse assez récurrente des conditions dépressionnaires dans cette région. Pour le reste et dans les détails, l'échec est plutôt au RDV même si ce constat est à relativiser selon le modèle considéré. Sur de nombreuses réactualisations et notamment celles que j'avais posté en novembre/décembre, le mois de février devait être le mois le plus "explosif" (mois avec les anomalies anticycloniques les plus intenses autour du Groenland et avec les anomalies dépressionnaires les plus intenses sur l'Europe de l'ouest) . Aujourd'hui, on peut s'apercevoir qu'on est très loin d'une telle configuration atmosphérique et c'est franchement frustrant. Quant aux impacts du SSW, la situation au-dessus de l'Europe s'est tout de même décantée au cours de la seconde quinzaine du mois de Janvier. On aurait été effectivement en droit d'en attendre bien plus (blocage groenlandais, scandinave...) mais on se sera malheureusement contenté d'un régime de dorsales atlantiques. Une partie de la France a pu profiter de quelques épisodes neigeux en plaine et je suis content pour eux, mais une autre partie n'en a pas profité (et j'en fais partie ). La faiblesse des effets du SSW (en termes de régimes de temps), coté secteur "euro-atlantique", n'est pas non plus à mettre forcément sur le compte du réchauffement climatique, hein! (bien que ce dernier s'insinue partout). Au passage, pour ceux qui en douteraient, je suis "climato-alarmiste", je préfère le préciser si certains se poseraient des questions sur ma précédente phrase. Sans enlever le caractère très dramatique du RC, il ne faut pas TOUT mettre sur le compte de celui-ci... En tout cas, il n'y a rien d'inédit dans le fait que ce SSW a été peu impactant pour nous. Le dernier SSW majeur qui a un peu "capoté" remonte à fin janvier2009 et il y en a eu bien d'autres par le passé (cf le dernier post que j'avais publié sur ce même topic). De mémoire, en fin janvier et février 2009, les anglais s'étaient quand même gavés de neige à un moment (mais pas très longtemps), mais je ne sais plus exactement, il faudrait vérifier... toutefois, en France, c'était bien pourri par contre .
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