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Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Selon cette étude: http://www.atmos-chem-phys.net/12/11819/2012/acp-12-11819-2012.pdf Le RC pourrait être responsable à l'avenir -via la fonte de la banquise arctiques/du réchauffement des régions polaires- d'un refroidissement de la moyenne stratosphère au cours des mois de novembre. Mais cette position est loin de faire l'unanimité des scientifiques à ce sujet. D'autres études complémentaires sont nécessaires pour étayer cette question, pour valider ou non cette hypothèse. Mais bon, là, je m'enfonce un peu dans le hors sujet ^^ . -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Je suis de retour après une très longue absence. J'avais eu l'intention de faire un post complet à la fin de l'été/début d'automne comme je le fais chaque année, mais au final, je ne l'ai pas fait. Pas véritablement par manque de temps, mais c'est tout simplement parce que je passe beaucoup moins fréquemment qu'avant sur le forum, voire pas du tout sur certaines périodes (pas par lassitude, ne vous inquiétez pas ). Donc je ne sais pas trop ce qui a été posté car je n'ai, à ce jour, rien lu sur le topic hiver 2015/2016 (à l'exception de la dernière page et demi de la discussion). Cet après-midi, je me suis motivé à pondre une petit analyse. Pour ce qui est du nouveau topic "prévisions stratosphériques à moyen et long terme" que j'ai découvert en tout début d'aprem, il avait déjà été question de créer un topic parallèle spécifique aux analyses strato, il y a de cela 3 ans et demi. Au lieu de cela, j'avais créé un autre topic à but pédagogique pour les novices, car j'avais peur qu'un nouveau fil de discussions spécialement dédié aux analyses strato soit totalement déserté, mort du fait du niveau de connaissances. Mais, après réflexion, je pense que c'est tout de même une très bonne idée de lancer ce topic car il y a davantage de personnes intéressées qu'auparavant :-) Petit tour d'horizon de ce que nous connaissons actuellement et de ce que l'on pourrait connaître: Il est relativement difficile d'anticiper les caractéristiques météorologiques à grande échelle de la future période hivernale 2015/2016. Ceci s'explique en grande partie par la phénomène el-niño très intense que nous connaissons actuellement. De part cet événement, il est difficile de chercher des analogues en terme de forçages externes par le passé Les précédents épisodes el-niño très intenses que nous avons connu remontent aux années 1972, 1982 et 1997. Si on isole les autres composantes qui influent sur notre système climatique telles que l'activité solaire et la QBO, il ne nous reste plus que l'hiver 1982/1983 de très ressemblant par rapport à notre future période hivernale. Les hivers 1972/1973 et 1997/1998 arrivent derrière avec des ressemblances en terme de QBO mais pas en terme d'activité solaire pour l'hiver 1997/1998 et inversement pour l'hiver 1972/1973. Pour autant, nous commençons différemment cet hiver élargi 2015/2016, par rapport à l'hiver étendu 1982/1983 au sein de la stratosphère. La concentration de la masse d'air froide est en effet nettement plus importante sur ce mois de novembre que sur le mois de novembre 1982 (pendant lequel les conditions étaient proches des normales de saison) au-dessus des régions arctiques de la moyenne stratosphère. Mais comme l'hiver 1982/1983, nous sommes dans la gamme des valeurs positives de NAM (Northern Annular Mode) dans la stratosphère, ce qui ne fut pas le cas des hivers 1972/1973 et 1997/1998. [align=center][/align] Ces trois hivers ont tous au moins vu un SSW au mois de décembre, mais aucun n'a été majeur. Dans le premier cas, le SSW est intervenu au début du mois de décembre 1972 et a été d'amplitude intermédiaire. Cet événement stratosphérique a été précédé d'un important flux de chaleur entrant venu de la stratosphère vers la mi-novembre 1972 et a été associé malgré cela à une dégradation du vortex polaire peu durable. L'onde planétaire résultante ne s'est propagée qu'à la périphérie du vortex stratosphérique et a entretenu le vortex polaire à moyen terme. Dans le cas suivant, le réchauffement stratosphérique a été plus tardif et s'est manifesté aux alentours du 1er janvier 1983. Le phénomène en lui-même s'est révélé très faible car peu de « bruit de fond stratosphérique ». Les valeurs de NAM au sein des couches moyennes sont restées faiblement positives. Dans le dernier cas, le réchauffement a eu lieu mi-décembre et s'est étendu jusqu'au début du mois de janvier 1998. Lors de ce réchauffement, on s'est approché de très près du renversement des westerlies en easterlies au 60e parallèle de l'hémisphère nord. Le préconditionnement stratosphérique s'est effectué à l'extrême fin du mois de novembre 1997 avec un bon phasage entre la troposphère et la haute stratosphère. Cet événement quasi-majeur a affecté la circulation globale de l'hémisphère nord sur un mois entier approximativement, entre le 1er janvier 1998 et le 10 février 1998. 4 décembre 1972 : -1,8 (indice NAM) 30 décembre 1982 : 0,1 (indice NAM) 7 janvier 1998 : -3 (indice NAM) Ces 3 SSW ont tous été des displacement events. On constate notamment quelques différences relatives aux forçages troposphériques mis en jeu (antérieurement aux SSW). On peut observer que les infiltrations d'anomalies hautes de géopotentiel à l'intérieur du complexe dépressionnaire ont été occasionnées principalement entre la Sibérie et le Canada dans le cas des hivers 1972/1973 et 1982/1983 tandis que ces infiltrations se sont principalement concentrées au-dessus du quadrant atlantique/européen dans le cas de l'hiver 1997/1998. Toutefois, je ne m'aventurerais pas à tirer des conclusions quant à l'impact des schémas troposphériques sur « la différenciation » d'un SSW, seulement à partir de cette comparaison. [align=center][/align] Actuellement, l'anomalie froide de haute altitude est actuellement très prononcée et précoce pour la saison étant donné qu'on frise les records de froid absolu en terme de température minimale mesurée localement à un point quelconque de la moyenne stratosphère arctique en terme de température moyenne entre le 60e parallèle de l'hémisphère nord et le pôle, puisqu'on approche les records de valeurs positives de NAM (Northern Annular Mode pour une mi-novembre). Depuis quelques jours, l'anomalie de NAM est supérieure à +1. Le courant circumpolaire d'ouest (ou jet de la nuit polaire) est notamment très puissant à la périphérie du vortex polaire stratosphérique. Bref, nous sommes dans une situation relativement hors norme pour un début d'hiver élargi au sein de la stratosphère. D'après les modèles numériques, d'ici la fin du mois de novembre, le noyau de rotation dextrogyre s'affaiblirait dans la haute stratosphère. Le jet de la nuit polaire serait progressivement rejeté vers les latitudes méridionales de l'hémisphère nord et perdrait en vitesse. En effet, le tube de vent maximal occupe actuellement sa position moyenne le long du 60e parallèle tandis qu'il se glisserait le long du 40e parallèle d'ici 10 jours. Cet affaiblissement du tourbillon cyclonique s'accompagnerait notamment d'un renversement du gradient thermique méridien aux alentours du 25 novembre du fait de l'augmentation du champ de température en plein cœur de ce dernier. L'air froid s'excentrerait du pôle pour surplomber le Canada. Cet affaiblissement demeurerait cantonner au sommet de la stratosphère sur la fin du mois de novembre et n'affecterait pas l'auge polaire dans les couches moyennes. Néanmoins, dans le cas où certains forçages dynamiques surgiraient, la zone de basse stratopause pourrait se déconcentrer davantage des régions arctiques. Par la même occasion, si une telle configuration survient, les couches stratosphériques sous-jacentes pourraient également se déstabiliser, sans toutefois connaître des perturbations de grande ampleur. [align=center][/align] Pour ce qui est de la troposphère, la dorsale atlantique (avant rétractation progressive éventuelle d'ici fin novembre) ainsi que l'anticyclonique sibérien pourraient se maintenir plusieurs jours. La circulation ondulatoire serait donc plus ample par rapport à ce qu'on a connu ces dernières semaines. Ces blocages chauds d'altitude seraient source de flux de chaleur entrants à la basse stratosphère. [align=center][/align] Du fait de la reprise d'une certaine activité ondulatoire dans la troposphère et dans la haute stratosphère, l'anomalie froide intense pour la saison et présente au-dessus des régions arctiques pourrait progressivement se résorber courant décembre. Le mois de décembre sera peut-être sujet à un réchauffement stratosphérique canadien, le « terrain » y serait favorable. En ce qui concerne la récente analyse technique de l'AER, je reste un peu perplexe. La dernière réactualisation du 16 novembre, laisse transparaître un possible SSW majeur d'ici la mi-décembre à une échéance d'un mois. Autant dire qu'ils mettent la barre très haut dans leurs prévisions car un SSW majeur en plein mois de décembre, c'est un événement d'une grande rareté, un phénomène insolite. Depuis le début des relevés stratosphériques, il n'y a eu que 6 SSW majeurs sur les mois de novembre et décembre : 30 novembre 1958 8 décembre 1965 27 novembre 1968 4 décembre 1981 15 décembre 1998 16 décembre 2000 … D'autant plus que nous sommes à 1 mois d'échéance. Au-delà de 10 jours d'échéance, les modèles numériques sont généralement très versatiles sur le comportement des réchauffements stratosphériques ainsi que sur l'intensité des phénomènes. Les cartes au-delà de 10 jours d'échéance ne peuvent nous renseigner que sur la nature du phénomène, pas sur l'intensité à proprement dit. -
Pour répondre (très en retard, dsl) succinctement à ta question, la forte ondulation qui s'est produite et maintenue sur la fin janvier/début février au-dessus de l'océan atlantique est sans doute un effet de la migration du vortex polaire du Groenland vers la mer de Kara (migration qui s'est opérée entre le 18 et le 24 janvier 2015) dans la basse et la moyenne stratosphère. A l'issue de ce ce déplacement, le Groenland était moins sous l'emprise de l'activité cyclonique. Ce phénomène ne s'est pas produit indépendamment du SSW mineur du 7 janvier 2015. Ce SSW du début du mois de janvier a favorisé la mise en place de cette situation, mais de manière indirecte. J'ai apporté davantage d'explications il y a bientôt 3 semaines sur le lien suivant: http://www.meteocontact.fr/previsions/france/analyse-stratospherique Cette migration du vortex polaire a également produit un réchauffement mineur sur l'ouest du Canada/l'Alaska à la fin du mois de janvier et au début du mois de février, étant donné le fait que le blocage stratosphérique canadien était constamment alimenté en pulsions chaudes. Actuellement, on s'enfonce assez brutalement au sein de la plage positive de la NAM dans la stratosphère, après avoir connu une période sous dominance NAM- malgré quelques passages à des valeurs très faiblement positives, en particulier à 10 hpa, du 29 décembre 2014 au 10 février 2015. Le vortex polaire se renforce de manière prononcée sur toute sa verticale. Sur les projections numériques actuelles, aucune ondulation significative ne viendrait troubler le complexe de bas géopotentiels bien ancré au niveau de ses racines arctiques dans la moyenne stratosphère. On n'en voit pour l'instant pas la fin sur les modélisations numériques (cf les 3 derniers runs GFS à l'horizon +384 heures). On risquerait de connaître un SVI (Stratospheric Vortex Intensification) sur les prochains jours et les prochaines semaines, on en prend le chemin. L'indice NAM atteint à ce jour une valeur de +1,4 à 10 hpa. Dans cette configuration, sur les prochaines semaines, le maintien d'une circulation faiblement ondulatoire ou d'une circulation zonale est probable au-dessus de notre quadrant d'hémisphère. [align=center][/align] [align=center][/align]
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Rien de rien ici. Assez deg d'être sur Rennes en ce moment alors qu'il est tombé qq cm de neige dans mon secteur dans les Côtes d'Armor. Malgré cela, content d'avoir vu un petit cm de neige dimanche matin à Gausson.
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Cool alors si ça a tenu sur les hauteurs :-) La température chute de nouveau après avoir stagné pendant un certain moment. Il fait 0,2°c. Il reste toujours de la neige sur les voitures et les toits.
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Bilan des courses: 1h30 de neige seule (au plus fort de la perturbation, on avait de très belles plumes) 5 min de pluie et neige mêlées (sur la fin de la perturbation) moins de 5 min de pluie faible (sur la fin de la perturbation) tenue sur les voitures, les toits des maisons et un peu sur les pelouses (à l'heure actuelle, il reste un peu de neige sur les voitures et les toits mais franchement pas grand chose, sinon, tout a fondu). J'habite en vallée à 170 mètres d'altitude. Je pense que sur les collines aux alentours (certains points avoisinant les 300 mètres d'altitude), la tenue a été bien meilleure. Mais je n'ai pas été, donc je ne peux pas confirmer. Les photos qui suivent ont été prises vers 20h45, soit 30/40 minutes avant la fin de la perturbation, et avant également le plus fort de la perturbation. [align=center][/align] [align=center] [/align] [align=center][/align] [align=center] [/align] En tout cas, les modèles (GFS et WRF) se sont bien plantés en ce qui concerne mon secteur. Il n'était projeté que de la flotte, même pas une once de neige. Au final, on n'a pratiquement eu que de la neige pendant le perturbation. La température est actuellement stable: 1°c
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Plus d'une heure de neige. Ce sont des pizzas qui tombent. Énorme plantage des modèles qui ne voyaient que de la flotte ! Les voitures commencent à blanchir et les pelouses aussi. 0,8°c.
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Le thermomètre ne fait que chuter. On passe sous la barre des 1°c: 0,9°c. Il neige toujours !
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Je vais vraiment de surprise en surprise. Tenue de neige au sol hier matin. Neige de nouveau ce soir. Rien de ceci n'a été projeté par les modèles. Cela va bientôt faire 45 minutes qu'il neige à présent. Ça ne tient pas du tout au sol, juste qq conglomérats de neige fondue au bas des pare-brises. Tout simplement heureux de voir les flocons virevolter dans les airs, sachant que ça ne va pas durer. La température n'a fait que baisser pour le moment. 1,3°c.
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Cela fait 25 minutes qu'il neige ici à Gausson (côtes d'armor, au nord de Loudéac). La pluie se mêle à la neige de temps en temps, mais de manière très faible. Les modèles numériques n'envisageaient pas de neige dans mon coin .. petit plantage donc. Il fait actuellement 1,5°c.
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Agréable surprise ce matin dans le sud des Côtes d'Armor. Tenue au sol de neige roulée et de neige seule sur toutes les surfaces. La chaussée était relativement glissante ce matin, même sur les grands axes. Une voiture s'est retrouvée dans le fossé dans ma commune (Gausson). Sur les routes de campagne, sous 220/240 mètres d'altitude environ, couche de neige fondue rendant la chaussée quand même assez glissante, au-dessus de 220/240 mètres d'altitude, routes blanches. Trafic ralenti ce matin sur une partie de l'axe Loudéac - Saint-Brieuc, en particulier à proximité de l'Hermitage-Lorge. Avant l'Hermitage-Lorge, sur la 4 voies, les véhicules ne roulaient que sur la voie de droite. Sur la voie de gauche, le sol était bien blanc, malgré la très faible épaisseur de la couche. En sortant de la forêt de Lorge, en arrivant dans le secteur de Plaintel, aucune tenue (en tout cas à mon passage ce matin) sur la route en direction de Saint-Brieuc.
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Le mois de décembre a connu des conditions faiblement positives de NAM (Northern Annular Mode) sur une majeure partie de la stratosphère, traduisant une bonne stabilité du vortex polaire et une faible activité ondulatoire à la périphérie de ce dernier sur cette période. Sur les derniers jours du mois de décembre, cette stabilité tourbillonnaire a pris fin à travers la mise en place d'un réchauffement stratosphérique soudain ou d'un SSW (Stratospheric Sudden Warming), atteignant sa maturité sur la première décade de janvier. Ce SSW marque le deuxième SSW mineur de la saison hivernale 2014/2015 après le réchauffement stratosphérique de début d'hiver ayant eu lieu le 26 novembre 2013 sous forme de displacement event. Évolution de la situation hémisphérique à 10 hpa pendant la phase de maturité du SSW (moyenne stratosphère) J'ai essayé ici de représenter le plus fidèlement possible les situations hémisphériques passées (1, 2) présente (3) et futures (4, 5, 6) à 10 hpa à travers des schémas comportementaux. Ces schémas comportementaux ne sont pas à prendre au pied de la lettre car ce ne sont pas des représentations fidèles de la réalité et des projections numériques. Vous pouvez toujours trouver les erreurs de représentation car je sais qu'il y en a. Seulement, sachez que la réalisation de ces cartes m'a demandé pas mal de temps hier après-midi, donc merci de votre compréhension. Sur les cartes suivantes, les grandes flèches noires représentent les rapides du jet de la nuit polaire. Les petites flèches noires représentent également les rapides du jet de la nuit polaire, mais "moins venteux" par rapport aux grandes flèches noires. Les flèches bleues en pointillés désignent les drainages ou décrochages de bas géopotentiels. Quant aux flèches rouges, elles représentent les advections subtropicales de hauts géopotentiels. Les zones délimitées par des lignes en pointillés rouges sont les zones de réchauffement local ou pulsions chaudes. [align=center][/align] L’événement stratosphérique associé à 10 hpa peut s'apparenter à un phénomène de « flux et ressac » ou de « va-et-vient » du fait des interactions qui coexisteraient entre les cellules de bas géopotentiels dans le cadre de la dynamique à haute fréquence, comme vous allez pouvoir le voir ci-après. Nous sommes en présence d'un splitting event relativement faible en termes d'intensité et de durée. En effet, l'éclatement du vortex polaire ne devrait pas durer plus de 3 jours lors des 2 ruptures consécutives et les deux scissions successives en question ne sont pas franches du fait des interactions qui subsisteraient entre les 2 tourbillons cycloniques issus de l'éclatement du complexe de bas géopotentiels. Malgré la faiblesse du complexe de bas géopotentiels due aux 2 ondulations successives, la jonction entre les 2 tourbillons cycloniques n'auraient pas de mal à se faire, conduisant à un re-développement de l'auge polaire relativement spontané. Ce SSW est qualifié de mineur du fait du non renversement des vents zonaux moyens à 10 hpa au-dessus du 60e parallèle, et malgré le basculement du gradient thermique méridien à 10 hpa. Sur la fin du mois de décembre, une pulsion chaude a pris naissance au-dessus du continent eurasiatique, véhiculée ensuite par le vortex polaire vers le Pacifique. Le plus fort du réchauffement a été atteint le 28 décembre 2013. A 10 hpa, la température est ainsi montée localement à -7°c au-dessus de la Sibérie orientale. Une puissante crête d'altitude s'est développée dans les parages de la mer des Tchouktches. [align=center][/align] Cette dernière a drainé d'importantes anomalies basses de géopotentiel sur son flanc septentrional et oriental, donnant au vortex polaire une forme particulièrement allongée semblable à un haricot ou une virgule à partir du 31 décembre (1). L'anticyclogenèse marquée a donc imposé une courbure convexe à l'auge polaire, au-dessus du quadrant pacifique. En aval du rapide du jet de la nuit polaire incriminé, cette même anticyclogenèse prononcée a occasionné un déplacement du creusement de bas géopotentiels vers le Canada (2). Le tourbillon cyclonique canadien à lui-même généré une seconde pulsion chaude au-dessus de l'Atlantique ainsi que d'une nouvelle anticyclogenèse (2) et cette dernière a été à l'origine de la bipartition du complexe de bas géopotentiels : une cellule de bas géopotentiels au-dessus de la baie d'Hudson, et une autre pellicule située dans les parages de la Nouvelle Zemble (3). Cette première scission ne dure pas plus de 3 jours du fait d'une nouvelle jonction dans les parages du Svalbard entre les 2 cellules de bas géopotentiels (4). L'aire anticyclonique placée sur l'Atlantique s'apparentant à un blocage en rhô (décrochage non massif de bas géopotentiels à partir de le cellule sibérienne, sur son flanc oriental et méridional au-dessus de l'Europe) n'a pas pu creusé davantage la brèche au sein de l'auge polaire en raison de la cyclogenèse relative au tourbillon cyclonique canadien -en bonne santé- (malgré la disjonction). Cette situation amène donc le creusement canadien à suivre légèrement la circulation circumpolaire d'ouest et donc à établir une nouvelle jonction en aval du rapide du jet de la nuit polaire. Dans le même temps, la crête d'altitude située sur l'atlantique pilote un nouveau drainage de bas géopotentiel de la cellule canadienne à la cellule sibérienne et impose (comme ce fut le cas du centre d'action aléoutien) une courbure convexe au-dessus de l'Atlantique après la jonction (4). Il est également à noter une anticyclolyse du la crête d'altitude des Aléoutiennes. Du fait de l'interaction, cette configuration produit une cyclogenèse en aval au sein du bloc sibérien au profit de la cyclolyse du bloc canadien. Un peu plus tard, une régénération du blocage atlantique à travers l'alimentation depuis ses racines subtropicales conduit la formation d'une nouvelle scission (non franche) dans les parages de la mer de Baffin (5). Dans la continuité des jours précédents, le tourbillon subtropical atlantique provoque toujours une advection polaire non massive (à partir du bloc sibérien), sur son flanc oriental et méridional au-dessus de l'Europe. La cellule canadienne fait du surplace et subit une cyclolyse complète et disparaît assez rapidement du décor. Un talweg planétaire coexiste tout de même, après dissipation du creusement secondaire entre la Canada et le creusement primaire du vortex polaire (6). Après dissipation du réchauffement stratosphérique soudain, le vortex polaire enraciné au-dessus de la Sibérie se recentre au niveau des régions polaires. La crête d'altitude atlantique subsiste. Une nouvelle poussée subtropicale de hauts géopotentiels émerge de nouveau dans les parages de la Sibérie, en direction des Aléoutiennes (6). Évolution de la situation hémisphérique à 100 hpa pendant la phase de maturité du SSW (basse stratosphère) Initialement, avant la phase de maturité du SSW, le vortex polaire était axé au niveau de la Sibérie/Nouvelle Zemble. [align=center][/align] Sur les derniers jours du mois de décembre, un talweg planétaire s'est formé et prolongé en direction du Canada. Au fur et à mesure, un creusement secondaire s'est mis en place à proximité de la mer de Baffin. Comme à 10 hpa, nous avons un phénomène temporaire de bipolarisation du tourbillon cyclonique dans la basse stratosphère. Le creusement primaire situé sur la Nouvelle Zemble rentrera par la suite très rapidement en phase de cyclolyse au profit de la cyclogénèse du creusement secondaire situé non loin du Groenland. Le creusement initialement primaire devrait totalement disparaître. Il ne restera plus que le tourbillon cyclonique groenlandais. [align=center][/align] Évolution pendant la phase de déclin du SSW A la suite du SSW mineur, le vortex polaire n'aurait pas de mal à se reconstituer dans son ensemble et devrait retrouver des conditions de saison assez rapidement, en conjonction avec un renforcement du jet de la nuit polaire à sa périphérie. Des conditions très faiblement NAM- pourrait subsister quelques jours dans la basse stratosphère (en liaison avec la phase de maturité du réchauffement stratosphérique soudain) avant un passage plus franc au sein de la plage positive de la NAM. Toujours dans la basse stratosphère, le cyclonisme polaire serait excentré par rapport au pôle malgré un renforcement de ce dernier sur toute sa verticale. En effet, le minima de géopotentiel serait centré sur le Groenland tandis que du côté des Aléoutiennes, l'espace serait un peu plus libéré par les bas géopotentiels, permettant aux advections subtropicales de hauts géopotentiels de s'épanouir vers les latitudes septentrionales de ce côté de l'hémisphère dans la troposphère. La présence omnipotente du tourbillon cyclonique dans les parages du Groenland ne profiteraient pas à l'émergence de flux méridiens au-dessus de l'Atlantique, mais profiterait davantage à l'établissement d'une circulation zonale (je parle bien ici des répercussions directes). Dans la troposphère, cette configuration dans la basse stratosphère permettrait le maintien des bas géopotentiels au-dessus de l'Atlantique. Au fur et à mesure des échéances, le vortex polaire se recentrerait progressivement au niveau du pôle dans la basse stratosphère. L'état futur de la stratosphère ne sera pas favorable à la dislocation du complexe dépressionnaire sur notre côté de l'hémisphère, toutefois certains forçages troposphériques peuvent avoir la capacité de faire pencher la balance en faveur de cette dislocation. Il n'y a pas que la stratosphère qui intervient dans la prévision saisonnière!
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Le bleu qui devient moins bleu traduit le fait que le coeur du vortex polaire se réchauffe, et donc cela traduit notamment son affaiblissement relatif. On pourrait avoir également une réduction relative de la surface occupée par le vortex polaire, mais ça, on ne peut le voir que qualitativement malheureusement en comparant 2 cartes différentes, car nous n'avons aucunes données prévisionnelles disponibles pour quantifier ceci. Après, ta carte concerne une échéance lointaine, donc il vaut mieux analyser les phénomènes en tant que tels et ne pas trop se préoccuper de l'intensité de ces derniers car certaines choses peuvent toujours changer dans les projections à venir. Ce que nous avons de modélisé depuis plusieurs jours est un SSW mineur sous forme de displacement event. On n'aurait pas de renversement des vents zonaux moyens au 60e parallèle de l'hémisphère nord à 10 hpa (du moins, pour le moment, il y a encore pas mal de marge). Je ferai peut-être une analyse plus complète dans les prochains jours car il y a bcp de choses dont j'aimerais discuté, notamment concernant les scénarios possibles pour le mois de janvier au sein de la stratosphère (le SSW mineur que nous voyons actuellement sur les projections numériques cache peut-être un autre évènement stratosphérique un peu plus significatif sur le reste du mois de janvier, mais ceci n'est qu'un scénario parmi l'ensemble des futurs possibles). Oui, il y a le bilan de l'hiver dernier de Mike en toile de fond de mon post, mais Mike n'est pas le premier visé. Les premiers visés sont ceux qui ont donné une "version falsifiée" de ce bilan, sans doute par idolâtrie (je parle en particulier ici pour haut forez). Pour replacer les choses dans son contexte, si ces derniers n'étaient pas intervenu sur ce topic, mon post n'aurait jamais existé. J'ai préféré remettre la juste vérité à sa place. Dans ce domaine, chacun a son lot d'échecs et de succès. Pour ce qui est des succès de Mike, on peut citer le réchauffement stratosphérique canadien du 12 décembre 2009, le SSW quasi majeur du 17 janvier 2012, le SSW majeur du 17 janvier 2013. Ou pour ce qui est des échecs, on peut notamment citer le SSW majeur du 29 janvier 2009, les SSW mineurs des 6 janvier 2011, 2 février 2011, de mi-janvier 2014, de début février 2014. Après, c'est sûr qu'à force de miser sur le changement à chaque SSW, on finit toujours un moment donné par bien tomber.
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Si je peux me permettre, c'est un peu la même phrase stéréotype que tu nous sors à chaque fois qu'une tendance est le reflet de tes désirs depuis 1 an et demi, non ?.. En faîtes, dans le fond, c'est un peu comme dans la pyramide de Maslow, sauf qu'on n'est pas dans le cadre d'une entreprise, mais dans le cadre de l'hivernophilie poussée à l'extrême ici, pour ce qui est de « ta pyramide des besoins ». Les désirs ne sont pas absolus. En outre ici, dès que l'un d'eux est satisfait, le fait même qu'il soit satisfait cesse d'être important, d'où ta petite phrase cliché. Si je me mets à ta place quelques secondes, une fois le désir satisfait, tu cherches à solliciter certains(es/s) analyste(s) à t'offrir des motivations toujours plus importantes pour maintenir le même niveau de satisfaction. En bref, tu incites certaines personnes à se détourner de l'impartialité, pour les faire plonger dans la subjectivité ou dans la publication de tendances clairement orientées. Tu comprends bien que ce n'est pas ce que nous recherchons (en tout cas, pour ma part en tant qu'analyste). Je t'ai assez lu depuis 1 ans et demi que ce soit sur le topic prévis lt ou sur le topic des tendances saisonnières pour dire ce que je dis et à briser le silence car je sais que tu ignores la plupart des analyses, même impartiales, à l'exception des analyses clairement orientées hivernophiles. Tu as également bcp cherché à te faire rassurer auprès des autres par moment. J'en ai eu l'expérience l'hiver dernier. Tu peux comprendre que je sois un peu irrité par le genre d'affirmation qui suit après si on inclut le cas de l'hiver dernier au sein de ton affirmation… … D'autant plus que tu étais le premier à suivre le fil de la discussion l'hiver dernier. Donc tu dois être au minimum au courant de son bilan de l'hiver dernier. Car pour ce qui est de son bilan, c'est totalement l'inverse de ce que tu dis. J'ai posté et lu le fil de la discussion assez régulièrement entre la mi-décembre 2013 et février 2014 pour savoir de quoi il est question. Je vais également rajouter le post qui suit, pour discuter plus globalement du bilan de l'hiver dernier. J'ai l'impression que certains ont oublié certains échecs successifs de Mike de l'hiver dernier. Certes, au mois de septembre 2013, il avait évoqué la possibilité d'un hiver 2013/2014 dominé par le zonal sans trop développer sa prise de position, sans faire preuve d'humilité -je le souligne d'ailleurs au passage- vis-à-vis de la complexité du système climatique, car comme chacun le sait, c'est avant tout la subjectivité et le discours affirmatif qui règne chez Mike globalement, même s'il lui arrive de temps en temps de revenir à l'impartialité et qu'il a fait des progrès un peu plus en ce sens cet hiver. Même si je ne suis pas désigné explicitement dans ton post, je sais intuitivement que tu me montres du doigt à travers ce que tu appelles « les autres » pour leurs excès de pédanterie (car ce n'est pas la première fois qu'on me le reproche). En ce qui me concerne, je te répondrai, que dans le cas du message de septembre 2013 de Mike, c'est relativement l'inverse ("Ma première (presque facile si j'ose dire) qui me vient à l'esprit")… Message relativement épuré, relativement dépourvu d'explications claires, de raisonnements scientifiques pouvant conduire à cette prise de position. Il n'avait évoqué que vaguement les forçages externes impliqués. Il se justifiait par le caractère simple de la tendance… depuis quand le système climatique est simple à appréhender, à comprendre ?? Car, je préfère tout de même le préciser, nous ne connaissons pas tout des mécanismes à l’œuvre au sein du système planétaire. Pour ce qui est du bilan de Mike pour l'hiver 2013/2014, il avait changé d'avis sans trop d'explications rationnelles à la fin du mois d'octobre 2013 étant donné qu'il envisageait exactement le contraire de la tendance globale à régime zonal qu'il envisageait 1 mois et demi plus tôt. A propos de la tendance zonale qu'il se projetait, il n'y avait eu qu'un seul message. Vis-à-vis de la « tendance inverse » qu'il développait, ce n'est pas qu'un seul message qu'il y avait eu, mais une multitude de posts dans lesquels il s'enfonçait dans un ton, à proprement dit, affirmatif par moment ! Quelques « illustrations » à l'appui … [align=center][/align] Voili, voilou, il fallait vraiment que je remettes des choses à plat.
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Actuellement, le modèle numérique CEP projette un réchauffement localisé très prononcé au-dessus de l'Europe du nord à proximité de la stratopause à 1 hpa à une échéance de 10 jours (pour le 27 novembre 2014). On atteindrait 24°c localement (d'après le run CEP actuel) au plus fort de ce réchauffement et c'est relativement rare d'observer de telles valeurs pour une fin de mois de novembre, d'autant plus que le réchauffement est peu marginalisé par rapport au pôle. Habituellement, ce sont des valeurs observables pendant l'émergence d'un réchauffement stratosphérique de milieu ou de fin d'hiver. A proximité de la stratopause sur les projections numériques, on observe une crête d'altitude relativement stationnaire dans le temps au-dessus du continent eurasiatique, ayant tendance à s'élever vers des latitudes un peu plus nordiques au fil des échéances. Cette crête d'altitude stationnaire permettrait donc le maintien ainsi que le renouvellement du réchauffement depuis la stratopause sur les 10 prochains jours, avant une accentuation possible du phénomène d'ici la fin du mois de novembre. [align=center][/align] Le réchauffement stratosphérique, cette fois de manière plus faible, est également à noter à des altitudes plus basses de la stratosphère sur les 10 prochains jours. Le réchauffement stratosphérique ainsi que la crête d'altitude associée prennent actuellement naissance au-dessus de la Sibérie orientale pour migrer vers les Aléoutiennes par la suite selon CEP. D'ici le début de la troisième décade de novembre, le vortex polaire subirait une déformation dû à la septentrionalisation de la poussée subtropicale au-dessus des Aléoutiennes générée par l'incurvation du principal rapide du jet de la nuit polaire au-dessus du continent eurasiatique et par le rôle de soutien occasionné par le drainage non massif d'anomalies basses sur le flanc oriental et méridional de la crête d'altitude (nous avons donc plutôt affaire à un blocage en « rhô »).Un talweg d'altitude se prolongerait donc en direction du nord-est du Canada, suivi d'un phénomène de bipolarisation du tourbillon cyclonique au sein même du vortex polaire. Malgré ce phénomène, le vortex polaire devrait conserver son caractère inhérent. En effet, ce phénomène serait de courte durée et ne durerait que quelques jours. Le centre de bas géopotentiels situé au-dessus de la mer de Laptev devrait subir une cyclolyse et donc se dissiper au profit du nouveau centre de bas géopotentiels placé dans les parages du Groenland. Nous aurons probablement un faible displacement event avec bipolarisation tendancielle du tourbillon cyclonique sur la troisième décade de novembre. [align=center][/align] Quant au jet de la nuit polaire, il se renforcerait côté pacifique à la suite du phénomène de bipolarisation ce qui limiterait la capacité de la pulsion subtropicale à monter en latitudes. [align=center][/align] [align=center] [/align] Pour le moment, pas de très grandes agitations sur GFS pour la suite des événements. Il voit également un réchauffement local de grande ampleur au-dessus de l'Europe du nord à 1 hpa (haute stratosphère) sur les derniers jours du mois de novembre. Sur le début du mois de décembre, le vortex polaire resterait relativement bien organisé, compact sur lui-même. Sur les 6 dernières sorties de GFS à 10 hpa (moyenne stratosphère) à l'horizon +384 heures, on devine tout de même l'ondulation non loin de l'Alaska, en voie d'anticyclolyse. Le vortex polaire demeure en pleine forme et ne semble pas vraiment attaqué sur les cartes. A 100 hpa (basse stratosphère) à l'horizon +384 heures, le complexe de bas géopotentiels est plus ou moins bipolaire suivant les runs , avec un premier minima de géopotentiel axé sur la Sibérie orientale et un second minima de géopotentiel plutôt axé sur le Groenland. Toutefois, sur 2 runs sur 6, il n'apparaît que le premier minima de géopotentiel et le prolongement d'un simple talweg d'altitude vers les parages du Groenland. Affaire à suivre tout de même car les cartes peuvent toujours changer. [align=center][/align] [align=center][/align] A présent, nous allons nous focaliser sur les hivers 1972/1973 et 1981/1982 que j'avais déjà analysé en tant qu'hivers potentiellement analogues à notre période hivernale au regard des forçages externes. Il y avait eu un réchauffement stratosphérique canadien le 4 décembre 1972 et le 5 décembre 1981.. donc un peu comme cette année, où nous allons également connaître un réchauffement stratosphérique de début d'hiver. Lors de ces réchauffements canadiens, l'indice Northern Annular Mode (qui est un équivalent de l'oscillation arctique) à 10 hpa était descendu à une valeur bien négative de -1,8 dans les deux cas. Peu de différence dans le contexte général à 10hpa entre ces 2 réchauffements, à l'exception du positionnement des centres d'action d'échelle planétaire. Début décembre 1972, l'ondulation était ancrée au-dessus du quadrant pacifique avec drainage faible d'anomalies basses de géopotentiel. Début décembre 1981, l'ondulation était cette fois-ci positionnée au-dessus du Canada avec également drainage d'anomalies basses de géopotentiel sur le flanc oriental du blocage. Le contexte futur relatif au réchauffement stratosphérique pencherait plus pour la situation de début décembre 1972 vis-à-vis du positionnement. [align=center][/align] A 100 hpa, dans la basse stratosphère, les différences deviennent plus importantes sur les 10 jours qui ont suivi chacun des 2 réchauffements de début d'hiver. Dans le cas de décembre 1972, on retrouve approximativement la même signature à grande échelle que sur les récents runs du modèle numérique GFS que nous venons d'analyser : une configuration au sein de laquelle, le complexe de bas géopotentiels est bipolaire avec un minima situé au-dessus de la Sibérie orientale et un autre minima situé au-dessus du Groenland. Dans le cas de décembre 1981, on peut observer une configuration plutôt DA+ avec la présence d'une anomalie positive de géopotentiel au-dessus du Canada et d'une anomalie négative de géopotentiel vers le continent eurasiatique. Le tourbillon cyclonique était donc plus axé vers le continent eurasiatique. [align=center][/align] [align=center][/align] [align=center] [/align] Au sein de la troposphère, les configurations respectives au 2 cas étaient également différentes. Du 5 décembre 1972 au 15 décembre 1972, le régime dominant était plutôt zonal. Toutefois, sur le reste de ce mois de décembre, le continent européen a été envahit par les hauts géopotentiels. Du 5 décembre 1981 au 15 décembre 1981, l'Atlantique était davantage exposée aux pulsions chaudes et l'Europe était affecté par les décrochages polaires. Sur cette même période, nous avons eu un isolement du tourbillon subtropical au-dessus du Groenland. Un même isolement s'est produit également sur la fin de ce mois de décembre. [align=center][/align] Du fait des ressemblances entre les projections numériques actuelles et le cas du réchauffement stratosphérique soudain du 4 décembre 1972 en terme de positionnement des centres d'action d'échelle planétaire dans la stratosphère, il se pourrait que l'Atlantique soit gouverné par le cyclonisme polaire sur le début du mois de décembre à l'image du mois de décembre 1972. Néanmoins, continuons à suivre de près les modélisations et à affiner l'ensemble des tendances possibles.. les modélisations peuvent toujours changer dans les prochains jours.
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Je t'ai répondu par MP
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Je vais faire ici un petit état des lieux de la situation actuelle au sein de la stratosphère. Certes, nous sommes le 27 octobre et la variabilité stratosphérique est assez faible à cette époque de l'année, mais on peut déjà constater quelques variations plus ou moins subtiles selon les paramètres dès la fin octobre. Actuellement, le vortex polaire est plus faible que la normale dans son ensemble, et cela sera également le cas sur les 10 prochains jours. Il y a quelques jours, une faible crête d'altitude s'est mise en place au-dessus des Aléoutiennes, associée à un réchauffement local de très faible amplitude au-dessus de la Sibérie orientale dans la moyenne stratosphère. Ceci est tout à fait normal à ce stade de la saison. Cette crête d'altitude a généré un petit affaiblissement dans le comportement du cyclonisme polaire, même si cette dernière n'a été que temporaire (elle s'est dissipée assez rapidement). [align=center][/align] En ce qui concerne certains paramètres, on peut constater que le taux d'ozone dans la stratosphère au-dessus de l'hémisphère nord est plus important que la normale, ce qui souligne le fait que les transports méridiens d'ozone sont légèrement plus importants que d'habitude (via l'émergence de la crête d'altitude au-dessus des Aléoutiennes évoquée précédemment). Nous sommes actuellement à environ 305 unités Dobson (« moyennées » à l'hémisphère nord entre le 63e parallèle et le pôle). Normalement, nous devrions être à 290 unités Dobson à cette époque de l'année. [align=center][/align] Les vents zonaux (vitesses en m/s sur le graphique) au niveau du 60e parallèle à 10 hpa dans la moyenne stratosphère sont également plus faibles que la normale et ils le resteront globalement sur les 10 prochains jours selon CEP. [align=center][/align] Quant à la surface occupée par le vortex polaire à 10 hpa, elle est aussi plus faible que la normale. Elle occupe en ce moment une surface d'environ 21 millions de km^(2). Les normales 1978/1979 - 2013/2014 s'échelonnent aux alentours de 23 millions de km^(2). [align=center][/align] Pour la suite des événements dans la stratosphère aux mois de novembre et décembre, la situation actuelle dans la stratosphère n'est pas en mesure de nous fournir des indices. La variabilité est encore trop faible à cette époque de l'année, et la configuration future du vortex polaire peut prendre d'autres tournures assez rapidement, au courant du mois de novembre et du mois de décembre, là où la variabilité stratosphérique est d'habitude plus importante. Après, comme a pu conclure 13vents (via une approche par études scientifiques) dans l'un de ses précédents posts, la stratosphère a en effet plus de chances d'être plus chaude que la normale, globalement sur l'ensemble de l'hiver élargi, dans la moyenne stratosphère. Il est probable qu'un SSW (Stratospheric Sudden Warming) relativement important/significatif (associé à une chute importante des valeurs de NAM dans la moyenne stratosphère) surgisse au milieu de l'hiver (mois de janvier ou première quinzaine de février). Il est également possible qu'un CW (Canadian Warming) se manifeste sur les mois de novembre ou décembre. Tableau à compléter avec mon post de début septembre (page 4 de ce même topic, post 65) : /topic/84884-tendance-hiver-20142015/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/84884-tendance-hiver-20142015/page-4 Les plots de la dernière colonne correspondent à la période de 1 mois qui a suivi chacun des SSW de milieu d'hiver étudiés. [align=center][/align]
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Tu trouveras une partie de ton bonheur dans le topic suivant /topic/78824-le-couple-tropo-stratosphere-et-ses-forcages-externes/'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78824-le-couple-tropo-stratosphere-et-ses-forcages-externes/ (à la fin du premier post du topic, il y a toutes les initiales)
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Merci ;-) Sur 3 hivers sur 4, on observe une dominance NAM+ dans la stratosphère vers le mois de décembre. Dans le cas des hivers 1972/1973 et 1991/1992, elle est bien visible. Dans le cas de l'hiver 2002/2003, c'est moins net. Pour ce qui concerne l'hiver 1993/1994, on observe également une période de dominance NAM+ mais pas au même moment, c'est sur la fin de l'hiver sur une période de 2 mois. Le point analogue aux 4 hivers est la présence d'un SSW, relativement prononcé, plutôt de milieu d'hiver (en 1994, c'était sur les premiers jours du mois de janvier, en 1992 et 2003 sur la deuxième quinzaine de janvier, en 1973 sur la première quinzaine de février). Dates des SSW 4 février 1973 : NAM de -4,2 20 janvier 1992: NAM de -2,7 3 janvier 1994: NAM de -2,6 18 janvier 2003: NAM de -2,6 Ces valeurs sont à 10 hpa (31km d'alt).
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[align=center]Préliminaires - Hiver 2014/2015[/align] Je vais proposer mon propre éclairage pour notre future période hivernale. Dans ce post, je resterai à très grande échelle (à l'échelle planétaire), donc il est normal que je ne propose pas de tendances claires en terme de régimes de temps pour l'hiver prochain. Je resterai ici surtout centré sur la stratosphère. Tout d'abord, nous nous intéresserons aux forçages externes au couple tropo-stratosphère arctique, puis nous nous focaliserons sur les analogues antérieurs potentiels à notre future période hivernale. En l'état actuel des choses, il semblerait que nous nous dirigeons vers des forçages du type QBO- / ENSO+ / phase descendante d'activité solaire pour l'hiver 2014/2015. Actuellement, la phase est de la QBO envahit peu à peu les couches inférieures de la stratosphère tropicale et la phase est n'est pas encore arrivée à son paroxysme au sein de la moyenne stratosphère en terme de puissance des vents moyens à ces altitudes-ci. L'interface se trouve actuellement à environ 40 hpa. On peut imaginer approximativement l'état de la QBO pour l'hiver prochain. On devrait se retrouver avec une phase est largement dominante au sein de la stratosphère. Pour le moment, il est difficile d'anticiper le fait de savoir si la phase ouest va totalement disparaître de la basse stratosphère ou si la phase ouest va ressurgir de nouveau d'ici l'hiver 2014/2015 au sein des hautes couches de la moyenne stratosphère. Néanmoins, il est certain que la phase négative de la QBO va être dominante. [align=center][/align] [align=center][image du 21/08/2014 à 10 hpa][/align] Concernant l'ENSO (El Niño Southern Oscillation), CFS (Climate Forecast System) entrevoit depuis déjà plusieurs mois un el niño modéré pour la prochaine période hivernale. Il reste encore néanmoins à appréhender son intensité exacte et il est certainement un peu trop tôt pour tirer des plans sur la comète, il faudra sans doute attendre le milieu de l'automne météorologique. Sur les projections numériques à propos de l'ONI (Oceanic Niño Index pour la zone 3.4), on observe tout de même une petite fourchette sur les panaches CFS. [align=center][/align] [align=center] [/align] [align=center][/align] A propos de l'activité solaire, notre cycle actuel présente des similitudes assez importantes avec certains cycles de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle: les cycles 12 et 14 qui ont marqué respectivement les années 1880 et les années 1900. Il est vraiment dommage que nous ne disposions d'aucunes données en ce qui concerne notamment la stratosphère pour ces années-là. L'historique des SSW ne remonte pas au-delà des années 1950 (le premier SSW a été découvert en 1952 par Scherhag). Les premiers relevés stratosphériques remontent bien avant les années 1950, mais elles n'ont jamais été assez nombreuses pour pouvoir identifier la variabilité intra saisonnière de la stratosphère. [align=center][/align] A quelques différences près, certains hivers antérieurs peuvent représenter des analogues potentiels à notre future période hivernale au regard des forçages s’exerçant sur le couple troposphère/stratosphère au-dessus des régions arctiques. J'ai pu faire une petite liste, cependant, je tiens vraiment à signaler que les hivers en question ne ressemblent pas rigoureusement à l'hiver qui nous intéresse ici, vis-à-vis des forçages externes. Nous allons nous intéresser ici aux hivers suivants: - l'hiver 1972/1973 - l'hiver 1991/1992 - l'hiver 1993/1994 - l'hiver 2002/2003 Sur cette liste, nous nous pencherons plus particulièrement sur les hivers 1972/1973 et 1991/1992 qui présenteraient le plus de ressemblances possibles avec l'hiver 2014/2015 par rapport aux forçages. Je poste également ici un tableau synoptique permettant d'embrasser d'un seul coup d’œil chacun de ces hivers et leurs différences entre eux. [align=center][/align] Entre les périodes hivernales 1991/1992, 2002/2003, on peut constater les mêmes schémas de prédominance de Northern Annular Mode (NAM) dans la moyenne stratosphère (voir diagramme de l'indice NAM à 10 hpa ci-dessous). Dans les grandes lignes, sur les 2 hivers évoqués précédemment, on observe une alternance entre une phase faiblement positive qui s'étend sur une période allant du début de l'hiver élargi jusqu'à la fin décembre/début janvier, puis une phase négative s'étendant sur le mois de janvier et la première quinzaine de février pendant laquelle on retrouve un MMW (Major Midwinter Warming) en terme de valeurs de NAM. C'est sur la fin de l'hiver étendu qu’apparaissent des divergences entre ces 2 périodes hivernales. En 1992, nous avons eu un FW (Final Warming) relativement précoce (fin mars) pour la saison alors qu'en 2003, ce dernier a été plus tardif. Concernant l'hiver 1972/1973, on retrouve certaines similarités avec les hivers 1991/1992 et 2002/2003 à quelques décalages près. On observe sur cet hiver un indice NAM neutre jusqu'à la fin novembre, puis un CW (Canadian Warming) sur les premiers jours de décembre qui n'était pas loin d'être majeur. Une phase faiblement positive s'est mise en place sur la deuxième quinzaine de décembre et sur une bonne partie du mois de janvier (donc plus tard si on établit une comparaison avec les deux périodes hivernales étudiées précédemment). Il s'en est suivi une phase négative sur la fin janvier et l'ensemble du mois de février, accompagné d'un MMW relativement puissant dans la moyenne stratosphère (sur la première quinzaine de février). A propos de l'hiver 1993/1994, vis-à-vis de l'indice NAM à 10 hpa, très peu de similarités sont constatables. Les hivers 1972/1973, 1991/1992 et 2002/2003 ont été marqués par el niño tandis que l'hiver 1993/1994 a été marqué par la nada (il y a également d'autres différences). Malgré ces quelques différences, les schémas d'évolution à 10 hpa en terme de variabilité basse fréquence ne sont pas les mêmes dans les grandes lignes. Après une période assez variable en début d'hiver étendu, l'hiver 1993/1994 a connu une phase négative sur la fin décembre/début janvier avec un MMW sur les premiers jours de janvier, suivie d'une phase positive accompagnée d'un SVI (au début du mois de mars) s'étendant sur un peu plus de 2 mois avant qu'un FW n'apparaisse début avril. L'un des seuls points analogues avec les autres hivers est la présence d'une phase négative accompagnée d'un MMW (par rapport aux critères de l'indice NAM) approximativement au milieu de l'hiver. [align=center][/align] Si certains veulent comparer avec l'hiver dernier, je poste ci-dessous le diagramme de NAM à 10 hpa de l'hiver 2013/2014 (sur la période allant du 1er novembre 2013 au 31 mars 2014). On voit bien la dominance NAM+ de l'hiver dernier. [align=center][/align] Après s'être intéressé à l'évolution de l'indice NAM uniquement au niveau 10 hpa (situé à environ 31 km d'altitude), nous allons à présent nous pencher sur les profils verticaux de Northern Annular Mode (troposphère + stratosphère exceptée la haute stratosphère). Nous pouvons constater, malgré des décalages, d'importantes similarités par rapport aux schémas de propagation dans la stratosphère et la troposphère concernant les hivers 1972/1973 et 1991/1992. Alors qu'on avait observé précédemment des analogies pour le niveau 10 hpa par rapport aux hivers 1991/1992 et 2002/2003, des divergences sont visibles entre les deux coupes verticales respectives de ces deux hivers, en particulier pour ce qui concerne la troposphère. Une majeur partie de l'hiver 2002/2003 (grosso modo de début octobre à fin janvier dans les grandes lignes) a été dominée par plusieurs sauts de NAM-, tandis qu'une majeur partie de l'hiver 1991/1992 a été affectée par plusieurs sauts de NAM+ (entre fin novembre et début mars dans les grandes lignes). Ce contraste est peut-être le témoin du fait que les forçages troposphériques n'ont pas été forcément les mêmes. Pendant la période hivernale 2002/2003, le régime GA au-dessus de notre quadrant de l'hémisphère a été dominant. Pendant l'hiver 1991/1992, les bas géopotentiels ont au contraire régné assez longtemps au-dessus de l'Atlantique nord. Une différence notable entre ces deux hivers concerne également l'intensité des vagues NAM+ dans la stratosphère sur la fin du mois de novembre et le mois de décembre. Elles ont été moins importantes en 2002/2003 qu'en 1991/1992, ce qui peut peut-être expliqué partiellement le fait que les sauts de NAM- ont surgi plus facilement en 2002/2003 dans la troposphère (le "conditionnement" stratosphérique a été beaucoup moins important qu'en 1991/1992). Pour ce qui est de l'hiver 1993/1994, il y a très peu de points analogues avec les autres hivers pour ce qui est des profils verticaux. Nous avons déjà discuté de ces points analogues précédemment. [align=center][/align] Je mets ici le profil vertical moyen des hivers 1972/1973 et 1991/1992. Je l'avais fait il y a déjà pas mal de temps et je pense qu'il ne servira pas à grand chose. La plage colorée en bleue correspond aux valeurs de NAM supérieures à l'indice +1 et la plage colorée en rouge correspond aux valeurs de NAM inférieures à l'indice -1. En ordonnée, l'altitude en mètre. En abscisse, les jours (le "jour 0" correspond au 16 octobre en abscisse). [align=center][/align] Je poste également ici les composites de la période décembre-janvier-février pour chacun des 4 hivers. Pour la période DJF, on retrouve plutôt la signature d'une situation de blocage sur l'Europe et d'un "zonal coudé" sur l'Atlantique nord pour les hivers 1972/1973 et 1991/1992, la signature d'un régime blocage nordique/zonal bas sous blocage pour l'hiver 2002/2003 et la signature d'un régime à répartition zonale des centres d'actions au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe pour l'hiver 1993/1994. [align=center][/align] En conclusion, il serait possible que l'activité ondulatoire soit au rendez-vous et qu'un CW (Canadian Warming) surgisse au début de l'hiver étendu, mais il n'y a aucune certitude sur ce point (toutefois ceci reste dans le champ des possibles). Une période (plutôt "centrée" sur le mois de décembre) pendant laquelle le vortex pourrait être stable, compact sur lui-même dans la basse et/ou moyenne stratosphère n'est pas du tout improbable (le cas de l'hiver 1993/1994 demeure un petit contre-exemple, mais c'est l'hiver le moins ressemblant vis-à-vis des forçages externes.. si el niño n'avorte pas). Ceci serait "synonyme" d'un complexe dépressionnaire relativement bien confiné au-dessus des hautes latitudes et donc d'une répartition zonale des grands centres d'action si ce type de configuration venait à se réaliser (là encore, il n'y a aucune certitude.. pendant l'hiver 2002/2003, les vagues de NAM+ étaient très faibles certes, mais dans la troposphère, on avait de beaux sauts de NAM+ sur fin novembre et début décembre). Un point commun entre les 4 hivers d'étude est la présence d'une phase négative de la NAM en "milieu" d'hiver accompagné d'un SSW relativement prononcé (sur chacun des 4 hivers, on descend à des valeurs de NAM inférieures à l'indice -2 lorsque les SSW se sont manifestés). Que ces SSW soient favorables à l'hiver ouest-européen, s'ils venaient à se déclencher, ça c'est une autre question, qui demeurera pour le moment sans réponse. SSW ne rime jamais avec VDF sur l'Europe occidentale, même si dans la plupart des cas, quand ils sont majeurs, ils y sont favorables (tout dépend de la configuration dans laquelle se déclenche le SSW). Autre point, sur ces 4 hivers, il n'y a pas vraiment de véritables pools stratosphériques d'une durée supérieure à 1 mois à se former à la suite de ces SSW. Pour ce qui est de la troposphère et des régimes de temps dominants auxquels on pourrait être soumis, il est sans doute trop tôt pour le dire. Si les forçages troposphériques (ondes de Madden-Julian...) sont en faveur d'un éclatement récurrent du complexe dépressionnaire, il est possible d'avoir un scénario du type 2002/2003. S'ils sont absents, un autre scénario pourrait être envisageable... Il y a beaucoup de "peut", de "pourrait", mais je préfère insister sur ce point : je n'ai aucune certitude. Il y a nettement plus d'incertitudes que de certitudes. Je vous apporte juste mon propre éclairage sur la période hivernale à venir.
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Séisme 4.9 cet après-midi au large de la Bretagne
Cirus a répondu à un sujet de marcel dans Météo, environnement et société
Séisme ressenti également dans le sud 22. J'étais chez moi à l'étage quand j'ai ressenti le séisme. D'abord un grondement lointain, puis les murs, les étagères commençaient à trembler très très légèrement mais suffisamment pour que ce soit visible, mais je n'avais pas tout de suite tilter que c'était un séisme. Par contre, mes parents qui étaient dans la cuisine à ce moment précis n'ont entendu que le grondement lointain et n'ont pas ressenti les murs ou quelconque objet trembler. -
Déjà, félicitations pour tes notes de BAC Je connais vraiment peu de personnes à avoir titiller la barre des 19 de moy au BAC, tu as vraiment tout enflammé mec Je pense sincèrement que ça ne sert à rien de revoir le programme de terminale avant la rentrée. Je ne connais pas précisément le nouveau programme de maths sup avec la réforme, mais en première année de CPGE, il y a énormément de nouveautés par rapport à la terminale. D'autant plus que les résultats en maths sup ne reflètent en aucun cas les résultats de la terminale. Par exemple, en terminale, j'avais 16 de moyenne générale, en maths sup, j'étais passé à 6/7 de moyenne générale ^^''. Oui, pour vous, ça va être le thème de la guerre l'an prochain. Cette année, c'était le temps vécu. L'an dernier, la parole. Il y a 2 ans, la justice. En ce qui me concerne, au niveau des concours, je n'ai rien eu sur mines-ponts et sur CCP, j'ai manqué l'admissibilité de 16 points au bloc des 34 écoles (très grosse déception, je n'étais vraiment pas très loin). Par contre, sur e3a, ça s'est beaucoup mieux passé, fort heureusement. Au total, je suis admissible à 16 écoles d'ingénieur et grand admissible à 1 école d'ingénieur. Et je pense que je vais intégrer une école, car je n'ai vraiment pas envie de me taper une 5/2 ^^''.
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Analyses stratosphériques : explications
Cirus a répondu à un sujet de Cirus dans Tendances saisonnières
Pour mieux comparer avec ce qui est comparable, je propose ici de poster la comparaison entre mes tendances effectuées le 23 août 2013, publiées le 26 août 2013 à l'époque sur espacemétéo et les observations réactualisées le 30 avril 2014 sous forme de coupes verticales de NAM (Northern Annular Mode). En termes de variabilité basse fréquence, les ressemblances sont là pour ce qui concerne la stratosphère, malgré quelques décalages temporels non négligeables, mais tout de même faibles. Les erreurs notables s’étalent en particulier sur le mois de janvier et le début du mois de février avec la présence de quelques sauts de NAM- dans la troposphère dû à quelques intermèdes avec migration des anomalies de hauts géopotentiels vers les parages du détroit de Béring et de la mer des Tchouktches et notamment à travers le fait que nous avons eu quelques brèches au-dessus de l’Europe au sein du complexe dépressionnaire. On peut noter également quelques erreurs en ce qui concerne l’intensité des sauts de NAM dans la troposphère au début de l’hiver élargi 2013/2014. -
Concours externe ITM par la prépa
Cirus a répondu à un sujet de Axel91 dans Expositions, conférences, évènements
Merci les gars ;-p Les écrits vont se terminer demain. Dernier jour pour E3A avec Mathématiques B, QCM et synthèse d'anglais. J'ai vraiment envie que ça se termine ^^. Pour les vacances d'été, je te conseillerais de travailler uniquement sur le cours (qui est déjà bien fourni en maths sup) et sur les exercices fondamentaux. C'est ce que j'avais fait l'été dernier. J'avais lu les livres au programme de français-philosophie pendant le mois de juillet. Puis les sciences, je les avais bossées au cours du mois d'août, mais je ne bossais pas plus de 3/4h par jour (même certains jours, je ne faisais rien). A mon avis, ça ne sert à rien de bosser sur des sujets de concours pendant les vacances d'été ou sur des exercices compliqués, inspirés de sujets de concours. Si jamais tu vas en PSI, le programme est extrêmement riche en seconde année et de manière générale, les sujets de concours s'appuient énormément sur le programme de seconde année. Sinon pour le concours mines-ponts, l'année prochaine, si tu veux avoir une idée des pires épreuves qu'il est possible d'avoir sur ce concours, je te conseillerais de regarder un sujet de SII très cours (10 questions) datant de 2007 il me semble (il faudrait que je regarde ça) et le sujet de mathématiques 2 de cette année (c'était une horreur, je n'ai jamais vu un sujet aussi dégueu de mes 2 années de prépa). -
Concours externe ITM par la prépa
Cirus a répondu à un sujet de Axel91 dans Expositions, conférences, évènements
Ouep, merci Aurel Oui, c'est certain, il y a une part de vérité dans le message de Ben01. Il faut vraiment être une tête dans les matières scientifiques pour y arriver. Certains polytechniciens se rabattent sur meteo france. Pour le plan B, Axel91, je te conseille vraiment de regarder une par une les écoles qui te sont proposées notamment sur les banques de concours CCP ou E3A, pour voir ce qui pourrait t'intéresser.