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Cirus

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Tout ce qui a été posté par Cirus

  1. Salut Axel91, la prépa, c'est extrêmement dur, mais si j'ai un conseil à te donner, si c'est vraiment ce que tu veux faire: il ne faut rien lâcher, bats toi jusqu'au bout! Je suis un peu dans le même cas que toi. Je suis en maths spé PSI à Chateaubriand (Rennes). L'an dernier, quand j'étais en MPSI, j'ai énormément galéré et on m'a quand même laissé passer en spé. Cette année, je n'ai pas fait beaucoup d'étincelles, comme l'an dernier. Il y a juste en français et en anglais où j'étais dans le "vert", en maths, physique et SII, c'était plutôt la cata. Il y a 5 jours, j'ai passé le concours commun mines-ponts, sur lequel est greffé le concours ingé pour l'ENM (sur TPE/EIVP). Je ne pense pas atteindre les barres d'admissibilité à quoique ce soit sur ce concours, mais je suis quand même content de l'avoir tenté. je pense que ça vaut le coup! L'an dernier, pour le concours ingé, il y avait 14 places de disponible (7 postes fonctionnaires et 7 postes non fonctionnaires). Cette année, il y en a un peu moins: 12 places. C'est vrai que c'est tout de même assez tendu. Si jamais tu as d'autres questions à me poser, tu peux me les envoyer par MP (par contre, je ne serai pas super disponible les prochains jours, je passe CCP dans 4 jours et E3A directement après).
  2. Oui, après un FW précoce, on peut retrouver davantage d'anomalies positives de géopotentiel au-dessus des hautes latitudes. Après, comme je l'ai dit, tout dépendra du temps de réponse, ainsi que de son intensité. Après quant à dire que la deuxième moitié du printemps serait plus instable au-dessus de la France, sincèrement, je ne sais pas. Il est impossible d'anticiper pour de telles échéances la localisation précise des centres d'action. Les tendances saisonnières se jouent à l'échelle globale et supra synoptique, on ne peut pas descendre plus bas.
  3. Après un FW (Final Warming), on a un ralentissement d'ensemble de l'activité cyclonique du complexe dépressionnaire dans la troposphère et une remontée vers les latitudes nordiques de l'interface nord-sud. Ce ne sont que des phénomènes saisonniers. Après, dans le cas d'un FW précoce pour la saison, les conséquences peuvent être plus importantes. On pourrait avoir une rupture dans la récurrence que nous avons connu sur l'ensemble de l'hiver. Ceci pourrait se traduire par davantage de pulsions de hauts géopotentiels vers les latitudes septentrionales et une désorganisation du complexe dépressionnaire. Toutefois, la réponse à ce FW précoce dans la troposphère peut mettre du temps à apparaître. Ce fut notamment le cas en 2011 (FW le 5 avril 2011), la transition avait été lente sur le mois de mai, sur le mois d'avril 2011, il n'y avait pas eu d'effet. Bref, tout dépendra de l'efficacité du downward control. Les effets peuvent se mettre en place dès le mois d'avril, ou plus tard.. Sur CEP, le FW prend forme. Il interviendrait vers le 28-29 mars. Sur les 4 derniers runs proposés par GFS, le FW est également beaucoup plus explicite. J'ai donné davantage d'explications juste au-dessus (Tout ceci ne reste que du conditionnel).
  4. Il va falloir surveiller une éventuelle précocité dans la manifestation future du FW. Compte tenu du forçage dynamique mis en jeu actuellement au sein de la stratosphère, il serait possible d'observer un FW sur la première quinzaine d'avril. Actuellement et sur les 10 prochains jours sur les modèles numériques, on "tend asymptotiquement" vers une telle situation. Dans la basse stratosphère, on rencontre actuellement et on rencontrera dans les prochains jours une configuration DA+, mais celle-ci devrait tout de même se dissiper avant J+10. Le tourbillon cyclonique se recentrerait (lentement) au-dessus des parages du pôle nord. Sur le mois actuel, le tourbillon cyclonique stratosphérique a été attaqué par petites doses. Nous avons eu un réchauffement stratosphérique mineur dont l'apogée a été atteinte vers les 2-3 mars, puis actuellement, nous connaissons un nouveau SSW, plus puissant que le précédent dans l'ensemble. Dans les deux cas, pas de rupture au sein du vortex polaire... deux displacement events. Sur l'hiver 2013/2014, on pourra éventuellement souligner le caractère inhérent des cellules de bas géopotentiels à chaque fois que nous avons eu des "displacement events scindés", notamment en janvier et février, ce qui fait que nous avons jamais eu réellement de splitting event. Dans l'immédiat, pas de changement à grande échelle dans la troposphère à projeter. Dans le cas d'un FW précoce, un changement serait possible, mais ce FW, on ne le voit pas encore explicitement sur les modèles stratosphériques. Voilà, mon message restera succinct ce soir.
  5. Pourquoi alors, as-tu utilisé récemment des vues hémisphériques du taux d'ozone moyenné à janvier 2014 pour justifier le caractère défavorable à l'émergence des SSW?? Que ce soit avec un taux faible ou élevé d'ozone, il n'y aurait pas eu de caractère favorable ou défavorable à l'émergence d'un SSW. Ici, l'ozone sert de traceur et il permet d'avoir une idée de la concentration du vortex polaire sur le moment. A tout hasard, je préfère le préciser, je ne parle pas de variabilité inter-saisonnière, mais bien de variabilité purement intra-hivernale. Et je préfère le redire, mais avec le caractère incohérent (aspect contradictoire) de tes propos que j'ai souligné dans mon précédent post, c'est bien facile de dire "ca fait bien longtemps que je le disais, j'ai jamais rien déformé" SSW et Ozone sont liés, oui, mais dans dans le sens où le transport d'ozone suit l'épanouissement des ondes planétaires. Et ça, ce n'est pas ce que tu disais.
  6. Il y avait vraiment de quoi se poser des questions. Au moins, ça mérite d'être clair. Je lis, quand j'ai le temps, les interventions sur le forum anglais voisin. Surtout que j'ai fait un pas en avant en apportant également ma contribution à travers qq posts, certes de manière ponctuelle, sur le topic étranger auquel tu fais allusion. Et c'est bien en lisant ce même topic que j'avais constaté certains de tes copier/coller, sans ça je n'aurai jamais rien vu . J'ai du mal à cibler une certaine cohérence dans tes propos. Rappel d'une de tes réponses qui m'était destiné (où il est écrit exactement le contraire de ce que tu me dis en ce moment): Maintenant, grosso modo, pour toi, au-dessus des régions polaires et subpolaires, en plein hiver: Taux d'ozone faible -> défavorable aux SSW Taux d'ozone élevé -> favorable aux SSW ... Il y a de quoi rester perplexe. Contradiction dans tes propos. Sinon, pour le lien que tu m'avais envoyé le 14 septembre.. "voici un lien ( en anglais ) justement la dessus: https://courses.seas.harvard.edu/climate/eli/Courses/EPS281r/Sources/Stratospheric-circulation/2-Cordero-etal-chapter-6.3.pdf" Il n'en est pas du tout question. Sinon, pour citer qq phrases de ce même lien: "These wave forcing differences have a profound influence on transport and result in the observed hemispheric differences in distribution of ozone and other stratospheric trace constituents." "By contrast, in the northern hemisphere, mixing processes often extend into the polar (Arctic) region, owing to the significant planetary wave activity and resultant Brewer-Dobson circulation" Ceci met bien en évidence que les ondes planétaires permettent bien le transport d'ozone vers les régions polaires et subpolaires. "mais plus la concentration d'zone est élevé plus les ondes sont susceptibles de se produire et de réchauffer les températures" >> Non, la concentration en ozone en plein hiver au-dessus des latitudes polaires et subpolaires ne "catalyse" pas l'émergence d'ondes planétaires. Ceci corrobore ce que j'ai mis un peu plus haut. NB: J'aurai préféré voir le texte d'origine, et surtout voir la provenance de ce morceau de texte. Dans le principe, oui, on le sait. Mais, en plein hiver, au-dessus des régions polaires et subpolaires, ça ne marche pas, désolé de te le dire une nouvelle fois.
  7. Incompréhension totale ou pure provocation??
  8. Je ne connais pas de liens qui puissent proposer cela, pour plusieurs années. Peut-être que de telles données existent sur le net. Mais à ma connaissance, je n'ai jamais vu de telles données mensuelles.
  9. Le 14 septembre, tu avais toi-même affirmé que le scénario d'un El Niño faible était à abandonner, de ton point de vue. Pourquoi es-tu revenu sur ce point là 1 mois et demi plus tard, alors que la tendance proposée concernant l'ENSO s'était affinée? Je me pose vraiment la question.. Je pense que tu avais choisi ces hivers comme analogues pour d'autres considérations.
  10. En quoi l'ozone est défavorable à la mise en place d'un SSW en plein hiver?? Je n'en peux plus de lire cette pure ineptie (maintenant, je le dis) une n-ième fois de ta part sur cet hiver, surtout que je n'ai jamais eu de réponse à chaque fois que je t'ai posé la question sur la supposée existence d'une ou plusieurs étude(s) scientifique(s) à ce sujet que j'ignorerais (4e fois que je fais ma demande). Après une recherche profonde sur le net, je n'ai rien trouvé, et apparemment, tu n'as rien du tout non plus étant donné que tu ne m'as jamais répondu. Je t'invite à lire de nouveau ma réponse argumentée sur les premières pages de ce topic. En ce qui concerne tes deux cartes, elles ne sont pas représentatives des hivers 2013/2014 et 1989/1990 en entier. La première carte est une carte représentative du mois de janvier 2014. Quant à ta deuxième carte, elle est représentative du mois de janvier 1988, non incluse dans l'hiver 1989/1990. Voilà ce qui peut se passer quand on fait du copier/coller des cartes publiées par un forumeur du forum netweather: http://forum.netweather.tv/topic/78161-stratosphere-temperature-watch-20132014/page-73 (voir post de KyleHenry, p73, post 1443) Ce forumeur avait fait la même erreur en publiant un lien qui concernait le mois de janvier 1988, n'ayant aucun rapport avec l'hiver 1989/1990. La plupart de tes analyses (pas toute heureusement) de cet hiver s'inspirent également des posts de certains intervenants de ce même forum. En ce qui concerne la QBO, l'hiver 1989/1990 et notre hiver actuel sont incomparables, étant donné que les situations sont totalement inversées par rapport au phasage. "Faut'il s'étonner de cet hiver étonnamment doux océanique dans toute sa longueur? Non pas vraiment." Je remets ici, un de tes posts datant d'octobre 2013 (pour reprendre tes analogies avec des situations antérieures): L'hiver 1969/1970 a surtout été marquée de long en large par une dominance NAM-, ce qui n'est pas le cas de notre hiver actuel, ou nous avons une dominance clairement NAM+. Donc deux hivers bien opposés de ce point de vue. Je pense que sur le coup, la tendance est plutôt à l'étonnement, de ton côté.
  11. Pendant l'hiver 2007-2008, on a effectivement eu un displacement event majeur le 24 février 2008. Il y a eu aussi une légère scission marginale par rapport au coeur du vortex polaire. Mais le vortex polaire ne s'était pas fait éradiquer par le réchauffement stratosphérique majeur. Le puit de NAM- associé n'a pas été durable dans la moyenne stratosphère. Les effets de ce SSW majeur s'étaient répercutés dans la troposphère très tardivement sur la mi-mars et le début du mois d'avril. Dans le cas de février 2001, on avait cependant eu affaire à un splitting event majeur relativement puissant. Le tourbillon cyclonique a eu beaucoup de mal à se reconstituer par la suite. On avait eu 2 GA au début du mois de mars et à la mi-mars.
  12. Analyse objective qui synthétise parfaitement bien l'état actuel des choses Comme le montre très bien tes deux premières cartes, la superficie occupée par le vortex polaire dans son aspect thermique s'est bien amoindrie en l'espace d'un mois. Pour apporter quelques chiffres précis complémentaires... au plus fort du SVI, on avait atteint 57,7 millions de km2 pour la superficie du vortex polaire le 31 décembre 2013 à 10 hpa. Actuellement, cette superficie est de 28,9 millions de km2 (proche des normes de saison). En ce qui concerne le comportement à grande échelle du possible splitting event ,début février, il faudra suivre le positionnement de cette scission au niveau du vortex polaire. Si cette scission produit un décrochage inégal, ie la séparation du vortex polaire en un bloc très massif, et en bloc relativement non massif, il y a des risques que le vortex polaire puisse se reconstituer facilement après l'évènement stratosphérique. Le dernier run GFS propose un tel scénario, malgré un réchauffement stratosphérique pourtant modéré localement. Dans l'ensemble, aujourd'hui, les runs GFS projettent un splitting event non durable, qui ne parviendrait pas à éradiquer complètement le vortex polaire. Toutefois, on pourrait s'attendre à l'apparition de valeurs négatives de NAM dans la moyenne stratosphère, chose qui ne s'est pas encore produite de l'hiver. Avec le renouvellement récurrent de réchauffements embryonnaires à la périphérie du vortex polaire au cours du mois de janvier, on a quand même réussi à descendre à +0,2 d'indice NAM les 18 et 19 janvier. Je vais ressortir ici ma prévision d'indice NAM (sous la forme d'une coupe verticale de l'atmosphère) que j'avais publié lors de mon analyse stratosphérique du 26 août 2013 sur espacemétéo, confronté au profil vertical de NAM actuel: Pour l'instant, en terme de variabilité basse fréquence, cela est demeuré relativement cohérent dans les grandes lignes. Toutefois, Il est possible que la dominance NAM- vienne s'imposer sur le mois de février, plus tôt que ce que j'avais pu envisagé il y a 5 mois environ.
  13. GFS demeure obscur au-delà du 6 février. Le scénario d'un splitting event a perdu du terrain aujourd'hui. GFS18z d'hier/ GFS6z: distinction explicite (parfois marquée) de deux minima de géopotentiel dans la durée à 10 hpa, vortex perturbé GFS0z/GFS12z: displacement event avec bipolarisation ponctuelle du tourbillon cyclonique, vortex fragile mais restant stable par la suite. On ne voit toujours pas le paroxysme du phénomène. Il peut être aux alentours du 7-8 février (GFS12z), ou beaucoup plus tard (GFS6z).
  14. Le scénario d'un splitting event ne fait pas l'unanimité des runs GFS antérieurs. Force est tout de même de constater qu'un tel scénario prend du galon, puisque l'on retrouve ce scénario dans plusieurs runs depuis quelques temps. Cependant l'échéance concernée se trouve au-delà de J+10, donc à prendre avec des pincettes. Un autre scénario serait l'établissement d'un displacement event avec vortex polaire très affaibli et bipolarisation tendancielle du tourbillon cyclonique. Le champ des possibilités demeure relativement ouvert. Après, pas besoin d'aller très loin dans les échéances pour observer un vortex polaire agonisant. Sur CEP, cet affaiblissement plus profond est visible à partir des 2/3 février.
  15. Le point encourageant (pour les hivernophiles) dans les modélisations actuelles est la réduction de la thermocyclonicité (à 10 hpa) de manière progressive, jusqu'ici elle n'avait pas encore été affectée. Au cours du mois de janvier, les réchauffements marginaux par rapport aux régions arctiques n'ont pu apporter qu'une réduction relativement significative de la surface occupée par le vortex polaire dans la moyenne stratosphère, couplée à une bipolarisation tendancielle du tourbillon cyclonique, mais qui ne s'est jamais réellement imposée. Au cours du SVI de la fin décembre 2013, le vortex polaire a occupé une surface d'environ 58 millions de km^2 à 10 hpa (extension assez extrême pour la saison), selon les données fournies par la NASA. Actuellement, cette surface n'est plus que de 28 millions de km^2, mais on reste tout de même dans les normes. On pourrait enfin s'attendre à une phase de cyclolyse du tourbillon cyclonique stratosphérique (le coeur du vortex polaire serait relativement touché) bien plus importante, et ceci s'observe actuellement sur les modèles pour les premiers jours de février. De même, la composante à ondes n°2, que ce soit sur le plan thermique, ou sur le plan du Z10, devrait augmenter. Quant à la composante à ondes n°1, elle devrait diminuer. Donc, à voir pour la suite des évènements, on pourrait s'attendre à une désorganisation relative du vortex polaire. Dans la mise en place de la désorganisation du vortex polaire dans la stratosphère, il faudra surveiller la persistance future des pulsions douces au-dessus du quadrant pacifique, qui sont capables de jouer un rôle clé. Sur les 5 derniers jours, on voit bien cette activité ondulatoire ascendante à 300 hpa, au-dessus du pacifique: Pour dresser un bilan très concis sur les effets des évènements stratosphériques qui ont pu se dérouler au cours du mois de janvier, ces effets ont été relativement faiblards, conduisant tout de même à une forme de changement à grande échelle dans la troposphère.. mais quand même faible et subtile. Pas de décrochages massifs de hauts géopotentiels de la stratosphère vers la troposphère... entre les niveaux 100hpa et 10 hpa, nous avons juste eu des anomalies neutres de géopotentiel. De manière globale, les forçages ont été plus troposphériques que stratosphériques.
  16. Il faut toujours qu'on interprète négativement ou qu'on extrapole mes propos. De ce que j'ai dit ce soir, il n'y a strictement aucune tendance à en tirer. Le phénomène entrevu par les modèles persisterait. Mais on ne peut strictement rien dire de l'intensité du phénomène au-delà de j+10, tellement ça varie de run en run. Je le répète, je suis hivernophile, mais ce n'est pas pour autant que je suis dans l'excès. Cela fait longtemps que mes désirs d'hivernophile ne m'affectent plus. De même, ce n'est pas parce que j'ai émis des conclusions envers un mois de janvier dominé dans les très grandes lignes par la même récurrence que nous avons connu auparavant, que je suis un hivernophile totalement pessimiste.
  17. Tout la question est de savoir ce qu'il va se passer début février, dans la stratosphère. Nous n'avons pas assez de visibilité. En considérant le phénomène en lui-même, en mettant l'intensité ou l'envergure de celui-ci de côté, cela se poursuivrait. Il n'y a pas moyen de savoir si le phénomène va s'affaiblir, ou au contraire s'accentuer. Si nous partons sur la base d'une combinaison de manière temporelle ou une succession de plusieurs SSW mineurs, ça risquerait d'être une sacré galère pour dégager une tendance claire par la suite dans la troposphère, à l'échelle supra synoptique, ou pour avoir une idée du comportement à l'échelle planétaire du complexe dépressionnaire polaire. A l'issue d'un displacement event mineur, la réponse dans la troposphère n'est jamais tout à fait pareil. Parfois, il peut s'ensuivre un unique décrochage de NAM- sur les 2-3 semaines qui suivent. Parfois, il n'y a rien (retour rapide d'une dominance NAM+). Il y a 2 ans et demi, j'avais réalisé une étude de cas relativement conséquente sur une possible relation entre displacement event mineur et "zonalité des grands centres d'action"/tempêtes des latitudes tempérées au-dessus de l'Atlantique. Cette relation n'est pas totale, elle ne se vérifie pas à chaque fois, mais par le passé, il y a eu plusieurs cas, où en faîtes, on pouvait observer ce lien. Je peux te donner deux exemples récents de displacement event mineur: - 6 janvier 2011 - 3 février 2011 Mais, je ne vais non plus vers un listing et dire à chaque fois ce qu'il s'est passé, ça serait trop long ^^
  18. Tout dépend des runs GFS auxquels on fait allusion. Tu parles de split, mais on ne sait pas à quels scénarios GFS tu fais référence, au niveau des échéances lointaines. Remarque générale (je m'adresse ici tout particulièrement aux hivernophiles qui ne peuvent pas céder à leurs propres désirs): Je pense vraiment qu'il faut arrêter de se laisser tromper par de quelconques chimères à +240h et au-delà, ou céder aux mirages (miroités par des scénarios de temps en temps extrêmes), et pour cela, il faut prendre un réel recul à propos des échéances excédant le J+10, et ne plus apporter un énorme crédit sur des cartes à +300h, ou +350h, ou je ne sais quelle échéance repoussée. A titre d'exemple, j'évoquais il y a une semaine les projections de GFS qui entrevoyaient un réchauffement d'ampleur modérée, dont le paroxysme (localement) devait être atteint le 28 janvier. Qu'en reste-t-il aujourd'hui?? Le phénomène en lui-même est toujours présent, mais l'intensité ainsi que l'envergure du phénomène ont nettement été revu à la baisse. On n'a plus que des réchauffements locaux atrophiés sur les modélisations actuelles avant début février. D'autant plus que le paroxysme est à chaque fois repoussé dans le temps par GFS. Certes, on a de temps en temps des runs intéressants pour le début du mois de février, avec une cyclolyse du tourbillon stratosphérique parfois notable, mais c'est vraiment beaucoup trop loin, et nous ne pouvons pas en tirer des certitudes. Pour revenir à des échéances un peu plus raisonnables, sur les 10 prochains jours, on s'attendrait à un simple displacement event, couplé à quelques embryons de réchauffement de très faible ampleur au niveau de pourtour du tourbillon cyclonique. On ne dépasserait pas localement les -20°c. Rien de bien fantastique. La vitesse moyenne des vents zonaux au-dessus des latitudes moyennes dans la moyenne stratosphère n'accuserait aucune baisse, même faiblarde. Si tu avais regardé la page précédente, tu aurais vu quelques éléments de réponse. On ne peut pas interpréter seulement cette carte, pour avoir une idée des conséquences, à terme.
  19. Au-delà d'une échéance de 10 jours, il est très difficile d'avoir une idée précise sur l'intensité des perturbations stratosphériques. D'ici 2 à 3 jours, la situation aura le temps d'évoluer, quant à l'amplitude thermique modélisée vis-à-vis de ce réchauffement local. Les runs GFS à de telles échéances permettent juste d'appréhender le phénomène en lui-même... mais il faut tout de même considérer plusieurs runs. Autrement, si on se restreint uniquement à la carte de ce run GFS, on ne peut rien en tirer (que ce soit en terme de conséquences dans la stratosphère, ou au sein de la troposphère), étant donné qu'elle n'apporte rien sur les évènements qui pourraient se dérouler début février. Je vais juste illustrer mon propos avec deux situations analogues (avec la carte que tu as posté) par le passé. Nous avons la même configuration dans les grandes lignes sur le plan thermique entre la carte que tu as posté, la carte du 6 janvier 2011, la carte du 3 janvier 2013. Pourtant, en janvier 2011 et en janvier 2013, les conséquences du réchauffement local n'ont pas été les mêmes sur les 14 jours qui ont suivi ces deux mêmes évènements. Après le SSW mineur (réchauffement d'ensemble faiblard à l'échelle hémisphérique) du 6 janvier 2011, le réchauffement s'est dissipé rapidement.Le vortex polaire a conservé sa forme. Après le réchauffement local de début janvier 2013, le réchauffement à l'échelle hémisphérique s'est poursuivi (+ diminution des contrastes thermiques entre le coeur du VP et l'extérieur du VP). La phase de cyclolyse du VP fut bien plus marqué qu'en janvier 2011. Le complexe de bas géopotentiels a été attaqué de manière significative. Le paroxysme de la perturbation stratosphérique avait été atteint aux alentours de la mi-janvier.
  20. Sur un bon nombre de runs antérieurs de GFS, il est vrai que le point en commun est l'émergence d'un réchauffement localisé au-dessus de la Sibérie. Le paroxysme du réchauffement stratosphérique de manière locale serait atteint aux alentours du 28 janvier. Suivant les différents runs GFS, ce pic de réchauffement serait compris entre -15°c et 0°c, mais cela peut toujours évoluer, compte tenu de l'échéance encore lointaine. Le réchauffement serait acquis. Cependant, quant à son intensité, ce n'est pas à une échéance supérieure à +300h que l'on peut émettre des certitudes, bien évidemment. Toutefois, cet évènement n'aurait rien de majeur le 28 janvier. On s'attendrait à un displacement event et le vortex polaire resterait relativement en forme. Nous avons une bonne visibilité jusqu'au 28 janvier. Les incertitudes augmentent par la suite en ce qui concerne les conséquences de ce réchauffement local. Faudra-t-il s'attendre à une réduction des contrastes thermiques entre le coeur du vortex polaire et la zone occupée par ce réchauffement (diminution de la thermo-cyclonicité)? Le vortex polaire va-t-il s'affaiblir? Ou au contraire se maintenir? Beaucoup de questions. Mais tout ceci est encore trop loin. Il faut savoir être patient.
  21. Au sein de ta liste, les hivers 1992/1993 et 1993/1994 peuvent être des hivers potentiellement analogues à notre hiver actuel au regard des forçages externes, même s'il y a quelques divergences notables vis-à-vis de la phase de la propagation de la QBO (je parle notamment de la phase est descendante de la QBO). Les hivers 1961/1962 et 2004/2005 présentent également des analogies avec notre hiver toujours au regard des mêmes forçages. Ca fait longtemps que j'en ai pas parlé. La dernière fois que j'en ai parlé, c'était il me semble avec Phoenix d'IC sur FB, pendant les vacances de la Toussaint. Pour le moment, je ne me suis prononcé que pour le mois de janvier. Ici, je vais me focaliser un peu plus sur le mois de février, même s'il reste encore 20 jours avant le début de ce mois-ci et même si la visibilité à TLT via les modèles numériques n'est pas énorme. Dans l'ensemble, les 4 hivers en question ont été globalement affectés par une répartition zonale des grands centres d'action au-dessus du quadrant atlantique sur les mois de décembre et janvier. Quant au mois de février, dans l'ensemble, le "pérennité" du complexe dépressionnaire n'a pas été assurée. Dans les détails, on peut voir ci-dessous que les anomalies de haut géopotentiel (à 500 hpa) ont pu titiller davantage des latitudes bien plus septentrionales. Dans les grandes lignes, le mois de février n'a donc pas été dans la relative continuité des mois de décembre et janvier. Quand je dis "dans les grandes lignes", je me réfère à ma première colonne de plots, car dans les détails, ce n'était pas forcément le cas, notamment en ce qui concerne le mois de décembre 1961 pendant lequel le régime de l'anticyclone groenlandais avait dominé (forçages troposphériques + petit réchauffement canadien dans un contexte de stratosphère bien froide). Ici, je n'ai mis à disposition que les graphiques de température moyenne à 10 hpa à l'échelle de l'hémisphère nord, pour les hivers 92/93, 93/94, 04/05 et 13/14. Pour l'hiver 61/62, il n'existe pas de graphique de température sur le net. On peut remarquer que ces 3 hivers antérieurs ont été surtout marqués dans l'ensemble par des SSW mineurs à faible amplitude thermique à l'échelle de l'HN. Dans l'ensemble, ce fut tendanciellement l'occurrence des "répliques stratosphériques" ou d'évènements mineurs qui a sollicité l'usure dans le temps du vortex polaire et donc qui a permis de générer une ouverture sur les mois de février en question. NB: sur le graphique de l'hiver 13/14, il y a également en arrière-plan le graphique de l'hiver 12/13 (cf courbe bleue). La probabilité de réchauffement stratosphérique majeur est faible pour la suite de l'hiver. Toutefois, si un réchauffement majeur venait à se réaliser, il émergerait plutôt vers la toute fin de la saison (en 2005, ce fut le cas le 23 mars, mais la caractère majeur de cet évènement a été rendu possible en partie grâce à l'avancée de la saison). Il faudrait compter sur une certaine occurrence d'évènements stratosphériques mineurs pour dégrader (dans le temps, pas de manière brutale) l'état du vortex polaire afin qu'une tentative d'ouverture (vis-à-vis de la récurrence actuelle) à l'échelle de l'hémisphère nord puisse apparaître dans la troposphère sur le mois de février. Le possibilité d'un réchauffement stratosphérique final précoce n'est pas du tout à exclure cette année.
  22. Je tiens à préciser que je ne suis pas douceurophile, mais hivernophile comme bcp d'entre vous Sorry guy, Game over ^^ (Sans ça, je n'irai pas profiter de mes stages de compétition et du ski hors piste chaque hiver. Par contre, cette année, je n'y vais pas malheureusement ^^). Il ne faut pas croire que je suis l'ankou des hivernophiles tout de même Après, voilà, je suis hivernophile et ce n'est pas pour autant que mes désirs se calquent sur mes tendances. Il faut savoir contrôler ses émotions. Il existe un topic : le topic des lamentations, où vous pouvez tous vous exprimer comme bon il vous semble. Je l'ai souvent répété les années précédentes ... l'OBJECTIVITE doit occuper une place importante dans nos analyses.
  23. Les dates pour le concours TSE sont-elles connues? Je vais peut-être le passer cette année. Reste à voir si ça va être compatible avec mes concours que je vais passer à l'issue de la prépa (mon dossier d'inscription est validé). Le seul trou pour ma part serait sur la première décade de mai. Je passerai le concours TPE/EIVP également.
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