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Je n'irais pas jusque là quand même. Certes, nos derniers hivers n'ont pas été aussi catastrophiques que des hivers du type 2013/2014 ou 2015/2016, mais on a quand même eu des séquences zonales encore assez récemment, notamment pendant l'hiver 2017/2018. Bien que celui-ci ait connu des fenêtres météorologiques froides, au début et à la fin de l'hiver, il ne faut pas oublier que cette période hivernale a été très contrastée et que sur une majeure partie de l'hiver (grosso modo de mi-décembre à mi-février), une récurrence plutôt zonale ponctuée d'intermèdes un peu plus ondulatoires (ondulations essentiellement européennes) a été de la partie avec à la clef un mois de janvier 2018 assez remarquable (forte pluviométrie en particulier dans l'est et le centre est de la France, déficit d'ensoleillement généralement supérieur à 30% sur l'hexagone, anomalie thermique nationale d'un peu plus de +3°c ... mois de janvier le plus chaud depuis 1900 (merci au RC x( )). Plus globalement, on peut constater qu'en termes d'occurrence de régimes de temps ou plutôt de positionnements des grands centres d'actions, l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique est généralement assez omnipotente depuis 2013 et que les conditions anticycloniques nous collent souvent à la peau en France. Ce qui était un peu moins le cas au cours des années antérieures à 2013. L'un des grands absents reste le régime à anticyclone groenlandais, peu entrevu au cours des années précédentes. Par le passé, de pareilles périodes, fortement dominées par le complexe dépressionnaire au-dessus de l'océan et caractérisées par une faible occurrence en régime NAO- ou à anticyclone groenlandais ont déjà eu lieu. Pour mieux caractériser la puissance du régime d'ouest au-dessus de l'océan, j'ai réalisé un petit graphique excel. La courbe bleue représente les anomalies de vents zonaux à 500 hpa (dans la moyenne troposphère) par rapport aux normales 1981-2010, au-dessus d'une zone délimitée par le 60e et le 50e parallèle, et par les longitudes -60° et -20° , ce qui correspond grosso modo à la zone de l'Atlantique située entre Terre-Neuve et les îles britanniques (courbe déjà exploitée par 13V l'an dernier, mais pas exactement au niveau de la même zone je crois). Il s'agit ici d'une moyenne glissante de 36 mois afin "d'éliminer" le bruit de fond, de lisser la courbe et afin de mieux apprécier le "signal global" (attention : il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce graphique) . A ceci, j'ai rajouté également le nombre moyen de tâches solaires (moyenne glissante sur 13 mois) en vue de visualiser l'activité solaire (courbe verte), c'est loin d'être impertinent. Et en plus de cela, j'ai placé les SSW majeurs (ou réchauffements stratosphériques majeurs) qui se sont manifestés depuis 1958 (bâtonnets oranges). Tendanciellement, on remarque 4 périodes qui sortent du lot avec des anomalies positives de vents zonaux, et donc tendanciellement un régime d'ouest plus important. La période du début des années 90 étant la plus imposante, elle est suivie après par 3 autres périodes de moindre importance : entre autre celle que nous avons vécu depuis grosso modo 2013 et que nous vivons toujours actuellement, une séquence au milieu des années 70 ainsi qu'au milieu des années 80. Il est notamment possible de noter que ces "phases" au cours desquelles, le flux d'ouest était en moyenne un peu important (là c'est un peu un abus de langage car il s'agit d'une moyenne glissante de 3 ans !) sont précédées par des pics d'activités solaires (avec un certain temps de retard). Ce commentaire est à mettre en parallèle avec l'analyse de 13Vents d'il y a 2 ans ou le très long post de Gugo de cette année . Toutefois, réciproquement, on ne peut pas faire la même observation sur ce graphique, un pic d'activité solaire n'est pas systématiquement suivi par un "cycle" au cours du quel, en moyenne, le régime d'ouest est plus puissant. Par ailleurs, 3 de ces 4 périodes sont marquées par l'absence de SSW majeurs sur plusieurs années (voir grandes flèches rouges). Dans les années 1990, cette absence a duré près de 10 ans, dans les années 70 : 4 ans. Et plus récemment, après le SSW du 18 janvier 2013, il fallu attendre 5 ans avant de voir se manifester un nouveau SSW majeur (cette année au cours du mois de février). A titre d'informations, nous avons en moyenne 6 SSW majeurs approximativement chaque décennie. Cette remarque n'est pas dénuée de sens car un SSW majeur génère dans certains cas (pas dans tous les cas) la désorganisation du complexe dépressionnaire et donc davantage de flux méridiens vers les latitudes septentrionales et l'affaiblissement de l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique. L'absence d'un tel phénomène est donc plus susceptible de laisser le régime d'ouest en pleine vigueur au cours de la saison hivernale. Tout ceci peut donc nous interpeller sur l'existence possible de grands cycles plus ou moins réguliers, plus ou moins variables, mais certainement très difficiles à définir à des échelles de temps de plusieurs mois, voire plusieurs années. Bien évidemment, je ne vais pas pouvoir produire une tendance saisonnière pour l'hiver prochain à partir de ce que je viens de vous partager. Je remarque juste que depuis quelques temps, l'activité dépressionnaire sur l'atlantique a souvent tendance à nous importuner, hivernophilement parlant (même si c'est un peu moins le cas maintenant : exemple de l'hiver dernier). Ceci va-t-il se poursuivre l'hiver prochain ? Je ne suis pas en mesure de le dire, seulement à l'analyse des éléments que je viens de vous exposer.
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Félicitations à toi (et aux autres aussi ^^)!! 😉 Pareil, j’ai eu ma rentrée à l’ENM lundi, pas en TSE, mais en M2 SOAC (Sciences de l’Océan, de l’Atmosphère et du Climat). On sera sans doute amené à se croiser dans les couloirs de l’école 😉
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Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018
Cirus a répondu à un sujet de F1666 dans Le temps en France
Quelques photos prises par une amie, sur la route, à l'est de Brest il y a 20 minutes... Sinon, ici, à Plouguenast, il commence à pleuvoir avec une température de 6,2 deg.. G.E.N.I.A.L. ! -
Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018
Cirus a répondu à un sujet de F1666 dans Le temps en France
Le ciel est à présent couvert à Plouguenast (22). Tx de 9,1°c, il fait 8,6°c en ce moment même. Quel contraste avec les températures observées dans le nord du Finistère ! Une petite ligne d'averses est en approche, il n'y aura pas de flocons, c'est certain -
Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018
Cirus a répondu à un sujet de F1666 dans Le temps en France
La température devrait commencer à chuter à partir de 14h environ, avec l'arrivée progressive de l'enroulement pluvio-neigeux situé actuellement sur le Finistère. Peut-être quelques flocons (sur un malentendu, on sait jamais) en fin de journée (cf WRF), mais de toute façon, je ne serai plus là pour le constater, je serai en route pour Nantes ^^. -
Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018
Cirus a répondu à un sujet de F1666 dans Le temps en France
La température a bien grimpé en cette fin de matinée. Il fait actuellement 8,3°c. Toujours plein soleil, bien que les nuages soient un peu plus nombreux que tout à l'heure. Juste pour signaler mon emplacement, je vous montre où je me trouve (croix rouge) ... C'est comment dire ... AFFLIGEANT -
Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018
Cirus a répondu à un sujet de F1666 dans Le temps en France
Ambiance "printanière" ici, dans le sud 22 à Plouguenast (en faisant tout de même abstraction de la température). Grand soleil, et petit cumulus dans le ciel. Il fait pas loin de 6 degrés. Et dire que selon les modèles, il y a encore environ 4 jours, le début des hostilités auraient commencé là maintenant avec de bonnes chutes de neige et des températures qui auraient eu beaucoup de mal à dépasser 0 degré au meilleur de la journée ... X) S'il tombe de la neige la nuit prochaine et demain ici, je ne serai plus là pour la voir.. je repars pour Nantes en fin d'après-midi X) J'aurais plus ou moins tout raté cet hiver, c'est dingue ! -
Suivi du temps dans le Centre-Ouest - Février 2018
Cirus a répondu à un sujet de cailloupaille dans Le temps en France
Sur Saint-Herblain actuellement : Dsl pour la qualité mauvaise des photos (prises depuis mon smartphone)^^ Edit : ça continue à tomber mais les flocons sont minuscules. -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
L'activité ondulatoire venue de la troposphère a bien eu un rôle à jouer et je ne dis pas le contraire. Dans le cas du SSW de janvier 2009, plusieurs études ont également souligné l'importance des "précurseurs mésosphériques" dans l'initiation du SSW majeur de janvier 2009, qui auraient été eux-même forcés par la propagation rapide d'ondes de la troposphère vers la mésosphère . Voici une de ces études : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2011MS000067/full -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
En tant que tel, le réchauffement stratosphérique majeur projeté pour la mi-février est toujours autant remarquable. Selon le modèle GEOS, on atteindrait une température moyenne inédite à cette période de l'année au-dessus de l'hémisphère nord, au-delà du 60e parallèle, dans la moyenne stratosphère. Mieux qu'un long discours, je poste directement l'évolution modélisée de cette température moyenne pour les 10 prochains jours. On crève le plafond, c'est le cas de le dire. Par la même occasion, en liaison avec une brèche profonde au cœur du vortex polaire, le renversement des vents zonaux moyennés au 60e parallèle à 10 hpa sera effectif à partir du 11 février, suivi d'un plongeon prononcé au sein de la plage négative du graphique que vous pouvez retrouver ci-dessous. L'entaille au sein du tourbillon cyclonique (via la présence d'une crête d'altitude de grande ampleur) se maintiendrait suffisamment longtemps pour affaiblir - plus ou moins lentement certes, mais sûrement- les 2 "cellules filles" du vortex polaire, que ce soit dans la moyenne ou dans la basse stratosphère. On tient là un évènement tout de même très intense, relativement analogue en certains points, aux SSW de février 1981, de janvier 1985 et plus récemment au SSW de janvier 2009, ou à bien d'autres SSW majeurs, en particulier en termes de répartition spatiale des centres d'actions à 10 hpa. Bien entendu, ces situations ne sont pas identiques entre elles et la "comparaison" s'arrête à cette couche de l'atmosphère (car je n'ai pas trop le temps de creuser davantage ^^). Par exemple, dans le cas de janvier 2009, le SSW a été en grande partie initié par de fortes ondulations venues de la basse mésosphère/haute stratosphère, alors que dans notre cas actuel, c'est plutôt l'ascension (et l'amplification avec l'altitude) des ondes venues de la troposphère qui vont jouer en grande partie sur cet événement à venir... bien que les perturbations atmosphériques venues de la haute stratosphère/ basse mésosphère ont eu leur part de travail. A notre niveau, la situation pourrait devenir potentiellement explosive pour le complexe dépressionnaire après le 20 février et sur la première quinzaine de mars, avec la migration possible de hauts géopotentiels en direction des latitudes septentrionales de l'hémisphère nord. Il n'est pas non plus impossible que les effets de ce SSW majeur se prolongent au-delà de la mi-mars si le tourbillon cyclonique reste durablement malade dans la basse stratosphère (et c'est le cas de la plupart des SSW majeurs avec éclatement du vp). La propagation vers le bas est assez certaine. Toutefois, il reste à définir la nature ou l'ampleur de l'érosion du vortex polaire dans la basse stratosphère, suite au SSW de la seconde décade de février, mais cette altération, dans la basse stratosphère, bien qu'elle ne soit pas très visible est quand même effective, notamment au niveau de la "cellule fille" du vortex polaire située au-dessus du continent américain. On peut donc espérer de belles occasions, hivernophilement parlant, sur la période que je viens de mentionner un peu plus haut, sauf en cas de flux défavorables, même si les ondulations pourraient mieux s'épanouir vers les latitudes nordiques ^^. -
Suivi du temps dans le Nord-ouest-Fevrier2018
Cirus a répondu à un sujet de Romain56 dans Le temps en France
Photo prise ce matin par ma mère à Gausson (sud 22, 15 km au nord de Loudéac), un peu avant 6h. Au vu du radar, ça a l'air de bien tomber. Le sud 22 est dans l'axe d'un beau couloir neigeux. -
Suivi du temps dans le Centre-Ouest - Février 2018
Cirus a répondu à un sujet de cailloupaille dans Le temps en France
Je pense que je vais fuir de Nantes plus vite que je n'en suis arrivé Très léger saupoudrage ce matin sur les voitures, les toitures et la végétation.. compte tenu de ce qu'on pouvait espérer il y a encore un peu plus de 48h, c'est la douche froide X'D Heureux de me retrouver dans un secteur à flop X'D Ca doit flopper tellement que certains ne doivent plus savoir comment cela fonctionne ... extrait d'une conversation entendue de loin dans le tram hier soir : "Il ne neigera pas demain! Il fait trop froid pour neiger!" Quand même dommage que je ne sois pas dans les Côtes d'Armor en ce moment, il est tombé 5 cm de neige sur plusieurs secteurs, notamment chez mes parents -
Suivi du temps dans le Nord-ouest-Fevrier2018
Cirus a répondu à un sujet de Romain56 dans Le temps en France
Franchement décevant sur Nantes ce matin en sachant que les runs étaient tout de même assez dantesques il y a encore un peu plus de 48h Il a fallu se contenter d'une très fine pellicule de neige avec tenue sur les voitures, la végétation, les toitures et un peu sur les trottoirs. Bref... à chier ! Dommage que je n'étais pas dans le 22, il est tombé 5 cm de neige environ chez mes parents entre Saint-Brieuc et Loudéac ! -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Je n'ai pas suivi les modèles pendant 2/3 jours d'affilés en début de semaine et je dois dire que j'ai été très surpris par le revirement des projections numériques, si on peut appeler ça comme ça. Clairement, c'est de l'artillerie lourde qui nous attend à partir de j+8. Au vu de l'échéance, l'éclatement du vortex polaire ne fait quasiment plus aucun doute dans la moyenne stratosphère. Celui-ci serait effectif à partir du 12 février environ. Toutefois, il reste à mesurer l'intensité et la durée de cet éclatement exacerbé en partie par la propagation ascendante d'ondulations "euro-atlantiques" (à relier avec l'AS projeté pour ces prochains jours) et s'amplifiant très rapidement en direction de la haute stratosphère. Globalement, les modèles ne font pas dans la dentelle et certains runs sont parfois impressionnants avec une entaille très profonde au sein du vortex polaire, d'autres sont toutefois plus mesurés. Je pense que nous avons de quoi être optimiste, hivernophilement parlant, pour la fin de l'hiver et le début du printemps météorologique (mars). Bien entendu, il faudra suivre de près, dans les prochains runs, la profondeur (propagation vers la basse stratosphère), l'intensité et la durée de cette désorganisation du tourbillon cyclonique car ces 3 "composantes" inhérentes à notre futur SSW peuvent jouer grandement sur l'occurence de survenue de blocages au-dessus du quadrant "euro-atlantique". Voilà ce que je peux dire très brièvement, quant à la situation entrevue par les modèles. Dommage que je ne sois pas plus disponible en ce moment pour faire une analyse plus détaillée... il faudrait tout de même que je trouve du temps car c'est vraiment passionnant de suivre une telle situation, cela ne se produit pas tous les hivers -
Pour le moment, nous n'avons aucun scénario à SSW majeur sur GFS et GEFS avant le 11 février. Dans la stratosphère et au regard des modélisations, la situation générale est tout de même assez laborieuse et peu satisfaisante pour quelqu'un à la recherche d'une désorganisation profonde du vortex polaire. La configuration devrait tout de même changer aux alentours du 6/7 février, avec l'amplification assez rapide avec l'altitude d'une ondulation de la troposphère vers la haute stratosphère au-dessus de la région "euro-atlantique", tandis que la crête d'altitude quasi stationnaire située au-dessus du quadrant pacifique devrait se maintenir à tous les étages de la stratosphère, malgré un léger affaissement sur les modélisations. Ceci aurait pour effet direct de recentrer tendanciellement le vortex polaire vers le pôle, en raison de la présence simultanée de 2 ondes, de part et d'autre de l'hémisphère nord. Cette évolution est projetée depuis plusieurs jours, mais des incertitudes subsistent notamment quant à la capacité des ondes planétaires à altérer la structure verticale du vortex polaire. En l'état actuel des modélisations, après le 7 février, cette altération serait assez faible, malgré des runs différents. Les modélisations oscillent essentiellement entre la survenue de 2 minimas dépressionnaires au sein du complexe de bas géopotentiels (bipolarisation tendancielle du vortex) -sans toutefois que la moindre scission n'apparaisse- , l'allongement du tourbillon en forme d'haricot géant, et le maintien d'une courbure assez cyclonique en périphérie (peu d'effets). Ainsi, l'intensité de cette altération reste encore à appréhender, mais on constate que pour le moment, il est difficile d'entrevoir un scénario avec un éclatement du vp et que le chemin est encore loin avant d'aboutir à un renversement des vents zonaux. On semble tout de même plus près de retomber dans les mêmes travers que 2007, 2008, 2014 ou 2016 avec des poussées subtropicales d'amplitude variable à répétition, se propageant difficilement sur la verticale, ou avec une érosion faible à modérée du vortex polaire malgré de multiples pulsions dans la stratophère. Ce type de séquence peut s'achever avec un SSW majeur tardif ou un réchauffement final précoce, mais ce n'est pas systématiquement le cas. Il reste à suivre de près les prochaines modélisations, car on n'est pas forcément à l'abri d'agréables surprises. En tout cas, il faudra plus que de simples rayons laser pour mettre en déroute notre soucoupe volante. Pour le reste, espérons que la phase 7 de la mjo nous permette de sortir de cette interminable récurrence. Encore faut-il que dynamiquement, ça "fonctionne".
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En espérant que le mois de février ne soit pas sur la même lancée. CFS donne en ce moment des sueurs froides, ou plutôt des sueurs chaudes, c'est plutôt le cas de le dire, avec une anomalie thermique avoisinant +2 deg pour février. Même si CFS peut avoir ses limites, ce genre de modélisation est qd même à considérer. Autant dire qu'on a énormément de mal, pour l'instant, à sortir de cette "série noire" d'hivers presque sans saveur franchement hivernale malgré quelques séquences météorologiques froides, mais pas très nombreuses depuis 2013. Depuis 2013, il est vraiment difficile de se débarrasser de cette activité dépressionnaire omnipotente sur l'Atlantique.
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Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Suite à une période froide dans la stratosphère associée à un vortex polaire particulièrement puissant, la baisse de régime des vents zonaux, qui s'est déjà amorcée, se poursuivra -toutefois de manière assez atténuée (pas de SSW majeur entrevu sur les modèles)- ces prochains jours. En outre, la situation devrait rester très grossièrement stable avec une configuration globale assez classique et proche de la normale pour un mois de janvier. Une crête d'altitude relativement prononcée stationnerait en effet au-dessus du quadrant pacifique (aux alentours de 180° de longitude), dans l'ensemble de la stratosphère, pour une durée indéterminée, comme nous pouvons le voir sur l'animation ci-dessous. Cette animation (modélisation GFS) est une coupe verticale de l'atmosphère entre 0 et 50 km d'altitude (niveau 1 hpa environ) en fonction de la longitude. Les couleurs sur cette animation représentent les anomalies de géopotentiels moyennées entre 45 et 75° de latitude nord. Le paroxysme de cette ondulation serait atteinte aux alentours du 19 janvier, avant un léger affaissement de celle-ci. On surveillera de près une réalimentation probable de cette onde quasi-stationnaire depuis la haute stratosphère, d'ici la fin du mois de janvier, pouvant potentiellement conduire à son amplification et à un déplacement du vortex encore plus prononcé. L'ampleur de ce renouvellement est très incertain. Hivernophilement parlant, il n'y a encore rien à attendre de la stratosphère jusqu'à la fin du mois de janvier. -------- MODE HS ON -------- Au regard de l'oscillation de Madden-Julian (ou MJO), le pôle de convection tropicale va continuer à se propager d'ouest en est ces 2 prochaines semaines. Celui-ci va peu à peu se déplacer vers l'extrême ouest de l'océan pacifique sur la dernière semaine du mois de janvier (MJO en phase 5). Si cette propagation se confirme et si elle continue à se propager vers l'est sur l'océan pacifique (extrapolation), on a peut-être quelques espoirs à en tirer, avec des ondulations plus marquées. GFS : Ceci me fait un peu penser à janvier 1986 , même si la propagation d'ouest en est était beaucoup plus marquée que ce qu'envisage les modèles actuellement pour notre seconde quinzaine de janvier (voir figure ci-dessous). Les similitudes entre notre hiver actuel et l'hiver 1985/86, j'en ai parlé à plusieurs occasions, notamment au regard des forçages de grande échelle ici : https://forums.infoclimat.fr/f/topic/892-prévisions-stratosphériques-à-moyen-long-terme/?do=findComment&comment=2832089, ou ici : https://forums.infoclimat.fr/f/topic/892-prévisions-stratosphériques-à-moyen-long-terme/?do=findComment&comment=2842111, si vous voulez retrouver les analyses. A l'extrême fin du mois de janvier 1986, un AS s'était développé , tout en drainant des conditions froides sur l'Europe occidentale (attention, cela ne veut pas dire qu'un AS va se former, avec un minimum de certitude, fin janvier de cette année). -------- MODE HS OFF -------- -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
A part 1 ou 2 scénarios extrêmes du GEFS12z d'hier, aucun SSW majeur n'est modélisé, même à des échéances déraisonnables. Comme tu le dis et de manière générale, il faut vraiment inciter, et pas qu'un peu, à la prudence, devant des modélisations "extrêmes" ou sortant de l'ordinaire à +384h. Je préfère le répéter, car tous les ans au milieu de l'hiver, les modélisations nous miroitent parfois en bout de course, sur un ou plusieurs runs, des cartes alléchantes avec parfois un SSW majeur à la clé. Pourtant, depuis maintenant 4 ans, on n'a pas eu un seul SSW majeur (hors SSW final). En considérant la définition CP07 d'un SSW majeur (U60 inférieur à 0 m/s à 10hpa), le dernier en date remonte au 7 janvier 2013. Il ne faut donc pas prendre pour acquis les projections numériques, au-delà d'une échéance de 10 jours. L'usage du conditionnel est de rigueur. Pour le reste, il semblerait que nous nous orientons vers une baisse de régime des vents zonaux à 10 hpa sur la seconde décade de janvier. Le retour à des conditions proches des normales serait possible aux alentours de la mi-janvier et des jours qui suivent. Au-delà du 18/19 janvier, ça devient trop loin et il est encore difficile de dresser une tendance claire, sur les modèles. Ce n'est pas une règle générale. Les effets (hivernophilement parlant) peuvent survenir directement, ou avec un retard plus ou moins important (par exemple 7 jours, 15 jours plus tard ...) après un SSW. Dans d'autres cas, ces effets ne font pas irruption. Tout dépend de la profondeur de l'affaiblissement des vents zonaux. Si cet affaiblissement parvient à bien se propager vers la basse stratosphère, ces effets peuvent apparaître rapidement au-dessus de notre partie de l'hémisphère nord, dans la troposphère. -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Le contexte global n'est pas favorable à une mise en déroute de l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique, et plus particulièrement sur l'ouest de l'Atlantique et dans les parages de la mer du Labrador. Tout d'abord, le courant circumpolaire d'ouest est relativement puissant (bien au-dessus des normes) dans la moyenne stratosphère. D'ici la fin de la première décade de janvier, on pourrait dépasser la barre des 55 m/s de vents zonaux à 10 hpa le long du 60e parallèle, selon CEP et GFS. Le vortex polaire est donc particulièrement puissant. Quant à l'Oscillation Madden-Julian, le pôle de convection tropicale se trouve actuellement au-dessus de l'océan indien (phase 2/3 de l'Oscillation Madden-Julian ou MJO). Cette position n'est pas favorable à l'installation des hauts géopotentiels autour de la Mer du Labrador, ou au-dessus du nord de l'Atlantique. Je poste ici une figure d'une étude qui avait été présentée par TreizeVents dans le topic des tendances saisonnières. Si vous voulez consulter par curiosité cette étude, vous la trouverez ici. Cette figure est subdivisée en 3 cartes et présente la fréquence d'apparition d'un blocage atlantique, 5 jours (à gauche), 10 jours (au milieu) et 15 jours (à droite) après une MJO de phase 3. On peut vite s'apercevoir sur cette figure que cette fréquence est faible entre 50° et 70° de latitude nord et entre 90° et 30° de longitude ouest, surtout 10 jours après une MJO de phase 3. Sur ces prochaines semaines, les conditions dépressionnaires pourraient donc continuer à rester omnipotentes sur l'Atlantique, avec des chances assez faibles de blocage sur le Groenland ou sur la mer du Labrador. Cela dit, ce contexte global défavorable ne peut pas empêcher à lui seul l'ouverture de fenêtres hivernales (avec un blocage scandinave ou un blocage sur la mer de Norvège par exemple....), que ce soit à l'échelle synoptique, ou supra synoptique au sein de la région euro-atlantique. La brèche occasionnée dans le courant zonal au-dessus de l'Atlantique (entrevue pour demain et après-demain sur les modèles) est avant tout provoquée par une cyclogenèse très puissante le long de la côté est américaine... interaction entre une anomalie de surface située à proximité de la Floride et une anomalie d'altitude associée au décrochage polaire responsable de la vague de froid sur une bonne partie du continent américain. De part sa position assez méridionale et de sa puissance, cette dernière est capable de soulever une puissante advection douce méridienne, qui est capable elle aussi de créer une discontinuité au sein du courant zonal et de décrocher des anomalies basses de géopotentiel sur sa marge orientale (et donc en direction de l'Europe du sud-ouest). Ce drain d'anomalies basses permettra de maintenir quelques temps le bulle tiède rabattue sur l'Europe par l'activité dépressionnaire atlantique, mais cela ne pourrait pas être suffisant. Sur les modèles numériques, une partie du devenir du blocage (élévation vers l'Europe du Nord/mer de Norvège ou non) se joue aux alentours du 8 janvier. Sur les derniers runs de GFS par exemple, un axe de talweg près des côtes ouest européennes n'a pas assez de "profondeur" et force la crête d'altitude à se rabattre vers des latitudes plus méridionales, tandis que sur CEP et GEM, un "grain de sable" fait que le talweg tend à s'immiscer, à s'incruster au niveau des racines du blocage ce qui a pour effet de soulever davantage le blocage en direction des latitudes septentrionales. Un rien peut donc faire basculer ce blocage projeté pour ces prochains jours et tout se joue sur des petits détails. En guise de conclusion générale, pour ce mois de janvier, je ne suis pas optimiste quant à la survenue d'un blocage dans le secteur atlantique, en particulier autour du Groenland ou de la mer du Labrador. L'activité dépressionnaire pourrait donc rester de la partie au-dessus de l'océan, ou dans une moindre mesure au-dessus du Groenland et du Canada, tout en pilotant pourquoi pas des ondulations depuis l'Atlantique, vers l'Europe. Je pense qu'il est possible qu'un blocage puisse s'affirmer au nord de l'Europe, un moment donné (qui sait, comme en fin janvier 1986 ou fin janvier 1996, ce sont des hivers que j'avais mentionnés en novembre comme étant potentiellement analogues à notre hiver actuel... mais bon je délire sans doute). Cette hypothèse n'est pas dénuée de sens, surtout au vu des modélisations actuelles et n'est pas incompatible avec des conditions dépressionnaires omniprésentes au-dessus de l'océan. Dans le cas contraire, on pourrait se retrouver avec du zozo ou un régime ondulatoire faible à modéré, si ça ne se produit pas. Désolé par avance de ce HS, car je ne parle pas bcp de strato, c'était pour répondre au post précédent ^^ -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Un second SSW mineur se confirme sur les projections pour Noël, via le renouvellement de la crête d'altitude canadienne dans la moyenne stratosphère. Mais tel qu'il est vu en ce moment, celui-ci ne serait pas un cadeau pour les hivernophiles. Dans le contexte général, il resterait relativement équivalent au premier SSW très mineur qui est intervenu vers le 10 décembre, puisque la nouvelle accentuation de l'ondulation candienne dans la moyenne stratosphère ne parviendrait pas à s'imposer face à la puissance du vortex polaire. Le SSW s'accompagnerait d'une réflection assez importante de l'activité ondulatoire vers la troposphère (envisagée depuis plusieurs jours par GFS) sur les jours qui suivront Noël. Les scénarios GFS et GEFS envisagent également depuis quelques temps un renforcement assez net des vents zonaux dans la stratosphère pour la fin du mois de décembre, à la suite du second SSW, pour les échéances les plus lointaines (à confirmer ou non avec les prochains runs). Compte tenu des projections de ces derniers temps, le complexe dépressionnaire pourrait continuer à prospérer dans les parages du Labrador et sur l'Atlantique, tout en limitant grandement l'épanouissement des dorsales vers les latitudes septentrionales sur l'océan (exit le régime de dorsale atlantique prononcée de la fin nov/début décembre). Cette situation pourrait se prolonger sur plusieurs semaines, notamment sur le mois de janvier, à moins que les pôles de convection tropicale viennent exciter des trains d'ondes de Rossby capables de mettre la pagaille dans la circulation des latitudes tempérées et dans une moindre mesure au-dessus des latitudes nordiques. -
Des cadavres de flocons se mêlent à la pluie actuellement, mais il faut vraiment vraiment avoir l'oeil. Il fait actuellement 3,3°c sur Gausson (sud 22).
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Il commence à pleuvoir très faiblement ici, à 15 km au nord de Loudéac. Le thermomètre grimpe, il est passé de 3,7 à 5,3 degrés.
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En attendant d'avoir une meilleure visibilité pour la dernière décade de décembre, il semble que nous nous orientons vers un changement de dynamique (forcé par le SSW mineur dont le paroxysme sera atteint demain), comme j'avais pu l'évoquer il y a un peu plus de 10 jours sur le topic des prévisions stratosphériques. Il reste à définir l'ampleur et la durée de ce changement (intermède ou nouvelle dynamique tenant sur la durée). Dans tous les cas, les dépressions en embuscade sur l'Atlantique vont rendre difficile le maintien du régime de dorsale atlantique/oméga atlantique. Il faudrait plutôt s'attendre à la survenue d'un régime ondulatoire faible à modéré (à caractère possiblement zonal suivant certaines séquences assez courtes). Mais avec ce contexte de regain d'activité dépressionnaire sur l'ouest atlantique, il est également possible d'envisager un régime de "talweg atlantique/dorsale est atlantique ou européenne" (pouvant déboucher dans des cas un peu plus singuliers à un anticyclone scandinave). On surveillera d'assez près ce qui se passera sur la dernière décade de décembre (possibilité d'un second SSW et résurgence potentielle d'un pôle de convection tropicale autour de l'Amérique latine après le 20 décembre, même si la MJO n'est pas très active). Vis-à-vis de ces 2 événements possibles, nous avons encore beaucoup d'incertitudes sur les modèles. Après, la stratosphère n'est pas le seul acteur dans la circulation des latitudes tempérées. A la base, notre régime de dorsale atlantique avait été excitée (partiellement ?) autour du 15 novembre par une zone de divergence temporaire située près de l'Amérique centrale (zone 7/8 de la MJO). Ce qui nous avait conduit à ceci, 6 jours plus tard (hauts géopotentiels autour du Cap Farvel) : Puis à ceci indirectement (blocage en oméga sur l'atlantique) :
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Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Sur les projections numériques, le SSW mineur du 10 décembre est calé et il n'y a pas eu d'énormes changements depuis 8/9 jours. Par contre, pour la suite, on en reparlera un peu plus tard car ça part de tous les côtés... ^^ Bien que j'ai du mal à croire à un plongeon des vents zonaux en raison du biais quasi systématique de GEFS et par rapport à ce que j'ai écrit en page précédente, restons tout de même prudents. A une échéance supérieure à 10 jours, il est toujours très délicat de dégager une tendance en stratosphère. -
Prévisions stratosphériques à moyen & long terme
Cirus a répondu à un sujet de TreizeVents dans Tendances saisonnières
Je t'invite à lire mes analyses à la fin de la page précédente, tu trouveras les réponses à tes questions Depuis 2/3 jours, peu d'évolutions quant au déroulement de notre SSW à venir. Son paroxysme est prévu aux alentours du 10/11 décembre et la reprise du jet en stratosphère est toujours aussi importante après le SSW. Par la même occasion, sur le GFS12z d'aujourd'hui, nous avons toujours l'irruption de la propagation rétrograde (début d'activité ondulatoire descendante de la stratosphère vers la troposphère) des ondes de Rossby que j'évoquais dans mes précédentes analyses. Celle-ci débuterait selon ce même modèle le 13 décembre. A titre d'exemple, sur le GFS12z, l'un des effets directs du SSW serait la migration d'une bulle tiède près du détroit de Béring au-delà du 13 décembre (ce qui est assez conforme avec le composite que je vous ai montré en page précédente dans le cas d'ondes réfléchies). De mon point de vue et à l'image de ce que je disais en page précédente, le 15 décembre est une date charnière, quant à la poursuite ou non de notre dynamique actuelle avec des dorsales prononcées à répétition. Au vu des modélisations actuelles, les conditions en stratosphère ne seraient pas favorables au maintien de cette dynamique. Pour une éventuelle poursuite de cette récurrence au-delà de la mi-décembre, il faudra plutôt compter sur d'autres forçages capables de maintenir une nouvelle séquence de découplage entre la troposphère et la stratosphère, sinon, cela risquerait d'être très compliqué.