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Les Forums d'Infoclimat

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Aldébaran

Statistiques et anomalies climatiques nationales

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Allez dernière fournée,

Vous vous demandez peut-être pourquoi je me suis emm... à calculer alpha alors que je pouvais mettre tempés et précips dans des diagrammes X-Y.

C'est que j'espérais que l'évolution de alpha en fonction du temps ne serait pas linéaire, et permettrait de déterminer (sinon calculer) des asymptotes et avoir une idée des hivers de notre futur (à Paris !), si cette évolution se poursuit.

alpha-asymptote.png

Raté ! L'évolution actuelle semble obéir à une loi linéaire.

Cependant, comme on sait qu'on aura jamais 15° de moyenne (on n'est pas en climat tropical, et la faible hauteur du soleil interdit et interdira toujours - sauf à l'échelle géologique- des tempés trop douces, RC ou pas), on peut essayer de donner quelques limites.

Alpha ne sera jamais supérieur à 90° !

temp-limite.png

Pour alpha = 90°, on arrive à une anomalie thermique d'un peu plus de 3°, ce qui donne une moyenne décennale des hivers de 8° (un petit peu plus doux que l'hiver qui vient de se terminer), avec possiblement des hivers extrêmement doux (Déc. dernier pendant 3 mois) et des plus frais, peut-être autour de 6°, la variabilité annuelle étant ce qu'elle est, sans exclure un hiver froid par ci, par là. Je dis ça "comme ça", je n'ai pas regardé précisément la variabilité annuelle, sauf à remarquer qu'elle est importante. C'est la première possibilité, extrême, correspondant à des hivers très secs (attention les nappes !!).

Seconde possibilité, cette fois-ci avec à l'appui le diagramme des précips et une interprétation ultra-spéculative :precips-limite.png

On peut s'amuser à regarder le point de concourrance des deux droites, celles correspondant aux décennies humides et aux décennies sèches (ça vaut ce que ça vaut...).

On arrive à un point très proche des hivers actuels (étoile dans les deux diagrammes), avec des tempés légèrement au-dessus de 6° et des précips d'environ 45mm/mois. Déduction très tarabiscotée, mais somme toute plus réaliste que la première.

En conclusion, les hivers de notre futur pourraient ressembler à ceux actuels, peut-être un peu plus doux et secs, mais il semble bien que de ce point de vue-là, "le plus gros du chemin" soit fait dès maintenant (l'hypothèse du 8° est totalement extrême). Ca pourrait vouloir dire que l'évolution actuelle viendrait à son terme avec une stabilité, un nouvel état d'équilibre climatique.

Tout ceci en présupposant que l'évolution observée depuis plusieurs décennies va se poursuivre, jusqu'à son terme. Il est toujours possible, à l'inverse, qu'il y ait une rupture dans l'évolution des paramètres, comme ce fut le cas à la moitié du siècle dernier.

Tout ceci pour une saison à une station météo.

Je ferai la même chose pour le printemps, l'été, l'automne, toujours à Montsouris.

Pour avoir une idée de l'ensemble du territoire, il faudrait sans doute faire la même chose pour une demi-douzaine de stations, choisies judicieusement.

Zonal 45

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L'idée d'une étude est bonne, mais je pense que tu auras beaucoup de mal à justifier l'utilisation de l'angle alpha, à la base du reste.

Si l'idée est d'utiliser un indice qui compare deux choses différentes, le réflexe est d'utiliser le rapport de deux quantités normalisées y*/x*.

En oubliant la normalisation, on peut utiliser le rapport y/x.

Or, tu travaille sur l'angle alpha = atan (y/x).

Il se trouve que pour un rapport petit (y proche de 0), alpha ~ y/x , ce qui explique pourquoi tu devines des choses sur certains graphiques.

Tu peux refaire l'exercice avec alpha = y/x et ensuite avec alpha = y*/x*

Je pense que tu arriveras à des choses de plus en plus pertinentes.

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Merci de tes remarques,

L'avantage que je vois à utiliser atan (y/x) plutôt que le rapport lui-même est que pour des tempés proches de la normale calculée, y/x (je parle en écart / norme) va tendre vers l'infini, alors qu'avec atan(y/x) on arrive à 90°, donc toujours calculable.

La question est de savoir si l'info qu'on en tire est significative, je suis bien d'accord avec toi.

Néanmoins, tu pourras remarquer que j'ai toujours confronté dans les diagrammes le "facteur" alpha avec des données de tempés et précips mesurées, ce qui évite la "surinterprétation".

Bon maintenant mon choix est forcément discutable. Sur les données de Mars-Avril-Mai, je vais confronter les deux approches, la mienne et celle que tu me suggères.

Zonal 45

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Bon, en ce premier jour du printemps (calendaire), je continue avec les données du printemps.

Ce coup-ci, je raisonne mois par mois (j'aurais d'ailleurs peut-être dû le faire pour l'hiver, mais là ça s'impose de toute façon !).

Les températures de Mars :

tdegres-mars.png

On peut voir que les températures augmentent entre les années 1900 et les années 40 où la moyenne décennale passe au-dessus de celle séculaire (enfin, à peu près séculaire !). Puis légère baisse jusqu'aux années 70, nouvelle augmentation jusqu'aux années 90. Depuis ça à l'air stable (données à confirmer pour les années 2010, en cours, évidemment).

Températures en Avril :

tdegres-avril.png

On est à peu près sur le même trend que pour Mars, à ceci près qu'entre les années 40 et 70, la baisse est plus nette. De plus, on ne voit plus la "stagnation" actuelle que l'on devine pour Mars.

Et enfin pour Mai :

tdegres-mai.png

Petite surprise ! Pas de trend évident, les tempés ont l'air assez stables depuis un siècle !

Les mois de Mai des années 1910 furent presque aussi doux que ceux de la période actuelle. Il y a peut-être un léger réchauffement récent, marqué notamment par ceux des années 2000, mais ça n'est pas très évident.

Je ne vous montre pas les données de précips, je n'y ai vu aucune tendance claire pour aucun des trois mois, il ne semble pas y avoir d'évolution vers des mois plus secs ou plus humides au cours de siècle.

Après l'hiver, les données du printemps semblent indiquer que :

- au début du XXè siècle, jusqu'aux années 20, on constate un radoucissement des hivers et des printemps (mars et avril)

- dans les années 40, le radoucissement printanier se poursuit, mais après des hivers froids. On sait que les étés de ces années-là furent chauds. Ainsi on est bien a priori en présence d'une "continentalisation" temporaire du climat jusqu'au milieu du XXè siécle.

-puis des années 50 à 70, on est en présence d'hivers froids et plus humides, avec des printemps (mars et avril surtout) plus frais. Peut-on dire qu'on passe de l'Est au Nord ?

- et dans les années 70, on commence peut-être à parler d'Ouest ! Les hivers sont beaucoup plus doux, mais les printemps restent "frais".

- enfin la période actuelle : les hivers se radoucissent par "à-coups" et les printemps (mars et avril) se radoucissent aussi. Ces deux dernière décennies, il semble qu'on en soit à une stabilisation pour Mars, par contre Avril continue à se radoucir (pour "rejoindre" Mai et devenir un mois "estival" ?).

Après ces quelques hypothèses, je pense que je ne vais pas aller plus loin pour l'instant pour le printemps, mais plutôt aller avoir les données des mois d'été.

Tout cela pour la station de Paris, évidemment. Je me dis que je vais devoir faire pareil pour Marseille (Longchamp, les données sont presque aussi anciennes), Lyon, Rennes, Bordeaux, Strasbourg ?

Zonal 45

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Cependant, comme on sait qu'on aura jamais 15° de moyenne (on n'est pas en climat tropical, et la faible hauteur du soleil interdit et interdira toujours - sauf à l'échelle géologique- des tempés trop douces, RC ou pas), on peut essayer de donner quelques limites.

Alpha ne sera jamais supérieur à 90° !

Pour alpha = 90°, on arrive à une anomalie thermique d'un peu plus de 3°, ce qui donne une moyenne décennale des hivers de 8° (un petit peu plus doux que l'hiver qui vient de se terminer), avec possiblement des hivers extrêmement doux (Déc. dernier pendant 3 mois) et des plus frais, peut-être autour de 6°, la variabilité annuelle étant ce qu'elle est, sans exclure un hiver froid par ci, par là. Je dis ça "comme ça", je n'ai pas regardé précisément la variabilité annuelle, sauf à remarquer qu'elle est importante. C'est la première possibilité, extrême, correspondant à des hivers très secs (attention les nappes !).

En conclusion, les hivers de notre futur pourraient ressembler à ceux actuels, peut-être un peu plus doux et secs, mais il semble bien que de ce point de vue-là, "le plus gros du chemin" soit fait dès maintenant (l'hypothèse du 8° est totalement extrême). Ca pourrait vouloir dire que l'évolution actuelle viendrait à son terme avec une stabilité, un nouvel état d'équilibre climatique. Tout ceci en présupposant que l'évolution observée depuis plusieurs décennies va se poursuivre, jusqu'à son terme. Il est toujours possible, à l'inverse, qu'il y ait une rupture dans l'évolution des paramètres, comme ce fut le cas à la moitié du siècle dernier.

Je ne comprends pas vraiment le raisonnement utilisé ici. Déjà "l'évolution observée depuis plusieurs décennies va se poursuivre, jusqu'à son terme." cela veut dire quoi exactement? Le terme de quoi? A quelle date est-on censé atteindre ce terme?

Ensuite, il est déjà hasardeux de faire des prédictions climatologiques uniquement à partir de modèles purement mathématiques sans bases physiques, alors fixer une limite supérieure aux températures uniquement parce que c'est la valeur maximale que peut atteindre un indicateur défini arbitrairement, ça me semble vraiment douteux. Je rappelle que les scénarios "forte croissance, forte intensité carbone" du GIEC ça tape dans le +4° global en 2100, donc encore nettement plus pour les températures sur les terres. Si les conditions politiques, économiques et technologiques de ces scénarios étaient vérifiées, alors une hypothèse d'hivers à 8° ne serait pas extrême. Ou en tout cas il me semble que ce travail ne démontre pas en quoi ce serait extrême, ni en quoi les températures devraient nécessairement se stabiliser à une valeur ou à une autre.

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Bonsoir à tou(te)s,

Oh ce ne sont que des hypothèses, très critiquables je te le concède, mais bon qui reposent sur leur fondement. Après on peut n'être pas d'accord... Qui vivra verra.

Ceci dit, sur un point, comme je le dis, on n'aura jamais des températures de 15° en moyenne l'hiver à Paris, simplement parce que le soleil n'est pas assez haut de la Toussaint à la Saint-Valentin (globalement).Evidemment le problème ne se pose pas de la même façon pour, disons, Marseille.

Après je ne fais qu'essayer d'extrapoler l'évolution actuelle des conditions météo, et je dis bien que le trend peut tout à fait changer.

Enfin le GIEC ne se place que dans une optique globale, et de mon point de vue, les régions qui se réchaufferont d'abord, ce seront les régions froides et d'abord l'Arctique. Et là on pourrait largement dépasser les 4°.

Zonal 45

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MF vient de publier sur son site un petit article sur cette vague de chaleur tardive.

On a là un bel exemple du changement climatique qui est entrain de s'opérer.

Des records journaliers tombent à peu près partout, sur une dernière semaine d'août aussi...et décadaires parfois...seulement sauvés ici par la vague de chaleur de 2012.

L'été gagne en longueur c'est évident ; quand on entend les anciens dire qu'après le 15 août les grosses chaleurs sont terminées, ça fait 5 années où on a de gros épisodes en seulement 8 ans : 2009, 2010, 2011, 2012, et cette année 2016 avec une canicule à une date exceptionnelle...

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Location : Dax (40)

De tout temps, il y a eu des coups de chalumeau brefs mais intenses de fin d'été, ce qui n'est pas illogique car cela correspond à la période où on commence à ravoir de l'agitation en Atlantique (pour le dynamisme) alors que les masses d'air africaines, débordant régulièrement sur la péninsule ibérique, sont à leur paroxysme (pour la réserve chaude). Cela n'enlève toutefois pas au constat d'une hausse de l'intensité de ces coups de chaleur furtifs qui peuvent donner sur une fenêtre de 24 à 48 heures des valeurs extrêmes comme ici à Toulouse le 26.

 

Néanmoins, on relève quand même ces dernières décennies une certaine stabilité, pour ne pas dire même parfois un recul, des occurrences de séquences de chaleur en septembre (début d'automne météorologique, fin d'été astronomique).

 

Septembre.png

 

Certes, on peut aussi mettre en avant le jeu primordial des synoptiques qui n'a guère été favorable à la survenue de grandes séquences chaudes ces dernières années en septembre, et il y a tout lieu de penser qu'à synoptique équivalente, on ferait probablement bien plus aujourd'hui qu'on ne l'a fait en 19XX. Cela n'empêche que cela fait fortement relativiser le constat d'une brutale hausse des séquences anormalement chaudes "hors saison", surtout quand on compare les septembre des 20 dernières années à un septembre 1949 ou un 1961.

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Il y a 3 heures, TreizeVents a dit :

 

Néanmoins, on relève quand même ces dernières décennies une certaine stabilité, pour ne pas dire même parfois un recul, des occurrences de séquences de chaleur en septembre (début d'automne météorologique, fin d'été astronomique).

 

 

 

Certes, on peut aussi mettre en avant le jeu primordial des synoptiques qui n'a guère été favorable à la survenue de grandes séquences chaudes ces dernières années en septembre, et il y a tout lieu de penser qu'à synoptique équivalente, on ferait probablement bien plus aujourd'hui qu'on ne l'a fait en 19XX. Cela n'empêche que cela fait fortement relativiser le constat d'une brutale hausse des séquences anormalement chaudes "hors saison", surtout quand on compare les septembre des 20 dernières années à un septembre 1949 ou un 1961.

Certes, certes, mais tu ne trouveras pas d'autres exemples que septembre.

Depuis 1921, le dernier mois le plus froid remonte en 1986, avec avril.

Les mois de l'année les plus chauds sont tous après cette date sauf....septembre 1949, dernier témoin des années très chaudes de l'après guerre.

Voici -panel MF- les mois de l'année les plus chaud depuis 1921

Janvier : 2014

Février : 1990

Mars : 2012

Avril : 2007

Mai : 2011

Juin : 2003

Juillet : 2006

Août : 2003

Septembre : 1949

Octobre : 2001

Novembre : 1994

Décembre : 2015

 

Je voudrai bien me tromper, mais il n'est pas sûr que les dés donneront encore longtemps des synoptiques guère favorables à la chaleur sur septembre, à voir à ce qui se passe sur les 11 autres mois de l'année...

Et quand MF dit -suppose- que d'ici la fin du siècle les vagues de chaleur seront enregistrées jusqu'en octobre, je ne suis pas sûr que septembre soit sauté de pied-joint...

Edited by th38

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Néanmoins, on relève quand même ces dernières décennies une certaine stabilité, pour ne pas dire même parfois un recul

 

La courbe rouge (regarder uniquement jusqu'en 2005 car elle est prolongée artificiellement sur la fin) monte pour 3 graphiques sur 4 : on observe au contraire une augmentation en moyenne.

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Pour voir de plus près les effets du réchauffement climatique sur la notion de de records mensuels, décadaires ou a fortiori quotidiens sans tous les innombrables biais foireux de toutes les stations françaises et européennes sur longue période (les variations d’environnement, de mesures, d’emplacement, d’instrument etc), il faut s’intéresser à la seule exception mondiale qui est un trésor en ce sens : à savoir la station de l’observatoire de Potsdam (proche Berlin) qui donne la seule série cumulant l’absence de changement d’emplacement, de méthode de mesure et d’instrument de mesure et (preque) d’environnement. Allez voir sur le site du Potsdam Institute For Climate Impact Research. On y trouve l’unique série de vraies données quotidiennes bien homogènes par nature depuis 1893. C’est un peu loin de la France mais c’est en béton armé modulo la relative proximité avec Berlin qui a peut-être un léger biais et encore.

Qu’y voit-on en tendance?

Comme en France, un RC d’un peu plus de 1°C en moyenne depuis le début du XXème (cf moyenne glissante 9 ans proposée sur le site de l’institut), avec (i) un plateau autour de 8,5-9°C de tm annuelle du début des années 1920 et jusqu’au début des années 1990 et (ii) un emballement plus récent pour frôler les 10°C.

Mais ce qui diffère grandement des laborieux travaux sur les stations françaises, c’est l’analyse des tm mensuelles et des records de chaleur. L’analyse mensuelle (toujours moyenne glissante 9 ans) montre que le RC se traduit pas une concomitance de mois chauds mais (pour le moment encore) par peu de mois records : à part juillet et novembre, tous les mois présentent un plateau depuis le milieu des années 1990 (en moyenne glissante 9 ans), pour la plupart à des niveaux déjà atteints ponctuellement dans le passé ; on a même septembre et surtout décembre qui sont stables depuis plusieurs décennies voire à l’échelle du siècle pour décembre.

Pour les records de chaleur mensuels,  le RC ne donne rien d’évident à date :

-          Pour janvier, les 5 plus hautes tx sont postérieures à 1982 mais antérieures à 2003 ;

-          Pour février, 2 journées de 1899 (18°C) s’intercalent dans le top 5 des plus hautes tx à 2 pas du record de 1990 (18,8, plus tout récent en fait non plus) ;

-          Pour mars, aucune journée dans le top 5 des plus hautes tx depuis… 1968 ;

-          Pour avril, c’est encore 1968 qui tire son épingle du jeu dans les 5 plus hautes tx ;

-          Pour mai, le record mensuel de 1922 (34) tient, un bon cran au-dessus des 32,9 de 2005 ;

-          Pour juin, 2000 tient la corde, mais 1947 n’est pas loin ;

-          Pour juillet, les records de 1959 sont encore devant ;

-          Pour août, le record de 1992 paraît presque ancien et semble inaccessible ;

-          Pour septembre, aucune synoptique n’a encore égalé celles ayant permis les incroyables records de 1895 et 1911 ;

-          Pour octobre, 1966 est toujours devant ;

-          Pour novembre, c’est… 1899 qui tient la corde (alors que c’est le mois pour lequel le RC est le plus violent)!

-          Pour décembre, 1977 et 1953 sont loin devant 2006.

 

Depuis ce constat, je n’accorde plus aucun intérêt aux records de chaleurs des stations françaises.

 

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Il y a 4 heures, lozere a dit :

Pour voir de plus près les effets du réchauffement climatique sur la notion de de records mensuels, décadaires ou a fortiori quotidiens sans tous les innombrables biais foireux de toutes les stations françaises et européennes sur longue période (les variations d’environnement, de mesures, d’emplacement, d’instrument etc), il faut s’intéresser à la seule exception mondiale qui est un trésor en ce sens : à savoir la station de l’observatoire de Potsdam (proche Berlin) qui donne la seule série cumulant l’absence de changement d’emplacement, de méthode de mesure et d’instrument de mesure et (preque) d’environnement. Allez voir sur le site du Potsdam Institute For Climate Impact Research. On y trouve l’unique série de vraies données quotidiennes bien homogènes par nature depuis 1893. C’est un peu loin de la France mais c’est en béton armé modulo la relative proximité avec Berlin qui a peut-être un léger biais et encore.

 

Qu’y voit-on en tendance?

 

 

 

 

 

Depuis ce constat, je n’accorde plus aucun intérêt aux records de chaleurs des stations françaises.

 

 

 

Manifestement cette station de Postdam devait pas mal surchauffer dans le passé pour qu avec un degré de plus de moyenne aujourd'hui,  plus aucun record de chaleur ne soit enregistré. 

C'est statistiquement impensable. 

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Location : Forbach, Moselle.
il y a 50 minutes, th38 a dit :

C'est statistiquement impensable. 

 

C'est statistiquement pensable, si le réchauffement est associé à une baisse importante de la variabilité. Après, je ne dis pas que c'est le cas ici, y'a peut être un biais ou autre chose, je n'ai pas cherché plus loin sur le sujet. 

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il y a 24 minutes, Higurashi a dit :

 

C'est statistiquement pensable, si le réchauffement est associé à une baisse importante de la variabilité. Après, je ne dis pas que c'est le cas ici, y'a peut être un biais ou autre chose, je n'ai pas cherché plus loin sur le sujet. 

Bien sûr mais à t on quelque part mesuré une baisse de la variabilité ?

Il me semble avoir lu plutôt des choses inverses... 

A voir... 

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Merci pour le lien lozère !

Super site.

J'ai cherché rapidement ( pour l'instant ) les moyennes tn , le recul de ces 122 années montre sans surprises que le rc impacte en grande partie les t° hivernales  surtout depuis  le dernier 1/4 de siècle.

Pour les stations françaises je pense qu'elles reflètent en bonne partie l'empreinte anthropique avec effets collatéraux de t° x boostées par l'urbanisation.

Comme nous sommes ici et maintenant je trouve légitime de relever des tx reflétant l'air ambiant dans lequel vivent de plus en plus d'humains.

 

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Il y a 3 heures, th38 a dit :

Manifestement cette station de Postdam devait pas mal surchauffer dans le passé pour qu avec un degré de plus de moyenne aujourd'hui,  plus aucun record de chaleur ne soit enregistré. 

C'est statistiquement impensable. 

C'est exactement le contraire. Potsdam est la seule station au monde à n'avoir aucun biais depuis son ouverture : si elle surchauffait au début, elle surchauffe toujours de la même manière puisqu'elle est HOMOGENE (pas de changement d'instrument, de méthode, d'emplacement etc.) depuis 1893 et a été exploitée dans ce soucis d'homogénéité depuis le début. Elle peut donc surchauffer par rapport à un abri moderne, ça n'a aucune importance ici puisque par définition, on la compare à elle-même quand on parle de records ou de tendances.

Quant à l'impensabilité statistique, c'est tout le contraire également : ce que montre cette station, c'est que le RC se traduit pour le moment par des anomalies chaudes plus courantes, des anomalies froides un peu plus rares et surtout moins extrêmes mais pas par des anomalies chaudes plus extrêmes, tout simplement ; rien d'impensable ni de choquant statistiquement.

Or, comme je ne vois aucune raison que le RC agisse différemment en France (ce serait physiquement impensable mais j'ai peut-être tort), j'en déduis que les records de chaleur du réseau français pour la plupart très récents ne sont pas exploitables car totalement non homogénéisés (MF homogénéise des moyennes et des tendances, pas des températures quotidiennes, c'est impossible si j'ai bien compris).

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

Pour faire une analogie avec mon cas perso, j'ai 39 ans de relevés (certes c'est pas 120 ans mais quand meme) avec le meme instrument, au meme endroit dans un endroit qui n'est pas guere plus urbainisés qu'avant et je constate que :

egalement les anomalies froides sont plus rares et moins extremes

egalement les anomalies chaudes sont plus frequentes

mais que les anomalies chaudes de grandes amplitudes sont plus fréquentes , tout çà, surtout à partir du milieu des années 90.

On voit qu'il y a quand meme des ressemblances dans les 2 cas.

Une idée à debattre peut etre est que la france à un climat à dominante océanisé (plus de Postdam) donc si on bat plus de record en france, peut etre faut il y voir une influence oceaniques moindre qu'auparavant, c'est peut etre une piste

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Excuse moi Lozère, mais faire confiance à une seule station contre toutes les autres en France c est un peu vite regarder 

En France pour les records, MF utilise les relevés que depuis 1050 parce qu avant ils sont effectivement douteux pour plusieurs 

Mais depuis 1950,pour les stations periurbaines comme pour les stations hors urbanisation Aigoual par exemple, le constat est le même, les Tx les plus élevées se concentrent sur les dernières années ou 2dernières décennies au plus. 

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il y a 32 minutes, th38 a dit :

Excuse moi Lozère, mais faire confiance à une seule station contre toutes les autres en France c est un peu vite regarder 

En France pour les records, MF utilise les relevés que depuis 1050 parce qu avant ils sont effectivement douteux pour plusieurs 

Mais depuis 1950,pour les stations periurbaines comme pour les stations hors urbanisation Aigoual par exemple, le constat est le même, les Tx les plus élevées se concentrent sur les dernières années ou 2dernières décennies au plus. 

Je ne crois pas. Je pense au contraire qu’une seule station aux données quotidiennes parfaitement homogènes est une base de donnée plus exploitable dans la perspective d’une analyse entre RC et records quotidiens mensuels ou décadaires  que toute une palanquée de stations dont les données quotidiennes ne valent pas tripette sur longue durée car elles ont subi des changements d’environnement, des déplacements (quelques mètres suffisent parfois pour des différences sensibles sur une tx ou une tn), des  changements d’instruments etc. Elles sont exploitables pour des tendances mais pas pour l’utilisation de données de tx ou tn quotidiennes dans un souci de comparaison longue durée.

Après, 2 remarques additionnelles :

1)      si on s’arrête à la période 1950-2016, l’exercice devient inintéressant et sans valeur car beaucoup trop court dans le temps ; même après 1950, il me semble qu’aucune station de MF n’a échappé à au moins un des changements suivants : environnement, instrument ou déplacement ; je laisserai les membres MF me corriger naturellement.

2)      la climato chez MF jusque dans les années 90 était le cadet des soucis d’une institution orientée vers la précision des mesures et la prédiction du temps (je caricature à peine) ; c’est dommage, on aurait des trésors de données si on avait laissé les anciennes stations en place au fur et à mesure de leur remplacement ou déplacement…

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Ce qui paraît indiscutable régions aux climats tempérés ou pas c'est que le rc suit son bonhomme de chemin à grands pas.

Les mois se succèdent battant à chaque fois les records de chaleur au niveau mondial, stations fiables ou pas.

Les surfaces glacées millénaires terrestres, glaciers, banquise arctique se liquéfient et témoignent de façon spectaculaire de l'emballement de ces dernières années.

Les GES perturbant le rayonnement énergétique de la Terre vers l'espace sont peut-être plus visibles dans leurs conséquences sur les tn mais doivent bien influer sur les tx ...non?

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Location : Les Sables d'Olonne
Il y a 1 heure, th38 a dit :

 

En France pour les records, MF utilise les relevés que depuis 1050 parce qu avant ils sont effectivement douteux pour plusieurs 

 

Et 16 ans après, Guillaume le Conquérant débarquait en Angleterre ! :D

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Location : Dax (40)

En effet pour Potsdam, c'est vraiment un joyau pour la climatologie et c'est bien triste que ce site soit unique en Europe. :x

 

Par contre pour tempérer un peu le message de Lozère, quand on regarde les records de Txx au pas décadaire, on peut relever que sur 36 valeurs, 8 datent d'après 2000 et 13 d'après 1990. Si on considère le nombre d'années depuis lequel cette station est ouverte, cela signifie quand même que 22% des records décadaires de Tx sont concentrés sur le 13% des dernières années (et 36% des records sur le 21% des dernières années), ce n'est pas non plus totalement anodin. D'autant que d'après les études, les effets du réchauffement seraient davantage sensibles sur les records de Tn que ceux de Tx.

 

En pièce jointe, une étude que j'avais conservée sur mon disque dur consacrée à la série de Potsdam. Elle a quelques années et n'a donc pas vu passer certains OVNI des dernières années comme le duo novembre / décembre 2015, mais elle a le mérite de faire un point intéressant.

 

Seasonal temperature extremes in Potsdam.pdf

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Guest Sky Blue
Il y a 2 heures, serge26 a dit :

Pour faire une analogie avec mon cas perso, j'ai 39 ans de relevés (certes c'est pas 120 ans mais quand meme) avec le meme instrument, au meme endroit dans un endroit qui n'est pas guere plus urbainisés qu'avant et je constate que :

egalement les anomalies froides sont plus rares et moins extremes

egalement les anomalies chaudes sont plus frequentes

mais que les anomalies chaudes de grandes amplitudes sont plus fréquentes , tout çà, surtout à partir du milieu des années 90.

On voit qu'il y a quand meme des ressemblances dans les 2 cas.

Une idée à debattre peut etre est que la france à un climat à dominante océanisé (plus de Postdam) donc si on bat plus de record en france, peut etre faut il y voir une influence oceaniques moindre qu'auparavant, c'est peut etre une piste

Tout à fait serge beaucoup de flux méridiens ces dernières années, et quand cela vient du Sud dominant c'est jack pot  pour le thermo.

Edited by Sky Blue

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' Pour janvier, les 5 plus hautes tx sont postérieures à 1982 mais antérieures à 2003':

 

Si on traduit en composante lente : le réchauffement est net après 1980.

Le réchauffement global c'est cette composante lente, ce n'est pas une petite décennie où les hivers se réchauffent moins.

C'est aussi la courbe rouge sur les graphiques précédents et non pas les colonnes individuelles.

Edited by Cotissois 31

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Posted (edited)

Location : Dax (40)
Il y a 3 heures, serge26 a dit :

Une idée à debattre peut etre est que la france à un climat à dominante océanisé (plus de Postdam) donc si on bat plus de record en france, peut etre faut il y voir une influence oceaniques moindre qu'auparavant, c'est peut etre une piste

 

 

Globalement, le nombre de jours avec flux méridiens est en hausse ces dernières années, mais c'est avant tout un certain retour à la normale après la période anormalement zonale qui a rythmé les années 1980 et 1990. C'est vraiment cette période, avec des séquences de flux d'ouest parfois interminables et des régimes de blocages bien plus rares, qui constitue en quelque sorte une anomalie sur un bon siècle de données.

 

Fondamentalement, le nombre de jours avec des flux méridiens (que ce soit nord ou sud) ou des flux renversés (flux d'est) des dernières années est parfaitement comparable avec les régimes qui ont prévalu depuis l'entre deux guerres jusqu'aux années 1970.

 


 

Citation

 

Je comprends que face au succès du discours climatique rationnel sur le forum, ça devait finir par arriver.

 

 

Je n'ai pas saisi où tu veux en venir ?

Edited by TreizeVents

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