Sam79

Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir

Messages recommandés

Tout cela veut donc dire que le RCA n'a pas d'influence sur le nombre et l'intensité des cyclones

Attention Just1, car là, c'est toi qui frôle l'amalgame, et l'excès de certitudes.

Il est clair qu'il ne semble pas y avoir de corrélation directe entre l'augmentation de la température et l'évolution de l'énergie des cyclones. Mais mine de rien, quand on compare l'évolution de cette énergie avec celle des températures de surface des océans, c'est quand même frappant, même s'il y a un décrochage important sur les deux dernières années :

global_running_ace.jpg

tendance.png

Après, il est certain que cela va se corréler ensuite avec l'ENSO, vu que sur le court terme les SST mondiales sont assez sensiblement influencées par l'ENSO, mais de là à rejeter avec certitude le rôle possible du réchauffement en affirmant que c'est l'ENSO et seulement l'ENSO qui est seule responsable, c'est aller quand même sacrément vite en besogne. A moins de prouver que l'ENSO est le seul acteur de l'évolution des températures de surfaces des océans...

De plus, il ne faut pas oublier que quand l'on parle de l'augmentation potentielle des phénomènes violents, il ne s'agit pas que des cyclones, mais aussi des tempêtes, des orages, des inondations ou encore des sécheresses...

Par ailleurs, tu évoques les épisodes cévenols dont le nombre ne semble pas évoluer sur le long terme, et ça c'est un fait. Mais ce qui a été également clairement démontré, c'est que si le nombre d'épisode n'évoluait pas, l'intensité de ces épisodes est elle en hausse relativement constante. Une étude française était déjà passée sur ce forum, évoquant dans plusieurs départements du Sud-Est (et notamment Ardèche et Drôme, de mémoire) une stabilité du nombre de jours avec RR >= 1mm, mais une hausse relativement significative du nombre de jours avec RR >= 50mm et avec RR >= 100mm.

Après on peut aussi penser aux tempêtes, même je n'ai jamais trop vu d'études sur leur augmentation potentielle en France (en même temps, les historiques de valeurs de vent ne sont pas toujours très exploitables sur le long terme par chez en raison des changements de matériels et des déficiences, lmk saurait en dire probablement bien plus que moi sur le sujet). Pour le sujet, je renvoie au blog de météor qui fait un point je trouve assez complet de la situation.

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Just1   

Attention Just1, car là, c'est toi qui frôle l'amalgame, et l'excès de certitudes.

En effet, tu fais bien de rajouter une nuance à mon propos. Je ne veux pas être rempli de certitudes (à l'inverse de certains réchauffistes qui expliquent tout avec les GES).
Mais mine de rien, quand on compare l'évolution de cette énergie avec celle des températures de surface des océans, c'est quand même frappant, même s'il y a un décrochage important sur les deux dernières années

En regardant de loin, il y a une ressemblance... mais si on va dans les détails, c'est tiré pas les cheveux, du moins je ne trouve pas que c'est "frappant".
Après, il est certain que cela va se corréler ensuite avec l'ENSO, vu que sur le court terme les SST mondiales sont assez sensiblement influencées par l'ENSO, mais de là à rejeter avec certitude le rôle possible du réchauffement en affirmant que c'est l'ENSO et seulement l'ENSO qui est seule responsable, c'est aller quand même sacrément vite en besogne. A moins de prouver que l'ENSO est le seul acteur de l'évolution des températures de surfaces des océans...

Jusqu'à preuve du contraire, les SST (de cette zone géographique) sont largement influencées par l'ENSO. Ce n'est pas une grande nouvelle que de dire çà... Si l'ENSO a une influence sur les T° MONDIALES alors qu'est-ce que çà doit être dans la zone où il a le plus d'influences. Si les GES ont une réelle influence, elle doit être insignifiante. Donc autant dire que le possible RCA futur n'aura que très peu de chances d'engendrer une nette augmentation de l'intensité des cyclones, rien à voir avec les prévisions apocalyptiques d'Al-Gore & co.
De plus, il ne faut pas oublier que quand l'on parle de l'augmentation potentielle des phénomènes violents, il ne s'agit pas que des cyclones, mais aussi des tempêtes, des orages, des inondations ou encore des sécheresses...

Bon courage pour prouver çà... L'avantage des cyclones est qu'ils sont facilement quantifiables et peuvent être corrélées avec des données relativement fiables (ENSO, SST, anomalie T° globale etc...)Malgré ce que dit Sirius, on n'est pas hors sujet puisque les "sociétés humaines" n'ont pas (à priori) à s'inquiéter de l'augmentation de l'intensité des cyclones engendrée par "l'évolution climatique"

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sirius   

En effet, tu fais bien de rajouter une nuance à mon propos. Je ne veux pas être rempli de certitudes (à l'inverse de certains réchauffistes qui expliquent tout avec les GES).

En regardant de loin, il y a une ressemblance... mais si on va dans les détails, c'est tiré pas les cheveux, du moins je ne trouve pas que c'est "frappant".

Jusqu'à preuve du contraire, les SST (de cette zone géographique) sont largement influencées par l'ENSO. Ce n'est pas une grande nouvelle que de dire çà... Si l'ENSO a une influence sur les T° MONDIALES alors qu'est-ce que çà doit être dans la zone où il a le plus d'influences. Si les GES ont une réelle influence, elle doit être insignifiante. Donc autant dire que le possible RCA futur n'aura que très peu de chances d'engendrer une nette augmentation de l'intensité des cyclones, rien à voir avec les prévisions apocalyptiques d'Al-Gore & co.

Bon courage pour prouver çà... L'avantage des cyclones est qu'ils sont facilement quantifiables et peuvent être corrélées avec des données relativement fiables (ENSO, SST, anomalie T° globale etc...)

Malgré ce que dit Sirius, on n'est pas hors sujet puisque les "sociétés humaines" n'ont pas (à priori) à s'inquiéter de l'augmentation de l'intensité des cyclones engendrée par "l'évolution climatique"

Eh bien moi, si j'habitais les Maldives, je m'inquiéterais...et c'est ce qu'ils font.

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_des_Maldives

Une augmentation du niveau moyen de la mer de 1m suffira largment pour que ces îles deviennent inhabitables parce que inondables lors des grands cyclones et ça n'a rien à voir avec l'augmentation de leir fréquence ou de leur intensité.

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Just1   

Eh bien moi, si j'habitais les Maldives, je m'inquiéterais...et c'est ce qu'ils font.

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_des_Maldives

Une augmentation du niveau moyen de la mer de 1m suffira largment pour que ces îles deviennent inhabitables parce que inondables lors des grands cyclones et ça n'a rien à voir avec l'augmentation de leir fréquence ou de leur intensité.

On parle bien de l'intensité des cyclones et non pas de l'augmentation du niveau moyen des océans. En tous cas, les pauvres habitants qui sont sous la menace des cyclones seront bien contents de savoir que leur intensité n'ira pas en s'accélérant... Sirius, c'est une bonne nouvelle non ?Et puis, si le niveau moyen continu a augmenter à raison de 3mm/an (à confirmer donc), les habitants des Maldives auront plus de 3 siècles pour s'adapter avant qu'ils se retrouvent sous 1 mètre d'eau.

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Jusqu'à preuve du contraire, les SST (de cette zone géographique) sont largement influencées par l'ENSO. Ce n'est pas une grande nouvelle que de dire çà... Si l'ENSO a une influence sur les T° MONDIALES alors qu'est-ce que çà doit être dans la zone où il a le plus d'influences. Si les GES ont une réelle influence, elle doit être insignifiante.

L'ENSO a une influence sur le très court terme, voire sur l'immédiat, tandis que le réchauffement est une tendance de fond arrière qui n'a d'influence que sur le long terme.

C'est un peu comme si on cherchait à évaluer l'évolution du nombre d'impacts de foudre en France, en cherchant à savoir si le réchauffement pourrait avoir un impact sur cette évolution. A très court terme, ce qui va avoir un impact significatif, c'est le type de flux : RCA ou pas, on n'aura jamais de grosses dégradations orageuses par flux de Nord-Est anticyclonique sur le pays, et RCA ou pas, on aura toujours de très belles cartes foudre par flux dépressionnaire de Sud-Ouest. Pour autant, peut-on affirmer que dès lors le réchauffement ne peut avoir aucun impact sur l'évolution du nombre d'impacts de foudre ? Bien sur que non. Ce qu'il faudrait plutôt étudier pour répondre à la question, ca serait alors par l'exemple l'évolution du nombre d'impacts de foudre à situation identique (est-ce qu'avec la même situation, on a davantage d'impacts de foudre qu'avant ?).

Enfin, pour en finir avec ce sujet, un billet très intéressant et qui me semble objectif sur l'absence de relation entre l'activité cyclonique et le réchauffement : lien.

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Invité Guest   
Invité Guest

Et puis, si le niveau moyen continu a augmenter à raison de 3mm/an (à confirmer donc), les habitants des Maldives auront plus de 3 siècles pour s'adapter avant qu'ils se retrouvent sous 1 mètre d'eau.

J'apprécie que tu emploies le conditionnel, car les relevés ci-dessous conformes à ceux des balises ARGO montrent une quasi stagnation du niveau des océans depuis 4 ans. Certes, c'est trop court en durée pour en tirer quelque conclusion que ce soit, mais suffisant à mon sens pour émettre une réserve sur la validation d'un rythme de 3 mm/an d'augmentation de ce niveau pour le futur proche. Les relevés des prochaines années seront déterminants pour voir s'il s'agit d'une chute ponctuelle de ce rythme où une vraie tendance.

sl_noib_ns_global.jpg

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sirius   

On parle bien de l'intensité des cyclones et non pas de l'augmentation du niveau moyen des océans. En tous cas, les pauvres habitants qui sont sous la menace des cyclones seront bien contents de savoir que leur intensité n'ira pas en s'accélérant... Sirius, c'est une bonne nouvelle non ?

Et puis, si le niveau moyen continu a augmenter à raison de 3mm/an (à confirmer donc), les habitants des Maldives auront plus de 3 siècles pour s'adapter avant qu'ils se retrouvent sous 1 mètre d'eau.

Tu es un peu têtu là dessus: c'est déjà à cela que mon post 15 faisait référence, tu y as répondu de travers en te lançant sur la fréquence et l'intensité des cyclones.

Tu viens maintenant parler des Maldives sous 1m d'eau .

Eh bien, ça pourrait arriver très vite lors d'un gros cyclone (pas forcément plus puissant que les plus gros cyclones actuels) si le niveau moyen a augmenté de 1m

Actuellement il faut une élévation de 3m pour qu'à peu près toutes les iles soient sous l'eau et ça n'arrive pas souvent ce qui fait que c'est encore considéré comme un accident exceptionnel

Dans ce cas, il suffira de 2m et ça arrive beaucoup plus souvent, ça n'aura donc plus rien d'exceptionnel et ça rendra les conditions de vie impossibles sur ces îles trop souvent exposées.

Il en est de même des canicules: il n'est pas besoin d'imaginer des delta T plus élevées qu'actuellement: avec un niveau de référence plus élevé , les conditions de vie deviendront beaucoup plus difficiles lors des vagues de chaleur.

Les événements extrêmes dans un climat plus chaud avec un niveau de la mer plus élevé seront plus difficiles à vivre c'est simple. Je ne vois vraiment pas ce qui empêche de comprendre ça.

Ensuite, mais ensuite seulement il y a la fréquence et l'intensité des tempêtes , etc . A ce propos, voir le papier que je citais plus haut, il met un certain bémol sur ta belle assurance. Je ne suis pas particulièrement étonné que l'on ne trouve rien dans les statistiques , tout cela est extrêmement bruité. Je suis plus que circonspect sur l'intérêt de ces approches . Je le suis par expérience, moi, j'étudiais un des trucs les plus variables qui soient: les nuages. On ne trouve même pas de relation nette entre pourcentage de nuages et humidité relative à mésoéchelle. Pour trouver un signal il fait descendre aux échelles beaucoup plus petites.;alors essayer de trouver une variation significative dans un nombre annuel d'évènements de l'ordre de qq dizaines ,....

Par contre, on peut suivre des cas individuels et essayer de comprendre ce qui se passe

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Just1   

Tu es un peu têtu là dessus: c'est déjà à cela que mon post 15 faisait référence, tu y as répondu de travers en te lançant sur la fréquence et l'intensité des cyclones.

Oui mais là en l'occurrence, on parle de l'intensité des cyclones et c'est toi qui dévie du sujet avec ton histoire d'augmentation éventuelle du niveau de la mer... le post 15 est déjà très loin. Moi je revenais sur ton post 37.L'augmentation du niveau de la mer est un autre sujet et je t'y ai répondu :

Alors en effet, si on discute de çà, c'est tout bête. Si l'eau augmente, çà fera plus dégâts.

Les événements extrêmes dans un climat plus chaud avec un niveau de la mer plus élevé seront plus difficiles à vivre c'est simple. Je ne vois vraiment pas ce qui empêche de comprendre ça.

Il ne faut pas uniquement voir le mauvais coté des choses d'un RC. On emploie toujours les mots de catastrophes, extrêmes, risques, plus difficiles... Ce sont des termes orientés vers l'alarmisme pour affoler les gens. Il y a certains pays qui verraient plutôt d'un bon œil ce RC et reprendraient ta phrase "Les événements moins extrêmes dans un climat moins froid seront moins difficiles à vivre, c'est simple."
alors essayer de trouver une variation significative dans un nombre annuel d'évènements de l'ordre de qq dizaines ,....

Ah ben oui, 35 ans de recul pour étudier les cyclones, c'est trop court. Forcément. Dans ce cas là, dire que le RC actuel a été accentué par les GES, c'est aussi trop court, non ? Parce que c'est à partir des années 80 qu'il semblerait avoir un décrochage positif des T° par rapport aux facteurs naturelles (PDO, soleil etc...)

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Damien49   

Oui mais là en l'occurrence, on parle de l'intensité des cyclones et c'est toi qui dévie du sujet avec ton histoire d'augmentation éventuelle du niveau de la mer... le post 15 est déjà très loin. Moi je revenais sur ton post 37.

Bon c'est très bien just1, mais il me semble bien que sirius n'a jamais parlé d'une augmentation des cyclones, mais d'une "augmentation des événements extrêmes dans un contexte d'atmosphère plus chaude" Quant à ta démonstration remplie de certitude elle me semble très simpliste et en l'absence de références solides, elle ne vaut pas grand chose sur ce forum (revoir la charte pour la enième fois).

Il ne faut pas uniquement voir le mauvais coté des choses d'un RC. On emploie toujours les mots de catastrophes, extrêmes, risques, plus difficiles... Ce sont des termes orientés vers l'alarmisme pour affoler les gens. Il y a certains pays qui verraient plutôt d'un bon œil ce RC et reprendraient ta phrase "Les événements moins extrêmes dans un climat moins froid seront moins difficiles à vivre, c'est simple."

Le scepticisme caché de cette phrase n'aura échappé à personne. Voilà une phrase qui n'apporte rien mise à part créer une polémique et traité tous ceux pas d'accord avec toi d'alarmiste.

Ah ben oui, 35 ans de recul pour étudier les cyclones, c'est trop court. Forcément. Dans ce cas là, dire que le RC actuel a été accentué par les GES, c'est aussi trop court, non ? Parce que c'est à partir des années 80 qu'il semblerait avoir un décrochage positif des T° par rapport aux facteurs naturelles (PDO, soleil etc...)

Tu mélanges tout. C'est de l'ironie ou tu le penses vraiment ? En tout cas ça n'apporte pas grand chose à la discussion. Ce que j'adore aussi c'est que tu te contredis d'un post à l'autre : "En effet, la PDO est mal connue et faire des extrapolations futures est très périlleux." puis sur un autre sujet tu va nous faire toute une démonstration avec la PDO. Dire tout et son contraire c'est une technique bien connue des sceptiques.

Prochain post ironique ou avec le mot "alarmiste" ou "al gore" just1, j'efface sans prévenir.

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sirius   

Oui mais là en l'occurrence, on parle de l'intensité des cyclones et c'est toi qui dévie du sujet avec ton histoire d'augmentation éventuelle du niveau de la mer... le post 15 est déjà très loin. Moi je revenais sur ton post 37.

L'augmentation du niveau de la mer est un autre sujet et je t'y ai répondu :

Dans la Météorologie, ce mois ci, il y a un article de Le roy Ladurie et Rousseau sur l'impact du climat sur la mortanlté. Cet article est intéressant an soi mais il permet d'éclairer précisément ce que je veux absolument souligner Ce sont les tablaux qui m'intéressent

Sur les mois de juillet et aout et de 1904 à 2006, il y a eu 2 épisodes d'anomalie positive supérieure à 4° (2003 et 2006). Il ya eu surmortalité mais ce n'est pas mon point essentiel.

Avec une augmentation de température de 2°C ce qui est inférieur à la fourchette moyenne en France vers la fin du siècle) , on aura les mêmes températures nocturnes et donc les mêmes difficultés pour une simple anomalie de 2°C . Or il y a 9 cas d'anomalies supréieures à 2°C.

Ce n'est jamais la moyenne qui limite les conditions d'habitabilité, ce sont toujours les extrêmes dans un sens ou dans un autre.

Si on discute "sociétés humaines et évolution climatique" , ceci doit être parfaitement intégré sinon la discussion n'a aucun sens.

Il ne faut pas uniquement voir le mauvais coté des choses d'un RC. On emploie toujours les mots de catastrophes, extrêmes, risques, plus difficiles... Ce sont des termes orientés vers l'alarmisme pour affoler les gens. Il y a certains pays qui verraient plutôt d'un bon œil ce RC et reprendraient ta phrase "Les événements moins extrêmes dans un climat moins froid seront moins difficiles à vivre, c'est simple."

Ca, c'est évident et je suis parfaitement d'accord mais ma phrase serait

Les événements froids extrêmes dans un climat moins froid seront moins difficiles à vivre,

Ah ben oui, 35 ans de recul pour étudier les cyclones, c'est trop court. Forcément. Dans ce cas là, dire que le RC actuel a été accentué par les GES, c'est aussi trop court, non ? Parce que c'est à partir des années 80 qu'il semblerait avoir un décrochage positif des T° par rapport aux facteurs naturelles (PDO, soleil etc...)

Ce n'est pas la question de la durée qui rend les choses difficiles, c'est la relative rareté des évènements. Il n'y a pas tant de cyclones que ça chaque année et ils sont influences par des facteurs multiples alors observer des variations significatives même sur 35 ans , effectivement ça ne me paraît pas évident.

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thib91   

Il ne faut pas uniquement voir le mauvais coté des choses d'un RC. On emploie toujours les mots de catastrophes, extrêmes, risques, plus difficiles... Ce sont des termes orientés vers l'alarmisme pour affoler les gens. Il y a certains pays qui verraient plutôt d'un bon œil ce RC et reprendraient ta phrase "Les événements moins extrêmes dans un climat moins froid seront moins difficiles à vivre, c'est simple."

Désolé mais j'ai véritablement du mal à voir en quoi un RC brutal pourrait avoir de bon côtés. Imaginons une réduction importante de la masse glacière himalayenne, les grands fleuves indiens ou chinois qui nourissent le plus important bassin de population de la planète verraient leur débit considérablement diminuées durant la saison sèche du fait du manque d'alimentation par les glaciers et neiges himalayenne...inutile de te dire que les conséquences en terme de survis de centaines de millions de paysans mais aussi d'urbains seraient particulièrement désastreuses. Sans parler des tensions géopolitiques autour de la maîtrise du chateau d'eau qu'est l'Himalaya qui en découleront (et qui existent déjà par exemple entre Pakistan et Inde autour du Cachemire).

J'ai pris l'exemple du SE asiatiques mais ce genre de scénarios qu'on peut appeler alarmiste mais qui sont malheureusement possibles pourrait s'appliquer sous d'autres modélités dans de nombreuses régions du monde. On le voit actuellement avec la disparitions des glaces estivales au pôle nord, et la lutte géopolitique en cours entre Canada, Norvège, Russie et Etats-Unis qui anticipant sur sa futur disparition s'en frottent les mains car cela permettra d'exploiter les ressources en hydrocarbure présentent sous l'Océan Glaciale Arctique.

Bref on ne peut se réjouir d'une augmentation de la température même dans les région très froides de Sibérie ou du Grand Nord canadien, quelques degrés de plus et le permafrost poursuivra sa fonte transformant ces régions en période estivale en marécages boueux et infestés de moustiques peut agréables que ce soit pour la faune locale ou les populations résidentes.

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FredT34   

Désolé, je ne sais pas trop où mettre ce lien - à modérer si nécessaire !

Cette page regroupe tous les bulletins hebdomadaires : "Ill Considered" sur ScienceBlogs http://scienceblogs.com/illconsidered/news/roundup/. Il y a (en anglais) des centaines de liens chaque semaine vers des articles scientifiques, des journaux et des blogs... Un travail de titan !

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Torrent   

Désolé mais j'ai véritablement du mal à voir en quoi un RC brutal pourrait avoir de bon côtés. Imaginons une réduction importante de la masse glacière himalayenne, les grands fleuves indiens ou chinois qui nourissent le plus important bassin de population de la planète verraient leur débit considérablement diminuées durant la saison sèche du fait du manque d'alimentation par les glaciers et neiges himalayenne...inutile de te dire que les conséquences en terme de survis de centaines de millions de paysans mais aussi d'urbains seraient particulièrement désastreuses. Sans parler des tensions géopolitiques autour de la maîtrise du chateau d'eau qu'est l'Himalaya qui en découleront (et qui existent déjà par exemple entre Pakistan et Inde autour du Cachemire).

J'ai pris l'exemple du SE asiatiques mais ce genre de scénarios qu'on peut appeler alarmiste mais qui sont malheureusement possibles pourrait s'appliquer sous d'autres modélités dans de nombreuses régions du monde. On le voit actuellement avec la disparitions des glaces estivales au pôle nord, et la lutte géopolitique en cours entre Canada, Norvège, Russie et Etats-Unis qui anticipant sur sa futur disparition s'en frottent les mains car cela permettra d'exploiter les ressources en hydrocarbure présentent sous l'Océan Glaciale Arctique.

Bref on ne peut se réjouir d'une augmentation de la température même dans les région très froides de Sibérie ou du Grand Nord canadien, quelques degrés de plus et le permafrost poursuivra sa fonte transformant ces régions en période estivale en marécages boueux et infestés de moustiques peut agréables que ce soit pour la faune locale ou les populations résidentes.

Non seulement ce ne sera pas positif mais ce sera dramatique car dans la même période nous allons aller ineluctablement vers un épuisement des matières premières, tant pétrole que gaz ou même charbon, non seulement les generations futures devront vivre avec la pénurie et la reduction de la population mondiale sera une necessité car ce qui restera de renouvelable ne saura en aucun cas suffisant pour assurer la survie de 7 milliards d'habitants, 2 à 3 milliards à long terme est le plus probable.

Mais de plus ils devront faire face à un environnement pillé, saccagé et contaminé par des vestiges de notre societé industrielle et de son gaspillage des ressources, sans compter les empoisonnements des sols et les contaminations diverses.

C'est aussi une des raisons qui fera que nous ne dépasserons jamais les seuils critiques annoncés par le GIEC, même si les ultimes ressources notamment en charbon de mauvaise qualité (lignite) seront très polluantes et emettront encore quelques dizaines de ppm de co2 dans l'atmosphère.

La crise actuelle a fait baisser les prix du pétrole mais justement parce que la consommation a baissé suite à une demande en baisse, mais si jamais la croissance repartait il sera quasiment impossible d'en revenir ne serait ce qu'au niveau de 2007/2008, le peak oil mondial a certainement eu lieu en 2006.

Certains penseront "bonne nouvelle pour la planète" c'est une bonne nouvelle de ce point de vue sauf que le charbon qui est 4 fois plus polluant car contenant davantage de carbone sera amené à pallier en partie au manque energétique qui va progressivement se faire jour.

Sauf aussi que ce seront des temps très difficiles pour bien des populations, la crise financière actuelle est en partie causée par l'impossibilité de poursuivre une croissance theorique face à un système de dette globale qui a une structure pyramidale et qui a une courbe exponentielle.

Ce n'est peut être pas un hasard d'ailleurs si la fuite financière en avant trouve sa limite justement en même temps que nous atteignons le peak oil et ce n'est peut être pas un hasard non plus si c'est au même moment que les signaux climatiques passent au rouge, en tout etat de cause ceux qui croient qu'une energie verte peut prendre le relais se trompent sur toute la ligne c'est une tentative de bulle speculative après celle de l'Internet et de l'Immobilier, le problème est d'ailleurs qu'avec la recession cette bulle sera impossible à alimenter en capitaux, elle ne peut donc qu'echouer et n'est pas une réponse de toute façon au problème.

La vraie réponse est inacceptable pour le système, inacceptable pour les politiques et inacceptable pour les populations, le problème est qu'elle s'imposera de façon aussi incontournable qu'autrefois sur l'Ile de Pâques, sauf que la ce sera à la planète entière.en attendant c'est la politique de l'autruche qui prévaut avec l'illusion que le volontarisme, la technologie permettra de faire que demain soit la suite d'hier.

Mais il n'y aura pas de suite semblable, il y aura rupture, et elle sera douloureuse.

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Marot   

Bonne nouvelle

H. Damon Matthews, Nathan P. Gillett, Peter A. Stott et Kirsten Zickfeld

viennent d'établir une proportionnalité entre les variations de quantité de CO2 et les variations de températures.

Le tout est sera un outil essentiel de prévision pour les sociétés humaines (motif de l'insertion dans ce fil).

Liens :

Nature

Lettre ouverte

Enfin quelque chose de simple et compréhensible.

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Bonne nouvelle

H. Damon Matthews, Nathan P. Gillett, Peter A. Stott et Kirsten Zickfeld

viennent d'établir une proportionnalité entre les variations de quantité de CO2 et les variations de températures.

Le tout est sera un outil essentiel de prévision pour les sociétés humaines (motif de l'insertion dans ce fil).

Liens :

Nature

Lettre ouverte

Enfin quelque chose de simple et compréhensible.

autres bonnes nouvelles

http://www.pmel.noaa.gov/publications/sear...ibutionNum=3097

l'océan ne se réchauffe plus depuis 2003, et

http://www.ocean-sci.net/5/193/2009/os-5-193-2009.html

A. Cazenave pense qu'il faut revoir les évaluation de l'augmentation du niveau de la mer

Il serait effectivement difficile de croire que c'est la seule fonte des calottes qui continue de faire grimper le niveau de la mer

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Bonne nouvelle

H. Damon Matthews, Nathan P. Gillett, Peter A. Stott et Kirsten Zickfeld

viennent d'établir une proportionnalité entre les variations de quantité de CO2 et les variations de températures.

Le tout est sera un outil essentiel de prévision pour les sociétés humaines (motif de l'insertion dans ce fil).

Liens :

Nature

Lettre ouverte

Enfin quelque chose de simple et compréhensible.

C'est leur point de vue simpliste de la chose, en attendant, le taux de CO2 monte et les T° baissent.

En Juin l'anomalie de la T° du Globe est nulle:

http://wattsupwiththat.com/2009/07/03/uah-...r-june-09-zero/

Au lieu de faire des tas de calculs mathematiques, ils feraient mieux de regarder ce qui se passe dehors.

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C'est leur point de vue simpliste de la chose, en attendant, le taux de CO2 monte et les T° baissent.

En Juin l'anomalie de la T° du Globe est nulle:

http://wattsupwiththat.com/2009/07/03/uah-...r-june-09-zero/

Au lieu de faire des tas de calculs mathematiques, ils feraient mieux de regarder ce qui se passe dehors.

ton graphique montre des anomalies de température de... troposphère!je vois pas le lien avec la température en surface globale... default_rolleyes.gif

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Damien49   

ton graphique montre des anomalies de température de... troposphère!

je vois pas le lien avec la température en surface globale... default_rolleyes.gif

Il me semble bien pourtant que "Lower Troposphere" se traduit par Basse-Troposphère, donc entre 0 et à peu près 2000m d'altitude. Donc y'a bien un lien avec la surface globale non ? default_huh.png

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Il me semble bien pourtant que "Lower Troposphere" se traduit par Basse-Troposphère, donc entre 0 et à peu près 2000m d'altitude. Donc y'a bien un lien avec la surface globale non ? default_huh.png

La troposphère est la 1ère couche, donc la basse troposphère c'est l'air que nous avons près du sol. Par contre la troposphère monte jusque vers 12000 m à notre latitude

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Une chose m'a toujours interpellé, je m'explique :

Partant du postulat que l'H²O circule en circuit fermé dans / sur / autour de la Terre (sans déperdition de l'atmosphère vers l'espace), pourquoi donc et de façon alarmiste élever quasiment l'eau au rang des "espèces en voie de disparition"??? Quelle que soit sa forme (liquide, gazeuse ou solide), l'eau sera "toujours" proche de nous à une échelle planétaire, à part les dangers d'une glaciation globale à la mort de l'astre solaire ou un choc inter-planétaire, je reste quand même très perplexe vis-à-vis de l'impact humain à ce sujet... default_ermm.gif

PS : pour autant je précise que je possède un récupérateur d'eau de pluie pour l'arrosage de mon jardin default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

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sirius   

Une chose m'a toujours interpellé, je m'explique :

Partant du postulat que l'H²O circule en circuit fermé dans / sur / autour de la Terre (sans déperdition de l'atmosphère vers l'espace), pourquoi donc et de façon alarmiste élever quasiment l'eau au rang des "espèces en voie de disparition"??? Quelle que soit sa forme (liquide, gazeuse ou solide), l'eau sera "toujours" proche de nous à une échelle planétaire, à part les dangers d'une glaciation globale à la mort de l'astre solaire ou un choc inter-planétaire, je reste quand même très perplexe vis-à-vis de l'impact humain à ce sujet... default_ermm.gif

PS : pour autant je précise que je possède un récupérateur d'eau de pluie pour l'arrosage de mon jardin default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Ce qui est en cause, ce n'est pas l'eau en soi de façon globale et sur toute la planète, c'est l'eau douce (non salée) en certaines régions plus ou moins peuplées.

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Ce qui est en cause, ce n'est pas l'eau en soi de façon globale et sur toute la planète, c'est l'eau douce (non salée) en certaines régions plus ou moins peuplées.

Bien sûr je l'entendais également ainsi, seulement désaliniser l'eau ne relève quand même pas de la science-fiction à notre époque, la répartition des richesses suivant les pays restant THE obstacle vis-à-vis des coûts engendrés par de telles infrastructures. default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Bien sûr je l'entendais également ainsi, seulement désaliniser l'eau ne relève quand même pas de la science-fiction à notre époque, la répartition des richesses suivant les pays restant THE obstacle vis-à-vis des coûts engendrés par de telles infrastructures. default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">

Désaliniser : facile. Trouver l'énergie nécessaire à le faire : difficile.

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