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TreizeVents

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Tout ce qui a été posté par TreizeVents

  1. Ça secoue même bien pour une vigilance verte !
  2. Un peu transverse avec le thème des médias, et surtout tellement bien vu...
  3. Infox ! Pour qu'il y ait embacle, encore aurait-il fallu qu'il y ait encore de l'eau dans nos rivières 🤪 Au rythme où ça tombe, si cela continue ainsi sans s'arrêter, les toits pourraient commencer à blanchir d'ici mi-mars. 🤫
  4. Je me plaçais juste ma réponse dans le même contexte que Virgile, à savoir au cas particulier la modélisation du CEP déterministe pour la semaine prochaine, sur laquelle on a quand même une assez belle dynamique sur le papier à 500 hPa mais qui ne concrétise pas franchement à 850 hPa (peu importe que le modèle ait raison ou non, ce n'était pas le fond de la remarque). Évidemment, en raisonnant manière plus générale, et avec des si, on peut toujours avoir bien mieux même à notre époque. Les modèles peuvent évoluer vers quelque chose de plus satisfaisant pour nous, mais il y a des choses qui sont acquises (du genre qu'il n'y aura pas une masse d'air à -15° sur 15 cm de couverture neigeuse généralisée du Danemark aux Carpates prête au renvoi vers nous d'ici vendredi). La dynamique avec une dorsale qui s'élève sur le proche Atlantique et décroche une masse d'air polaire maritime qui fait Reykjavik --> Bilbao en passant par le Danemark, cela a toujours existé. Et en terme de résultat chez nous, cela peut nous conduire à juste gratter le pare-brise le matin s'il ne gèle pas en Pologne, ou à un froid marqué avec des journées sans dégel si l'Europe centrale est enneigée (bon il n'y a pas que ça qui compte, mais c'est un facteur prioritaire). Je me contente de dire qu'au cas précis de cette semaine et dans la modélisation déterministe du CEP c'est plutôt encore une fois on gratte juste le pare-brise (même si c'est imagé), parce que c'est de plus en plus rare que l'Europe centrale soit enneigée et vienne alimenter confortablement le frigo. D'ailleurs s'il y a bien une observation qui traduit cette évolution du manque de plus en plus régulier de froid en Europe centrale, c'est qu'en moyenne sur les 30 dernières années sur la moitié nord il a fait quasiment 2° de plus quand on est en hiver et que le vent est orienté à l'est / nord-est, que sur la période 1951-1980. Bonne orientation du vent, mais moins souvent le potentiel pour concrétiser.
  5. Comme souvent ces dernières années, c'est un retour d'est sans drain froid, on a juste un retour de manivelle d'air polaire maritime. Oui, si on prend la modélisation en instantané sur le week-end du CEP de ce matin, on a un quasi-direct Novogorod --> Lisbonne. Mais dans ce même instantané, la masse d'air qui se trouve sur l'Europe centrale et occidentale arrive de Terre-Neuve après avoir traversé l'Atlantique et s'être fait décrocher depuis l'Islande. Ce qui aurait pu jouer c'est son refroidissement "sur place" dans les basses couches sur l'Europe centrale avant renvoi vers la France. On serait fin décembre ou mi-janvier et surtout l'Allemagne et la Pologne seraient entièrement sous la neige, les sensations seraient bien différentes. Ce qui était courant il y a quelques décennies. Mais on est en hiver mode 202X, hier il a fait jusqu'à 18° en Bavière et il n'a gelé qu'une fois sur les 9 derniers jours à Varsovie. Et les nuits raccourcissent. Le potentiel de refroidissement radiatif dans ces circonstances .. c'est juste qu'on grattera peut-être quelques pare-brises le matin et que deux ou trois médias filmeront la scène en titrant "vague de froid sur la France". Et la grosse déprime aussi c'est que passé le maigre intermède potentiellement pluvieux les tendances long terme sont à nouveau très sèches sur la durée.
  6. Au cas présent je présume davantage un entraînement : c'était des avions de chasse (mirages ou rafales) et j'ai l'impression qu'ils ont également fait quelques figures type virages très serrés et descentes en piqué.
  7. Il y a une grosse réduction sur le kérosène en ce moment ou après l'Amérique du Nord c'est dans le sud-ouest qu'il y a des OVNIs ? 🤨
  8. J'ai souvent eu l'occasion de le dire, mais bien trop souvent les arguments sur la liberté d'expression ce sont les arguments du "pauvre", qui n'a plus rien à défendre sur le fond. On parle quand même de quelqu'un qui a eu une vitrine médiatique pendant des années et des années pour promouvoir entre autres des graphiques bidonnés sous Paint, des prévisions de températures globales d'organismes publics dont il avait truqué les périodes de référence, ou encore qui a littéralement inventé des records qui n'existaient pas. Je trouve que cela en dit beaucoup sur le rapport à l'honnêteté intellectuelle et la rigueur scientifique de ceux arrivent après coup en mode "ouin ouin la liberté d'expression". Alors que, cherchez l'erreur, ce sont souvent ceux qui se drapent le plus derrière de belles paroles de défense de la "vraie" science contre les dogmes (!).
  9. Bonjour, Petite question peut-être saugrenue, mais des fois on se pose subitement une question d'apparence très bête et on ne trouve pas forcément une réponse : la Lune a t-elle une influence sur le refroidissement radiatif ? Soit deux nuits parfaitement claires d'hiver, avec exactement les mêmes conditions atmosphériques, mais dans un cas c'est nouvelle Lune et dans l'autre cas c'est pleine Lune. La température du sol, et d'un thermomètre placé sous abri à 2 mètres, sera t-elle strictement identique en fin de nuit dans les deux cas, ou sera t-elle (même imperceptiblement) différente ?
  10. Les jours se suivent et se ressemblent, dans la grisaille persistante ... Mais once d'espoir, le ciel pourrait (enfin !) se dégager un peu demain soir, à la faveur d'une intrusion d'air un peu plus sec, sauf ponctuellement au pied des Pyrénées et sur l'est de (ex-)Midi-Pyrénées : Peut-être enfin une occasion de lever les yeux pour tenter d'apercevoir C/2022 E3 (ZTF) ? A noter qu'avec ce ciel qui se dégagerait, les gelées seraient sensibles et généralisées lundi matin sur toute la région, potentiellement pour la dernière fois de cet épisode hivernal.
  11. Dans le centre de Dax la neige ne parvient pas à prendre, on reste très majoritairement sur du liquide avec parfois quelques flocons mouillés dans la masse. Dommage 😒
  12. Pour ces cartes ils suivent les contours des anciennes régions, pour lisser volontairement le zonage compte tenu de l'échéance. En prévision brute Arpège, on pourrait être dans les seuils d'une vigilance orange du Béarn à l'Ariège et sur une partie du Tarn : (Note pour ceux qui ne connaissent pas, carte tirée de l'excellent Météolab Arpège (et ici pour la version Arôme))
  13. Original cette petite modélisation d'Arôme avec un "coup de griffe rétrograde" depuis l'Armagnac jusqu'aux portes du bassin d'Arcachon dans la modélisation de mardi fin de nuit et matin. Je ne partage pas tant pour la prévision elle-même (petit risque d'averses solides localisées), que pour le côté esthétique de la chose.
  14. Le sud-ouest des Landes : région où les conditions hivernales sont tellement rares que quand il tombe trois grains qui ne fondent pas dans la minute, c'est un événement tellement rare que tu sors l'échelle les échasses pour aller faire une macro sur ton toit.
  15. Comme prévu pas de neige par ici, mais levée assez nette du vent depuis quelques minutes avec une hausse brutale de la température. Les 100 km/h sont approchés sur la côte. Gros detrempage partout en campagne, les cours d'eau ont bien réagi sans que ce ne soit excessif.
  16. Poursuite des grains orageux sur le sud Landes, réseau électrique fluctuant avec une dizaine de micro-coupures sur les deux dernières heures. St Paul les Dax doit prendre un bon coup en ce moment.
  17. 3 cm au sol de gresil dans les quartiers sud de Dax vers 19h30 après une bonne succession de grains orageux. Pour l'occasion, j'ai testé (involontairement) pour la première fois l'ESP de la voiture, c'est pas mal fichu ce truc 🙄🤣
  18. 1er janvier dans les normales thermiques d'un 1er juin ... Bonne année à tous, mais j'espère que ce n'est pas un aperçu de ce que réserve 2023 niveau météo
  19. Je ne serais plus là demain pour profiter avec vous, d'ailleurs les 17° qui m'attendent à Biarritz ce soir vont être un peu perturbants après le temps parisien de ces derniers jours, mais une petite image témoin en souvenir de ce beau temps d'hiver des dernières heures prise vers 14h au jardin du Luxembourg :
  20. Pas beaucoup dormi cette nuit avec des orages en défilé permanent, dont un monstre vers 2h40 qui te laisse 20 cm de grésil au sol et plus de courant 😕 La station amateur de Belus sur Meteociel a du prendre le même, elle a arrêté d'émettre plusieurs heures.
  21. Gros bombardement sur le secteur de Dax, ça réveille !
  22. "Ceci" montre la corrélation entre l'anomalie de fréquence sur la saison hivernale de chaque régime de temps, prise indépendamment, avec les anomalies de température de cet hiver. Il est complètement évident que les corrélations associées ne vont rien montrer de significatif. S'il y a eu 12 % de moins de jours en régime AL tel hiver, sans s'intéresser à ce qu'il y a pu y avoir à la place, on n'a aucune chance de trouver une corrélation claire. Pour l'allégorie, c'est comme si tu voulais analyser la vitesse moyenne d'un cycliste à chacune de ses sorties, sauf que : - Des fois il ne fait que 30 km et se permet de sprinter, et d'autres fois il fait 200 km et donc un effort lent, - Des fois il se fait le col du Galibier, d'autres fois il reste en plaine, - Des fois il est bien en forme, d'autres fois il sort alors qu'il a la crève et qu'il est fatigué. On devine bien qu'il sera plus rapide sur une sortie courte, à plat, et à un moment où il est en forme. --> Et la tu regardes la corrélation uniquement entre la distance parcourue et sa vitesse moyenne, mais comme la semaine dernière il était malade il n'a fait que des petites sorties sans forcer, alors que juste avant d'être malade il avait fait une grosse sortie de 200 km à plat autour du lac d'Annecy et il se sentait bien en forme donc il a forcé sur la pédale, eh bien tu ne trouves pas de corrélation flagrante donc t'en déduis que la distance parcourue n'a aucune influence sur sa vitesse moyenne. --> Puis tu regardes la corrélation uniquement entre la déclivité de son trajet et sa vitesse moyenne, mais comme l'autre jour il s'est fait une sortie express de 40 km sur un gros col riverain, alors que la semaine d'avant il avait fait une étape de 150 km sur quatre petits cols dans lesquels il a eu le vent de face, eh bien tu ne trouves pas de corrélation flagrante donc t'en déduis que la déclivité n'a aucune influence sur sa vitesse moyenne. --> Enfin tu regardes la corrélation uniquement entre sa forme et sa vitesse moyenne, mais comme il a tendance à faire plus de kilomètres et s'attaquer à des cols importants quand il est en forme et à se limiter à des sorties faciles quand il est malade, eh bien tu ne trouves pas de corrélation flagrante donc t'en déduis que son état de forme n'a aucune influence sur sa vitesse moyenne. Il ne te reste plus qu'à expliquer à @gugo tes trois déductions, mais il risque de froncer le sourcil... Cela parait incongru, mais c'est exactement ce que tu fais pour arriver à : On peut le faire en sachant pertinemment que dans un système complexe, c'est l'addition de toutes les influences, et non chacune prise toute seule dans son coin, qui permet de théoriser les choses... Pour le reste, tu fais une démonstration que si on se contente de classer chaque jour dans l'un des quatre régimes de temps, même si dans le fond on va forcément retrouver des similitudes de grande échelle, les détails et donc les résultats en terme de temps sur l'Europe peuvent être fondamentalement différents. Oui, mais tu enfonces une porte ouverte. L'étude citée n'a jamais dit le contraire. Les paragraphes 8 à 10 sont juste là pour montrer que durant l'automne / hiver 2006-2007 la répartition des quatre grands régimes de temps n'a pas présenté de caractère particulier par rapport aux autres années. On a eu un tout petit peu moins de jours NAO- et de BL, et un tout petit peu plus de jours de NAO+ et de GA, rien d'inhabituel. D'où la conclusion dans le paragraphe 10 que ces grands régimes de temps ne peuvent pas expliquer grand chose de l'anomalie observée. Le gros de l'article s'est faite sur une corrélation beaucoup plus fine, présentée dans le paragraphe 11 : pour chaque jour, les auteurs ont été chercher les 10 jours avec la situation atmosphérique (Z500) la plus proche / similaire à l'échelle européenne survenus un même mois. Quand tu compares dans ton second post la situation du 11 février 1978 avec celle du 12 janvier 1980 et du 5 février 2007, pour démontrer que la seule notion de régime de temps ne suffit pas à établir une corrélation, tu tires donc complètement à côté. On voit très bien que la répartition des géopotentiels est sensiblement différente entre les trois (même si le régime général de temps peut être le même), et les auteurs n'ont certainement pas été chercher le 11 février 1978 ou le 12 janvier 1980 pour le comparer à la situation du 5 février 2007. Le chiffre donné d'une corrélation de 0.57-0.81 est donc au pas journalier qui est stable dans le temps (la corrélation ne se réduit pas et ne s'améliore pas). Si les auteurs s'étaient limités à comparer les jours avec un régime de temps identique, comme ton 11 février 1978 et ton 12 janvier 1980, oui ils seraient à zéro modulo un petit résidu. Et oui, ce n'est pas parfait, mais c'est considérablement élevé. Dans les ordres de grandeur, c'est à quelque chose près le niveau de fiabilité des modèles actuels dans leurs modélisations à H+192 : pas parfait mais loin d'être à jeter aux oubliettes, sinon le forum de prévisions long terme ne serait pas le plus fréquenté du forum en hiver. J'avais déjà eu l'occasion de te le dire, mais ton seuil personnalisé de 0.9 sur les corrélations climatiques il est complètement illusoire. Si tu considères qu'en dessous de 0.9 il n'existe pas de corrélation, je peux te prouver que les températures de surface du Pacifique équatorial ne sont pas corrélées au régime des vents et donc qu'El Niño n'existe pas... J'en viens quand même à rappeler le résumé de l'article que j'ai cité, et sa conclusion :
  23. Je remets un peu d'eau au moulin avec une "vieille étude" que j'avais gardée dans mes liens. A l'inverse de l'étude qui avait fait l'objet de ce topic et qui s'était focalisée sur un "hiver qui aurait pu/du être plus froid", celle-ci était focalisée sur 2006/2007 qui "aurait pu/du être moins doux". Elle contient un graphique très intéressant, qui montre pour chaque jour l'anomalie de température relevée à l'échelle de l'Europe sur des conditions synoptiques analogues (points noirs + faisceau bleu), et en rouge l'anomalie réellement observée lors de cet automne / hiver là : C'est tellement flagrant que c'est limite caricatural : mis à part deux / trois jours en fin d'automne, l'anomalie de température réellement observée a été systématiquement dans le haut des températures observées sur des situations synoptiques similaires passées, et même au delà des maximums attendus un jour sur deux. La conclusion rejoint celle de l'étude sur l'hiver 2010 : à situation synoptique similaire, il fait sensiblement moins froid / plus doux à l'échelle de l'Europe. Et moi je veux bien qu'on vienne essayer d'expliquer par "la faute à pas de chance" que l'hiver 2010 n'ait pas été aussi froid qu'attendu ou espéré, mais il va falloir une sacrée dose aussi de "la faute à pas de chance" pour expliquer qu'en 2006 on a eu une température supérieure à celle attendue quelque chose comme 175 jours sur 180. Inconsistency between atmospheric dynamics and temperatures during the exceptional 2006/2007 fall/winter and recent warming in Europe
  24. Un 29 octobre à 19 heures .. J'ai de la buée sur les vitres. Pas dedans, dehors.
  25. Plus le temps passe, plus je deviens circonspect sur ces relations différées entre cycles solaires et régimes hivernaux. Il ne s'agit pas de remettre en cause les concordances relevées et présentées dans la littérature scientifique, le problème étant plutôt que si on a démontré depuis des années leur existence on n'a toujours pas su l'expliquer physiquement malgré à ma connaissance de nombreuses recherches sur le sujet. Trop souvent, quand on ne trouve pas le lien réel entre deux phénomènes distincts (ici cycles solaires et régimes de temps hivernaux), la conclusion qui fini par s'imposer est celle du hasard. Ou dit autrement, que c'est une corrélation sans causalité. Instinctivement, c'est difficile d'expliquer comment l'activité solaire, qui impacte la Terre sur un délai de seulement quelques minutes (temps de trajet des particules solaires), peut impacter une saison quatre ans plus tard. Même l'inertie n'explique pas tout. Sauf à prouver un effet d'accumulation ("build up") progressif, sous entendu sur chaque hiver on construirait progressivement un état atmosphérique sur le suivant, mais justement cet effet qui serait facile à détecter sur le papier on ne le détecte pas. Les minimums solaires favoriseraient à 3/4 ans des hivers avec un vortex stratosphérique affaibli, et on arrive à se retrouver avec trois hivers avec un vortex survitaminé puis le quatrième avec effectivement une AO- : ok pour l'hiver 4 la corrélation est là mais on enterre au passage toute chance de démontrer le "build-up" qui transformerait cette corrélation en causalité démontrée. Du reste, sur les dernières années, la corrélation a beaucoup moins bien marché, et je reste plutôt poli en l'écrivant ainsi, ce qui ne plaide pas non plus pour une existence réelle d'une causalité. Mais il se peut aussi que ce soient les dérèglements à l'œuvre (RC) qui finissent par passer par dessus un mécanisme qui appartiendrait du coup aujourd'hui à un climat passé. Ce qui in fine nous fait arriver à la même conclusion, on ne peut plus rien en tirer en termes prévisionnels.
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