Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

ClementWIG

Tendances Printemps 2019

Recommended Posts

Posted

Location : Saint Hilaire (195m), 20km au Sud de Toulouse (Haute Garonne)
Le 27/03/2019 à 18:13, Iefan a dit :

 

MF se mouille bien rarement... Alors là, on peut dire que ça sent le baba en effet.

 

En même temps, ils avaient bien prévu un mois de février avec un signal plus froid que la normale. On a vu ce que ça a donné 😁

  • J'aime 2
  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : Aubagne (13400)

En me documentant un peu sur les prévis saisonnières, je suis tombé sur cette page que vous connaissez peut-être :

http://jasoncordeira.weebly.com/atmospheric-energy.html

Cela m'a semblé intéressant. Elle donne la variation de l'énergie potentielle disponible dans le flux hémisphérique zonale et la compare par rapport à une période de référence.

Sauf erreur de ma part, l'énergie cinétique provient de la transformation d'une partie de l'EP. [1]

Ces graphes indquent en fait la variation d'énergie cinétique présente dans l'atmosphère puisque une diminition ou une hausse de cette EP vient qu'une part plus ou moins grande, respectivement, a été convrtie.

Une ano négative exprime une ano positive d'énergie cinétique présente, et inversement.

Malheureusement, je n'ai pas enregistré la page où l'étude sur une amélioration des prévis saisonnières était étayé par cette variation. Ils écrivaient qu'une période longue en ano positive d'EP favorisait les flux d'ouest pour les semaines à venir. À contrario, une ano négative d'EP favoriserait une circulation méridienne (énergie cinétique supérieure => advection de tourbillon supérieure). Cela à l'échelle hémisphérique s'entend. De plus, ils entendaient l'aspect oscillatoire de la variation d'où l'importance d'une prise en compte sur plusieus mois.. Pour ce printemps, ce serait une composante négative qui serait majoritaire, favorisant une circulation méridienne.

Si vous avez plus d'infos là-dessus ... ;)

 

[1] Si besoin, je trouve cet article fort instructif pour résumer cette notion : http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/51180/meteo_1996_14_11.pdf

  • Merci 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 11 heures, onweer 2 a dit :

depuis de nombreuses années nos automnes sont généralement ensoleillé et très doux, par contre nos printemps ont tendance 

à faire le contraire, certe, souvent le sec qui domine également,mais la fraîcheur aussi, disons que des synoptiques hivernales 

tardive se présentent plus souvent que des synoptiques hivernales précoce ... ceci n'est pas gravé dans le marbre,je l'accorde,

mais cette tendance se répète de plus en plus

 

Temp printemps.png

  • J'aime 3
  • Merci 4

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Location : Moncoutié 13kms au nord de Cahors(46)-350m

Ce graphique n'a pas de trop de sens et m'apparait bien basique @th38 même s'il est extrait de MF, en considérant que les moyennes glissantes sur 30 ans sont recalculées tous les 10 ans il y'a une incohérence a quelques part sachant  que pratiquement tous les printemps seraient en anomalie négative du début 1900 au milieu des années 80, ou alors il se base uniquement sur les dernières normes 81/2010? (ce qui je pense est le cas, mais dans ce cas là il manque une légende).

Si tu veux absolument appuyer et souligner les effets du RC c'est efficace évidemment, mais coté rigueur c'est très moyen je trouve puisque par exemple le printemps 63 on ne sait pas ou il se situerai par rapport aux moyennes 1931/1960.

C'est surtout cette abscisse parfaitement horizontale censée représenter la Tm et ces écart-types représentant l'anomalie qui me dérangent, un simple affichage de la Tm des printemps années après années eut été beaucoup plus rigoureux.

Bon cela dit que nos printemps actuels soient plus doux  qu'au siècle dernier c'est une évidence...

Edited by cédric du Lot
  • J'aime 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : Dax (40)

Ced, c'est vrai que cela aurait mérité d'être précisé, mais tous les graphiques de MF sont systématiquement établis sur la base des normes 1981-2010.

 

Après, il faut le replacer de le contexte de la réponse de Th38 au propos de Onweer sur la fraîcheur qui aurait dominé nos derniers printemps. Peu importe la normale de référence, on voit clairement que mis à part l'OVNI de 2013 c'est exactement l'inverse. L'évolution est même tellement brutale qu'il n'y aura probablement plus que 2 à 5 printemps antérieurs à 2000 qui arriveront encore à confronter la future norme 1991-2020.

  • J'aime 5

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons

D'ailleurs un tweet d'Etienne Kapikian m'a fait aller sur ce bilan de Météo France qui avait été fait après les 3 mois d'avril-mai-juin 2018 et qui montre le graphique de la température moyenne de ces trois mois depuis 1899 jusqu'à 2018 avec affiché clairement comme référence  les écarts à la  référence 1981-2010 :

 

GRA_OBS_PM_France_AITM_1899_2018_t_anomalie_04-06.thumb.png.f1c3f01e76d7d4cadaa9fb2a1fa92b05.png

 

C'est sûr que là on a encore plus de mal (à part comme dit Treize Vents l'OVNI 2013) à voir des printemps calendaires  compenser les hivers doux ces vingt dernières années .

http://www.meteofrance.fr/actualites/63901856-avril-mai-juin-2018-un-trimestre-bien-chaud

  • Merci 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Ce qui est surprenant et inquiétant @Romain56 c'est que d'après le graphe que tu viens de mettre, on voit un réchauffement qui atteint bien voire dépasse légèrement les 2 degrés en à peine 50 ans (moyenne laissé de 1969 à 2017). 😅Passant de 10 à 12 degrés pour Croix et de 10,5 à 13 degrés pour la moyenne du trimestre printannier mars-mai. On peut remarquer que le réchauffement est un peu plus faible sur les régions côtières que les terres mais pas autant que l'on pouvait le croire donc les côtes ne sont pas épargnés. 😥Ce qui est surprenant et consternant czst que la Cop 21 avait pour but de limiter à 1,5 degrés le réchauffement climatique par rapport à l'ère preindustirl et surtout de ne pas atteindre 2 degrés (seuil du risque d'emballement ). Or en 2015, le réchauffement frôlait voir atteignait déjà les 2 degrés...par rapport aux années 60 (je n'ose meme pas parle même pas pas rapport à 1789).  

Le réchauffement climatique est un gros piège ; ce n es😪t pas des grenouilles (français) plongé dans l'eau bouillante (réagissant en sursautant) mais mis dans une eau fraîche sur in feu qui chauffe doucement mais sûrement jusqu'à nous cuire sans que l'on puisse vraiment sen rendre compte...et là : game over !☠️

 

NB : Ne martyrisez pas les grenouilles!

 

voici le graphe dont parle Romain56 : 

 

image.png.740cfde5fb5866f584895d7713396f7f.png.0e62211cd96a1813a02c76cf73898929.png

Edited by Nico41
  • J'aime 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Location : Besançon 290m
Il y a 5 heures, cédric du Lot a dit :

 par exemple le printemps 63 on ne sait pas ou il se situerai par rapport aux moyennes 1931/1960.

moyennes 1931/1960. probablement plus élevées que  celle de 61/90 

pour les habitants de l'est -> on regarde ça   (les autres fermez les yeux pour le hors sujet    mais c'est pas moi qui ai commencé ;) )  

https://www.meteosuisse.admin.ch/home/climat/changement-climatique-suisse/evolution-de-la-temperature-et-des-precipitations.html?filters=ths200m0_northlow_mam_1961-trend

descendre à "Evolution temporelle de la température et des précipitations depuis 1864" et jouer avec les onglets 

Les printemps ne compensent rien des hivers doux  car sur les  40/50  dernières années   ils chauffent plus vite  ! 

Avec l'onglet "Tendance climatique (ligne de tendance)" ce qui saute aux yeux quand on change la période 1901->2019  en 1961>2019 ce sont les pentes  du printemps et de l'été qui  augmentent alors nettement plus  ,  ça fait  plus de 30 ans qu'aucune de ces deux saisons n'est en dessous de la moyenne Suisse 61 /90   ,  il faut cibler "nord de la Suisse en dessous de 1000 m"  pour en voir une , le printemps 2013 un peu en dessous  dans cette région là .

 

Au dessus de 1000 m  février a fait de la résistance au RC  depuis 150 ans  cf figure page 3 jusqu'à 2018 là https://www.meteosuisse.admin.ch/content/dam/meteoswiss/fr/service-und-publikationen/publikationen/doc/bulletin_climato_mensuelle_def_f-2018.pdf

 

Mais il a craqué cette année "La température de février 2019  a dépassé la norme 1981-2010 de 4 à 5 degrés dans les Alpes et sur les crêtes du Jura"  mais juste à la suite un janvier le plus froid depuis plus de 30 ans pour les Alpes . 

On a encore parfois des mois d'hivers qui auraient paru bien frais il y a quelques décennies  mais  des mois d'avril froids depuis 30 ans en revanche  ...

Edited by lothski
  • J'aime 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Location : Richardménil (54630)

En même temps, ce n'est pas étonnant que les printemps et les automnes deviennent sensiblement plus doux et moins humides qu'auparavant. Plusieurs études ont souligné la diminution (et son importance) du gradient thermique entre l'Equateur et le Pôle Nord ou plus particulièrement entre nos latitudes et le Pôle Nord. Conséquence : un gradient thermique qui atteint des valeurs identiques à celles d'autrefois de manière plus tardive et donc une zone barocline qui s'abaisse de plus en plus tard. Ajoutons à cela un étalement des zones tropicales/subtropicales et cela donne le résultat que l'on connait maintenant depuis quelques années.

 

Sans faire un post détaillé là-dessus (on n'est pas dans le topic le plus adéquat), cette tendance va s'amplifier pour une raison simple : avec la fonte de la banquise qui continuera durant la saison estivale, ce cercle vicieux s'amplifiera. 

 

P.S 1 : le jour (certains scientifiques l'annonce entre 2030-2040) où la banquise aura complètement fondu durant le maximum estival, la situation va vraiment changer de manière brutale. Je n'oserai pas voir l'état de ce gradient thermique entre nos latitudes et les hautes latitudes disons courant mi-septembre et même courant octobre. 

 

P.S 2 : voici une illustration intéressante qui compare le climat passé et un climat réchauffé (avec donc une diminution de la superficie de la banquise) et en-dessous certains points clés d'un article de recherche de M.Coumou avec d'autres auteurs :

image

Mécanismes dynamiques qui lient l’Amplification Arctique aux conditions estivales des moyennes latitudes. Source : Nature Communications, Coumou et al, 2018.

 

Et voici ce qui en ressort (j'ai sélectionné les points qui me paraisse essentiels) :

1/ "Dim Coumou et ses coauteurs ont identifié trois phénomènes principaux susceptibles d’avoir un impact dynamique sur les conditions estivales et renforcer les phénomènes extrêmes : les trajectoires de dépressions affaiblies, les courants-jets décalés et les ondes quasi-stationnaires amplifiées."

 

2/ "Les données théoriques, observationnelles et les modèles confirment l’hypothèse selon laquelle la trajectoire des dépressions estivales sur l’Atlantique s’affaiblit avec le réchauffement de l’Arctique. Dans la basse troposphère, une réduction du gradient de température nord-sud conduit à un affaiblissement de la cyclogénèse."

 

3/ "Un anticyclone peut stagner, confiné par des guides d’ondes (waveguides) au nord et au sud. Aux moyennes latitudes, la force des vents diminue, tandis qu’aux extrémités – au nord et au sud – des vents plus forts circonscrivent l’anomalie chaude à une latitude bien déterminée. Au sud, le jet subptropical joue un rôle de guide d’ondes entre 30 et 45° de latitude nord, tandis qu’au nord, dans la région subpolaire, des vents renforcés, forment le deuxième guide d’ondes. Entre les deux, la circulation se retrouve parfois bloquée dans les moyennes latitudes. Quand le courant jet compte de 6 à 8 méandres, le phénomène dit de résonance se produit et le blocage se met en place."

 

Cela vous fait-il aussi penser à la situation actuelle que nous connaissons depuis déjà pas mal de mois ?

 

Un résumé de l'article peut être consulté sur : https://global-climat.com/2018/08/25/amplification-arctique-et-vagues-de-chaleur/

 

Mes trois citations proviennent d'ailleurs de ce même résumé.

 

 

 

 

 

Edited by Antoine Coeuré
  • Merci 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : Forbach, Moselle.

Sujet très complexe, c'est le moins que l'on puisse dire.

Les méta-analyses sont d'une grande aide pour faire le tri entre les milliers d'études publiées sur cette problématique, en particulier sur les points "consensuels" et sur les questions clivantes. 

 

Deux remarques.

 

 

Plusieurs études ont souligné la diminution (et son importance) du gradient thermique entre l'Equateur et le Pôle Nord ou plus particulièrement entre nos latitudes et le Pôle Nord. Conséquence : un gradient thermique qui atteint des valeurs identiques à celles d'autrefois de manière plus tardive et donc une zone barocline qui s'abaisse de plus en plus tard.

 

 

Prise individuellement, la réduction du gradient de basse couche cause un déplacement systématique du jet vers le sud. Donc l'explication ne colle pas. Le mécanisme fondamental de la remontée moyenne vers le nord c'est le renforcement du gradient en haute troposphère. Globalement, c'est ce dernier effet qui domine. Localement, c'est moins clair, comme dans le nord-atlantique en saison hivernale où les deux peuvent se compenser. À rappeler qu'on parle bien ici à l'échelle climatique.

 

 3/ "Un anticyclone peut stagner, confiné par des guides d’ondes (waveguides) au nord et au sud. Aux moyennes latitudes, la force des vents diminue, tandis qu’aux extrémités – au nord et au sud – des vents plus forts circonscrivent l’anomalie chaude à une latitude bien déterminée. Au sud, le jet subptropical joue un rôle de guide d’ondes entre 30 et 45° de latitude nord, tandis qu’au nord, dans la région subpolaire, des vents renforcés, forment le deuxième guide d’ondes. Entre les deux, la circulation se retrouve parfois bloquée dans les moyennes latitudes. Quand le courant jet compte de 6 à 8 méandres, le phénomène dit de résonance se produit et le blocage se met en place." 

 

La pertinence de la notion de guide d'onde pour cette problématique peut légitiment être questionnée. Ça se défend pour le jet subtropical, mais pour le jet polaire - où le gradient de PV n'est pas imposé mais résulte des transitoires et est hautement turbulent -, c'est plus problématique. Par ailleurs, j'ai cru comprendre qu'une théorie de la résonance devrait être globale (circum-hémisphérique). Or, on voit bien que les événements qui s'apparentent à de la résonance sont localisés géographiquement, ce qui interroge là aussi la pertinence de cette notion récemment popularisée par certains papiers. Comme précisé dans l'article, ça reste encore à démontrer. 

 

En tout cas, scientifiquement parlant, ce domaine d'étude est savoureux. On se situe en plein dans la période où la connaissance se construit, avec donc de nombreux débats, critiques... Attention quand même à la sur-médiatisation avant même que le processus scientifique ait tranché les (nombreuses) questions. 

  • J'aime 4

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : Grenoble
Le 22/12/2018 à 10:45, ClementWIG a dit :

Pour mai, en revanche, les 3 sites sont unanimes ; douceur (chaleur ?) et sécheresse feraient leur grand retour à l'approche de l'été (surprenant n'est ce pas ?)

 

Si,  les prévisions saisonnières se "mouillent" (si on peut dire) car chaleur et sécheresse ne vont hélas pas toujours de soi en mai... (à part peut-être dans la zone méditerranéenne)

À  la station de Saint-Geoirs,  le mois de mai est même  le mois de l'année dont la variabilité est la plus grande d'une année à l'autre , particulièrement en ce qui concerne l'insolation (pour exemple, ces dernières années, elle a varié à Saint-Geoirs de 138h à 302h...)

C'est d'ailleurs, d'une manière générale, sur l'estimation de l'insolation que les prévisions saisonnières ont le plus de mal à viser juste.

 

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted

Location : Grenoble

Compte tenu de l''insolation cumulée jusqu'à présent (autour de 500 heures à Saint-Geoirs) , et si les prévisions saisonnières pour mai à septembre se révèlent justes, cette année 2019 pourrait être un (très ?) grand cru en terme d'insolation dans le centre-est,  de la trempe de 2003 et 2011.

Mais il faut rester prudent car les prévisions saisonnières pour février et mars se sont révélées plus ou moins fiables au final...

 

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

×
×
  • Create New...