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sastrugis

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Tout ce qui a été posté par sastrugis

  1. Amha (expression d'usage ce soir !), si l'on compare la T° de la masse d'air à 850 hPa pour CEP et GFS avec Paris et Toulouse comme repère, on remarque le resserrement des scénarios et la bonne concordance globale des deux modèles, avec un décalage N/S classique. La semaine du topic commencerait dans une certaine fraîcheur au S et une fraîcheur certaine au N, avant d'amorcer rapidement un radoucissement certain au N comme au S (plus marqué) et oscillé ensuite (d'après GFS qui prolonge les simulations) au gré du passage des perturbations et de la succession des secteurs chauds (grande douceur) et des secteurs froids (fraîcheur de saison), le tout régulièrement bien arrosé. Bonne soirée dans la bonne ambiance du forum 😉
  2. Du vent fort oui, sûr et certains mais au-delà... ? Quand on regarde au niveau du Jet qui pilote généralement les dynamiques tempétueuses fortes, on ne retrouve pas ici d'éléments bien organisés à travers l'Atlantique avec un zonal puissant sur des milliers de km et ses possibles développements explosifs en fin de course en arrivant sur la France (?). A suivre !
  3. Oui, c'est ce que j'allais ajouter. Et en février 1956 grosse advection froide à tous les niveaux, ce qui n'a pas véritablement été le cas en Espagne.
  4. J'ai trouvé ces données-là pour janvier 2021 : Allez, on arrête de rêver, c'est bien Brest... mais en Bielorussie 😑
  5. L'autocatalyse du froid est un phénomène bien connu... mais si un élément du système vient à fléchir celui-ci peut disparaitre très rapidement. D'où la surchauffe rapide de l'Arctique avec la diminution des surfaces de banquise ce qui réduit l'albedo et permet à l'apport solaire d'être absorbé par l'océan au lieu d'être réfléchi vers l'espace sans bénéfice thermique dans les basses couches... On passe alors à une chaîne de rétroactions positives et la surchauffe s'accélère !
  6. L'albedo oui mais combiné à un air sec et une absence de brassage dans les basses couches qui permet un fort refroidissement radiatif dès que le soleil décline
  7. Bonjour, Eh oui, toutes les belles choses ont une fin et on voit bien ce matin l'avancée inexorable de la douceur d'origine atlantique qui commence à bien s'enfoncer par l'ouest du pays... Edit : ce soir (carte de droite) on remarque que le froid intense où il était bien présent s'atténue mais il résiste bien quand même avec à l'est de la Pologne des T° encore < -10°C . A l'ouest le dégel (et la pluie...) est bien là mais cela ne monte plus, même un peu plus frais que ce matin...
  8. Bonjour, Pour le début de ce topic, je vois des points communs entre tous les modèles avec notamment le retour de la large pulsion de HG au niveau de la Russie occidentale qui vient bloquer le système et la tentative de crête chaude sur le proche Atlantique. Entre les deux, l'insertion d'un talweg en direction des Balkans dont les effets pourraient légèrement déborder par le nord-est du pays alors que le reste de la France serait dans la masse d'air contrôlée par la poussée des HG d'origine subtropicale.
  9. Image ce matin des masses d'air en présence (T° à 500 hPa) : la France à l'interface des deux mondes ! On sait déjà qui va gagner pour cette semaine... En attendant la Pologne a connu cette nuit ses valeurs les plus froides depuis plusieurs années avec des TN souvent comprises entre -20 et -25°C (voir le topic dédié) et les régions enneigées d'Espagne conservent encore des nuits bien froides (malgré la masse d'air douce surmontant)
  10. Pour remuer un peu le couteau dans la plaie... Si nous passons loin de ce qui avait été envisagé un temps question froid pour cette semaine avec la continentalisation hypothétique du flux, d'autres partent sur des bases très basses ! Après avoir envahi la Scandinavie, le froid s'est ensuite bien vite installé cette semaine en Russie et a progressé vers l'Europe de l'est avec ce matin des T° <-20° de la Mer Noire à la Baltique. La carte de gauche montre que les gelées avaient pourtant bien du mal à s'y installer 10 jours plus tôt. On verra dans les prochains jours comment l'onde de douceur réussira à attaquer cet édifice (il est prévu un léger dégel en Pologne dès mardi ou mercredi, en Biélorussie jeudi et en Russie occidentale vendredi).
  11. On peut juste remettre ici le dernier paragraphe qui est très éclairant sur les conséquences possibles des SSW... Selon Thierry Lefort [MF], "quand on fait la moyenne de tous les épisodes de vortex qui se déplacent, on voit qu'au niveau des températures, seuls le nord de l'Europe, le nord de la Scandinavie et de la Russie, ont un impact systématique, avec des vents d'est beaucoup plus marqués, des masses d'air continentales plus froides". A l'inverse, "le bassin méditerranéen oriental, donc la Grèce, la Turquie, le Proche-Orient, Israël" accusent des températures plus douces que la normale, systématiquement. Quant à la France, elle n'enregistre "pas de vague de froid systématique après ce genre d'épisode, mais un temps perturbé, océanique, avec des pluies plus abondantes que d'habitude".
  12. Merci @Kyrion pour ce tableau de la situation qui, contrairement au précédent topic au même moment de l'analyse, n'a que peu de risque/chance de changer son fusil d'épaule tant cela parait bien huilé dans des mécanismes qui ont fait leur preuve depuis des années et des années et encore des années ! Pour enfoncer le clou, une vue de tous les modèles disponibles à J+7 (samedi 23/01, fin du prochain topic) montre que sans aucune exception ils projettent globalement la même carte. S'en est même troublant (tout le monde s'est copié dessus ???). La bulle d'air relativement chaud sur le NE canadien est partout présente, comme le cœur du VP principal sur l'Asie orientale et l'Europe occidentale dans un afflux de composante ouest. Bien entendu, à ces échéances lointaines, on peut certes pinailler sur la provenance exacte du flux qui nous affectera à l'échelle du pays (de SO doux à NO frais, les 2 possiblement bien arrosés avec leurs caractéristiques dépressionnaires dominantes) mais ce n'est, il me semble, qu'un épiphénomène à préciser d'ici quelques jours (liés à la rythmique et au positionnement des perturbations en résonnance du chapelet des BG traversant l'Atlantique).
  13. Si "l'hiver plié" c'est ça je suis preneur tout de suite 😁
  14. Ce topic nous aura vraiment fait passer par tous les états ! Ca commençait très bien puisqu'il y a 6 jours encore - seulement 6 jours ! - les perspectives étaient largement ouvertes vers un coup d'hiver, comme en témoignaient par exemple @gugo, @Run999H et bien d'autres ! Si le spectre de l'activité dépressionnaire était mentionné, personne ne voulait y croire vraiment... Le doute s'est ensuite très rapidement instillé, avec d'abord des allusions puis des développements de plus en plus solidement étayés sur le retour d'une circulation océanique, avec un flux qui prenait progressivement de plus en plus de calories, pour finir ce matin sur la très belle image rappelée par @Ciel d'encre ! Pour faire de la prévision à LT et MT sur ce topic, il fallait avoir de vraies qualités de ballerine qui ne craint pas le grand écart !
  15. C'est vrai que cette partie de la région est une des mieux placées en cas de résistance un peu plus marquée de l'air froid (ce qui semble être le cas). Plus à l'ouest, après les gelées de la soirée et de la première partie de nuit, on récupère déjà des T° faiblement positives et de la pluie... De toutes façons cela aurait été difficile car les sondage de la masse d'air sont sans appel malgré l'ambiance froide au sol ! En revanche, sur la Seine-Maritime l'histoire peut se jouer différemment, même si cela n'est que temporaire...
  16. Bonjour, En regardant les projections de l'altitude de la surface 500 hPa sur les latitudes au voisinage du cercle polaire arctique, on voit bien se dégager les déplacements des forces en présence. A l'ouest, sur la Terre de Baffin, on sortirait progressivement et rapidement des BG actuels pour "récupérer" les HG (relatifs) qui stagnent depuis des semaines vers le Groenland, même s'ils étaient déjà affectés ces derniers jours par des nettes baisses de régime. L'Islande semble vouloir rester dans des BG de façon continue, cette aire se prolongeant au fil des jours vers la Scandinavie. En résumé, on voit à travers cette projection se dessiner la reprise en main des BG sur le N Atlantique avec en corolaire - on l'imagine - dans son sillage le renouvellement d'une circulation active de BP à travers l'Atlantique des côtes américaines vers la Mer de Norvège. Sur l'Europe de l'ouest cela pourrait se traduire par une tendance durable à des flux océaniques, avec bien entendu des séquences +/- perturbées douces ou fraîches au gré des ondulations et passage des fronts associés, conditionnées par le positionnement et la magnitude de ces BG.
  17. Attention @Virgile, il ne faut pas vendre la peau de l'ours... 😁
  18. Pour compléter l'analyse GFS et évaluer la représentativité et la fragilité de l'édifice proposé par le déterministe, voici le panel des 30 "perturbations" et sur la durée les T-850 pour Paris.
  19. Ce matin, pour CEP, GEM et GFS, 3 versions dont les différences ne tiennent finalement à pas grand chose mais dont les conséquences en temps sensible sur la France seraient marquées. L'Européen et le canadien ne voient pas une coupure dans le rail dépressionnaire depuis l'Amérique jusqu'à la Scandinavie (avec barocline cependant beaucoup plus basse pour GEM et ondulation chez CEP synonyme d'alternance doux/frais), alors que GFS poursuit ses tentatives de dorsale avec plus de succès (allant même jusqu'à couper la circulation sous un simili blocage groenlandais). La bascule d'une configuration à une autre est possible et comme c'est encore très loin...
  20. Si on regarde à l'échelle hémisphérique, le signal sur la fin de ce topic (et toute la fin du mois de janvier par extrapolation vu l'inertie d'un tel système s'il vient à se confirmer) parait assez clair : reconcentration du VP ! C'est flagrant chez GEM et CEP, encore un peu indécis chez GFS (il faudrait juste attendre encore quelques jours pour refermer la nasse des BG polaires autour des lambeaux de HG coupés de leurs racines tropicales). Reste à savoir maintenant si un forçage stratosphérique peut inverser le cours des choses, car pour l'européen et l'américain au moins, il n'y aurait pas de "gagnants" et de "perdants" des effets contrastés longitudinalement du SSW : tout le monde à la sauce zonale ! (avec ses micro ondulations pour varier du frais au doux)
  21. Si l'on décompose rapidement les flux proposés par les 30 "perturbations" du GFS 06Z pour le 23/01 (libre interprétation des cartes du post du dessus de @Iseran2019), pas de doute sur la main mise de l'Atlantique ! Pour la fraîcheur - ne parlons même pas de froid - on ne pourrait compter que sur les flux de N et NO dépressionnaires (12% et 17%). Maigre bilan pour un hivernophile des plaines, et même à nouveau des risques pour les moyennes montagnes avec le retour de flux doux et humide ou sec par le SO (24%). Pour les composantes continentales : un zéro pointé !
  22. Indépendamment des "humeurs" des déterministes d'un run à l'autre, la tendance amorcée depuis plusieurs jours se confirme : c'était d'abord une éventualité à ne pas négliger à la vue de la synoptique de certaines "perturbations" (et du flair/expérience des posteurs), puis un risque fort du fait de leurs relais par une fréquence de + en + élevée dans les PE. Donc pour illustrer les messages d'hier et de ce matin, voici l'exemple de Paris vu par GFS 00Z d'hier et de ce matin. Visiblement, on note le resserrement des scénarios autour d'un tube relativement doux à 850 comme à 500 hPa et la réduction des hypothèses froides (les plus optimistes diront qu'elles n'ont pas totalement disparu !). Maintenant, voilà ce que cela donne en terme de synoptique pour les 2 modèles GFS et CEP sur l'ensemble de ce topic (dans la mesure où les déterministes sont ici globalement à l'image de la tendance générale) : on serait soit sous l'influence directe de la dorsale subtropicale, soit de la dépression subpolaire et de son afflux d'air atlantique, +/- frais ou doux selon la courbure de son parcours avant de nous parvenir.
  23. J'ai l'impression que dans les options froides restant en course à 850 et 500 hPa (voir les % de @Iseran2019), cela correspond à nouveau à des invasions d'air océanisé sur la France ? Les anomalies basses sortant en pissettes successives et irrégulières de l'incontinent nord américain ne sont pas étrangères à cette instabilité des modèles. Et quand la barocline nous tangente par le N, cela me parait encore bien haut placé pour n'intéresser qu'une toute partie du pays et très temporairement. Exit le flirt des BG et GF de l'est de l'Europe avec nos frontières de l'Est qui pouvaient, par débordement, apporter des sensations franchement hivernales à toutes les altitudes. En résumé :
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