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Suivi de l'englacement au pôle nord


sirius
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Englacement un peu meilleur que 2008 pour l'instant mais attention aux premières grosses dépressions qui risquent de laisser de grandes zones d'eau libre (on l'a vu les autres années).

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En prenant l'avion hier, on est passé assez nord au niveau de la Sibérie pour éviter les vents d'Ouest assez violents. Du coup j'ai pris des photos vite fait, j'ai mis les endroits sur la map. Je suis

Effondrement catastrophique du volume de glace, on termine sur juin un record de faible volume et sur un record tous mois confondus de la plus grosse anomalie ...      

Magnifique performance de piano, autour de glaçons en dérive dans l'Arctique :    

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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

C'est vrai que la courbe marque un infléchissement qui la fait différer des 2 dernières années, mais rien ne garanti que ça va continuer comme ça. Comme le disait très justement Snowman, on arrive dans une période critique où face à une banquise fragilisée par l'Eté les dépressions automnales vont accomplir un travail de sappe non négligeable.

A ce moment là, ce n'est plus que la seule reconstitution du froid qui entre en ligne de compte default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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A lire le compte-rendu de la situation par le NSIDC.

Il y a tentative d'explication du comportement plutôt surprenant de la banquise, étant donné son épaisseur faible initiale estimée (voir post plus haut), par un changement de la circulation atmosphérique dans la région, changement qui évite la déperdition de glace de l'océan arctique vers l'Atlantique.

During the first half of August, Arctic ice extent declined more slowly than during the same period in 2007 and 2008. The slower decline is primarily due to a recent atmospheric circulation pattern, which transported ice toward the Siberian coast and discouraged export of ice out of the Arctic Ocean. It is now unlikely that 2009 will see a record low extent, but the minimum summer ice extent will still be much lower than the 1979 to 2000 average.

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A lire le compte-rendu de la situation par le NSIDC.

Il y a tentative d'explication du comportement plutôt surprenant de la banquise, étant donné son épaisseur faible initiale estimée (voir post plus haut), par un changement de la circulation atmosphérique dans la région, changement qui évite la déperdition de glace de l'océan arctique vers l'Atlantique.

ça expliquerait peut-être le fait que l'extent reste relativement élevé alors que l'area est faible.
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Depuis le décrochage de 2007 qui a pris tout le monde par surprise, les modèles ont été revus et de nombreuses équipes travaillent sur leur validation en émettant des prévisions sur l'évolution de la banquise. Ces efforts de prévision sont coordonnés depuis 2008 par ARCUS (organe officiel des USA, Arctic Research Consortium of the United States) sur le site http://www.arcus.org/search/seaiceoutlook/index.php

La synthèse des prévisions des 13 équipes impliquées pour septembre est sortie ce 19 aout, sur la base des données de juillet (les évolutions de la situation en aout ne sont donc pas prises en compte) : c'est sur http://www.arcus.org/search/seaiceoutlook/2009_outlook/report_august.php . Evidemment, faire des prévisions le 15 septembre serait un peu trop facile... Chaque équipe indique une valeur pour l'extent, son mode d'évaluation (modèle, statistique, empirique...), éventuellement des % de chances de réalisation ; il y a une synthèse globale, et des papiers détaillés sur les méthodes utilisées.

Voici le schéma des prévisions de ces équipes :

http://www.intedix.com/wimages/augustreport_julydata_chart_preview.png

augustreport_julydata_chart_preview.jpg

(désolé, pb, impossible de l'afficher ??)

Pour rappel, la prévision émise en juin sur les données de l'hiver et du printemps :

june-report_graph_small.gif

Extraits de la synthèse et traduction partielle (pensez à cliquer sur "Full Report" !)

The outlook for arctic sea ice in September 2009, based on July data, indicates a continuation of low pan-arctic sea ice extent and no indication that a return to historical levels will occur.

(La prévision pour Septembre 2009, basée sur les données de Juillet, indique la poursuite d'un extent bas et n'offre aucune indication qu'un retour aux niveaux historiques se produira).

The range of individual outlook values this month is from 4.2 to 5.0 million square kilometers, with more than half of the estimates in a narrow range of 4.4 to 4.6 million square kilometers, representing a near-record minimum. All estimates are well below the 1979–2007 September climatological mean value of 6.7 million square kilometers. The uncertainty / error values, from those groups that provided them, are about 0.4 million square kilometers, thus most of the estimates overlap.

Warm, clear conditions led to significant sea ice melt during the month of July, with some areas of unusually low ice extent and an atmospheric pattern that promotes summer sea ice loss in the Pacific sector of the Arctic. At this point in the sea ice season, the minimum extent will largely be driven by atmospheric conditions, including winds and temperatures.

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Agde (34) littoral ouest Hérault

The outlook for arctic sea ice in September 2009, based on July data,

C'est bien beau de faire des prévisions en se basant sur juillet, mais encore une fois la variabilité climatique a fait des siennes (le mois d'aout ayant finalement épargné la banquise arctique) et 2008 ne sera probablement pas battue. Du coup, sur les 13 prévisions faites par chacune de ces équipes, 9 sont déjà fausses, 2 sont à la limite de l'erreur et 3 s'en tirent bien... Peux mieux faire !
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C'est bien beau de faire des prévisions en se basant sur juillet, mais encore une fois la variabilité climatique a fait des siennes (le mois d'aout ayant finalement épargné la banquise arctique) et 2008 ne sera probablement pas battue. Du coup, sur les 13 prévisions faites par chacune de ces équipes, 9 sont déjà fausses, 2 sont à la limite de l'erreur et 3 s'en tirent bien... Peux mieux faire !

Tu fait comment pour dire que certaine sont fausse, d'autres a la limite et encore d'autre qui s'en tire bien sachant que :-Tu ne dispose pas des barres d'erreurs de ces modeles (donc tu ne peut pas evaluer si la valeur mesuré est dans la barre d'erreur de la valeur modelisé et puis surtout.....)

-Comment fait tu pour dire que ces prévisions sont fausses ou juste sachant qu'elles ne concerne que les valeur de septembre 2009?

Peux vraiment mieux faire aussi.

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Agde (34) littoral ouest Hérault

Tu fait comment pour dire que certaine sont fausse, d'autres a la limite et encore d'autre qui s'en tire bien sachant que :

-Tu ne dispose pas des barres d'erreurs de ces modeles (donc tu ne peut pas evaluer si la valeur mesuré est dans la barre d'erreur de la valeur modelisé et puis surtout.....)

Le résultat de chaque équipe correspond a un calcul et le chiffre mentionné est sa plus forte probabilité. Si en plus, on doit prendre en compte la barre d'erreur pour évaluer l'exactitude de leur prévision, on n'en fini plus. Alors moi aussi je vais en faire une : 5Mkm² +- 1M. Aurais-je juste ? Probablement.
-Comment fait tu pour dire que ces prévisions sont fausses ou juste sachant qu'elles ne concerne que les valeur de septembre 2009?

Tu prends la ligne pointillée correspondant à 2008, tu en as déjà 7 qui prévoient le dépassement de ce minimum, et 2 qui le titillera. Or c'est fortement improbable. Je pense donc (comme beaucoup d'ailleurs) que 2009 se situera entre 2008 et 2005 et, si les conditions météorologiques restent "favorables", le minimum pourrait éventuellement revenir dans "le trend linéaire négatif".Le problème que ces 13 équipes (sic) de scientifiques ont rencontré, c'est qu'ils se sont trop facilement basés sur la moyenne de fonte journalière constatée en juillet qui était presqu'aussi importante que 2007. En extrapolant de façon linéaire, on aurait pu imaginer que le minimum tournerait entre 2007 et 2008. Or les aléas météorologiques de début aout sont passés par là et ont redressé la tendance. Donc je persiste à dire que s'ils prennent en compte les nouvelles données des 15 premiers jours d'aout, leurs prévisions seraient revues à la hausse et deviendraient aujourd'hui plus crédibles. A peine sorties et déjà obsolètes ??

Pour l'anecdocte : on se demande comment une équipe arrive à pondre une prévision, en juin, à 3,2M km². Ils avaient anticipé l'arrivée des hommes verts munis avec de sèches cheveux géants répondant aux désirs apocalyptiques d'Hansen ?

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Personnellement je trouve que les résultats présentés (ceux basés sur les chiffres de juillet) étaient tout à fait cohérents avec la situation en cours. On avait alors des incursions chaudes relativement modérées mais bien présentes, des modèles qui simulaient à long terme la poursuite de cette tendance synoptique, le tout sur une banquise fragilisée, bref rien qui n'indiquait que la situation pouvait s'inverser. Finalement, le vortex s'est fortement reconcentré, annihilant quasiment toutes les tentatives de remontées chaudes depuis début août - et on ne s'en plaindra pas. Mais de là à venir fanfaronner sur des "ils avaient tort c'est tous des ânes", il y a un gouffre à ne pas franchir. En février dernier, quand tout les modèles semblaient indiquer qu'on se dirigeait vers un sérieux coup de froid pour déboucher au final sur des températures presque de saison, est-ce que tu es allé sur le forum long terme dire à tous les prévisionnistes qui avaient annoncé une vague de froid qu'ils n'étaient pas sérieux ? C'est une chose de se tromper en météo/climato, c'est une autre de mettre en cause le sérieux de ceux qui se prêtent au jeu.

Pour l'anectode : la "prévision" à 3.2 millions de km² de juin était en fait un pronostic sur le minimum envisageable en cas de répétition des conditions 2007 durant tout le reste de la saison de fonte. Ce n'était pas une prévision en soit, mais plutôt une évaluation des conséquences possibles d'un 2007 bis. Donc, pas d'hommes verts avec des sèches-cheveux, juste des personnes qui critiquent sans avoir pris le temps de se renseigner un peu default_thumbdown.gif

Pour le reste, peu de changements par rapport à ces derniers jours : on reste au coude à coude avec 2005 sur l'extent, tandis que 2008 commence à prendre le large. Pas de grosses incursions chaudes en vue sur la zone arctique, mais il devrait y avoir tout de même pas mal de douceur côté Canada et entre Groenland et Svalbard.

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Agde (34) littoral ouest Hérault

Personnellement je trouve que les résultats présentés (ceux basés sur les chiffres de juillet) étaient tout à fait cohérents avec la situation en cours. On avait alors des incursions chaudes relativement modérées mais bien présentes, des modèles qui simulaient à long terme la poursuite de cette tendance synoptique, le tout sur une banquise fragilisée, bref rien qui n'indiquait que la situation pouvait s'inverser. Finalement, le vortex s'est fortement reconcentré, annihilant quasiment toutes les tentatives de remontées chaudes depuis début août - et on ne s'en plaindra pas. Mais de là à venir fanfaronner sur des "ils avaient tort c'est tous des ânes", il y a un gouffre à ne pas franchir.

Oui, tu confirmes ce que je disais. Donc on est d'accord. Par contre, je ne fanfarronne pas, je constate : l'étude sort le 19 aout, 13 équipes avancent leur dernière prévision et on constate quoi ? Que seules 3 sont crédibles. Chacun est libre d'interpréter à sa façon la morale de cette news mais de mon côté, je ne les traite pas d'ane, seulement qu'à peine l'étude sortie, elle est déjà obsolète... A limite, elle serait intéressante si elle sortait la première semaine d'aout. En allant plus loin, sur les 13 équipes, pourquoi aucune n'a prévu des conditions météorologiques favorables au ralentissement de la débâcle ? Pourquoi ont ils tous pris l'option d'une synoptique tendance chaude ? Tu sais par ailleurs que les modèles long terme changent de cap régulièrement (voir quotidiennement pour certains). Je ne pense pas (donc à confirmer) que durant tout le mois de juillet, les prévisions saisonnières annonçaient unanimement un été clément en Arctique.

Enfin la prévision à 3,2Mkm², en mode "aggressive", elle n'a d'intérêt que de montrer le caractère très exceptionnel de 2007 et qu'évidemment si cela se représente (avec l'aide des petits hommes verts default_thumbup1.gif ), le minimum prendrait une claque.

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Le problème que ces 13 équipes (sic) de scientifiques ont rencontré, c'est qu'ils se sont trop facilement basés sur la moyenne de fonte journalière constatée en juillet qui était presqu'aussi importante que 2007.

Pure diffamation : allégation totalement gratuite et parfaitement erronée ! L’intérêt de ce genre d’exercice est de comparer des méthodes. Les équipe qui fond ces prévisions ont chacune leur méthode : modélisation, diverses méthodes statistiques, … Le but est de mieux comprendre le fonctionnement de la banquise et d’améliorer les paramétrisations des modèles de glaces dans les simulations climatiques : le résultat final brut n’est que relativement accessoire (son analyse détaillée l'est en revanche beaucoup moins ...) … En effet si une équipe à fait une modélisation et obtient un bon résultat et que, à postériori, la même modélisation avec les conditions atmosphériques qui ont réellement été observées donnent un moins bon résultat, c’est que le modèle est mauvais (ou perfectible) et qu’il faut chercher à voir ce qui ne va pas. Pour se faire, il faut regarder ce qu’ont obtenu les autres équipes avec leurs méthodes, il faut regarder là où le modèles a de meilleurs comportements que d’autres zones ou variables et il faut alors assayer de trouver les raisons : courant, conditions atmosphériques, épaisseur, … Bref 1000 et 1 pistes ! Si une équipe à choisi une démarche statistique elle peut regarder pourquoi là elle obtient un meilleur ou moins bon résultat que la dernière fois, pourquoi la fois précédente ça marchait mieux en tenant en compte d’une certaine façon tel cycle et que là au contraire ça marche moins bien …

C’est très complexe comme démarche et bien plus riche que de regarder une tout petit graphique sur un site Internet … Sachant qu’Olivier à raison : il y a généralement des probabilités d’erreur avec telle ou telle pourcentage de confiance (techniquement on parle souvent d'intervalle de confiance) ou alors des probabilités de dépassement de seuil. C’est tout ça qui est important. C’est beaucoup de boulot et donc des personnes qui travaillent à temps plein sur le sujet. L’amélioration des simulations couplées du climat global (mais aussi des simulations de glace) est à ce prix et c’est ça qui est si passionnant !

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Pour l'anecdocte : on se demande comment une équipe arrive à pondre une prévision, en juin, à 3,2M km². Ils avaient anticipé l'arrivée des hommes verts munis avec de sèches cheveux géants répondant aux désirs apocalyptiques d'Hansen ?

C'est toujours tout de meme curieux de voire à quel point on s'acharne sur les scientifiques quand ca ne va pas dans le sens qu'on veut, et à quel point on est prét à les croire sur parole dans le cas contraire....

Bref je suis hors sujet, mais le forum est à nouveau en train de retourner dans ses travers , et n'est quasiement plus remplit que de posts de gueguerre entre partisants de l'un ou l'autre camp.

Hormis les messages de TreizeVents et quelques autres peu nombreux, qui sont pleinement enrichissants et en rapport avec le sujet ouvert, le reste n'est qu'une bataille de tranchée , qui plus est souvent n'ayant pas de rapport avec le sujet ouvert en question.

C'est vraiment pitoyable.

Just1, tu devrais relire un peu la charte spécifique au forum évolution climat, avant de lancer des pics à tort et à travers , sans savoir de quoi tu parles. Au fait qu'est ce qu'Hansen a à voir avec les études sur la banquise. Rien!

ps à la modération: vous pouvez effacer évidemment mon message en vous suggérant de faire de meme avec tout les autres HS et posts diffamatoires. Désolé pour la surcharge de travail...

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Montpellier (34), Montreuil (93) ou Ciran (37)

ps à la modération: vous pouvez effacer évidemment mon message en vous suggérant de faire de meme avec tout les autres HS et posts diffamatoires. Désolé pour la surcharge de travail...

Il n'y pas de meilleure modération que celle des forumeurs eux-mêmes - ton post restera donc en ligne (juste après avoir quand même précisé que beaucoup de messages de ce topic ont déjà été supprimés pour des HS évidents). Just1, dernier rappel à l'ordre avant suspension de tes droits en écriture sur le forum Evolution du Climat.
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En tout cas la masse d'air aux alentours du pôle commence à se rafraichir sérieusement avec actuellement des poches à -12°C à 850hPa et sur la carte de prévis jusque +180h,on observe de manière récurrente des taches à -16°C,en particulier au dessus du Groënland.

Ce n'est que de la prévis mais ça commence à devenir significatif.L'embacle devrait bientot reprendre.

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Montvalezan 1270 m

En tout cas la masse d'air aux alentours du pôle commence à se rafraichir sérieusement avec actuellement des poches à -12°C à 850hPa et sur la carte de prévis jusque +180h,on observe de manière récurrente des taches à -16°C,en particulier au dessus du Groënland.

Ce n'est que de la prévis mais ça commence à devenir significatif.L'embacle devrait bientot reprendre.

Certes les masses d'air commencent à se reconstituer mais la débâcle n'a pas fini. Il reste encore un mois de fonte avec néanmoins une vitesse de plus en plus lente. Mais le risque de voir la banquise encore fortement diminuée n'est pas à exclure. A la fin septembre on pourra y voir plus clair, l'embâcle ne recommençant en général qu'à partir de début / mi octobre.

De plus les dépressions se font de plus en plus violente particpant à une disclocation non négligeable de la banquise.

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En effet,désormais à +180h les modèles prévoit à certain moments du -14°C à 850hPa mais pas au délà avec la dislocation du vortex et les remontées douces.

En revanche dans le court terme on reste dans des températures de pointe de -12°C.

A voir si cela va s'accentuer...

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COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m

En effet !

Cependant , le froid à l'air de commencer à se restituer , du moins à ne pas perdre trop de rigueur , vers une stabilisation ?

Tu vois, 1 mois plus tard est rien n'est stabilisé, bien au contraire, l'extent continue à prendre des claques !

Ju

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Posted
Aix-en-Provence (et fût un temps avec des relevés sur Ventabren)

Je suis encore au cercle polaire (jusqu'à mardi). Mois d'août assez chaud ici avec des tn de 10-12°C et des tx de 20°C avec un max de 25°C...C'est assez doux, trop pour la saison au dire des locaux.

Le réchauffement est bien ressentie ici depuis quelques années. Les t° ne vont plus sous les -50 comme dans les années 80 encore...on atteint rarement les -40. Enfin depuis 2 hivers, la neige fond et regèle en hiver ce qui ne permet plus aux rennes d'accéder au lichen, gelés sous la glace que les bêtes ne peuvent casser...Ils y a donc eu des transport de troupeau vers des contrées plus froides pour éviter la mise en pril de la ressource...on nous parle toujours du gentil ours blanc mais tout le reste morfle...

A suivre...situation future délicate...

A+!

Alex.

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Je pense qu'on peut raisonnablement tabler sur une area minimale 2009 supérieure d'environ 0,5 million de km2 àcelle de l'an passé; et ce, en comptant sur une légère fontesupplémentaire d'ici la fin de la 1ère quinzaine de septembre, ainsi quesur de possibles dislocations locales suite à l'effet despremières tempêtes d'automne sur les zones où le pack est fragile.

Le déficit est toujours significatif par rapport à la moyenne1979-2000(1,5 million de km2). Mais par rapport à2008 on aurait malgrétout gagné en superficie de banquise arctique l'équivalent de lasuperficie de la France... En terme d'ordre de grandeur, on peut sansdoute dire que depuis 2 ans, après le décrochage de 2007, la fonteestivale de la banquise ne progresse plus.

PS : j'ai des problèmes d'édition de mes posts et certains mots se collent sans que je sache pourquoi.

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Dans un autre topic (celui dédié aux hydrates de méthane), j'avais écrit:

Le mieux de l'area des glaces arctiques par rapport à 2007, que je ne conteste pas, reste encore très relatif (pour l'instant, 2009 reste la troisième pire année de la décennie et son minimum ne sera atteint que dans 8 à 10 jours, voire plus) et ne se manifeste pas depuis des années, mais seulement depuis un an et demi environ.

Il coîncide avec le soleil anormalement calme (entre parenthèses, un grand coup de chapeau à Williams qui avait exactement prévu l'arrivée de cette période de quasi-inactivité solaire) et ne devrait donc constituer qu'un sursis extrémement bienvenu que nous serions bien avisés de mettre à profit en réduisant plus drastiquement nos émissions de GES, plutôt que de laisser entendre un peu naïvement que le RC, c'est terminé.

En effet, les GES continuent à s'accumuler dans l'atmosphère, tandis que des signes avant-coureurs de la déstabilisation des gisements d'hydrates de méthane des mers arctiques (hausse des températures des eaux des mers de Barents et de Laptev par exemple, émanations de méthane en mer de Laptev...). De plus, l'inlandsis du Groenland et les glaciers continentaux de faible et moyenne altitude continuent à perdre du volume, contribuant - à peu près à égalité avec le réchauffement des eaux océaniques - à la poursuite de la montée du niveau moyen des mers.

Alors, quand, dans quelques années (au plus tard dans quelques décennies), le soleil retrouvera le niveau normal de son activité, et en l'absence de mesures réellement efficaces, nous pourrions connaître une remontée en puissance du processus de RC. Et il serait peut-être alors trop tard si nous nous sommes laissés endormir par l'apparence d'un arrêt de ce processus.

Ca vaut peut-la peine d'y réfléchir, non ?

Ps: comme personne ne peut dire avec certitude combien durera l'actuelle période de très faible activité solaire, je préfére maintenir ma prévision d'une disparition estivale de l'essentiel de la banquise arctique entre 2017 et 2025 (donc vers 2021, à plus ou moins 4 années près). Simplement, si l'activité solaire reprend d'ici deux ans, cette disparition pourrait se faire avant 2021, alors que, si l'inactivité solaire se prolonge au delà, cette même disparition ne se produirait qu'aux alentours de 2025.

Mais quelque soit la durée effective de cette inactivité, il me semble plus que probable que l'accumulation des GES finira par l'emporter par ses effets (directs ou indirects)...

Re-ps: désolé de ne pas me cantonner à la seule question des hydrates de CH4, mais leur situation et toutes les variables que je cite dans ce post comme dans ma précédente intervention sont imbriquées dans leurs causes comme dans leurs effets. C'est de l'analyse synthétique de toutes ces données que nous pouvons tenter de tirer des conclusions, bien sûr toujours susceptibles d'être plus ou moins nuancées ou remises en cause en cas de nouveaux faits ou de nouvelles hypothèses.

Et, cher Damien 49, ne t'inquiéte pas: je ne me formaliserai pas de lire ici ou là des accusations d'alarmisme. J'y suis maintenant habitué et je me garderai bien d'employer moi-même des termes discourtois ou susceptibles d'envenimer la discussion. L'énoncé des faits et la solidité du raisonnement (qui ne sont en aucune manière mon appanage exclusif !) devraient suffire...

Alain

Et Williams, dont les interventions sont toujours intéressantes, a réagi par le post suivant:

"A propos de la surface de la banquise de l'Arctique, si mes supositions de l'evolutions du climat dont j'ai detaillé au maximum et au plus simple dans cette nouvelle page http://la.climatolog...uffement8.htm#1 ne penses tu pas que la banquise de l'Arctique pourait s'arranger si bien sur l'homme n'exagere pas dans son activité (donc qu'il fait un pas sur les GES...) ???

Car la fonte de banquise doit être dûe : au rechauffement de la Terre, puis à cause des oscillations naturelles (AMO,...) comme l'anomalie de la SST a augmenté de 1970 a 2000 dans l'HN justement, etc... Donc avec la variation des phenomenes naturels ceci devrait l'influencer plus ou moins suivant l'influence des autres phenomenes. Donc c'est lentement que la banquise devrait redevenir comme elle etait il y a quelque années, mais lentement.

Comme on voit ces dernieres années alors l'indice de l'AMO a grimpé, donc baisse de la SST dans l'Atlantique Sud contrairement a l'HN voila que la banquise de l'Antarctique elle a bien évolué avec meme les records de surface depuis. Donc on voit les liens.

Williams"

Je réponds donc à Williams sur ce topic, plus adapté à sa remarque qui porte essentiellement sur la banquise arctique :

Cher Williams, je suis plutôt d'accord avec toi: Si l'homme modifie sérieusement ses activités génératrices de GES, le climat se réchauffera moins vite que je ne le crains et la banquise arctique survivra plus et plus longtemps. C'est d'ailleurs en espérant que les responsables finiront par m'écouter au moins un peu que je consacre tant de mon temps aux conférences, articles et forums. Car je ne souhaite qu'une chose : que mes prédictions (qui partent de l'hypothèse d'une réaction insuffisante) ne se réalisent pas. Et c'est sans doute encore possible, même si on ne pourra probablement pas tout éviter, ne serait-ce qu'à cause de l'inertie de la machine climatique.

Quant aux causes d'évolution de l'area de la banquise arctique, il suffit de constater sa non-linéarité pour comprendre que la tendance au RC liée principalement aux effets (directs et indirects) des émissions de GES est loin d'être seule en cause. Variabilité solaire, bascule la Nina/el Nino, AMO, SST, variabilité météorologique, etc interviennent à des degrés divers et variables pour générer une forte instabilité de la tendance.

Enfin, je pense raisonnable d'envisager que, quelles que soient les conséquences des activités humaines, la tendance au RC en cours depuis plusieurs dizaines d'années finira par laisser place à un nouvel et plus ou moins instable équilibre avec d'évidentes répercussions sur la banquise et les inlandsis. Jusqu'à ce que d'autres événements, peut-être naturels (cycles de Milankovitch, grands cycles solaires encore mal connus, volcanisme, évolution du barycentre du système solaire, etc...) ne changent encore la donne dans un sens ou dans l'autre.

Alain

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Dans un autre topic (celui dédié aux hydrates de méthane), j'avais écrit:

Le mieux de l'area des glaces arctiques par rapport à 2007, que je ne conteste pas, reste encore très relatif (pour l'instant, 2009 reste la troisième pire année de la décennie et son minimum ne sera atteint que dans 8 à 10 jours, voire plus) et ne se manifeste pas depuis des années, mais seulement depuis un an et demi environ.

Il coîncide avec le soleil anormalement calme (entre parenthèses, un grand coup de chapeau à Williams qui avait exactement prévu l'arrivée de cette période de quasi-inactivité solaire) et ne devrait donc constituer qu'un sursis extrémement bienvenu que nous serions bien avisés de mettre à profit en réduisant plus drastiquement nos émissions de GES, plutôt que de laisser entendre un peu naïvement que le RC, c'est terminé.

En effet, les GES continuent à s'accumuler dans l'atmosphère, tandis que des signes avant-coureurs de la déstabilisation des gisements d'hydrates de méthane des mers arctiques (hausse des températures des eaux des mers de Barents et de Laptev par exemple, émanations de méthane en mer de Laptev...). De plus, l'inlandsis du Groenland et les glaciers continentaux de faible et moyenne altitude continuent à perdre du volume, contribuant - à peu près à égalité avec le réchauffement des eaux océaniques - à la poursuite de la montée du niveau moyen des mers.

Alors, quand, dans quelques années (au plus tard dans quelques décennies), le soleil retrouvera le niveau normal de son activité, et en l'absence de mesures réellement efficaces, nous pourrions connaître une remontée en puissance du processus de RC. Et il serait peut-être alors trop tard si nous nous sommes laissés endormir par l'apparence d'un arrêt de ce processus.

Ca vaut peut-la peine d'y réfléchir, non ?

Ps: comme personne ne peut dire avec certitude combien durera l'actuelle période de très faible activité solaire, je préfére maintenir ma prévision d'une disparition estivale de l'essentiel de la banquise arctique entre 2017 et 2025 (donc vers 2021, à plus ou moins 4 années près). Simplement, si l'activité solaire reprend d'ici deux ans, cette disparition pourrait se faire avant 2021, alors que, si l'inactivité solaire se prolonge au delà, cette même disparition ne se produirait qu'aux alentours de 2025.

Mais quelque soit la durée effective de cette inactivité, il me semble plus que probable que l'accumulation des GES finira par l'emporter par ses effets (directs ou indirects)...

Re-ps: désolé de ne pas me cantonner à la seule question des hydrates de CH4, mais leur situation et toutes les variables que je cite dans ce post comme dans ma précédente intervention sont imbriquées dans leurs causes comme dans leurs effets. C'est de l'analyse synthétique de toutes ces données que nous pouvons tenter de tirer des conclusions, bien sûr toujours susceptibles d'être plus ou moins nuancées ou remises en cause en cas de nouveaux faits ou de nouvelles hypothèses.

Et, cher Damien 49, ne t'inquiéte pas: je ne me formaliserai pas de lire ici ou là des accusations d'alarmisme. J'y suis maintenant habitué et je me garderai bien d'employer moi-même des termes discourtois ou susceptibles d'envenimer la discussion. L'énoncé des faits et la solidité du raisonnement (qui ne sont en aucune manière mon appanage exclusif !) devraient suffire...

Alain

Et Williams, dont les interventions sont toujours intéressantes, a réagi par le post suivant:

"A propos de la surface de la banquise de l'Arctique, si mes supositions de l'evolutions du climat dont j'ai detaillé au maximum et au plus simple dans cette nouvelle page http://la.climatolog...uffement8.htm#1 ne penses tu pas que la banquise de l'Arctique pourait s'arranger si bien sur l'homme n'exagere pas dans son activité (donc qu'il fait un pas sur les GES...) ???

Car la fonte de banquise doit être dûe : au rechauffement de la Terre, puis à cause des oscillations naturelles (AMO,...) comme l'anomalie de la SST a augmenté de 1970 a 2000 dans l'HN justement, etc... Donc avec la variation des phenomenes naturels ceci devrait l'influencer plus ou moins suivant l'influence des autres phenomenes. Donc c'est lentement que la banquise devrait redevenir comme elle etait il y a quelque années, mais lentement.

Comme on voit ces dernieres années alors l'indice de l'AMO a grimpé, donc baisse de la SST dans l'Atlantique Sud contrairement a l'HN voila que la banquise de l'Antarctique elle a bien évolué avec meme les records de surface depuis. Donc on voit les liens.

Williams"

Je réponds donc à Williams sur ce topic, plus adapté à sa remarque qui porte essentiellement sur la banquise arctique :

Cher Williams, je suis plutôt d'accord avec toi: Si l'homme modifie sérieusement ses activités génératrices de GES, le climat se réchauffera moins vite que je ne le crains et la banquise arctique survivra plus et plus longtemps. C'est d'ailleurs en espérant que les responsables finiront par m'écouter au moins un peu que je consacre tant de mon temps aux conférences, articles et forums. Car je ne souhaite qu'une chose : que mes prédictions (qui partent de l'hypothèse d'une réaction insuffisante) ne se réalisent pas. Et c'est sans doute encore possible, même si on ne pourra probablement pas tout éviter, ne serait-ce qu'à cause de l'inertie de la machine climatique.

Quant aux causes d'évolution de l'area de la banquise arctique, il suffit de constater sa non-linéarité pour comprendre que la tendance au RC liée principalement aux effets (directs et indirects) des émissions de GES est loin d'être seule en cause. Variabilité solaire, bascule la Nina/el Nino, AMO, SST, variabilité météorologique, etc interviennent à des degrés divers et variables pour générer une forte instabilité de la tendance.

Enfin, je pense raisonnable d'envisager que, quelles que soient les conséquences des activités humaines, la tendance au RC en cours depuis plusieurs dizaines d'années finira par laisser place à un nouvel et plus ou moins instable équilibre avec d'évidentes répercussions sur la banquise et les inlandsis. Jusqu'à ce que d'autres événements, peut-être naturels (cycles de Milankovitch, grands cycles solaires encore mal connus, volcanisme, évolution du barycentre du système solaire, etc...) ne changent encore la donne dans un sens ou dans l'autre.

Alain

bonjour une question me gratte la tete

je m'interesse beaucoup au RC et ne doute pas que la machine soit en route mais je pense aussi que la nature est plutot bien faite et qu'a la maniere d'une plaie sur la peau elle se reconstruise par elle meme!

Donc voici ma question:

si la banquise au pole nord fond à vu d'oeil plus l'augmentation du débit des fleuves sibérien qui ce déverssent dans la mer, est ce que ce supplément d'eau douce de surface n'aurait pas un effet ( bénéfique en hivers) je m'explique s'il y a plus d'eau douce ou tout du moins, moins salée cela ne va t'il pas favoriser un glacition plus importante de la banquise glace peut etre plus épaisse et ou sur plus de surface et donc augnenter la reflexion des rayons solaire vers l'espace a la sortie de l'hivers.

merci pour vos commentaires.

bonne journée à tous

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(...) Si la banquise au pole nord fond à vue d'oeil plus l'augmentation du débit des fleuves sibérien qui ce déverssent dans la mer, est ce que ce supplément d'eau douce de surface n'aurait pas un effet ( bénéfique en hiver)? Je m'explique : s'il y a plus d'eau douce ou tout du moins, moins salée, cela ne va t'il pas favoriser un glaciation plus importante de la banquise glace peut etre plus épaisse et ou sur plus de surface et donc augnenter la reflexion des rayons solaire vers l'espace a la sortie de l'hivers.

Si, tout à fait. A température égale, une eau moins salée gèle plus facilement et nous nous trouvons alors dans le cadre d'une rétroaction négative plus ou moins provisoire : Réchauffement -> fonte des glaces -> eau moins salée -> regel plus facile de l'eau (en hiver, car en été l'albèdo plus faible compense cette rétroaction) -> albedo en hausse (effet non négligeable à partir de la fin de l'hiver) ...

Bien entendu le processus réel est bien plus complexe, car il est influencé par de nombreuses autres variables.

En particulier, dans l'HN, les vents et les courants contribuent à la fois à fractionner la banquise, à en disperser les débris et à brasser l'eau de mer. Donc l'effet de rétroaction négative du au déversement d'eau douce y reste globalement très faible.

Alain

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