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Raréfaction des orages?

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Location : Bergerac (24)
Le 10/04/2019 à 21:08, DoubleKnacki a dit :

Si certains se souviennent de cette date (nuit du 19 au 20 juillet 2002) :

 

hj2y.png

 

De la bombe, cette nuit-là 😍. Plusieurs heures d'orages (23h à 07h du matin), en tout cas en Aquitaine (et sans doute au-delà...), avec intensité, fréquence et dotés d'un activité électrique, foudroyante, à glacer le sang  du plus averti des chasseurs d'orages... 😱

 

Jamais revu ça, en 17 ans 🙄... je me fais du mal en y repensant lol 😰

 

Purée m'en parle pas… Je me souviens bien de cette fin Juillet 2002. QUATRE nuits orageuses d'affilée, un spectacle à chaque fois. J'ai plus jamais revu ça depuis…

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Il y a 3 heures, tuefeli a dit :

Et pourtant, 2018 : année la plus foudroyée depuis 30 ans...

 

http://www.meteofrance.fr/actualites/69551975-2018-annee-la-plus-foudroyee-depuis-30-ans

 

Y aurait-il un hiatus entre le ressenti et la réalité?

 

2018 est assurément une énorme anomalie de dynamique atmosphérique par rapport à ce qui existait autour de 2010.

Le signal sur 6 mois (saison chaude) de la SNAO en 2018 est le plus haut pic depuis 1989.

Edited by Cotissois 31

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Location : Gambais (78) - Altitude : 100 m et Guyancourt (78) pour le travail
Il y a 4 heures, tuefeli a dit :

Et pourtant, 2018 : année la plus foudroyée depuis 30 ans...

 

http://www.meteofrance.fr/actualites/69551975-2018-annee-la-plus-foudroyee-depuis-30-ans

 

Y aurait-il un hiatus entre le ressenti et la réalité?

Je suis dans une zone en bleu clair, cela confirme bien mon ressenti, du peu d'orages que l'on a depuis quelques années et en 2018, cela a été le cas pour mon coin en tout cas.

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Je pense en fait que ce n'est pas un manque d'orages qui est évoqué ici , mais un manque d'orages en flux dynamique.

2018 a été un record de foudre, mais aussi de flux peu dynamique.

 

Dans le fond, pour avoir des orages en flux dynamique, il faut un compromis parfait entre dynamique et instabilité.

Or, je ne suis pas loin de penser qu'un fort pic SNAO+ maximise l'instabilité et qu'un fort creux SNAO- maximise la dynamique.

De fait, le bon compromis serait plutôt dans la transition et non pas dans le coeur des pics ou des creux.

Il est probable qu'on est en train de quitter le creux SNAO-  (moyenne sur plusieurs années) sur les années à venir donc c'est peut-être une bonne nouvelle pour retrouver le compromis parfait.

 

Edited by Cotissois 31
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Location : Carnon-Plage (34) & Castelnau-le-Lez (34)
il y a 26 minutes, Cotissois 31 a dit :

Je pense en fait que ce n'est pas un manque d'orages qui est évoqué ici , mais un manque d'orages en flux dynamique.

 

C'est ce que je pense aussi. Si je devais résumer en un seul mot les saisons orageuses depuis quelques années ce serait "molles". On a souvent deux types de configurations :

- marais barométriques : donnant de nombreux orages "pop corn" parfois diluviens et destructeurs mais sur des secteurs réduits ;

- périodes anticycloniques : chaleur de plus en plus présente, parfois des canicules et... des bascules sèches sur la plupart du territoire.

 

En fait j'ai l'impression qu'il y a, de manière générale, un décalage à l'ouest des centres d'actions en période chaude (et inversement en période froide). Quand j'étais plus jeune en Normandie (on va dire entre 2005 et 2012 pour les principaux souvenirs), il arrivait souvent qu'après une période chaude - pas besoin de 2 semaines de canicules, souvent c'était 2-3 jours max - un profond talweg balayait le territoire en entrainant une dégradation orageuse en configuration classique : éclosion d'orages préfrontaux en fin de journée dans le sud-ouest (parfois supercellulaires), évolution de ces derniers en puissants multicellulaires en remontant vers le centre dans la nuit et constitution d'un MCS sur la Beauce (avec soulèvement d'orages préfrontaux à l'avant) balayant l'est de la Normandie (j'étais souvent en limite), l'Ile de France, le Nord, la Champagne en fin de nuit et début de matinée avant reprise de l'activité préfrontale (puis nouveau MCS etc...) plus à l'est au cours de la journée et soirée suivante.

 

Depuis plusieurs années (2012) cette configuration n'existe plus ou presque et se manifeste plutôt sur un axe Vendée, Bretagne, Basse-Normandie avant de s'éloigner en Manche vers l'Angleterre. Ne subsiste que quelques orages préfrontaux à l'avant (grand ouest) alors que la chaleur persiste partout ailleurs.

 

D'ailleurs, les gigantesques arcus au lever du soleil que l'on avait l'habitude d'observer sur la Beauce appartiennent désormais au mythe.

 

Pour le souvenir

radar_20080527-22h00.png.73603a4610732aebc7b460c80fac4670.png

 

Temps bruineux toute la journée et pas plus de 16 -17 °C sur une bonne partie de la France avant qu'un puissant MCS (le plus violent que j'ai connu) ne balaye la France du sud-ouest au nord du pays avec un festival électrique, des pluies dilluviennes, de violentes rafales de vent et de la grêle sur de larges zones.

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entre 2005 et 2012

 

Je suis persuadé que pour la Normandie, cette période avait anormalement peu d'orages. Des orages en flux dynamique, mais peu.

Edited by Cotissois 31

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Location : Nîmes (30) secteur Ouest (Pompidou / Jaurès). Alt : 50 m.

Pour le Languedoc (Gard / Hérault) même si je manque de recul, j'ai l'impression qu'une tendance se dessine avec des orages de plus en plus systématiquement diluviens (ou du moins très pluvieux) mais plus rares. Ça a toujours été une caractéristique locale mais j'ai l'impression que ça s'accentue.

 

Et à l'inverse j'ai l'impression que les orages lâchant de la belle foudre ramifiée en air sec sous bases élevées sont plus rares (sauf l'année dernière où on en a eu quelques uns) alors qu'ils  me semblaient plus fréquents avant, entre mi juin et mi juillet notamment.

 

Entre 2008 et 2013 on a eu beaucoup de configurations avec journée très chaude (>30-35°C) et ensoleillée, développement orographique en fin d'aprem' et magnifiques orages isolés riches en foudre (et sans trop de pluie) sur les Cévennes et le piémont + plaines intérieures en fin de soirée et début de nuit.

Ces dernières années (sauf 2018 effectivement) c'était soit pas d'orage du tout (2016-2017), soit des orages généralisés ultra pluvieux.

Mais la période est trop courte pour juger et je pense qu'on a souvent tendance à idéaliser les souvenirs des orages passés.

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Location : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons

J'ai quelques années derrière moi , et je vous donne mon impression sûrement imparfaite de vieux qui a la mémoire qui flanche et qu'on dira qui ne retient que ce qu'il a envie de retenir, je m'en excuse par avance :$

 

Je ne suis pas certain qu'il y ait moins d'orages qu'avant, mais il me semble qu'ils sont devenus plus désordonnés et souvent plus diluviens là où ils éclatent  avec donc l'activité électrique bien noyée dans la masse.

 

Par contre ceux qui à mon avis ont vraiment diminué sont les orages préfrontaux de type MCS devant un front froid bien marqué concluant une période de chaleur suivie par une période plus fraîche et océanique par flux d'O, NO . Combien de fois ces derniers étés on a vu les fortes chaleurs se terminer seulement par une bascule des vents à l'O, NO sans la moindre dégradation , je rejoins donc là les propos de Cotissois et Néant 27 .

 

En fait je pense tout simplement qu'on en revient toujours au même constat, les flux méridiens qui prennent le pas sur les flux zonaux avec ainsi pour conséquences des situations météo moins classiques, plus désordonnées  y compris pour les situations orageuses .

 

Enfin ce n'est que mon avis sûrement imparfait sans analyse statistique :$

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Location : Saint-Quentin-de-Baron (33) & parfois Dax (40)
il y a 40 minutes, bernardt60 a dit :

J'ai quelques années derrière moi , et je vous donne mon impression sûrement imparfaite de vieux qui a la mémoire qui flanche et qu'on dira qui ne retient que ce qu'il a envie de retenir, je m'en excuse par avance :$

 

Je ne suis pas certain qu'il y ait moins d'orages qu'avant, mais il me semble qu'ils sont devenus plus désordonnés et souvent plus diluviens là où ils éclatent  avec donc l'activité électrique bien noyée dans la masse.

 

Par contre ceux qui à mon avis ont vraiment diminué sont les orages préfrontaux de type MCS devant un front froid bien marqué concluant une période de chaleur suivie par une période plus fraîche et océanique par flux d'O, NO . Combien de fois ces derniers étés on a vu les fortes chaleurs se terminer seulement par une bascule des vents à l'O, NO sans la moindre dégradation , je rejoins donc là les propos de Cotissois et Néant 27 .

 

En fait je pense tout simplement qu'on en revient toujours au même constat, les flux méridiens qui prennent le pas sur les flux zonaux avec ainsi pour conséquences des situations météo moins classiques, plus désordonnées  y compris pour les situations orageuses .

 

Enfin ce n'est que mon avis sûrement imparfait sans analyse statistique :$

 

En accord globalement avec ton message et encore plus avec ce que j'ai souligné en gras (c'est aussi une constatation que j'ai pu faire de mon côté et encore plus, depuis la saison estivale 2016) ! 🙄

 

Des gros coups de chaud se terminant par une vieille bascule à l'Ouest, avec 10 ou 15°c de moins en 24h, le tout agrémenté d'une belle tartine de nuages bas et dans le mieux des cas, de la bruine, ça... c'est devenu un peu plus fréquent, ces derniers étés 🤢

Edited by DoubleKnacki
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Le 11/04/2019 à 10:07, Fonky a dit :

 

J'ai regardé les relevés également, l'été etait incroyablement pourri (le mois de juin etait le plus chaud) et en dessous des normes, je prefere juillet 2013 (et son derecho en fin de mois), meme l'été 2014 (orageux) etait meilleur...  😂  Je passe la main.

 

Concernant la raréfaction des orages, il faudrait faire des statistiques et cela dépend des regions, meme si je remarque que depuis 2014, il y a vraiment moins d'orage en Gironde, le flux de SO instable se manifeste plus rarement.

 

Le nombre de jour avec orage (tonnerre audible) est en baisse depuis les années 2000 dans le Bordelais .

Nombre moyen de jours avec orage par décennie à Bordeaux-Mérignac:

1951/1960: 33 jours

1961/1970: 34 jours

1971/1980: 28 jours

1981/1990 : 30 jours

1991/2000: 31 jours

2001/2010:  24 jours

2011/2018:  20  jours

 

Le 10/04/2019 à 21:08, DoubleKnacki a dit :

Si certains se souviennent de cette date (nuit du 19 au 20 juillet 2002) :

 

De la bombe, cette nuit-là 😍. Plusieurs heures d'orages (23h à 07h du matin), en tout cas en Aquitaine (et sans doute au-delà...), avec intensité, fréquence et dotés d'un activité électrique, foudroyante, à glacer le sang  du plus averti des chasseurs d'orages... 😱

 

Jamais revu ça, en 17 ans 🙄... je me fais du mal en y repensant lol 😰

Je me souviens encore une nuit orageuse en continue ! J' avais noté un cumul pluviométrique de 65 mm pour la journée du 19 août.

Edited by weather.bordeaux
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Location : Grasse (06), 300m d'alt.

Très intéressant ce sujet, même si je ne pense pas que l'on puisse parler véritablement d'une raréfaction des orages, plutôt comme cela a été évoqué précédemment un manque de dynamique flagrant ces dernières années. 
J'apporte mon petit retour d’expérience sur la période 2000/2019 dans le Sud-Est avec une affirmation qui revient souvent, le manque de plus en plus présent des situation d'automnes très dynamiques. On se souvient de la période entre 2000 et 2005 sur le pourtour méditerranéen avec une succession d'épisodes diluviens (2002/2005 notamment) de plusieurs jours sur nos contrées notamment en septembre avec des situation très organisées et souvent catastrophiques, durant ces mêmes années d'autres situations non-automnales avaient également été remarquables sur le plan orageux mais encore une fois des situations pilotées par des dynamiques atmosphériques bien rodées, chose qu'il semble manquer ces derniers années. L'automne 2014 avait été un fidèle souvenir au début des années 2000 avec une succession de dégradation organisées grâce à une synoptique à l'échelle de l'hémisphère Nord particulièrement favorable mais à part cette année là les automnes méditerranéens ne sont plus vraiment à la hauteur de ce que l'on a pu connaître.

 

Alors peut-être que le facteur "exceptionnel" de ces dégradations du début des années 2000 y joue, statistiquement parlant il est assez rare de retrouver des dégradations aussi dynamiques plusieurs années d'affilée. Le fait est que les automnes, et notamment les mois de septembre, ne sont plus autant sujets qu'avant à des dégradations de grand ampleur sur nos contrées, il n'y à qu'a voir ces dernières années, on se retrouve souvent avec un anticyclone persistant et un été indien près de la méditerranée en septembre et des dégradation intervenant plus entre octobre et novembre, donc moins dynamiques et avec des conflits de masse d'air moins importants donc des orages moins "remarquables".

 

Autre type d'orage récurrent dans notre région, les orages diurnes, nous en discutions avec d'autres passionnés il y a peu, avant 2009 il était fréquent de voir les orages diurnes balayer tout le var et les Alpes-Maritimes pour finir sur le littoral et mourir en mer au printemps. Depuis c'est bien plus compliqué, les orages ne parviennent pas à vraiment tenir passés les derniers reliefs et meurent rapidement. La faute à des flux moins favorables mais également à, encore une fois, un manque certain de dynamique leur permettant de se réalimenter en atteignant le proche littoral. De ce fait, même si les orages diurnes ne sont pas moins fréquents, ils sont cependant plus concentrés aux reliefs que lors de la période 2000/2009.

On peut aussi noter que l'année dernière fut l'année la plus orageuse depuis des dizaines d'années, sauf que toutes les dégradations ou presque manquaient systématiquement de dynamique atmosphérique, nous nous retrouvions avec des marais barométrique persistants mais peu dynamiques et des orages très (trop) pluvieux et peu esthétiques. Pour revenir sur la question des "spanish plume" et des fameuses dégradations SW/NE il est vrai que celles-ci se font plus rares ces dernières années même si on recense quelques cas chaque année malgré tout, la faute peut-être à ce manque de dynamique atmosphérique récurrent, il y a longtemps que nous n'avons pas vu de dégradation de ce type évoluant en MCS ou MCC faisant la moitié de la France..

Après, apporter une explication à tout ça est laborieux car la période d'analyse est trop courte, je pense qu'il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu :

- le fait, comme l'a très bien fait remarquer @Vincent_L, que l'on idéalise les situations passées, forcément une dégradation que l'on a vécu avant a plus de saveur, elle sera bien plus marquante car on s'en souvient justement, pas forcément parce qu'elle était exceptionnelle, mais parce qu'elle est arrivée à une période où la connaissance des orages était en plein boom et que l'on s'obstine à vouloir retrouver exactement la même situation dans chaque dégradation possédant des similitudes.
- le fait aussi, mais cela est plus un jugement personnel, que nous retrouvons plus d'extrêmes qu'auparavant sur le plan atmosphérique, par exemple des situations anticycloniques durables, des situations de marais barométriques durables ou même des situation dépressionnaires durables mais un manque de changement rapide au niveau de l'atmosphère. Les période de canicules se terminent doucement avec un petit coup de frais et pas une dégradation orageuse généralisée. Pour prendre un autre exemple, la récurrence de basses pressions de l'année dernière sur la péninsule ibérique nous apportant un temps durablement instable sur l'Europe de l'Ouest mais somme toute assez peu dynamique car pas vraiment de transition entre grosse période de chaleur et gros coup de frais/froid.

Néanmoins les orages ne me semblent pas moins récurrents bien au contraire, ils ont peut-être juste un peu moins de saveur qu'avant car chaque dégradation de grand ampleur nous semblait exceptionnelle vu le peu de recul de données que nous avions ne serait-ce qu'au début des années 2000. L'explosion d'internet y joue aussi, avant un orage photographié par un chasseur semblait exceptionnel car il n'y avait pas 20 autres personnes dessus, on se souvient des supercellules de 2005 capturées dans le Sud-Ouest par Pierre-Paul, des supercellules aussi bien formées en 2005 cela semblait fou, pourtant maintenant on sait et on voit qu'il y en a bien plus qu'on le pense, il suffit juste d'être sur la bonne cellule au bon moment.

Edited by Tristan06
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Location : Forbach, Moselle.
il y a 25 minutes, weather.bordeaux a dit :

Le nombre de jour avec orage (tonnerre audible) est en baisse depuis les années 2000 dans le Bordelais .

Nombre moyen de jours avec orage par décennie à Bordeaux-Mérignac:

1951/1960: 33 jours

1961/1970: 34 jours

1971/1980: 28 jours

1981/1990 : 30 jours

1991/2000: 31 jours

2001/2010:  24 jours

2011/2018:  20  jours

 

Le nombre de jours avec orage est stable jusqu'aux années 2000, puis chute sensiblement. Or, c'est à ce moment que MF a transité vers une observation automatisée (Macma).

Est-ce qu'on sait si ça introduit un biais dans la série ? Le rayon de détection n'étant pas le même que celui d'un observateur humain, il y'a des chances pour que ça mène à une sous-estimation. 

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Ces statistiques à Bordeaux me semblent cohérentes avec mon idée que la SNAO est un indice intéressant.

En fait la SNAO mesure à peu près l'absence de la dépression britannique en été.

De fait, l'axe SO-NE explose quand la dépression britannique est présente mais pas trop forte (pas trop froide) et on le voit bien avec une SNAO neutre, c'est la période de mi-1990 à mi-2000.
Probablement beaucoup d'orages de 1970 à mi-1990 mais sans dépression britannique suffisante pour dynamiser le flux (SNAO+).

Edited by Cotissois 31
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Il y a 8 heures, weather.bordeaux a dit :

Le nombre de jour avec orage (tonnerre audible) est en baisse depuis les années 2000 dans le Bordelais .

Nombre moyen de jours avec orage par décennie à Bordeaux-Mérignac:

1951/1960: 33 jours

1961/1970: 34 jours

1971/1980: 28 jours

1981/1990 : 30 jours

1991/2000: 31 jours

2001/2010:  24 jours

2011/2018:  20  jours

 

Je me souviens encore une nuit orageuse en continue ! J' avais noté un cumul pluviométrique de 65 mm pour la journée du 19 août.

 

Autres chiffres différents, plus lapidaires, mais très parlants.

Lyon, ville très exposée aux orages d'été, qui y apportent en cette saison, l'essentiel des précipitations.

 

Relevés pour Août des quantités de précipitations à la station de Lyon Bron :

-1951/1980 : 99,7 mm

-1981/2010 : 62,0 mm

 

Si c'est pas un changement de climat ça....

Edited by th38
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Location : Saint Jean Sur Richelieu (40 km au Sud-Est de Montréal)- CANADA

Très intéressant comme topic . 

 

La moyenne de précipitation à Lyon est assez intriguante en effet...

pouvons nous tirer un tel constat sur d'autres stations francaises ? 

 

Ca pourrait mettre en évidence une extention de plus en plus précise vers l'Est du dome anticyclonique de la péninsule ibérique en direction de l'europe central en été...

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Si c'est pas un changement de climat ça....

 

Disons que ce topic est plus sensible aux changements mesurés récemment entre 1990 et 2010.

 

Vos changements concernent un passage ancien des années 1950 aux années 1980 qui a vu une chute assez nette en effet

https://www.infoclimat.fr/climatologie/globale/mois-d-aout/lyon-bron/07480.html

mais depuis 1980, ça s'est stabilisé.

Edited by Cotissois 31

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Location : Tours

Disons que c'est assez aléatoire à mon avis. Les orages en eux-même ne disparaissent  pas vraiment, c'est surtout les dégradation orageuses organisées et de longue durée qui se font beaucoup plus rares. Même si les orages semblent moins nombreux, je trouve qu'ils adoptent des intensités plus fortes au fil des années, autant en terme d'activité électrique qu'en activité pluvieuse. Ce que je remarque, c'est la raréfaction des grosses chutes de grêle ( tant mieux pour les cultures ect... ), mais le rapport de cause à effet n'est pas négligeable. La dynamique atmosphérique semble moins importante et les configurations synoptiques sont différentes que ce que l'on a pu connaître entre 2012 et 2014 par exemple. 

 

Les axes sont très différents au fil des années, autant, on pouvait souvent observer un axe Sud-Ouest à Nord-Est, qui est l'axe de base. En 2012, l'axe était orienté Sud-Ouest à Centre-Est, en s'arrêtant entre la région Auvergnate et Lyonnaise, cependant, on a pu observer de nombreux orages, parfois violents, sur le Nord-Est et surtout sur les Ardennes entre les mois de Juin et Juillet, la région Bourguignonne a également connue de violentes chutes de grêle avec 6 à 7cm de diamètre en Saône-et-Loire , et jusqu'à 9cm entre la Côte-d'Or et le Doubs. 

 

L'année 2013, on observe un axe un peu plus différent avec secteurs habituellement mois concernés par de violents orages. Tout d'abord, le secteur entre Auvergne, Bourgogne et Rhône-Alpes a été très touché, comme par exemple lors d'une violente dégradation orageuse le 16 Juin 2013, avec la formation de 8 supercellules entre le nord de l'Auvergne et la Bourgogne, dont 6 classées comme supercellules abouties. Pendant l'année, on voit que le Nord-Est est un peu plus épargné, et que l'axe s'étire entre les Pyrénées et le Nord du pays, en passant par les régions centrales et le Nord-Ouest du pays. Mai 2013 a été un mois très orageux, surtout pour le Nord du pays avec une dégradation qui restera gravée dans les annales, un épisode orageux d'une rare intensité s'est abattu sur un axe Pyrénées / Nord - Pas de Calais. D'ailleurs, depuis leur création en 2007, c'est la première fois que Keraunos émettait un risque maximal 4/4. Voici à quoi se résume la dégradation pour se rappeler : 

 

Dans les grandes lignes, le bilan de cet épisode fait apparaître 7 supercellules distinctes, une quinzaine de dédoublements cellulaires (splitting storms), une tentative de supercellule moteur gauche avortée et un MCS. Les phénomènes associés comptent notamment :


+ de nombreuses chutes de grêle remarquables, avec des diamètres de 3 à 5 cm dans le sud de la France et de 6 à 12 cm sur le nord,
+ de puissantes rafales descendantes avec des pointes mesurées par Météo France jusqu'à plus de 120 km/h,
+ un couloir de micro- et macrorafales sur un axe Soissons - Laon (Aisne), ainsi que de Vervins (Aisne) à Semousies (Nord)
+ plusieurs inondations éclairs et coulées de boue,
+ une tornade d'intensité EF1 à Marchiennes (Nord).

 

Source http://www.keraunos.org

 

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Il y a également eu la virulente dégradation orageuse du 26-27 Juillet 2013 entre le Centre-Ouest, le Centre le bassin Parisien avec un violent MCC et le développements de plusieurs supercellules. Le 28 Juillet 2013, un autre système orageux virulent balaye le Sud-Est du pays. La Bretagne et les Pays-de-la-Loire ont connus des orages parfois violents tout au long de l'été, dont principalement au mois de Juillet. La Bourgogne et l'Auvergne ont encore étaient concernés par de violents orages début Août avec de violentes rafales, jusqu'à 120 km/h et de la grosse grêle ( jusqu'à 11 cm ). 

 

En 2014, on observe un secteur touché par de forts orages de grêle au mois de Mai, entre l'Aquitaine et le Centre, avec plusieurs épisodes de forts orages. Cela devrait rappeler des souvenirs à pas mal de monde, Juin 2014 et ses fameuses supercellules du 8 et 9 Juin qui on balayées le Centre et le Nord du pays. On voit que l'Est, le Centre-Est et le Sud-Est sont confrontés à plusieurs épisodes forts orages, tout comme les Pyrénées également. L'axe concerne alors le Centre-Ouest et les régions centrales, et dans un second temps, la partie Est du pays. Août 2014 a été marqué par un dégradation orageuse qui a balayée de très nombreuses régions ( dont une LEWP dans le Sud-Ouest ). 

 

Puis à partir de 2015, on voit que les dégradations orageuses sont beaucoup moins nombreuses et moins organisées. Les orages sont présents néanmoins, et on ne définit pas réellement d'axe comme on a pu observer entre 2012 et 2014 et même bien avant. L'Ouest et l'Est du pays sont tout autant concernés, un coup l'un, un coup l'autre, le Sud-Est et le Centre-Est ont tout de même connu de nombreux orages aux cours de l'été 2015, surtout au mois de Juin. Août 2015 a été marqué par plusieurs orages, localement violents, sur plusieurs régions du pays. Viens ensuite 2016, avec une instabilité qui reste marquée entre le Nord et le Nord-Est du pays pour le mois de Juin, une instabilité déficitaire ailleurs, comme dans le Sud-Ouest par exemple. L'activité orageuse reste marquée entre le Nord et l'Est du pays pour le mois de Juillet, avec un déficit important d'instabilité sur l'Ouest et le Nord-Ouest. Et le mois d'Août 2016 a été peu orageux malgré quelques orages forts dans l'Est du pays, mais l'instabilité est en déficit un peu partout, d'ailleurs, ce fût l'été le moins orageux de ces 7 dernières années. On observe le même genre de chose pour 2017 avec des orages parfois violents mais pas sous forme de dégradations orageuses organisées avec des axes bien définis, l'instabilité reste très contrastée. 

 

statistiques-eclairs-foudre-1-au-15-juin-2015-france-carte-communes.thumb.jpg.d4b4081c53d1403fb76a0832a8d2568e.jpg

 

bilan-des-orages-ete-2016-ecart-moyenne-2009-2015-jours.thumb.png.2b8955a58a50ea68c33da56984564880.png

 

Cependant, on se rattrape un peu avec 2018 avec une année record en nombre d'orages, uu niveau national, on dénombre 285 jours avec orage, l'ancien record était de 267 jours en 2014. Autant dire que ces orages ne sont pas forcément si rare que ça, les années ne se ressemblent pas, allons nous connaître un été 2019 très orageux où tout le contraire ? Espérons de bonnes dégradations orageuses tout de même :) 

Edited by Météodu37
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Location : Bonrepos-riquet ( 15km au NE de Toulouse )
Le 14/04/2019 à 13:53, Météodu37 a dit :

Mai 2013 a été un mois très orageux, surtout pour le Nord du pays avec une dégradation qui restera gravée dans les annales, un épisode orageux d'une rare intensité s'est abattu sur un axe Pyrénées / Nord - Pas de Calais. D'ailleurs, depuis leur création en 2007, c'est la première fois que Keraunos émettait un risque maximal 4/4. Voici à quoi se résume la dégradation pour se rappeler : 

 

Dans les grandes lignes, le bilan de cet épisode fait apparaître 7 supercellules distinctes, une quinzaine de dédoublements cellulaires (splitting storms), une tentative de supercellule moteur gauche avortée et un MCS. Les phénomènes associés comptent notamment :


+ de nombreuses chutes de grêle remarquables, avec des diamètres de 3 à 5 cm dans le sud de la France et de 6 à 12 cm sur le nord,
+ de puissantes rafales descendantes avec des pointes mesurées par Météo France jusqu'à plus de 120 km/h,
+ un couloir de micro- et macrorafales sur un axe Soissons - Laon (Aisne), ainsi que de Vervins (Aisne) à Semousies (Nord)
+ plusieurs inondations éclairs et coulées de boue,
+ une tornade d'intensité EF1 à Marchiennes (Nord).

 

Source http://www.keraunos.org

 

orages-violents-grelons-geants-25-mai-2009-prevision-grele.jpg.5d8cd5ca4f2c213aea3d31c9afeea328.jpg

 

 

Tu t'es embrouillé dans tes dates😉, ça c'est le 25 mai 2009 que tu nous décris, avec le grêlon de 12cm récupéré par keraunos aux alentours de Raillencourt dans le 59.
Je m'en rappelle bien car ça doit être la première situ orageuse que j'ai suivi. Ce jour la, le nuage mur de la supercellule qui a bombardé une partie de l'agglo toulousaine avec des grelons de 6 cm est passé quasiment au-dessus de chez moi.

Edited by Ukkosenjumalan Poika

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Location : Tours

Effectivement, petite confusion de ma part, dommage que je n'habitais pas encore en Touraine à ce moment-là, faudrait que je me renseigne sur ce qu'il y a eu ce jour-là, puisque la zone était bien concernée également par ce risque de violents orages. 6cm, c'est énorme pour une agglomération comme celle-là. Comme je l'ai mentionné, on voit de moins en moins de phénomènes de ce genre ( et c'est tant mieux pour les cultures et autre ), mais c'est peut-être en lien avec le peu de dégradations organisées qu'on connaît et une dynamique atmosphérique moins favorable.

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Citation

La dynamique atmosphérique semble moins importante

 

Les étés 2015, 2016 et 2017 ont tous une signature de  dynamique au-dessus la moyenne sur le nord de la France.  2013 et 2018 ont été des exceptions.  De plus, des années 1970 aux années 1990, sur quasiment 20 ans, la majorité des étés avait peu de flux dynamique.

A part pour les très rares supercellules humides, le flux dynamique en France est généralement un frein à l'instabilité.

Edited by Cotissois 31

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Location : Namur (Liège pour le travail, et fréquemment ailleurs en Wallonie), Sedan à l'occasion
il y a 57 minutes, Cotissois 31 a dit :

 

Les étés 2015, 2016 et 2017 ont tous une signature de  dynamique au-dessus la moyenne sur le nord de la France.  2013 et 2018 ont été des exceptions.  De plus, des années 1970 aux années 1990, sur quasiment 20 ans, la majorité des étés avait peu de flux dynamique.

A part pour les très rares supercellules humides, le flux dynamique en France est généralement un frein à l'instabilité.

 

Pour que ça soit clair pour tout le monde ("dynamique" étant quelque chose de très générique), quand tu parles de dynamique supérieure pour les étés 2015, 2016 et 2017 sur le nord de la France, tu parles bien de cet espèce de flux d'ouest relativement rectiligne absolument anti-orageux? J'ai volontairement pioché à la même date d'années en années pour la simple et bonne raison que la dernière décade de juillet et la première d'août ont toutes les trois vu se produire un hiatus dans la saison des orages en Belgique (j'ignore pour le nord de la France, mais ça ne doit pas être fondamentalement différent j'imagine, corrigez-moi si je me trompe).

 

En clair, pour que la dynamique soit favorable, elle ne doit pas être trop importante (cfr les cartes) ni complètement absente (comme ce fut souvent le cas l'été dernier, par succession de cloches anticycloniques). En somme, il doit y avoir un peu de dynamique sous la forme d'une ondulation du Jet-stream advectant des bouffées de chaleur instable et donnant le coup de pouce (divergences en altitude).

 

Pour en revenir à cette dynamique "accrue" ces derniers étés, il y a sans doute un parallèle à faire avec la tendance d'étés plus humides que la normale sur les Iles britanniques depuis une dizaine d'années, pendant que régulièrement le Midi fond sous la canicule et la sécheresse: Britain’s recent wet summers can be blamed on the Atlantic jet stream, says new study. Je lirai l'étude à tête reposée.

 

 

archives-2015-7-28-0-0.png

archives-2016-7-28-0-0.png

archives-2017-7-28-0-0.png

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Je suis bien d'accord sur tout sauf de renier le sens de "dynamique atmosphérique". 

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Location : Nancy
Le 13/04/2019 à 12:35, weather.bordeaux a dit :

Le nombre de jour avec orage (tonnerre audible) est en baisse depuis les années 2000 dans le Bordelais .

Nombre moyen de jours avec orage par décennie à Bordeaux-Mérignac:

1951/1960: 33 jours

1961/1970: 34 jours

1971/1980: 28 jours

1981/1990 : 30 jours

1991/2000: 31 jours

2001/2010:  24 jours

2011/2018:  20  jours

 

Je me souviens encore une nuit orageuse en continue ! J' avais noté un cumul pluviométrique de 65 mm pour la journée du 19 août.

 

Pour Nancy-Essey.

 

Nombre moyen de jours avec orage par décennie.

 

image.png.ea5ef49ddcaa1907631b9f9a919c427b.png

 

La chute a plutôt eu lieu après les années 2010, à voir si c'est en lien avec le changement de type d'observation évoqué par Higurashi mais je n'ai aucune information à ce sujet.

 

Le 13/04/2019 à 13:10, Higurashi a dit :

 

Le nombre de jours avec orage est stable jusqu'aux années 2000, puis chute sensiblement. Or, c'est à ce moment que MF a transité vers une observation automatisée (Macma).

Est-ce qu'on sait si ça introduit un biais dans la série ? Le rayon de détection n'étant pas le même que celui d'un observateur humain, il y'a des chances pour que ça mène à une sous-estimation. 

 

Edited by thib91
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Location : Massif du Hohneck, 1220m
Il y a 9 heures, thib91 a dit :

 

Pour Nancy-Essey.

 

Nombre moyen de jours avec orage par décennie.

 

image.png.ea5ef49ddcaa1907631b9f9a919c427b.png

 

La chute a plutôt eu lieu après les années 2010, à voir si c'est en lien avec le changement de type d'observation évoqué par Higurashi mais je n'ai aucune information à ce sujet.

 

 

 

Y'a peut-être ça tout simplement:  ( anomalie de la pression moyenne à 500hPa de début mai à fin septembre pour les 7 périodes données, le tout vs 1981/2010 )

 

                              1951/1960                                                                                            1961/1970                                                                                          1971/1980

 

1555606621.png       1555606667.png           1555606701.png

                              1981/1990                                                                                          1991/2000                                                                                               2001/2010

1555606768.png          1555606810.png        1555606860.png

 

Et, cerise sur le gâteau 2011/2018

 

1555606906.png

 

Bien évidemment,  l'un ou l'autre mois  ou duo/trio de mois particulièrement dépressionnaires et/ou anticycloniques peuvent plomber la moyenne, mais on reste quand même sur des durées de 10 ans, ce qui est suffisant pour dégager une tendance globale.

En tout cas depuis le début des années 2010, on est clairement plus fréquemment en anomalie positive de pression à 500hPa durant les saisons chaudes.

Après, faire un lien systématique entre couvercle de hautes pressions en altitude et raréfaction des orages, dans l'ensemble, pourquoi pas, bien que ne sachant pas si on peut réellement aller jusque là ( un flux d'ouest avec forte anomalie négative à 500hPa en saison chaude n'est pas plus en mesure de générer de bonnes dégradations orageuses).

Mais une chose est sûre, ce ne sont pas les hautes pressions subtropicales tenaces ( et leurs impressionnantes vagues de chaleur répétées) qui peuvent favoriser le déplacement de vastes fronts orageux bien portants sur une bonne partie du pays...D'où le sentiment global que les orages , toujours autant sinon plus violents, sont cependant géographiquement bien plus restreints?

 

PS, en fait ça peut même paraître logique si on creuse un peu: pour finir sur une belle anomalie positive du type 2011/2018, pour tirer de la sorte la moyenne vers le haut, il faut forcément soit:

- un renforcement notable des couvercles anticycloniques d'altitude: aucune chance pour des dégradations orageuses organisées ou généralisées

- ou alors un allongement de la durée des blocages anticycloniques  ( moins marqués que dans le premier cas de figure): du coup beaucoup moins d'opportunités de chopper des changements de masse d'air associés à un minimum de dynamique.

 

Manque de pot, je crois que de plus en plus on finit par combiner ces deux options  ces dernières années.

Rajoutez à cela quelques passages par la case flux océanique mi-dépressionnaire mi-anticyclonique, tout aussi stérile d 'un point de vue instabilité, et si on arrive sur certaines régions à avoir parfois à peine 2 ou 3 opportunités sérieuses et un brin étendues lors d' un mois de plein été, c'est déjà bien.

 

Edited by Fil67
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Location : Namur (Liège pour le travail, et fréquemment ailleurs en Wallonie), Sedan à l'occasion

Une chose à ajouter aussi, c'est cette récurrence à avoir de l'air trop sec en basse couche, et ce n'est guère étonnant. A force de semaines de temps sec, le contenu en eau superficiel du sol diminue, c'est autant d'humidité en moins qui peut être fournie à l'atmosphère. 10 jours de temps bien sec peuvent déjà bien diminuer ce contenu. Et quand on ajoute la mise en stress hydrique de la végétation à force de sécheresse, c'est de l'évapotranspiration en moins aussi. Et tout ceci est bien entendu déterminé par le placement des dépressions et anticyclones, on en revient à notre problème de base.

 

Dans ce contexte, il n'est guère étonnant d'avoir pourtant une certaine instabilité, un poil de dynamique d'altitude, mais des convergences préfrontales qui se ratent en "dégradation silencieuse" faute d'humidité, et qui ne donnent rien d'autre que des rafales plus fraîches et quelques castellanus nargueurs. Ca arrivait de temps à autre auparavant, mais l'année passée ce cas de figure s'est produit plusieurs fois. Ou alors si l'instabilité est vraiment élevée et que la dynamique suit, on se retrouve avec des cumulonimbus dont les bases planent à 3 ou 4 km d'altitude, comme ce fut le cas pendant la canicule de fin juillet-début août. Dans nos contrées, ça arrive très rarement. Mais à moins d'une CAPE vraiment énorme, ces orages à base élevée sont les rois des intranuageux et du tonnerre ronronnant. Pas vraiment l'orage recherché non plus...

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